PRODUCTION Suite
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A- CENTRALE HYDROELECTRIQUE
2- Symbole :
3- Principe de fonctionnement
La matière première qui est l’eau est accumulée en altitude dans les barrages (énergie
potentielle disponible), après une chute sur une hauteur considérable dans un conduit
forcée, l’énergie potentielle de l’eau est propulsée sur les pales d’une turne et entraine en
rotation la turbine d’une génératrice. L’énergie hydraulique (potentiel) se transforme alors
en énergie mécanique. Cette turbine accouplée mécaniquement à un alternateur l’entraine
en rotation afin de convertir l’énergie mécanique en énergie électrique. L’eau turbinée qui
a perdu sa puissance rejoint la réserve par les Canales de fuite
Barrage
de
retenu
Hauteur H
Conduit forcé
Vers
utilisation
Ce sont des centrales caractérisés par une forte hauteur de chute H>200m l’usine étant
toujours située à une distance importante de la prise d’eau.
Ce type de centrale utilise la turbine Pelton
i- Schéma de disposition
Turbine Pelton
Transfor
Galeries
mateur
Conduit forcé
Vanne de pied
Fig.9 : Parties d’une centrale hydraulique
Canal de fuite
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Barrage : Les barrages de retenue sont établis en travers du lit des rivières ; ils servent à
concentrer les chutes près des usines et à former des réservoirs d'emmagasinage On peut ainsi
créer des réserves d'eau pour compenser l'insuffisance de débit pendant les périodes de
sécheresse et assurer à l'usine une alimentation en eau plus uniforme. Les barrages peuvent
être en béton, en enrochement ou en terre. Les barrages du type poids sont les plus utilisés ; ils
s'opposent à la poussée des eaux par leur masse même.
Les déversoirs (ou évacuateurs de crue), installés près des barrages sont destinés à laisser
passer l'eau lorsque son niveau dépasse une certaine hauteur. Ils permettent d'évacuer sans
dégâts les débits considérables provoqués par des pluies de longue durée.
La charge d'un réseau varie considérablement au cours d'une journée ; elle est très faible la
nuit. Il en résulte que, durant la période des fortes crues du printemps, le débit d'une rivière ne
peut être entièrement employé pour produire de l'énergie à certaines heures du jour, car la
demande est trop basse. Si le bassin d'emmagasinage du barrage est insuffisant, ou encore à
peu près inexistant (cas des centrales au fil de l'eau), on est obligé de laisser passer l'eau par-
dessus le déversoir, sans l'utiliser.
Conduite d’amenée : La conduite d'amenée conduit l'eau du barrage jusqu'aux turbines. À
l'extérieur de l'usine, elle est constituée par un canal, un tunnel ou un tuyau. La partie
intérieure, appelée conduite forcée, est en béton, en acier ou en fonte. On dispose, à l'entrée de
la conduite forcée, des vannes qui permettent de contrôler l'admission de l’eau. À la sortie de
la conduite forcée des aménagements à moyenne et à basse chute, l'eau arrive dans la chambre
de mise en charge d'où elle est distribuée aux différentes turbines. Une couronne fixe (bâche
spirale) entoure chaque turbine et assure une répartition uniforme de l'eau sur son pourtour.
Une série de portes, ou vannes mobiles, disposées autour de la turbine permettent de régler
l'admission de l'eau dans celle-ci. Ces vannes sont actionnées par des vérins hydrauliques
commandés par le régulateur de vitesse
Conduite d'échappement : Après être passée dans les turbines, l'eau retourne dans la rivière
par la conduite d'échappement. La conduite d'échappement comporte une cheminée de
succion et un canal de fuite qui peut être le lit même de la rivière.
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Salle de commande : Les appareils de commande et de contrôle sont groupés ensemble dans
une salle d'où le personnel peut surveiller la marche des groupes générateurs. Les appareils de
signalisation et les appareils de commande à distance de l'excitatrice, du régulateur de vitesse
et du disjoncteur de chaque groupe générateur sont montés sur un pupitre. Les instruments de
mesures, indicateurs et enregistreurs (voltmètres, ampèremètres, wattmètres, wattheuremètres,
fréquencemètres, synchronoscopes, etc.), les régulateurs de tension ainsi que les relais de
protection et les différents systèmes d'alarme sont réunis dans des armoires et panneaux de
commande.
ii- Turbine Pelton : convient aux hauteurs de chute H >200m. Elle est alimentée en
général par des conduits forcés et est accouplée à un alternateur.
