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Cours BOA 325 Hématologie-1

Le cours d'hématologie, dirigé par le Dr Ahmadou Garba, vise à familiariser les étudiants avec les éléments cellulaires du sang, leur différenciation, et les mécanismes de l'hémostase. Il aborde également les différentes fonctions des cellules sanguines et certaines physiopathologies associées. Le plan du cours inclut des sections sur le sang, la lymphe, et des travaux pratiques en groupe sur divers sujets liés à l'hématologie.

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Cours BOA 325 Hématologie-1

Le cours d'hématologie, dirigé par le Dr Ahmadou Garba, vise à familiariser les étudiants avec les éléments cellulaires du sang, leur différenciation, et les mécanismes de l'hémostase. Il aborde également les différentes fonctions des cellules sanguines et certaines physiopathologies associées. Le plan du cours inclut des sections sur le sang, la lymphe, et des travaux pratiques en groupe sur divers sujets liés à l'hématologie.

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BOA 325

PARTIE HEMATOLOGIE
Dr AHMADOU GARBA

OBJECTIFS

A la fin de ce cours, l’étudiant sera capable :


1- De situer l’hématologie dans la physiologie systémique générale
2- De décrire les grandes lignées des cellules sanguines et leur différenciation
3- De donner les différentes fonctions des éléments cellulaires sanguins
4- De décrire les mécanismes de l’hémostase
5- De citer et décrire quelques physiopathologies du sang

PLAN DU COURS

Introduction générale
I- Le sang
I-1. Les éléments cellulaires
I-1-1. Les globules blancs
I-1-2. Les globules rouges - Hémoglobine
I-1-3. Les plaquettes sanguines (Thrombocytes)
I-2. Le plasma sanguin – le sérum
I-3. Quelques aspects fonctionnels du sang
I-3-1. Défense contre les agressions
I-3-1-1. Défense non spécifique
I-3-1-2. Défense spécifique
I-3-2.Groupes sanguins et réactions transfusionnelles
I-3-3. Hémostase
I-4. Quelques aspects de la physiopathologie du sang
II- LA LYMPHE.
III- TPE (sous forme d’exposés en groupes)
- Les hémoglobinopathies
- Les groupes sanguins
- Hématopoïèse
- Érythroblastose fœtale
- Immunoglobuline

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COURS DE BOA 325 PARTIE HEMATOLOGIE Dr. AHMADOU Garba
INTRODUCTION GENERALE

Les éléments cellulaires (les globules rouges, globules blancs et plaquettes)


proviennent « tous » d’une même souche de cellule mères qui se divise et donne
naissance à deux cellules libres non circulant et indifférenciée appelée
hémocytoblaste. L’hémocytoblaste devient basophile (normoblaste), se colore par
suite d’une synthèse active d’hémoglobine. En même temps, la taille diminue et
chez les mammifères, son noyau disparaît. On obtient alors un réticulocyte non
circulant qui après maturation passe dans la circulation et devient un érythrocyte ou
hématie. Il faut noter que chez les autres vertébrés (poissons, batraciens, reptiles,
oiseaux), les hématies sont nucléées.

Les granulocytes prennent naissance à partir de la même souche,


hémocytoblaste. La différenciation est encore peu connue. On sait toutefois que
l’hémocytoblaste acquiert des granulations dans son cytoplasme qui peuvent être
soit acidophiles basophiles ou neutrophiles, et que le noyau peut se diviser en
plusieurs lobes. (Voir planche).

I. LE SANG

C’est un tissu conjonctif de consistance liquide de couleur rouge, constitué de


cellules (globules rouges, globules blancs, thrombocytes), d’une substance
fondamentale (le plasma sanguin) et de fibres. Sa viscosité varie entre 3.5 et 5.4, sa
densité de 1056. Le volume du sang circulant représente 8% du poids corporel soit
environ 5600 mL pour un sujet de 70 kg. Ce volume dépend de l’âge, des états
physiologiques et de la régulation du métabolisme de l’eau (voir figure1).

