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Le document traite de la réglementation des prix en droit positif congolais, soulignant les défis liés à la protection des consommateurs face à la libéralisation des prix. Il examine l'intervention de l'État dans la fixation des prix et les problèmes engendrés par cette libéralisation, tout en proposant des solutions pour améliorer la situation économique. L'étude se concentre sur l'analyse critique de ces mécanismes et leur impact sur les consommateurs et les opérateurs économiques.

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Le document traite de la réglementation des prix en droit positif congolais, soulignant les défis liés à la protection des consommateurs face à la libéralisation des prix. Il examine l'intervention de l'État dans la fixation des prix et les problèmes engendrés par cette libéralisation, tout en proposant des solutions pour améliorer la situation économique. L'étude se concentre sur l'analyse critique de ces mécanismes et leur impact sur les consommateurs et les opérateurs économiques.

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1

INTRODUCTION

1.PRESENTATION DU SUJET

Depuis la nuit de temps, il est à remarquer que dans tous


les Etats de droit,le problème lié à la hausse de prix a toujours été très
délicatau près de consommateurs et surtout elle peut susciter des situations
décevantes , c’est ainsi que l’existence de la loi et son application présentent
toujours des problèmes surtout dans les pays africains.

Pour éviter toutes ses éventuelles , l’état à confié cette tâche à l’exécutif
pour que celui-ci mettre à son tour un mécanisme purement technique dans le
but d’organiser son secteur économique en vue garantir une protection aux
consommateurs .

Ces derniers sont abandonnés à leur triste sort même s’il reste vrai
plusieurs textes se trouvent dans nos codes pourrait être utilisés à leur profit.

Tourte fois dans un contexte économique dominé par mesures


d’austérités et inévitablement exposé aux risques d’abus , l’attention des
gouvernants s’oriente tout droit vers le consommateur .

Il nous paraît impérieux de faire une analyse critique de prix appliqué


pendant les opérations commerciales ainsi que les problèmes que posent lors
de leur fixation.

Notre travail à pour sujet : “de l’analyse critique de la réglementation


des prix face au principe de la libéralisation en droit positif congolais “.

Ce sujet développe ou aborde une question d’actualité se tournant aux


cœurs des opérations commerciaux .

La notion des prix n’a je une définition stricte mais retenons que les prix
s’appréhende comme les rapports d’échange qui s’établissent entre des
quantités d’unités monétaires ou encore quand l’un offre on bien et que
l’autre manifeste sa volonté de demandeur , le transfert de propriété de la
2

chose ou de son acquisition s’effectue par une contre partie évoluée en terme
monétaire.

La fixation des prix ne résulte pas toujours des opérateurs économiques,


autrement dit la législation congolaise pose trois possibilités de fixation de prix
à savoir :

Elle donne le principe de la libéralisation des prix consacré par


l’ordonnance loi N⁰ 83-026 du 12 septembre 1983 Portant modification du
décret-loi du 20 Mars 1961. A l’issue de cette Ordonnance, les opérateurs
économiques sont autorisés à fixer le prix de leur produit de commerce sans
aucune procédure d’homologation préalable.

Toutefois, une exception confirme cette règle au terme de laquelle l’Etat


se réserve lui-même le pouvoir de fixer le prix de certains produits
notamment : le produit pétrolier, le transport intérieur commun, l’eau et
l’électricité, les matériaux des constructions autres que les bois, les produits
pharmaceutiques (Cfr.l’article premier de l’ordonnance loi NQ 83026 portant
régime du prix).

Une autre possibilité de fixation des prix acceptables par la loi est la
volonté des parties c’est-à-dire une personne (offreur) entre en discussion avec
une autre (acquéreur). Sur les modalités du prix d’un produit à commercialiser.

De ce qui précède, le domaine de prix étant vaste et complexe notre


étude nous permet de faire un examen réel du principe de la libéralisation des
prix vis-à-vis des agents économiques, des consommateurs ainsi que l’Etat lui-
même.

II. ETAT DE LA QUESTION

L’Etat de la question est un inventaire critique des études


antérieurement ayant trait à l’objet d’étude déterminé dont le souci est la
recherche de l’efficacité du travail suivant les investigations du chercheur
UMBA-ALAIN mémoire inédit 2006-2007.
3

Cela étant à I’ heure actuelle chaque Etat cherche à s’organiser sur le


plan interne ou soit sur le plan international. Raison pour laquelle, I’Etat
congolais qui vise I’intérêt général de sa population a mis sur pied.

Certaines structures pour mieux orienter les secteurs économiques,


politiques, sociaux,… pour stabiliser le prix sur le marché.

Il a confié aux agents de l’Etat plus particulièrement le contrôleurs


économiques de pouvoir faire respecté le principe de fixation des prix sur toute
l’étendue du territoire congolais de manière à ce que l’autorité de l’Etat soit
totalement établie.

Cette partie du travail contient des question sous forme des


préoccupations dont certains chercheurs les ont présentées et dont nous nous
sommes donnés l’audace d’en faire recours notamment : le mémoire du
second cycle de la faculté de droit économique et social de BOLA-NKENDU.

Il a eu comme problématique : le principe de fixation des prix en vigueur


au Congo est- il favorable aux opération économiques et en consommation ?

Cet auteur s’est posé des questions en ce qui concerne la protection des
consommation sur les sanctions légales prévues, si les prix sont réglementés,
celui-ci s’est résumé en disant que les consommations ne sont pas protégés et
la sanction n’est pas strictement appliquée suite à certaines pratiques qui sont
à la fois d’ordre économique, judiciaire et social notamment la corruption des
agents de l’administration publique, la participation des autorités judiciaires et
gouvernementales dans l’activité commerciale et cela en marge de la loi ne
citer que cela.

Quant au chercheur PONGO BUEMBO dont le travail est intitulé « de la


protection judiciaire des consommateurs congolais contre les pratiques
abusives dans le domaine des prix.

L’auteur s’est posé des multiples questions il s’est dit que les
consommateurs ne sont pas protégés ct c’est suite à des causes d’ordre
économique, judiciaire et sociale qui n’est rien d’autre que la corruption des
agents de l’administration publique, l’imperfection du pouvoir judiciaire.
4

De ce qui précède, notre démarcation consiste en une analyse critique du


principe fondamental de la réglementation des prix, nous avons cité la
libéralisation des prix.

A l’issue de cet examen profond du principe de libéralisation des prix par


rapport à son applicabilité, effectivité selon l’esprit énigmatique du législateur
tout en proposant des pistes de solution afin que toutes les lois qui sont
élaborées en cette matière soient acc0mPagnées de mécanisme d'application
par des mesures susceptibles de contre balancer le pouvoir des opérateurs
économiques de protéger effectivement les consommateurs dans le but de
réaliser la politique économique de l'Etat congolais.

III. CHOIX ET INTERETS DU SUJET

Le choix de tout sujet d'un travail scientifique est fonction non seulement
du goût du chercheur mais aussi et surtout de l'observation d'un fait
réellement pratique par rapport à la théorie scientifique et selon le cas sous
examen et cela dans la lecture de règle édictées pour notre part nous traitons
de la réglementation des prix.

D'ailleurs, notre choix se revêt un double intérêt notamment l'intérêt


personnel et l'intérêt pratique.

S'agissant de l'intérêt pratique nous passerons en revue le principe de la


réglementation des prix par rapport à son applicabilité et efficacité. Pour ce qui
concerne l'intérêt personnel nous énumérons certaines difficultés constatées
dans de manière vérifiable, les problèmes qui entourent le nom respect de ce
principe et d'en dégager les solutions y afférentes.

IV. PROBLÉMATIQUE

Tout problème qui se pose dans la société a toujours été l'objet (le
préoccupation majeur de tous les intellectuels en général et des juristes en
particulier.

La problématique est définie comme l'art d'élaborer et de posé


clairement les problèmes et aussi le résoudre suivant leur transformation dans
la réflexion scientifique, elle s'appréhende encore comme l'ensemble des
5

questions qu'un chercheur se pose pour atteindre la vérité (KABEYA


LUBANJI :2005).

la problématique est définie encore comme une approche ou perspective


théorique l'on décide d'adopter pour traiter les problèmes posés par la
question du départ (QUI VY, R et LUC VAN PENSHOUDT 1971, p. 1.1).

concernant notre sujet d’étude plusieurs observations nous ont poussés


à nous posé quelques questions afin d’éclairer nos idées :

 Quelles sont les différentes interventions de l’Etat en matière de prix ?


 Quelles sont les problèmes causé par la libération des prix et leurs
incidences sur les marchés ?
 Quelles sont les pistes des solutions à ces problèmes en vue de
promouvoir la politique économique de l’État congolais ?
 Quel rôle doit jouer l’Etat pour rendre effectif cet affiche au bénéfice des
consommateurs et des opérateurs économiques ?

V. HYPOTHESES

Elle se définie comme une tentative ou une réponse anticipée aux


Questions ou problèmes que le chercheur s’est posé. (MULUMEATI-NGASHA
1981, 27).

En effet, il sied de rappeler que le régime des prix aujourd’hui et


réglementé par l’ordonnance loi N083-026 du 12 septembre 1983.

Avant l’ordonnance susmentionnée, plusieurs observations sont à noter,


notamment : la non intervention de l’Etat dans le secteur économique
autrement dit l’Etat était limite à ses tâches dites régaliennes telles que la
sécurité, la justice, la santé,… et celle-ci ne s’occupait pas des activités
économiques, il était un Etat gendarme.

C’est à partir du moment ou l’action de l’Etat s’est traduite dans la vie


économique par des mesures susceptibles de changer le comportement des
agents économiques ainsi que de la protection du consommateur.
6

A cet effet, les interventions de l’Etat dans la vie économique prennent


parfois un aspect autoritaire d’une part et de l’autre. Elles sont parfois souples
ou concentrées.

En ce qui nous concerne des règles juridiques traduisant les différentes


interventions étatiques et privées ont été prises dans la conception,
l’organisation et la conduite des activités économiques.

Plusieurs lois ont été créées en matière des prix. Deux lois ont retenu
notre attention : le décret-loi du 20 mars 1961 portant régime des prix ayant
consacré le principe de la fixation des prix par les pouvoirs publics de cette loi a
été modifiée et complétée par l'ordonnance loi N⁰ 83-026 du 12 septembre
1983 portant la même matière au terme de laquelle les prix sont fixés par ceux
qui en font l'offre tout en respectant les lois et règlements en matière.

