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Synthèse Sociologie Entreprise Et Marché 2

Le marché de l'électricité, structuré autour de producteurs, consommateurs et gestionnaires de réseau, a évolué d'un service public à un secteur libéralisé où la concurrence est encouragée. Malgré les objectifs de baisse des prix et d'amélioration des services, la réalité montre que la libéralisation n'a pas atteint ses promesses, nécessitant une intervention étatique pour réguler les prix et garantir l'accès à l'électricité. Parallèlement, le marché des semences illustre un processus de marchandisation où les agriculteurs deviennent dépendants d'une industrie semencière, transformant les semences en biens privés soumis à des droits de propriété intellectuelle.

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Synthèse Sociologie Entreprise Et Marché 2

Le marché de l'électricité, structuré autour de producteurs, consommateurs et gestionnaires de réseau, a évolué d'un service public à un secteur libéralisé où la concurrence est encouragée. Malgré les objectifs de baisse des prix et d'amélioration des services, la réalité montre que la libéralisation n'a pas atteint ses promesses, nécessitant une intervention étatique pour réguler les prix et garantir l'accès à l'électricité. Parallèlement, le marché des semences illustre un processus de marchandisation où les agriculteurs deviennent dépendants d'une industrie semencière, transformant les semences en biens privés soumis à des droits de propriété intellectuelle.

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Synthèse sociologie des entreprises et des marchés

Le marché de l’électricité est important pour alimenter nos lieux de vies et de travail et c’est un
marché très peu questionné.

Il y a 4 catégories d’acteurs :
- Les producteurs : transforment et importent (énergie verte – transformation du soleil/
énergie gris – transformation énergie fossiles)
- Les consommateurs : il y a 2 types
▪ Domestique
▪ Industriel
- GRD : gestionnaires de réseau de distribution, distribuent l’énergie. Ils utilisent 3 types
de réseaux
▪ Des lignes de haute tension : électricité concentrée pour les grosses entreprises
qui revendent
▪ Moyenne tension : grosse entreprise
▪ Basse tension : pour les ménages
Les ménages privés, les entrepreneurs privés et l’état sont les 3 types d’investisseurs. L’électricité
est une marchandise.

Cette marchandise a 4 caractéristiques :


❖ Les infrastructures techniques spécifiques pour produire de l’électricité et tout le monde
ne peut pas s’offrir ces infrastructures-là donc tout le monde ne produit pas de
l’électricité.
❖ L’électricité est un bien stratégique qui se vend mais aussi un service public car quand on
va à l’hôpital par exemple on ne paye pas le prix de l’électricité.
❖ Produit non stockable, les grands producteurs doivent injecter sur leur réseau une
quantité d’électricité qui correspond à la quantité consommer par les ménages à un temps
X.
❖ Le prix de l’électricité et du gaz est volatile càd qu’il varie énormément.

Libéralisation du marché :
L’électricité était un service public où l’état était un acteur principal pour produire, fournir et
distribuer mais la situation a changé en une situation où la production et la vente sont ouvertes à
la concurrence mais le transport et la distribution restent dans le service public.
Le service public est un Monopole car le référent n’est plus l’état mais le marché donc libéraliser
un secteur c’est en faire un marché.
Une marchandise implique que les acteurs concernés sont en concurrence, peu importe qu’on
soit consommateurs, producteurs ou distributeurs nous sommes tous en concurrence. La
marchandise a une dimension culturelle et une dimension juridique qui est indispensable pour
parler de marché.
Pour Assure l’équilibre en O & D en Belgique.
- Une bourse européenne d’énergie qui fix un prix
2

- Une bourse belge ; mise à jour quotidienne des quantités offerte et demander
- Les prix varient car chaque pays a un prix différent sur le marché Belge et Européen.
Le marché est organisé de manière que le prix de l’électricité dépend du prix du gaz, on a une
relation d’interdépendance et les producteurs font du surprofit en augmentant de manière
exagérer le prix de l’électricité.
Le coût moyen c’est le coût d’une unité d’électricité/ gaz et le coût marginal c’est le coût
engendrer par la production d’une unité supplémentaire.
La libéralisation des marchés est inscrite dans une directive européenne de 1996 qui prévoit
l’ouverture progressive du marché de l’électricité :
- On met fin au monopole de l’Electrabel
- Mise en concurrence de nouveaux acteurs
L’objectif était de faire baisser les prix et croitre la qualité des services fournis.
La théorie de la contestabilité : idée que si un acteur ne peut pas contester la domination d’un
producteur sur le marché alors on aura des prix élevés. La concurrence permet d’atteindre un
optimum càd un prix équilibrer. Cette théorie repose sur 2 principes :
1. Tous les acteurs doivent pouvoir rentrer et sortir librement du marché
2. Tous les concurrents doivent être soumis aux mêmes conditions de production
économique.
Mais cette théorie ne produit pas les effets attendus et on se rend compte que la concurrence
seul ne permet pas d’atteindre le juste prix et il faut donc l’intervention de l’état pour corriger.
Il y a un écart entre théorie et fait parce que :
1. La double marge :
• Avant, on vendait directement l’électricité aux consommateurs à un prix reflétant les
conditions de production
• Mais en 2007, le producteur vend l’électricité aux fournisseurs === première marge.
Et les fournisseurs réalisent une marge lorsqu’ils vendent aux consommateurs ===
deuxième marge.
2. Les prix par empilement
• Avant, les prix reflétaient les conditions de productions
• Depuis 2007, ils reflètent un empilement de pratiquer (conditions de production, de
transport, ventre, distribution, etc…)
La régulation marginale centralisée porte sur la garantie d’un service public, il faut rendre
l’électricité abordable mais aussi présente dans toutes les infrastructures et pour cela il faut :
- Sécurisé l’approvisionnement
- Garantir l’indépendance énergétique
- Réduire les émissions de CO2
A. Le marché est un espace différencié : on ne peut pas l’étudier comme un ensemble
homogène.
B. Le marché est un espace peuplé :
• D’acteurs
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• D’objet (emballages, étiquette, instruments, etc…)


• D’institutions (droit, prix, agence, etc…)

Introduction :
1. Karl Polanyi
Il développe des analyses d’économie politique, il est intéressant car il dit que le marché en
s’étendant tue les liens sociaux, il détruit les relations sociales.
Il développe une approche historique qu’il y a 4 types d’échanges et d’institutions qui permettent
de satisfaire les besoins matériels des individus :

1. Réciprocité : don et contre don qui assure la solidarité et quand on ne se soumet à


l’obligation on est exclus.
On le voit avec Malinowski qui observe que dans chaque famille trobriandaise, le frère est
toujours responsable de la satisfaction des besoins matériels de sa sœur et de sa famille et pareil
si sa sœur se marie, le frère doit subvenir au besoin du mari et de sa sœur. Il y a un système
symétrique et une dimension horizontale car c’est au sein d’une fratrie que l’obligation de
réciprocité se manifeste.
2. Redistribution : système où la production et la circulation des B &S sont soumis à des
objectifs collectifs et politiques. Chaque élément de la base converge vers un sommet qui
capte une partie de ses ressources pour les redistribuer au sein d’un collectif donc une
pyramide.
3. Economie domestique : autoconsommation dans un groupe ou une famille, un village
ou une communauté, etc… le groupe consomme le produit de ses activités. Les activités
de constructions vont être faites par les groupes qui appartiennent à la construction. Le
social est encastré dans l’économique.
4. Economie de marché : on a un renversement, l’économique est encastré dans le sociale
et non l’inverse. Cette économie de marché émerge suit à la confluence de 3 grands
processus historique :
D’un POV technique : on observe des machines de plus en plus coûteuses qui permettent de
produire plus de bien dont la vente devient indispensable pour amortir les investissements. Et
donc comme on produit en masse on vend sur le marché à des personnes qu’on ne connait pas.
◼ Révolution technique : institutionnalisation du marché qui romps avec une économie de
la subsistance.
◼ Révolution juridique/ privatisation : à partir du 16ème siècle en Angleterre on voit des
filatures, des métiers à tisser qui se développe et donc les propriétaires des filatures ont
intérêts à mettre la main sur des lopins de terres pour nourrir les moutons donc les terres
communales et familiales sont privatisées
◼ La loi du Speenhamland : celui qui ne possède pas de terre ou qui n’était pas salarié
reçoit un revenu minimum garanti par les paroisses pour lutter contre la pauvreté en ville.
Elle est abrogée en 1834 car on veut faire venir les pauvres pour travailler en ville.
(Rupture avec le système de réciprocité ou de redistribution)
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Cataclysme : selon Polanyi en se généralisant le marché détruirait le line sociale et une des
conséquences historiques c’est la 2ème guerre mondiale. Il y a un mouvement de désencastrement
(Social dans économie) puis ré-encastrement (économie dans S)
Le processus de marchandisation est un processus par lequel le marché va progressivement
régler les différents échanges, c’est important pour Marx qui parle de fétichisme de la
marchandise.
Le processus de démarchandisation permet à l’état d’être des états sociaux, garantir l’accès aux
soins.
Les semences étaient cultivées car elles donnaient de la nourriture, garantissaient la survie d’un
groupe humain. Rentre dans le même processus de marchandisation que la terrer et le vivant.