Figure 1 : Représentation d’une goutte de sang humain

I-1. LES ELEMENTS CELLULAIRES


On distingue généralement trois types d’éléments cellulaires : globules blancs
ou leucocytes, globules rouges ou érythrocytes ou hématie, et thrombocytes ou
plaquettes sanguines. Le rapport entre le volume des cellules et le volume sanguin

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total est appelé hématocrite. Il est de 45 % chez l’homme, 41 % chez la femme et
35% chez un enfant d’un an.
Chez les mammifères adultes, les cellules du sang prennent naissance au
niveau de la moelle osseuse, la rate et les ganglions lymphatiques. Chez l’embryon,
lorsque le sang commence à circuler, on peut observer une formation des cellules-
mères des hématies (hématogonies) dans le foie et la rate : C’est l’hématopoïèse
extra médullaire. Par la suite, au cinquième mois de la vie embryonnaire, la moelle
osseuse accomplit la plus grande partie de l’hématopoïèse.
Vers 20 ans, la moelle des cavités des os longs cesse d’être active (elle
devient jaune, et est remplie de graisse) seule la moelle rouge des cavités des os
plats (surtout du sternum, des côtes) et des vertèbres est active. Mais il y a une
possibilité de réversibilités en cas d’hémorragie grave, la moelle redevient rouge.
Seulement 25% des cellules de la moelle appartient à la lignée érythrocytaire
et 75% à la lignée myéloïde, bien que dans la circulation périphérique on trouve
plus de 500 fois de globules rouges par rapport aux globules blancs.

I-1-1. LES GLOBULES BLANCS

On distingue généralement trois types de globules blancs : Les granulocytes


ou polynucléaires, les lymphocytes et les monocytes. Chez l’homme, on trouve
normalement 4.000 à 11.000 globules blancs par µl de sang.

a) Les granulocytes

Encore appelées polynucléaires, ils sont les plus nombreux et représente 50% à
70% des globules blancs. Ils ont un noyau à plusieurs lobes. La plupart d’entre eux
contiennent des granules neutrophiles (qui fixent les colorants neutres) ce sont les
neutrophiles, ou acidophiles ce sont les acidophile ou éosinophiles, et d’autres des
granules basophiles, ce sont les basophiles. Les granulocytes interviennent en
général dans la lutte contre les infections bactériennes de façon non spécifique par
phagocytose. Ce rôle est beaucoup plus assuré par les neutrophiles et les
éosinophiles, grâce à une enzyme myéloperoxydase (tue les bactéries ingérées). Les
basophiles sont riches en héparine et interviennent plus dans les phénomènes
d’anti-coagulation et la facilitation des cellules immunitaires à traverser les
vaisseaux sanguins vers les lieux d’agression. La durée de vie moyenne des
globules blancs est de deux jours. Il y’a donc une nécessité d’un renouvellement
constant de ces derniers. Il se forme dans le sang plus de 100 billions de
granulocytes. Toutefois leur nombre est constant chez un sujet bien portant et
n’augmente qu’en cas d’infection.

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b) Les monocytes

Ils ont un noyau en forme de rein non lobé. Ils jouent pratiquement le même rôle
que les neutrophiles, celui de phagocytose ; mais surtout au niveau des tissus ou ils
forment les macrophages tissulaires dans le foie, les poumons, les muscles : C’est le
système réticulo-endothélial.

c) Les lymphocytes

Ils naissent dans la moelle osseuse, mais la plupart deviennent matures dans les
ganglions lymphatiques, le thymus et la rate. Ce sont des cellules ayant un gros
noyau envahissant presque tout le cytoplasme. Ils sont spécialisés dans la défense
immunitaire spécifique. On distingue les grands lymphocytes et les petits. Les
grands sont probablement les précurseurs des petits qui synthétisent les anticorps.

Remarque
Il est actuellement connu que la différenciation de ces différentes lignées
granulocytaires, monocytaire, lymphocytaires est sous la régulation de certains
facteurs qui sont des glycoprotéines. On a déjà pu en isoler 4 qui sont produits par
plusieurs tissu de l’organisme et constituant le Colony Stimulating Factor (CSF).
Ce sont le GM-CSF (Granulocyte-Macrophage CSF) G-CSF (Granulocyte-CSF)
multi-CSF (multipotential-CSF) et le M-CSF (Macrophage-CSF).
Les mécanismes par lesquels ils interagissent les uns les autres et avec les
facteurs qui stoppent leur prolifération ne sont pas encore complètement connus.

I.1.2. LES GLOBULES ROUGES

Encore appelés hématies ou érythrocytes, ce sont des cellules en forme de


disque biconcave de diamètre = 7,5 µm et d’épaisseur = 2 µm chez l’homme,
dépourvues de noyau chez les mammifères. Grâce à l’hémoglobine qu’elles
transportent, les hématies sont des cellules hautement spécialisées dans le transport
des gaz respiratoires, O2 et CO2. Leur durée de vie dans la circulation est de 100 à
120 jours. On en trouve environ 5,4 millions chez l’homme et 4,8 millions par µl
chez la femme. On estime environ 3,1013 globules rouges dans la circulation avec
un total de 900g d’hémoglobine.