Cette loi souffre d'une dérogation laquelle donne la prérogative pouvoir


public de fixer lui-même le prix des produits limitativement par la loi.

Effet, le principe de la libéralisation des prix génère problèmes lesquels


ont une incidence directe ou indirecte sur le marché .

Quelques problème ont retenu notre attention entre autre problème des
voies de communication, le problème de la double imposition ,le problème de
l'insuffisance du pouvoir d'achat de la population ...

Cependant, certaines pistes peuvent être envisagées pour la solutions


aux problèmes susmentionnés dans le but de promouvoir politique
économique de l'Etat congolais notamment le contrôle efficace que l'état
doit exercer en dictant non seulement les lois ,mais aussi mettre en œuvre les
modalités d'applications en traduisant en action les aspirations existentielles de
la population, en décourageant l'impunité en matière des prix, en renforçant le
respect et d'applicabilité de ces lois, en participant la relance du taux de
croissance économique par la lutte contre l'inflation et par de plusieurs
activités génératrices.

VI. METHODES ET TECHNIQUE

a) Méthodes
7

La méthode est définie comme l'ensemble d'opérations intellectuelles par les


quelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit les
démontrés et les vérifie ou encore une marche raisonnée que l'on suit pour
arriver à un but (MULUMBATI-NGASHA op. cit. P .24)

1. Méthode exégétique

Elle consiste à interpréter de manière normative le texte légal en cause afin de


discerner ou de découvrir le vrai sens celui-ci, de dégager l’intention du
législateur de lacune qui connait ce texte dans son application» et par voie de
conséquence d'en dégager les solutions .

b) Techniques

La technique s'appréhende comme d'application connaissance théorique ou


l'ensemble des procédés remployés pour obtenir une œuvre ou résultat
déterminé. (KAZADI JEAN 1969, P 17).

I. Technique documentaire

Cette forme de technique consiste à recourir à une documentation très riche et


très fournie en rapport avec le sujet de l'investigation. C’est ainsi dans notre
travail, cette technique nous a servie à la récolte des données faibles et
vérifiables sur le principe de la libéralisation des prix. Technique est aussi
appelée : technique d'observation ou de la seconde main.

2. Technique d'interview

Elle est un exercice des questions réponses sur une matière précise. A cet effet,
nous donnerons le point de vue des agents économiques, des consommateurs
quant à ce point.

VII. DELIMITATION DU SUJET

Étant donné que la matière est vaste et complexe il nous revient d'en déduire
l’étendue à un champ d’investigation précis. Ainsi donc, notre travail connaît la
limitation notamment selon le point de vue du législateur congolais dans le
domaine de l’application du principe de la libéralisation des prix.

1.Délimitation spatiale
8

L’étude de notre travail trouve sa limite au territoire congolais. Mais pour


besoin de la cause d’autres cieux seront notés en vue d’éclairé nos idées.

Nous parlerons aussi des problèmes liés à la fixation des prix de manière
générale et ceux posés par les opérations économiques congolais de la ville de
Lubumbashi en particulier.

2.Délimitation temporelle

Vu que la matière de notre travail se situe dans un domaine vaste, dynamique


et évolutif, nous limiterons à démontrer l’application ou la non application du
principe de la libéralisation des prix depuis les années 2003-2007. Toute fois
quelques observations de l’année 2008 seront notées pour faire l’objet du
développement de notre réflexion.

1.Subdivision du travail

Outre l’introduction et la conclusion générale, notre travail est subdivisé en


trois chapitres .

 Au premier chapitre, nous parlerons des actes de commerce : notion et


champ d’application, dans cette partie nous démontrerons que les
opérations commerciales font l’objet d’une réglementation par
conséquent nul personne physique ou morale ne peut exercer une
profession commerciale sans remplir certaines formalités de forme et de
fond ; ainsi que des actions corollaires aux actes de commerce.

 Le deuxième chapitre est consacré à la considération conceptuelle des


prix et son application en droit congolais eu égard à ce sujet un seul
concept clé « prix » a été retenu. Nous parlerons aussi du profit ainsi que
des mesures relatives à la protection des consommateurs.
9

 Quant au troisième chapitre, nous avons fait une approche critique du


principe de la libéralisation des prix consacré par notre législation
congolaise, les problèmes que ce principe génère ainsi que des solutions
ad hoc.

CHAPITRE I : DES ACTES DE COMMERCE :


NOTION ET CHAMP D’APPLICATION

SECTION 1 : DES ACTES DES COMMERCES

L’acte de commerce est né comme tout autre acte du droit commercial,


seulement et surtout au service du commerce. Affirmons sans être contredit
que le législateur congolais se trouve devant une situation perplexe pour
établir une définition nette ainsi que des critères classification des actes de
commerce.

Rappelons que la notion d’acte de commerce est liée aux différentes


conceptions objectives et subjectives de droit commercial. Ainsi selon la
conception objective, les actes de commerce sont des contrats et des
obligations alors que dans leurs conceptions subjectives, les actes de
commerce sont ceux posés par des commerçants et les entreprises.

I. NOTION

La loi congolaise ne définit pas de manière explicite et directe le concept


acte de commerce alors que celui-ci se trouve à la base de toutes les
législations commerciales.
10

La notion d’acte de commerce est fondamentale quant à la


détermination de la qualité de commerçant puisque l’article 1 ère du décret-loi
du 2 août 1913. Stipule que : sont commerçant ceux qui font profession des
actes qualifies commerciaux par la loi.

Cette notion intervient lorsqu’il s’agit de déterminer la capacité juridique


requise d’une personne physique appelée à poser des actes de commerce.

Par ailleurs certaines personnes ne jouissent pas d’une pleine capacité


pour accomplir de tels actes de commerce, telles que : le mineur d’âge, les
prodiges et les faibles d’esprit, la femme mariée, les aliénés, ICS interdits… ces
personnes méritent la protection du législateur car elles sont supposées
manquer la maturité que nécessite la profession commerciale.

A .Mineur d’âge.

Au terme de l’article 219 du code de la famille, on désigne mineur : toute


personne de l’un ou l’autre sexe qui n’a pas encore atteint l’âge de 18 ans
révolus. Le principe est celui de la capacité absolue du mineur émancipé.
Lorsque celui-ci n’est pas émancipé, il ne peut pas être commerçant. Si le
mineur non émancipé pose des actes de commerce, il n’est pas pour autant
considéré comme commerçant à contrario, les actes effectués par lui seront
nuls dans les conditions du droit commun et cette nullité est relative à l’article
219 du code de la famille.

B. Les prodigues et les faibles d’esprit.

En cas de prodigalité ou de faiblesse d’esprit, la personne est dite


civilement et commercialement incapable. En principe, les prodigues et les
faibles d’esprit sont capables ; mais pour des actes énumérés par la loi que sont
jugés graves. Ils doivent être assistés de leurs curateurs et à chaque opérateur
de ceux-ci il faut l’accord préalable de celui-ci. Article 310 du code de la famille.

C. La femme mariée

Seul la femme mariée a sa capacité commerciale réduite et rangée dans


la même catégorie que les mineurs, les prodigues… il en résulte que la femme
11

divorcée, la jeune fille majeur ont la pleine capacité commerciale et personne


ne peut donner son aval avant qu’elles fassent le commerce.

Cependant, pour exercer son commerce, la femme mariée doit obtenir


préalablement l’autorisation maritale. Cette autorisation n’est soumise à
aucune formalité elle peut être expresse c’est-à-dire écrite, verbe ou tacite.

(Article 4 du code de commerce).

De même l’interdiction maritale doit être motivée et mari lui-même doit


disposer d’une pleine capacité tant civile que commerciale d’où l’adage « on ne
saurait conférer plus de droit que l’on possède soi-même ».

Disons que la notion d’autorisation maritale est si vaste et aujourd’hui


pose des problèmes dans le nouveau code du travail.

Le législateur congolais prévoit en interdisant l’exercice de la profession


commerciale à une autre catégorie de gens. Nous avons ;

Les fonctionnaires, les membres des professions libérales ou à ordre et


les officiers ministériels, la régie des eaux, office des postes et
télécommunication, les entreprises qui exploitent une activité économique
ainsi que l’Etat (MULOMBA MWANGATAYI 2006)

1.Les fonctionnaires

Ils ne peuvent aucunement exercer une activité commerciale ou


commerciale ou industrielle cette catégorie des travailleurs est régie par des
notions justes et nobles d’intérêt général qui doivent toujours guider leurs
actions et n’ont pas des considérations lucratives spéculations si un
fonctionnaire exerce le commerce, il sera pour ce fait sanctionné
disciplinairement et souvent une sanction pénal ou moins rigoureuse et par
conséquent il n’en acquirent pas mais la qualité de commerçant.

2.Les membres des professions libérales et les officiers ministériels.

La loi interdit aux auxiliaire de la justice (avocat, défenseur judiciaire,


magistrat) de faire le commerce il est également interdit aux médecins d’une
12

manières générales, cependant ils peuvent être des simples actionnaires


(article 4 du code de commerce).

Par ailleurs, en dehors de ces gens, le législateur a aussi annexé

Les agents de service, les mandataires, les travailleurs salariées n’ont pas
qualité de commerçant car leurs actes sont posés de manière dépendant ce qui
est incompatible à la qualité d’un commerçant (MULOMBA, cours de droit
commercial. Faculté de droit G3 Unilu Lubumbashi 2006).

1. Des conditions nécessaires pour être commerçant

Dans tous les cas pour justifier la passation de ses actes, il faut que la
personne remplisse certaine conditions pour être commerçant, cela revient à
dire que l’acte de commerce, à lui seul ne suffit pas, il faut que l'individu
s'acquitte de certaines obligations nécessaires pour lui conférer la
commercialité reconnue par la loi : ces obligations sont : > Tenir le livre de
commerce (l'ordonnance loi no76/ 150 du 16 juillet 1976) Etre immatriculé au
registre de commerce (décret-loi du 06 mai 1951). Faire la loyale concurrence
(ordonnance loi législative du 1 1 août 1949). L'obtention du numéro
d'identification nationale (l'ordonnance loi 11073/236 du 13 août 1973). Se
soumettre en cas de cessation de paiement aux règles de la faillite (le décret-loi
du 27 juillet 1934 à ses articles 1 à 5) signale que la liste n'est pas exhaustive.

