Traitement de l’infection à Gonocoque:
une Impasse Annoncée
Dr Asma FERJANI REKIK Dr Wissem HACHFI
Service de Microbiologie Service de Maladies
Infectieuses
CHU Farhat Hached Sousse
Cas Clinique
• Un homme de 33 ans, Sousse
• Sans ATCDs pathologiques
• Début Juin 2014:
• Se plaint d’un écoulement de pus au méat
depuis 4 jours
• Apyrétique
• état général conservé
Cas clinique
• Quel est votre diagnostic?
• Quel(s) serai(en)t le(s) germe(s) en cause ?
Ecoulement urétral
- N. gonorrhoeae
Urétrite - C. trachomatis (D-K)
- [Link]
-[Link]
- T. vaginalis
Urétrite
Neisseria gonorrhoeae : 10 – 15 %
UNG (urétrites non gonococciques)
• C. trachomatis: 30 - 50 %
• M. genitalium: 20 %
• U. urealyticum: 10 %
• T. vaginalis : 1%
Association de 2 germes : 30 - 40% des cas
Cas clinique
Quels sont les éléments anamnestiques
pertinents
1. La durée de l’incubation
2. L ’ancienneté des symptômes
3. Le type de l’écoulement
4. La fièvre
5. Partenaire homo/héterosexuels
Cas clinique
Quels sont les éléments anamnestiques
pertinents
1. La durée de l’incubation
2. L ’ancienneté des symptômes
3. Le type de l’écoulement
4. La fièvre
5. Partenaire homo/héterosexuels
Cas clinique
Ce patient:
• Apparition brutale de l’écoulement urétral 3
jours après un rapport sexuel non protégé
• Pas de relation homosexuelle
• l’écoulement est abondant, purulent,
douloureux (lame de rasoir), « chaude pisse »
Avant l’antibiothérapie,
un prélèvement bactériologique est-il
indispensable ?
A- Oui
B- Non
Avant l’antibiothérapie,
un prélèvement bactériologique est-il
indispensable ?
A- Oui
B- Non
PRISE EN CHARGE
IST :
Approche syndromique
vs
Approche étiologique
IST:
Approche étiologique
Germes sexuellement transmissibles
Neisseria gonorrhoeae Herpès simplex virus
Chlamydia trachomatis Cytomégalovirus, EBV
Treponema pallidum Virus de l’hépatite B, C
Haemophilus ducreyi Papillomavirus (HPV)
Mycoplasma hominis, genitalium VIH1, VIH2, HTLV-1
Ureaplasma urealyticum
Klebsiella granulomatis Entamoeba histolytica
Shigella sp Giardia lamblia
Streptoccocus groupe B Trichomonas vaginalis
Gardnarella vaginalis
Candida albicans Sarcoptes scabiei
Phtirius inguinalis
Approche étiologique =
problématique
• Coût augmenté
• Manque d’accessibilité des tests diagnostiques
• Ex complémentaires insuffisamment fiable (défaut
de sensibilité et spécificité)
IST :
Approche syndromique
Approche syndromique
• Bien qu’il existe plus d’1 vingtaine de germes
pouvant se propager par voie sexuelle
les différentes IST ont tendance de produire
les mêmes symptômes
• Ensembles des symptômes = Syndrome
Approche syndromique
• Écoulement urétral
• Ulcération génitale
• Leucorrhées
• Douleur pelvienne
• Bubon inguinal
• Gros testicule
• Conjonctivite néonatale
Approche syndromique
• En cas de syndrome (écoulement, ulcération..)
