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Tsee-23. Audit Energetique Dans L'industrie

Le module TSEE-23 se concentre sur l'audit énergétique dans l'industrie, abordant les installations de production d'énergie et l'analyse de la performance énergétique. Il décrit les étapes d'un audit énergétique, les types d'audits, et les techniques d'amélioration de la performance énergétique, avec un accent sur la gestion de la production de vapeur. Des solutions pratiques pour optimiser la consommation d'énergie sont également proposées.

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Tsee-23. Audit Energetique Dans L'industrie

Le module TSEE-23 se concentre sur l'audit énergétique dans l'industrie, abordant les installations de production d'énergie et l'analyse de la performance énergétique. Il décrit les étapes d'un audit énergétique, les types d'audits, et les techniques d'amélioration de la performance énergétique, avec un accent sur la gestion de la production de vapeur. Des solutions pratiques pour optimiser la consommation d'énergie sont également proposées.

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TSEE – 23 : 75 heures Année de formation : 2023/2024

Module TSEE-23 : Audit énergétique dans l’industrie

Formatrice : Mme. YOUSFI Ouafae


Plan de travail

➢ Les installations de production de l’eau chaude, de la vapeur, de l’eau glacée et de l’air comprimé (chaudières,
groupes de froid, Compresseurs d’air comprimé, tours de réfrigération)
➢ Analyser de la performance énergétique des moteurs électriques
➢ Analyser de la performance énergétique des transformateurs de puissance
➢ Proposer des solutions d’amélioration de la performance énergétique de l’entreprise

2
Rappel sur Le processus et les étapes
d'audit énergétique

3
Les différents types d'audit énergétiques

Niveaux d'évaluation (en annexe - informatif)


Niveau 1
petites installations, identification d’opportunités à cout modique
Niveau 2
audit énergétique détaillé pour permettre des recommandations d'économie d'énergie
Niveau 3
Niveau 2 + plus investissement et analyse coûts / avantages pour la plupart des projets d'économie d'énergie

❑ La première étape d’un audit énergétique est la définition des objectifs : pourquoi désire-t-on réaliser un audit ?

4
Types d’audits énergétiques

Les audits énergétiques sont un outil permettant de réduire la consommation d’énergie et de trouver une
solution à long terme.

ISO 50002 - Audit


énergétique de
ISO 50002- Audit niveau 3 :
énergétique du Étude de faisabilité
ISO 50002 - Audit Niveau 2 : avancée / grande
énergétique de Étude de faisabilité installation
Niveau 2 + plus
niveau 1 : détaillée / investissement et analyse

Analyse sommaire / Installation coûts / avantages pour la


plupart des projets
audit préliminaire complexe
Audit énergétique détaillé
d'économie d'énergie.
pour permettre des
Petites installations, recommandations
identification d'économie d'énergie.
d’opportunités à coût
modique.

5 Mme.
YOUSFI
Ouafae
Étapes d’un audit énergétique

Réunion
d'ouverture
2 Réunion de
Planificatio Plan de Visite de Rapport
Analyse clôture
n mesurage site d’audit
1 Collecte 4 5 6 7 8
des
données
3

6 Mme.
YOUSFI
Ouafae
Étapes 1 : planification de l’audit

oDiscussion avec les parties prenantes

- Réunion avec les principaux acteurs, détermination des objectifs de l'audit, rôles, responsabilités,
exigences en matière de données et ressources.
- Critères d'investissement.
- Détermination du calendrier.
- Examen des contraintes organisationnelles, réglementaires ou autres.

7 Mme.
YOUSFI
Ouafae
Étapes 1 : planification de l’audit

oObjectifs techniques et problèmes


- Principaux risques techniques associés aux projets d’efficacité énergétique
- Discuter de la capacité interne à réaliser des projets.
- Besoins de formation
- Problèmes critiques de maintenance

oDiscussion autour de la portée et du calendrier du projet

8
Étapes 2 : Réunion d’ouverture

o Revoir les rôles, responsabilités et attentes en matière de coopération


- Horaires pour la collecte des données sur site.

- Personnel clé sur place pour accéder à des zones spécifiques.

o Établir les exigences d'accès au site et la sécurité


- Les autorisations de sécurité ?
- Instructions du site pour la sécurité
- Vêtements spéciaux / équipement de protection individuelle (EPI)
- Assurance pour les travaux sur chantier
- Exigences d'inspection de la sécurité des équipements de mesure

9
Étapes 3 : Collecte de données

o Soumettre des demandes de données (Cela devrait déjà avoir été fait pendant la planification !)

- Liste des systèmes consommant de l’énergie.

- Caractéristiques détaillées des usages énergétiques et des facteurs influents.

- Données historiques et performance énergétique actuelle :

▪ Consommation énergétique ;

▪ Mesures déjà effectuées ;


‾ Equipement de suivi et contrôle.
‾ Projets futurs pouvant affecter la performance énergétique..
‾ Documents de maintenance , conception et entretien.
‾ Prix de l’énergie.
‾ Données économiques.

10
Étapes 4 : Plan de mesurage

o Analyse énergétique - AVANT la visite


- Factures énergétiques des trois dernières années (Électricité, Biomasse, Gaz, Gas-oil)

- Récapitulatif des factures et utilisation mensuelle moyenne ;

- Estimation des indicateurs de performance énergétique (IPE) ;

- Vérifier les erreurs / motifs irréguliers

o Les sous-systèmes énergétiques :


- Production d'air comprimé

- Moteurs thermiques

o Préparation
- S'assurer que les équipements de mesure sont appropriés et calibrés.

