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Flory Math Algèbre

Le document présente des solutions à un examen de mathématiques, abordant des concepts tels que le cardinal des ensembles, la négation de propositions, les groupes commutatifs, les espaces vectoriels et la dimension d'un espace vectoriel. Les solutions incluent des démonstrations et des définitions précises pour chaque question posée. Les résultats montrent que les ensembles et structures mathématiques discutés respectent les propriétés requises.

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Solutions Complètes

Examen de Mathématiques

Question 1
a) Soient 3 ensembles A, B et C tels que card(A) = ..., card(B)
= ..., card(C) = ..., card(A B) = ..., card(A C) = ..., card(B
C) = ..., et card(A B C) = .... Quel est le cardinal de A B C ?
(2 pts)
Solution :
Pour trouver le cardinal de l’union de trois ensembles, nous utilisons le principe
d’inclusion-exclusion :

card(A ∪ B ∪ C) = card(A) + card(B) + card(C)


−card(A ∩ B) − card(A ∩ C) − card(B ∩ C)
+card(A ∩ B ∩ C)
Formule générale :

|A ∪ B ∪ C| = |A| + |B| + |C| − |A ∩ B| − |A ∩ C| − |B ∩ C| + |A ∩ B ∩ C|

Cette formule permet d’éviter le double comptage des éléments qui appartiennent à
plusieurs ensembles.

b) Quelle est la négation de la phrase suivante : ≪ Le prix d’un


smartphone est équivalent au prix d’un téléphone ≫. (2 pts)
Solution :
Soit P la proposition : ≪ Le prix d’un smartphone est équivalent au prix d’un téléphone

La négation de cette proposition est :


≪ Le prix d’un smartphone n’est pas équivalent au prix d’un téléphone ≫

ou de manière équivalente :
≪ Le prix d’un smartphone est différent du prix d’un téléphone ≫

En logique, si P représente la proposition originale, alors ¬P (non P) est sa négation.

1
Solutions - Examen de Mathématiques

Question 2
a) Montrer que (R2 , +) est un groupe commutatif. (2 pts)
Solution :
Pour montrer que (R2 , +) est un groupe commutatif, nous devons vérifier les quatre
propriétés suivantes :
1. Loi de composition interne : Pour tous (x1 , y1 ), (x2 , y2 ) ∈ R2 :

(x1 , y1 ) + (x2 , y2 ) = (x1 + x2 , y1 + y2 ) ∈ R2

La somme de deux éléments de R2 appartient à R2 .


2. Associativité : Pour tous (x1 , y1 ), (x2 , y2 ), (x3 , y3 ) ∈ R2 :

[(x1 , y1 ) + (x2 , y2 )] + (x3 , y3 ) (1)


= (x1 + x2 , y1 + y2 ) + (x3 , y3 ) (2)
= (x1 + x2 + x3 , y1 + y2 + y3 ) (3)
= (x1 , y1 ) + (x2 + x3 , y2 + y3 ) (4)
= (x1 , y1 ) + [(x2 , y2 ) + (x3 , y3 )] (5)

3. Élément neutre : L’élément neutre est (0, 0) car pour tout (x, y) ∈ R2 :

(x, y) + (0, 0) = (x + 0, y + 0) = (x, y)

(0, 0) + (x, y) = (0 + x, 0 + y) = (x, y)


4. Élément inverse : Pour tout (x, y) ∈ R2 , l’inverse est (−x, −y) car :

(x, y) + (−x, −y) = (x − x, y − y) = (0, 0)

(−x, −y) + (x, y) = (−x + x, −y + y) = (0, 0)


5. Commutativité : Pour tous (x1 , y1 ), (x2 , y2 ) ∈ R2 :

(x1 , y1 ) + (x2 , y2 ) = (x1 + x2 , y1 + y2 ) = (x2 + x1 , y2 + y1 ) = (x2 , y2 ) + (x1 , y1 )

Donc (R2 , +) est un groupe commutatif (ou abélien).

b) Montrer que F = {(x, y)—3x = 4y} est un espace vectoriel.