Le mouvement des enclosures : les producteurs veulent s’accaparer des terres qui étaient
communes à l’origine, les enclosures seront un moyen de concentrer une grande partie des
moutons donc conflit entre citoyens et les seigneurs pour s’approprier les terres -->on démolit
les villages et on pose des clôtures solides et on voit émerger le droit de propriété.
Il y a 2 dimensions à définir avec ce droit :
- Les biens exclusifs : seul une personne peut s’en approprier (ou non-exclusifs)
- Les viens rivaux : lorsque son utilisation/consommation par un propriétaire exclus tout
autre utilisation par tout autre personne (non-rivaux)
[Les biens rivaux et exclusifs sont des biens privés et les biens non-exclusifs et non-rivaux sont
des biens publics].

Le marché devient plus extensif et élargit grâce aux trois clés :


1. Le rôle des machines est une des clés (apparition de terrain plus gros pour produire
plus de biens pour les écoulés sur le marché)
2. Les propriétés privées permettent aux propriétaires d’agrandir leurs propriétés et les
sécuriser.
3. Le travail humain, les gens vont devoir se débrouiller à la suite de la suppression de la
loi de Speenhamland

Dès le 19ème siècle, les semences s’échangent sur le marché pour leur valeur matérielle qui
dépend de si les semences sont bien triées, empaqueter et les bien étiqueter.
À partir du 20ème siècle les semences s’échangent pour leur valeur immatérielle, on le voit en 2
temps
o Au début des années 60, on hybride des lignées parentales pure dont on apprécie une
caractéristique. En croisant les lignées parentales mise de côté on créer des hybride F1
mais la récolte obtenue ne nous permet pas de ressemer les grains lors de la deuxième
année.
✓ Le verrou technique : le vendeur de semence assure une dépendance des
acheteurs, il vend des paquets de semence avec un faible quantité pour
que l’année d’après on retourner reprendre des grains.
✓ Le verrou juridique : vient sécuriser la position des distributeurs car
derrière un hybride il y a un travail de recherche dans lequel les
scientifiques vont essayer de créer des variétés doter de certaine vertu. Et
les labos fonctionnent avec des brevets sur les produits empêchant
n’importe quels paysans de produire lui-même des semences hybrider.
Il y a 3 métiers organisent le marché des semences :
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A. Les sélectionneurs : ce sont des laboratoires (souvent privés) qui interagissent au


quotidien avec les universités. Ils créent de nouvelles variétés d’une part grâce à la
recherche fondamentale (=>pour essayer de créer des lignées parentales pures) et pour
créer une nouvelle variété commercialisable il faut une recherche appliquée (=>permet
de créer des hybrides de lignée parentales pure)
B. Les multiplicateurs : une fois qu’on a une variété commercialisable, on doit les
multiplier. En général les multiplicateurs peuvent multiplier leurs semences par 30.
C’est important de multiplier par 30 car permet de s’assurer qu’au bout de 5 ans la
promesse commerciale tient toujours et il faut produire une quantité qui permet
d’alimenter le marché. Les multiplicateurs sont sous contrat avec les sélectionneurs.
C. Les distributeurs : ce sont des réseaux de coopérative, cible des discours des
sélectionneurs et des multiplicateurs. Ces discours sont scientifiques (=>il se réfère à
des savoirs déjà présent) et techniques (=>car il donne des indications, des normes
d’utilisation)
Redéfinition des semences :
Définition scientifique : basée sur l’identification précise de caractéristique homogènes et
invariables dans chaque variété de semences et pour cela on est obligé de se référer à des
grands scientifiques.
Définition technique : définir une série d’instructions, de normes qui vont permettre aux
agriculteurs moderne de maitriser l’utilisation des semences pour que l’usage qu’ils en font
soit optimale.
Définition juridique : système de droit de propriété intellectuel puisque chaque semence
est propriétaire d’une info génétique qui nous est révélé et parfois fabriquer par les
sélectionneurs en labo.

On comprend 3 choses :
✓ Comment les paysans, agriculteurs sont devenus dépendant d’une industrie
semencière qui entretient aussi une dépendance technique car on doit retourner en
racheter et juridique car on n’est pas autorisé à changer les semences librement.
✓ On voit avec tout le processus de standardisation, émergence d’un catalogue officiel
qui répertorie toutes les variétés que l’on peut acheter librement. La semence est
une devenu un objet technique.
✓ Derrière la marchandisation de la semence on a un processus de privatisation, elles
ne sont plus des biens communs mais des objets qui appartiennent à des labos et
donc le droit de propriété intellectuel s’applique.
Les semences sont des biens d’expérience particulier car elle se ressemblent et donc cela
complique tout, leur qualité est incertaine et il faut un mécanisme pour réduire l’incertitude :
1. La standardisation : échange anonyme sur un marché et c’est compliqué de faire
confiance, pour favoriser la confiance on standardise les semences.
2. Les mesures et comparaisons : les semences sont des biens dont la qualité est incertaine
mais quand on les échange on doit être capable d’estimer leur prix, il faut les rendre
commensurable càd qu’on doit pouvoir mesurer leur quantité. (Condorcet invente le
système des poids et mesures).
3. On crée un système de droit de propriété exclusif, rivale et intellectuel càd basé sur des
savoirs scientifiques et des techniques de sélection de lignée pure et homogène.

Une marchandise est un système de droit de propriété qui s’échange contre de l’argent. Un
échange marchand c’est l’échange d’un droit de propriété contre de l’argent.

Le « grand partage »
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Les économistes vont produire des savoirs qu’on enseigne dans les universités à la suite de
l’extension du marché. Ils vont devoir étudier les différents marchés.

Les sociologues/historiens/ ethnographes : étudient le marché que par ses marges et surtout par
ses failles. Les markets failures ce sont des défaillances du marché auxquelles les théories
économiques ne permettent pas de les expliquer.

Des liens sociaux derrière les marchés :


Pour Polanyi, le marché détruit les relations, on le voit avec les semences, le savoir des paysans
qui s’échangeaient des semences ne peuvent plus le faire à cause de diverses raisons.
Exemple : le marché de l’art baroque.

Premier contre-pied à la thèse de Polanyi :


Haskell et ses collègues nous montre que derrière l’art baroque il y a des relations sociales.
Ils décrivent un système de relation sociale qui s’apparente au marché car derrière ces relations
il y a un pape qui nomme ses cardinaux qui sont en compétition car ils devront remplacer le
pape à un moment.
Ils nous montrent que chaque cardinal est un mécène qui va contrôler le marché de « ses »
articles, une relation marchande qui repose sur deux dimensions :
- Des cardinaux en lutte : sur le marché il y a toujours une lutte
- Des échanges car chaque pape est un mécène : il rétribue un artiste en échange d’une
œuvre à produire.
Le marché de la mort :
Permet de faire un contre-pied à la thèse de Polanyi mais différemment. Les règles de ce
marché ont été redéfinit, l’une d’elle était que les croque mort étaient présents où les gens
mourraient. Les entreprises de pompes funèbres se situent à la source afin de se rendre en
premier sur place.

La captation : nécessité pour le croque-mort, les pompes funèbres de mettre la main


rapidement sur le mort. L’organisation d’une canalisation des clients vers un prestataire unique.