Les hématies sont des cellules très fragiles et sensibles aux variations de la
pression osmotique du milieu où elles se trouvent. Ainsi, dans une solution dont la
pression osmotique est supérieure à celle du plasma normal (Exemple une solution
de NaCl supérieur à 10%, le globule rouge diminue de volume. Et dans une
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solution hypotonique. (NaCl 0,5% à 0,30%) le globule rouge devient sphérique
gonfle et la membrane se rompt : C’est l’hémolyse ; qui libère l’hémoglobine. Les
vieux globules rouges sont détruits au niveau du système réticulo-endothélial.
L’hème de l’hémoglobine est transformé en bilirubine, qui est excrétée par le foie,
et le fer est reconverti pour la synthèse de l’hémoglobine (hémocyanine chez les
invertébrés).

La formation des érythrocytes (érythropoïèse) est sous le contrôle d’une


hormone : Erythropoïétine. C’est une glycoprotéine circulante de PM= 35000,
formé par l’action d’un facteur rénal érythropoïétique (FRE) ou érythrogénine
secrété par le rein, sur une globuline plasmatique (d’origine hépatique)
l’érythropoïétine agit en transformant certaines souches cellulaires de la moelle
osseuse appelées cellules souches sensibles à l’érythropoïétine (Un peu
différenciées). Ces cellules se différencient alors en proérythroblastes.

Le FRE et de la globuline plasmatique sont stimulés par l’hypoxie, le


saignement (anémie), l'altitude. Elles sont inhibées lorsque le volume plasmatique
des érythrocytes dépasse le normal.

L’hémoglobine est une hétérométalloproteine de poids moléculaire= 64.450 de


couleur rouge. De forme globulaire, elle comporte 4 sous unités contenant chacune
une molécule d’hème, site de fixation de l’O2. Chez l’homme l’hémoglobine
normale (A) est constituée de deux paires de polypeptides (2α et 2β) repartie dans
les quatre sous unités (deux sous unités comportent les 2 chaînes α et les deux
autres les chaînes β). Les chaînes α contiennent 141 acides aminés chacune et les
chaînes β, 146 AA chacune.

Chez le fœtus humain on trouve une autre variété d’hémoglobine : C’est


l’hémoglobine F ou fœtale, dans laquelle les chaînes β sont remplacées par les
chaînes γ (gamma). Les chaînes γ ont également 146 AA mais 37 d’entre eux
différent des paires. Cette hémoglobine F est remplacée après la naissance par la A.

Le rôle principal de l’hémoglobine est le transport des gaz respiratoires O 2 et


CO2. Le transport de l’O2 se fait par réaction Hb+O2 → HbO2
Étant donné que la molécule d’Hb contient 4 unités d’hème, elle peut donc fixer 4
molécules d’O2. Hb4+4O2 →Hb 4 O8.

L’affinité (degré de fixation) de l’hémoglobine pour l’O2 est fonction du pH du


milieu, de la température et de la concentration intra globulaire en 2,3-DPG

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(diphosphoglycérate). L’ion H+ et le 2,3-DPG sont compétitifs à l’O2 et diminuent
l’affinité de l’hémoglobine vis-à-vis de l’O2
On appelle effet BOHR, la diminution de l’affinité de l’hémoglobine à l’O2
lorsque le pH diminue. Il faut noter que l’hémoglobine F a plus d’affinité vis à vis
de l’O2 que L’hémoglobine A (Parce que fixe peu le 2,3-DPG)

I.1.3. LES PLAQUETTES SANGUINES

Ce sont de petites granulations qui se regroupent en amas de 2 à 5 µm. Elles


proviennent d’une cellule mère mégacaryoblaste, basophile, à noyau trapézoïde, qui
devient un mégacaryocyte de diamètre 150-300 µm avec un cytoplasme riche en
granulations qui formeront les futures plaquettes anucléés et sans membrane
plasmique.

