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Cours Comptabilité Générale

Ce document présente une initiation à la comptabilité générale, abordant son historique, ses définitions, et ses types, ainsi que le système comptable OHADA. Il vise à enseigner les principes fondamentaux de l'enregistrement des opérations comptables et inclut des objectifs pédagogiques spécifiques. La bibliographie mentionnée fournit des ressources pour approfondir les connaissances sur le sujet.

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Cours Comptabilité Générale

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COMPTABILITE GENERALE

Pr AKOUWERABOU
UTS/ UFR SJP – L2
SOMMAIRE

INITIATION A LA COMPTABILITÉ GENERALE

CHAPITRE I : GENERALITES

CHAPITRE II : ANALYSE COMPTABLE DES OPERATIONS

CHAPITRE III : LE COMPTE ET LA PARTIE DOUBLE

CHAPITRE IV : LES LIVRES COMPTABLES ET AUTRES SUPPORTS


OBLIGATOIRES : LE SYSTEME CLASSIQUE

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

Objectif général : appliquer les principes fondamentaux pour l’enregistrement


des opérations courantes
Objectifs spécifiques :
- Faire l’analyse comptable à partir des comptes.
- Définir et tracer un compte.
- Enregistrer dans le journal classique les opérations comptables.

BIBLIOGRAPHIE

• Système comptable OHADA, Guide d’application, 437 p.


• F. HIEN & A. NACANABO, Comptabilité générale selon le SYSCOHADA révisé
Tome 1, février [Link]
• C. PEROCHON et J. LEURION Analyse comptable et Gestion prévisionnelle : TQG,
Collection Foucher. - Septembre 1988.

COMPTABILITE GENERALE Pr AKOUWERABOU


1
CHAPITRE I : GENERALITES
I. LA COMPTABILITE
1. Historique de la comptabilité
La pratique de la comptabilité est très ancienne. De l’Antiquité (de – 2 000 av JC à 476 après
JC) à la Révolution industrielle, la pratique de la comptabilité s’est développée.
▪ Antiquité au Moyen âge (de 476 à 1453/1492 de notre ère): tenue de la comptabilité à
partie simple (chaque opération ne donnait lieu qu’à une seule écriture soit dans la
colonne de recette soit dans la colonne dépense).
▪ XVe siècle : LUCA PACIOLI, mathématicien Italien dans son ouvrage « Traités
d’algèbre et d’arithmétique pour les marchands » (1494), développe les principes
fondamentaux de la partie double, l’une des règles d’or de la comptabilité. Ce double
enregistrement établit une relation entre la comptabilité des tiers et la comptabilité de
trésorerie.
▪ XIXe siècle (sous la Révolution industrielle) : établissement des documents de
synthèse (bilan et compte de résultat).

Dans les pays d’Afrique francophone, l’évolution de la comptabilité a connu plusieurs étapes :
▪ 1947 : Premier plan comptable français, révisé en 1957 ; ce plan est utilisé jusqu’en
1970.
▪ 1970 : Elaboration sur demande des comptables nationaux, du plan OCAM
(Organisation commune africaine et malgache), révisé en 1976 et en 1998.
▪ 1998 (1er janvier) : Adoption du SYSCOA (Système Comptable Ouest-Africain).
▪ Depuis 2001 : Adoption du système comptable OHADA qui régit la comptabilité dans
tous les pays membres ; modifié en 2017.
▪ 2018 (1er janvier) : entrée en vigueur du nouveau SYSCOHADA (ou SYSCOHADA
Révisé).
Longtemps manuel, la comptabilité utilise de nos jours de plus en plus l’outil informatique et
demeure au centre de la gestion et du contrôle des activités commerciales et financières.

2. Définition et rôle de la comptabilité


La comptabilité est un système d’organisation, de traitement et de restitution de l’information
financière qui a pour objet de saisir, classer, enregistrer des données chiffrées ; de fournir après
traitement approprié, un ensemble d’informations conformes aux besoins des divers utilisateurs
(entreprise elle-même, Etat, autres partenaires).

La comptabilité est un ensemble de techniques permettant de traduire les relations d’ordre


commercial et financier que les différents agents économiques établissent entre eux. Elle est
composée de deux activités principales :
▪ L’enregistrement quotidien des opérations réalisées par l’entité ;
▪ La synthèse annuelle en 4 tableaux (système normal) : bilan, compte de résultat, tableau
des flux de trésorerie, notes annexes.

3. Types de comptabilité
a) La comptabilité commerciale
La comptabilité privée ou comptabilité commerciale est celle tenue par les entités. On
distingue :

i. La comptabilité générale

COMPTABILITE GENERALE Pr AKOUWERABOU


2
Elle est basée sur la technique de la partie double. Elle permet d'apprécier le résultat d'un
exercice, la situation économique et financière de l'entreprise en fin d'exercice. Elle est
réglementée et doit être obligatoire pour toute entreprise inscrite au registre de commerce.

ii. La comptabilité analytique


Elle est essentiellement destinée à un usage interne ; c’est une comptabilité de coûts et de
gestion fondée sur les données de la comptabilité générale, elle est non obligatoire et doit être
organisée suivant des critères, des méthodes et des procédures propres à chaque entreprise.

Remarque : La comptabilité des sociétés commerciales est une forme particulière de


comptabilité privée qui utilise les mêmes supports que la comptabilité générale.

b) La comptabilité publique
La comptabilité publique est un ensemble de procédures macroéconomiques qui déterminent
les recettes et les dépenses de l’Etat et des collectivités locales.

c) La comptabilité nationale
La comptabilité nationale est un ensemble de comptes de la nation, c’est un outil
indispensable pour la compréhension de l’économie nationale.
Elle est l’outil macro-économique qui permet à l’Etat de connaitre et de réguler l’activité
économique (production, revenu, consommation).

II. LE SYSCOHADA REVISE

Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) a été créée
par le traité du 17 octobre 1993 à Port-Louis (Ile Maurice) ; son siège est à Yaoundé au
Cameroun (Cour de justice et d’arbitrage à Abidjan e Côte d’Ivoire). Cette organisation
regroupe 16 pays (les 14 pays de la zone du franc CFA, plus l’Ile Comores et la Guinée
Conakry) et actuellement la RDC devenue le 17è pays membres.