Pascal Trompette nous propose d’étudier la manière dont est organisé matériellement la
raréfaction des rencontres entre offreur et demandeurs. On comprend comment les acteurs
économiques ont mis la main sur des terrains varier

3 grandes périodes :
1) En France au début des années 70, on a une gestion publique car l’état confère aux
communes et ces dernières sont surchargés de missions et donc elles vont déléguer les
missions sous forme de concession (partenariat prive-public) à un entrepreneur privé.
Les communes concèdent aux pompes funèbres la gestion des défunts, les PFG
(pompe funèbre générale) détiennent le marché. Les services sont facturés aux familles
et les communes taxent une partie de ces factures.
2) En 1980, les artisans de PME sentent qu’ils pourraient être actifs aussi dans des territoires
plus accessibles, avoir plus de travail, etc…et surtout leurs parts de marché seront
menacés car on meurt de plus en plus dans des hôpitaux et donc les PFG vont étendre
leur part de marché. Michel Leclercq va miser sur son discours qui est la guerre des prix :
une situation de monopole dessert les clients/familles car ils ne peuvent pas faire pression
sur les prix et donc 2 effets :
✓ Fait pression sur l’état : demander qu’il modifie les règles du jeu à moyen
terme
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✓ A court terme, il va réussir à engager une trentaine de PME dans son groupe
qui va développer une stratégie pro-active en permettant à tout le monde de
louer un contrat.
Quand on meurt à l’hôpital cela veut dire que les PFG capte plus de clientèle et 3 points sont
importants :
- La concurrence est faible car les PFG sont en situation de monopole
- Les familles des défunts ne peuvent ni comparer les prix ni la qualité des services offerts.
- Les clients ne choisissent pas le prestataire, ils sont captés par le prestaire.
En captant les clients, les prestataires les engagent moralement et pratiquement c’est difficile de
se désengager.

3) En 1989, l’état se saisis du rapport parlementaire qui a entendu les revendications des
petits artisans et les problèmes relatifs à la situation de monopole. Le parlement
recommande d’ouvrir le marché de la mort pour en faire un marché concurrentiel,
l’objectif est d’avoir une guerre des prix derrière le marché mais la stratégie de captation
reste inchangée.
✓ Une quête de légitimité sociale de différent groupe professionnels : pour donner
du crédit à leur savoir, pour ne pas être vu comme des profiteurs de deuil on crée
des filières de formation, des diplômes pour s’opposer aux suspicions du marché
de la mort.
✓ Fin des années 90, les hôpitaux se réapproprient le traitement des corps morts.
Ils remplacent donc les communes.
Derrière les relations marchande reposent des relations sociales et c’est encore plus vrai si on
visite les marchés, sur chacun d’eux il y a des identités sociales et statut sociaux qui vont se
renégocier.

Le marché comme objet et concept :


Le marché est une notion qui permet de désigner des réalités différentes, des objets, etc…

Concept sociologique :
- Le marché est aussi un concept, cela veut dire qu’il a une rigueur sémantique et cette
rigueur va nous permettre de décrire et expliquer des marchés différents.
Dans ce cours il y a 2 hypothèses :
1. Le monde économique n’est pas un espace continu, homogène mais au contraire il est
possible et nécessaire de le décrire comme un espace segmenté et différencié.
2. Le marché peut être mobilisé comme une catégorie analytique pour penser la
différenciation du monde économique.
Il n’y a pas que le marché qui permet de penser le système économique il y a aussi : organisation,
état, professions.
▪ L’action économique ne peut être comprise qu’en étant replacée dans les chaines
d’interaction qui lui donnent corps, ces chaines dessinent des formes stables, spécifique
et caractérisables. Le marché et l’organisation sont des formes stables et il faut les
dimensions pour pouvoir les saisir.
▪ Morphologie d’un marché, il faut se poser trois questions : quels acteurs interagissent ?
quelles relations entre ces acteurs ? quelle stabilité de ces relations ?
Les dimensions constitutives d’une organisation :
- L’organisation est un lieu où on va diviser le travail
- On crée des mécanismes de coordination
Chapitre 1 : Qu’est-ce qu’un marché ?
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Le marché est une notion centrale pour étudier le système économique mais elle est aussi très
difficile à définir.

Weber dit que le marché est une structure amorphe mais il y a une double hypothèse :
- Le monde économique = espace segmenté et différencié
- Le marché = catégorie analytique pour penser cette différenciation.
Tentative de définition maximaliste :
« C’est dire que tout est marché » Levi Strauss étudie toute sorte de société et cela le conduit à
dire qu’une société c’est toujours une combinaison d’échanges d’échange de mort, de femme et
d’objets et sans cela il n’y a pas société. [Échange de femme : pour lui on étudiait les sociétés à
partir des modalités d’alliance, c’est la manière dont on va négocier les alliances matrimoniales
et chaque société se caractérise par cela]. Si on suit la définition de Strauss on se dit qu’il définit
un marché mais le marché c’est aussi un système d’échange d’objet et derrière il y a une définition
qui épuise toute tentative de définir une société. Chaque marché obéit à des règles singulières,
ils règlent de + en + d’échanges et sont donc de + en + généralisé.
Tentative de définition minimaliste :
« Rien n’est marché » conception des économistes classique.
- En 1776 : pour Smith il y a un lien direct entre l’étendu du marché et la division du
travail. Le marché doit être suffisamment vaste pour permettre à la société de
fonctionner (doit abriter des paysans, agriculteurs, etc…) et à mesure qu’il s’étend la
division du travail s’étend aussi. En liant les deux Smith nous montre un mécanisme de
distorsion => le marché n’est pas le meilleur moyen d’allouer des ressources, au
contraire il complique l’estimation de la valeur des choses produites et vendues à cause
des relations de concurrence.
- 1860 : Walras propose un marché du tâtonnement, avec une autorité centrale et une
quantité d’offreurs et demandeurs. Pour lui le marché est une structure relationnelle
qui permet l’échange entre offreur et demandeurs mais elle une forme d’étoile,
structure centralisé/relationnel entre offreurs et demandeurs qui vise à définit le juste
prix en passant par une autorité centrale.
- Edgeworth : propose une forme décentralisée, relation bidirectionnelle où on négocie
directement entre offreurs et demandeurs et on contractualise les relations.
Ce qui rassemble Walras et Edgeworth c’est qu’il essaye de définit le marché mais de manière
abstraite. Il n’y a pas de méthode et ils sont obnubilé par la recherche du juste prix. Mais ils
nous indiquent tous les deux que le marché a une forme
D. Le marché parfait :
C’est très difficile d’observer un marché parfait. Qu’est-ce qu’un marché parfait ?
On construit ce marché au cadran pour en faire un marché de concurrence pure et parfaite et il
y a 4 critères pour savoir si un marché est de concurrence pure et parfaite : (marché de fraise)
- Les acteurs doivent être atomisés : suffisamment nombreux et dispersés de manière que
le poids d’un des acteurs n’influence pas les autres.
- Il y a 10 acheteurs et 35 producteurs : il n’y a pas assez d’acteurs pour parler de marché
atomisé car à force de venir, ils vont finir par se connaitre.
Et des mesures sont prises pour pallier cela :
• La division de la production en lot : on vend des lots sans faire apparaitre l’identité
du producteur. C’est intéressant de fragmenter la production en lot car on réduit le
risque d’un prix défavorable sur les récoltes, permet aussi de mettre en concurrence
de manière répéter les différents lots entre eux ainsi que les acteurs.
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• Produit homogène : car dans chaque lot on a des fraises d’un même producteurs,
récolter le même jour, stockés de la même manière, etc…indépendamment de
l’identité du producteur.
• Echange fluide : le vendeur n’est pas obligé de vendre. Par un geste il peut dire s’il
veut vendre ou pas et l’acheteur aussi.
• Transparence : toutes les transactions ici ont lieu dans une unité de temps et de lieu
qui garantit une transparence de l’info pour tous les vendeurs et acheteurs. Tous les
acheteurs reçoivent un catalogue et ils peuvent aller voir les lots à l’avance.
Ce n’est pas un marché de concurrence pure et parfaite, mais on peut en tirer plusieurs
enseignements essentiels :
1. Le marché est une construction sociale : il rend les transactions calculables, chacun
d’entre nous contribue à construire le marché (il est construit par un représentant
syndical) le marché de concurrence pure et parfaite est une construction sociale avec un
acteur clé qui a dû convaincre tous les producteurs de la région.
2. La performativité : l’économie est performative, non seulement c’est de l’infrastructure,
l’organisation du temps –> tout cela permet de mettre en forme le marché. L’économie
est performative car elle a motivé un des représentants des producteurs à concevoir le
marché au cadran. La théorie économique a pour effet de construire les phénomènes
marchands à son image, donc la performativité c’est la capacité qu’on certaine théorie
économique à construire un marché à leur image.
Le constructivisme est intéressant pour 2 raisons :
- On ne peut rien construire sans investir matériellement : il y a toujours des
investissements matériels derrière un marché –> si on considère que le marché est
socialement construit.
- Notre manière de pensée, réfléchir, calculer est cadré par une infrastructure matérielle :
on a une infrastructure matérielle et c’est elle qui va cadrer notre capacité à penser,
comparer, réfléchir, etc…
Donc derrière tout calcul il y a un cadrage et le cadrage c’est toujours le matériel qui
façonne le cognitif càd l’expertise est située.
E. L’hypothèse Wébérienne :
Weber dit « il y a marché lorsque les candidats à l’échange sont en concurrence pour obtenir
des opportunités d’échange. Donc le marché c’est l’articulation de 2 types d’interactions :
• L’échange
• La concurrence.
On va pouvoir parler de marché dès qu’il y a des relations de concurrence et d’échange.