Traitement probabiliste des IST
responsable de ce syndrome
Approche syndromique
• Diagnostic clinique sommaire
• Principe: traitement probabiliste
• Pas de microbiologie
• Accompagnée d’1 message de prévention
. Comportements à risque
. Préservatifs
. Dépistage VIH, Syphilis, VHB
. Traiter les partenaires
. Pas de rapports sexuels jusqu’à guérison
. Revoir dans 7 jours
Critères de choix des médicaments utilisés
en cas d’IST
• Efficacité élevée (> 95%)
• Coût faible
• Tolérance correcte
• Non inducteur de résistance
• Traitement minute
• Non contre indiqué pendant la grossesse ou
l’allaitement
Approche syndromique
• Approche syndromique
Diminution de la prévalence des IST
Mayaud AIDS 1997 (Tanzanie)
Harisson AIDS 2OOO (Afrique du Sud)
Approche syndromique
• Préconisée par l’OMS
• Adoptée par la Tunisie après adaptation aux
réalités de notre pays (PNLS)
Infections sexuellement transmissibles et
autres infections de l’appareil reproducteur
Guide de pratique essentielles
OMS 2005
Cas clinique, la suite…
Au dispensaire:
• Pas de prélèvement bactériologique
• Ordonnance:
. Ciprofloxacine 500 mg monodose PO
. Doxycycline 200 mg/j x 7 jours
Que pensez-vous de cette prise en charge ?
• Pas de prélèvement bactériologique
• Ordonnance:
. Ciprofloxacine 500 mg monodose PO
. Doxycycline 200 mg/j x 7 jours
Que pensez-vous de cette prise en charge ?
1. Bonne conduite à tenir
2. Antibiothérapie non adaptée, prélèvement
urétral et moyens de prévention manquent
3. Antibiothérapie non adaptée et les moyens
préventifs manquent
4. C’est juste l’antibiothérapie qui est non
adaptée
5. Antibiothérapie adaptée et manque le
prélèvement
Que pensez-vous de cette prise en charge ?
1. Bonne conduite à tenir
2. Antibiothérapie non adaptée, prélèvement
urétral et moyens de prévention manquent
3. Antibiothérapie non adaptée et les moyens
préventifs manquent
4. C’est juste l’antibiothérapie qui est non
adaptée
5. Antibiothérapie adaptée et manque le
prélèvement
Quel bilan complémentaire?
1. Sérodiagnostic VIH
2. TPHA VDRL
3. Sérodiagnostic hépatite A
4. Sérodiagnostic hépatite B
5. Sérodiagnostic hépatite C
6. Sérodiagnostic herpes simplex virus (HSV)
Quel bilan complémentaire?
1. Sérodiagnostic VIH
2. TPHA VDRL
3. Sérodiagnostic hépatite A
4. Sérodiagnostic hépatite B
5. Sérodiagnostic hépatite C
6. Sérodiagnostic herpes simplex virus (HSV)
Approche syndromique
• Diagnostic clinique sommaire
• Principe: traitement probabiliste ?
• Pas de microbiologie
• Accompagnée d’1 message de prévention?
. Comportements à risque
. Préservatifs
. Dépistage VIH, Syphilis, VHB
. Traiter les partenaires
. Pas de rapports sexuels jusqu’à guérison
. Revoir dans 7 jours
OMS:
Écoulement urétral
TRAITEMENT = DOUBLE
Tt « minute » anti gonococcique + Tt anti-chlamydiae
CEFTRIAXONE 500 mg IM +++
CEFIXIME 400 mg PO ++
SPECTINOMYCINE 2 gr IM ++
+
* DOXYCYCLINE 200 mg/jr x 7 jrs +++
* AZITHROMYCINE 1 gr PO (monodose) +++
Cas clinique, la suite…
• Juillet 2015
• Patient reconsulte
• Persistance de l’écoulement urétral
Cas clinique, suite…
Echec thérapeutique
Quelle(s) serai(en)t la (les)cause(s) de cet
échec thérapeutique ?
A- Gonocoque résistant aux fluoroquinolones
B- Urétrite à Trichomonas vaginalis
C- Partenaire(s) non traitée(s)
D- Mauvaise observance
E- Autres rapports sexuels contaminant avant
guérison
Quelle(s) serai(en)t la (les)cause(s) de cet
échec thérapeutique ?