Les plaquettes sanguines sont riches en sérotonine, adrénaline, ADP, Ca²+, K+,
qui sont des facteurs de la coagulation. Lorsqu’une lésion se produit au niveau d’un
vaisseau la sérotonine et l’adrénaline provoquent une vasoconstriction, pendant que
L’ADP favorise la libération et l’agglomération des autres plaquettes au lieu de la
lésion formant ainsi un bouchon hémostatique.

La production des plaquettes est sous le contrôle d’une substance, la


thrombopoïétine ou facteur stimulant thrombopoïétique (FST). Il y’a environ
300.000 plaquettes par µl dans le sang circulant.

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Figure 2: Représentation des éléments figurés du sang et du plasma humain

I.2. LE PLASMA SANGUIN - LE SERUM

C’est la substance fondamentale du sang où baignent les cellules sanguines. Il


est essentiellement constitué d’eau, de molécules organiques (glucides, lipides,
protéines) inorganique et d’ions. Chez l’homme son volume normal est de 5% du
poids corporel, soit environ 3500 ml pour un homme de 70 kg.

On appelle le sérum, la partie liquide obtenue après coagulation du plasma


duquel on a enlevé le fibrinogène et les facteurs de coagulation II, V, VIII.

Le plasma sanguin est très riche en protéines jouant divers rôles. Ces protéines
plasmatiques se classent très souvent par ordre de poids moléculaire. On distingue
principalement :

- Les β lipoprotéines (PM = 1.300.000)


- Les fibrinogènes (PM = 400.000) 5-6 %
- Les α lipoprotéines (PM = 200.000)
- Les γ globulines (PM = 11 % 155.000)
- Les β globulines (PM = 90.000)
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- La sérumalbumine (PM = 65.000) 55,2 %
Ces protéines proviennent de l’alimentation à partir AA ingérés, elles sont
resynthetisées dans le foie, sauf les γ globulines qui sont formées dans les
plasmocytes.
Les protéines plasmatiques accomplissent plusieurs rôles dont entre autres :

a- Le transport des hormones, des métaux d’ions, d’acide gras, AA, d’enzymes,
de médicaments.

b- De substances tampons, par la faciliter qu’elles ont de se combiner avec des


cations comme Na+, elles participent au maintien de la constance du pH (7,4) du
milieu intérieur.

c- Dans la pression osmotique (oncotique), du fait qu’elles sont chargées et


imperméables à la membrane, elles exercent une pression sur les molécules d’eau.

d- Défense spécifique par les γ globulines.

e- Dans la coagulation sanguine, par la présence de la prothrombine et du


fibrinogène.

Figure 3 : Représentation schématique de l’hématopoïèse

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I.3. QUELQUES ASPECTS FONCTIONNELS DU SANG.

En plus de son rôle dans le transport des gaz respiratoires et celui joué par les
protéines plasmatiques qui sont évidents, le sang accomplit d’autres fonctions de
grande importance dans l’organisme.

Les éléments cellulaires du sang (globules rouges, globules blancs, et les


plaquettes) interviennent dans divers phénomènes de défense et de protection de
l’organisme contre des agressions étrangères. Ces phénomènes peuvent être
spécifiques, d’histocompatibilité, de transfusion, ou d’hémostasie (coagulation).

I.3.1. DEFENSE CONTRE LES INFECTIONS ETRANGERES.

I.3.1.1. Défense non spécifique et immunitaire (Immunité naturelle)

C’est essentiellement les phénomènes de phagocytose. C’est le premier moyen


de défense qu’on trouve chez tous les animaux (le plus rapide). Elle est assurée par
les granulocytes (polynucléaires neutrophiles et éosinophiles) et les monocytes qui
constituent les phagocytes libres et mobiles. Ces phagocytes englobent les corps
étrangers (Bactéries surtout et virus), par pseudopodes. Puis les particules ingérées
sont digérées à l’intérieur par des enzymes appelées monokines. On dit que la
défense est non spécifique parce que les phagocytoses s’attaquent de façon non
spécifique (non sélective) aux antigènes et d’autre part, parce qu’ils ne synthétisent
pas des anticorps. On parle encore d’immunité naturelle.

I.3.1.2. Défense spécifique

C’est un mode de défense spécialisée qu’on rencontre surtout chez les animaux
homéothermes (mammifères et oiseaux).

Ce moyen de défense est principalement assuré par les lymphocytes T et les


lymphocytes B. ces deux types de lymphocytes proviennent de la même souche
mère de cellules lymphoïdes. Certaines migrent dans le thymus pour leur
maturation et deviennent les lymphocytes T (Thymus). Les autres subissent leur
maturation dans le foie et la rate. Puis une bonne partie de ces lymphocytes T et B
migrent dans les ganglions lymphatiques et la moelle osseuse.

