0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues14 pages

Secondaire 2006

Le dossier pédagogique présente l'énergie hydraulique, son histoire et son rôle dans la production d'électricité en France. Il décrit les aménagements hydrauliques, les types d'usines, ainsi que le fonctionnement des barrages et des turbines. L'hydroélectricité est mise en avant comme une source d'énergie renouvelable essentielle, représentant 18% de la production électrique mondiale.

Transféré par

Soria Alik
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues14 pages

Secondaire 2006

Le dossier pédagogique présente l'énergie hydraulique, son histoire et son rôle dans la production d'électricité en France. Il décrit les aménagements hydrauliques, les types d'usines, ainsi que le fonctionnement des barrages et des turbines. L'hydroélectricité est mise en avant comme une source d'énergie renouvelable essentielle, représentant 18% de la production électrique mondiale.

Transféré par

Soria Alik
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Vallée de l’Eau d’Olle – Le Verney

38114 VAUJANY
04 76 80 78 00
[Link]@[Link]
[Link]

DOSSIER PEDAGOGIQUE
COLLEGES - LYCEES
Edition HYDRELEC
janvier 2006

Unité de Production ALPES Crédit photos : Artechnique Piccardy


Mirabel
GEH ECRINS VERCORS Médiathèque EDF
SOMMAIRE

IL ETAIT UNE FOIS ... L’ENERGIE HYDRAULIQUE page 2

L’EAU UNE ENERGIE QUI COULE DE SOURCE page 4

DE L’EAU A L’ELECTRICITE : UN PASSIONNANT VOYAGE page 5

1°) LES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES page 6


2°) LES DIFFERENTS TYPES D’USINES page 7

LES BARRAGES : LA MAÎTRISE DE L’EAU page 8

LES TURBINES page 10

LES ALTERNATEURS page 11

LE TRANSPORT DE L’ELECTRICITE page 12

GLOSSAIRE page 13

* voir glossaire (p. 13)

1
IL ETAIT UNE FOIS ... L’ENERGIE HYDRAULIQUE

Au IIème siècle avant J.C., la roue était déjà utilisée


: la roue à augets tourne grâce au poids de l’eau
et la roue à palettes avec la vitesse ; toutes deux
sont les ancêtres de la turbine.
Au Moyen Age, l’énergie hydraulique est à la base
de beaucoup de travaux essentiels tels que pour
actionner les martinets de forge ou de soufflerie.
Les moulins, scieries, papeteries, ateliers
métallurgiques se développèrent dans les régions
montagneuses.

Les exploitations hydrauliques progressent


rapidement grâce aux inventions de Benoît Fourneyron. Il comprit en 1827 qu’il fallait dépouiller l’eau
de son énergie lorsqu’elle passe, en un temps très bref, dans l’auget : c’est le système de la turbine à
réaction. Celle-ci résout les problèmes de la roue : elle peut être immergée ou émergée et s’adapte à
toutes les hauteurs de chute. Les papeteries iséroises l’utiliseront jusqu’au début du XXème siècle.
Désormais, la contrainte majeure est de l’installer au bas des chutes d’eau. Les premières conduites
forcées voient le jour en 1835 avec Aristide Bergès qui équipe les chutes de Lancey, hautes de 200 m.
La puissance installée s’élève à 700 kW* et entraîne les machines d’une papeterie.
Les découvertes de Volta (1800) ont permis à Gramme de créer la première dynamo en 1872 , puis la
génératrice conçue par Siemens et Alteneck apparaît en 1878. Dès lors, l’énergie hydraulique permet
de créer l’énergie électrique et les cours d’eau seront dorénavant aménagés pour cela.
En 1883, Marcel Desprez réussit à « transporter la force à distance » : la première ligne de transport
est née, elle relie Vizille à Grenoble sur 14 km.
Dans les années 1900, on construit les premières centrales hydroélectriques pour turbiner les eaux de
la Romanche. On en compte huit sur 300 m de dénivelée ; la centrale du Verney est encore en activité.
L’industrialisation de la vallée débute avec le succès de la « Société Keller et Leleux » dès 1906. Elle
contribue entre autre à l’effort de guerre en fabriquant des obus pendant le première Guerre Mondiale.

