SA
- Une société dont le capital est divisé en actions et qui est constituée entre les
actionnaires qui ne supportent les pertes qu’à concurrence de leurs apports.
- Constituée entre 2 actionnaires ou +
La SA sans offre au public
Société cotée Société non cotée
Cession libre par principe Cession libre dans le silence des statuts
7 associés minimum 2 associés minimum
Pas de nb d’associés maximum
Conditions de fond
Consentement, capacité, contenu licite et certain
Associés : pas de capacité commerciale requise, la capacité civile suffit.
Si nb d’actionnaires < 2 = dissolution de la SA par tout intéressé après le délai légal d’un
an pour régularisation et une prolongation du délai de 6 mois par le TC.
Capital social : 37 000€ minimum + fixé par les statuts
Apports en numéraire : sont libérés à la moitié à la constitution, les fonds doivent être
déposés pour le compte de la société à la CDC dans un délai de 8j, en cas de non-
libération dans le délai légal = tout intéressé peut demander la condamnation du
dirigeant / un mandataire, le retrait des fonds n’a lieu qu’après l’immatriculation.
Apports en nature : sont intégralement libérés dès leur émission, doivent être évalués par
un CAA, les fondateurs ne sont pas obligés de suivre l’évaluation du CAA (=
responsabilité civile engagée à l’égard des tiers pendant 5 ans), pas d’évaluation du CAA
pour les valeurs mobilières (3 mois) et les biens qui font l’objet d’une évaluation (6 mois)
par le CAC.
Apports en industrie : sont interdits.
Capital : est divisé en actions de valeur nominale libre.
Conditions de forme
STATUTS DE LA SOCIETE
- Identité des PP ou PM qui ont signés les statuts
- Forme société
- Objet social : activités réservées aux SA = entreprises d’assurance autre que les
mutuelles, société d’économie mixte locale.
- Siège social de la société
- « SA » + montant capital social
- Durée
- Montant du capital
- Identité des apporteurs en nature et nb actions en contrepartie de l’apport
- Nb actions émises + valeur nominale
- Forme des actions
- Identité des bénéficiaires d’avantages particuliers et leur nature
- Nomination des organes de gestion
- Limite d’âge des administrateurs et membres du CS
- Dispositions pour répartition bénéfices, constitution réserves, répartition bonie
de liquidation
- Règles de convocation des AG
- Identité 1ers administrateurs et membres du CS
- Identité 1ers CAC
ANNEXES AUX STATUTS
- Rapport CAA
- Actes accomplis pendant la période de formation
- Mandat : mandat spécial est conclu par l’établissement des statuts (à
l’immatriculation)
FORMALITES
- Insertion d’un avis de constitution de la société dans un SHAL = support habilité
à publier une annonce légale.
- Enregistrer les statuts à DGI = direction générale des impôts.
- Dépôt des statuts au centre de formalités des entreprises afin que la société soit
immatriculée au RCS.
- Insertion au BODACC.
La
LaSASAsans à conseil
à conseil d’administration
d’administration
LE CONSEIL D’ADMINISTRATION (CA)
C’est un organe collégial
Composition du conseil d’administration :
Nb administrateurs : Minimum 3 et maximum 18 -> En cas de fusion de SA, le plafond
peut passer à 24 pendant 3 ans max.
Qualité : Peut être administrateur toute personne P ou M, actionnaire ou non sauf
incompatibilité ou interdiction de gérer. Les 1ers administrateurs sont désignés par les
statuts dans les sociétés qui ne font pas d’offre de titres au public. En cours de vie sociale,
ils sont nommés par l’AGO. Les salariés peuvent devenir administrateurs à condition que
leur nb ne peut excéder le 1/3 du nb des administrateurs en fonction. Les salariés de
l’entreprise qui sont nommés administrateurs du CA ont des statuts qui le prévoient et
ont un mandat qui n’excède pas 6 ans. (4 ans pour les SA non cotées et 5 ans pour les SA
cotées). Le nb des administrateurs âgés de +70 ans est limité au 1/3 des administrateurs
en fonction. Il faut avoir un contrat de travail avec une ancienneté de 2 ans au sein de
l’entreprise pour être élu au CA.
Equilibre H/F : Il y a une obligation légale de présence d’administrateurs de au moins
égal à 2 si l’effectif du conseil est de 8.