On distingue 2 types défense immunitaire : Cellulaire et humorale.

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a) Défense immunitaire cellulaire

Elle est assurée par les lymphocytes T qui produisent des substances
enzymatiques appelées lymphokines qui stimulent la mobilisation du système
immunitaire (Compléments, lymphocytes B …) sur les antigènes. Les lymphocytes
T interviennent dans diverses réactions allergiques, les rejets de transplants des
tissus étrangers et tumoraux, la lutte contre les infections virales, fungiques et
quelques bactéries (Bacille tuberculeux). Plusieurs types de lymphocytes T ont été
identifiés.

- Les T Helper ou Indicer ou T4 qui intervient dans la régulation de la production


des anticorps par les lymphocytes B.

- Les T Killers ou Cytotoxiques or Effectors ou T8, responsables du rejet des


transplants dans les phénomènes d’histocompatibilité, lutte contre les cellules
cancéreuses (responsable principal de l’immunité cellulaire). Ils constituent
généralement le système de Human Leucocyte Antigens (HLA), le soi de chaque
individu

- Les Memory Cells, qui interviennent dans les phénomènes de reconnaissance et


de rappel d’une infection antérieure.

- Les T suppressors, continuent et terminent le travail des T Killer (Terminator) et


amortissent les réactions allergiques conséquence de la destruction antigènes-
anticorps. Ils interviennent aussi dans la régulation des lymphocytes B

b) Défense immunitaire humorale


Elle est assurée par les lymphocytes B qui portent sur leur surface des
récepteurs d’antigènes spécifiques. Au contact d’un antigène, le lymphocyte B se
divise en deux cellules filles plus petites appelées plasmocytes, spécialisées dans la
synthèse et la libération des anticorps, qui sont des immunoglobulines Ils
constituent la défense majeure contre les bactéries.

Les anticorps son des molécules protéiques de poids moléculaire moyen


constitués chacune de deux unités symétriques. Chaque unité comprend : Une
chaîne longue ou chaîne lourde (PM = 40.000 à 60.000), et une chaîne courte ou
légère (PM = 25.000). Chaque chaîne comporte un segment où la séquence des AA
est constante et un segment ou la séquence est variable ; c’est ce segment à
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séquence variable qui justifie la grande diversité et la spécificité
d’immunoglobuline.
Les substances antigènes (bactéries, virus ou molécules) sont d’abord fixées à
la surface des macrophages ou des lymphocytes T. Les macrophages les exposent
ou les présentent aux T4 (opsonisation), qui stimulent alors la multiplication de
lymphocytes B. Ces derniers se transforment en plasmocytes et Memory cells qui
secrètent alors les anticorps spécifiques. Par ce rôle, les macrophages sont appelés
Antigen Presenting Cells (APC). D’autres cellules comme les cellules de
Langerhans, les cellules cutanées, de la rate et des ganglions lymphatiques jouent
aussi le rôle d’APC.

Les lymphocytes T et B ainsi que les macrophages sont aidés dans leur lutte
contre les antigènes par un système d’enzymes lytiques dénommé système de
compléments. Ils facilitent la combinaison du complexe antigène-anticorps,
provoque la digestion de la membrane de l’antigène et aussi une pénétration
massive d’eau et la cellule est lysée. Ces enzymes au nombre 09 (C1-C9) sont
synthétisées par l’épithélium intestinal, le foie, la rate, les macrophages et
représentent environ 10% des globulines sériques. Les interférons sont également
un système de protéines humorales sécrétées par les leucocytes ayant une activité
antivirale et anti tumorale conduisant à une immunité tissulaire locale. L’ensemble
des cellules et molécules participant au système immunitaire sont dites
immunocompétentes.