Usine hydroélectrique
des Vernes, construite
en 1918 sur la
Romanche et toujours
en activité

2
« La vallée hydroélectrique la plus intéressante du Monde », selon un ingénieur américain, comprend
vite ses atouts. Les industriels affluent pour construire des usines et des centrales : le barrage du
Chambon est un des premiers ouvrages (construit en 1934), il régularise le débit de la Romanche.
Entre 1920 et 1940, 51 barrages sont construits dans les montagnes françaises.

A la suite de la loi de nationalisation de l’industrie électrique en 1946, la plupart de ces centrales


électriques sont absorbées par EDF, à qui l’Etat a confié la conception, l’exploitation et la vente de
l’électricité en France.

Le premier choc pétrolier en 1974 voit renaître un certain intérêt pour l’hydraulique bien que l’énergie
nucléaire commence à apparaître. La vallée de la Romanche offre des conditions géographiques et
géologiques suffisamment intéressantes pour inciter EDF à implanter un des derniers grands ouvrages
hydrauliques, la station de transfert d’énergie par pompage (STEP) la plus puissante de France :
GRAND’MAISON, mise en service en 1987.

Désormais, grâce à sa souplesse d’utilisation et à sa rapidité de réaction, le rôle de l’hydraulique est de


réguler le réseau.

3
L’EAU, UNE ENERGIE QUI COULE DE SOURCE

Parmi toutes les énergies renouvelables, l’hydroélectricité occupe une place privilégiée. Elle
produit 18% de l’électricité à l’échelon mondial.

MOBILISER L’EAU A DEFAUT DE L’ELECTRICITE


A la différence de l’électricité, que l’on ne peut pas stocker, l’eau en revanche peut être
accumulée dans les nombreuses retenues d’EDF : elles représentent un volume total d’environ 7
milliards de m3, soit les ¾ des réserves d’eau constituées en surface sur le territoire français. Cette
énergie accumulée est facilement mobilisable : il suffit de deux minutes à l’usine de Grand’Maison pour
fournir 1 800 MW* au réseau. Cette souplesse de fonctionnement permet d’ajuster en permanence la
production aux variations de la demande en électricité.

L’HYDRAULIQUE, ACTEUR DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE


Au delà du seul aspect énergétique, l’hydroélectricité est étroitement liée à l’aménagement du
territoire. Par leur taille et par les réserves d’eau qu’ils constituent, les barrages sont des éléments
importants dans la vie locale : l’eau « maîtrisée » peut servir à l’amélioration de la production agricole
avec l’irrigation des terres, elle peut se montrer très précieuse pour l’alimentation des régions en eau
potable, les grands barrages EDF constituent autant de lacs, ce qui représente une grande richesse
touristique : EDF a ouvert de nombreux plans d’eau aux activités nautiques et contribue ainsi au
développement des communes et des régions.

LE PARC HYDROELECTRIQUE FRANÇAIS


La France possède et exploite 220 barrages qui alimentent quelque 550 centrales pour une puissance
totale de 23 000 MW* soit 25% de la puissance électrique* totale installée en France .
Les 70 TWh* produits en une année d’hydraulicité normale représente 15% de la production totale
annuelle.

Courbe de production d’une journée « type » en hiver

4
DE L’EAU A L’ELECTRICITE :
UN PASSIONNANT VOYAGE

LES PRINCIPES GENERAUX

L’eau accumulée dans les barrages ou dérivée


dans les prises d’eau constitue une énergie
disponible utilisée pour actionner la roue d’une
turbine.

L’énergie hydraulique se transforme alors en


énergie mécanique. Cette turbine, à son tour,
entraîne un alternateur* grâce auquel l’énergie
mécanique va devenir énergie électrique.

La hauteur de la chute et le débit influencent


directement la puissance disponible.

Pour une même puissance, une turbine peut donc


être alimentée par un faible débit avec une
hauteur de chute importante ou, au contraire, par
un débit important avec une faible hauteur de
chute.

