Dossier 5
La situation actuelle
● À partir des années 1980, la question environnementale devient un enjeu de plus
en plus important dans la société québécoise[cite: 163].
● Le Québec se développe principalement grâce à l'exploitation des ressources de
son territoire[cite: 164].
● Cette exploitation entraîne certains problèmes : des ressources s'épuisent, et les
milieux naturels ne peuvent pas toujours absorber les effets de l'activité humaine,
notamment les polluants[cite: 165].
● En mai 1993, le gouvernement québécois publie le rapport État de
l'environnement au Québec, 1992[cite: 166].
● Ce rapport note des progrès depuis 1980, comme l'amélioration de la qualité de
l'air et de l'eau, et le recyclage des déchets[cite: 167].
● Cependant, il souligne aussi des problèmes tels que la dégradation des sols
agricoles et la contamination des cours d'eau[cite: 167].
● À l'échelle mondiale, les problèmes environnementaux se multiplient, comme en
témoignent divers bilans de l'environnement publiés depuis les années 2000[cite:
168].
Les choix de société et la gestion de l’environnement
● L'État joue un rôle important dans la gestion de l'environnement en adoptant des
mesures ou en négociant et concluant des accords avec d'autres États[cite: 168].
○ Contrôle des normes environnementales : À partir des années 1970, le
gouvernement du Québec adopte des lois et des règlements pour faire
respecter les normes environnementales qu'il a fixées[cite: 169]. Ces normes
portent sur les concentrations maximales de polluants, les limites à
l'exploitation d'une ressource (ex: pourcentage d'arbres à récolter) et les
plafonds d'émissions (ex: gaz à effet de serre)[cite: 170, 171, 172].
○ BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement) : En 1978, le
gouvernement québécois met sur pied le BAPE[cite: 175]. Cet organisme a le
mandat de consulter les citoyens sur les projets ayant des répercussions sur
l'environnement et de faire des recommandations au gouvernement[cite: 176].
○ Plan d'action Saint-Laurent : Depuis 1988, les gouvernements du Québec et
du Canada ont établi le Plan d'action Saint-Laurent[cite: 173]. Depuis 2003, ils
évaluent l'état de santé du fleuve tous les quatre ou cinq ans[cite: 173]. Selon
le rapport de 2019, l'état du fleuve s'est nettement amélioré et est
globalement considéré comme intermédiaire-bon[cite: 174].
Le changement climatique
● Amincissement de la couche d'ozone : En 1985, la découverte d'un trou dans la
couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique alerte la communauté
internationale[cite: 181]. Cet amincissement, causé par l'émission de certains gaz,
entraîne une augmentation des rayons ultraviolets atteignant la Terre, ce qui peut
causer des problèmes de santé[cite: 182, 183].
● Consensus scientifique : Dans les années 1990, la plupart des scientifiques
s'entendent sur le fait que l'augmentation des gaz à effet de serre (GES) est à
l'origine des changements climatiques[cite: 184].
● Accords internationaux : De nombreux pays, dont le Canada, participent à des
sommets internationaux pour trouver des solutions[cite: 185].
○ Protocole de Montréal : En 1985, 20 États adoptent la Convention de Vienne
pour la protection de la couche d'ozone[cite: 186]. Puis, en 1987, 24 États
signent le Protocole de Montréal, visant à réglementer, réduire et éliminer
l'usage de substances comme les CFC[cite: 187]. En 2012, tous les États
membres de l'ONU l'avaient ratifié[cite: 187].
○ Protocole de Kyoto : Le Canada a ratifié le protocole de Kyoto en 2002[cite:
192], un protocole dont l'objectif était de réduire ou limiter les émissions de
GES[cite: 193]. Le Canada s'est retiré du protocole de Kyoto en 2011[cite: 194].
○ Accord de Paris (COP21) : Lors de la COP21 en 2015, l'adoption de l'Accord
de Paris sur le climat marque le retour du Canada dans la lutte contre les
changements climatiques[cite: 195]. L'objectif est de limiter le réchauffement
climatique à 1,5°C (maximum 2°C) par rapport au niveau préindustriel[cite:
196].
● Plans d'action sur les changements climatiques (PACC) :
○ En 2006, le gouvernement du Québec implante un premier PACC[cite: 188].
○ Ce plan est renouvelé en 2012[cite: 189].
○ En 2020, le Plan pour une économie verte 2030 est instauré, visant à concilier
une économie plus sobre en carbone et la résilience face aux changements
climatiques avec la croissance économique[cite: 189, 190]. La cible de
réduction des émissions de GES pour 2030 passe à -37,5% sous le niveau de
1990[cite: 191].