1. Notion
Le SYSCOHADA peut être définit comme le système comptable retenu ou préconisé par l’acte
uniforme n°7 portant Organisation et Harmonisation des comptabilités sises dans les Etats
membres qui ont signés le traité de l’OHADA.
Sont concernées par le SYSCOHADA :
• Les entreprises soumises aux dispositions de l’acte uniforme commercial et général ;
• Les entreprises privées, publiques ou d’économie mixte ;
• Les coopératives.

2. Les objectifs
Les objectifs du SYSCOHADA sont de :
• Fiabiliser l’information comptable et financière ;
• Adapter le modèle comptable ou normes comptables et financières internationales «
IAS/IFRS » ;
- IAS : Normes Anglo-Saxon (Normes comptables internationales) ;
- IFRS : International Financial Reporting Standards (Normes internationales
d’information financière) ;
• Présenter une image fidèle du patrimoine, de la situation financière ainsi que le résultat
de l’entreprise ;

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3
• Accroitre l’efficacité du contrôle des comptes.

3. Les postulats et les conventions comptables


a) les postulats comptables
Les postulats sont des principes acceptés sans démonstrations mais cohérents avec les objectifs
fixés. Le cadre conceptuel retient cinq (5) postulats :
▪ Le postulat de l’entité ;
▪ Le postulat de la comptabilité d’engagement ;
▪ Le postulat de la spécialisation des exercices ;
▪ Le postulat de la permanence des méthodes ;
▪ Le postulat de la permanence de la réalité économique sur l’apparence juridique.

b) Les conventions comptables


Elles ont un caractère de généralité moins grand que les postulats car elles peuvent varier d’un
pays ou d’un espace géographique à un autre. Les conventions comptables retenues par le
SYSCOHADA sont les suivantes :
▪ La convention du coût historique ;
▪ La convention de prudence ;
▪ La convention de régularité et transparence ;
▪ La convention de la correspondance bilan de clôture-bilan d’ouverture ;
▪ La convention de l’importance significative.

4. Le plan comptable
a) Définition
Un plan comptable se définit comme un ensemble d’éléments qu’organise la tenue de la
comptabilité d’un environnement donné.
Les différents éléments qui composent le plan comptable sont les suivants :
• La liste de comptes ;
• Les règles d’évaluation des comptabilisations ;
• Le mécanisme de fonctionnement des comptes ;
• Les fiches ainsi que les cadres des comptes ;
• La technologie explicative ;
• La nomenclature à structure fixe.

b) Présentation des comptes


Les comptes sont identifiés par un numéro auquel est rattaché un intitulé. Ces deux identifiants
sont nécessaires pour enregistrer et suivre les opérations en comptabilité. On distingue :
▪ les comptes de bilan qui sont répartis en cinq (5) classes : 1 à 5 ;
▪ les comptes de gestion répartis en trois classes : 6 à 8 impératifs et ;
▪ les comptes des engagements hors bilan et de la comptabilité analytique de gestion
répartis en une classe : classe 9 qui est d’application facultative.

i. Les comptes de bilan


Classe 1 : comptes des ressources durables (capitaux propres et dettes financières) ;
Classe 2 : comptes d’actif immobilisé ;
Classe 3 : comptes de stocks ;
Classe 4 : comptes de tiers ;
Classe 5 : comptes de trésorerie.

ii. Les comptes de gestion

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Classe 6 : comptes de charges des activités ordinaires ;
Classe 7 : comptes de produits des activités ordinaires ;
Classe 8 : comptes des autres charges et des autres produits.

iii. Les comptes des engagements hors bilan et de la comptabilité analytique


Classe 9 : comptes des engagements hors bilan (90 – 91) ;
Classe 9 : comptes de la comptabilité analytique de gestion (92 – 99).

NB : Chaque classe est divisée en comptes à deux chiffres subdivisés en sous comptes
numérotés de 0 à 9 et ainsi de suite suivant les besoins de l’exploitation.

Exemple :
Classe 1 10 Capital 101 Capital social 1011 CSNA
Ressources durables 11 Réserves 102 Capital par dotation 1012 CSANV
12 Reports à nouveau 103 Capital personnel 1013 CSAVNA

c) Liste des comptes


Confère liste des comptes (plan / dépliant SYSCOHADA).

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5
CHAPITRE II: ANALYSE DES OPERATIONS
I. NOTION DE FLUX
1. Définition
On appelle flux le mouvement d’une chose qui est transférée d’un pôle à un autre agent.

2. Types de flux
Quatre types de flux sont à distinguer : les flux réels et les flux financiers d’une part, les flux
externes et les flux internes d’autre part.

2.1. Les flux réels


Les flux réels (ou physiques) désignent les mouvements de biens (marchandises, matières
premières, produits fabriqués) ou de services (transport, assurance, travail,….)
Exemple : Frank achète du mil chez son ZONGO

Flux réel (physique) : mil


ZONGO Frank

2.2. Les flux financiers


Les flux monétaires ou financiers, sont constitués de mouvements de monnaie, c’est-à-dire
d’instruments de paiement (chèque, espèces, paiement électronique) ou de créances et dettes
dans le cas d’opérations à crédit.
Exemple : Frank paie 500 000 F en espèce à ZONGO pour le mil acheté.

Flux monétaire ou financier ZONGO


Frank

a) Les flux externes


Ce sont des mouvements de valeurs entre l’entreprise et l’extérieur (fournisseurs, clients,
banques, Etat, etc.).

Entreprise A Entreprise B

b) Les flux internes


Ils correspondent à des transformations de valeur, la formation d’un bénéfice ou d’une perte et
la formation d’un produit fabriqué. Ces flux ont donc un caractère interne. Ils peuvent être réels
(passage d’une matière d’un atelier à un autre) ou financiers (transfert de fonds de la caisse
d’une filiale à la caisse du siège).

II. ANALYSE COMPTABLE DES OPÉRATIONS


1. Les emplois
C’est la destination des flux. Ils indiquent comment les ressources mises à la disposition de
l’entreprise ont été employées. Cet emploi peut être provisoire ou définitif.

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6
✓ Les emplois provisoires sont des biens acquis avec les ressources qui font l’objet de
transformations suivant la durée du cycle d’exploitation permettant ainsi à l’entreprise
de disposer de nouvelles ressources.
✓ Les emplois définitifs sont des biens et dépenses qui n’entrainent pas l’entrée de
nouveaux biens dans l’entreprise, ou se traduisent par les pertes de valeurs. Ce sont des
emplois qui marquent un appauvrissement de l’entreprise.