La puissance exprimée en kilowatt (kW) est


donnée par la formule : P = k x h x débit

k est un coefficient propre à l’installation


qui correspond à environ 8 :
rendement = (0.82) x gravité (9.81)
le débit est exprimé en m3/s (mètres cube
par seconde)
h est la chute, exprimée en mètres

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UNE CENTRALE HYDRAULIQUE

5
1°) LES AMENAGEMENTS HYDRAULIQUES

Chaque site possède des caractéristiques géographiques, géologiques, topographiques, hydrologiques qui
lui sont propres. C’est pourquoi les aménagements hydrauliques présentent une grande diversité.
Toutefois, on peut distinguer quatre grands types d’aménagements répondant chacun à une fonction
spécifique dans l’organisation générale de la production.

Les aménagements de haute chute : plus de 400 m


Ils équipent les sites de montagne qui bénéficient, pour
des débits souvent très faibles, de très importantes
dénivelées. L’eau des torrents et des rivières est
emmagasinée dans une retenue. Elle est dirigée par des
canaux ou des galeries et des conduites forcées vers les
turbines où son énergie se transforme en énergie
cinétique entraînant un alternateur*.

Les aménagements de moyenne chute : moins de 400 m


Ces équipements sont situés sur des cours d’eau à pente assez
forte et à débit abondant. Leur capacité de stockage est souvent
moins importante que celle des équipements de hautes chutes.

Les aménagements de basse chute : moins de 40 m


Ce sont des équipements adaptés aux cours d’eau à faible
pente et à très fort débit. Ils ne disposent pratiquement
d’aucune capacité de stockage.

Les Stations de Transfert d’Energie par Pompage


(STEP) :
Le principe consiste à échanger une masse d’eau entre
deux bassins séparés l’un de l’autre par une dénivellation.
L’aménagement fonctionne comme un accumulateur
d’énergie : il produit de l’électricité quand il turbine les
apports stockés dans le bassin supérieur (aux heures de
pointe) ; il en consomme pour pomper l’eau emmagasinée
dans le bassin inférieur vers le bassin supérieur (aux
heures creuses).
La différence de valeur de l’électricité entre période de
pointe et période creuse donne leur intérêt économique
aux installations de pompage.

6
2°) LES DIFFERENTS TYPES D’USINES

Derrière les barrages on constitue un réservoir d’eau qui permet un stockage plus ou moins long.
Selon que l’aménagement offre ou non une telle possibilité, on le classe dans l’une des
catégories suivantes.

Les usines au fil de l’eau :


Elles n’ont pas de réserve de tête et ne
peuvent modifier le débit du cours d’eau qui
les traverse.

Les usines d’éclusée :


Elles disposent d’un réservoir où l’on peut
accumuler une partie de l’eau recueillie et
reporter la production d’électricité de réserve
des heures pleines sur les heures creuses. La
capacité de réserve d’une usine d’éclusée a
une durée de remplissage comprise entre 2 et
400 heures.

Les usines de lac :


Elles sont alimentées par une retenue
suffisamment importante pour permettre le
transfert des apports d’une saison sur l’autre
ou même d’une année sur l’autre. La durée
de leur remplissage est supérieur à 400
heures. Ces réserves saisonnières sont le plus
souvent constituées à l’aide de grands
barrages.

Les Stations de Transfert d’Energie par


pompage (STEP) :
Le principe consiste à échanger une masse
d’eau entre deux bassins séparés par une
dénivellation. Le transfert d’énergie par
pompage absorbe l’énergie produite aux
heures creuses par les centrales thermiques,
notamment nucléaires, dont la puissance est
peu modulable. Grâce à leur souplesse de
fonctionnement, les usines de pompage
constituent une réserve de puissance pour
assurer le réglage du réseau et également en
cas de défaillance d’une grosse unité de
production thermique.

7
LES BARRAGES :
LA MAÎTRISE DE L'EAU

En s’opposant à l’écoulement naturel de l’eau, un barrage remplit deux fonctions importantes. D’une part il
permet, en dérivant l’eau et en créant une chute, de produire de l’électricité et d’autre part, il constitue une
réserve correspondant à un potentiel d’énergie utilisable instantanément en cas de besoin. On distingue deux
grandes catégories de barrages : les barrages fixes et les barrages mobiles.