2. CHAMP D'APPLICATION

Les actes de commerce ne peuvent s'appréhender que dans le domaine


commercial, c'est-à-dire par un geste de l'offre et de la demande ayant un
caractère lucratif.

Les actes de commerce s'étendent également dans le domaine des


affaires étant donné que son but est d'atteindre tous ceux qui exercent une
activité privée générant un bénéfice. C'est le sens même du terme « affaire »
qui trouve son origine étymologique dans le terme « business » du droit Anglo-
Saxon qui signifie : le gagne pain.

Ajoutons que les actes de commerces s'opèrent sur une marche non
seulement du lieu déterminé par le pouvoir public mais aussi et au sens de la
13

rencontre d'un ensemble d'offres et des demandes des produits ou des services
par toute voie normale possible.

3.DES N0TIONS COROLLAIRES AUX ACTES DE COMMERCE

Les actes de commerce ont des notions voisines lesquelles se fondent les
unes des autres. nous avons : les opérations prélisons commerciales, les
opérations d'affaires, le commerce, négoce etc. que toutes ces ne se
contredisent pas, mais disent la même chose, étant donné que leur objectif est
la réalisation d'un lucre énorme qu’il soit.

Comme l'avions signalé tout au début que les actes de commerce


s'appréhendent tous les niveaux de l'activité lucrative, depuis le moment de la
production jusqu'à la période de la vente.

Disons que les actes de commerce ont pour base la vente du bien ou du
service par la contre partie du prix donné par l'acquéreur ou le bénéficiaire du
service.

Pour clore, il apparaît donc que les règles générales établies par le droit
civil ont une large application en matière commerciale dans la mesure où la
matière commerciale doit œuvrer dans une certaine réglementation éviter les
abus.

Raisons pour laquelle, certaines mesures sont envisagées organiser et


encadrer les actes de commerce.

SECTION 2. DES MESURES D'ORGANISATIONS ET D'ENCADREMENT DES


ACTES DE COMMERCE.

Les réalisations auxquelles, le législateur économique doit faire face se


modifient continuellement et parfois par un rythme accéléré d'où la nécessité
d'adopter les nouvelles règles mieux adapter à l'évolution de la situation
économique. Voila pourquoi la loi doit intervenir dans le secteur économique
plus précisément dans la matière commerciale pour tracer un cadre juridique,
assurer un meilleur équilibre d'intérêt entre partenaires.

Cependant, l'activité économique d'un Etat est régie par des dispositions
qui organisent son fonctionnement en s'appliquant aux opérateurs
14

économiques. Aux entreprises et à l'environnement dans lequel œuvrent les


opérateurs économiques.

Ces mesures portent essentiellement sur l'accès à la profession


commerciale, l'exercice de l'activité commerciale, la finalité de l'activité
commerciale, la réglementation des prix, la production de l'épargne et de la
monnaie.

Le droit des affaires et dominé par le principe de la liberté du commerce


de l’industrie . Cependant ce principe se trouve limiter à la faveur des deux
grandes idées :

Tantôt il s’agit de protéger la personne qui veut entreprendre une


activité commerciale en exigeant telle condition de capacité tantôt il s’agit de
protéger ou de sauvegarder l’intérêt général en écartant des personnes qui
pour des raisons diverses ne paraissent pas avoir leur place dans telle
profession. Voila pourquoi, le législateur congolais consacre dans ces règles
relatives au secteur économique en général et ceux qui exercent les activités
commerciales à titre de profession.

I. Des actes des commerces à titre accessoire

Comme nous l’avions indiqué, les actes de commerce ont pour notion
corollaire : les opérations commerciales, négoce, les opérations d’affaires ou
commerce. Affirmons que la terminologie « commerce ». S’explique au travers
diverses manières selon plusieurs domaines.

Cependant le « commerce » présente des caractéristiques communes qui


peuvent nous permettre de donner une définition.

Selon le dictionnaire la ROUSSE, le commerce est le fait d’acheter pour


vendre en vue de réaliser le lucre. Du point de vue comptable, le commerce est
l’action de conduire, de fabriquer ou de transporter des matières premières.
Cela donne lieu à la vision économique qui pour elle, le commerce est un
concept qui comprend toutes les opérations de produire, de transporter,
15

d’empaqueter, de faire l’entrée au magasin des marchandises, de


commissionner de l’assurance, de courtage ainsi que le service bancaire
(MUTAMBA « 02 économie 2003).

Selon les auteurs DARTONS PHILIPP et SIMON Charles 1972 :70) le


commerce s’appréhende comme : l’ensemble des opérations de production et
de circulation des biens ».

De toutes ces définitions, nous pouvons dire que le commerce est un


concept qui comprend toutes les opérations qui portent depuis le moment de
la production jusqu’à celui de sa vente.

Pour ce qui nous concerne, toutes les définitions font corps avec

l'idée du législateur étant donné que le commerce et effectué dans un


seul but celui de réaliser un bénéfice.

Cependant, ces opérateurs économiques ont l’obligation dc respecter les


règles du jeu marché c’est-à-dire fixer les prix des biens selon une fourchette
bien déterminée, respecter les règles dans le cadre de leurs affaires, la loi
autorise qu’en cas de conflit, les deux parties peuvent choisir deux voies pour
vider leur litige, notamment :

 La voie des tribunaux


 la voie de l’arbitrage

2. Des actes de commerce exercés à titre professionnel

Les opérations commerciales sont également accomplies par des


personnes qui en font leur profession habituelle.

Le législateur fait un distinguo important dans l’exercice de cette


profession. D’une part des personnes physiques et d’autres part des personnes
morales. Ces deux types des personnes ont des droits et obligations vis-à-vis de
1Etat, d’eux-mêmes et des tiers.

Les commerçant sont soumis à des lois différentes à certains points de


vue de la législation. Cette notion de commerçant permet de savoir quelle loi
faut-il lui appliquer et quelle juridiction saisir en cas de litige. En effet, l’accès à
16

la profession commerciale et l’exercice de celle-ci nécessitent


l’accomplissement de certaines conditions.

3. De l’accès et de l’exercice de la profession commerciale

Au regard de l’article 1 du décret-loi 02 août 1913, sont commerçants :


ceux qui exercent des actes qualifiés commerciaux par la loi et qui en font leur
profession habituelle.

Pour accéder à la profession commerciale, le requérant doit être d’abord


capable c’est-à-dire que toute personne parvenue à l’âge de la majorité est
automatiquement apte à jouir de tous ces droits et à exercer tous les actes de
la vie civile. La majorité étant fixée à 18 ans révolus.

Par ailleurs, le législateur a ainsi annexé les agents incompatibles l’égard


de l’activité entre autres : nous avons les travailleurs salariés, les avocats et les
magistrats, les mandataires, les médecins, n’ont pas qualité de commerçant
étant donné que l’activité commerciale est soumise au principe de
l’indépendance.

CHAPITRE II : DE LA CONSIDERATION CONCEPTUELLE PRIX ET SON


APPLICATION EN DROIT CONGOLAIS

A l’issue de cet examen important il s’avère indispensable de la


considération du prix avant toute chose… le prix est un concept qui
s’appréhende dans le cadre de vente qui est défini par le code civil comme
étant un contrat par le quel l’une des parties s’oblige à livrer une chose en
propriété à l’autre partie moyennant un « prix » à payer par celle-ci il découle
de cette définition trois éléments essentiels qui composent la vente à savoir :

 la chose
 le prix le consentement

Affirmons que le prix est un élément indispensable et inéluctable du


contrat de vente étant donné qu’aucune opération de vente ne peut exister
sans prix.
17

Rappelons par ailleurs que le prix est déterminé par les parties, par le
pouvoir public d’une part et de l’autre par les opérateurs économiques, il peut
également être laissé à l’arbitrage d’un tiers (article 273 du CCL III).

De ce qui précède, le prix de vente se fixe avec l’esprit lucratif c’est-à-


dire l’opérateur économique qui met son produit en vente s’attend en retour
d’un bénéfice résultant.

Section 1 : de sa définition du concept prix et de l’objectif du


profit.

La législation congolaise ne définit pas ce que l’on entend par le Concept


prix » mais certaines pistes définitionnelles découlent de la doctrine. La loi
congolaise ne définit pas ce que l’entend par le profit : mais néanmoins, la
doctrine nous y a aidé.

Les activités commerciales prennent le principe sacré, celui de la liberté


du commerce et de la propriété individuelle.

Des moyens de production : certes, pour assainir le monde des affaires


ou pour le nettoyer des pratiques malhonnêtes attentatoires à la liberté du
commerce, le législateur a prévu certaine conditions de fond et de forme que
doivent remplir ceux qui désirent exercer les activités commerciales à titre
professionnel.

De tout ce qui est ci-haut, le texte de base est le décret-loi du02.08.1913


relatif aux commerçants et aux engagements commerciaux susmentionnés les
conditions de forme visent l’immatriculation au nouveau registre de commerce
et le condition de fond consacrent la capacité juridique du requérant selon les
articles 211 et 212 du code de la famille.

Bien plus les opérations commerciales ne peuvent s’opérer que dans le


cadre des échanges commerciaux sur la base d’un prix, c’est-à-dire que l’un
(l’opérateur économique) oblige à transférer la propriété du bien de commerce
et l’autre (acquéreur) à payer le prix.

1. De la définition du prix et son régime


18

Ni l’ordonnance-loi du 11 août 1964, ni le décret-loi du 20 mars 1961,


moins encore l’ordonnance loi N083-026 du 12 septembre 1983 portant régime
des prix ne définissent expressément le concept « prix », mais plusieurs auteurs
se sont prononcés quant à ce.

Quelques auteurs ont attiré notre attention : pour LOWEL définit le prix
comme un résultat d’un certain rapport entre l’offre et la demande à un
moment déterminé (dans l’initiation à l’économie politique éd Brepols
Bruxelles, 1971, page 36.

CRITZEN définit dans le cours d’économie politique 5 ème Ed Wesnael


Sharlier, 1970 P. 177. Comme l’expression de la valeur d’échange des biens et
des services en monnaies.

IGUILLIEN, R et VINCENT, J 1990 : 416) définissent le prix Comme étant


une somme d’argent due par l’acquéreur d’un bien ou vendeur, OU bute
somme due en échange d’un service.