Richard Swedberg :
• Les relations des concurrence prime : il y a toujours une double relation, d’abord les
offreurs sont en concurrence ainsi que les acheteurs. Première scène de
concurrence : les producteurs ; deuxième scène de concurrence : les acheteurs.
• Relation d’échange : entre les offreurs et les acheteurs, les deux scènes permet de
trouver l’acheteur et l’offreur qui vont échanger.
Cette définition est capitale pour au moins 2 raisons :
1. La définition n’est plus controversée
10

2. Cette définition permet de comprendre que le marché est une forme sociale particulière
càd :
• On peut l’étudier à partir de la méthode morphologique (qui sont les acteurs, leurs
interactions et les fondements)
• Le marché devient une manière de faire société, devient une structure qui permet de
faire vivre ensemble des personnes très différente –> c’est le marché unique.

Pour Weber :
Le marché = une manière de faire société : souvent faire société s’oppose à faire communauté.
Le marché = une forme spécifique : le marché n’est pas la seule forme qui permet de
comprendre l’économie.
F. Marché comme forme sociale :
A. L’échange : pour weber, c’est une action rationnelle en finalité en finalité. Si on échange
c’est parce qu’on a réfléchit au moyen qu’on aller allouer en vue d’un objectif particulier,
action orienter vers un triple accord :
- Accord sur ce qu’il faut faire : ex si j’achète je suis d’accord sur le fait de remettre de
l’argent au producteur et que lui me donne les fraises.
- Accord sur ce qu’il est interdit de faire : on ne peut pas partir sans payer
- Accord sur ce qu’il est permis de faire : je peux décider de l’usage du moyen.
On échange tous de la même manière, on veut tous maximiser nos bénéfices et minimiser nos
coûts. L’échange seul ne permet pas de définit le marché, on peut échanger partout sans être sur
le marché. Pour qu’il y ai marché il faut des relations de concurrence et d’échanges mais surtout
une répétition de ceux-ci qui deviennent interdépendant, donc on s’entend de plus en plus et
grâce à cela on va créer une communauté de marché.

La monnaie n’a aucune valeur concrète, ce qui fait la valeur d’un billet c’est qu’il matérialise une
attente partagée donc si on s’entend tous sur la valeur symbolique de la monnaie on est dans une
entente communautaire.
B. La concurrence : relation de lutte qui est pacifique par ces moyens d’action sur le marché,
pour obtenir des opportunités d’échange. La transaction n’est pas l’objectif sur le marché,
mais c’est la possibilité de réaliser la transaction qui l’est.
La concurrence est déloyale lorsque certains agents ne reçoivent pas cette possibilité. La
concurrence est une action rationnelle en finalité, l’objectif c’est avoir la possibilité de vendre ou
d’obtenir les biens et on s’entend sur les moyens qui sont acceptables.

Chapitre 2 : les frontières du marché :


L’enjeu est de situé le marché comme une forme sociale. Forme sociale dont on ne connait pas
les limites mais on sait qu’à un moment le marché rencontre plusieurs vis-à-vis :

A. Les vis-à-vis du marché marchand non marchand


Le don n’est pas un marché mais un échange ou peut-être pas car quand on donne sans rien
attendre en retour et qu’on ne donne rien en retour alors ce n’est pas un échange.

1. Le potlatch :
Boas a étudié les Indiens du nord-ouest américain, il y a plusieurs tribus qui sont composé de
clan familiaux soit lier par le sang soit voisin par emplacement géographique et entre eux il y a
des relations de lutte qui prédomine.
11

Fêtes hivernales : les clans se rencontrent pour s’offrir des cadeaux, cela pourrait sembler être
un échange mais c’est une lutte car le but est de donné au rival une abondance de biens afin qu’il
ne soit pas en mesure de rendre la pareille. Objectif –> affirmer la supériorité de son clan.

Accent mis sur la lutte, on est dans une relation de concurrence. Il y a une triple obligation dans
les échanges :
◼ Donné = on est obligés de donner
◼ Recevoir = on est obligé de recevoir
◼ Rendre = on est obligé de rendre
Dans ces relations de lutte l’enjeu c’est l’honneur et le pouvoir du clan. Le don se caractérise par
une asymétrie et une triple obligation : on doit rendre toujours plus que ce qu’on a reçu.
2. La Kula (Malinowski, 1922)
Il y a un système d’échange qui fait que chaque peuple est le partenaires potentiel des autres
peuples et pour entretenir ce partenariat, ils vont chacun s’offrir des biens symboliquement
précieux (symboliquement précieux càd normés) les uns donnent des colliers et les autres
donnent des bracelets. Il faut une symétrie.

La mémoire va permette de garder une forme de réciprocité juste dans les échanges et ce cycle
d’échange est infini : car il y a de la réciprocité/équivalence mais jamais d’équité donc on n’a
jamais terminé.
- Les échanges permettent d’entretenir des liens avec les autres, ils peuvent nous aider et
nous aussi.
- Le prestige d’un clan se mesure au nombre de partenaire donc au nombre de
collier/bracelet qu’on possède.
Avec les deux exemples on a les 5 dimensions qui permettent de théoriser le don :
• Anti-utilitaire : On a dans le non-marchand, des échanges qui sont anti-utilitaire.
▪ Sur le marché on achète des choses dont on a besoin
▪ Dans le don c’est plus pour montrer sa supériorité.
• Anti-accumulation :
▪ Dans le don on n’accumule pas parce qu’on doit rendre
▪ Dans le marché on a tendance à accumuler.
• Relation personnelle :
▪ Dans le don, on garde en mémoire la trace des échanges précédent et donc
on garde l’identité des personnes.
▪ Dans le marché, on a des relations interpersonnelles.
• Déséquilibre :
▪ Dans le don on n’est jamais quitte càd qu’on n’a jamais fini d’échanger dans
nos relations sociales
▪ Dans le marché, une fois qu’on a payé on est quitte
Le marché est un espace amnésique tandis que les échanges non-marchand sont des lieux de
mémoire.
II. Don, échange marchand et non-marchand :
Il y a des échanges non-marchand qu’on peut confondre avec le don.
Par exemple les notes de cours, ce n’est pas un don parce j’attends quelque chose en retour mais
pas un équivalent. Ce n’est pas un échange –> peut devenir l’équivalent d’un échange marchand
car j’échange une valeur et j’attends la même valeur.