Les barrages fixes :


Il en existe de très nombreux types, que l’on peut toutefois diviser en deux sous-catégories selon la nature des
matériaux utilisés pour leur construction.

Les barrages en béton :


Ces barrages s’opposent aux forces créées par la pression de l’eau, soit par leur propre poids (barrages
poids), soit en reportant sur les rives par un effet de voûte la poussée hydraulique (barrages voûtes),
soit encore en associant ces deux possibilités (barrages mixtes), soit enfin en reportant les efforts sur le
sol par l’intermédiaire de contreforts (barrages contreforts).

Les barrages poids :


Caractérisés par une section pratiquement triangulaire, ils présentent
l’avantage de ne solliciter que très peu la résistance des berges.
Toutefois, leur construction requiert une grande quantité de béton.

Les barrages voûtes :


Ils sont constitués par une coque en béton à simple ou double
courbure. Le côté convexe est dirigé vers l’amont. Ce type de
barrage est implanté dès qu’une vallée est assez étroite pour
permettre l’arc-boutement de l’ouvrage et lorsque les rives sont
géologiquement très saines.

Les barrages contreforts :


Les contreforts en béton de forme triangulaire supportent en
principe des voûtes de faible portée ou des dalles planes qui
transmettent la poussée de l’eau vers le sol. Ces barrages
nécessitent moins de béton que les barrages poids et n’exigent pas
des vallées étroites comme les barrages voûtes. Il et néanmoins
nécessaire que le rocher soit de bonne qualité.

Les barrages en matériaux non liés (remblais) :


Ce sont obligatoirement des barrages poids. Ils sont réalisés par l’empilement de matériaux juxtaposés
sans éléments de liaison particulier. Ils comportent néanmoins un élément assurant leur étanchéité
(noyau ou masque amont).

Ce sont les barrages en enrochement et les barrages en terre.

8
Les barrages mobiles :
Lorsqu’un barrage de faible hauteur est implanté sur une
rivière à fort débit, la section nécessaire à l’écoulement
des crues est importante. Par opposition aux barrages
fixes, les barrages mobiles sont donc des ouvrages dont
une grande partie est amovible, permettant ainsi de
supprimer une fraction appréciable de l’obstacle et de
laisser au cours d’eau un débouché suffisant pour éviter
l’élévation du niveau en amont, en particulier pendant les
crues. On rencontre fréquemment ce type de barrage
dans les basses chutes.

L’auscultation et la surveillance des barrages :


Comme toute construction, les barrages sont soumis à des mouvements et déformations. De leur solidité dépend la
sécurité des habitants de la vallée. Pour prévenir toute dégradation importante et a fortiori toute rupture, EDF exerce
une surveillance constante. L’ensemble des méthodes et des moyens mis en oeuvre pour assurer cette surveillance
constitue l’auscultation des barrages.
Elle consiste à recueillir, à traiter, à analyser et à synthétiser toutes les informations permettant de contrôler le mode
d’action et l’influence des forces auxquelles les ouvrages sont effectivement soumis, et de cerner tous les aspects de
leur comportement. On établit tout au long de leur vie leurs « diagnostics de santé ».
Tous les ouvrages de retenue sont soumis à l’action de diverses forces :
Poids de l’ouvrage
Forces hydrostatiques (dues à la pression de l’eau)
Forces thermostatiques (dues aux variations de température)
D’autres forces peuvent se développer par suite de l’apparition de phénomènes secondaires :
Déformation des massifs naturels (fondations ou rives) ;
Facteurs physiques et chimiques du béton.
L’auscultation a pour but d’établir un « état de santé » des ouvrages grâce à des contrôles externes et internes, au
moyen de divers matériels appropriés : piézomètres, extensomètres, inclinomètres, furets hydrauliques....

Cabine de réception des appareils


d’auscultation du barrage du Verney
au 1er plan : le furet hydraulique Construction du barrage de Grand'Maison :
(Photo Artechnique-Piccardy) Mise en place d’un élongamètre
(Photo Mirabel)

9
LES TURBINES

Les turbines transforment en énergie mécanique l’énergie de l’eau. On distingue les turbines à
action (pour les hautes chutes) et les turbines à réaction (pour les moyennes et basses chutes).