Dans son cours de droit de la concurrence, le professeur TSHIZANGA-M


(2006) définit quant à lui le prix comme un rapport d’échange

qui s’établit entre des quantités des biens et des quantités d’unités
monétaires.

Cependant le domaine de fixation des prix trouve son siège de la matière


dans le décret-loi du 20 mars 1961 tel que modifie et complété par
l’ordonnance loi n083-026 du 12 septembre 1983 portant régimes des prix.

II ressort de cette dernière ordonnance que les prix sont fixés par les
agents économiques eux-mêmes tout en se conformant aux structures des prix
telles que déterminées par les lois et les règlements en la matière.

Les prix ne sont pas soumis à l’homologation préalable mais ils doivent
après qu’ils aient été fixés être communiqués au ministre ayant l’économie
dans ses attributions.

Le principe de libéralisation des prix souffre d’une dérogation laquelle


octroie du pouvoir public le droit de fixer unilatéralement le prix des produits
et services dits de base ou de première nécessité.

Nous citons : les produit pétroliers, les produits pharmaceutiques, le


transport public intérieur, l’eau et l’électricité, les matériaux de construction
autre que le bois.
19

Par ailleurs, la fixation des prix suppose l’existence de la demande


et de l’offreur sur un marché.

La demande étant entendue comme une quantité d’un bien que le


producteur (vendeur) souhaite acquérir pour tout prix possible de ses biens,
toute chose restant égale par ailleurs (BEGG DAVID et FISHER, STANLEY 2002
p.34).

TSHIZANGA-MUTSHIPANGU définit aussi la demande comme une


intention d’achat d’une certaine quantité d’un bien ou d’un service pour un prix
donné.

De toutes ces définitions il ressort deux éléments essentiels de la


demande à savoir : la capacité d’une part et la volonté d’acheter d’autre part.

N’est prise en compte sur le marché que la demande assortie d’un


pouvoir d’achat, il s’agit là de la demande solvable. C’est-à-dire la capacité Pour
l’acquéreur (acheteur de disposer d’un pouvoir lui permettent d’acquérir un
bien (une somme d’argent ou l’équivalent), le second élément susdit. Nous
avons cité : la volonté d’acheter laquelle volonté traduit l’intensité des besoins.

Et des aptitudes du consommateur, de l’évolution de son pouvoir d’achat


et du prix des biens convoités.

En effet, la vente suppose également une offre qui peut s’appréhender


comme une masse des produits et services mis sur le marché en réponse à la
demande (QUIRINI, PIERRE D 1993. P.91) ordre d’idée, l’offre est définie
comme la quantité d’un bien que le producteur (vendeur) désire fabriquer pour
tout prix possible de ses biens.

En d’autre terme, l’offre est le volume des biens ou des services misent à
la disposition du marché afin d’être vendus.

L’offre se particularise par le fait qu’elle est destinée à des personnes non
individualisées c’est-à-dire une collectivité. L’offre et la demande s’opèrent sur
un marché.

Rappelons que le marché est un concept fuyant car il fait l’objet des
diverses notions définitionnelles.

Le marché peut être entendu comme la rencontre d’un ensemble d’offre


et de la demande d’un bien donnant lieu à un échange sur la base d’un prix.
20

Il s’agit là du lieu théorique ou se confondent l’offre et la demande des


produit ou des services.

A cet effet, le marché peut être conclu par intérêt des commandes des
produits ou des services peuvent y être passées et le paiement peut s’y
effecteur avec l’obligation de respecter les lois et règlement ou l’obligation de
respecter. Les lois ou règlements tout au moins l’ordre public et bonne mœurs
(LAGADEC. J 2002 P. 111).

Il existe deux typologies du marché à savoir :

La typologie juridique ; la typologie économique.

La première classification, le marché selon leurs dimensions. A cet effet,


on distingue le marché américain du marché congolais, le marché national au
marché régional, le marché international au marché local d’une Part et de
l’autre part selon la nature du produit ou du service. Et à cet égard on
distingue :

Le marché des valeurs mobilières du marché des métaux, le marché des


capitaux du marché des changes, le marché des assurances du

Marché du travail, le marché de transport aérien du marché de transport


maritime, le marché libre du marché réglementé, le marché organisé du
marché informel (communément appelé marché noir ou marché pirate).

Quant à la typologie économique qui nous intéresse, plusieurs structures


peuvent être dégagée dont quatre principaux ont retenu notre attention à
savoir :Le monopole, l’oligopole, le monopsone et la concurrence.

1.Le monopole

Il est défini comme une structure du marché caractérisée par un seul


vendeur réel ou potentiel du bien (BEGG DAVID 2002. P. 146).

TSHIZANGA MUTSHIPANGU, 2006 définit le monopole comme : « une


structure du marché caractérisée par la présence d’un seul producteur
(vendeur).

Le monopole permet à l’entreprise de fixer arbitrairement les prix du


marché car elle n’est pas soumise à la loi de l’offre et de la demande. Dans ce
cas les clients n’ayant pas de choix, acceptent tant bien que mal l’offre.

2.L’oligopole
21

L’oligopole est appréhendé comme une structure du marché au sein de


laquelle opère un nombre réduit d’opérations dont les actions sont
interdépendantes (BEGG DAVID op.A. cit. P. 146).

3.monopsone

Le monopsone est défini comme un marché où le seul acheteur réel ou


potentiel du bien caractérise celui-ci (BEGG DAVID Op. Cit. P. 146). Lorsqu’un
acheteur et un vendeur cohabitent sur un marché on est en Présence d’un
monopole bilatéral qui est la combinaison du monopole et du monopsone.

4. la concurrence

Quant à celle-ci elle s’appréhende comme une structure du marché


caractérisée par la confrontation libre d’un grand nombre d’offreur et
demandeur dans tous les domaines ct pour tout bien et service. Elle est un
principe général en matière de commerce et de l’industrie, ce qui implique le
droit pour tout commerçant d’exercer la même activité que l’autre et d’attirer
la même clientèle (DARTOIS PHILIPPE et SIMON CHARLES, op. Cit. P.79).

2.De l’objectif des profits et ses limites


Le concept profit est le plus utilisé par les économistes alors que pour les
juristes, les termes bénéfices est leur langage de tout le jour.

Affirmons que ces deux termes ne se contredisent pas ils disent plutôt la
même chose.

Cependant le concept profit (bénéfice) n’est pas légalement défini par le


législateur congolais mais en nous référent à la loi fiscale congolais plus
spécialement en l’article 31 de l’ordonnance loi N 069-009 du 10 février 1969
relative à la contribution cédulaire sur le revenu se limite à énumérer les
éléments constitutifs du bénéfice de ce qui précède, la doctrine s’est
également prononcée quant à ce. Le bénéfice doit être entendu selon les
tendances manifestées à trois niveaux :

Au sens strict, le bénéfice est entendu comme un enrichissement en


argent un gain positif au sens large, le bénéfice est entendu comme tout
avantage appréciable en argent, gain pécuniaire au économie d'une dépense
ou encore un gain matériel et le dernier sens qui considère le bénéfice comme
le but économique.
22

Mais l'idée aujourd’hui la plus retenue est que le bénéfice est


appréhendé comme un gain pécuniaire ou gain matériel qui s'ajouterait à la
fortune des associés. (LUKOMBE NGHENDA, droit congolais, les sociétés, PUC,
Tome IV, 1999, P. 1373).

De ce qui précède, l’article 446 CCCL III titres 5 ajoute qu’il est donc
nécessaire que le gain soit pécuniaire pour vue qu’il soit appréciable en argent,
mais il doit consister en un enrichissement positif et non simplement en une
économie d’une dépense.

En effet, devant l’absence d’une définition légale, la jurisprudence


Français d’après laquelle le bénéfice est entendu comme tout gain pécuniaire
matériel qui s’ajouterait à la fortune des associés (cassation Française, 11 mars
1914 in D 1914 P.257. (LUKOMBE op. Cit. P1375).

Par-dessus le marché, le profit étant légitime pour un argent


économique, lé législateur n’a pas laissé à celui-ci la latitude fixer librement la
marge bénéficiaire.

Signalons qu’en terme de limitation des profits et avec le souci d’éviter


les risques de voir le prix de revient (PR) grimper de manière anarchique, une
loi a été mise sur pied quant à ce.

L’ordonnance loi N083-026 septembre 1983 portant modification du


décret-loi du 20 mars 1961 sur le prix, confie au ministre de l’économie
nationale la tâche de déterminer les modalités de calcul et de fixation des prix
ainsi que la marge bénéficiaire des produits et services de première nécessité.
Ce dernier peut déléguer ce pouvoir aux mains de gouverneurs de provinces au
sujet de la détermination de la marge bénéficiaire.

Ajoutons que l’arrêté ministériel 1100018-67 du 30 mars 1967 fixe deux


pourcentage pour la marge bénéficiaire.

 200/0 pour la production industrielle des produits manufacturiers (usine


et industrie)
 250/0 pour la production artisanale des produits manufacturiers.

Section 2 : des mesures relatives à la protection des


consommateurs.

Pour mener à bien son action beaucoup de législation consacrent une


branche du droit appelée « droit économique qui est né à partir du moment où
l’action de l’Etat s’est traduite dans la vie économique par des mesures
23

susceptibles des changer le comportement des opérateurs économiques et de


promouvoir la protection harmonieuse de la vie.

Économique on peut toute fois citer les articles 498 du code pénal qui
réprime la tromperie de l’acheteur sur l’identité de la chose vendue alinéa 3
1’article 499 du code pénal réprime quand à lui la tromperie par manœuvre
frauduleuse sur la quantité des choses vendues (l’article 498 et 499, 1 code
pénal).

Signalons que le mouvement de protection de consommateur à son


origine aux USA qui remonte aux années 1970 dans son message au congrès du
15 mars 1962 le président KENNEDY s’engageait à garantir les droits
fondamentaux des consommateurs à savoir : le droit à la sécurité, le droit
d’être entendu, le droit d’être informé et le droit de choisir.

NOTION DE CONSOMMATEUR

Si le consommateur est la personne qui achète un produit pour ses


besoins personnels, il nous parait devoir pousser la définition plus loin en
faisant apparaître plus clairement l’aspect contractuel qui est à la base de
l’opération et qui caractérise les droits du consommateur.