2. Les ressources
C’est l’origine des flux, ce sont les moyens qui rendent possible les opérations. Ces ressources
peuvent provenir de diverses origines :
✓ Les ressources fournies par l’entrepreneur et ses associés et qui sont destinées à rester
de manière durable dans l’entreprise ; ce sont les capitaux propres.
✓ Les ressources en provenance de tiers (fournisseurs, prêteurs etc…) et qui doivent être
restituées dans un délai plus ou moins long ; il s’agit des dettes. Elles constituent des
ressources financières ou des ressources d’exploitation.
✓ Les ressources générées par l’entreprise du fait de son activité ; ces ressources internes
sont maintenues en tout ou partie dans l’entreprise pour permettre un éventuel
autofinancement (bénéfices non distribués).

3. Analyse emploi/ressource
L'analyse des flux en emplois-ressources est le suivi systématique de tous les mouvements de
valeur qui caractérisent le raisonnement comptable de base. Toute l'activité économique se
traduit par ce qu'on appelle des mouvements de valeur. Il s'agit de simples déplacements (un
bien A détenu par l'entreprise X qui est vendu à Y) ou des transformations de valeurs
(combinaison de matières, de travail et de moyens techniques conduisant à la fabrication d'un
produit). Chaque opération de l’entreprise est analysée en ressource et en emploi. La ressource
est le moyen qui rend possible cette opération et l’emploi est l’utilisation faite de cette
ressource.

L’analyse comptable d’une opération conduit nécessairement à l’égalité :

RESSOUCES = EMPLOIS et pour l’ensemble des opérations de la période


TOTAL RESSOURCES = TOTAL EMPLOIS.

Exemple : Vente de marchandises au comptant contre espèce 100 000

Emploi : Caisse 100 000


Ressource : vente de marchandise 100 000
Remarque :
- Dans une opération d’achat de biens et services, l’achat constitue l’emploi et la
ressource, la dette fournisseur ou un compte de trésorerie (banque, chèques postaux
ou caisse …).
- Dans une opération de vente de biens et services, la vente est la ressource et l’emploi,
la créance ou un compte de trésorerie (banque, chèques postaux ou caisse …).
- Dans une opération de dépôt ou versement d’espèces, la banque est l’emploi et la
caisse, la ressource.
- Dans une opération de retrait d’espèces, la caisse est l’emploi et la banque, la
ressource.
- Etc.

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7
L’analyse comptable peut se faire dans un tableau qui peut prendre la forme suivante :
Dates/ Emplois Montants Ressources Montants
N°Ordre
1 Achat de ... Fournisseur/ Banque/ ...
2 Client/ Banque/ ... Vente de ...
3 Banque Caisse
4 Caisse Banque
5 Fournisseur ... Banque, CCP, Caisse
6 Banque, CCP, Caisse Client
...

...

...

...

...
Total emplois Total ressources

EXERCICES
EXERCICE 1 (Application)
On extrait de la comptabilité de la SARL PAPOU & FILS, les opérations ci-après réalisées au
cours de la deuxième semaine du mois de juillet 2024:
17/07 : Achat de marchandises chez SONAF SARL valeur 13 000 000 F dont 6 000 000 F au
comptant contre banque ; le reste à 60 jours fin de mois.
18/07 : Retrait d’espèces 3 000 000 F CFA à la Banque de l’union.
24/07 : Vente de marchandises au client DANGO : 15 000 000 F. Conditions de vente :
7 000 000 F au comptant contre banque et le reste 45 jours ; avance déduite 5 000 000 F.
28/07 : Facture de DIACFA : acquisition d’un matériel de bureau ; net 4 300 000 F à 15 jours
par chèque.
Travail à faire : Faites l’analyse comptable en emploi ressource de chacune des opérations.

CORRIGE : ANALYSE COMPTABLE

Dates Emplois Montants Ressources Montants


17/07 Achat de marchandises 13 000 000 Fournisseur 7 000 000
Banque 6 000 000
18/07 Caisse 3 000 000 Banque 3 000 000
24/07 Client 3 000 000
Client avance reçue 5 000 000 Vente de marchandises 15 000 000
Banque 7 000 000
28/07 Matériel de bureau 4 300 000 Fournisseur 4 300 000
Total emplois 35 300 000 Total ressources 35 300 000

EXERCICE 2
La société « SONAF » a effectué les opérations suivantes au cours du mois de mai 2024 :

1. Acquisition d’un terrain par chèque bancaire pour 3 000 000 F


2. Achat d’un mobilier de bureau pour 460 000 F.
3. Achat une imprimante en espèces pour 190 000 F

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8
4. Avance versée au fournisseur TOURE sur commande de fournitures : 1 200 000 F contre
espèces.
5. Vente de marchandise au client BADO pour 2 400 000 F dont 900 000 F au comptant contre
banque et le reste à 15 jours.
6. Achat de matières premières chez Denis, 3 500 000 F paiement ultérieur.
7. Paiement par chèque bancaire des intérêts du mois relatifs à l’emprunt pour un montant de
650 000 F.
8. Virement bancaire des salaires du mois, 2 654 000 F.
9. Paiement par chèque bancaire de l’assurance pour 1 346 000 F.
10. Acquisition d’un mobilier de bureau 800 000 F et deux tricycles 1 200 000 F ; net de la
facture 10 jours en espèces.
11. Avance reçue du client WETTA sur commande de marchandises : 1 900 000 F contre
virement postal.
12. Facture de vente de produits finis au client WETTA, 6 900 000 F ; avance déduite 1 900 000
F, net à 30 jours fin de mois.
13. Paiement de diverses charges contre transfert mobile orange money : eau 234 400 F ;
électricité 321 600 F ; entretien et maintenance des équipements 944 000 F.
14. Paiement d’une annonce publicité 210 000 F contre chèque bancaire.
15. Prestation de services en espèces 590 000 F.
Travail à faire :
Faites l’analyse comptable des différentes opérations en emplois et les ressources dans un
tableau.