● Manifestation pour le climat : En septembre 2019, une mobilisation historique à
Montréal, avec la participation de Greta Thunberg, a rassemblé des centaines de
milliers de personnes pour réclamer des actions concrètes contre les
changements climatiques[cite: 178].
Les ressources naturelles et les types d’énergie
● Depuis 1980, le Québec utilise principalement l'hydroélectricité et le pétrole
comme sources d'énergie[cite: 198].
● Pétrole :
○ Le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada, annoncé en 2013, prévoyait
de relier l'Alberta au Nouveau-Brunswick, avec environ 700 km en territoire
québécois[cite: 202]. Ce projet, jugé aux retombées économiques modestes
et suscitant l'opposition de citoyens et d'organisations, a été abandonné en
2017[cite: 203, 204].
● Gaz naturel :
○ Dans les années 2000, des inquiétudes concernant les dangers potentiels liés
à l'exploitation des gaz de schiste au Québec ont émergé[cite: 204].
○ En 2012, le gouvernement du Parti québécois a imposé un moratoire sur
l'exploitation de cette ressource[cite: 206].
○ Un projet de centrale au gaz naturel à Beauharnois a été abandonné en 2004
en raison de l'opposition populaire et de l'augmentation des GES qu'il aurait
entraînée[cite: 211, 212, 213].
○ En 2022, le gouvernement québécois envisage de mettre fin à l'exploitation
des hydrocarbures sur son territoire[cite: 208].
○ Des projets de gazoduc ailleurs au Canada suscitent aussi la controverse,
notamment chez les Autochtones (ex: Coastal GasLink à partir de 2018)[cite:
209, 210].
● Énergies renouvelables :
○ Les énergies hydroélectrique, éolienne et solaire sont avantangeuses sur le
plan environnemental car elles émettent très peu de gaz à effet de serre[cite:
214].
○ Hydroélectricité : La production d'hydroélectricité par Hydro-Québec a été
multipliée par 2,5 entre 1980 et 2015[cite: 216]. La réalisation de grands
barrages a cependant des conséquences environnementales et sociales (ex:
détournement de rivières, hausse du mercure dans les poissons, perte
d'habitats fauniques et de territoires autochtones)[cite: 217, 218].
○ Énergie éolienne : La production éolienne est en croissance depuis 1999
(implantation des premiers parcs éoliens) et a gagné en importance surtout
depuis 2010[cite: 219]. En 2020, 47 parcs éoliens étaient en fonction au
Québec[cite: 219], fournissant environ un dixième de l'énergie distribuée par
Hydro-Québec[cite: 220]. La production est appelée à augmenter[cite: 221].
● Exploitation du territoire forestier :
○ En 1986, la Loi sur les forêts modifie les règles d'exploitation, obligeant les
entreprises à replanter des arbres[cite: 225, 226].
○ Le documentaire L'erreur boréale de Richard Desjardins (1999) dénonce la
surexploitation de la forêt boréale[cite: 231]. Les conclusions d'une
commission d'étude en 2003 confirment la surcoupe et la régénération
insuffisante[cite: 232].
○ La Loi modifiant la Loi sur les forêts (2015) réduit les niveaux de récolte
autorisés[cite: 233, 234].
○ Un nouveau régime forestier est mis en place en 2013 (Loi sur l'aménagement
durable du territoire forestier)[cite: 235], prônant le dialogue avec les acteurs
locaux et le maintien des écosystèmes[cite: 235, 236].
● Exploitation minière :
○ Les mines, actuelles et anciennes, sont souvent à l'origine de problèmes
environnementaux (contamination des cours d'eau, poussière, bruits)[cite:
238].
○ En 2011, le gouvernement libéral de Jean Charest lance le Plan Nord, un projet
de développement durable des ressources du Nord québécois, fortement axé
sur l'exploration et l'exploitation minière[cite: 239, 240, 241].
○ La Loi sur les mines (2013) met en place un mécanisme pour s'assurer que les
entreprises minières ont un plan de réaménagement et de restauration afin
d'éviter que l'État hérite de la responsabilité de décontaminer les sites[cite:
230].
Le secteur des transports
● Le document ne fournit pas de détails spécifiques sur le secteur des transports
en tant que thème environnemental distinct, mais il est implicitement lié aux
discussions sur les émissions de GES et les types d'énergie (pétrole,
électricité)[cite: 198, 212].