- S'assurer que toutes les exigences d'accès sont connues et prises en compte dans la planification.

11
Étapes 5 : Visite de site
o Gestion du travail de terrain
• Observer les usages énergétiques et comparer avec les données collectées.
• Evaluer les consommations énergétiques.
• Générer les premières idées, opportunités etc.. Pouvant conduire à des améliorations.
• Lister les endroits ou d’autres mesures doivent être effectuées.
• Se mettre d’accord avec l’entreprise sur les personnes devant accompagner les auditeurs durant les visites.

12
Étapes 6 : Analyse

o Analyse des performances énergétiques actuelles


• Répartition de la consommation par usage et par source.

• Améliorations prévues pour l’amélioration des performances


énergétiques.

• Evaluation des indicateurs de performance actuels et proposition


d’autres indicateurs pertinents.

o Identification d’opportunités d’amélioration


– Opérations de maintenance et d’entretien.

– Meilleures technologies disponibles vs technologie actuelle.

– Changement de combustible.

– Cogénération et Energies renouvelables.

o Analyse financière économique

13
Étapes 7 : Rapport d’audit

o RAPPORT D’AUDIT PRELIMINAIRE


• Résumer les résultats de l'étape d’audit préliminaire.
• Rendez les résultats faciles à utiliser pour les gestionnaires.

• Soumettre une présentation professionnelle et pertinente.

o OBJECTIFS DU RAPPORT du Niveau 2 et 3


– Enregistrer toutes les informations de base.

– Présenter une évaluation du potentiel d'économie d'énergie et du coût du projet.

– Le propriétaire de l'installation reçoit un rapport détaillé mettant en évidence le projet proposé et


son analyse.
Étape 8 : Réunion de clôture

• Réflexion, décision……..
• Etudes complémentaires spécifiques.
• Engagement de travaux.
Gestion de la production de
vapeur

16
Techniques de production
Chaudière à vapeur

La chaudière est un dispositif permettant de chauffer l'eau et de


produire de la vapeur si l'eau est chauffée au-delà de la pression
atmosphérique.
Industriellement, on utilise les chaudières pour produire la vapeur
nécessaire au fonctionnement des procédés ou pour la production
électrique.

Ce type de chaudière se compose de deux compartiments distincts :


1. l'un dans lequel brûle le combustible : le foyer,
2. un autre dans lequel l'eau est chauffée. On distingue ainsi
deux types de chaudière à combustible en fonction de la
circulation de l’eau à chauffer par rapport à la chaleur de
combustion.

•Chaudières à tubes de fumée : Norme NF EN 12953


•Chaudières à tubes d’eau : Norme NF EN 12952
Chaudière à vapeur
Chaudière à tubes de fumées

Ce type de chaudière fournit un débit de vapeur saturée de 1 à 25 tonnes/heure, en basse et moyenne pression. Le combustible
utilisé est soit du gaz soit du fioul.

18
Chaudière à vapeur
Chaudière à tube d’eau

Ce type de chaudière fournit un débit de vapeur saturée supérieur à


20 tonnes/heure, en moyenne et haute pression. Le combustible
utilisé est soit du gaz, du fioul, du charbon ou déchets.

19
Les différents types de combustion

• Stœchiométrique : complète sans excès d’air


• Oxydante : complète par excès d’air
• Réductrice : incomplète en défaut d’air
• Mi- oxydante : incomplète en excès d’air
• Mi- réductrice : incomplète en défaut d’air avec présence d’oxygène dans les fumées
• Oxydo-réductrice : incomplète sans excès ni défaut d’air
Combustion stœchiométrique :

Complète sans excès ni défaut d’air

N2

N2 Vfn
S Va
SO2
H2
H2O
C
CO2
O2
fumées
combustible air
Combustion oxydante :
Complète en excès d’air N2
Vea
O2
N2
Vea
O2
N2

R
N2 Vfn
S Va
SO2
H2
H2O
C
O2 CO2

combustible air fumées


1. Déterminer les points de
mesure
2. Déterminer les appareils de
mesure nécessaires pour
relever les mesures

23
Pouvoir calorifique
• La quantité de chaleur libérée lors de la combustion complète d’un matériau est appelée « chaleur de combustion »
(kJ/kg ou kJ/m3(n)).
• Pour les matériaux combustibles qui contiennent de l’hydrogène et par conséquent pour lesquels on retrouve de la vapeur
d’eau dans les produits de combustion, on distingue le « pouvoir calorifique supérieur » et le « pouvoir calorifique
inférieur » suivant que l’on prend en compte ou non la chaleur de vaporisation de l’eau des fumées.
• Le pouvoir calorifique est dit supérieur (abrégé : PCS) quand l’eau qui résulte de la combustion du gaz hydrogène et des
hydrocarbures est supposée ramenée à l’état liquide dans les produits de combustion.
• Le pouvoir calorifique est dit inférieur (abrégé : PCI) quand l’eau qui résulte de la combustion du gaz hydrogène et des
hydrocarbures est supposée à l’état vapeur dans les produits de combustion.

