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Comptabilité

Comptabilité approfondie

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COMPTABILITE APPROFONDIE

1
OUAGADOUGOU,
Mars 2025

Natabzanga Benoît SEGDA


@segdabenoit & globex-ac Expert-Comptable diplômé
2 PLAN DU COURS
I. LE CADRE CONCEPTUEL DU SYSCOHADA
1. Présentation du cadre conceptuel SYSCOHADA
2. Traitement comptable des changements exceptionnels
3. Règles d’évaluation des éléments des états financiers

II. APPLICATION DES REGLES D’EVALUATION ET DE COMPTABILISATION : CAS


PARTICULIERS
1. Les frais de développement, brevets, licences et marques
2. Les logiciels et sites d’Internet
3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise en état du site
4. Réévaluation des bilans
5. Opérations en devises
6. Contrats de location
@segdabenoit & globex-ac

7. Contrats pluri-exercices
I. LE CADRE CONCEPTUEL DU SYSCOHADA
3
1. Présentation du cadre conceptuel SYSCOHADA
 Champs d’application du SYSCOHADA
 L’objectif des états financiers dans le SYSCOHADA
 L’objectif de l’information financière dans le SYSCOHADA
 L’Hypothèse sous-jacente à la préparation des états
financiers
 Les postulats comptables
 Les conventions comptables
2. Traitement comptable des changements
exceptionnels
3. Règles d’évaluation des éléments des états
financiers
@segdabenoit & globex-ac
I.1. Principales caractéristiques du SYSCOHADA
4
Champs d’application du SYSCOHADA (1/2)

Le SYSCOHADA s’applique à toute personne physique ou


morale astreinte à la mise en place d’une comptabilité
financière :
 sous réserve des dispositions qui leur sont spécifiques,
 et à l’exception :
▪ des petites entités qui peuvent être autorisées à ne tenir
qu’une comptabilité simplifiée de trésorerie dénommée "
Système minimal de trésorerie " ;
▪ des entités à but non lucratif qui ne sont pas en
adéquation avec le traité de l’OHADA, et donc non
soumises au SYSCOHADA.
@segdabenoit & globex-ac
I.1. Principales caractéristiques du SYSCOHADA
5
Champs d’application du SYSCOHADA (2/2)
En particulier,
 les entités cotées ou faisant APE, doivent déposer en sus des états
financiers de synthèses SYSCOHADA, leurs états financiers établis
selon les normes IFRS.
 les entités désignées par l’Etat comme entités d’intérêt public
peuvent présenter des états financiers selon les normes IFRS en sus
des états financiers de synthèses SYSCOHADA.
 Les entités qui contrôlent une ou plusieurs autres entités doivent,
en sus des états financiers individuels, établir et publier des états
financiers consolidés.
 Les entités juridiquement indépendant, qui constituent dans l’espace OHADA,
un ensemble économique soumis à un même centre stratégique de décision
@segdabenoit & globex-ac
situé hors de l’espace doivent présenter des " états financiers combinés ".
I.1. Principales caractéristiques du SYSCOHADA
6
L’objectif des états financiers dans le SYSCOHADA
L’objectif des états financiers SYSCOADA d’une entité est
de fournir des informations utiles sur :
le patrimoine et la situation financière (bilan) de l’entité ;
sa performance (compte de résultat) ;

et les variations de sa situation de trésorerie (Tableau des


Flux de Trésorerie).

@segdabenoit & globex-ac


I.1. Principales caractéristiques du SYSCOHADA
7
L’objectif de l’information financière dans le SYSCOHADA
Les informations financières contenues dans les états
financiers établis selon le SYSCOHADA ont vocation à
satisfaire les besoins de diverses « parties prenantes ».
Elles doivent donc y être présentées de façon «
consensuelle », sans fondamentalement privilégier
certains utilisateurs par rapport à d’autres.
A ce titre, le SYSCOHADA tout comme le PCG s’inscrit
dans la théorie des parties prenantes « Stakeholders
theory » de R. Edward Freeman : les comptes sont
présentés dans le cadre d’une pertinence partagée,
l’image fidèle et le principe de prudence.
@segdabenoit & globex-ac
I.1. Principales caractéristiques du SYSCOHADA
8
L’Hypothèse sous-jacente à la préparation des états financiers
Les états financiers sont établis sur une base de continuité
d’exploitation, c’est à dire :
 Il est présumé que l’entité poursuivra ses activités dans un
avenir prévisible ;
 Lorsque des événements ou des décisions survenus avant la
date de publication des comptes rendent la non-continuité
de l’exploitation (liquidation de l’entité ou cessation
d’activité par exemple) probable dans un avenir proche, les
états financiers ne pouvant plus être établis sur cette base:
▪ les incertitudes quant à la continuité d’exploitation sont
indiquées et justifiées,
@segdabenoit & globex-ac