- Testard, A : fait une distinction claire entre don, échange marchand et non marchand en
s’appuyant sur le droit. Testard permet de distinguer l’échange du don, lorsqu’une part
12

avec qui on échange on a le droit de réclamer un contre-parti alors c’est un échange et


non un don.
- Pour distinguer l’échange marchand du non marchand, il faut distinguer ce qui de la
personne ou des choses constitue un point de repère
Exemple :
> Si je veux échanger quelque chose avec quelqu’un en particulier alors c’est un
rapport non marchand car c’est la personne qui m’intéresse donc personnel
> Si je veux échanger quelque chose en particulier (peu importe la personne) c’est un
rapport non marchand des choses donc impersonnel
Puisque le marché est amnésique, je peux échanger avec n’importe qui tant que l’argent est en
jeu.
III. l’inscription culturelle des activités marchandes
Ce que certains considèrent comme échange non marchand, d’autre vont le considérer comme
un échange marchand –> les conceptions changent d’une culture à l’autre, une année à l’autre,
etc…
- V. Zelizer ; développement de l’assurance décès aux USA
L’assurance vie contre toute attente n’a pas de succès or qu’elle était là pour aider les personnes
pauvres. Le marché de l’assurance décès aux USA est limité par deux valeurs :
• Valeur religieuse : les pasteurs considèrent qu’on ne peut pas s’assurer contre la
volonté de Dieu. Ce qui les empêche eux et leurs épouses de jouer contre Dieu.
• Valeur morale : les femmes américaines ne trouvent que c’est indécent de toucher
de l’argent du décès de leurs maris et ne contractent donc pas d’assurance vie. Mais
en Europe c’est considérer comme une manière de s’assurer contre les aléas de la
vie.
Ces deux valeurs vont devenir des accélérateurs, car avant la communauté américaine
fonctionnaient sur l’évangélisation du proche. Ils avaient évangélisé tout le monde et il fallait aller
plus loin dans des voyages en bateau sans assurance de revenir et donc les pasteurs entant que
bon père de famille veulent protéger leur famille contre les risques auxquels ils s’exposent
(<=>valeur morale). Le croyant pieux est celui qui ne calcule pas quand il annonce la parole de
Dieu donc il faut continuer d’évangéliser et ne pas avoir peur (<=>valeur religieuse)

Zelizer permet de comprendre comment des demandeurs, acheteurs sont influencés par la
culture, cette dernière peut évoluer sur quelques années d’écart. Dans le marchand et non
marchand la culture s’entremêle constamment.

- V. Zelizer ; étude de la monnaie


« L’argent n’a pas d’odeur » càd a une valeur universelle et Zelizer veut montrer que l’argent a
une odeur.
Elle se penche donc sur la prostitution :
Il y a deux types de rentrée monétaire, ce qu’elles reçoivent comme rentrée à chaque client, mais
aussi ce qu’elles reçoivent entant qu’employer (par les lois sociales). Elle nous montre que les
prostituées consomment beaucoup de médicament (alcool, drogue) et pour acheter cela elles
vont utiliser les revenus de leur travail. Et pour aider leurs parents elles vont utiliser les revenus
des lois sociales <=> donc marchand et non marchand s’entremêlent.

B. Les vis-à-vis du marché et organisation


13

Le marché n’est pas l’organisation


I. Coase, The nature of the firm
Pour lui coase le marché ne peut pas être la seule institution économique efficace, la firme l’est
aussi et cette dernière doit être étudier par les économistes. Pourquoi il faut étudier l’entreprise ?
• Pour lui, si les entreprises existent c’est qu’il y a des échanges qui sont fait dans ces
entreprises <=>ce sont des transactions. Ce qui intéresse Coase, c’est que les échanges
de l’entreprise se règle grâce à l’autorité alors que sur le marché c’est grâce au prix.
• L’organisation est une structure de gouvernance, de gestion mais aussi de
coordination donc le marché n’est plus le seul mécanisme de coordination des
activités économiques.
• On postule souvent une main invisible sur le marché alors que dans les entreprises il
y’a une main visible et donc il faut étudier les stratégies des managers/propriétaires
pour les améliorer.
Coase veut changer la mentalité des économistes pour leurs dire que les sciences sociales ont
quelque chose à apporter aux activités : elles permettent de comprendre comment on produit,
améliore les activités de production.
On obéit à l’autorité parce que le contrat de travail établit un lien de subordination, le droit va
tracer la limite dans ces rapports de pouvoir.

La frontière entre l’organisation et le marché n’est pas fixe et étanche : il y a un mouvement


d’accordéon et le droit caractérise le mouvement de frontière. C’est la durée du contrat qui
permet de tracer la frontière entre organisation et marché.

Théorie de Coase : le périmètre/la frontière de la firme évolue sans cesse à partir d’un calcul
coût/bénéfice, on va vers un contrat court terme (marché) ou long terme (organisation) et cette
frontière fluctue. Le calcul coût/bénéfice permet d’externaliser/ internaliser des activités.

Le calcul coût/bénéfice de Coase permet d’externaliser des activités mais aussi de les internaliser.
Williamson se demande comment le calcul coût/bénéfice est réalisé, il considère que le calcul
est une boite noire qu’il faut ouvrir et il a deux grands postulats :
1. Tous les acteurs ont une rationalité limitée :
✓ Nous avons tous des capacités limitées à traité les informations
✓ On a tous une quantité et une qualité limité des informations qui nous parvienne.
L’info est toujours partiale
✓ Les décisions que l’on prend nous amènes des résultats satisfaisant mais jamais
optimaux car l’optimum n’existe pas.
Ce postulat est capital pour Williamson car quand les entreprises font ce calcul, il est toujours
approximatif et donc observer la décision des organisation (inter/externaliser) c’est observer des
décisions + au – in/satisfaisante. Cette théorie implique que quand on va nouer un contrat avec
un client ou un fournisseur, ces derniers sont de nature limité/incomplet car leurs préférences
ne sont jamais stables.
2. Tous les individus ont des comportements opportunistes :
✓ Les acteurs suivent d’abord leurs intérêts, la coopération n’est jamais acquise.
✓ Il y a une incertitude permanente : « le plein engagement » => on n’est jamais
sûr que les personnes avec qui on noue le contrat seront pleinement engagés.
Il distingue 2 modalités de comportement opportuniste :
◼ Avant de signer un contrat, on a un opportunisme ex-ante : chacun va essayer de montrer
qu’il est plus compétitif que les autres.
14

◼ Après avoir signé le contrat, on a un opportunisme ex-post : on va exploiter des imprévus


souvent qui ne sont pas dans le contrat (vu qu’ils ne sont pas prévus)
Donc ces deux grandes théories conduisent Williamson à expliquer que :
- Les contrats sont toujours incomplets car rédiger par des acteurs qui ont une rationalité
limitée.
- On ne peut pas se fier aux individus qui vont exploiter dans leur propre intérêt
l’incomplétude des contrats.
Puisque les contrats sont de nature incomplet et que les individus sont opportunistes on pourrait
s’attendre à observer de rare transactions (échanges) car elles sont couteuses car on risque de se
faire avoir à tous les coûts. Les transactions sont plus ou moins couteuse, c’est le coût de ces
transactions qui va déterminer soit le recours au marché soit au contrat de travail (internalisation
ou externalisation)

Quelles sont les caractéristiques des transactions :


- Spécificité des actifs : pour offrir des trajets en train, il faut des actifs spécifiques
notamment une ligne de chemin de fer, c’est un actif spécifique car sans cela on ne peut
pas faire rouler le train.
- Incertitude des transactions : une transaction peut être plus ou moins incertaine.
• Exemple : si je veux construire des véhicules j’ai besoin de pneumatique et/ou de
batterie et on sait que Bosch est en monopole sur le marché des batteries donc il y a
très peu d’incertitude de la transaction parce que si je demande à Bosch de fournir il
y a très peu de chance qu’il y ai des batteries défectueuse.
• Cependant recourir aux services d’un avocat pour nous conseiller, on a le choix entre
plein d’avocat avec des réputation différentes. Et donc ici il y a de l’incertitude dans
la transaction car très probable qu’on change d’avocat après X temps parce qu’on
n’est pas satisfait.
• La fréquence des transactions : il y a des transactions qui sont rares et d’autre
fréquence, elle peut varier aussi.
On observe que si les transactions mettent en jeu des actifs peu spécifique, il y a peu d’incertitude
et s’il y a peu d’incertitude mais une haute fréquence alors => on recourt au marché
Mais si les transactions se caractérisent par une haute spécificité des actifs, il y a de l’incertitude
et une faible fréquence => on recourt à l’internalisation