Combustible PCI PCS


Fioul domestique 11,9 kWh/kg 12,7 kWh/kg
Fioul lourd (S = 2 %) 11,4 kWh/kg 12 kWh/kg
Fioul lourd (S = 1 %) 11,8 kWh/kg 12,5 kWh/kg
Teneur en O2 et en CO2

% O2 % CO2 % CO2 % Excès


Oxygène Gaz Naturel Fioul d'air (~)
0 11,8 15,6 0
1 11,2 14,9 5
2 10,6 14,1 10
3 10,1 13,4 16
4 9,5 12,6 23
5 9,0 11,9 28
6 8,3 11,1 36
7 7,9 10,4 45
8 7,3 9,6 55
9 6,7 8,9 68
10 6,1 8,1 80
11 5,6 7,4 100
12 5,0 6,6 122
13 4,5 5,9 150
14 3,9 5,2 186
15 3,3 4,4 234
Rendement de combustion sur PCI

Dans la profession, on détermine le rendement de combustion par une méthode indirecte :

h comb PCI = 100 % - Pf (%)

* L’émission d’imbrûlés solides (suie) ou gazeux (CO) étant réglementée, la combustion devra être complète en
excès d’air (oxydante). Les pertes par une combustion incomplète devront donc être minimes et seront
négligées dans les calculs professionnels. Seules les pertes par fumées sont prises en compte.

Un bon rendement de combustion :


❖ L’absence d’imbrûlés (ni CO, ni suie)
❖ Au taux de CO2 le plus élevé
❖ A la température des gaz de combustion la plus basse
Pf = (TF - TA) x + (A2 – (21 - O2)) + B
• TF: Température des Fumées
• TA: Température Ambiante
• A2/B: Facteurs spécifiques au combustible (voir tableau)
• 21: Teneur en CO2 de l’air comburant
• O2: Teneur en O2 des gaz de combustion
• CO2: Dioxyde de carbone, calculé sur le CO2maxet le O2
Les différents types de combustion

• Stœchiométrique : complète sans excès d’air


• Oxydante : complète par excès d’air
• Réductrice : incomplète en défaut d’air
• Mi- oxydante : incomplète en excès d’air
• Mi- réductrice : incomplète en défaut d’air avec présence d’oxygène dans les fumées
• Oxydo-réductrice : incomplète sans excès ni défaut d’air
Excès d’air

λ = air apporté CO2 max / air théorique = CO2max / CO2


Excès d’air

En connaissant la teneur en O2 et en CO2 des fumées sèches d’un combustible quelconque, on peut calculer l’excès
d’air d’une combustion oxydante en utilisant la formule suivante :

79 . O2
Excès d’air =
[ 0,21 . ( 100 - CO2 ) ] - O2
Techniques d’amélioration de la performance énergétique
3. Préchauffe de l’air
de combustion
2. Régulation de l’air entrant

1. Installation d’un économiseur

5. Re-vaporiser la purge
4. Réduire la purge de chaudière

34
1. Installation d’un économiseur
Optimisation en chaufferie

• Économies: 4% sur le rendement

35
2. Régulation de l’air entrant

o Le volume de l’air change


avec les conditions météo
AIR o La pression du gaz peut
changer
o Le PCI du gaz change selon
COMBUSTIBLE ses origines

Économie: 3%
AIR

COMBUSTIBLE

36
3. Préchauffe de l’air de combustion
• Préchauffe: 5ºC
• Puissance nécessaire: 30 kW (25 t/h)
• Économie: 1%

37
5. Re-vaporiser la purge:

38
Économies en chaufferie

• Installation d’un économiseur: 4 %


• Régulation de la quantité d’air entrant: 3%
• Préchauffer l’air de combustion : 1 %
• Re-vaporiser la purge: 2 %
• TOTAL : 10 % d’économie

Calorifugeage des vannes, brides et


raccords
Il existe des matelas d'isolation adaptés
au vannes et d'utilisation pratique

39
5. CALORIFUGER QUOI ?

Toute surface chaude:

1. Conduite de vapeur et de condensat


2. Les vannes
• Perte de chaleur dans une vanne équivaut à une perte dans
1 m de conduite de même diamètre
3. Équipements: réservoirs, ballons; bâche, etc…

40
EXEMPLE DE MATERIAUX D’ISOLATION :

Source: série de gestion de l’énergie

41
Techniques d’amélioration de la performance énergétique

1. Réparer ou installer le calorifugeage des conduites de vapeur, vannes et raccords


2. Récupérer la chaleur des purges chaudières pour chauffer l'eau alimentaire via des échangeurs à chaleur.
3. Régler l'excès d'air à 10% pour les gaz et à 30% pour le fioul lourd.
4. Régler la pression de la chaudière à la valeur la plus faible possible en fonction des besoins en température.
5. Réparer et éliminer les fuites de vapeur dans la chaufferie.
6. Calorifuger la bâche alimentaire.
7. Installer un conductivimètre automatique sur la chaudière pour régler la purge chaudière.
8. Former le personnel d'exploitation de la chaufferie.
9. Installer des équipements de mesure, de contrôle et de surveillance.
10. Mesurer le débit de vapeur et de condensat.
11. Encourager, via des échangeurs à chaleur, la cogénération de la chaleur et de la puissance électrique.

42
Techniques d’amélioration de la performance énergétique

13. Préchauffer l'air de combustion: gain de 1 à 2% sur le combustible.


14. Aspirer l'air de combustion par le haut de la chaufferie (l'air chaud se trouve toujours en hauteur).
15. Récupérer les condensats du barillet et le retourner à la bâche alimentaire.
16. Éviter de placer le bruleur en face de la porte de la chaufferie.
17. Utiliser la pression la plus faible possible pour les systèmes de distribution et de traçage.
18. Récupérer la chaleur des fumées pour préchauffer l'eau alimentaire.
19. Éteindre le système de traçage vapeur en été quand cela est possible.
20. Utiliser des fluides thermiques au lieu de la vapeur dans les systèmes de traçage vapeur.
21. Utiliser les rejets des adoucisseurs pour le lavage des sols en ciment.
22. Analyser quotidiennement la dureté de l'eau d'alimentation de la chaudière.
23. Acquérir un analyseur de combustion pour le contrôle de la combustion.
24. Remplacer les chaudières à combustible fossiles par des chaudières à biomasse.
43
Analyse de la performance énergétique des
moteurs électriques