CORRIGE EXERCICE2

N° EMPLOIS Montant RESSOURCES Montant


1 Achat de terrain 3 000 000 Banque 3 000 000
2 Achat d’un mobilier 460 000 Fournisseur d’investissement 460 000
3 Achat d’une imprimante 190 000 Caisse 190 000
4 Fournisseur avance versée 1 200 000 Caisse 1 200 000
5 Client BADO 1 500 000 Vente de marchandises 2 400 000
Banque 900 000
6 Achat de matières premières 3 500 000 Fournisseur DENIS 3 500 000
7 Intérêt des emprunts 650 000 Banque 650 000
8 Salaires 2 654 000 Banque 2 654 000
9 Prime d’assurance 1 346 000 Banque 1 346 000
10 Matériel de transport (Tricycles) 1 200 000 Fournisseur d’investissement 2 000 000
Mobilier de bureau 800 000
11 Chèque postal 1 900 000 Client avance reçue 1 900 000
12 Client 5 000 000 Vente de produits finis 6 900 000
Client avance reçue 1 90 000
13 Eau 234 400 Monnaie électronique :
Electricité 321 600 téléphone 1 500 000
Entretien, réparation, maintenan. 944 000
14 Publicité 210 000 Banque 210 000
15 Caisse 590 000 Services vendus 590 000
Total 28 500 000 Total 28 500 000

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CHAPITRE III : LE COMPTE ET LA PARTIE
DOUBLE
I. LE COMPTE
1. Définition
Les faits comptables sont enregistrés dans des tableaux intitulés comptes. Le compte peut
être défini comme « la plus petite unité retenue pour le classement et l’enregistrement des
mouvements comptables ».
Le compte est un outil pratique qui est spécialisé dans un seul type d’opérations (achats,
opérations bancaires, …).
Chaque compte permet de suivre en détail l’évolution en termes monétaires d’un élément
constitutifs du patrimoine ou d’un élément de l’activité de l’entreprise.

2. Présentation
Le compte est un tableau à deux parties qui regroupe les opérations de même nature en emplois
et en ressources. Par convention :
- la partie gauche s’appelle débit : on y enregistre les emplois ou destination des flux ;
- et la partie droite s’appelle crédit : on y enregistre les ressources ou origine des flux.
Pour être complète, toute inscription dans un compte doit comporter :
- La date de l’opération
- Le libellé ou désignation du flux (c’est un commentaire qui permet de retrouver la pièce
comptable d'origine) ;
- Le montant de l’opération
- Le numéro et l’intitulé (chaque compte est identifié par un numéro et un intitulé).
Il existe plusieurs présentations possibles du compte.

a. Présentation à colonnes séparées


Débit « Numéro et intitulé du compte » Crédit
Dates Libellés Montants Dates Libellés Montants

Total débit Total crédit

b. Présentation à colonnes mariées ou jumelées « sans soldes »


Les dates et libellés des mouvements en débit et en crédit sont portés dans des colonnes
communes, les sommes sont inscrites dans des colonnes distinctes mais voisines.

« Numéro et intitulé du compte »


Dates Libellés Débit Crédit

Totaux

c. Présentation à colonnes mariées « avec soldes »


Le compte à colonnes mariées peut se présenter avec une ou deux colonnes de soldes. Il a
l'avantage de donner le solde après chaque opération.

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10
« Numéro et intitulé du compte »
Sommes Soldes
Dates Libellés
Débit Crédit Débiteur Créditeur

d. Présentation schématique
Dans la pratique et dans un souci de rapidité, on utilise le plus souvent une présentation
schématique du compte à colonnes mariées. Les colonnes de dates et de libellés sont négligées,
on obtient ce qu’on appelle parfois le compte en T.

D « Numéro et intitulé du compte » C

3. Imputation dans un compte


On appelle imputation le fait d'inscrire une somme au débit ou crédit d'un compte.
- débiter un compte, c'est porter une somme à son débit.
- créditer un compte, c'est porter une somme à son crédit.
Remarque :
✓ Un compte est débité si pour l’opération qui le concerne il constitue un emploi.
✓ Un compte est crédité si pour l’opération qui le concerne il constitue une ressource.

Exemple : Achat à crédit de marchandises 100 000F


E = D : M/ses-------------------100 000
R = C : F/sseurs----------------100 000

D « M/ses » C D « F/sseurs » C
10000 100 000

4. Le solde d’un compte


Pour connaître la situation d’un compte à une date donnée, il faut calculer son solde.
Le solde d’un compte est la différence entre le total des sommes portées à son débit et le total
des sommes portées à son crédit.

- Si total du débit > total du crédit, le solde est débiteur et traduit un emploi net.
- Si total du débit < total du crédit, le solde est créditeur et traduit une ressource nette.
- Si total du débit = total du crédit, le solde est nul ; on dit que le compte est soldé.

Le solde est inscrit dans la colonne dont le total est le plus faible de manière à équilibrer le
compte.
5. La réouverture des comptes
À la fermeture des comptes, le solde se trouve du côté opposé à celui de sa nature de manière
à respecter: Total débit = Total crédit

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11
Au début de la nouvelle période (ou la réouverture des comptes) d'enregistrement lorsqu'il
existe un solde, il faut le reprendre comme première somme au débit s'il est débiteur, au crédit
s'il est créditeur précédée de la mention « solde à nouveau » ou « solde initial ».

IMPUTATION : CAS DU COMPTE BANQUE ET CAISSE


Débit 521 BANQUE Crédit
Augmentation de l’avoir en banque Diminution de l’avoir en banque

Dépôts de fonds (versements d’espèces) Retraits de fonds


Encaissement de chèques Paiements par chèques et virements
Remises d’effets (à l’encaissement, à l’escompte) Achats de valeurs mobilières
Ventes de valeurs mobilières Intérêts des emprunts
Intérêts des prêts, des placements, ,,, Agios et autres frais bancaires (ou de tenue de compte)
Etc. Etc.
Solde créditeur Solde débiteur

Débit 571 CAISSE Crédit


Augmentation de l’avoir en caisse Diminution de l’avoir en caisse

Retraits d’espèces Dépôts ou versements d’espèces


Encaissement de créances et autres avoirs en espèces Achats au comptant en espèces (caisse)
Ventes au comptant en espèces (caisse) Paiements de factures et autres dettes en espèces
Etc.
Solde débiteur

II. FONCTIONNEMENT D’UN COMPTE


1. Les comptes de patrimoine ou de bilan
a. Les comptes d’actif
Tous les comptes de l’actif font leur augmentation (accroissement des flux d’emploi) au débit
et leur diminution (réduction des flux d’emploi) au crédit. Ce sont des comptes à solde débiteur.
D "Compte d'actif" C

Di
m
in
n
io

uti
tat

on
en
gm
Au

SD :

b. Les comptes du passif


Les comptes du passif sont constitués par les ressources internes (capital, réserves, etc.) et les
ressources externes (emprunt, dettes, etc.). Ces comptes font leur augmentation au crédit et leur
diminution au débit. Ces comptes ont toujours un solde créditeur.