Remarque : Pour une hauteur de chute H, et pour un débit d’eau d, la puissance de chute ou
puissance absorbée par le groupe turbo alternateur est donnée par la relation :
𝑃𝑎 = 𝑔. 𝑑. 𝐻 Avec :
H, hauteur de chute en m ;
d, débit en m3/s.
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v
On sait que Pc= → P=QHgρ
t
Pc : puissance potentielle de la turbine (puissance de chute) en KW
Q : débit de la chute d’eau en m3/s
H : hauteur chute en m
g : constante de gravité (accélération de la pesanteur en m/s g≈10m/s)
ρ : Masse volumique de l’eau
w=E P: Énergie potentiel.
À cause des pertes, la puissance mécanique que l'on peut recueillir sur l'arbre de la turbine est
inférieure à la puissance fournie par l’eau. Cependant, le rendement des turbines hydrauliques
est élevé : de l'ordre de 80 à 94 % pour les grosses unités. Dans les alternateurs, la
transformation de la puissance se fait à un rendement de 97 à 98,5 %.
Pd = η Pm
η = rendement de le turbine
Pm = puissance mécanique
b. Centrale de moyenne chute
i- Schéma du dispositif
Alternateur
Canal de fuite
ii- Turbine Francis : c’est une turbine à réaction construite de telles sortes que l’on utilise à
la fois l’énergie cinétique due à la vitesse de l’eau et l’énergie potentielle due à la pression de
l’eau. L’ensemble turboalternateur est monté sur un axe vertical.
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le barrage de Song-loulou
Caractéristique : retenue d’eau, 10*106 m3 exploitable en modulation journalière. Sous la
hauteur de chute maximale, le débit pour la puissance maximale est de d=130m3/s. sa
turbine type Francis développe une puissance d’environ 400 MW pour toutes les chutes
entre 36,5 et 41,5 m. La centrale d’Edéa est un (PCH) poste de commande hydraulique :
établit les programmes de régulation des débits
Mangombé : est un (PCR) : poste de commande du réseau, il assure l’exploitation de
l’ensemble du réseau de transport 225KV et 90KV
a- Usine marré motrice : ce sont les usines qui utilisent l’eau des marées ou l’énergie
des marées. La hauteur de chute peut atteindre 13m
Bilan énergétique :
6- Avantages et inconvénients
a) Avantage :
- Énergie renouvelable
- Rejet infinie du dioxyde de carbone
- Débit d’eau contrôlable
- Production élevé d’électricité possible
- Faible cout d’exploitation
b) Inconvénients
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B- CENTRALES THERMIQUES
1. Définition et symbole
a) Définition : une centrale thermique est une centrale produisant de l’énergie électrique à
partir de l’énergie calorifique obtenu en brulant un combustible tel que : charbon, fuel ou
de gaz
b) Symbole
2. Principe
2.1. Schéma de principe
Présence de tube
contenant l’eau
froide
Charbon,
xf
pétrole, Énergie Utilisation
Chambre de Turbine Alternateur o
fuel, Énergie Énergie électrique
combustion
Gaz calorifique mécanique
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de retour. La vapeur se dirige vers la turbine haute pression (HP) en passant par un
surchauffeur S2. Ce dernier, formé une série de tubes entourant le feu, provoque une forte
augmentation de la température de la vapeur (200 °C environ). Cela assure une vapeur qui
est absolument sèche et donne un meilleur rendement thermique.
Turbine haute pression (HP) qui permet une première expansion de la vapeur durant
laquelle une partie de l'énergie thermique est convertie en énergie mécanique. La
pression et la température à la sortie de la turbine HP sont donc plus basses qu'à
l’entrée. Afin d'augmenter le rendement thermique et pour éviter une condensation
prématurée de la vapeur, on la fait passer par un réchauffeur S 3 composé d'une
troisième série de tubes.
Turbine moyenne pression (MP) semblable à la turbine HP sauf qu'elle est plus
grosse pour permettre à la vapeur de se détendre davantage.
Turbine basse pression (BP) à double carter qui enlève le reste de l'énergie
thermique disponible dans la vapeur, permettant à cette dernière de se détendre dans
un vide presque complet à l'intérieur du condenseur.