Il y a une obligation d’équité, au sein du CA 40% hommes et femmes.
250 salariés
Les sociétés cotées et le les sociétés excédant, 50 000 000€ de CAHT
depuis 3 exercices : 50 000 000€ total bilan
Ces sociétés ont l’obligation de compter au minimum de 40% d’administrateurs de
chaque sexe. Toutes les nominations contraires et les décisions prises par le CA
irrégulièrement composé sont nulles. Le versement des rémunérations des
administrateurs est suspendu tant que la situation n’est pas conforme.
Age : dans le silence des statuts, pas + 1/3 ne peut être âgée de +70 ans. Si cette limite
n’est pas respectée, la loi prévoit d’office que la personne la + âgée est réputée
démissionnaire.
Cumul des mandats (CA avec contrat de travail) : possible sous réserve de respecter les
critères jurisprudentiels ainsi qu’une limite en nombre (+ 1/3 des administrateurs liés à la
société par un contrat de travail). Les conditions de cumul varient selon la taille de la
société. Dans la SA, il y a pour les membres du CA/CS, une limite de 5 mandats max
simultanément exercé par une PP uniquement dans des SA ayant leur siège social sur le
territoire français (ne rentre pas en ligne de compte les mandats exercés dans d’autres
sociétés que SA, mandats DGD ailleurs que SA, mandats au sein de SA situées à
l’étranger. Si dans une même SA la PP occupe différents mandats simultanément, on ne
compte qu’un seul mandat avec la règle de cumul. (Exemple : administrateurs + DG =
un seul est retenu). Toute personne qui sera en infraction avec la règle de cumul aura
l’obligation de se démettre du/des mandat/s qu’elle aurait en excédent de son choix dans
une limite de 3 mois à compter de sa nomination ou du mandat en cause. Elle aura
l’obligation de restituer toutes les rémunérations perçus en intégralité.
Procédure de nomination :
Les 1ers sont nommés dans les statuts.
Ensuite,
Par voie normale = élection par AGO
➔ Les actionnaires doivent être informés de leurs qualités (âge, mandats exercés, etc)
Par voie exceptionnelle = En principe, les membres du conseil sont nommés par les
associés en AGO. Il existe un mécanisme particulier de membre du conseil, cela s’appelle
la cooptation.
➔ Cela consiste pour le conseil lui-même de nommer à titre provisoire pour
compléter son effectif à la suite d’un décès ou une démission. Pour être
envisagée, le minimum de 3 membres doit toujours être respecté et à défaut,
toute cooptation est nulle. Les membres restant du conseil devront demander
une AG pour compléter l’effectif sinon tout intéressé peut demander par voie
judiciaire la désignation d’un mandataire pour remplacer les personnes
définies.
Cooptation possible Cooptation obligatoire Cooptation interdite : convoc
obligatoire d’une AGO
En cas de décès ou de Si le nb d’administrateurs Si le nb d’administrateurs
démission d’un est < au minimum est < au montant légal
administrateur, si le nb statutaire mais >= au
d’administrateurs >= au minimum légal
minimum statutaire
Pour qu’elle soit envisagée, il est nécessaire qu’un effectif minimum soit respectueusement
établi dans les statuts.
Hypothèse 1 :
Si le nb minimum définit dans les statuts n’est plus respecté alors que le minimum par la
loi l’est toujours, le conseil est obligé de pourvoir au remplacement de la personne
défaillante de 3 mois.
Hypothèse 2 :
Le minimum définit par les statuts et le minimum de la loi se trouve être respecté, dans ce
cas la cooptation est facultative. Dans ce cas, les membres du conseil :
- Ne font rien et laisse la situation comme telle
- Décident de coopter une personne et ont donc l’obligation de soumettre leur choix
à une ratification ultérieure des associés lors d’une prochaine AG.
Les nominations provisoires qui sont faites, chaque personne coopter doit être ratifiée
lors d’une prochaine AG pour obtenir son mandat.
1° = une personne ratifiée par les associés pour la durée restante à courir du mandat de la
personne qu’il remplace
2° = une personne non ratifiée a un mandat qui devient caduc et les associés devront
désigner un nouveau membre au conseil.
Toutes décisions auxquelles cette personne a participé en amont reste juridiquement
valable.