D "Compte de passif" C
n

A
io

ug
ut

m
in

en
im

t
D

ati
on

SC :

COMPTABILITE GENERALE Pr AKOUWERABOU


12
2. Les comptes de gestion
a. Les comptes de charges
Les comptes de charges sont en général débités du montant correspondant dans le compte de
charge concerné par le crédit d’un compte de tiers ou de trésoreries (banque, CCP, caisse). Les
comptes des charges fonctionnent de la façon suivante : ils augmentent au débit et font leur
diminution au crédit. Ces comptes ont toujours un solde débiteur.
D "Compte de charges" C

n
io
tat

Di
en

m
gm

in
uti
Au

on
SD :

b. Les comptes de produits


Les comptes de produits enregistrent toujours au crédit les produits reçus de l’activité de
l’entreprise. Il s’agit des produits issus de la vente de biens et services, des revenus reçus etc.
Les comptes de produits augmentent au crédit et diminuent au débit. Ces comptes ont toujours
un solde créditeur.
D "Compte de produits" C

on
Au

uti
gm
in
m
en

Di
tat
ion

SC :

III. LA PARTIE DOUBLE


Le principe de la partie double dit : pour une opération donnée, lorsqu’on débite un ou plusieurs
comptes on crédite un ou plusieurs autres pour une somme égale.
Exemple 1 : Versement d’espèces en banque 100 000 F.

E : Banque…………………………...100 000
R : Caisse…………………………….100 000
D "CAISSE" C D "BANQUE" C
100 000 100 000
Partie double
Exemple 2 : Achat de marchandises pour 200 000 F, dont 125 000 F au comptant et le reste à
crédit.

D "M/SES" C D "CAISSE" C D "F/SSEUR" C


200 000 125 000 75 000

Partie double

Les égalités déjà justifiées s’appliquent à :


- Une opération élémentaire : Emploi = Ressource
- Un ensemble d’opérations : Total des Emplois = Total des Ressources
On déduit les égalités suivantes qui caractérisent la comptabilité à partie double :
- Débit = Crédit
- Total débit = Total crédit

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13
EXERCICES
EXERCICE 1
Le compte « Banque UBA » de NEMARO SARL est débiteur de 908 825 F au 15/08/2024.
Au cours de la deuxième quinzaine, les mouvements enregistrés dans ce compte sont les
suivants :
16/08 : Chèque UBA n0 44125 de 2 591 175 F à l’ordre du fournisseur BANAO
21/08 : Règlement d’effets domiciliés à UBA pour 3 242 880 F
25/08 : Reçu virement à UBA du client Lirassê 2 785 000 F
28/08 : Encaissement de coupons en compte UBA 256 175 F
29/08 : Achat de valeurs mobilières contre virement postal, 1 250 000 F.
30/08 : Versements d’espèces à UBA, 2 500 000 F.
31/08 : Frais de tenue du compte UBA 153 145 F.
Travail à faire :
1) Présenter le compte « Banque UBA » de NEMARO SARL à colonnes séparées. Rouvrir
le compte au 1er septembre 2024.
2) Que constatez –vous ? Quelle conclusion tirez-vous du solde définitif ?

CORRIGE : COMPTE UBA


1. Compte « Banque UBA » de « NEMARO SARL » à colonnes séparées
521 Banque
Débit Crédit
Dates Libellés Montant Dates Libellés Montant
16-08 Solde initial 908 825 16-08 Chèque 44 125 2 591 175
25-08 Virement client ABEM 2 750 000 21-08 Domiciliation d’effets 3 242 880
28-08 Encaissement coupon 256 175 31-08 Frais de tenue de compte 153 145
30-08 Versement d’espèces 2 500 000
31-08 Solde débiteur 462 800
Total débit 6 450 000 Total crédit 6 450 000
1er/09 Solde à nouveau 462 800

2. Constat et conclusion
✓ Constat : Le solde du compte « Banque UBA » de NEMARO SARL est débiteur de 462
800 F CFA au 31/08/2024.
✓ Conclusion : La société dispose d’un avoir (provision) sur son compte banque d’un
montant de 462 800 F CFA au 31/08/2024.

Exercice 2
L’entreprise « BA & sœurs » a réalisé les opérations suivantes au mois d’octobre 2023.
12/10 Ventes au comptant par chèque bancaire 12 000 000
14/10 Ventes de marchandises à crédit 25 000 000
16/10 Payé des frais de transport par chèque bancaire 100 000
18/10 Réglé Facture n°61 du fournisseur DIALADIA contre banque 56 000
21/10 Versé en banque 600 000
22/10 Achat de fournitures de bureau stockables par chèque bancaire 78 000
23/10 Reçu virement bancaire de 5 200 000
24/10 Encaissement d’une lettre de change par virement bancaire 290 000
26/10 Payé salaire par remise de chèque postal 258 000

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14
27/10 Payé quittance d’électricité par virement postal 200 000
28/10 Reçu d’un client un virement bancaire 340 000
29/10 Versé au fournisseur, une avance sur commande par virement bancaire 500 000
29/10 Acquisition contre espèces d’une machine à écrire 5 00 000
30 /10 Dons de 860 000 par virement bancaire aux PDI.
Sachant que le compte « Banque » était créditeur de 1800 000 le 30 septembre, présentez le
compte banque :
- à colonnes mariées sans soldes.
- à colonnes mariées avec soldes.

Corrigé : Compte banque à colonnes mariées sans soldes.