Les turbines à action


Dans ce système, l’eau est libérée dans la turbine avec toute la vitesse dont la chute en ce
point est capable. Elle est dirigée en puissants jets sur des augets en un ou plusieurs points de sa
périphérie. Il y a donc, dans la roue, transformation totale (aux pertes près) de l’énergie cinétique en
énergie mécanique de rotation.

Le seul type actuellement


construit sur ce modèle est la
turbine Pelton qui équipe les
centrales de hautes et très hautes

Les turbines à réaction


Dans les turbines à réaction, le dispositif d’injection de l’eau dans la roue de la turbine et la
forme de cette roue sont tels que l’eau pénétrant dans la turbine possède une vitesse réduite
correspondant à une fraction seulement de la vitesse dont la chute est capable en ce point.

L’eau admise dans la roue possède donc à la fois de l’énergie cinétique et de l’énergie
potentielle de pression. Plusieurs modèles fonctionnent selon ce principe : les turbines Francis et les
turbines Kaplan, qui portent le nom de leur inventeur.

Les turbines Francis sont utilisées pour les chutes moyennes, jusqu’à 400 m environ. Les
turbines Kaplan sont plus particulièrement destinées aux basses chutes, inférieures à 40 m.

Turbine Pelton Turbine Francis Turbine Kaplan

La puissance théorique d’une installation est : P = ρ.g.débit.H


ρ : masse volumique de l’eau en kg par mètre cube
H : hauteur de chute en mètres
P : Puissance en Watt
(unités MKSA)

10
LES ALTERNATEURS

L’alternateur* est un générateur dont le principe est simple : le rotor, constitué d’électro-
aimants*, tourne à l’intérieur du stator, constitué de fils de cuivre. Le rotor est l’inducteur et le stator
est l’induit. La production d’électricité se fait par induction. Un réglage du courant dans l’électro-
aimant permet de modifier la puissance* débitée.

Le rotor est un électroaimant dont les pôles sont alternativement nord et sud. Ces
enroulements sont alimentés en courant continu par l'intermédiaire de balais frottant sur deux bagues.
Le rotor tournant crée un flux variable à travers les enroulements du stator. Il y a donc création d'une
force électromotrice induite dans le stator.

L’alternateur est entraîné par la turbine à une vitesse de rotation variable selon les machines
(de moins de 100 à 1000 tours/minutes). La vitesse de la machine et le nombre de pôles conditionnent
la fréquence* :

60f = pN

F = Hertz
P = nombre de paires de pôles du rotor
N = nombre de tours par minute

Les machines reliées au réseau électrique français, lui-même interconnecté avec les pays de la
Communauté Européenne, doivent fonctionner à fréquence constante ; cette fréquence est fixée à
50 Hz.

11
LE TRANSPORT DE L’ELECTRICITE

L’électricité est une énergie qui ne se stocke pas. Elle est aisément transportable des sites de
production aux sites de consommation. Son transport s’effectue par un réseau à très haute tension*.
La distribution auprès des clients s’effectue par des réseaux à moyenne et basse tension. La gestion de
la totalité du réseau électrique est maintenant confié à RTE (Réseau de Transport de l’Energie) qui
assure l’interface entre les producteurs (EDF, CNR, SNET, producteurs européens, ...) et les
distributeurs (EDF, Régies, ...) qui, à leur tour livrent les consommateurs (industriels, PME, clients
domestiques).

Implantation des sites de production et de transport :


- l’électricité d’origine hydraulique est en général produite dans les régions montagneuses,
- celle d’origine nucléaire s’effectue dans des sites une quantité d’eau suffisante pour le
refroidissement,
- celle produite dans les centrales thermiques à flamme, que l’on pouvait implanter près des
agglomérations, est réduite pour des raisons écologiques et économiques.
L’électricité produite doit ensuite être transportée vers ses utilisateurs.