Condenseur qui provoque la condensation de la vapeur, grâce à la circulation d'eau
froide venant de l'extérieur et circulant dans des tubes S4. Une pompe d'extraction P2
enlève l'eau tiède condensée et la pousse à travers le réchauffeur (7) vers la pompe P 3
alimentant la chaudière.
Réchauffeur : Dans cet échangeur de chaleur, une partie de la vapeur qui est passée
par la turbine HP réchauffe l'eau d'alimentation, après quoi, la vapeur se condense
aussi dans le condenseur. Les analyses thermodynamiques prouvent que le rendement
ainsi obtenu est meilleur que si la vapeur dérivée dans le réchauffeur allait aux
turbines MP et BP en passant par le réchauffeur S3.
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Pompe d'alimentation P3 qui refoule l'eau d'alimentation contre la forte pression régnant
à l'intérieur du ballon (2) et complète ainsi le cycle thermique.
Brûleurs provoquant la combustion du gaz, du mazout ou du charbon pulvérisé projeté à
l'intérieur de la chaudière. Avant d'être projeté dans la chaudière, le charbon est réduit en
poudre. De la même façon, l'huile lourde est préchauffée et soufflée en jet vaporisé afin
d'augmenter sa surface de contact avec l'air environnant.
Ventilateur soufflant l'air requis pour la combustion
Ventilateur aspirant les gaz brûlés qui s'échappent par la cheminée.
En pratique, une centrale contient bien d'autres appareils et accessoires essentiels pour assurer
un bon rendement et des conditions sécuritaires. Ainsi, des vannes de réglage permettent de
contrôler l'admission de la vapeur dans les turbines, un système d'épuration maintient la propreté
de l'eau d'alimentation, des pompes gardent les paliers en bon état de lubrification, etc.
Tours de refroidissement
Si la centrale est située dans une région aride ou éloignée d'un lac ou d'une rivière, on doit
quand même trouver un moyen pour refroidir le condenseur. On utilise alors le phénomène
d'évaporation pour obtenir le refroidissement requis. Par exemple, lorsque l'eau s'évapore de
la surface d'un lac, ce dernier perd une quantité de chaleur importante. Des expériences ont
démontré qu'une quantité de chaleur de 2,4 MJ est perdue pour chaque kilogramme d'eau
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évaporée, de sorte que l'eau du lac se refroidit. Le même refroidissement se produit pour toute
masse d'eau qui s'évapore
.Considérons, par exemple, un réservoir contenant 100 kg d'eau, à une température
quelconque. Si l'on en fait évaporer 1 kg seulement, la température des 99 kg qui restent
baisse de 5 °C. La température de l'eau baisse donc de 5 °C chaque fois que l'on fait évaporer
1 % de sa masse.
Comment peut-on provoquer l'évaporation? Il suffit de présenter une surface d'eau aussi
grande que possible à l'air environnant. La meilleure façon de le faire est de fractionner la
masse d'eau en gouttelettes (au moyen d'un arrosoir) et de souffler de l'air à travers la pluie
ainsi crée. Dans les centrales thermiques et nucléaires, l'évaporation de l'eau est assurée par
d'énormes tours de refroidissement. Elles évaporent environ 2 % de l'eau de refroidissement
requise, si bien que cette perte doit être compensée par une source souterraine, un ruisseau ou
un petit lac.
Remarque 1: l’eau utilisé pour le refroidissement est restitué à son milieu naturel ou
renvoyer dans le condenseur. Les fumées de combustion sont dépoussiérées grâce à des filtres
et sont évacuées par des cheminés
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Bilan énergétique
Avantage :
- Technologie bien maitrisée présentant peu de risques
Inconvénients :
- présente généralement un faible rendement, Emission de gaz à effet de serre, Epuisement
des ressources (pétrole, gaz).
1. Définition
Ce sont des centrales qui fonctionnent sur la base d’un produit nucléaire qui est l’uranium.
L’uranium a la particularité de dégager de la chaleur lors d’un phénomène appelé fission.
Ces centrales produisent de l’énergie électrique à partir de l’énergie calorifique obtenue
grâce à des réacteurs.
En effet, Les centrales nucléaires qui sont également des centrales que l’on peut qualifier
de Thermiques ici, Une réaction nucléaire dégage de la chaleur qui va permettre de vaporiser
de l’eau, la vapeur obtenue fait tourner une turbine qui fait tourner un alternateur.