On peut définir consommateur: nom commerçant qui contracte, lorsque


les termes de la convention ne sont pas respectés ou lorsqu’on en abuse alors il
convient qu’intervienne le législateur pour rétablir l’équilibre rompu et à la
limite pour sanctionner (l’ordonnance du 14 juillet1971).

Qui doit informer ?

L’article premier de la loi sur les pratiques du commerce (ord du 14 juillet


1971 modifiée par l’article 2 de l’ordonnance du 26 juillet 1985 précise que sauf
cas de vente publique, tout commerçant ou artisan ainsi que toute personne
qui dans le cadre d’une activité professionnelle ou en vue de la réalisation de
son objet statutaire offre en vente au consommateur des produits doit en
indiquer le prix d’une manière non équivoque et par écrit et d’une manière
apparente.

L’INFORMATION COMPREND

L’indication des prix art 2 à 4 1’ordonnance du 14 juillet 1971.

 L’indication des quantités article 5 à 11.


24

 La dénomination et la composition des produits art 12 > l’application


d’origine art 13 à 18 ordonnance.

De ce qui précède, le concept « consommateur » étant pris sous angle


très large c’est-à-dire tout demandeur présentant le souci ou la volonté
d’acquérir un bien doit faire. L’objet d’une protection étant donné que c’est
une partie qui se trouve le plus souvent en position de faiblesse.

Ainsi que dans la plupart des cas, les consommateurs sont plus
rapprochés à des contractants.

Madame NGUYEN THANHO (1970 : 277) affirme que les techniques


juridique de protecteur des consommateurs prendront toute leur valeur
seulement si elles sont accompagnées de la formation des consommateurs,
conscients et organisés de la mise en place d’une économie qui rejette le
libéralisme et dirigisme au profit d’une troisième voie, celle de la coordination
et de concentration au sein de laquelle, ces consommateurs interviennent
activement. Cette voie conduit à une société dont les moteurs économiques
sont conçus en fonction d’objectifs humains et sociaux. Cette affirmation
renvoie à une économie concentrée où l’Etat est associe les opérateurs
économiques voila pourquoi l’action de l’Etat est importante pour intervenir
dans les transactions commerciales et à. Tout le niveau possible de la vie
économique.

I. De la protection des consommateurs sur le plan précontractuel


Nous pouvons situer cette motion précontractuelle entre le moment où
les parties peuvent avoir l’initiative de contracter et celui de la conclusion du
contrat.

Dans cette étape, le consommateur doit être protégé puisque c’est un


temps décisif où le consommateur se prépare à s’engager pour acquérir un
bien moyennant paiement d’une somme d’argent et cette et cette période est
aussi un moment grave à l’issue du quel le consommateur risque de perdre la
liberté de se rétracter dès lors qu’il croit avoir répondre positivement à son
devoir alors que le produit ne répond pas à la satisfaction de son besoin.

2. De la protection des consommateurs sur le plan


contractuel
A ce stade, le consommateur accepte la demande par l’autonomie de
volonté. Affirmons que du moment où la volonté est donnée, le contrat est
25

valable. Mais quelques tempéraments peuvent être envisagés et qui ont pour
but de se rendre compte de l’exactitudes de volonté ces tempéraments se
résument par l’atténuation de l’autonomie de volonté selon le cas étant donné
que le consommateur peut être trompé sur la qualité du bien et peut avoir la
faculté de se rétracter.

Affirmons que le consommateur peut être protégé contre le prix faible


par trucage c’est-à-dire que le vendeur se livre à tromper le Consommateur en
fixant le prix apparemment faible ou en réduisant le volume de la mesure afin
de livrer une quantité inférieure à celle pour laquelle, le prix est payé l’Etat
intervient Par des mesures de sanctions à l’endroit de ceux qui font ces
pratiques malhonnêtes.

L’Etat peut protéger le consommateur contre toute manœuvre


susceptible de l’amener à acquérir un bien qui ne lui sera d’aucune utilité de
suite d’une publicité trompeuse en interdisant sur publicités trompeuses selon
le cas .

A cet effet, la protection des consommateurs dans les opérations


commerciales est une affaire impliquant à la fois les commerçant, les pouvoirs
publics, les professionnels de la production et les consommateurs eux-mêmes.

De ce qui précède, qu’il s’agisse de la protection précontractuelle ou


contractuelle, le consommateur a aussi une grande responsabilité pour
concourir à sa protection. Il doit apprendre à mesure ses intérêts par rapport à
ceux des professionnels ou des opérateurs économiques il doit aussi contribuer
activement à la lutte contre les fraudes en dénonçant tout acte malhonnête
auprès des juridictions compétentes.

Ainsi la sauvegarde des intérêts des consommateurs en période


contractuelle dans une économie de pénurie comme celle des pays africains,
suppose la mise en œuvre d’un système de protection courant deux types de
marché : le marché officiel et le marché parallèle.

S3. De l’intervention de l’Etat congolais en matière des prix.

De prime abord signalons que l’Etat congolais ne s’occupait que des


tâches dites régaliennes, notamment : la sécurité (police et militaire) la santé,
la justice,… il ne s’occupait pas du secteur économique et à cet effet on
l’appelait l’Etat gendarme.
26

C’est à partir du moment ou l’action de l’Etat s’est Progressivement


traduite en matière économique par des mesures susceptible de contrôler les
opérateurs économiques et le souci de promouvoir las protection du
consommateur que l’Etat a commencé à S’occuper des activités économiques
ainsi apparut la législation économique..

En nous référent à la grande subdivision du droit il procède deux Grande


branche du droit à savoir : le droit public et le droit privé. Aucune de ces deux
branches n’a constitué la base de la législation économique c’est ainsi que l’on
parle de l’inadaptabilité du système juridique classique.

Quelques raisons accompagnent- cette inadaptabilité les quelles ont


permis l’apparition d’une nouvelle branche du droit.

Deux raisons ont retenus notre attention à savoir :

1.Primo le industrialisation des pays par manque d’une législation ad


Roc.

2.Secundo : l’absence du développement économique des pays.

C’est ainsi qu’avec l’idéologie étatiste et la collectivisation des biens de


production ont poussé et légitimer l’intervention dans le secteur économique,
d’une part l’apparition de la production et de la distribution des masses, la
concentration de la puissance économique des entreprises ainsi que le souci de
promouvoir une organisation harmonieuse de la vie économique ont amené les
pays capitalistes à reconnaître avec force des lois l’intervention de l’Etat en
matière économique d’autre part.

Plusieurs législations économiques ont été mises sur pied pour


contrebalancer le pouvoir des agents économiques et de protéger les
consommateurs.

L’Etat congolais a quant à lui légifère les lois en matière économique. Ces
lois sont des interventions qui s’appréhendent à deux niveaux.

Ces interventions sont dirigistes c’est-à-dire que l’Etat se comporte


entant que régulateur.

Ces interventions sont souples ou concertées c’est-à-dire que l’Etat fait


intervenir les privés pour organiser le secteur économique.

Cependant en matière des prix, l’Etat intervient au travers l’ordonnance


loi n083-026 du 12 septembre 1983 portant régime des prix au terme de
27

laquelle elle autorise les agents économiques de fixer librement le prix de leurs
biens de commercialisation sans aucune procédure dh0moIogation préalable.
En d’autre terme, cette ordonnance organise le principe de la libéralisation des
prix.

Ce principe souffre d’une certaine exception celle qui donne à l’Etat seul
le pouvoir de fixer le prix de certains produits tels que : les produits Pétroliers,
l’eau et l’électricité, le transport intérieur.

La fixation des prix est l’un des problèmes majeurs qui préoccupent le
plus les économistes et juristes en particulier.

C’est pourquoi dans les Etats modernes l’on a estimé qu’il ne fallait pas
laisser à l’opérateur économique la faculté de fixer librement les prix.

L’Etat laisse toujours une marge qui ne doit pas être franchie par les
opérateurs économiques sous peine d’être sanctionnés conformément à
l’arrêté ministériel NO 14-0018-67 du 30 septembre 1967 portant marge
bénéficiaire afin d’entrer les risques des bénéfices anormaux dans le chef des
commerçants.

Affirmons que l’Etat intervient dans la vie sociale pour stimuler la


protection, pour empêcher la hausse des prix et maintenir le pouvoir d’achat
de la monnaie dans la période d’inflation pour assurer à tout moment une
meilleure utilisation des richesses du pays et une meilleure distribution de
revenu national.

CHAPITRE III : L’APPROCHE CRITIQUE DU PRINCIPE DE LA


LIBERALISATION DES PRIX EN DROIT CONGOLAIS.

Le principe de la libéralisation des prix que nous épinglons en ce terme :


« les prix sont fixés par ceux qui en font l’offre en se conformant aux structures
telles que déterminées par les lois et règlements en la matière ».(Ordonnance
loi n083/026 du 12 septembre 1983).

Il y a lieu de comprendre que ce principe n’est qu’une théorie, en


pratique celui-ci n’est pas bien appliqué d’une manière efficace en vue de
protéger l’économie d’une manière à son propre sort malgré les différents
arsenaux juridiques misent en place à sa faveur.

Section 1 : du principe de la libéralisation des prix


28

Toute fois, le décret-loi du 20 mars 1961 a dû subir quelques


modifications. Édictées par les exigences du libéralisme vers les quelles toutes
les instances supérieures de la république ont décidé d’orienter notre système
économique à partir des années quatre-vingt. Ce décret-loi donnait
compétence au ministre ayant l’économie dans ses attributions de fixer le prix
maximum (prix homologué) ou fixer la marge bénéficiaire des produits neufs
d’occasion ou service au stade de la production et à tous les stades de la
distribution.

Aujourd’hui il résulte de l’ordonnance loi 83-026 du 12 septembre 1983


portant modification du décret loi du 20 mars 1961 qui stipule : « les prix de
vente des produits et services sont librement fixés par ceux qui en font l’offre.

Ce principe se résume en ces quelques lignes : avant le prix était fixé par
l’Etat selon de décret-loi du 20 mars 1961. Pendant cette période avant qu’on
le modifie les opérateurs économiques présentaient les d0cuments aux
services économiques ou soit aux agents des affaires économiques mandatés à
cet effet c’est ce qui était avant que les produits ne puissent être mis sur le
marché.