Durée des fonctions : fixée dans les statuts et ne dépasse pas 6 ans.
Responsabilité : comme pour tout dirigeant, les responsabilités civile, pénale et fiscale
des administrateurs peuvent être engagées.
Rémunération : en principe les rémunérations des mandats sont des conventions libres
pour les sociétés non cotées. En principe les rémunérations des mandataires sociaux sont
des conventions réglementées pour les sociétés cotées.
Les rémunérations que l’on peut avoir en vertu d’une mission spéciale confiée par le
conseil relève de plein droit des conventions réglementées. Si le mandataire social perçoit
un salaire en vertu d’un contrat de travail, il relève des conventions réglementées
seulement si le contrat est conclu après le mandat.
Cumul avec contrat de travail : la loi exige que le contrat de travail sont conclut avant
même que celui-ci soit administrateur. À défaut, le contrat de travail sera frappé de
nullité. DÉROGATION : la loi de Warsmann – selon cette loi, un administrateur peut
devenir salarié de sa société si la SA dans laquelle on se place ne dépasse pas à la
clôture de l’exercice, 2 des 3 seuils suivant : (à savoir que le seuil concernant l’effectif
devra toujours être respectée)
- Effectif : moins de 250 salariés
- Total bilan n’excédant pas 43M d’€
- CAHT n’excédant pas 40M d’€
Si la société répond à ces critères, encore faut-il que le contrat de travail conclu
réponde lui-même aux 3 condition requises par la jurisprudence :
- Emploi effectif (sérieux, sincère)
- Les fonctions exercées doivent être détachables de celles d’administrateurs
- Lien de subordination envers la société doit être réel
Encore faut il que la limite du tiers soit elle même respectée c a d que pas plus d’⅓
des membres déjà en poste du CA ne soit pas déjà liés à la société par un contrat de
travail sous peine de nullité de ce contrat. Dès lors que le contrat de travail est conclu
après le mandat d’administrateur, il relève d’office des conventions réglementées.
Cessation des fonctions : arrivée à terme du mandat, dissolution de la société,
transformation de la société, fusion, adoption d’une structure dualiste, décès,
maladie de l’administrateur, atteinte de la limite d’âge, placé sous tutelle, démission,
révocation.
Concernant la démission :
- Elle est libre sans juste motif mais si c’est dans l’intention de nuire et
intempestive => versement de dommages et intérêts.
- Elle peut être forcée si l’administrateur est atteint d’incapacité, d’interdiction,
de déchéance, d’incompatibilité, s’il a plus de 4 mandats d’administrateurs, s’il
n’a plus d’actions alors que les statuts l’imposent
- Si tous les administrateurs démissionnent => nomination judiciaire d’un
administrateur provisoire dont la mission sera de convoquer une AG afin de
reconstituer le CA
Concernant la révocation :
- Ils peuvent être révoqués à tout moment par l’AGO => révocation ad nutum
- La révocation ne nécessite aucune justification
- Son révocable ad nutum : les membres du CA, le PCA, le PDG, le DG, le DGD
s’ils sont eux même administrateurs de la société, les membres du CS, le PDS,
le vice-président et le président du directoire.
La SA sans à conseil d’administration
- Son révocable que sur juste motif : le DG d’il n’est pas administrateur, le ou les
DGD, le DGU, les membres du directoire.
Pouvoir du CA
Pouvoirs de gestion : détermine les orientations de l’activité de la société, veille à leur
mise en place, se saisit de toute question intéressant la bonne marche de la société
mais si sa décision implique un engagement de la société à l’égard des tiers, il doit
demande au DG de l’exécuter, règle par ses délibérations les affaires qui la
concernent, dans ses rapports avec les tiers, la société est engagée même par les actes
du CA qui ne relèvent pas de l’objet social, à moins qu’elle ne prouve que le tiers
savait que l’acte dépassait cet objet , ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des
circonstances.
Pouvoirs de contrôle : procède aux contrôle et vérification qu’il juge opportuns
Pouvoirs particuliers : convocation des AG et fixation de l’ordre du jour (dans une SA
moderne, c’est le directoire qui convoque l’AG en cas d’absence, ce de directoire, ça
sera la DGU), arrêté des comptes, nomination et révocation du PCA, du DG et DGD,
modification du capital sur délégation de l’AGE, autorisation des conventions
réglementées, cooptation des administrateurs, autorisation des cautions, avals et
garanties accordés par la SA, modification des statuts pour les aligner avec les
dispositions législatives réglementaires par délégation de l’AGE et sous réserve de
ratification de l’AGE, établissement et présentation lors de l’AGOA d’un rapport sur
le gouvernement de l’entreprise.