Une centrale nucléaire est une centrale thermique qui utilise l'énergie fournie par un
réacteur nucléaire (fonctionnant avec de l'uranium 235 ou du plutonium 239). Ce réacteur
produit une grande quantité de chaleur qui est captée par de l'eau sous pression circulant dans
le circuit primaire (circuit fermé).
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La pression de cette vapeur fait tourner à grande vitesse une turbine qui entraîne elle-
même un alternateur qui produit une tension alternative sinusoïdale. A la sortie de la turbine
la vapeur est refroidie pour se transformer en eau, puis renvoyée dans le générateur de vapeur.
2. Symbole
3. Principe
Dans une centrale nucléaire, on a remplacé les bruleurs de combustible, charbon ou fuel par
un réacteur (uranium)
A l’intérieur du réacteur, l’uranium 235 est le siège d’une réaction nucléaire qui produit une
grande quantité de chaleur. Cette chaleur est continuellement évacuée hors du réacteur vers un
échangeur de chaleur grâce à un fluide dit caloporteur.
L’échangeur transfert la chaleur qui lui vient du réacteur à un circuit eau-vapeur analogue à
celle d’une centrale thermique classique. La vapeur produite sous forte pression entraine alors
un groupe turboalternateur, puis se condense dans un condenseur ; elle est ensuite rejetée dans
l’échangeur.
Schéma de fonctionnement :
Remarque :
Le réacteur nucléaire joue le même rôle que le foyer d’une centrale thermique
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Il existe deux sortes d'atomes d'uranium, 238U et 235U, contenant chacun 92 protons
(et 92 électrons), mais un nombre différent de neutrons. L'uranium 238 est très répandu alors
que l'uranium 235 est rare. En effet, les gisements naturels d'uranium (U 308) contiennent 99,3
% d'atomes 238U comparativement à 0,7 % de l'isotope 235U.
Lorsque le noyau d'un atome subit la fission, il se sépare en deux. La masse totale des
deux atomes ainsi formés est habituellement différente de celle de l'atome original. S'il y a
une diminution de la masse, une quantité d'énergie est libérée. Sa valeur est donnée par la
formule d'Einstein : E= mc2
E = énergie libérée, en joules [J]
m = diminution de masse, en kilogrammes [kg]
c = vitesse de la lumière [3 x 108 m/s]
La quantité d'énergie libérée est énorme, car une diminution de 1 g seulement donne une
énergie de 9 x 1013joules, soit l'équivalent énergétique d'environ trois mille tonnes de charbon.
Réaction en chaîne
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Dans un réacteur nucléaire, on doit ralentir les neutrons afin d'augmenter leurs chances de
frapper les noyaux d'uranium. À cette fin, on répartit les masses d'oxyde d'uranium à
l'intérieur d'un modérateur. Le modérateur peut être de l'eau ordinaire, de l'eau lourde, du
graphite, ou toute autre substance ayant la propriété de ralentir les neutrons sans pour autant
les absorber. En choisissant une distribution et une géométrie appropriées, on réussit à freiner
ces neutrons de façon à ce qu'ils aient la vitesse requise pour produire d'autres fissions. C'est
alors que la réaction en chaîne s'amorce : on dit que le réacteur a atteint le seuil critique. Dès
que la réaction en chaîne est amorcée, la température de l'uranium monte en flèche et, afin de
la maintenir à une valeur acceptable, on doit faire circuler un liquide ou un gaz à travers le
réacteur pour en extraire la chaleur. Ce caloporteur peut être de l'eau lourde, de l'eau
ordinaire, du sodium liquide (Na) ou un gaz comme l'hélium ou le gaz carbonique. La chaleur
est alors transportée à un échangeur de chaleur qui transfère l'énergie thermique à une
chaudière à vapeur alimentant les turbines
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Bilan énergétique :
Avantage :
- Pas d’émission de gaz a effet de serre
- Puissance dégagée importante
Inconvénients :
- Production de déchets radioactifs
- Matière première en quantité limitée
- Important dégâts causés en cas d’incident
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Principe de fonctionnement
Une cellule photovoltaïque est composée de deux types de matériaux semi-conducteurs, l’une
présentant un excès d’électrons et l’autre un déficit d'électrons. Ces deux parties sont
respectivement dites « dopées » de type n et de type p. Le dopage des cristaux de silicium
consiste à leur ajouter d’autres atomes pour améliorer la conductivité du matériau.