521 Banque
Sommes
Date Opérations Débit Crédit
15/09/2023 Solde Initial 1 800 000
14/10/2023 Ventes de marchandises 12 000 000
16/10/2023 Frais de transport 100 000
18/10/2023 Fournisseur DIALADIA 56 000
21/10/2023 Versement bancaire 600 000
22/10/2023 Achat de fourniture de bureau stockables 78 000
23/10/2023 Réception virement bancaire 5 200 000
24/10/2023 Encaissement de lettre de change 290 000
28/10/2023 Réception de virement bancaire du client 340 000
29/10/2023 Fournisseur, avance versée 500 000
30/10/2023 Dons 860 000
Solde final (débiteur) 15 036 000
Total 18 430 000 18 430 000

EXERCICE 3
Le compte « Banque BOA » de la SARL RENOUVEAU est débiteur de 2 908 800 F au
15/04/2024.
Au cours de la deuxième quinzaine, les mouvements enregistrés dans ce compte sont les
suivants :
16/04 : Chèque n0 D0325 de 1 598 800 F à l’ordre du fournisseur MANO
18/04 : Mon ordre de virement BOA en faveur de ATTO 1 100 000 F
20/04 : Versement d’espèces à la BOA 4 250 000 F
22/04 : Virement reçu à UBA 2 500 000 F
24/04 : Reçu virement client ABEM 2 550 000 F, ordre de virement n°VE62-BOA.
26/04 : Versement d’espèces à la BOA 2 500 000 F
28/04 : Règlement d’effets domiciliés à la BOA pour 3 042 880 F
30/04 : Frais de tenue de compte BOA 185 000 F
Travail à faire :
1) Présenter le compte « Banque UBA » de la SARL RENOUVEAU à colonnes mariées.
2) Que constatez –vous ? Quelle conclusion tirez-vous du solde définitif ?

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15
EXERCICE 3
Le compte « Banque BOA » de l’entreprise BAYALA est débiteur de 800 000 F au 01/12/2023
Au cours de la première quinzaine, les mouvements enregistrés dans ce compte sont les
suivants :
05/12 Chèque de retrait BOA 360 000
08/12 Mon ordre de virement BOA en faveur de BASSONO 380 000
10/12 Versement d’espèces à la BOA 150 000
11/12 Virement reçu à BOA 100 000
12/12 Reçu virement client BOUDO 150 000
13/12 Achat de fournitures de bureau 80 000 F contre chèque Ecobank.
14/12 Règlement fournisseur KODAM chèque n°0217 BOA, montant 120 000
15/12 TOURE, son ordre virement BOA en notre faveur 150 000
15/12 Reçu avis de débit de BOA relatif à un virement pour paiement de dettes 100 000
15/12 Payé par chèque bancaire BOA 200 000 F au titre d’avance sur salaire
Travail à faire :
1) Présenter le compte «banque » tenu par BAYALA à colonnes mariées sans soldes.
2) Que constatez –vous ?
3) Quelle conclusion tirez-vous du solde définitif ? Rouvrir le compte au 16/12/2023.

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16
CHAPITRE IV : LE SYSTEME CLASSIQUE
I. PRINCIPE
Jusqu'à présent nous avons enregistré les opérations uniquement dans des comptes. Un tel
exercice n’est pas sans inconvénient. La lecture d’un débit ou d’un crédit dans un compte ne
nous donne pas des informations sur la contrepartie. En enregistrant directement les opérations
uniquement dans les comptes nous ne sommes pas sûr d’avoir respecté l’équilibre emploi
ressource. Il est possible d’oublier de débiter ou de créditer un compte. Le système classique
nous permettra de faire face à ses difficultés à travers l’enregistrement des différentes
opérations dans le journal.

II. LE JOURNAL
1. Définition
Le journal est un tableau qui enregistre dans l’ordre chronologique l’analyse comptable des
différentes opérations réalisées par l’entreprise. Il indique pour chacune d’elles le numéro et
l’intitulé des comptes débités ou crédités avec les montants qui les accompagnent.
La tenue du journal est obligatoire et l’enregistrement des opérations doit se faire dans l’ordre
chronologique.
Un journal ne doit comporter de blanc, d’altération, de surcharge, encore moins de rature.
Etant donné qu’il peut servir de preuve, en cas de litige. Tout article du journal doit comporter
les indications suivantes :
- la date de l’opération : celle sur la pièce justificative ;
- l’analyse comptable : numéro et intitulé des comptes débités et crédités, montant de
l’opération débit et crédit ;
- le libellé qui donne les références précises des documents de base (facture, chèque,
pièce de caisse, ...).

2. Le tracé du journal
Le journal classique se trace de la façon suivante :
N° des N° des
Montant Montant
comptes comptes Libellés et dates
débité crédités
débités crédités

Totaux

NB : Un journal comprend plusieurs articles de journal qui enregistrent chacun une


opération. Exemple d’un article de journal :

------------------------- date ------------------------


N°CD Intitulé compte débité Montant CD
N°CC Intitulé compte crédité Montant CC
(Libellé explicatif : référence pièce)

Remarque : à la fin de chaque page on totalise la colonne débit et la colonne crédit du journal
par la mention à reporter en haut de la page suivante. L’égalité total débit = total crédit doit être
vérifiée. On utilise dito ou l’abréviation d° pour répéter une même date.

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17
Application : Enregistrer au journal classique les opérations suivantes
05/01/05 achat à crédit de marchandises 800 000
08/01/05 vente de marchandise au client Kossè 2 000 000,
10/01/05 virement postal à un fournisseur pour 4 000 000,
12/01/05 avis de crédit de banque pour un intérêt sur cession de titres 600 000.
15/01/05 : encaissé par virement bancaire le règlement partiel du client Kossè 1 200 000.
Travail à faire : enregistrer au journal classique ces opérations

Corrigé
05/01
601 Achat de marchandises 800 000
401 Fournisseur d’exploitation 800 000
(Facture d’achat)
08/01
411 Client 2 000 000
701 Vente de marchandises 2 000 000
(Facture de vente)
10/01
401 Fournisseur d’exploitation 4 000 000
531 Chèques postaux 4 000 000
(Règlement du fournisseur)
12/01
521 Banque 600 000
777 Gain sur cession de titres 600 000
(Avis de crédit)
15/01
521 Banque 1 200 000
411 Client 1 200 000
(Règlement du client)

3. Les techniques de correction des erreurs au journal classique


Puis qu’il est interdit de surcharger ou de raturer le journal, des techniques ont été mises en
place pour corriger les éventuelles erreurs. Ces erreurs peuvent se produire aussi bien au niveau
des montants qu’au niveau des numéros de comptes.
Toutefois quelle que soit la nature de l’erreur, il est interdit d’opérer la correction par la contre-
passation. Le SYSCOA reconnait que toute erreur dans le journal peut se corriger en deux
étapes :
- dans un premier temps, on annule l’écriture erronée en reconduisant le même article
mais en précédant les montants par un signe moins (-).
- dans un second temps, on passe l’écriture correcte.