44
Moteurs électriques

❖ Fonctionnement des moteurs électriques

La loi de Faraday dit que la force électromotrice induite dans un bobinage fermé placé dans un champ
magnétique est proportionnelle à la variation au cours du temps du flux du champ magnétique qui entre
dans le circuit (E = − dΦ / dt).
Le signe − correspond à la loi de Lenz qui dit que la tension induite s'oppose par ses effets à la cause qui
lui donne naissance.
Moteur à courant continu

L’induit du moteur est alimenté par une seconde


source de tension continue, il entraîne une charge
mécanique à la fréquence de rotation N.
❖ Fonctionnement des moteurs électrique
Moteur synchrone et asynchrone

Stator Rotor

▪ Le fonctionnement du moteur asynchrone est quasiment semblable à celui du moteur synchrone. Les stators sont identiques dans les deux
machines. La différence entre moteurs synchrones et asynchrones vient du rotor :

▪ Le rotor des moteurs synchrones se compose d’un aimant ou électroaimant alors que celui des moteurs asynchrones est constitué
d’anneaux (qui forment ce que l’on appelle la cage à écureuil).

▪ Dans le cas d’un moteur synchrone : le moteur tourne à la même vitesse que le champ magnétique (le rotor tourne à la vitesse de
synchronisme). Dans le cas d’un moteur asynchrone : il y a un décalage entre la vitesse de rotation de l’arbre et le champ magnétique (le
rotor tourne moins vite et n’atteint jamais la vitesse de synchronisme). La vitesse de synchronisation : est la vitesse de rotation du champ
magnétique du stator
A cage d'écureuil

Asynchrone

À rotor bobiné
Moteurs à courant
alternatif

Rotor à aimants permanents

Synchrone

À rotor bobiné
Plaque signalétique :

À partir la plaque signalétique :


Déterminer les caractéristiques nominales du moteur
Avantage et inconvénients des moteurs synchrones et asynchrones

• Sur les moteurs asynchrones, le fait que le rotor ne tourne pas à la même vitesse que le champ magnétique provoque ce qu’on appelle
des glissements, ce qui entraîne une perte de la vitesse de rotation. Ce problème ne touche pas les moteurs synchrones, qui ont au final
un meilleur rendement.

• Le démarrage direct des moteurs synchrones est impossible alors que les moteurs asynchrones peuvent être lancés directement sur
le réseau.

• L’un des grands inconvénients du moteur synchrone est qu’il décroche si l’on dépasse le couple maximum.

• La vitesse d’un moteur synchrone reste fixe, peu importe la charge. Cela peut être un véritable atout dans certaines circonstances. Les
deux moteurs peuvent facilement varier leur vitesse grâce à un variateur.

Les moteurs asynchrones (moteurs monophasés et moteurs triphasés) sont les moteurs les plus utilisés dans l’industrie car :
• Ils sont moins chers et moins volumineux que les moteurs synchrones.
• Ils sont plus simples à entretenir et très résistants (les bagues des électroaimants des moteurs synchrones sont difficiles à entretenir)
• Ils proposent un très grand choix d’application : on peut pratiquement tout faire avec un moteur asynchrone. La plupart des
machines industrielles peuvent être entraînées grâce à un moteur asynchrone et la variation de vitesse est très facile à mettre en
place.
Bilan des puissances
Les applications des machines électriques
Classification énergétique des moteurs électriques

Efficacité des moteurs


4 pôles 50 Hz
• Les moteurs à haut rendement énergétique permettent de 100
réaliser des économies substantielles sur les coûts
d'exploitation, ayant ainsi une incidence directe sur les 95
investissements de départ pour une période de temps

Efficacité en %
donnée. 90
• La norme CEI 60034-30 redéfinit les classes de rendement
applicables aux moteurs asynchrones basse tension, selon une 85
échelle s’étendant de IE1 à IE4, et harmonise ainsi les
différentes prescriptions nationales. Cette norme s’applique 80
aux moteurs qui présentent une puissance nominale variant
entre 0,12 kW et 1000 kW et une tension nominale de max. 1 75
kV.
• Désormais, les moteurs répondent à la classification suivante : 70

200
0,75

110
132
160
185

220
250
300
330
375
5,5

18,5
11
15

22
30
37
45
75
90
1,1
1,5
2,2
3
4

7,5
• IE1 = rendement standard
• IE2 = rendement élevé Puissance en kW
• IE3 = rendement le plus élevé
• IE4 = rendement supérieur IE1 classe standard IE2 classe haut rendement
IE3 classe premium IE4 classe super premium
Intérêt de choisir un moteur performant

• On peut aisément calculer le gain annuel en énergie et en Dhs obtenu par le remplacement d’un moteur IE1 par un moteur
IE3. Le tableau suivant est calculé pour un moteur asynchrone 4 pôles (50HZ), fonctionnant 4 000 heures / an et un prix de
0.9 Dhs / kWh.
• Les gains des colonnes IE1-IE2 et IE2-IE3 s’additionnent en cas de remplacement d’un moteur IE1 par un moteur IE3.