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Une cellule photovoltaïque est composée de deux types de matériaux semi-conducteurs, l’une
présentant un excès d’électrons et l’autre un déficit d'électrons. Ces deux parties sont
respectivement dites « dopées » de type n et de type p Lorsque la première est mise en contact
avec la seconde, les électrons en excès dans le matériau n diffusent dans le matériau p. La
zone initialement dopée n devient chargée positivement, et la zone initialement dopée p
chargée négativement. Il se crée donc entre elles un champ électrique qui tend à repousser les
électrons dans la zone n et les trous vers la zone p. Une jonction PN a été formée
Lorsqu’un matériau est exposé à la lumière du soleil, les atomes exposés au rayonnement sont
bombardés " par les photons constituant la lumière; sous l’action de ce bombardement, les
électrons des couches électroniques supérieures (appelés électrons des couches de valence)
ont tendance à être " arrachés / décrochés " : si l’électron revient à son état initial, l’agitation
de l’électron se traduit par un échauffement du matériau. L’énergie cinétique du photon est
transformée en énergie thermique. Par contre, dans les cellules photovoltaïques, une partie des
électrons ne revient pas à son état initial. Les électrons " décrochés " créent une tension
électrique continue faible. Une partie de l’énergie cinétique des photons est ainsi directement
transformée en énergie électrique : c’est l’effet photovoltaïque.
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Les principaux éléments d’une plaque solaire sont : un corps opaque qui absorbe la chaleur,
un système de refroidissement, une couverture transparente (qui joue effet de serre). Un
panneau peut atteindre jusqu'à 175 kilowatts.
D- Énergie éolienne
1- Définition : L’énergie éolienne est l’énergie produite par le vent (l’énergie cinétique
présente dans L’air en mouvement). Une éolienne est une machine permettant de
convertir l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique de type éolienne. La
quantité d’énergie produite dépend principalement de la vitesse du vent et de la densité
de l’air. Les puissances e l’énergie produite augmentent exponentiellement avec la
vitesse du vent. Par conséquent, les parcs éoliens situés dans les endroits les plus
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exposés au vent sont les plus rentables et permettent d’offrir un coût de production
plus concurrentiel.
2- Symbole
3- Principe de fonctionnement
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L’hélice de l’éolienne est située en haut d’une tour de 50 m à 110 m. Le mât peut être des
assemblages de croisillons métalliques, en béton ou en métal.
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Pour pouvoir démarrer, une éolienne nécessite une vitesse de vent minimale d'environ 15
km/h. Pour des questions de sécurité, l'éolienne s'arrête automatiquement de fonctionner
lorsque le vent dépasse 90 km/h.
Dans les éoliennes destinées à produire de l’électricité, l’hélice fait tourner un générateur
électrique situé en haut de la tour, dans le prolongement de l’axe de l’hélice de l’éolienne.
Entre l’hélice et le générateur électrique de l’éolienne se trouve en général un multiplicateur
de vitesse, car l’hélice de l’éolienne tourne à des vitesses d’environ 100 à 650 tours minute
alors qu’un générateur électrique doit être entraîné à environ 1500 à 3000 tours minute.
Propriétés du vent
Si l'on réussit à ralentir cette masse d'air à l'aide d'un dispositif quelconque et à l'amener à
l'arrêt complet, on pourra récupérer cette énergie cinétique. C'est justement le rôle d'une
turbine éolienne de capter cette énergie mécanique. Cette énergie est transformée en énergie
électrique par la génératrice couplée à l'arbre de la turbine.
Considérons maintenant une surface verticale de 1m2, traversée par un vent soufflant à 10 m/s.
Cette surface est traversée par un volume d'air de 10m 3 à chaque seconde. Par conséquent, la
puissance disponible par mètre carré de surface, perpendiculaire au vent est :
P = 60 J/m3 x 10 m3/s = 600 J/s = 600 W
Si l'on généralise ce raisonnement on arrive à la formule suivante qui donne la puissance
approximative du vent en fonction de sa vitesse : P = 0,6 v3 (1)
P=puissance par mètre carré faisant face au vent (W/m2), V= vitesse du vent (m/s)
L'équation (1) suppose que le dispositif utilisé pour exploiter cette énergie éolienne réussit à
stopper continuellement le vent. En pratique, une turbine éolienne ne peut pas arrêter
complètement le vent, si bien que la puissance maximale que l'on peut extraire du vent est
d'environ 30 % à 40 % de la puissance donnée par l'équation (1).