Malheureusement la réalité économique démontre que les commerçants


et les industriels ne tiennent pas compte des phénomène objectifs pour fixer
les prix. Mais ils tiennent compte des circonstances du moment en se laissant
guider par la spéculation.

Il y a lieu de retenir que les prix -de vente des biens et avec tous les
éléments constitutifs au ministre de l’économie et industrie pour un contrôle à
posteriori sur base des éléments communiqués par les opérateurs
économiques le ministre détermine les modalités de la calcul ainsi que la
marge bénéficiaire autorisée aux commerçants.

Nous nous demandons le pourquoi de l’abandon de ce décret-loi précité


pour le modifier par l’ordonnance loi N 083-026 du 12 septembre 1983 portant
régime des prix dont on tenait compte de la protection du consommateur pour
accroître la quantité des marchandises et réduire ainsi leurs prix.

La question que nous nous posons est celle de savoir si les


consommateurs peuvent être protégés dans les pays sous développés ?

Nous avons difficile de confirmer ou d’infirmer puisque on peut chercher


à les protégés, nous sur le marché, il y a pas des biens que ces derniers peuvent
se suffire ou se servir et si l’Etat essayé de faire pression à ceux qui en font
l’offre, ces derniers cacheront les marchandises ainsi donc les consommateurs
29

chercheront à traités au noir avec les opérateurs économiques et là c’ est le


marché noir qui se crée communément appelé marché noir qui se crée
communément appelé marché pirate ce qui entraîne la hausse des prix et c’est
la misère de tout un peuple.

Toutes fois dans l’accomplissement de leur mission des agent des affaires
économiques doivent recourir à certains éléments pour rendre le contrôle à
posteriori plus efficace entre autre il s’agit :

 De jeter un regard sur la publicité des prix pratiques


 La prohibition de la pratique des prix illicites
 Tenir compte de la marge bénéficiaire
 Sanctionner les malfaiteurs.
1.De la libéralisation des prix se problèmes posés sur le marché
Nous savons qu’en principe la fixation des prix est le seul apanage de
ceux qui en font l’offre qu’il est prescrit par l’ordonnance loi n⁰083-026 du 12
septembre 1983.

Toute fois en ce qui concerne l’énergie électrique, l’eau, les transports publics
ct hydrocarbures le prix de vente est fixé par l’autorité publique après
concertation avec les représentants des entreprises et les syndicats.

a)L’affichage
Concernant l’affichage des prix, C est 1 arrête ministériel no 2 du 24
janvier 1963 qui organise I affichage des prix et l’établissement des factures c
est I article 7 du même décret (arrête ministériel n⁰2 du 24 janvier 1963 relatif
à l’affichage de prix ).En effet, l’affichage est nécessaire et obligatoire pour
assurer de bonne foi de opérateurs économiques. Ainsi chaque opérateur
économique doit afficher de manière visible, lisible et non équivoque les
produits exposés pour la vente et les prix des services offerts à la clientèle. Il
doit aussi établir et remettre à l’acheteur une facture reprenant toutes les
mentions permettant d’identifier la marchandise vendue, la quantité vendue, le
prix unitaire, le total par article, le total de vente, la nature de la prestation
fournie.

Signalons qu’une seule mention des prix suffit pour les produits groupés
en même endroit et qui sont à la fois de même nature, de même qualité et de
même mesure ou forme.
30

En dehors de cette obligation la loi sanctionne également la rétention


des stocks économiques qui est le fait pour un producteur ou u Commerçant de
différer ou retarder la mise en œuvre des matières premières ou des produits
destinés à la vente.

En sanctionnant la rétention des stocks, le législateur oblige en fait à tout


commerçant de satisfaire aux besoins des acheteurs en leur Offrant en vente
les produits ou les services.

Disons que par produit, la loi entend toute denrée et marchandise.

Les produits d’occasions sont des produits qui a un stade quelconque de


la production ou de la distribution sont entrés en la possession d’un
consommateur par un acte de négocié ou par tout cette à titre onéreux ou à
titre gratuit ainsi que tous produits qui par suite des dommages matériels ont
subi une dépréciation de leur valeur commerciale (article 1 er du décret-loi du 20
mars 1961).

Nous sommes sans ignorer que toutes ces dispositions prévues par l’Etat
en ce point ne sont pas en application du fait qu’un contrôle inefficace
caractérisé par la corruption et la mise en application du principe mal
interprété selon lequel qui travaille à l’hôtel mange à l’hôtel.

b) la pratique des prix illicites

Les prix illicites sont ceux qui ne sont pas conformes à l’esprit des textes
juridiques en la matière la prohibition de la pratique des prix illicites est une
mesure qui contribue à rendre efficace le contrôle à posteriori. L’article 10 de
l’arrêté départemental NODENI/CAB/0018 du 1er juin 1981 dispose que : « les
opérateurs économiques restent tenus de transmettre dans les 30 jours de la
mise en vente leur structure des prix à l’autorité compétente ».

Par conséquent et en vertu de l’ordonnance loi NO83-026 de 1983


portant régime des prix considère comme prix illicites :

 Les prix supérieurs aux prix fixés par l’autorité compétente


conformément aux dispositions des articles 2 et 3 à leurs mesures
d’exécution.
31

 Les prix supérieurs au prix normal est considère comme prix


anormal : le prix qui entraîne la réalisation d’un bénéfice anormal
ou exorbitant même si le bénéfice est égal au prix ou à la marge
bénéficiaire autorisée.

En effet, l’arrêté départemental du Ier juin 1981 à son article 10 ème


permet au gouvernement de vérifier la marge bénéficiaire et de dépister les
Opérateurs économiques malhonnêtes qui pratiquent les prix anormaux et qui
réalisent les bénéfices exagérés.

II est évident de souligner que cette pratique des prix anormaux


Concernant toute vente ou achat, toute offre de vente, toute prestation
Contractée à des prix occultes ou exigeant une rémunération occulte dont
l’Opérateur économique est caractérisé malgré les dispositions du chapitre 7
du décret-loi du 20 mars 1961 relatives aux sanctions applicables aux
infractions contre les prix qui sont restées sans effet à l’endroit des
commerçants.

c) la fluctuation de la monnaie et la vérification des prix

La monnaie de référence (dollar au Euro) par à la monnaie nationale


déstabilise la fixité du prix étant donné que les produits à commercialiser sont
achetés ou importés en devise et la convertibilité de cette valeurs monnaie
nationale posera de problème au moment de la fixation des prix.

La fluctuation de la monnaie est un phénomène qui se déroule dans le


temps, se mesure par un taux de variation des prix est de nature
essentiellement dynamique.

Pour que les prix des biens et services soient stables sur le marché, il ne
suffit pas que la production soit abondante dans le pays. Il fallait encore que les
pouvoirs publics mettent en application une réglementation des services tels
qu’ils étaient pratiqués par les industriels et les commerçants. En conséquence,
ce contrôle régulier du système des prix a contribué grandement la valeur du
franc congolais à l’époque et en même temps à éviter les fluctuations trop
rapides des prix sur le marché.

La stabilité monétaire et la stabilité des prix ont permis aux


consommateurs dans le temps d’épargner une partie de leurs revenus étant
donné que la hausse fréquemment et permanente des prix était Lin
phénomène rare et que les consommateurs n’étaient pas contraints malgré
32

leur bonne volonté de dépenser tous leurs revenus sur le marché ce qui n’est
pas le cas pour le moment.

d) le calcul de la marge bénéficiaire


Pour que les agents des affaires économiques soient à mesure de
contrôler les prix pratiqués par les opérateurs économiques après avoir mis en
Vente de leurs biens et services, la loi a pris soins de déterminer le plafond de
la marge bénéficiaire autorisée.

Elle peut être définie comme le pourcentage des bénéfices par l’Etat à
l’intention des opérateurs économiques. La marge bénéficiaire s’ajoute au prix
de revient (PR) de chaque bien ou service offerte en vente et dans ce cas elle
détermine le prix des biens et services pratiqués sur le marché. Les
commerçants et les industriels ne peuvent dépasser les marges bénéficiaires
fixées, par la loi ou le règlement sans en courir des sanctions.

En général, les opérateurs économiques et plus particulièrement ceux de


la ville de Lubumbashi avez appréciés aux années 2000 que la monnaie
nationale était plus ou moins fixe ce qui les a permis à effectuer les opérations
commerciales avec une multitude de sécurité ce phénomène et délicat dans la
mesure où il influence la fixation de leurs prix.

Le problème de la concurrence imparfaite influence quant à lui la fixation


des prix dans la mesure où les offreurs ont préalablement connaissance du lieu
s d’achat, des produits à vendre. Citons par exemple : Japon, Dubaï, Afrique du
Sud, Maniema, Mais malheureusement l’acheminement des marchandises du
lieu d’achat jusqu’au lieu de vente n’est pas le même, certains opérateurs
économiques prennent la voie fluviale ou routière tout en supportant tous les
risques de cette voie, les autres prennent la voie aérienne en support toutes les
taxes et tous les frais y afférents, au moment de la fixation des prix étant donné
que tous n’ont pas supporté les même coûts par conséquent les prix seraient
fixés de manière différente.

Le problème du parasitisme économique pose de difficulté lors de la


fixations des prix du fait que certaines opérateurs économiques font
l’appropriation illicite d’un savoir faire d’autrui par le copiage du modèle, de
l’imitation d’une œuvre, d’un slogan publicitaire en vue tirer un profit.

Une production dévalorise le produit du concurrent lorsque le produit


fabriqué est d’une qualité médiocre, il peut même dépouiller de son originalité
33

ou de son caractère, sa marque, la maison de fabrication et Occasionner une


perte de rentabilité des investissements par conséquent l’agent économique
mis en cause serait obligé de baisser le prix de son produit.

Le problème de coalition sur les prix, consistant en des actions


concertées et de certains agents économiques dans le but de hausser ou de
baisser le prix sur le marché. Les commerçants se conviennent de maintenir
fixe tel produit dans un secteur bien déterminé alors que tous n’ont pas
supportés les charges de la même manière de leurs produits.- Raison pour
laquelle malgré leur entente certain fixeront le prix suivant leur entente.
Certains fixeront le prix suivant leur politique de prix suivant leur politique de
prix &ou suivant les charges supportées. Les listes La liste n’est pas exhaustive.