I.3.2. LES GROUPES SANGUINS-REACTIONS TRANFUSIONNELLES

Définition et historique:

Antigène : Substance capable de provoquer (induire) une réponse immunitaire,


c’est à dire l’apparition d’une autre substance qui la neutralise d’une part, et
d’autre part si elle peut se lier spécifiquement avec le produit de la réponse
immunitaire (anticorps si la réponse est humorale ou lymphocytes T si elle est
cellulaire).
Après la découverte de la circulation par William HARVEY (1628), les
médecins ont commencées à faire des transfusions de sang aux sujets qui étaient
atteints d’une hémorragie. Les premières opérations, ont abouti à la mort de certains
de ces sujets. On pouvait constater que le sang de ces morts « coagulait » et
obstruait les vaisseaux. Par la suite on se rend compte qu’il ne s’agissait pas d’une
coagulation classique, mais plutôt d’une agglutination ou d’une précipitation. Plus
tard, on découvre que les membranes des globules rouges humains possèdent sur
leurs surfaces diverses antigènes appelés Agglutinogènes, dont les plus connus
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sont A et B ; et des anticorps spécifiques plasmatiques dirigés contre ces
agglutinogènes. Ces anticorps plasmatiques sont appelés Agglutinines (ou anti-
agglutinogène). On distingue principalement les agglutinines α ou anti-A et β ou
anti-B.

Ces agglutinines sont héritées des parents où acquis lorsqu’on a été en contact
des globules rouges d’un autre individu, ou même pendant la grossesse lorsque les
globules rouges du fœtus traversent le placenta à l’accouchement.

Les individus qui ont l’agglutinogène B sur les hématies possèdent dans leur
plasma l’agglutinine α ou anti-A. Ainsi lorsqu’on mélange les sangs de sujets A et
B, il y a une réaction antigène-anticorps qui aboutit à une hémolyse des globules B,
on parle d’une agglutination. De même les sujets qui ont les globules rouges A
(Agglutinogène A) ont dans leur plasma les agglutinines anti-B.

En 1925 Bernstein découvre que les antigènes de surface A, B sont des


caractères héréditaires transmis par les parents et qu’ils étaient co-dominants. Il
découvre aussi qu’il existe un troisième caractère O qui lui, est récessif. On arrive
donc à quatre groupes principaux A, B, AB et O. Ainsi les individus :

- Du groupe A ont l’agglutinogène A sur les globules rouges.


et l’agglutinine anti-B dans le sérum.

- Du groupe B Agglutinogène B sur les globules rouges.


Agglutinine anti-A dans le sérum.

- Du groupe AB Agglutinogène A et B.
Pas d’agglutinines.

- Du groupe O Agglutinogène O ou H.
Agglutines anti-A et anti-B dans le sérum.

La réaction transfusionnelle s’observe lorsque le sujet receveur contient dans


son sérum (Plasma) les agglutinines digérées contre les agglutinogènes du donneur
par conséquent :

Le sujet A reçoit de A, O.
Le sujet B reçoit de B, O
Le sujet AB reçoit de A, B, AB, O.
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Le sujet O ne reçoit que de O.

On dit alors que le sujet AB est receveur universel et O, donneur universel.

Figure 4 : Représentation des groupes sanguins du système ABO

REMARQUES.

1- On a trouvé les antigènes A et B dans d’autre tissus notamment dans les


glandes salivaires et la salive, le pancréas, le foie, les testicules, le sperme, les
poumons, le liquide amniotique. On dit qu’ils sont ubiquitaires

2- En plus des antigènes du système ABO on rencontre sur les globules


rouges plusieurs autres types d’antigènes dont certains provoquent déjà des
réactions transfusionnelles majeures, parfois létales.

3- Il existe un autre système d’antigène qui se superpose sur le système ABO :


C’est le facteur rhésus (Rh). Ce système contient plusieurs antigènes (D,C, E, c,e)
mais le plus actif est l’agglutinogène D.

On dit qu’un sujet est Rhésus négatif (Rh-) s’il n’a pas l’agglutinogène D,
mais et produit l’agglutinine anti-D lorsqu’il reçoit les globules D positifs d’un
sujet qui est Rhésus positif (les globules rouges contiennent l’agglutinogène D).
Ainsi les individus de signe contraire manifeste des réactions transfusionnelles. Le
facteur rhésus est responsable d’une affection connue sous le non de maladie
hémolytique du nouveau ou érythroblaste fœtale. Lorsqu’une mère Rh- porte un
fœtus Rh+, il peut arriver lors de l’accouchement du premier enfant que quelques
gouttes de son sang passent dans la circulation maternelle et induire la synthèse des
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agglutinines anti-D qui pourront alors détruire le prochain fœtus en traversant le
placenta.

I.3.3. L’HEMOSTASE

C’est l’ensemble des divers mécanismes qui participent à l’arrêt d’un


saignement causé par la lésion ou la section d’un petit vaisseau sanguin. Il s’agit en
somme d’un processus de colmatage de la brèche par la formation du caillot (sang
coagulé).