▪ et la base sur laquelle ils ont été arrêtés est précisée.


I.1. Principales caractéristiques du SYSCOHADA
9
Les postulats comptables

Les postulats sont des principes acceptés sans démonstration


mais cohérents avec les objectifs fixés. Ce sont :

 Postulat de l’entité
 Postulat de la comptabilité d’engagement ou d’exercice
 Postulat de la spécialisation des exercices
 Postulat de la permanence des méthodes
 Postulat de la prééminence de la réalité économique sur
l’apparence juridique
@segdabenoit & globex-ac
I.1. Principales caractéristiques du SYSCOHADA
10
Les conventions comptables

Les conventions comptables sont destinées à guider le préparateur


des comptes dans l’évaluation et la présentation des éléments
devant figurer dans les états financiers. Ce sont :
 Convention du coût historique
 Convention de prudence
 Convention de régularité et transparence
 Convention de la correspondance bilan de clôture-bilan
d’ouverture
 Convention de l’importance significative
Elles ont un caractère de généralité moins grand que les postulats
comptables et peuvent varier d’un système comptable à un autre.
@segdabenoit & globex-ac
I. CADRE CONCEPTUEL DU SYSCOHADA
11
1. Présentation du cadre conceptuel
SYSCOHADA
2. Traitement comptable des changements
exceptionnels
Changement de méthodes comptables
Changement d’estimation et de modalités
d’application
Changement d’options fiscales
Correction d’erreurs
3. Règles d’évaluation des éléments des états
financiers
@segdabenoit & globex-ac
I.2. Traitement comptable des changements exceptionnels
12
Changement de méthodes comptables

Lorsqu’un changement comptable induit des modifications


significatives dans les états financiers de l’exercice, ou est
susceptible d’en induire lors d’exercices suivants :
 Il doit faire l’objet d’une information dans les Notes annexes ;
 L’effet, après impôt (ou avant impôt suivant les dispositions
fiscales), de la nouvelle méthode est calculé de façon
rétrospective et imputé au compte de report à nouveau dès
l’ouverture de l’exercice (sauf dispositions fiscales contraires,
le cas si le changement de méthode a pour impact une
diminution des capitaux propres par exemple).
@segdabenoit & globex-ac
I.2. Traitement comptable des changements exceptionnels
13
Changement d’estimation et de modalités d’application

Les changements d'estimation et de modalités


d'application :
n'ont qu’un effet sur l'exercice en cours et les exercices
futurs.
L'incidence du changement correspondant à l'exercice
en cours est enregistrée dans les comptes de l'exercice.

@segdabenoit & globex-ac


I.2. Traitement comptable des changements exceptionnels
14
Changement d’’options fiscales

Les changements d'options fiscales :


n'ont qu’un effet sur l'exercice en cours et les exercices
futurs.
L'incidence du changement correspondant à l'exercice
en cours est enregistrée dans les comptes de l'exercice.

@segdabenoit & globex-ac


I.2. Traitement comptable des changements exceptionnels
15
Corrections d'erreurs

 Erreurs commises et découvertes sur l’exercice en cours :


la correction se fait par inscription en négatif des éléments
erronés puis enregistrement correct de l’opération.
 Erreurs commises au cours d’un exercice antérieur et
découvertes sur l’exercice en cours :
▪ Lorsque l’erreur est significative, sa correction se fait
par ajustement des capitaux propres d’ouverture.
▪ Lorsque l’erreur n’est pas significative, la correction
est effectué directement dans les comptes de
l’exercice en cours.
@segdabenoit & globex-ac
I. CADRE CONCEPTUEL DU SYSCOHADA
16
1. Présentation du cadre conceptuel
SYSCOHADA
2. Traitement comptable des changements
exceptionnels
3. Règles d’évaluation et de comptabilisation des
éléments des états financiers
Règles d’évaluation des éléments des états
financiers
Règles de comptabilisation des éléments des états
financiers : Cas du chiffre d’affaires
@segdabenoit & globex-ac
I.3. Règles d’évaluation et de comptabilisation
17
Règles d’évaluation des éléments des états financiers

