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Chp7 - Des Couleurs Au Dosage Spectrophotométrique - 2025

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Chp 7 – Des couleurs au dosage spectrophotométrique

I- Couleurs
A relier à :
- Activité « Comment voyons-nous les couleurs ? »
- Activité « Synthèses additive et soustractive des couleurs »
- Cours chp 17 du livre p 324 à 326, exercices résolus p 328 et 329, exercices corrigés p 330 à 335
Animations utiles pour mieux comprendre :
- Spectre électromagnétique : [Link]
- Synthèses additive et soustractive : [Link]
- Ecran et pixels : [Link]
1) La lumière et les couleurs spectrales
La lumière peut être décrite comme une onde électromagnétique. Spectre des ondes électromagnétiques
Comme toutes les ondes électromagnétiques, les radiations
lumineuses peuvent se propager dans le vide, et peuvent être
décrites par leurs fréquences ν (en Hz) ou leurs longueurs d’onde
λ (en m).
Les radiations lumineuses ne représentent qu’une toute petite
partie du spectre des ondes électromagnétiques, comprise entre
400 nm (pour le violet) et 800 nm environ (pour le rouge).
L’arc-en-ciel est un exemple naturel de décomposition de la
lumière blanche. Dans ce spectre que l’on peut également obtenir
à l’aide d’un prisme, l’œil perçoit les couleurs principales : rouge, Spectre de la lumière blanche
orange, jaune, vert, bleu et violet.
Ces couleurs spectrales correspondent donc à des zones de couleur associées à des gammes de
longueurs d’onde :

Gammes de
violet bleu vert jaune orange rouge
couleur
Plage de longueurs
400 – 424 424 – 491 491 – 575 575 – 585 585 – 647 647 – 800
d’onde λ (nm)

Au XIXème siècle, le physicien anglais Thomas Young a montré qu’il n’est pas nécessaire d’ajouter toutes
les lumières colorées du spectre pour former la lumière blanche, seules trois lumières colorées suffisent.
2) De la synthèse additive à la couleur perçue
L’œil humain possède trois types de cônes :
- un type de cône est sensible à la gamme de longueurs d’onde Lumière
correspondant à la couleur perçue rouge. bleue
- un autre est sensible à la gamme du vert.
Cyan
- le troisième est sensible à la gamme du bleu. Magenta

Ainsi, toute couleur perçue par l’être humain est une synthèse additive de
ces trois couleurs à intensité variable : c’est le principe de la trichromie Lumière Lumière
rouge verte
(principe utilisé par les écrans TV avec pixels rouge-vert-bleu par exemple :
un citron jaune à l’écran correspondra à une émission lumineuse des sous-
Jaune
pixels rouges et verts).
3) La lumière et les objets
Les objets interagissent de 3 façons avec la lumière :
- une partie de la lumière incidente peut traverser l’objet : c’est le
phénomène de transmission.
- une partie de la lumière incidente peut être renvoyée dans toutes les
directions : c’est le phénomène de diffusion.
- une partie de la lumière incidente peut être absorbée : c’est le
phénomène d’absorption.

Un objet est donc visible s’il renvoie de la lumière.


4) La couleur perçue d’un objet
Un objet éclairé peut absorber certaines lumières colorées : c’est la synthèse soustractive.
Les objets n’ont pas de couleur par eux-mêmes : la couleur que l’on en perçoit dépend :
- de la nature de la lumière qui éclaire l’objet
- des lumières colorées qu’il absorbe, diffuse et transmet
- de la synthèse des lumières reçues par l’œil.
5) Des couleurs absorbées
La couleur perçue d’un objet dépend donc en partie des couleurs que cet objet absorbe.
De même, les espèces colorées comme certains ions en solution ou certaines molécules organiques
absorbent la lumière dans des gammes de longueur d’onde, à la manière d’un filtre. La lumière qui n’est
pas absorbée est en partie renvoyée dans toutes les directions (c’est la diffusion), et en partie transmise
dans la direction incidente.
Remarque : lorsqu’il s’agit de molécules, il apparait que dans le cas général, plus les molécules
« absorbantes » comptent de doubles liaisons conjuguées et plus les radiations absorbées ont des
longueurs d’onde élevées (donc vers le rouge).
La couleur perçue d’une espèce chimique
Filtre ou colorant colorée ou d’un mélange d’espèces
magenta chimiques colorées se détermine par
rouge
synthèse soustractive : chaque espèce
bleu chimique colorée agit comme un ou
plusieurs filtres pour la lumière.
noir
La couleur perçue d’une espèce chimique
est alors la couleur complémentaire des
couleurs absorbées. Sur le cercle
Filtre ou Filtre ou
colorant jaune chromatique, les couleurs complémentaires
colorant cyan
vert sont diamétralement opposées.