A- Gonocoque résistant aux fluoroquinolones
B- Urétrite à Trichomonas vaginalis
C- Partenaire(s) non traitée(s)
D- Mauvaise observance
E- Autres rapports sexuels contaminant avant
guérison
Écoulement urétral
= Traitement pour:
• Infection non compliquée par le
gonocoque et Chlamydia trachomatis
• En cas d’écoulement persistant ou
récurrent
- Gonocoque résistant aux FQ, C3G ??
- Trichomonas vaginalis, M. genitalium
Quelle est votre conduite à tenir ?
Conduite à tenir
• Prélèvement urétral indispensable
• Adapter l’antibiothérapie
• Insister sur la prévention
Prélèvements
1. Faire un prélèvement de l’écoulement
urétral
2. Faire un ECBU
3. Echantillon d’urines (1er jet): au moins
20cc
4. Faire des hémocultures
5. Faire un prélèvement anal
Prélèvements
1. Faire une prélèvement de l’écoulement
urétral
2. Faire un ECBU
3. Echantillon d’urines (1er jet): au moins
20cc
4. Faire des hémocultures
5. Faire un prélèvement anal
Prélèvements
Culture PCR
• Écoulement urétral •Endocol
•Vagin
• Écouvillonnage endo-
•Urétre
urétral
•Idéal=2 heures
• Échantillon d’urine après miction
• Endocol
• Pharyngé •Sperme
• Anal •Urine
• Anal
•Pharyngé
Prélèvements
Fait au laboratoire
Directement acheminé
Acheminement
moins rapide
<24H
Les milieux de Transport
Culture Tests moléculaires
1 seul écouvillon (NG
• Milieu de transport
C. Trachomatis)
gélosé + milieux de transport
! Inhibition PCR spécifiques aux
différents test
Non interchangeables
Le diagnostic de la gonococcie repose:
1. La PCR qui est le test de référence
2. L’examen direct de l’écoulement
3. La culture immédiate du prélèvement
4. Des tests rapides
5. La sérologie
Le diagnostic de la gonococcie repose:
1. La PCR qui est le test de référence
2. L’examen direct de l’écoulement
3. La culture immédiate du prélèvement
4. Des tests rapides
5. La sérologie
Diagnostic de la gonococcie
Techniques de référence:
• L’examen direct de l’écoulement
+ La culture immédiate du prélèvement
Diagnostic + Antibiogramme
La microscopie
• Coloration au bleu de méthylène
• Coloration de Gram
La culture
• Méthode de référence
• Milieux de culture: gélose chocolat +isovitalex
milieu sélectif VCN
• Sensibilité et spécificité élevées
• Antibiogramme, sérotypage, génotypage
PCR
• Augmente la sensibilité: par ex peut trouver Ng
dans les urines du 1° jet, ou secrétions vaginales
d’un sujet asymptomatique
• Couplée à PCR Chlamydia trachomatis,
diagnostiquer les coinfections symptomatiques,
dépister les coinfections asymptomatiques,
débusquer l’agent infectieux que l’on avait pas
pensé à rechercher!
o Sur urines 1° jet, > deux heures sans miction
o Prélèvement de gorge
En pratique
Patient symptomatique Patient asymptomatique
Ecouvillon classique 1ér jet d’urine + pvt génital
(m de transport)
Ecouvillon spécial
culture PCR (GN/Ct)
(gono/C. trachomatis PCR)
PCR urines moins invasives que les
prélèvements urétraux!