Le problème d’inefficacité des règles juridiques dans les opérateurs


commerciales est un problème délicat et très sérieux pour les opérateurs
économiques ce qui entraîne la corruption à tous les niveaux et dans le cadre
de nature analyse dans le domaine commercial.

Tous les opérateurs économiques ne supportent pas de la même façon


les charges obligatoires, certains passent par des voies normales et un grand
nombre d’opérateurs économiques passent par des moyens frauduleux en vue
d’échapper à certaines taxes et par la même occasion ils peuvent fixer les prix
abordables que les autres concurrents.

Tous les services, qu’ils soient de contrôle des produits ou d’affichages


des prix ou de la douane sont à la merci de ceux qui sont économiquement
forts raison pour laquelle, les mécanismes de fixation des prix par les
opérateurs économiques répondent pas à l’arsenal juridique économiques aux
quels les lois d’un jungle ou les lois du plus fort sont observées.

Signalons que le problème de la réglementation est un facteur


déterminant des prix. Dans certains pays comme le notre, les prix de vente
Pour certains produits et les transports publics l’eau et l’électricité, les
hydrocarbures et pour les autres produits ces sont les agents économiques
eux-mêmes qui fixent les prise de ceux-ci tout en respectent les règles et
règlements en. Matière. Toute cette réglementation influe sur la fixation des
Prix dans la mesure où la loi interdit la réalisation d’un bénéfice anormal par
l’agent économique.
34

Il y a lieu de noter que la marge bénéficiaire autorise varie entre 10 et


25% selon la catégorie des produits est ignorée dans la mesure où le prix du
produit est une donnée du marché.

Rappelons que les tribunaux apprécient souverainement le caractère


prévu à l’article 5 de l’ordonnance loi susmentionnée et sanctionnent en vertu
de l’article 15 décret-loi de 1961 qui dispose que . seront punis d’une servitude
pénale de 15 jours à 3 ans et d’une amende de 10.000Fc à 30000FC ou l’une de
ces peines seulement, ceux qui par des moyens frauduleuse quelconques
auront volontairement opéré, maintenu ou tenté de maintenir sur le marché
national la hausse ou la baisse des produits (article 15 du décret-loi du 20 mars
1961 portant régime des prix).

2. De la commercialisation des produits par rapport au principes de


la libéralisation
Les opérateurs économiques éprouvent des difficultés pour
commercialiser leurs produits se présentent au niveau de la commercialisation
des produits.

Lorsqu’on il y a impaiement des travailleurs des secteurs confondus, il


n’y a pas de revenu, la circulation de la monnaie sur le marché est faible par
conséquent le pouvoir d’achat diminue, la clientèle devient sensible au prix,
même si le produit a une valeur importante cela veut dire que le client va
préférer la quantité du produit au lieu de la qualité. De même lorsque le
commerçant est soumis à plusieurs taxes de l’Etat, il se voit entamer son capital
par voie de conséquence tous les droits doivent être incorporés dans le coût de
vente au risque de vendre à perte. De ce fait le prix devient agressif et la
clientèle est désintéressée, la commercialisation devient lente et difficile.

De ce qui Précède la piraterie des produits rend la commercialisation


lente étant donné que le consommateur n’a pas une information valable sur le
produit est attiré par le prix qui lui est abordable. C’est ainsi que certains
établissements de la place se livrent à la vente des produits piratés dont les prix
sont favorablement à tous les niveaux d’individus alors que la bonne
marchandise est emmagasinée dans d’autres.

L’instabilité de l’économie nationale par la fluctuation de la monnaie


congolaise rend également la commercialisation difficile car certains agents
économiques sont tentés de se retirer sur le marché au risque de vendre à
perte.
35

Affirmons que les commerçants ne sont pas des missionnaires, ils


travaillent pour les intérêts égoïstes et animés par un esprit lucratif, par voie de
conséquence leurs effort sont focalisés dans la maximisation de difficultés
lesquelles ne sont pas limitatives provenant de la structure économique,
politique administrative, sociale et surtout de la structure juridique qui ne
s’applique pas avec honnêteté ce qui paralyse le bon déroulement de la
commercialisation des produits par des commerçants.

3. Du modèle de la fixation des prix par rapport au principe de la


libéralisation des prix
La fixation des prix répond à une certaine formulation Commerciale. A ce
niveau nous allons démontrer à partir de nos investigations faites, comment les
opérateurs économiques s’y prennent pour fixer les prix de leurs biens.

Nous prendrons quelques exemples qui ont été donnés par les agents
économiques toute en précisant que la structure du marché qui a fait l’objet de
nos recherches est un marché concurrentiel pure et imparfait.

Les prix d’achat sont dollarisés, le prix d’achat d’un pantalon Jeans = 10$
frais de transport et autres frais connexes= 4$, 14$ multipliés par la valeur d’un
dollar au taux du jour soit 14 x 560 = 7.840 FC (prix de vente) ce prix fera l’objet
de comparaison aux autres concurrents.

Pour un détaillant qui vend un produit importé le coût de revient


s’obtient par l’addition des éléments suivants au prix d’achat au grossiste

Le frais de manutention à partir du lieu d’achat jusqu’au lieu de


destination.

 Le frais d’assurance
 Les frais d’amortissements.

Bref le détaillant pourra à son prix d’achat au gros ajouter quelques frais
réellement dépensés.

Ainsi que les prix fixés librement en se basant sur les modalités de calcul
fixées doivent être communiqués avec tous les dossiers y affèrent au ministre
de l’économie nationale pour contrôler.

SECTION 2 : DE LA CONSIDERATION CRITIQUE DE LA


LIBERALISATION DES PRIX
36

Pour ce qui est de la réglementation des prix. Il a été observé que notre
pays avait un régime des prix imposé c’est-à-dire fixé par l’Etat compte tenu du
caractère d’intérêt général des biens et services fournis et celui de la
libéralisation des prix qui est en application jusqu’à nos jours .Ce dernier
Consiste à laisser une liberté aux offrants de produits, cela est signalé dans
l’Ordonnance loi n083-026 du septembre 1983 portant modification du décret-
loi du 20 mars 1961 relatif aux prix.

En effet, la législation en matière commerciale a fourni plus des règles


Possibles permettant d’orienter l’activité économique ainsi nous remarquons
que sur le plan théorique elle est structurée, elle a prévu même les
comportements qui pourraient être sanctionnés puis érigés en infraction par la
loi.

Cependant en pratique les contrôles s’effectuent dans les conditions


déplorables puisque des fois certains des agents publics abusent de leurs
pouvoirs afin d’en tirer le maximum de profit personne : ils feignent parfois de
croire que est permis alors qu’ils connaissent mieux les limites de leurs
prérogatives.

1. De l’appréciation critique des opérateurs économiques par


rapport au principe de la libéralisation des prix.
Par opérateur économique, la loi entend toute personne physique ou
morale qui pose des actes commerciaux à condition qu’il soit immatriculé au
registre de commerce, celui-ci est censé détenir l’immatriculation ou un
numéro d’identification nationale lorsqu’il exerce une profession commerciale
dans notre pays. Ainsi donc s’il exerce un petit commerce, il doit détenir une
patente.

Un texte quelques en soient le contenu et la portée ne présente d’intérêt


que si l’opportunité et les conditions de son application sont réunies ou du
moins si elles peuvent l’être dans un proche avenir or en son état actuel, le
droit congolais ne répond pas à divers point de vue, aux besoins des congolais
certes, Il y a lieu de réaliser que l’idée de fixer les prix laissés aux opérateurs
économiques et à ces derniers de respecter la marge bénéficiaire fixée par la
loi. Mais il se fait que les commerçants ne respectent pas cette marge
bénéficiaire légale, ce qui implique que l’application de cette ordonnance loi
N083-026 du 12 septembre 1983 portant régime des prix est inadaptée face
aux réalités concrètes et rend parfois illusoire sa mise en œuvre : d’autant que
les agents chargés de veiller au respect du règlement de Prix, eux-mêmes ne
sont pas épargnés par la crise morale qui secoue le pays.
37

Signalons que les opérateurs économiques ont marché sur la


réglementation en matière des prix car les règles de droit sont loin d’être
respectées dans la pratique. Les agents économiques ou publics ne savent plus
faire contrôler comme il se doit , il s’adonne beaucoup plus à la corruption. Ils
ont raisons puisqu’ils sont moins payés ou moins rémunérés.

2. Point de vue de la loi


La loi a une portée générale ct impersonnelle elle intervient presque
dans tous les domaines de la vie humaine. Dans le cas sous examen certaines
dispositions légales ont été prises pour réglementer le régitne des prix. Dans ce
domaine le siège de la matière se trouve clans Ic décret-loi du 20 mars 1961 tel
que modifié et complète par l’ordonnance-loi N 083-026 du 12 septembre 1983
portant régime des prix que cette dernière autorise aux agents économiques de
fixer eux-mêmes les prix conformément aux structures des prix telles que
prévues par la loi en la matière.

Le législateur congolais au travers ce décret de 1961 dans son article 9


énonce : « qu’il est interdit à toute commerçant industriel, producteur, agricole
ou artisan de refuser de satisfaire dans la mesure de ses possibilités aux
demandes des acheteurs de produire Article 9 du décret-loi du 20 mars 1961.

Il ressort de cet article que l’interdiction de refus de vente ne joue que


lorsque les produits sont en dispositions par conséquent si les produits sont
insuffisants pour satisfaire tous les clients, l’offreur peut les céder à ses clients
habituels à l’exclusion des clients occasionnel et en plus de cela la demande
doit être anormale.

Le législateur donne au ministre de l’économie de pouvoir d’exiger que


les vendeurs affichent leurs prix et remettent les facteurs détaillés aux
acheteurs pour les ventes et services excédant 500Fc et les prestations dhôtels.
Là il s’agit de l’obligation de transparence tarifaire édictée pour lutter contre
les pratiques discriminatoires.

Dans le même ordre d’idée, le législateur congolais au travers son


ordonnance législative n041-63 du 24 février 1950 définit et réprime les actes
constitutifs de la concurrence déloyale.

Bref tous les textes susdits montrent à suffisance que le législateur


congolais réglemente le secteur économique et attache beaucoup
d’importance aux opérations commerciales.

S3. Notre point de vue


38

A ce niveau, en rapport avec nos recherches faites nous allons dégager


notre point de vue en faisant une comparaison des divers textes
susmentionnés par rapport à la pratique des opérations commerciales.

