LA MENINGITE
DR DIALLO:
Plan de l exposé
I. GENERALITES
1. Définition
2. Intérêt
III. DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
1. Méningites à méningocoque : Nesseria méningitidis
2. Méningites à Haemophilus influenzae
3.Méningites à pneumocoque : Streptococcus
III.les signes
1.signe clinic
-syndrome meninge
-syndrome infectieux
2 . Paraclinique
3.Evolution
- [ ] IV.les differents formes clinique
- [ ] 1.Méningite bactérienne: 2.Méningite virale:
- [ ] 3.Méningite fongique: 4.Méningite parasitaire:
V.Traitement
1.Curatif
2.Preventif
Conclusion
Les exposantes:
Aminata Siniphiwé sylla
Fatoumata diop
Mbène fall
Kiné ndiaye
Sokhna Dione
Awa sarr
Fatoumata Ba
I.GENERALITES
Les méningites aigues correspondent à une inflammation des méninges, enveloppes
protectrices du cerveau et de la moelle épinière. Elles sont en général
infectieuses dues le plus souvent à un virus, plus rarement à une bactérie, et
parfois à un champignon.
1.Definition
C’est une inflammation aigue des méninges due à des bactéries pyogènes avec un
Liquide Céphalo-rachidien (LCR) trouble à la ponction lombaire.
2.Intérêt
en jeu le pronostic vital ;Maladie fréquente en zone tropicale sévissant sous forme
d’épidémie (ceinture de lapeysonnie). La prévention repose sur la vaccination
II.DIAGNOSTIC D ETIOLOGIE
Méningites à méningocoque : Nesseria méningitidis
famille des Neisseriaceae
des diplocoques à Gram négatif non-sporulés, non-mobile, encapsulés et non
acidorésistants, et qui apparaissent réniformes sous le microscope
Le génome N. meningitidis de 2,3 mbp a une teneur G+C de 51,5 % et contient 2158
cadres de lecture ouverts 4 . La croissance 1 du N. meningitidis nécessite un
environnement aérobie contenant 5 % de COz et un milieu enrichi contenant du sang.
Des colonies de taille moyenne, lisses, transparentes, non pigmentées, non
hémolytiques et convexes se forment sur gélose au sang après une incubation de nuit
1 à une
température de 35 à 37 °C. Il y a au moins 13 sérogroupes, les sérogroupes
A, B, C, X, W135 et Y étant les plus fréquemment représentés en cas de malade
invasive
2.Méningites à Haemophilus
Haemophilus influenzae, autrefois appelé bacille de Pfeiffer, est une bactérie
strictement humaine de la famille des Pasteurellaceae et de la classe des
Gammaproteobacteria. Les cellules sont des coccobacilles ou de petits bâtonnets
immobiles à Gram négatif.
Haemophilus influenzae
3.Méningites à pneumocoque : Streptococcus
Streptococcus pneumoniae (le pneumocoque) est une espèce de bactérie du genre
Streptococcus. C'est un important agent pathogènechez l'humain. Il est notamment
responsable de nombreuses co-infections : il a, par exemple, aggravé la mortalité
lors de la pandémie de grippe espagnole[1].
Streptococcus pneumoniae
III.les signes
syndrome meninge
syndrome méninge se caractérise par une raideur de la nuque, des maux de tête
intenses, une intolérance à la lumière (photophobie) et des vomissements.
Signes physiques :
× Attitude en chien de fusil : avec une tête rejetée en arrière, dos tourné vers la
lumière et flexion des membres inférieurs sur le thorax ;
× Hyperesthésie cutanée : augmentation de la sensibilité de l’individu
× Raideur de la nuque
× signe de KERNIG : l’élévation des membres inférieurs en extension sur le plan du
lit entraine des douleurs lombaires et une flexion des genoux
× Signe de BRUDZINSKI : une tentative de flexion de la nuque sur le tronc entraine
une flexion réflexe des membres inférieurs
× La raie méningée : c’est un trait rouge provoqué par le passage de l’ongle sur la
peau du malade (abdomen). Elle est plus visible chez les sujets à carnation claire.
2.syndrome infectieux
Syndrome infectieux :
* Fièvre : Température élevée. o
* Purpura: Eruption cutanée rouge violacée, parfois associée à une fièvre élevée.
* Malaise général: Sensation de fatigue,
fièvre à 39-40° accompagnée de frissons, tachycardie et d’unherpès labial.
L’attitude thérapeutique à avoir en urgence est la ponction lombaire en l’absence
de contre-indication. C’est un acte médical permettant l’étude du LCR :
A la Macroscopie : le liquide céphalo-rachidien est hypertendu, louche purulent,
mais parfois il peut être clair ou hémorragique.
2 . Paraclinique
La ponction lombaire est un geste médical qui consiste à prélever du liquide
céphalorachidien à l'aide d'une aiguille fine introduite après anesthésie locale
entre deux vertèbres lombaires. Cet examen est généralement peu ou pas douloureux.
Son objectif est de rechercher la présence d'un nombre anormalement élevé de
globules blancs dans le liquide céphalo-rachidien (ce qui est le signe d'une
infection). Selon l'aspect du liquide céphalo-rachidien (clair ou purulent),
La Paraclinique retrouve à la numeration de formule sanguine qui nous montre une
hyperleucocytose à polynucléaire neutrophile
× L’examen Cytologique Bactériologique etChimique du LCR devra être acheminé au
laboratoire.