La sensibilité aux antibiotiques
Recommandations:
Société Française de Microbiologie: SFM
EUropean Commitee on Antimicrobial
Susceptibility Testing : EUCAST 2015
Données antérieures CA-SFM 2013
Antibiotiques Concentrations Remarques
critiques
(mg/L)
S R
Pénicilline G ≤ 0,06 >1 La production de bêta-lactamase doit être détectée par une technique
Amoxicillin ≤ 0,25 >2 chromogénique dès l’isolement. Elle confère la résistance à la
pénicilline G, aux amino-, carboxy- et uréido-pénicillines. L’activité de ces
bêta-lactamines est restaurée lors de l’association avec un inhibiteur de
bêta-lactamase. La détection d’une sensibilité diminuée aux pénicillines
sera effectuée en routine par détermination de la CMI de la pénicilline G
sur gélose chocolat PolyViteX ; si la méthodeE-test estutilisée,
ensemencer parécouvillonnage. Pour les souches ne produisant pas de
Céftriaxone ≤ 0,12 bêtalactamase, la sensibilité aux amino, carboxy et uréido-pénicillines
Céfixime peut être déduite de la sensibilité à la pénicilline déterminée par mesure
des CMI. La diminution de sensibilité aux céphalosporines de 3ème
génération est mieux détectée avec le céfixime
spectinomycine ≤64 >64
chloramphénicol ≤4 >16
tétracycline ≤0,5 >1 Interprétation valable pour la doxycycline et la minocycline. Un diamètre <
19 mm fait suspecter une résistance due à la présence du gène tetM qui
concerne également la minocycline.
Azithromycine ≤0.25 >0.5
Ofloxacine ≤ 0,12 > 0,25 La détection d’une sensibilité diminuée ou d’une résistance aux
≤ 0,03 > 0,06 fluoroquinolones est effectuée à l’aide d’un disque d’acide nalidixique
Ciprofloxacine (30 µg). Si le diamètre est inférieur à 25 mm, mesurer les CMI de
l’ofloxacine ou de la ciprofloxacine
La sensibilité aux antibiotiques
Résistance naturelle du N. gonorrhoeae
• Triméthoprime
• Lincosamides
• Polymixines
• Glycopeptides
Cas clinique, suite…
résultat du prélèvement
Cas clinique, Résultat prélèvement urétral
Examen direct : Cocci à Gram négatif
Culture: Neisseria gonorrhoeae
Antibiogramme
Pénicilline G: L ( CMI: 0,5mg/l) Tétracycline: R
Amoxicilline: S ( CMI:0,06 mg/l) Ofloxacine: R
Céftriaxone: S (CMI: 0,06mg/l) Ciprofloxacine: R
Spectinomycine: S Rifampicine: S
Azithromycine: R
Cas clinique, suite…
Q Antibiothérapie?
En Tunisie:
Écoulement urétral
TRAITEMENT = DOUBLE
Tt « minute » anti gonococcique + Tt anti-chlamydiae
CEFTRIAXONE 500 mg IM +++
CEFIXIME 400 mg PO ++
SPECTINOMYCINE 2 gr IM ++
+
* DOXYCYCLINE 200 mg/jr x 7 jrs +++
* AZITHROMYCINE 1 gr PO (monodose) +++
Cas clinique, Résultat prélèvement urétral
Cette souche présente:
1. Une pénicillinase (PPNG)
2. Une sensibilité diminuée aux bêta-lactamines
3. Résistance plasmidique aux tétracyclines
4. Résistance chromosomique aux fluoroquinolones
5. Résistance plasmidique aux fluoroquinolones
Cas clinique, Résultat prélèvement urétral
Cette souche présente:
1. Une pénicillinase (PPNG)
2. Une sensibilité diminuée aux bêta-lactamines
3. Résistance plasmidique aux tétracyclines
4. Résistance chromosomique aux fluoroquinolones
5. Résistance plasmidique aux fluoroquinolones
N. gonorrhoeae: Sensibilité aux
antibiotiques
Chez le gonocoque, le mécanisme le plus
fréquent de résistance aux pénicillines est:
1. Altération de la cible PLP 2 (gène pen A)
2. Altération de la cible PLP 1 ( gène Pen C)
3. Acquisition de pénicillinase d’origine
plasmidique de type TEM-1