Application :
Le 12/02/2023 le comptable d’une entreprise a enregistré un dépôt d’espèces en banque d’un
montant de 375 000F de la façon suivante :
12/02/23
521 Banque 357 000
571 Caisse 357 000
(Dépôt en banque)
Travail à faire
Corriger l’erreur

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18
III. LE GRAND LIVRE GÉNÉRAL
Il est constitué par l’ensemble des comptes ouverts par une entreprise dans l’ordre de son plan
comptable ; il est obligatoire. Le grand livre fait une présentation individuelle de tous les
comptes figurant au journal avec une détermination systématique du solde de chaque compte.
Il facilite l’élaboration de la balance des comptes.

IV. LA BALANCE DES COMPTES


On appelle balance un tableau récapitulatif de la liste de tous les comptes d’une comptabilité.
La balance est un instrument de contrôle des différentes imputations au journal classique. Dans
une balance, les comptes sont disposés dans l’ordre croissant de leur numéro. Elle n’est pas un
document obligatoire mais c’est un document de synthèse et de contrôle. La balance implique
les propriétés suivantes :
• la balance indique que le total mouvement débit = au total mouvement crédit, Cette
propriété vient du faite de l’égalité total du débit et du crédit lors de l’enregistrement
des opérations dans les comptes.
• La balance indique que le total mouvement de la balance = au total du journal. Cette
propriété vient du fait que ce sont les mêmes opérations qui sont enregistrées sur les
deux documents (balance et journal) mais classé différemment ; au journal dans l’ordre
chronologique, dans la balance dans l’ordre des comptes.
• La balance indique que le total solde débiteur = total solde créditeur. Cette égalité vient
du fait que la balance permet un contrôle arithmétique entre le journal et le grand livre.
Elle détecte donc les erreurs ou les oublies éventuelles qu’il convient de rectifier. on
distinguait plusieurs types de tracé mais le tracé à six(6) colonnes est accepté par le
SYSCOHADA REVISE.

Balance à six (6) colonnes de solde

Mouvement de la Solde à la
N° de Solde à l’ouverture
intitulés période clôture
compte
débiteurs créditeurs débit crédit débit crédit
1
.
8
Totaux A A B B C C

V. SYNTHÈSE COMPTABLE
La comptabilité d’une entreprise s’organise selon les principes suivants :
- Enregistrement journalier et chronologique des opérations dans le journal classique à partir
des pièces comptables ;
- C’est à partir du journal que l’on reporte les opérations dans les comptes. L’ensemble des
comptes donne le grand livre ;
- Périodiquement on établit un tableau, la balance qui est un instrument de contrôle. De cette
balance on établit le bilan et le compte du résultat.

Bilan (1,2,3,4,5)
Pièces Journal Grand Balance
comptables classique livre Compte de résultat

(6,7,8)

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19
EXERCICES
EXERCICE N°1
La SA DWI-LAANA est unité industrielle spécialisée dans la production et la vente de jus de
fruits. Au cours du mois de janvier 2024, elle a réalisé les opérations suivantes :
06/01 : Acquisition d’un fonds de commerce chez SONO SARL pour un montant
15 000 000 F dont 2/5 au comptant par chèque bancaire et le reste au fournisseur
d’investissement.
12/01 : Paiement en espèces des honoraires de Me AVOUGOU, 800 000 F.
18/01 : Achat de matières premières chez NEMARO, 10 000 000 F ; paiement à 15 jours
fin de mois par chèque.
21/01 : Versement d’espèces en banque : 5 200 000 F.
26/01 : Paiement du fournisseur NEMARO pour solde de tout compte contre chèque
bancaire 40 000 000 F.
28/01 : Règlement par chèque bancaire du montant dû au fournisseur d’investissement
pour solde.
30/01 : Ventes de produits finis à divers clients 25 000 000 F dont une moitié payée au
comptant par chèque bancaire et l’autre moitié à payer dans 30 jours fin du mois.
31/01 : Remboursement par chèque bancaire d’une partie de l’emprunt contracté il y a
deux ans, montant de la mensualité 1 025 000 F dont 25 000 F d’intérêts des
emprunts.
TRAVAIL A FAIRE : Enregistrer au journal de la SA DWI-LAANA, les opérations du
mois de janvier 2024.

EXERCICE N°2
Au cours du mois de février 2024, la SARL SOGECN (Société Générale de Commerce de
Namogo) a réalisé les opérations suivantes :

01/02 : Versée au fournisseur Adongo, une avance de 2 180 000 F sur commande de
marchandises, contre espèces.
03/02 : Acquisition d’un ensemble de matériel à crédit chez Koradam Logistic SARL:
quatre (4) tricycles pour un montant de 3 800 000 F et une camionnette de
livraison pour 4 200 000 F.
05/02 : Retrait de la banque pour alimenter la caisse, 6 500 000 F.
08/02 : Achats de marchandises chez Adongo pour un montant de 8 180 000 F ; avance
déduite 2 180 000 F ; moitié du solde au comptant contre chèque et le reste à 15
jours.
12/02 : Paiement de radio Goulou contre transfert mobile (orange money) pour une
annonce publicitaire 350 000 F.
15/02 : Ventes de marchandises au client Dwi-sono, valeur 9 000 000 F dont 1/3 au
comptant par chèque bancaire et le reste sous quinzaine.
19/02 : Services facturés aux Ets Agono & Fils ; 4 500 000 F contre virement postal.
24/02 : Paiement contre espèces du fournisseur Adongo pour solde de tout compte.
28/02 : Constatation de diverses charges :
- Eau : 150 000 F
- Electricité : 500 000 F
- Entretien et maintenance du matériel et des locaux : 2 850 000 F
Net des factures à payer en mars 2024.
TRAVAIL A FAIRE : Enregistrer au journal de la SARL SOGECN, les opérations du
mois de février 2024.