L’hémostase se déroule en trois principales étapes.

a- La vasoconstriction locale

C’est la toute première réaction. Elle peut parfois être si efficace qu’elle arrive
à obstruer la lumière du vaisseau et arrêter saignement. Cette vasoconstriction est
surtout due à la sérotonine, l’adrénaline et d’autres agents vasoconstricteurs libérés
par les plaquettes sanguines.

b- Formation d’un bouchon hémostatique

Sur le lieu de la lésion d’un vaisseau, se fait une agglomération de plaquettes


sanguines attirées par le collagène et l’ADP, qui forment une sorte de tissu ou de
filet lâche constituant un bouchon appelé thrombus blanc. Il faut noter que ce
bouchon n’est que provisoire parce que ne peut subsister longtemps au flux
sanguin. Il doit subir une transformation qui consiste en la formation d’un caillot de
coagulation.

c- Conversion du bouchon temporaire en un caillot définitif.

La transformation du bouchon hémostatique temporaire en caillot définitif se


fait sous l’action de la fibrine. La fibrine est une protéine insoluble provenant de la
transformation de la fibrinogène au cours de la coagulation. La fibrine constitue une
sorte de réseau ayant l’aspect d’un filet avec des fibres entrelacées qui
emprisonnent les plaquettes et les globules rouges. Le mécanisme de la coagulation
implique une série de réactions complexes faisant intervenir plusieurs facteurs de
coagulation, dont la plus importante est la conversion du fibrinogène en fibrine,
catalysée par la thrombine. La thrombine elle-même existe en circulation sous
forme inactive appelée prothrombine ; et sa transformation en thrombine est
catalysée par la thromboplastine en présence d’ions calcium. La prothrombine est
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produite dans le foie, par l’action de la vitamine K (vitamine de la coagulation).
Quant à la thromboplastine, on la trouve dans divers tissus, sur la paroi des
vaisseaux sanguins et dans les plaquettes.

Lorsque le saignement est arrêté (normalement 4 à 8 minutes) les processus de


la cicatrisation se mettent en place sur la région lésée. En effet , les thrombocytes
intervenant dans la coagulation sécrètent une substance appelée platelets derived
growth factor (PDGF) qui stimule les fibres musculaire lisses et les fibroblastes qui
vont former un tissus conjonctif et réparer la lésion. Vers la fin de la cicatrisation,
le caillot de coagulation est digéré par le système fibrinolytique.

Il faut noter que plusieurs facteurs ou paramètres peuvent empêcher, ralentir


ou inhiber les processus de la coagulation. Entre autres :
➢ La fibrinolysine encore appelés plasmine. Elle lyse la fibrine et le fibrinogène,
et les produits de dégradation inhibent l’action de la thrombine. Elle existe
sous une forme inactive, la plasminogène synthétisée par le foie et est sous la
régulation d’un système d’activateurs pour sa conversion.

➢ L’antithrombine III, qui est une protéase circulant inhibant la thrombine avec
le concours de l’héparine. Elle inhibe également l’action des facteurs IXa, Xa
et XIIa.

➢ Protéines C. Elle inhibe l’action des facteurs Va et VIIIa.

➢ L’héparine, qui est un anticoagulant très puissant (1mg pouvant empêcher la


coagulation de 100 ml de sang). Elle empêche l’agglomération des plaquettes,
inhibe l’action de la thrombine. Elle est synthétisée par les mastocytes et les
basophiles (C’est un polyoside de sulfate, un acide fort).

➢ La carence en Ca²+ (Hypocalcémie).

➢ La déficience en vitamine K.

I.4. QUELQUES ASPECTS DE LA PHYSIOPATOLOGIE DU SANG

Plusieurs maladies dont certaines sont très graves, mortelles et parfois


incurables trouvent leur origine soit dans une malformation des cellules sanguines,
soit dans le taux de certaines substances sanguines ou des cellules sanguines qui
peut être plus bas ou plus élevé que le normal. Entre autres maladies.

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➢ La leucémie. Qui est une multiplication incontrôlée et maligne des
lymphocytes. La conséquence est que ces lymphocytes s’attaquent aux autres
tissus et les détruisent et plus particulièrement les globules rouges.

➢ Agammaglobulémie ou syndrome de Bruton. C’est une absence de


développement des lymphocytes B; ce qui prédispose le sujet aux infections
bactériennes mais peut résister aux infections virales et fongiques (Immunité
cellulaire).