Remarque : la synthèse soustractive est utilisée dans l’imprimerie (cartouches couleurs des
photocopieuses), domaine où il suffit de disposer des couleurs primaires de la peinture (jaune, cyan et
magenta).

II- Dosage par étalonnage et spectrophotométrie


A relier à :
- TP 6 « Dosage spectrophotométrique du Dakin »
- Activité complexe « Les bonbons schtroumpfs sont-ils dangereux ? »
- Cours Chp 1 du livre p 18 à 20, exercice résolu p 22 et 23, certains exercices corrigés p 26 à 31
- Fiche d’exercices « Dosage par spectrophotométrie »
Animations utiles pour mieux comprendre :
[Link]
[Link]
0chimique/5-simulation_Spectrophotometre_chap05.swf
Films utiles pour mieux comprendre :
[Link]
[Link]

Comme expliqué dans le I.5) et dans l’activité « Synthèses additive et soustractive des couleurs », la
couleur d’une solution correspond aux radiations non absorbées par la solution. Elle est complémentaire
de la couleur la plus absorbée par la solution.
1) L’absorbance d’une solution colorée et la loi de Beer-Lambert
Mesurée grâce à un spectrophotomètre, l’absorbance A d’une solution est une grandeur positive et sans
unité qui caractérise la capacité d’une substance à absorber la radiation lumineuse qui la traverse.
Plus la lumière est absorbée, plus la valeur de A est grande. Elle est nulle si la lumière n’est pas absorbée.
L’absorbance d’une espèce colorée en solution dépend de la nature de l’espèce, de la longueur d’onde de

A =   .l.C
la lumière incidente, de l’épaisseur ℓ de solution traversée et de la
concentration de l’espèce chimique colorée. C’est la loi de Beer-Lambert.

Pour des solutions diluées d’épaisseur fixe et à une longueur d’onde


donnée, l’absorbance est proportionnelle à la concentration C de
l’espèce chimique colorée en solution.
A = k C
2) En pratique, comment déterminer la concentration d’une espèce colorée en solution ?
a) il faut choisir une longueur d’onde de travail.
En choisissant une longueur d’onde d’étude
correspondant au maximum d’absorbance de l’espèce
absorbante, nos mesures seront plus précises car
l’incertitude sur la valeur de l’absorbance et donc de la
concentration sera réduite.
On se base donc sur le graphique représentant A en
fonction de λ, appelé spectre d’absorption de la
solution.
On choisit de régler le spectrophotomètre sur la
longueur d’onde d’absorbance maximale λmax. Spectre d’absorption
b) il faut tracer une courbe d’étalonnage.
A partir d’une solution mère de l’espèce étudiée, de
concentration connue, on prépare une gamme de
solutions étalons (ou solutions filles) de concentrations
connues Cf.
On mesure ensuite leur absorbance respective A à la
longueur d’onde choisie λmax.
Puis on trace la courbe représentant l’absorbance A en
fonction de la concentration C des solutions étalons,
appelée courbe d’étalonnage.
Courbe d’étalonnage
c) il faut trouver la concentration de la solution inconnue.
On mesure l’absorbance A0 de la solution inconnue à la Pour des concentrations faibles, la courbe
longueur d’onde λmax. d’étalonnage est une droite passant par
Puis, on peut : l’origine, telle que :
- soit déterminer graphiquement la concentration C0 en
espèce colorée de la solution étudiée en repérant
A = k C
l’abscisse du point de la courbe ayant pour ordonnée A0. Loi de Beer-Lambert
où A est sans unité, C est en mol/L
- soit calculer le coefficient directeur k de la droite et k est en L/mol
A = f(λ) et utiliser la loi de Beer-Lambert pour trouver C0.

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