Granovetter se concentre sur les transactions internalisées qui concerne les ressources humaines
à Boston. On est sur un marché particulier ce sont les employés de Boston : des personnes très
éduqués qui trouve facilement de l’emploi/

Il se demande pourquoi lorsqu’on est dans une entreprise en CDD, pourquoi on change
d’entreprise ? il a une double hypothèse
◼ Les employés jouent avec le marché de l’emploi pour changer d’employeur, comme si
les employeurs étaient sur un marché et les employés changeaient à partir d’un calcul
coût/bénéfice.
◼ Les mouvements du marché de l’emploi sont facilités par les intermédiaires
institutionnalisés (chasseurs de têtes, agences pour l’emploi, etc…)
Granovetter va découvrir 2 choses :
1. Les cols blancs de Boston recourt très rarement aux agences pour emplois, et les
chasseurs de tête sont très peu actif. Les intermédiaires institutionnalisés sont peu
opérants.
2. Le marché du travail est un marché spécifique et de la même manière qu’il n’y a pas de
marché des travailleurs, il n’y a pas non plus de marché des employeurs.
15

On ne peut pas étudier les transactions sur le marché de l’emploi comme on les étudie sur le
marché des firmes, Granovetter invente donc une méthode adapter au marché de l’emploi :
• Il rencontre une grande quantité de col blanc pour essayer de comprendre le
pourquoi, le quand et le comment ils ont changés d’emploi.
Il étudie deux éléments :
- Pour changer d’emploi il faut de l’information
- Il faut savoir préciser la position de l’émetteur de l’info et il développe la théorie des
réseaux
La théorie des réseaux :
C’est une théorie mais aussi une méthode.
➔ La méthode : repérer l’information
Il définit 3 types de réseaux :
- (Réseau) des liens fort : ceux qu’on voit au moins 3 fois par jours, sociabilité primaire
- (Réseau) de contact sociaux : ceux avec qui on a des relations sociales (moins de 3-4
fois/jour)
- (Réseau) de contact distant : soit client ou anciens collègues, c’est lien faible (moins d’1
fois/mois)
➔ La théorie est « la force des liens faibles » : plus une personne est distante de nous, plus
l’info qu’elle donne aura un impact sur notre trajectoire professionnel. Contre-intuitif
mais performatif.
Les réseaux se trouvent entre la forme organisationnelle et la forme marchande c’est une zone
grise qui ne répond pas aux définitions de forme ni du marché ni de la firme.

Thoenig : le marché face à l’organisation


Il observe que l’organisation est une forme stable et cohésive, qui est intégré, tandis que le marché
est une forme moins stable, moins intégré avec des acteurs atomisés. Il se pose une question afin
de faire la distinction entre marché et organisation : c’est celle de l’intégration car dans le marché
il n’y a pas d’intégration alors que l’organisation en a.

Un marché est une somme d’individu


Une organisation est plus qu’une somme d’individus, on peut faire ensemble plus que ce que
chacun fait de son côté. Selon Durkheim, on peut parler d’orga lorsque le collectif formé par les
individus ne se réduisent pas à leurs sommes.

Comment ce tout s’intègre ? deux dimensions morphologiques sont importantes :


- Les individus divisent le travail entre eux de manière double (horizontal/verticale)
- Les individus cordonnent le travail divisé entre eux.

C. Les vis-à-vis du marché : Marché et état.


Marx va étudier les marchandises. Les marchandises sont des objets qui s’échange sur un marché
et dont Marx nous aide à identifier la valeur d’usage et d’échange.
> La valeur d’usage : elle nous est donnée par l’utilité sociale car chaque bien répond
à des besoins sociaux
> La valeur d’échange : elle dépend du temps de travail nécessaire à la production de
ce B&S
Le fétichisme de la marchandise : c’est le marché qui nous empêche de voir qu’en réalité on
échange du temps de travail mais aussi des valeurs d’usage.
Le marché créer l’illusion qu’il produit des échanges en occultant des conditions objectives qui
permettent ces échanges, c’est un piège dans lequel on tombe tout le temps et on est tellement
16

dedans qu’on ne le voit plus. Donc on exécute une transaction pour l’utilité sociale de l’objet
uniquement car on a occulté les conditions objectives qui ont permis la production de cet objet.
Les mouvements du 19-20ème siècle visait à extraire l’accès à certain B&S.

Esping Anderson, 2007, les trois mondes de l’état Provence : il façonne le concept de
démarchandisation, elle désigne le de gré auquel un individu peut avoir droit à certain B&S
indépendamment de sa participation au marché. La notion de droit vient protéger l’individu (le
droit est une pièce à double face car constitue le marché mais permet aussi d’en sortir)

L’état n’est pas une forme facile à appréhender, c’est un complexe d’interrelation. Quand on
parle d’état on est à la fois dans le marché (plein de produit important pour soigner), dans
l’organisationnel (hôpitaux, pharmacie, etc…), dans le professionnel aussi donc parler de
démarchandisation c’est donner des droits d’accès à certain B&S mais on ne peut jouir de ces
droits si on ne passe pas par les orga, les professions etc…

II. Instrumentation marchande de l’action publique :


Pierre François remarque que dans les rayons de CD en magasin il y a plus beaucoup de musique
Baroque donc ce patrimoine a disparu. Le ministère de la culture veut revitaliser la culture
baroque et met en place 2 instruments de politique publique qui découle de 2 marchés :
- Marché des subventions : marché d’aide publique destiner à aider les ensembles de
musique baroque
- Marché des concerts : pour que les ensembles puissent se produit, il faut organiser des
concerts de musique baroque.
On doit revoir différemment la frontière entre état et marché, il n’y a pas le marché d’une part
et l’état de l’autre mais une influence réciproque entre les deux. Il n’y a pas de politique publique
sans marché ni de marché sans politique publique.

L’action publique se structure autour de 4 caractéristiques :


1. On va mobiliser des ressources publiques càd des capacités des agents à disposer de
fonds publics ex : un ensemble de musique baroque a cette capacité
2. Lieu de financement : c’est le ministère des politiques culturelle, administration qui met
en œuvre les politique définit par le ministre élu.
3. Logique d’action collective : les politiques culturelles permettent d’observer des logiques
d’action collectives càd que ce n’est pas le comportement individuel qui importe mais les
logiques d’action collective.
4. Les décisions d’octroyer ou non une subvention : toujours rendu publique.
L’étude de François est intéressante car elle nous permet de comprendre comment les
marchés peuvent constituer des instruments d’ordre publique, mais elle a un impact concret
car en formalisant ces 4 critères, il s’est rendu compte que les décisions d’aide octroyer aux
organisateurs de concert ne sont pas rendus publique, il n’y avait pas de publication de
l’identité des organisateurs aider et donc en constant ce point-là, le règlement a changé.

Le marché de l’eau :
Les frontières du marché :
- Frontière marché et organisation : on collecte l’eau et on va séparer le gaz de l’eau puis
ils vont les réunir pour embouteiller dans des bouteilles produites sur place. On a une
firme qui a choisi d’internaliser.
L’eau a toute forme d’échange :
- Chez les amis : on boit l’eau sous forme de don
17

- Au restaurant : rentre dans le marcha ou non marchands (les carafes d’eau c’est non
marchand)

L’eau qui tombe de la pluie c’est un bien commun, mais si elle tombe sur un terrain elle devient
la propriété du propriétaire du terrain.

L’eau du robinet: marchand ou non marchand en fonction de si l’opérateur de distribution est


une société privé ou si c’est publique.

Consommation de bouteilles d’eau:


- USA: plus, gros consommateur mondiale
- Italie: consommation relative

Le coût :
- Environnementale : les emballages sont faits en plastique, on n’arrive pas encore à
recycler ou incinérer le PVC.
- Sanitaire : il y a encore des controverses sur cela
- Économique : renvoie à la question d’irrationnalité de l’acte d’achat de bouteille en
plastique. Deux modèles contrastés :
• Aux USA : les opérateurs qui fournissent de l’eau à partir de l’eau de distribution.
C’est de la marchandisation d’un bien publique
• Europe : pratique interdite, on vend l’eau minéral ou de source.