Gain en efficacité Gain en kW Gain en kWh Gain en Dhs


kW IE1-IE2 IE2-IE3 IE1-IE2 IE2-IE3 IE1-IE2 IE2-IE3 IE1-IE2 IE2-IE3
1,5 5,6 2,5 0,084 0,038 336 150 302 135
7,5 2,7 1,7 0,203 0,128 810 510 729 459
22 1,7 1,4 0,374 0,308 1 496 1232 1 346 1 109
55 1,4 1,1 0,770 0,605 3 080 2420 2 772 2 178
110 1,2 0,9 1,320 0,990 5 280 3960 4 752 3 564
200 1,1 0,9 2,200 1,800 8 800 7200 7 920 6 480

On peut ainsi avancer que le remplacement d’un moteur IE1, tel qu’actuellement utilisé au Maroc, par un moteur IE3 permet
un gain d’énergie de 5 à 10% pour les petits moteurs (<5,5 kW) et de 2 à 3% pour les plus gros moteurs (>22 kW).
Amélioration de la performance

Analyse de la qualité d’alimentation électrique Equilibre électrique

La qualité de l'alimentation correspond à la qualité des courants et tensions dans le circuit d’alimentation du moteur. Une mauvaise qualité de
l’alimentation (pics de tension, déséquilibre entre phases, mauvais facteur de puissance, ...) peut affecter gravement le fonctionnement du
moteur et entraîner un échauffement anormal.
Impact : le déséquilibre génère une circulation excessive du courant sur une ou plusieurs phases, ce qui augmente les températures de
fonctionnement et dégrade l'isolement.
Amélioration de la performance

Analyse de la qualité d'alimentation électrique Distorsion harmonique

Impact : la réduction de l'efficacité du moteur entraîne des coûts supplémentaires et augmente les températures de fonctionnement
Transformateurs
Qu’est ce qu’un transformateur ?

Il convertit une tension alternative en une autre tension alternative mais sans changer la
fréquence

(Les tensions ont la même fréquence).

Les Transformateurs sont utilisés pour transférer la puissance entre

deux systèmes électriques qui sont séparés électriquement

GS
3
380 V/6 kV 6 kV /380 V
380 V
Symboles :

Les trois barres verticales symbolise le noyau magnétique qui permet à l’énergie
magnétique de passer du bobinage primaire au bobinage secondaire.
▪ Les transformateurs sont composés de deux parties :

Le noyau ferromagnétique a pour but d’augmenter le couplage entre les enroulements.

▪ Le noyau ferromagnétique est réalisé par des matériaux magnétiques avec de faibles pertes (transformateur à noyau de fer).
Les enroulements sont au moins deux :
- Enroulement primaire (enroulement d'excitation ou sur le côté d'entrée)
- Enroulement secondaire (côté sortie)

▪ Le primaire alimenté par un générateur de tension ▪ Le secondaire comporte N2 spires ; il fournit, sous la tension V2, un
courant I2 au dipôle récepteur.
alternative de tension V1 et comportant N1 spires.
▪ Le secondaire transforme l’énergie magnétique reçue du primaire en
Il absorbe le courant I1.
énergie électrique.
▪ Il transforme l’énergie électrique reçue en
énergie magnétique.
Primaire Secondaire
Alimentation i1 Utilisation

charge
source
u2

Tension U1 Tension U2  U1
Courant I1 CourantI2  I1
Fréquencef1 Fréquencef2 =f1
U2 < U1 → Abaisseur
U2 > U1 → Elévateur
U2 = U1 → Séparateur
i1 i2

u1 e1 e2 u2

i1

charge
source
u1 u2
1. Modèle équivalent

i1 i2

V1 e1 e2 V2

▪ Q(t) est le flux canalisé par le circuit magnétique

▪ Relations entre les valeurs efficaces :


2. Formule de Boucherot

E1 = 4,44.N1.Φ.f ; E2 = 4,44.N2.Φ.f

Avec : Φ = Bmax .S

E1 : valeur efficace de la fem induite au primaire (en volts) E2 : valeur efficace de la fem
induite au secondaire (en volts) S : section du circuit magnétique (en m²)

B : champ magnétique maximal (en tesla)


f : est la fréquence de la tension
3. Rapport de transformation (m)

▪ On note m le rapport du nombre de spires secondaires sur le nombre de spires primaires.

▪ Cette grandeur est appelée « rapport de transformation »


Transformateur réel

Dans la grande majorité des cas, un transformateur ne peut pas être considéré comme idéal.

❖ Les pertes :

Pour un transformateur monophasé, il y a deux types de pertes:

o Les pertes fer ou magnétiques dues au circuit magnétique.

o Les pertes par effet Joule dues à l'échauffement dans les conducteurs.
Essai à vide

• (Il n'y a pas de charge branchée au secondaire, l'intensité I2 = 0 )

▪ Pour cet essai, toutes les grandeurs sont affectées, en plus des indices 1 et 2 de l'indice
0 ou V.
I2 = 0
A

V1 V2
~
V2 N2
=
V1 N1
I10

W I2 = 0
A
• Pour cette essai, les pertes par
~ V1
effet Joule sont négligeables.

• Les pertes fer indiquées par le


wattmètre est P10 avec :
P10
cos 10 = • P10 = U10 ⋅I10⋅cos 10
P10 V10 I10
Essai en court circuit

• L'essai en court-circuit (le secondaire est court-circuité et I2cc = I2n )

• L'essai en court-circuit se fait sous tension réduite.

• On utilise l'indice CC. Pour cette essai, les pertes fer sont négligeables.
P1cc I2cc

W I2
A

V1 A
~

Le secondaire est en court-circuit, donc le primaire est alimenté sous faible tension, sinon :

BOOM
W I2
A

V1 A
~

V1 très faible, on considère que les pertes fer sont nulles.