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Afin de donner une idée de la vitesse et de la puissance de différents types de vents, on peut
établir la classification grossière suivante :
Les vitesses de vent utilisables par les éoliennes sont comprises entre 5 m/s et 15 m/s.
L’énergie éolienne ne coûte absolument rien et ne produit aucune pollution. Cependant, pour
exploiter cette énergie, on doit prendre en compte les contraintes suivantes :
Les éoliennes sont généralement regroupées sur un même site pour constituer ce que l'on
appelle un parc d'éoliennes pouvant comprendre jusqu'à une centaine d’unités.
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Pour extraire le maximum d'énergie du vent, la vitesse de rotation de la turbine doit être dans
un rapport spécifique avec la vitesse du vent. Comme règle de base, mentionnons que la
vitesse de l'extrémité des pales doit être comprise entre 4 et 8 fois la vitesse du vent. Comme
le vent utilisable peut varier dans une large gamme (5 m/s à 15 m/s), la vitesse de rotation de
la turbine devrait idéalement être variable. Cependant, nous verrons que le type de
technologie utilisé pour la génération de l'électricité impose parfois une vitesse de rotation
constante.
Exemple :
Une turbine éolienne de 400 kW à 3 pales est conçue pour fournir sa puissance nominale pour
un vent de 15 m/s. Les pales ont une longueur de 14 m et la vitesse nominale de la turbine est
de 48 tr/min.
Calculer :
a) La surface balayée par les pales
b) la puissance du vent disponible pour actionner la turbine
c) le rapport en %, entre la puissance électrique et la puissance du vent
d) la vitesse de l'extrémité des pales
e) rapport entre la vitesse de l'extrémité des pales et la vitesse du vent
La Figure ci-dessous montre les pales (1) de la turbine couplée à la génératrice à c .c (4) à
travers une boîte de vitesses (3). La génératrice et la boîte de vitesses sont logées dans une
nacelle supportée par une tour (2). La boîte de vitesses augmente la vitesse de la turbine par
un facteur de 20 à 30, ce qui permet d'utiliser une génératrice commerciale à haute vitesse,
donc de dimensions réduites. L'énergie produite par la génératrice est stockée dans une
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batterie (5) qui régularise la tension et fournit une alimentation stable à la charge à c .c . (6),
même lorsque le vent tombe. Ce type d'éolienne qui a généralement une puissance limitée à
quelques kilowatts est utilisée dans les régions éloignées où l'électricité n'est pas disponible.
Elle permet d'alimenter, par exemple, quelques lampes de 12 volts et un téléviseur branché sur
un convertisseur c .c . /c .a .
La Figure ci-dessous montre une grande turbine éolienne (1) entraînant une génératrice
asynchrone à cage d'écureuil (4) à travers une boîte de vitesses (3). Le stator de la machine
asynchrone est branché au réseau d'électricité public (7) à travers un transformateur (6) qui
augmente la tension. Comme la fréquence de la tension appliquée au stator est imposée (50
Hz ou 60 Hz), le flux magnétique créé par le stator tourne à vitesse constante. Le faible
glissement requis pour que la machine fonctionne en génératrice implique que le rotor tourne
à une vitesse légèrement supérieure à la vitesse synchrone. La turbine tourne donc à une
vitesse pratiquement constante. Comme la vitesse de la turbine n'est pas toujours adaptée à la
vitesse du vent, cela implique qu'on ne peut pas toujours extraire la puissance maximale du
vent. La puissance réactive absorbée par la génératrice est fournie par un banc de
condensateurs (5), si bien que la puissance est fournie au réseau à un facteur de puissance
pratiquement unitaire. La puissance transmise au réseau est la puissance mécanique PT
développée par la turbine moins les pertes dans la boîte de vitesses, la génératrice et le
transformateur. La puissance de la machine asynchrone est généralement comprise entre 100
kW et 800 kW. Dans certains types de génératrices asynchrones, le stator comprend deux
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enroulements ayant chacun un nombre de pôles différent. Lorsque le vent souffle à haute
vitesse, on utilise l'enroulement ayant le plus petit nombre de pôles, correspondant à la plus
haute vitesse synchrone. Inversement, pour les vents faibles, on utilise l'enroulement ayant le
plus grand nombre de pôles. Le changement d'enroulement est effectué par un interrupteur de
transfert automatique, programmé pour optimiser la puissance extraite du vent.