la valeur d’entrée dans le patrimoine


Elle correspond :
▪ au coût d’achat ou d’acquisition pour les biens
achetés ;
▪ au coût de production, pour les biens produits par
l’entité.
Elle est intangible, sauf en cas de réévaluation et les
créances et dettes en monnaies étrangères.
@segdabenoit & globex-ac
I.3. Règles d’évaluation et de comptabilisation
18
Règles d’évaluation des éléments des états financiers

 la valeur d’entrée dans le patrimoine


▪ Coût d'acquisition d’une immobilisation
Il est formé :
- du net financier,
- des frais d’acquisition et des charges accessoires rattachables
directement à l'opération d'achat ;
- des charges d'installation qui sont nécessaires pour mettre le bien
en état d'utilisation ;
- des coûts de démantèlement, d’enlèvement ou de remise en état
du site, si cette obligation incombe à l’entité.
@segdabenoit & globex-ac
Il exclut les charges internes (salaires ou les amortissements)
I.3. Règles d’évaluation et de comptabilisation
19
Règles d’évaluation des éléments des états financiers

 la valeur d’entrée dans le patrimoine


▪ Coût d’acquisition d’une marchandise, d’une matière
première ou d’un service
Il est formé :
- du net commercial ;
- des frais accessoires rattachables directement à
l’opération d’achat.

@segdabenoit & globex-ac


I.3. Règles d’évaluation et de comptabilisation
20
Règles d’évaluation des éléments des états financiers

 la valeur d’entrée dans le patrimoine


▪ Cas particuliers d’acquisitions
- Apports des associés ou de l’État : Valeur d’apport
- Acquisition à titre gratuit : Valeur actuelle
- Echange : Valeur actuelle du lot dont l’estimation est la
plus sûre. Lorsque l’estimation de chacun des lots est
fiable, la valeur d’entrée doit être la valeur actuelle du
bien acquis.
- Acquisition de titres : les frais d’acquisition doivent être
inclus dans la valeur d’entrée des titres.
@segdabenoit & globex-ac
I.3. Règles d’évaluation et de comptabilisation
21
Règles d’évaluation des éléments des états financiers

 la valeur d’entrée dans le patrimoine


▪ Coût de production (1/3)
Il comprend :
- le coût d’acquisition des matières et fournitures utilisées
- les charges directes de production ;
- les charges indirectes de production dans la mesure où
elles peuvent être rattachées à la production (dans le
concept du coût complet).

@segdabenoit & globex-ac


I.3. Règles d’évaluation et de comptabilisation
22
Règles d’évaluation des éléments des états financiers

 la valeur d’entrée dans le patrimoine


▪ Coût de production (2/3)
Les charges indirectes de production incluent :
- toutes les charges directes qu’elles soient externes ou
internes (exemples : salaires, amortissements) ;
- les charges financières à condition qu’elles se rattachent
indiscutablement au processus de production, jusqu’à la fin
de ce processus (achèvement des produits) ;
- les pertes, rebuts, déchets de caractère inévitable et normal;
- Les coûts de démantèlement, d’enlèvement et de remise en
@segdabenoit & globex-ac

état du site.
I.3. Règles d’évaluation et de comptabilisation
23
Règles d’évaluation des éléments des états financiers

 la valeur d’entrée dans le patrimoine


▪ Coût de production (3/3)
Les charges indirectes de production excluent :
- les charges commerciales et les charges d’administration
générale (ce ne sont pas des charges « de production ») ;
- le coût de stockage des produits finis (puisque les charges de
stockage naissent après achèvement des produits) ;
- les pertes et les gaspillages de caractère accidentel ou
anormal ;
- le coût de la « sous-activité » (imputation rationnelle).
@segdabenoit & globex-ac
I.3. Règles d’évaluation et de comptabilisation
24
Règles d’évaluation des éléments des états financiers