3.Evolution
Les méningites virales : guérison sans traitement
Les personnes ne souffrant pas de déficit immunitaire guérissent rapidement et sans
traitement spécifique. Cependant, dans de très rares cas, des séquelles sont
observées comme la surdiité dans les méningites dues au virus des oreillons.
Les méningites bactériennes, fongiques et parasitaires : un traitement urgent pour
éviter les
La prise d'antibiotiques (ou antifongique ou antiparasitaire) doit intervenir au
plus vite, afin d'assurer la guérison et d'éviter le décès (observé, en moyenne,
dans 20 % des cas de méningites bactériennes) ou la survenue de complications.
Les complications peuvent être :
* un abcès (amas de pus collecté dans une cavité fermée) au niveau du cerveau. Il
peut survenir quelques jours après le début des soins, si ceux-ci ont été un peu
tardifs, ou en cas de résistance des germes au médicament prescrit ;
* une hydrocéphalie. Il s'agit d'une augmentation de pression du liquide
céphalorachidien ou cérébrospinal
* une hydrocéphalie. Il s'agit d'une augmentation de pression du liquide
céphalorachidien ou cérébrospinal causant une dilatation des cavités cérébrales ;
* une récidive de la méningite. Elle est possible en cas de lésion anatomique
(par exemple, après un traumatisme crânien), constituant une porte d'entrée pour
les germes. Relativement rare, elle se déclare dans les semaines suivant le début
du traitement ;
* la présence de séquelles. Les méningites bactériennes peuvent laisser des
séquelles, surtout lorsqu'elles surviennent chez l'enfant (perte d'acuité auditive
ou surdité, troubles visuels, troubles de l'attention, troubles des apprentissages,
difficultés scolaires...) Ce phénomène concerne par exemple 20 % des personnes qui
ont contracté une méningite à méningocoque.
- [x] IV.les differents formes clinique
1.Méningite bactérienne:
C'est une forme grave et potentiellement mortelle qui nécessite une prise en charge
rapide et efficace avec des antibiotiques.
Elle se caracterise par un syndrome méninge (maux de tête intenses, raideur de la
nuque, photophobie, vomissements) et un tableau clinique pouvant être plus
spécifique chez les enfants (malaise, irritabilité, anorexie, diarrhée).
2.Méningite virale:
Généralement moins grave que la méningite bactérienne, elle se manifeste par des
symptômes semblables à ceux de la grippe ou de la gastroentérite, puis évolue vers
un syndrome méninge.
3.Méningite fongique:
Elle est moins fréquente, mais plus difficile à diagnostiquer et à traiter. Elle
peut avoir des formes cliniques variées, souvent associées à des pathologies sous-
jacentes. ®
4.Méningite parasitaire:
Elle est également moins fréquente, mais son diagnostic est crucial pour éviter des
complications graves. Elle peut être causée par différents parasites, notamment
ceux liés à des maladies comme la maladie de
Lyme.
V.Traitement
1.Traitement Curatif
Méningite bactérienne (la plus grave)
* Antibiothérapie d'urgence :
* Dès la suspicion de méningite, on administre immédiatement des antibiotiques à
large spectre (ex. : céphalosporines de 3e génération comme la ceftriaxone).
* Une fois le germe identifié, le traitement est ajusté selon l'antibiogramme.
* Corticothérapie :
* La dexaméthasone est souvent administrée en complément pour réduire
l'inflammation des méninges et prévenir les séquelles neurologiques (surtout en cas
de méningite à pneumocoque).
* Hospitalisation en soins intensifs :
* Surveillance étroite, traitement de la malade.
* Hospitalisation en soins intensifs :
* Surveillance étroite, traitement de la fièvre, hydratation, gestion des
complications (convulsions, troubles neurologiques).
b) Méningite virale
* Moins grave, souvent d'évolution spontanément favorable.
* Traitement symptomatique : repos, hydratation, médicaments contre la fièvre et
les douleurs.
* Si le virus est identifié comme l'herpès(HSV), un traitement antiviral (ex. :
* aciclovir) est prescrit.
c) Méningite fongique ou parasitaire
* Plus rare, souvent chez des patients immunodéprimés.
* Traitement antifongique ou antiparasitaire spécifique selon l'agent infectieux
*
2. Traitement préventif
a) Vaccination
La prévention la plus efficace repose sur la vaccination contre les principales
bactéries responsables :
* Méningocoque (Neisseria meningitidis) : vaccins contre les sérogroupes A, B, C,
W,Y.
* Pneumocoque (Streptococcus pneumoniae) : vaccin pneumococcique.
* Haemophilus influenzae type b (Hib) :
* vaccination systématique chez les nourrissons.
b) Prophylaxie pour les contacts proches
* En cas de méningite bactérienne, surtout àméningocoque :
* Antibioprophylaxie (ex. : rifampicine,
Prophylaxie pour les contacts proches
* En cas de méningite bactérienne, surtout àméningocoque :
* Antibioprophylaxie (ex. : rifampicine,ciprofloxacine ou ceftriaxone pour
l'entourage proche.
* Elle permet d'éliminer les bactéries porteuses dans le nasopharynx.
c) Mesures d'hygiène
* Lavage des mains régulier.
* Éviter le partage d'objets personnels (couverts, brosses à dents).
* Port de masque si nécessaire (dans certains contextes épidémiques).
Conclusion
La méningite est une maladie grave mais évitable grâce à la prévention et au
traitement précoce. Informer et sensibiliser le public, notamment à l'importance de
la vaccination, est essentiel pour sauv~~ des vies.