➢ Syndrome de Di GEORGE. Causé par une absence congénitale du thymus.


Ce qui entraîne une suppression de l’immunité cellulaire (Lymphocytes T) mais
l’immunité humorale est normale.

➢ L’hémophilie. Maladie héréditaire liée au sexe, se manifestant uniquement


chez le mâle (hétérozygote) Elle se caractérise par une anomalie de la coagulation
entraînant des hémorragies graves au moindre traumatisme. Elle causée par en un
déficit congénital de facteurs de coagulation.
✓ VIII → L’hémophilie A qui est la forme grave.
✓ IX → L’hémophilie B qui est à la forme modérée ou maladie de
Christmas.

➢ La thrombocythémie. Elévation du nombre de thrombocytes au delà de


500.000 µl, pouvant causer des thromboses (bouchon de coagulation dans les
vaisseaux).

➢ La thrombopénie. Diminution de plaquettes au dessous de 150.000 ml causé


par une déficience globale de la fonction hématopoïétique de la moelle
osseuse. Ceci cause un prolongement des saignements.

➢ Polyglobulie. Une augmentation des globules rouges par une anoxie ou par la
sécrétion accrue de l’érythropoïétine lors des tumeurs du rein. Le risque
principal c’est la thrombose à cause de l’augmentation de la viscosité du sang.

➢ Les anémies. On peut définir comme l’abaissement du taux total


d’hémoglobine circulante au dessous de 12 g/100 mL chez la femme et 13g
/100 mL chez l’homme. Cette diminution du taux d’hémoglobine est
généralement liée plus ou moins à une diminution du nombre ou de la qualité
des globules rouges.

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Les causes sont extrêmement nombreuses, cependant on peut distinguer
deux grandes classes d’anémies :

a- Les anémies régénératives ou périphériques.

Elles se reconnaissent par un nombre élevé de réticulocytes (>120.000/ mm3)


dans le sang périphérique. Elles sont généralement dues à une perte sanguine aiguë
que la moelle osseuse tente de compenser par une production de réticulocytes
normochromes et normocytaires. Elles sont généralement causées soit une
hémorragie importante, soit par une hémolyse (anémies hémolytiques comme dans
le paludisme, les traumatismes) ayant pour effet une baisse de la durée de vie des
globules rouges.

b- Les anémies arégénératives ou centrales.

Elles sont généralement dues à une insuffisance de l’érythropoïèse, c’-a-d de


la production des globules rouges par la moelle osseuse. C’est une anémie
centrale. Il y a absence de réticulocytes dans le sang périphérique.
L’insuffisance érythropoïétique peut être de deux catégories :

➢ Quantitative

Il s’agit d’une disparition des érythroblastes, précurseurs des


érythrocytes dans la moelle osseuse. Elle peut être causée soit par
l’envahissement de la moelle par un tissus étranger anormal (ex : fibrose,
cancer) soit par la disparition du tissu hématopoïétique, laissant la
moelle vide : on parle d’anémie aplasique médullaire (causée par des
virus, radiations RX, médicaments)

➢ Qualitative

Elles sont dues à un défaut de maturation des érythroblastes, qui sont


cependant présents dans la moelle. Ce défaut de maturation peut être dû
soit :
✓ A une carence en vit B12 et acide folique. Ce qui aboutit à la
formation de globules rouges de grande taille appelés
mégaloblastes : on parle d’anémie mégaloblastique. La carence
en vit B12 peut être causée par une malabsorption de la vit par
l’absence du facteur intrinsèque gastrique, on parle alors
d’anémie pernicieuse
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✓ A une carence en fer (malabsorption, grossesses répétées,
carence alimentaire) : on parle d’anémie ferriprive ou
hypochrome microcytaire. Il peut aussi s’agir d’une incapacité
des érythroblastes d’intégrer le fer dans l’hème : le fer
s’accumule alors dans les érythroblastes : on parle d’anémie
hypochrome sidéroblatiques.

II- LA LYMPHE.

C’est un liquide laiteux ou jaunâtre provenant d’une transsudation (Filtration


ou passage du sang dans un vaisseau lymphatique au niveau des capillaires). C’est
un liquide interstitiel très pauvre en protéines par rapport au sang, mais riche en
graisses insolubles et en globules blancs (environ 8.000 par mm3). Au repos (In
vitro) elle coagule, mais moins vite que le sang.

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