Le réseau de transport

Dès qu’il est produit, le courant électrique* est véhiculé en haute tension à 225 000 V* et
400 000 V et livré à cette tension à la grande industrie et aux chemins de fer. Il est transformé en
courant moyenne tension à 15 000 ou 20 000 V, pour être livré aux centres de distribution EDF. Ces
centres en assurent la distribution en basse tension auprès de la clientèle dont la plus grande partie est
domestique.
Pour des raisons essentiellement techniques, le transport se fait principalement par voie
aérienne. Les lignes sont portées par des pylônes. Les conducteurs* sont généralement en aluminium
mais ils sont renforcés par de l’acier dans les régions où ils sont menacés par le givre ou la neige. Le
tracé des lignes hautes et moyennes tensions doit tenir compte aussi bien des obstacles naturels
(fleuves, montagnes) que des exigences humaines (agglomérations, émetteurs de radio ou de
télévision, sites classés, etc). Il est réalisé en concertation avec la population et les élus intéressés par
le passage des lignes.

Le réseau de distribution
Lorsque le courant passe du réseau de transport sur
le réseau de distribution, sa tension doit être réduite, afin
que les clients puissent l’utiliser : c’est le rôle des postes de
transformation.
La tension est de 15 000 à 20 000 V pour les
industries moyennes et de 230 V ou 400 V pour les
particuliers.
Aujourd’hui, les réseaux de distribution sont pour la
plupart souterrains dans les agglomérations, mais sont
encore aériens dans de nombreuses zones rurales.

Puissance à transporter par fil (triphasé) :


P = VI
Pertes par effet Joule : p = RI² = RP²/V²
Ces pertes sont inversement proportionnelles au carré
de la tension de transport. Elles diminuent très vite si la
tension de transport augmente.
12
GLOSSAIRE

Alternateur : appareil qui transforme une énergie mécanique en courant électrique. Il est composé
d’un rotor et d’un stator.
Ampère : unité d’intensité du courant électrique (symbole A).
Atome : constituant de base de la matière, composé
d’un noyau de charge positive autour duquel
tournent les électrons de charge négative.
Conducteurs : corps qui transmettent la chaleur ou l’électricité.
Courant alternatif : flux d’électrons qui parcourt un circuit en changeant périodiquement de sens
dans les conducteurs. On nomme « période » chaque aller et retour du courant,
et « fréquence » le nombre d’allers et retours effectués en une seconde. La
période s’exprime en seconde, la fréquence en hertz (Hz).

Courant continu : flux d’électrons constant parcourant un circuit électrique dans un sens constant.
Courant électrique : déplacement d’électrons à l’intérieur d’un conducteur, depuis une charge
négative vers une charge positive.
Electrons : particules électriquement négatives qui tournent à grande vitesse autour du
noyau de l’atome auquel elles appartiennent.
Electro-aimant : barreau de fer doux entouré d’un bobinage qui peut
s’aimanter au passage d’un courant en produisant un
champ magnétique
Fréquence : nombre de périodes d’une tension alternative en une seconde
(cf. courant alternatif).
Intensité : quantité d’électricité débitée par un courant électrique pendant
un temps déterminé. L’intensité se mesure en ampères (symbole A). Elle est
« comparable » au débit de l’eau dans une conduite.
Un ampère correspond à un débit d’électrons d’environ 6,24 x 10^18 (10 puissance 18)
électrons par seconde.
Période : intervalle de temps séparant deux passages successifs d’une tension alternative (cf.
courant alternatif).
Puissance : produit arithmétique de la tension (en volts) par l’intensité (en ampères). La puissance
électrique se mesure en watts (W).
Tension : différence de potentiel électrique mesurée entre deux points d’un circuit électrique. La
tension se mesure en volts (symbole V). Elle est « comparable » à la pression existant
dans une conduite d’eau.
Volt : unité de mesure qui définit la tension (ou différence de potentiel).
Watt : unité de mesure qui définit la puissance d’un appareil électrique
1 kiloWatt (kW) = 1 000 Watt – 1 mégaWatt (MW) = 1 000 000 Watt –
1 gigaWatt (GW) = 1 000 000 000 Watt – 1 téraWatt (TW) = 1 000 milliards de Watt

13

Vous aimerez peut-être aussi