4. Modification de la porine majeure PI ( gène pen
B)
5. Hyperexpression du système d’efflux MtrCDE
(gène mtr)
N. gonorrhoeae: Sensibilité aux
antibiotiques
Chez le gonocoque, le mécanisme le plus
fréquent de résistance aux pénicillines est:
1. Altération de la cible PLP 2 (gène pen A)
2. Altération de la cible PLP 1 ( gène Pen C)
3. Acquisition de pénicillinase d’origine
plasmidique de type TEM-1
4. Modification de la porine majeure PI ( gène pen
B)
5. Hyperexpression du système d’efflux MtrCDE
(gène mtr)
N. gonorrhoeae: Sensibilité aux
antibiotiques
La résistance à la pénicilline G
•pénicillinase TEM 1 plasmidique minoritaire
•Mutations:
PBP 1 et 2: baisse d’affinité
Protéines de la membrane externe PIA et PIB
(porines): imperméabilité
Promoteur ou répresseur du gène de pompe
Mtr CDE: augmentation de l’efflux
N. gonorrhoeae: Sensibilité aux
antibiotiques
La résistance aux fluoroquinolones:
1. Est croisée pour toutes les quinolones
2. Résulte de l’hyperexpression du système
d’efflux MtrCDE
3. Résulte essentiellement de mutations
chromosomiques des gyr A et par C
4. Le dépistage de cette résistance est facilement
effectué à l’aide d’un disque d’acide nalidixique
5. Les mutations combinées gyr A+parC sont
responsables des résistances élevées
N. gonorrhoeae: Sensibilité aux
antibiotiques
La résistance aux fluoroquinolones:
1. Est croisée pour toutes les quinolones
2. Résulte de l’hyperexpression du système d’efflux
MtrCDE
3. Résulte essentiellement de mutations
chromosomiques des gyr A et par C
4. Le dépistage de cette résistance est facilement
effectué à l’aide d’un disque d’acide nalidixique
5. Les mutations combinées gyr A+parC sont
responsables des résistances élevées
N. gonorrhoeae: Sensibilité aux
antibiotiques
Les résistances aux Tétracyclines:
Chromosomique
Plasmidique++ RCE croisée
Gène tet M +++aux β-
lactamines
CMI
N. gonorrhoeae: Sensibilité aux
antibiotiques
La résistance aux céphalosporines de3éme
génération
Mosaique PLP2
Mutations sur le promoteur pompe d’efflux
Mutation sur PIB (porine) et sur PLP1
N. gonorrhoeae: Sensibilité aux
antibiotiques
La résistance aux Macrolides
méthylation des protéines ribosomales,
mutations , efflux (MtrCDE)
N. gonorrhoeae
• Problème de santé publique:
- Augmentation de l’incidence : 106 millions/an
- Emergence de résistances aux Antibiotiques
(phénomène mondial, gonocoque futur « super
bug »!)
OMS 2008
• Japon 2011
• France 2011
• 45 souches isolées
• Fifteen (33.33%) resistant to ciprofloxacin
• Four (8%) to azithromycin
• No antibiotic resistance to spectinomycin
and ceftriaxone
• Three isolates: reduced susceptibility to
ceftriaxone!!
Causes de la résistance?
• Pression de sélection par AB prescrite par ailleurs
(FQ) chez des porteurs asymptomatiques
• Diffusion de clones résistants +++
• Rôle de la monodose? Problème de
pharmacodynamie :
– Bêta-lactamines sont bactéricides de façon temps
dépendante: ce qui compte c’est que le temps
pendant lequel les concentrations sont au dessus de la
CMI soit suffisant: T>CMI
Par ailleurs il existe une fenêtre de sélection des
mutants R
N. gonorrhoeae
• Problème de santé publique:
- augmentation de l’incidence: 106 millions/an
- émergence de résistances aux ATBs
• Quel traitement ?
• Recommandations ?
OMS 2008
w
Écoulement urétral
Recommandations de l’OMS
• Approche syndromique +++
• Surveillance épidémiologique: études locales ..