Limites : ne saurait empiéter sur les pouvoirs propres des autres organes, notamment
ceux de l’AG, respect de l’intérêt social, dans la limite de l’objet social, dans le respect
des clauses statutaires
Fonctionnement du CA :
Tenue des réunions du CA : les statuts déterminent les règles relatives à la convocation
et aux délibérations du CA, le CA est convoqué par le président qui fixe l’ordre du jour,
en principe, une réunion se tient au siège mais les statuts peuvent prévoir autre chose,
si le conseil n’est pas réuni depuis plus de 2 mois, 1/3 des membres ou le DG peut
demander à son président de convoquer celui-ci sur un ordre du jour déterminé. Le
CAC doit impérativement être convoqué à chaque AG, lors d’un examen ou arrêté des
comptes annuels ou intermédiaires
- Quorum : le CA ne délibère valablement que si au moins la moitié de ses
membres sont présents, ce qui exclut les administrateurs représentés
- Majorité : un administrateur ne peut être porteur que d’une seule procuration.
Les décisions prises à la majorité des membres présents ou représentés, sauf
disposition statutaire plus forte.
Droit d’information des administrateurs : le président ou le DG de la société doit
communiquer à chaque administrateur tous les documents et informations
nécessaires à l’accomplissement de sa mission, avant la tenue du conseil. À défaut, ça
sera une délibération nulle.
Statut des administrateurs : ont l’obligation d’assister aux réunions, d’exercer un
contrôle effectif, de demeurer discret à l’égard des informations confidentielles
communiqués.
LE PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Nomination : nommé par le CA à la majorité de ses membres. Ça doit être une PP, âgé
de moins de 65 ans sauf disposition statutaire, membre du CA (administrateur) (en
cas de révocation, celui-ci perd son mandat de PCA mais aussi son mandat
d’administrateur), être actionnaire si les statuts l’exigent, doit se conformer aux
règles de cumul des mandats, sont soumis aux mêmes règles de capacité,
d’incompatibilités, d’interdictions qu’un administrateur.
Rémunération : le CA doit déterminer sa rémunération, ça ne relève pas des
conventions règlementées. Il peut percevoir des avantages en nature et bénéficier de
stock-options ou d’attribution d’actions gratuites. Il peut percevoir une autre
rémunération s’il a un autre mandat/contrat que PCA comme DG ou salarié. Leurs
rémunérations doivent figurer dans le rapport de gestion délivré aux actionnaires à
l’AGO.
Cumul avec contrat de travail : possible dans les mêmes conditions que pour les
administrateurs
Remplaçant des fonctions : en cas de décès ou d’empêchement, le CA peut désigner un
administrateur délégué.
Fin des fonctions : durée de ses fonctions prévue dans les statuts ou par le CA – ne
peut pas excéder 6 ans. Mandat de PCA rééligible, sauf dispositions statutaires
contraires. Ses fonctions prennent fins en cas de fusion, transformation, dissolution,
passage à une structure dualiste, décès, arrivée à termes de son mandat
d’administrateur, atteinte de la limite d’âge, démission, révocation ad nutum.
Concernant la révocation ad nutum :
- À tout moment sur décision du CA
- Peut être démis de ces fonctions sans justification et sans préavis
- N’a en principe droit à aucune indemnité
- Si la révocation intervient dans des conditions injurieuses et vexatoires =>
indemnisation judiciaire
- Une indemnisation conventionnelle peut être prévue
Le pouvoir du PCA : organise et dirige les travaux du CA, dispose d’une voix
prépondérante en cas de partage de voix sauf disposition statutaires contraire, doit
rentre compte des travaux du CA à l’AG, doit répondre aux questions posées par les
actionnaires représentant au moins 5% du capital social sur tout fait de nature à
compromettre la continuité de l’exploitation (=droit d’alerte)
Limites : par le CA, par les pouvoirs du DG, par les pouvoirs de l’AG, les statuts