Fig.11 : Turbine éolienne entraînant une génératrice asynchrone à travers une boîte de
vitesses. La vitesse de la génératrice reste pratiquement constante, quelle que soit la vitesse du
vent. Cette technologie ne peut pas extraire la puissance maximale disponible pour toutes les
vitesses du vent.
La Figure ci-dessous est semblable à la Fig. : sauf que le stator de la machine asynchrone
à cage d'écureuil est relié à un convertisseur (5) qui impose une fréquence variable. On peut
donc maintenant faire varier à volonté la vitesse synchrone de la génératrice. La vitesse du
vent est constamment mesurée par un anémomètre et, lorsque celle-ci varie, on change la
fréquence du convertisseur de façon à extraire le maximum d'énergie du vent. La génération à
fréquence variable permet en effet de faire fonctionner la turbine à la vitesse optimale
permettant de développer la plus grande puissance mécanique pour une vitesse de vent
donnée. Le convertisseur (5) transforme en c .c la puissance PT à fréquence variable qu'il
reçoit de la génératrice. En même temps, il fournit la puissance réactive Q absorbée par la
génératrice. Le lien à c.c entre les convertisseurs (5) et (6) transporte la puissance active PT
qui est alors convertie en puissance triphasée par le convertisseur (6) avant d'être envoyée
dans le réseau. On remarquera que chaque convertisseur doit transporter la totalité de la
puissance produite par la génératrice. Les deux convertisseurs utilisent la technique de la
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modulation de la largeur d'impulsion (MLI) pour produire une tension c .a sinusoïdale, tout en
minimisant les courants harmoniques injectés dans le réseau.
La Fig. ci-dessous montre une turbine éolienne entraînant une génératrice asynchrone à rotor
bobiné (4) à travers une boîte de vitesses (3) . Ce type de machine, dont le stator et le rotor
sont tous deux raccordés au réseau, est appelé aussi machine asynchrone à double
alimentation. Un transformateur (7) abaisse la tension du réseau à un niveau compatible avec
la machine. Le stator de la machine à rotor bobiné est raccordé directement au réseau dont la
tension Es à une fréquence de 50 Hz ou 60 Hz.
Quant au rotor, il est raccordé au réseau à travers deux convertisseurs (5) et (6). Le
convertisseur (6) transforme la tension Es en une tension c .c Ed. Dans ce convertisseur, la
puissance peut circuler dans les deux directions, du lien c.c vers le réseau et vice-versa. Le
convertisseur (5) branché au rotor transforme la tension Ed en une tension c.a dont
l'amplitude, la fréquence, la phase et la séquence des phases sont ajustables. La puissance
dans ce convertisseur (5) peut aussi circuler dans les deux directions. Les convertisseurs (5) et
(6) utilisent tous deux la technique de la MLI pour produire une tension c.a sinusoïdale à
partir de la tension c.c. Ed. La machine est donc alimentée par deux sources de tension ES et
ER.
Rappelons brièvement que pour une tension statorique f imposée, la fréquence f2 et la
séquence des phases de la tension ER appliquée au rotor détermine la vitesse de
fonctionnement de la machine. Comme la fréquence statorique est fixe, la fréquence f2
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impose la vitesse de rotation du rotor. Cela permet, en faisant varier f2 de faire tourner la
turbine à une vitesse optimale et ainsi d'extraire le maximum de puissance du vent. Les
valeurs optimales de la fréquence f2 et de la tension ER produites par le convertisseur (5) sont
déterminées par le système de commande. Ce dernier utilise comme variable d'entrée la
vitesse du vent mesurée par un anémomètre La puissance mécanique développée par la
turbine est convertie en puissance électrique par la génératrice.
Fig.13 : Turbine éolienne couplée à une génératrice asynchrone à double alimentation. Les
convertisseurs 1 et 2 transforment seulement une partie de la puissance totale générée par
l'éolienne
.
La Fig. ci-dessous montre une turbine éolienne couplée directement à une génératrice
synchrone à aimants permanents (3).
La vitesse de rotation optimale de la turbine détermine la fréquence d'alimentation f i de la
génératrice synchrone. Cette fréquence est produite par le convertisseur (4). On remarque que
les deux convertisseurs doivent transformer toute la puissance produite par la turbine. Par
conséquent, ces convertisseurs sont plus gros que ceux utilisés avec une génératrice
asynchrone à double alimentation. L'entraînement direct permet d'éviter la boîte de vitesses.