Essai en court circuit

• L'essai en court-circuit, pour I2cc= I2n permet de connaître :

• Les pertes par effet Joule indiquée par le wattmètre.


• Si on connaît les résistances r1 et r2 des enroulements primaire et secondaire, les pertes par
effet Joule peuvent-être calculées : PJ = r1⋅ I1cc ² + r2 . I2cc ²

ou PJ =(r2 + m²r1) I2cc ²

• Sans autres indication, lors de cet essai, on admet que m= I1cc / I2cc
Rendement d’un transformateur

▪ Lorsqu'une charge est branchée au secondaire du transformateur, elle absorbe la


puissance P2

▪ La puissance électrique absorbée au primaire est : P1 = P2 + Pfer + Pjoule

▪ Le rendement du transformateur = P2 / P1

= P2 / P2 + Pfer + Pjoule ≤ 100 %


Transformateur triphasé
Constitution

▪ Le transformateur triphasé est composé de trois bobinages primaires et trois


bobinages secondaires enroulés sur un ou plusieurs circuits magnétiques.

▪ Le circuit magnétique peut être réalisé suivant deux configuration :

❑ Transformateur à flux libres

❑ Transformateur à flux forcé


Transformateur triphasé

• Transformateur à flux libres

❑ Les flux magnétiques Φ1, Φ2, Φ3 sont distincts et indépendants, on dit qu’il s’agit
• d’un transformateur triphasé à flux libres.

Secondaire
Primaire
• Φ1

Φ2

❑ Trois transformateurs monophasés permettent Φ3


d'obtenir un système de tension triphasé mais :

cette solution à l'inconvénient d'occuper un volume trop important


pour être réalisée dans un environnement industriel.
Transformateur à flux forcés

▪ Un circuit magnétique fermé composé de 3 colonnes verticales qui supportent les 6


enroulements nécessaires à la réalisation du transformateur triphasé.

▪ Même si les tensions appliquées ne forment pas un système triphasé équilibré, on a


obligatoirement : Φ1 + Φ2 + Φ3 = 0
Les bornes de hautes tensions sont repérées par des lettres majuscules (A, B, C)

A1 B1 C1
Primaire A
2 B2 C2
Φ1b1 Φ2 c Φ3
a1 1
Secondaire
a2 b2 c2

les bornes de basses tensions sont repérées par (a, b, c).


Couplage des transformateurs

▪ Il existe différents couplages primaires et secondaires.


▪ Les enroulements primaires ou secondaires peuvent être couplés en:
o Étoile : Y
o Triangle : Δ

1er lettre : Couplage 2er lettre : Couplage BT Utilisation


HT
Y : étoile y : étoile Couplage utilisé en HT pour diminuer la tension
d’enroulement. au HT (chaque
enroulement
𝐔
supporte une tension V =
𝟑
D : Triangle d : Triangle Couplage utilisé en BT pour diminuer le courant
dans les enroulements. au fort courant (le
𝐈
courant par enroulement est J =
𝟑
tension composée tension simple

On retrouve la tension composée entre On retrouve la tension simple aux bornes des
phases et aux bornes des enroulements enroulements, et la tension composée entre
phases.
A1 B1 C1
Exemple : Couplage étoile-étoile Yy
A2 B2 C2
a1 b1 c1
a2 b2 c2
Exemple : Couplage étoile-triangle Yd

A1 B1 C1
A2 B2 C2
a1 b1 c1
a2 b2 c2
Types des transformateurs

Transformateurs à sec Transformateur à huile


Les transformateurs secs sont constitués de bobinages Dans ce type d'équipement, appelé aussi transformateurs
enveloppés d'une résine époxy. immergés, le transformateur est disposé dans un bain d'huile qui
Ils peuvent alors être disposés dans une enveloppe de protection assure l'isolation et le refroidissement.
(IP 315 ou IP 235) qui permet d'isoler le transformateur du
monde extérieur et d'assurer l'évacuation de la chaleur au travers
de ses parois.

Les transformateurs secs présentent les meilleures garanties de Ces transformateurs sont moins onéreux et ont des pertes
sécurité contre l'incendie et contre la pollution (pas de fuite de liquide, moindres. Ils présentent cependant des risques d'incendie et de
pas de vapeurs nocives en cas d'incendie). pollution
Les transformateurs se caractérisent par les caractéristiques techniques suivantes :

• la référence normative • le type de refroidissement


• la fréquence assignée - pour les transformateurs de type secs :
AN (air naturel), AF (air forcé)
• le type (immergé / sec) et la nature du
- pour les transformateurs immergés ONAN
diélectrique en cas de transformateur
(huile naturel air naturel)
immergé, • l’année de construction,
• leur puissance assignée exprimée en kVA • les réparations éventuelles effectuées
(Sn), (rebobinage, huile, diélectrique…),
• les tensions assignées primaire et • les équipements de protection (relais de
secondaire (Ur), exprimées en V, protection, capots de protection…).
• le couplage et l’indice horaire,
• les niveaux de pertes dues à la charge (Pk
en W),
• le niveau de pertes à vide (P0 en W),
Pertes du transformateur

Les pertes « fer » Les pertes « cuivre »