• Définir l’échec au traitement, détecter la Rce
• Adapter le traitement
• Bon usage des ATBs
Réduire l’incidence de gonococcie
Lutter contre l’émergence de résistance
Écoulement urétral
TRAITEMENT = DOUBLE
Tt « minute » anti gonococcique
(en l’absence de complications +++ et de localisation
extragénitale +)
CEFTRIAXONE 500 mg IM +++
* CEFIXIME 400 mg PO ++
* SPECTINOMYCINE 2 gr IM ++
* OFLOXACINE 400 mg PO +
* CIPROFLOXACINE 500 mg PO +
Écoulement urétral
TRAITEMENT = DOUBLE
• Tt « long » antichlamydiae
* DOXYCYCLINE 200 mg/jr x 7 jrs +++
* OFLOXACINE 600 mg/jr x 7 jrs +
* TETRACYCLINE 2 gr/jr x 7 jrs +
* ERYTHROCINE 2 gr/jr x 7 jrs +
• Tt « minute » antichlamydiae
* AZITHROMYCINE 1 gr PO
OMS 2012
OMS 2012
Traitement de gonocoque résistant
aux C3G
• 2 g azithromycin single oral dose + gentamicin
240 mg single IM dose
OR
• 2 g azithromycin single oral dose +
spectinomycin 2 g single IM dose
OR
• either gentamicin 240 mg IM or
spectinomycin 2 g IM
OMS 2012
Écoulement urétral
Recommandations européenne, USA
• Approche étiologique +++
USA
2014
USA 2014
USA
2014
En Tunisie:
Écoulement urétral
Suivre les recommandations de L’OMS:
- Approche syndromique si absence ou difficulté
des moyens diagnostiques
- Si échec: . Prélèvements ++
. Tenir compte de Gonocoque résistant,
T. vagnalis, M. genitalium
. Message de prévention
- Surveillance épidémiologique
- Bon usage des antibiotiques
En Tunisie:
Écoulement urétral
TRAITEMENT = DOUBLE
Tt « minute » anti gonococcique + Tt antichlamydiae
*CEFTRIAXONE 500 mg IM +++
* CEFIXIME 400 mg PO ++
* SPECTINOMYCINE 2 gr IM ++
+
* DOXYCYCLINE 200 mg/jr x 7 jrs +++
* AZITHROMYCINE 1 gr PO (monodose) +++
En Tunisie:
Écoulement urétral
Réalité? Fréquence de l’utilisation de la
ciprofloxacine pour infection à gonocoques
en médecine de ville?
Ecoulement urétral persistant ou
récurent
• Observance ?
• Rapports sexuels ?
• Gonocoque résistant aux C3G ?
• Trichomonas?
• M. genitalium ?
Faire un prélèvement
Écoulement urétral
Trichomonas M. genitalium
vaginalis
Traitement Métronidazole Azithromycine 500
Tinidazole mg/j x 5 jrs
Métronidazole 2 g Peros en dose unique OU
500 mg x 2/j pendant 7 jours
Traitement de gonocoque résistant
aux C3G
• 2 g azithromycin single oral dose + gentamicin
240 mg single IM dose
OR
• 2 g azithromycin single oral dose +
spectinomycin 2 g single IM dose
OR
• either gentamicin 240 mg IM or
spectinomycin 2 g IM
OMS 2012
Message de prévention
• Éduquer et conseiller
• Promouvoir et fournir préservatifs
• Proposer conseil et dépistage du VIH, VHB,
Syphilis
• Prise en charge du/des partenaire(s)
• Revenir à J3 si les symptômes persistent
(réévaluation du TT avec résultats labo)
• Revenir à J7 systématiquement (résultats
sérologies IST associées)
• Pas de RS jusqu’à guérison
CONCLUSION
• Augmentation de l’incidence des
gonococcies
• Augmentation des résistances
(phénomène mondial, gonocoque futur
« super bug »!)
• Gonocoque: vigilance !!
• Prise en charge adéquate
• Antibiothérapie Efficace
• Prévention +++
CONCLUSION
• Etudes nationales !!!
• Recommandations nationales !!!
• Développer des essais cliniques sur des
multidoses, associations, en conditions
réelles de pratique quotidienne
MERCI