 la valeur d’entrée dans le patrimoine


▪ Incorporation des coûts d’emprunt
Les coûts d’emprunt nécessaires au financement de
l’acquisition ou de la production d’un actif qualifié,
(immobilisation incorporelle, corporelle ou stock), font partie du
coût du bien lorsqu’ils concernent la période de production de
cet actif, jusqu’à la date d’acquisition ou la date de réception
définitive.
Un actif qualifié est un actif qui exige une longue période de
préparation avant de pouvoir être utilisé ou vendu.
@segdabenoit & globex-ac
I.3. Règles d’évaluation et de comptabilisation
25
Règles d’évaluation des éléments des états financiers

 la valeur d’entrée dans le patrimoine


▪ Valorisation des stocks
- les biens matériellement identifiés et individualisés ainsi que
ceux qui ne sont pas interchangeables, sont évalués article
par article à leur coût d’entrée ;
- les biens interchangeables (fongibles), non identifiables
après leur entrée en magasin sont évalués, soit suivant la
méthode dite P.E.P.S. soit à celle du C.M.P. (CMP après
chaque entrée en cas d’inventaire permanent, CMP calculé
sur la durée moyenne de stockage en cas d’inventaire
intermittent).
@segdabenoit & globex-ac
I.3. Règles d’évaluation et de comptabilisation
26
Règles d’évaluation des éléments des états financiers

 la valeur actuelle (valeur d’inventaire à la clôture des


comptes) : Elle est la valeur d’estimation du moment qui
s’apprécie en fonction du marché et de l’utilité du bien pour
l’entité

 la valeur nette au bilan : Elle est la plus faible entre la valeur


d’entrée net des amortissements pratiqués et valeur actuelle
(principe de prudence)

@segdabenoit & globex-ac


I.3. Règles d’évaluation et de comptabilisation
27
Règles de comptabilisation du chiffre d’affaires

 Ventes de biens :

▪ Cadre général : Livraison du bien

▪ Cas particulier des ventes sous condition suspensive : la


date à la laquelle la condition se trouve réalisée.

▪ Cas particulier des ventes sous condition résolutoire :


livraison du bien

▪ Cas particulier des ventes avec clause de réserve de


propriété : livraison du bien
@segdabenoit & globex-ac
I.3. Règles d’évaluation et de comptabilisation
28
Règles de comptabilisation du chiffre d’affaires

 Prestations de services :
▪ Cadre général : date d'achèvement de la prestation (date
qui correspond en général à la date à laquelle le client
bénéficie de la prestation de service).

▪ Cas particulier des prestations continues : comptabilisation


au fur et à mesure de l'exécution

▪ Cas particulier des prestations discontinues à échéances


successives : au fur et à mesure des échéances successives
d’exécution de la prestation
@segdabenoit & globex-ac
29

MERCI POUR
VOTRE ATTENTION

@segdabenoit & globex-ac


II. REGLES D’EVALUATION ET DE COMPTABILISATION :
30 QUELQUES CAS PARTICULIERS
1. Les frais de développement, brevets, licences et
marques
 Les frais de développement
 Les brevets
 Les licences
 Les marques
2. Les logiciels et sites d’Internet
3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise en
état du site
4. Réévaluation des bilans
5. Opérations en devises
6. Contrats de location
@segdabenoit & globex-ac

7. Contrats pluri-exercices
II.1. Les FD, brevets, licences et marques
31
Les frais de recherche et de développement (1/5)
 Activités de recherches : investigations originales et
programmées, réalisées par une entité en vue d'acquérir une
compréhension et des connaissances scientifiques ou techniques
nouvelles. On distingue :
▪ les activités visant à obtenir de nouvelles connaissances ;
▪ la recherche de l'application de résultats de recherche ou
d'autres connaissances ainsi que leur évaluation et le choix
retenu in fine ;
▪ la recherche d'autres matériaux, dispositifs, produits, procédés,
systèmes ou services ;
▪ la formulation, la conception, l'évaluation et le choix final
d'autres possibilités de matériaux, dispositifs, produits, procédés,
@segdabenoit & globex-ac

systèmes ou services nouveaux ou améliorés.