3 stades du marché de l’eau en France :


- 1900-1945 : état de fragmentation du marché, on a des petits marchés locaux structurer
autour de l’eau de source (Vittel, Evian), elle est connue pour ses vertus thérapeutiques.
Construit autour de gisement naturelle sur des petits territoire en petit volume.
- 1950-1970 : on voit une unification du marché. On a un marché de masse et on pourra
achète partout en France de l’Evian, perrier et de Vittel. Donc marché de masse qui
s’unifie et qui se divise en 3 grands groupes :
• Perrier : rassemble les eaux de Contrex et Vichy
• BSN
• Nestlé
Le produit perd ces vertus thérapeutiques pour devenir un produit de consommation

- 1980-1990 : nouvelle fragmentation : sous l’effet de la pub, chaque producteur va essayer


de différencier son produit et le premier critère de différenciation va concerner les eaux
plates/gazeuse, aromatisés/naturelle. Dans cette deuxième phase c’est un marché
composé de produit différent les uns des autres. On voit un troisième acteur émerger
(Neptune qui est le producteur de l’eau cristalline)

L’eau du robinet : le consommateur paye la captation, l’assainissement et la distribution.


La controverse permet de remettre en perspective les coûts de l’eau en bouteille par rapport au
robinet.

L’eau en bouteille est dominée par 3 grands groupes mais le secteur de distribution aussi :
En France
- Véolia : branche de Vivendi issue de la compagnie générale des eaux
- Ondeo : branche de suez, fusion entre la lyonnaise des eaux et suez
- Saur : caisse des dépôts, axa, séché environnement
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Depuis le 19ème siècle, opérateur unique de réseau en monopole (public ou privé)


Chaque opérateur qu’il soit public ou privé rend un service public, le consommateur reçoit un
produit stable, considéré de plus en plus comme un client.

Le secteur de l’eau en bouteille mise à partir du début du 19ème siècle sur


• La publicité
• La marque de ses produits
• Le sponsoring
Il faut bien distinguer 2 types de marché :
◼ Le marché de l’eau du robinet nous rend captif, on est dans une dépendance car il y a
un opérateur unique.
◼ Tandis que le marché de l’eau en bouteille offre une liberté de choix qui est tempérée.

Sur le marché de l’eau en bouteille il y a 3 professionnels qui cadre le travail, car entant que
consommateur on doit être informer
- Le designer : façonne les objets
- Les packager : met en valeur les produits grâce à l’emballage
- Le merchandiser : dispose les produits dans les points de vente.
Dispositifs de captation :
- Technique du désir : consommer par le sentiment d’effecteur une opération positive
pour sa santé
- Technique de la rassurance : les consommateurs se tournent volontiers vers la recherche
de sécurité
- Technique du miroir : renvoyer au consommateur l’image de lui-même.
Au niveau du Marchandising :
- On mise sur des packs de bouteille en plastique car facile pour aller dans le coffre
Conclusion
- L’eau de pluie, de la carafe, du robinet: nous amène à une forme de marché, échanger,
acheter de l’eau en bouteille n’est pas un comportement irrationnel mais socialement
construit.

Chapitre 3 : les marchés du travail


Les études sociologiques sur le marché du travail restent rares
1. D’abord on parle de
 Métiers : qui sont des rapports entre des compétences et des techniques
 Emplois : ce sont plus des contrats de travail qui instaure des liens de
subordination et un salaire
 Sociologie des professions : mise en évidence du monopole que certain groupe
possède sur l’exercice de certaines fonctions/pratique (le monopole c’est quand
on sort du marché)
 La fonction : c’est la place/rôle qu’occupe une personne dans une structure
organisationnelle.
C’est compliqué d’étudier le marché du travail, et donc il y a peu de recherche sur le marché du
travail car on préfère étudier les dimensions proche et méthodologiquement plus facile à étudier.
2. Ensuite on étudie peu le marché du travail concret parce que le prix est un sujet tabou,
donc c’est compliqué d’analysé tant que les gens ne veulent pas divulguer les prix.
3. Enfin, on étudie le marché par ces marges en se préoccupant du recrutement

Dimension structurante pour étudier le marché du travail :


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◼ Relation de lutte indirecte donc concurrence


I. Les MT (marchés du travail) sont partiellement régulées par les prix
On peut penser que cela fait émerger plusieurs paradoxes :
- Les marchés du travail naissent de ma rencontre entre offreurs de travail et demandeurs
de travail, structurer autour du prix
- Les acteurs sont plus ou moins rationnel
- On peut supposer qu’ils sont plus ou moins indépendants les uns des autres.
3 paradoxes importants :
i. C’est malaisant d’identifier les offreurs et demandeurs de travail
Quand on pose une candidature on est offreur de travail et demandeur d’emploi, ce sont des
notion jumelles mais différentes. Si on est entrepreneur est qu’on recrute alors on est offreur
d’un salaire et demandeur de compétence.
Mais sur le marché du travail il n’y a pas que des offreurs/demandeurs mais aussi des
intermédiaires qui essayent d’offrir les services d’un spécialiste en échange de commission
(intérims, syndicats, etc…)
ii. Le paradoxe de la stabilité ou mobilité :
Il y a beaucoup de mécanisme qui vise à réduire la mobilité des travailleurs, pour le travailleur
mais parfois pour l’employeur car souvent il a intérêt à garder des personnes très qualifiés (profil
rare et le premier facteur de cette rareté sont les compétences linguistiques)
iii. Le paradoxe de l’ouverture/fermeture du marché :
Les marchés du travail comme tous les marchés sont animés par une tendance au monopole
(une profession c’est lorsqu’un groupe détient le monopole sur une pratique). À mesure que les
marchés du travail ferment, les activités complémentaires vont aussi se fermer. Le marché peut
aussi s’ouvrir (tous le monde peut ouvrir une boulangerie, chocolaterie, etc…)

Les marchés du travail sont des espaces segmenté (plus ou moins ouvert/fermé, plus ou moins
stable et parfois mobilité règne) et différenciés dont le mécanisme clé est le prix (rémunération)
II. Les MT sont des espaces concurrentiels
Espace de double concurrence entre offreurs et demandeurs, double concurrence pas stable car
en fonction de l’angle d’analyse on les identifie différemment.
Concurrence : lutte indirecte pour des opposants, se donne indirectement des coups par des
appuies dont l’un est la rémunération.
La rémunération est à la fois le moyen et la fin, on est concurrentiel parce qu’on joue sur les
salaires et on a des salaires intéressants parce qu’on est concurrentiel.

La récession ne fait pas disparaitre l’emploi, c’est la disparition d’emploi qui entraine la récession.
Quand il y a beaucoup de demandeurs d’emploi certains sont prêts à réduire leur salaire pour
rester ou avoir l’emploi, donc beaucoup de chômeurs = salaire plus bas = récession.

Granovetter nous montre que les personnes qui jouent sur les liens faibles changent plus
rapidement d’emploi, et ils changent pour un meilleur salaire. La rémunération est un instrument
mais aussi le résultat de la lutte concurrentiel entre offreurs et demandeurs, mais aussi pour les
employeurs (grâce à cela ils attirent des travailleurs) [+ on est puissant sur les marchés, + on a des
prix attractifs]
Les intérims sont importants car le marché du travail n’est pas parfait, s’il l’était on n’aurait pas
besoin d’elles puisque chacun se dirigerait automatiquement vers son employeur et vice-versa.
L’appariement entre Offre et demande est un travail sur lequel on peut gagner sa vie. Les agences
jouent avec l’information et la communication (à la fois la maitrise des canaux et des réseaux.
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L’alliance c’est quand on passe du réseau au canal càd on passe d’une info qui traverse un réseau
vaste à une info qui arrive directement chez le bon destinataire. La concurrence va avoir une
tendance naturelle à la fermeture sur les différents segments du marché du travail on a des super
règles qui vont fermer la concurrence en matière de rémunération, formation, accès à l’emploi,
carrière, etc…

Économie de la modération, on ne peut pas fixer un prix qui est perçu comme excessif, si le
client estime que c’est trop il peut porter plainte et ce principe est réguler et maintenu en vie par
le groupe professionnelle lui-même.