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Cependant, comme la vitesse de rotation est très basse, de l'ordre de 50 tr/min, l'alternateur
doit être beaucoup plus gros que s'il était conçu pour fonctionner, par exemple, à 1200 tr/min.
Par ailleurs, la génératrice à aimants permanents ne requiert pas de bagues ni de balais et les
pertes Joules dans le rotor sont nulles .Globalement, même si la machine est plus grosse, les
avantages de ce montage en font la technologie éolienne préférée pour générer les plus
grandes puissances (2 MW à 5 MW).
Fig. 14: Turbine éolienne couplée à une génératrice synchrone à aimants permanents. Le
couplage direct, sans boîte de vitesses, permet d'éviter les dégâts éventuels au système
d'engrenages à la suite des coups de vent brusques.
Bilan énergétique :
Avantage :
- Énergie primaire gratuite- Pas de déchets (a la production)
Inconvénients :
- Production dépendante du vent- Impact visuel-Environnement salin pour les installations
offshore.
E- Énergie géothermique
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Une centrale géothermique produit de l'électricité grâce à la chaleur de la Terre qui transforme
l'eau contenue dans les nappes souterraines en vapeur et permet de faire tourner une turbine et
un alternateur.
Symbole
Principe de fonctionnement
La construction d’une centrale géothermique passe d’abord par le creusement d’un puits de
forage jusqu’à des profondeurs importantes (plus de 1500 mètres). L’objectif est de pomper
des eaux souterraines dont les températures sont suffisamment élevées.
Ces vapeurs chaudes remontent le puits de forage et sont dirigées vers des turbines. Celles-ci
tournent et produisent ainsi de l’électricité, prête à rejoindre le réseau !
L’eau utilisée est ensuite réinjectée dans le sol pour parcourir un nouveau cycle. Les centrales
géothermiques produisent donc peu de déchets… ce qui en fait des structures idéales pour
répondre aux enjeux de la transition écologique !
Il existe deux grandes familles de géothermie : celle à basse énergie et celle à haute énergie.
À l’inverse, la géothermie à haute énergie (ou haute température) exploite des eaux situées à
plus de 1500 mètres de profondeur et dont la température est supérieure à 150 degrés. Il s’agit
d’utiliser ces vapeurs très chaudes pour produire de l’électricité.
Les profondeurs situées entre 1500 et 2000 mètres peuvent être exploitées pour de la basse
énergie comme de la haute énergie : cela dépend de la température des eaux qui s’y
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La puissance installée cumulée atteint généralement 8 GW. Rien qu’aux Philippines, une
puissance de 1,9 GW contribue à hauteur de 25 % à la production d’électricité.
Mais les technologies actuelles, bien éprouvées et d’une excellente productivité, nécessitent
de disposer d’un sous-sol chaud et contenant de l’eau. Cela limite considérablement le champ
d’application de la géothermie car il existe de nombreux sites où la température est élevée
(200 °C) mais sans eau. C’est pour permettre l’exploitation de cette ressource que la
technologie des « roches chaudes sèches » est en développement. Elle est fondée sur
l’injection d’eau dans des zones profondes de roches fracturées. Une expérience est menée en
Alsace avec un puits à 3 600 m : de l’eau est injectée sous pression par un premier puits ; elle
circule dans les anfractuosités puis remonte réchauffée par un second puits. On y prévoit une
usine expérimentale de 5 à 6 MW avec de l’eau à 195 °C.
1- Cogénération.
À la place des combustibles fossiles, on peut brûler des carburants issus de la biomasse –
cultivée ou non – ou encore des déchets pour produire de la chaleur puis de la vapeur et enfin
de l’électricité. Cette technique de production simultanée d'électricité et de récupération de la
chaleur à partir d'une seule source d'énergie porte le nom de cogénération. Mais dans un souci
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Lorsqu'on fait brûler un combustible afin de produire de la chaleur, le rendement est près de
90 %. En effet, l'énergie calorifique contenue dans le combustible est transmise avec de
faibles pertes à l'eau chaude ou à la vapeur que l'on désire produire. Par conséquent, la
cogénération permet d'augmenter le rendement global à des valeurs aussi élevées que 75 %.
La production décentralisée à partir de combustibles fossiles devient donc intéressante si on
l'associe à la cogénération.
Fig. 15: Schéma de la micro turbine et de son système de cogénération. L’ensemble fournit
une puissance électrique de 60 kW et une puissance thermique de 122 kW.
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