Le législateur congolais a mis en marche un arsenal traduisant en termes


juridiques les différentes interventions étatiques dans le secteur économique,
mais nous constatons que toutes ces lois n’ont pas une application efficace. La
loi donnée la possibilité en tenant compte des éléments définis par elle, mais
ces modalités sont ignorées ou connaissent une application très faible.

En outre, la loi organise des mesures des protections de la monnaie


nationale est devenue monnaie courante. Affirmons que cette instabilité
monétaire constitue un problème capital pour la fixation des prix par les
opérateurs économiques ce qui entraîne même la mobilité intempestive des
prix de produit de vente, par conséquent l’affichage des prix est une obligation
qui soit être exécutée par les offreurs mais en pratique certains établissements
mettent des prix provisoires pour échapper à la concurrence. Parfois certains
produits sont fixés en devise au risque d’éviter la vente à perte à cause de
l’instabilité monétaire de l’Etat congolais.

Dans le même ordre d’idée, le législateur congolais a mis sur pieds les
tribunaux de commerce pour connaître les litiges relatifs aux Opérations
commerciales en général, malheureusement ces tribunaux vient d’ouvrir leurs
portes il y a pas 5 mois or que le besoin était énormément

manifesté par les commerçants et depuis leur ouverture ils ne se font pas
sentir.

Dans la même occurrence, certaines pistes de solutions peuvent


susmentionnés afin de concourir à la politique économique de l’Etat congolais.
Ces pistes peuvent être dégagés à trois niveaux dont le premier niveau
concerne : la prise des mesures par l’Etat pour orienter l’activité économique et
d’en dégager les mécanismes d’application et d’en assurer leur efficacité car
d’autres commerçants ignorent ou violent la loi sans le savoir, le deuxième
niveau : que l’esprit des textes légaux s’impose à tout commerçant en évitant
toute pratique malhonnête à la liberté du commerçant et de l’industrie, une
conscience professionnelle soit effective dans le chef des agents économiques
pour un meilleur résultat de leur travail et le dernier niveau concerne la
participation active du consommateur dans les actions.

Commerciales en se faisant suffisamment informer sur le produit et sont


prix réel, éviter d’être influencer par des publicités fallacieuses et mensongères
39

en dénonçant toute pratique malhonnête au commerce au près des autorités


compétentes.

CONCLUSION

Il est de coutume pour tout chercheur lorsqu’il arrive à la fin de ses


investigations qu’il fasse un aperçu général. C’est pourquoi y a lieu de ne pas
prétendre une conclusion cela impliquerait l’idée d’une fin mais seulement
dégager les idées que nous avons développées tout au long de notre parcourt.
40

En effet, notre sujet s’intitule : « de l’analyse critique de la


réglementation des prix face au principe de la libéralisation en droit positif
congolais ».

Subdivisé en trois parties, il s’est appesanti successivement sur .

Primo : les actes de commerce. A ce point nous avons donné et facilité la


compréhension de la notion des actes de commerce, le champ d’application de
la notion corollaire au terme acte de commerce ainsi que des mesures
d’organisation et d’encadrement des actes de commerce.

Secundo : il s’est agi ides considérations conceptuelles sur les prix. Dans
cette partie nous avons circonscrit l’objectif du profit et ses limites, les mesures
relatives à la protection des consommateurs ainsi que l’intervention de l’Etat
congolais en matière des prix la dernière partie a parlé de l’approche critique
du principe de la libéralisation de prix en droit congolais dans laquelle nous
avons dégagé les différents problèmes posés par les agents économique au
moment de la fixation des prix de leurs produits et quelques critiques quant ce
ainsi que les pistes des solutions palliative à ces problèmes.

Ce sujet trouve son fondement clans les dispositions relatives au régime


des prix avec comme texte de base le décret-loi du 20 mars 1961 tels que
modifié et complète par l’ordonnance-loi N 083-026 du 12 septembre 1983
portant régime des prix.

Au menu de la présente disposition, les opérateurs économiques sont


autorisés fixer eux-mêmes les prix de leurs biens de commerce sans aucune
procédure d’homologation préalable tout en se conformant aux Structures des
prix tels que déterminés par les lois et règlementer en la matière.

La loi de 1983 n’autorise pas les opérateurs économiques d’aller au dé là


de la marge bénéficiaire fixé. Elle donne en effet, une énumération des
éléments qui peuvent entrer en considération pour la fixation d’un prix, ainsi
que les taux de la marge bénéficiaire fixés successivement à 200/0 et 25% pour
un produit industriel et un produit artisanal. Or la situation économique que
traverse notre pays avec de taux de dollar élevés, les dévaluations massives qui
ont entraîné aussi une instabilité économique, la baisse de production des
produits nationaux incitent les opérateurs économiques d’aller au-delà des
dispositions légales et surtout qu’ils ne sont pas reprochés par l’état .
41

Nous dirons que l’Etat ne sanctionne pas les opérateurs économiques qui
ne respectent pas les marges bénéficiaires fixées en ce que lui-même n’est pas
en mesure de remédier aux situation précitées qui s’explique par le fait que
l’opérateur économique qui produit un bien, fixe le prix de la marge
bénéficiaire en fonction de la valeur monétaire de l’heure, et en cas
dévaluation et de la dépréciation de notre monnaie les mêmes produits
changent des prix car l’opérateur économique en question veut équilibrer la
situation.

Malgré les diverses dispositions légales en ce domaine, les agents


économiques éprouvent beaucoup de difficultés ou problèmes en rapport avec
la fixation des prix. A cet effet, nous avons passé en revue de manière limitée
quelques problèmes tel que : le problème d’infrastructure routière, le
problème de l’impaiement des agents ou fonctionnaires à tous les nouveaux, le
problème de la recherche et conservation de la clientèle, le problème de la
fluctuation de la monnaie nationale. …constituent une gamme de difficultés
auxquelles sont butées les agents économiques au moment de la fixation des
prix de leurs produits ce qui les amènent au non respect des règles en la
matière, au changement perpétuel des prix et au non affichage des prix.

Nous pensons de notre part que la protection des consommateurs


Contre les prix illicites et l’intervention de l’Etat en matière de fixation des prix
ou en matière économique et sociale est une bonne chose. Mais comme nous
le remarquons il y a une mauvaise foi de la part de nos dirigeants qui visent que
les intérêts égoïstes au lieu de l’intérêt général, la législation. La
réglementation reste une réalité que personne n’ignore c’est seulement son
application qui semble les mètrent en cause.

Bref : le pouvoir public doit être responsable et cela il faut ajouter une
bonne administration caractérisée par l’absence totale de la corruption en vue
de la réalisation de la politique économique de l’Etat. C’est à cette condition
que notre pays peut sortir de cette interminable crise économique.

Nous laissons cependant le débat ouvert aux critiques de tout le lecteur


soucieux d’améliorer la justice en matière de réglementation des prix par
rapport à tout problème qui se poserait dans le chef des opérateurs
économiques et d’éveiller l’attention des consommateurs de leurs droits et
42

obligations afin de participer ensemble à la politique économique de la


population congolaise.

BIBLIOGRAPHIE

I.TEXTES DE LOIS
43

 Décret-loi du 20 mars 1961 portant régime des prix Kinshasa.


 L’ordonnance-loi 11083-026 du 12 septembre 1983 relatif à la libération de
prix portant modification décret-loi du 20 mars 1961 sur le prix Kinshasa.
 Loi nº87/010/ du 10 septembre 1987 portant code de la famille Kinshasa.
 Code de commerce du Congo Kinshasa.
 Code pénal congolais Kinshasa.
 Code civil congolais Kinshasa.
 Arrêté ministériel nº2 du 24 janvier 1963 relatif à l’affichage des prix et
l’établissement des factures Kinshasa.
 Arrêté ministériel nº00018-67 du 30 mars 1976 portant la marge bénéficière
Kinshasa.

II. OUVRAGES
 BEGG, D et FISHER S 2002 micros 2 ème édition DUNOD Paris
 CRITEZEN, A 1970 cours d’économie politique 5 ème éditions Wesnael
Charlier.
 DARTOIS, P et SIMON. C 1972 lexique de droit des affaires éditions CRP
Kinshasa.
 GUILLIEN, R et VINCENT, J 1990 lexiques des termes juridiques, éditions
DALLOZ. Paris.
 KAZADI, J 1969. Politique salariale et développaient, éditions
universitaires. Paris
 LAGADEC, J 2002 nouveau guide pratique du droit édition France loisir.
Paris
 LOWEL, À 1971 initiation à l’économie politique édition Brepols Bruxelles
 LUKOMBE N, 1999 Droit congolais des sociétés, édition, PUC tome 4.
 MULUMBATI N. 1981 introductions à la science politique éditions Africa
Kinshasa.
 NGUYEN. T. 1971 contributions et habitude des techniques juridiques de
la protection de consommation thèse calme. Publication INC.

 QUI RINI, P de 1993 1’économie au science des tous éditions épiphanie,


Kinshasa.
 QUIVY, R et CAMPENHOUDT, D 1995 manuel de recherche en science
Social éditions Dunod, Paris.

III.MEMOIRES
44

 È BOLA, N 2005 études comparatives et perspectives des principes de


fixation des prix en république démocratique du Congo. Mémoire de licence
en droit économie et social UNILU. LUBUMBASHI
 PONGO, B. 2005 de la protection juridique des consommateurs congolais
contre les pratiques abusives dans le domaine du prix.
 Mémoire de licence en droit économique et social UNILU Lubumbashi.
UMBA, A 2006 la législation en matière économique et la réglementation
des prix de produits de base à KOLWEZI mémoire de licence en droit
économique et social UNILU Lubumbashi.

IV. NOTES DES COURS

 KABEYA L, 2004, Méthodes de recherche en droit UNILU G2.


 MUTAMBA 2003, Droit commercial, Deuxième graduat économie UNILU
Lubumbashi.
 MULOMBA. M 2005, Droit commercial, G3 Droit économique et social
UNILU Lubumbashi.
 TSHIZANGA.M 2006, Droit de la concurrence, inédit UNI LU Lubumbashi.

TABLE DES MATIÈRES

ÉPIGRAPHE ………………………………………………………………………………….I

DÉDICACE…………………………………………………………………………………… II
45

AVANT PROPOS…………………

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