Les pertes dans le circuit magnétique, également appelées « pertes Les pertes par effet Joule dans les enroulements sont appelées
fer », dépendent de la fréquence et de la tension d'alimentation. À également « pertes cuivre », elles dépendent de la résistance de ces
fréquence constante, on peut les considérer comme proportionnelles enroulements et de l'intensité du courant qui les traverse. Elles sont
au carré de la tension d'alimentation. proportionnelles au carré de l'intensité.
✓ les pertes à vide (P0)
✓ les pertes dues à la charge (Pk),
✓ les pertes générées par les harmoniques de courant.
✓ Les pertes des transformateurs fabriqués au Maroc doivent respecter les normes NFC52-112 et ONE ST D60-P60.
✓ Les pertes à vide et cuivre (ou Joule) pour des transformateurs à diélectrique liquide de 50 à 2 500 KVA sont résumés au tableau ci-après :

Rendement en % Les pertes totales d’un transformateur (hors


Puissance Pertes à vide Pertes cuivre Charge 75% Charge 100%
pertes générés par les harmoniques),
KVA W W Cos phi = 0,8 Cos phi = 1 Cos phi = 0,8 Cos phi = 1
s’expriment par :
50 145 1 350 97,07 97,65 96,35 97,10
𝑺
100 210 2 150 97,69 98,14 97,13 97,69 𝑾 = 𝑾𝒇𝒆 + 𝑾𝒄𝒖 𝒙 ( )𝟐
160 460 2 350 98,17 98,53 97,85 98,27 𝑺𝒏

250 650 3 250 98,37 98,70 98,09 98,46
• W : Pertes totales du transformateur
400 930 4 600 98,56 98,84 98,30 98,64
en charge réelle [W]
630 1 300 6 500 98,71 98,96 98,48 98,78
• Wfe : Pertes fer (constantes) [W]
800 1 150 10 500 98,51 98,81 98,16 98,53
• Wcu : Pertes en court-circuit à la charge
1 000 1 400 13 000 98,56 98,84 98,21 98,57
nominale [W]
1 250 1 750 16 000 98,58 98,86 98,24 98,60 • S : Puissance nominale du
1 600 2 200 20 000 98,61 98,88 98,28 98,63 transformateur [VA]
2 000 2 700 26 000 98,60 98,87 98,27 98,61 • Sn : Charge appliquée aux bornes [VA]
2 500 3 350 32 000 98,60 98,87 98,25 978,61
Rendement en %
Puissance Pertes à vide Pertes cuivre Charge 75% Charge 100%
KVA W W Cos phi = 0,8 Cos phi = 1 Cos phi = 0,8 Cos phi = 1
50 145 1 350 97,07 97,65 96,35 97,10
100 210 2 150 97,69 98,14 97,13 97,69
160 460 2 350 98,17 98,53 97,85 98,27
250 650 3 250 98,37 98,70 98,09 98,46
400 930 4 600 98,56 98,84 98,30 98,64
630 1 300 6 500 98,71 98,96 98,48 98,78
800 1 150 10 500 98,51 98,81 98,16 98,53
1 000 1 400 13 000 98,56 98,84 98,21 98,57
1 250 1 750 16 000 98,58 98,86 98,24 98,60
1 600 2 200 20 000 98,61 98,88 98,28 98,63
2 000 2 700 26 000 98,60 98,87 98,27 98,61
2 500 3 350 32 000 98,60 98,87 98,25 978,61
Rendement

• Le rendement (η) d’un transformateur est définit comme le rapport de la puissance


active au secondaire sur la puissance active au primaire.

Le rendement d’un transformateur est maximum lorsque les pertes Fer sont égales aux pertes Cuivre ´ .
On appelle couramment la puissance utile (Pu), celle fournie à la charge par le secondaire,
et puissance absorbée (Pa), celle qui alimente le primaire du transformateur.
Par conséquent, le rendement d'un transformateur peut être simplement exprimé par la formule
suivante :

Rendement (%) = Pu/Pa x 100


Rendement énergétique d’un transformateur

Cos phi=1 Cos phi=0,9


100,0%

99,5%

99,0%
Rendement

98,5%

98,0%

97,5%

97,0%
1% 11% 21% 31% 41% 51% 61% 71% 81% 91%
Taux de charge

Quel que soit la puissance du transformateur, son rendement maximum n’est atteint
en général qu’aux alentours de 40-50 % de sa charge nominale
Les paramètres influençant la consommation énergétique des transformateurs

• les pertes à vide, qui sont générées quelques soit la charge est en fonction de la puissance nominale ;
• les pertes en charge, qui sont dues à l’effet joule (perte par échauffement des fils parcourus par un courant. ils varient avec
le carré du courant ou de la puissance débitée (si la tension reste constante) ;
• Manque d’entretien et de maintenance ;
• Le surdimensionnement et sous dimensionnement des transformateurs (Taux de charge).
Soit un transformateur de 630 KVA, ayant des pertes fer de 1 300 W et des pertes en court-circuit à pleine charge

de 6 500 W. Sous un cos Φ de 0.9 et une charge de 300 kW,

1. Calculer les pertes totales (W)

2. Calculer les économies annuelles sachant que le coût du kWh de 0.9 Dh


Soit un transformateur de 630 KVA, ayant des pertes fer de 1 300 W et des pertes en court-circuit à pleine charge
de 6 500 W. Sous un cos Φ de 0.9 et une charge de 300 kW, les pertes totales sont :

W = 1 300 [W] + 6 500 [W] x ((300 [kW] / 0.9) / 630 [VA])2 = 3 120 [W]

Pour un fonctionnement de 24h/24h, 365 jour/an et un coût du kWh de 0.9 Dh, les pertes annuelles représentent
ainsi 24 600 Dh.
Intérêt de choisir un transformateur performant

Les transformateurs à bon rendement énergétique permettent de réaliser des économies substantielles sur les coûts d'exploitation, ayant
ainsi une incidence directe sur les investissements de départ pour une période de temps donnée.