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20
EXERCICE N°3
La SOGECOF (Société Générale de Commerce du Faso) est une entreprise commerciale de la
place. Au cours du mois de juillet 2024, elle a réalisé les opérations suivantes :
01/04 : Avance reçue du client Zongo sur commande de marchandises, 2 650 000 en
espèces.
03/04 : Achat de marchandises auprès du fournisseur NAKO, 3 860 000 F, net à 15 jours.
06/04 : Ventes de marchandises au client Zongo à crédit, 9 650 000 F ; avance déduite
2 650 000 F.
10/04 : Versée au fournisseur SONAF, une avance de 1 985 000 F sur commande de
marchandises, contre chèque bancaire.
16/04 : Ventes de marchandises à Dango 8 500 000 F à payer dans 15 jours fin du mois.
18/04 : Achats de marchandises chez SONAF pour un montant de 7 985 000 F ; avance
déduite 1 985 000 F ; net de la facture à crédit.
22/04 : Achat de timbres en espèces : 300 000 F CFA de timbres fiscaux et 150 000 F
CFA de timbres postaux.
24/04 : Paiement par chèque des honoraires de l’Expert Tianabou, 2 465 000 F.
25/04 : Virement bancaire du client Zongo pour solde de tout compte.
26/04 : Règlement par chèque bancaire du montant dû au fournisseur SONAF pour solde.
28/04 : Remboursement par chèque bancaire d’une partie de l’emprunt contracté il y a
deux ans montant 2 715 000 F dont 215 000 F d’intérêts des emprunts.
TRAVAIL A FAIRE : Enregistrer au journal de la SARL SOGECOF, les opérations du
mois de juillet 2024.

EXERCICE N°4
L’entreprise « Médard ABEM » a effectué les opérations suivantes au cours du mois de janvier
2024 :
02/01 : Acquisition d’une voiture par virement postal pour 2 800 000
03/01 : Acquisition d’un ordinateur règlement par chèque bancaire 105 000
04/01 : Achat de marchandises à crédit au fournisseur Aouedaga 1200 000
05/01 : Vente de marchandise au client Bassou pour 2 40 000 règlements par virement bancaire
06/01 : Achat de marchandise au fournisseur Alibanian, 4/5 en espèces et le reste par virement
postal 2 000 000
07/01 : Paiement par chèque des intérêts du mois relatifs à l’emprunt bancaire 6 500 000
08/01 : Acquisition d’un fonds de commerce chez Koubatou pour un montant 15 000 000 dont
2/5 au comptant par chèque bancaire et le reste à crédit.
09/01 : Paiement en espèces des honoraires de Me PISSIGA, 8 000 000.
10/01 : Achat de matières premières chez Koubaguie, 10 000 000 ; paiement dans 15 jours de
par chèque postal.
11/01 : Paiement du fournisseur Alira 2 000 000.
12/01 : Règlement en espèces au fournisseur d’investissement NATIELSE, 500 000
13/01 : Ventes de produits finis à BANCE 25 000 000 dont une moitié payée au comptant par
chèque bancaire et l’autre moitié en espèces.
14/01 : Remboursement par chèque bancaire d’une partie de l’emprunt contracté à la création
de la société, montant de la mensualité 5 00 000 dont 10 000 d’intérêts des emprunts.
15 /01 : Acquisition d’un ensemble de matériel à crédit chez OUEDAGA : quatre (4) tricycles
pour un montant de 1 800 000 et une camionnette de livraison pour 5 000 000.
16/01 : Services facturés par NAGI 4 500 000 contre virement bancaire.
TAF : Passez ces écritures dans le journal de l’entreprise « Médard ABEM »

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21
TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE ............................................................................................................................. 1
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES ............................................................................................ 1
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................... 1

CHAPITRE I : GENERALITES ............................................................................................ 2


I. LA COMPTABILITE ............................................................................................... 2

CHAPITRE II: ANALYSE DES OPERATIONS ................................................................. 6


I. NOTION DE FLUX .................................................................................................... 6

1. Définition ............................................................................................................. 6

2. Types de flux ........................................................................................................ 6

2.1. Les flux réels ................................................................................................................ 6


2.2. Les flux financiers ........................................................................................................ 6
a) Les flux externes .............................................................................................................. 6
b) Les flux internes............................................................................................................... 6
II. ANALYSE COMPTABLE DES OPÉRATIONS ................................................... 6

1. Les emplois .......................................................................................................... 6

2. Les ressources ...................................................................................................... 7

3. Analyse emploi/ressource..................................................................................... 7

CHAPITRE III : LE COMPTE ET LA PARTIE DOUBLE ............................................. 10


I. LE COMPTE ............................................................................................................. 10

1. Définition ........................................................................................................... 10

2. Présentation ........................................................................................................ 10

a. Présentation à colonnes séparées............................................................................. 10


b. Présentation à colonnes mariées ou jumelées « sans soldes » ................................ 10
c. Présentation à colonnes mariées « avec soldes » ..................................................... 10
d. Présentation schématique ........................................................................................ 11
3. Imputation dans un compte ................................................................................ 11

4. Le solde d’un compte ......................................................................................... 11

5. La réouverture des comptes................................................................................ 11

II. FONCTIONNEMENT D’UN COMPTE............................................................... 12

1. Les comptes de patrimoine ou de bilan .................................................................... 12

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a. Les comptes d’actif .................................................................................................... 12
b. Les comptes du passif................................................................................................ 12
2. Les comptes de gestion ............................................................................................. 13
a. Les comptes de charges............................................................................................. 13
b. Les comptes de produits ........................................................................................... 13
CHAPITRE IV : LE SYSTEME CLASSIQUE .................................................................. 17
I. PRINCIPE ................................................................................................................. 17

II. LE JOURNAL ....................................................................................................... 17

1. Définition ........................................................................................................... 17

2. Le tracé du journal .............................................................................................. 17

3. Les techniques de correction des erreurs au journal classique ........................... 18

III. LE GRAND LIVRE GÉNÉRAL ........................................................................... 19

IV. LA BALANCE DES COMPTES .......................................................................... 19

V. SYNTHÈSE COMPTABLE .................................................................................. 19

TABLE DES MATIERES ..................................................................................................... 22

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