III. Encadrement de la concurrence sur les MT


La concurrence est encadrée par des règles mais aussi culturellement (nos manières de penser)
1. Encadrement par les catégories de pensée mobilisées par les acteurs
On peut représenter le travail comme marchandise de deux manières
Ex : chez les tisseurs allemands on est payé à la pièce (en fonction des allers-retours sur le
chariot), chez les Anglais on est payé en fonction de la longueur du tissu. Cette catégorie de pensé
a donné naissance au travail indépendant (le travailleur indépendant facture un prix en fonction
des services réaliser) par contraste au travail salarié (qui est payer en fonction de l’effort)
2. Encadrement par les règles institués par des relations professionnelles
 Les négociations collectives contribuent à élever le niveau moyen de
rémunération. Les salaires sont élevés là où il y a des négociations collectives car
on est moins concurrentiel donc notre situation est favorable.
 Elles permettent de réduire la dispersion des rémunérations parce que le droit
social définit des grilles et chaque grille définit : le niveau de compétence et de
rémunération.
Les promotions sont inscrites dans les règles qui valent pour tous (donc automatique), et quand
on écrit des règles, in bureaucratise un marché du travail. Mais le bémol c’est que ces règles
s’appliquent pour tous de la même manière sans tenir compte du mérite.

*pour certains le mérite est un mythe et pour d’autre il devrait être la base de la rémunération,
on voit quand là où on utilise le mérite il y a une dispersion importante des rémunérations et le
niveau de salaire est bas car on met tous les travailleurs en concurrence favorisant ainsi ceux qui
sont prêt à diminuer leur salaire afin de garder le poste. Il y a des conventions qui servent à
encadrer les travailleurs qui ont la tendance ci-dessus :
➔ Modèle de la peur des syndicats : postule que dans un secteur peuplé de grosses
entreprises très syndiqué, les firmes qui sont les moins syndiqués vont augmenter le
niveau de salaire (de manière préventive) pour prévenir la syndicalisation de leurs
travailleurs.
➔ Modèle de la foule : prédit que dans les grosses entreprises sans grande présence des
syndicats, les salaires sont d’autant plus bas que les salariés sont peu capables de se
défendre. Si foule peu organiser on réduit les salaires, si foule bien organiser on
augmenter les salaires.
3. Encadrement par la puissance publique
 Introduire un salaire minimum : l’état définit un niveau de salaire plancher et on constat
que lorsqu’il y a un salaire minimum imposer par l’état, le niveau moyen des salaires est
plus élevé et sa dispersion est plus faible càd moins d’inégalités.
Les sociologues sont souvent vu de gaucher car la plupart de leur enquête sont factuelle et non
idéologique, cette analyse va à l’encontre du discours idéologique (jamais vérifier) selon lequel
augmenter les salaires consiste à réduire le niveau d’emploi.
21

 Garantir des dispositifs assurantiels négociés : l’état vient sceller les accords dans la loi
après négociation
Ex : les intermittents du spectacle ont vus leur démographie exploser parce que internet a créer
des nouveaux espaces pour que ces artistes puissent exister, et ils sont tous pris par des relations
concurrentiels encadrer par la loi càd
- Leur relation concurrentielle vise à accumuler un certain nombre de jours d’engagement
(contrat)
- Chaque artiste va essayer de développer des réseaux de relations et dans ces réseaux il y
a aura des employeurs qui vont donner des salaires élevés ou non. + on est en contact
avec des personnes qui ont bonne réputation, + on occupe une bonne position de le
marché du spectacle et + on mieux rémunéré.
◼ Relation d’échange : l’échange est compliqué à appréhender sur d’autre marché, sur le
marché du travail on va considérer en plus de l’offreur et du demandeur qui échange,
l’intermédiaire qui intervient et exige une marge dans la transaction.
L’échange se caractérise par 2 résultats :
- Le niveau de rémunération : montant du salaire, conditions salariales définit dans un laps
de temps bref (quand on se met d’accord pour échanger on signe un contrat dans lequel
il y a des accords très précis)
- Les formes de rémunération : s’inscrit dans un laps de temps long, évoluent dans le
temps.
Plus le laps de temps est bref, moins on peut négocier
• La nature de la rémunération : va être déterminer par la nature du lien instituer
entre l’employeur et le travailleur, ce lien va déterminer les formes de
rémunérations (est-ce qu’on est salarié ? peut-on envoyer ses honoraires ?
prestations fixes ? etc…)
> Les honoraires induisent une forme de dépendance de l’employeur
aux prestataires
• Le travail au noir est une forme de travail sur laquelle on se met d’accord et
pas avec n’importe qui car il faut avoir un lien de confiance.

À partir de l’an 2000 la qualité de l’emploi se dégrade pour 2 raisons :


1. On va de plus en plus utiliser le temps partiel : cela contribue à dégrader l’image du
travail parce qu’un employé à temps partiel est moins bien payé, moins stable, moins
protéger, etc…
2. On va diversifier les formes de rémunération : on voit la multiplication des CDD, les
contrats d’apprentissage, travail intérimaire, etc… et donc des inégalités entre H/F,
étranger/belge, isolés/non-isolé vont exploser.
On passe d’une époque où le salariat était à la mode, à une situation où ils deviennent de moins
en moins dominant pour des formes plus atypiques.

L’un des grands facteurs explicatifs des difficultés c’est que le marché du travail n’est pas parfait,
souvent les politiques pensent à tort qu’on peut réguler le marché du travail comme les autres
marchés mais non. L’appariement c’est l’exception et la norme ce sont les difficultés
d’appariement, puisque le marché n’est pas parfait de nombreux intermédiaire vont travailler
ensemble pour permettre à l’O&D de se rencontrer.

Le marché du travail est tendu à cause de 2 facteurs :


1. Le manque structurel de place disponible : on a de moins en moins de grosse entreprise
mais on a une réserve de main d’œuvre très importante. Beaucoup de demandeurs et
très peu d’emploi à pourvoir (6x plus que les pénuries ponctuelles)
22

2. On a des offres d’emplois pour lesquels on peine à trouver des candidats car elles sont
très peu attractives.
C’est tellement difficile d’accuser les deux tensions du marché qu’on va constamment nous parler
de pénurie :
- Il n’y a pas d’emploi en « pénurie » mais il y a des emplois qui se caractérise par des
conditions de travail peu attractive (donc pénurie ponctuelle = mythe)
- La grande démission : on a juste des travailleurs qui ne trouve plus de sens dans leur
travail et donc décide de changer (donc les cadres, intellectuels qui démissionnent pour
faire des activités terre à terre = mythe)
La fonction de ces deux discours est de marqué les imperfections du marché en accusant le
manque de compétence/formation des chômeurs.

Conclusion : nous avons vu plusieurs manières de voir le marché


Étudier le marché c’est étudier un espace peuplé d’acteurs, d’interactions, d’objet et aussi de
prix. Sur le marché du travail on choisit de considérer les rémunérations comme au cœur des
processus concurrentiels entre les offreurs et demandeurs.

On retient des enseignements en étudiant les rémunérations :


La rémunération est toujours un instrument dans les luttes concurrentiels entre offreurs
et demandeurs
C’est le résultat des luttes concurrentiels qu’ils se mènent (offreurs et demandeurs)
Entant que GRH (gestionnaire des ressources humaines), DRH, on ne peut pas travailler
efficacement sans prendre en compte les rémunérations.
➔ Processus concurrentiels encadrement:
Encadrement inscrit dans les catégories de pensé: ex les anglais rémunère le travail à la pièce,
les chauffeurs de taxis, le degré d’ouverture/fermeture du marché du travail, règles institués par
les relations collectives du travail, rôle de la puissance publique.
➔ La rémunération comme échange (niveau et forme, évolution historique)
Distinction marché de l’emploi et du travail ?
- L’emploi : c’est la marchandisation du travail, tout le monde travail. Il y a plein de
formes (bénévole, travail domestique, mouvement de jeunesse, etc..) l’emploi c’est
donc du travail rémunéré.
- Le travail peut être échanger sous une forme non marchande, par exemple étudier un
exam, assister à une séance de cours, etc…

Afin de circonscrire un espace où on peut échanger le travail de manière marchande, il faut


codifier le droit pour en faire un droit du travail c’est cadrer juridiquement l’emploi et ce cadre
juridique est important car il permet d’exclure toutes les formes de travail sans valeur
marchande.

Fin.

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