Impédence
Pertes à vide Pertes dues à la charge à 75°C pour Um< 24 kV
Puissance de Court-
Eo Do Co Bo Ao Dk Ck Bk Ak circuit

KVA W W W W W W W W W %
50 190 145 125 110 90 1 350 1 100 875 750
100 320 260 210 180 145 2 150 1 750 1 475 1 250
160 460 375 300 260 210 3 100 2 350 2 000 1 700
Pertes des transformateurs
250 650 530 425 360 300 4 200 3 250 2 750 2 350
4 immergés selon la norme
315 770 630 520 440 360 5 000 3 900 3 250 2 800
NF EN 50464-1
400 930 750 610 520 430 6 000 4 600 3 850 3 250
500 1 100 880 720 610 510 7 200 5 500 4 600 3 900
630 1 300 1 030 860 730 600 8 400 6 500 5 400 4 600
630 1 200 940 800 680 560 8 700 6 750 5 600 4 800
800 1 400 1 150 930 800 650 10 500 8 400 7 000 6 000
1 000 1 700 1 400 1 100 940 770 13 000 10 500 9 000 7 600
1 250 2 100 1 750 1 350 1 150 950 16 000 13 500 11 000 9 500 6

1 600 2 600 2 200 1 700 1 450 1 200 20 000 17 000 14 000 12 000
2 000 3 100 2 700 2 100 1 800 1 450 26 000 21 000 18 000 15 000
2 500 3 500 3 200 2 500 2 150 1 750 32 000 26 500 22 000 18 500
Pertes à vide Pertes dues à la charge à 120°C
Puissance
Co Bo Ao Bk Ak
KVA W W W W W
100 460 340 280 2 050 1 800
160 650 480 400 2 900 2 600
250 880 650 520 3 800 3 400
Pertes des transformateurs de type sec selon la
400 1 200 940 750 5 500 4 500
norme NF EN 50464-1
630 1 650 1 250 1 100 7 600 7 100
800 2 000 1 500 1 300 9 400 8 000
1 000 2 300 1 800 1 550 11 000 9 000
1 250 2 800 2 100 1 800 13 000 11 000
1 600 3 100 2 400 2 200 16 000 13 000
2 000 4 000 3 000 2 600 18 000 16 000
2 500 5 000 3 600 3 100 23 000 19 000
3 150 6 000 4 300 3 800 28 000 22 000

Soit un transformateur de 630 KVA, ayant des pertes fer de 1 300 W et des pertes en court-circuit à pleine charge de 6 500 W (classe Eo-
Ck). Sous un cos Φ de 0.9 et une charge de 300 kW, les pertes totales sont :

W = 1 300 [W] + 6 500 [W] x ((300 [kW] / 0.9) / 630 [VA])2 = 3 120 W

Le passage à un transformateur à diélectrique de bon rendement de classe Ao-Ak, permet de réduire les pertes à vide et cuivre
respectivement à 600 et 1600 [W] et par conséquent les pertes totales sont :

W = 600 [W] + 1 600 [W] x ((300 [kW] / 0.9) / 630 [VA])2 = 1 048 W

Pour un fonctionnement de 24h/24h, 365 jour/an et un cout du kWh de 0.9 Dh, le gain est de 16 336 Dh, soit 66%.
Comment choisir un transformateur efficace en énergie :

Pertes transformateurs : Eviter les surdimensionnement /sous -


• Pour diminuer les pertes de fonctionnement, il dimensionnement
faut acheter un transformateur adapté à la charge Les transformateurs présentent des pertes à vide proportionnelles à leur
appliquée puissance et constantes quelle que soit leur charge.
• il est important de ne pas trop les surdimensionné.
• Si le transformateur est faiblement chargé (moins • D'autre part, le sous-dimensionnement est également
de 30 %), les pertes à vide (Wfe) devront être les
plus faibles possibles et les pertes en charge (à préjudiciable
charge nominale) (Wcu) pourront être plus
importantes;
• Par contre, si le transformateur est très chargé
(plus de 40 %), les pertes en charge devront être • Si la charge est supérieure à 75 %, il faut reconsidérer la puissance
les plus faibles possibles et les pertes à vide du transformateur et envisager une augmentation de sa puissance.
peuvent être plus grandes. • A l’inverse, si la charge est inférieure à 40 %, il faut reconsidérer la
puissance du transformateur et envisager à une réduction de sa
puissance

L’entretien et la maintenance des transformateurs :

• Nettoyage des pièces sous tensions (traversées, connexions, …) ;


• Vérification de l’absence de dégradation du câble et bornes de raccordement ;
• Resserrage des jeux de barre et les raccordements ;
• Mesure par caméra infrarouge (transformateur sous tension et en charge)
• Vérification de la présence des dispositifs de protection ‘ capot, verrouillage HT, bac de rétention,..) ;
• Faire des essais sur les relais de protection avec déclenchement HT/BT ;
• Vérification de la visibilité du niveau de liquide et l’étanchéité des joints ;
• Contrôle du circuit de refroidissement ;
• Détection des détériorations éventuelles de peinture ;
• En cas d’évolution de l’installation détermination du profil de charge sur une période de consommation pertinente mesurant les
courants, tensions, puissances et harmoniques ;
• Vérification de l’efficacité de la ventilation du transformateur et de son local ;
• La remise à neuf du traitement de surface ;
• Le remplacement des joints en cas de réparation.
TSEE – 23 : 75 heures Année de formation : 2023/2024

Module TSEE-23 : Audit énergétique dans l’industrie

Formatrice : Mme. YOUSFI Ouafae

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