(2 pts)
Solution :
Pour montrer que F = {(x, y) ∈ R2 |3x = 4y} est un espace vectoriel, nous devons
vérifier qu’il s’agit d’un sous-espace vectoriel de R2 .
Remarque : F = {(x, y) ∈ R2 |3x − 4y = 0} est l’ensemble des solutions de l’équation
homogène 3x − 4y = 0.
1. F est non vide : Le vecteur nul (0, 0) appartient à F car 3(0) = 4(0) = 0. Donc
F ̸= ∅.
2. Stabilité par addition : Soient (x1 , y1 ), (x2 , y2 ) ∈ F , alors 3x1 = 4y1 et 3x2 = 4y2 .
Pour (x1 , y1 ) + (x2 , y2 ) = (x1 + x2 , y1 + y2 ) :

3(x1 + x2 ) = 3x1 + 3x2 = 4y1 + 4y2 = 4(y1 + y2 )

2
Solutions - Examen de Mathématiques

Donc (x1 + x2 , y1 + y2 ) ∈ F .
3. Stabilité par multiplication scalaire : Soit (x, y) ∈ F avec 3x = 4y, et soit
λ ∈ R. Pour λ(x, y) = (λx, λy) :
3(λx) = λ(3x) = λ(4y) = 4(λy)
Donc (λx, λy) ∈ F .
Puisque F est un sous-espace vectoriel de R2 , et que R2 est un espace vectoriel, alors
F est un espace vectoriel.
Note : F est la droite vectorielle passant par l’origine et de direction (4, 3), car si
3x = 4y, alors (x, y) = t(4, 3) pour t = x4 = y3 .

Question 3
a) Montrer que B = {(1, 1), (1, 0)} est une base de R2 . (3 pts)
Solution :
Pour montrer que B = {(1, 1), (1, 0)} est une base de R2 , nous devons vérifier deux
conditions :
1. Les vecteurs sont linéairement indépendants :
Considérons la combinaison linéaire nulle :
a(1, 1) + b(1, 0) = (0, 0)
(a + b, a) = (0, 0)
Cela donne le système : (
a+b=0
a=0
De la deuxième équation : a = 0 En substituant dans la première : 0 + b = 0 ⇒ b = 0
Donc a = b = 0, ce qui prouve que les vecteurs (1, 1) et (1, 0) sont linéairement
indépendants.
2. Les vecteurs engendrent R2 :
Soit (x, y) ∈ R2 un vecteur quelconque. Nous cherchons a, b ∈ R tels que :
a(1, 1) + b(1, 0) = (x, y)
(a + b, a) = (x, y)
Cela donne le système : (
a+b=x
a=y
De la deuxième équation : a = y En substituant dans la première : y+b = x ⇒ b = x−y
Donc pour tout (x, y) ∈ R2 , nous avons :
(x, y) = y(1, 1) + (x − y)(1, 0)
Cela prouve que tout vecteur de R2 peut être écrit comme combinaison linéaire des
vecteurs de B.
Conclusion : Puisque les vecteurs de B sont linéairement indépendants et engendrent
R , l’ensemble B = {(1, 1), (1, 0)} est une base de R2 .
2

Vérification : dim(R2 ) = 2 et |B| = 2, ce qui confirme notre résultat.

3
Solutions - Examen de Mathématiques

b) Définir la dimension d’un espace vectoriel (définition). (2 pts)


Solution :
Définition de la dimension d’un espace vectoriel :
Soit E un espace vectoriel sur un corps K (généralement R ou C).
La dimension de E, notée dim(E), est le nombre d’éléments d’une base de E.
Plus précisément :
— Si E admet une base finie B = {v1 , v2 , . . . , vn }, alors dim(E) = n.
— Si E = {0} (espace vectoriel réduit au vecteur nul), alors dim(E) = 0.
— Si E n’admet pas de base finie, alors E est dit de dimension infinie.
Propriétés importantes :
1. Toutes les bases d’un espace vectoriel de dimension finie ont le même nombre
d’éléments.
2. Un espace vectoriel de dimension n est isomorphe à Kn .
3. Dans un espace de dimension n, tout ensemble de n vecteurs linéairement indépendants
forme une base.
4. Dans un espace de dimension n, tout ensemble de n vecteurs qui engendre l’espace
forme une base.
Exemples :
— dim(Rn ) = n
— dim(R[X]n ) = n + 1 (polynômes de degré ≤ n)
— dim(Mn (R)) = n2 (matrices n × n)

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