II.1. Les FD, brevets, licences et marques
32
Les frais de recherche et de développement (2/5)
 Activités de Développement : Application des résultats de la
recherche ou d'autres connaissances à un plan ou un modèle en
vue de la production de matériaux, dispositifs, produits, procédés,
systèmes ou services nouveaux ou substantiellement améliorés,
avant le commencement de leur production commerciale ou de
leur utilisation. On y distingue :
▪ conception, construction et tests de pré-production ou de pré-
utilisation de modèles et prototypes ;
▪ conception d'outils, de gabarits, moules et matrices impliquant
une technologie nouvelle ;
▪ conception, construction et exploitation d'une unité pilote qui
n'est pas à une échelle permettant une production
@segdabenoit & globex-ac

commerciale dans des conditions économiques ; etc.


II.1. Les FD, brevets, licences et marques
33
Les frais de recherche et de développement (3/5)
Règles de comptabilisation

@segdabenoit & globex-ac


II.1. Les FD, brevets, licences et marques
34
Les frais de recherche et de développement (4/5)
Les six (6) conditions à démontrer :

▪ L’assurance sur la faisabilité technique nécessaire à l'achèvement


de l'immobilisation incorporelle ;
▪ L’intention d'achever l'immobilisation incorporelle et de l'utiliser ou
de la vendre ;
▪ la capacité à utiliser ou à vendre l'immobilisation incorporelle ;
▪ la façon dont l'immobilisation incorporelle générera des
avantages économiques futurs probables ;
▪ la disponibilité de ressources techniques, financières et autres ;
▪ la capacité à évaluer de manière fiable les dépenses attribuables
@segdabenoit & globex-ac
à l'immobilisation incorporelle au cours de son développement.
II.1. Les FD, brevets, licences et marques
35
Les frais de recherche et de développement (5/5)
Comptabilisation :
▪ Constatation des charges au cours de l’exercice
D : 6. ------ Compte de charge
C : 4. ------ Compte de tiers
▪ Immobilisation en cours
D : 219. ------ Frais de développement en cours
C : 721 ------ Production immobilisée
▪ Immobilisation à l’achèvement des travaux
D : 211. ------ Frais de développement
C : 721 ------ Production immobilisée
C : 219 ------ Frais de développement en cours
@segdabenoit & globex-ac
II.1. Les FD, brevets, licences et marques
36
Les brevets (1/6)

 Définition : Un brevet est un titre donnant à l’inventeur d’un


produit ou d’un procédé susceptible d’applications
industrielles, ou à son cessionnaire, un monopole
d’exploitation pendant un certain temps.

 Conditions d’immobilisation des brevets acquis à un prix fixe :


Les conditions générales d’immobilisation doivent être
respectées.
D : 2121. ------ Brevet
C : 481 ------ Fournisseur d’investissement
@segdabenoit & globex-ac
II.1. Les FD, brevets, licences et marques
37
Les brevets (2/6)
 Conditions d’immobilisation des brevets acquis au moyen de
redevances annuelles composées d’une partie fixe et d’une
partie variable :
▪ Partie fixe de la rémunération : Immobilisation dès
l’attribution de l’autorisation d’exploitation.
▪ Partie variable de la rémunération : Immobilisation des
redevances actualisées lorsque celles-ci peuvent être
évaluées de façon suffisamment fiable ou comptabilisation
en charges (compte 634 – Redevance pour brevet…) à
chaque échéance. L’évaluation doit être considérée comme
définitive et ne peut pas être revue pendant l’exploitation.
Par conséquent, les excédents ou insuffisance d’estimation
@segdabenoit & globex-ac

constatées sont comptabilisé en produit/charges HAO.


II.1. Les FD, brevets, licences et marques
38
Les brevets (3/6)
▪ Cas de possibilité d’évaluation fiable
D : 2121. ------ Brevet
C : 481 ------ Fournisseur d’investissement (Mt variable)
C : 521 ------ Banque (montant fixe)
--------------- à chaque échéances ---------------
D : 481 ------ Redevance de brevet …
C : 521 ------ Frais de développement en cours
▪ Cas d’impossibilité d’évaluation fiable
D : 2121. ------ Brevet
C : 521 ------ Banque (montant fixe)
--------------- à chaque échéances ---------------
D : 634 ------ Redevance de brevet …
@segdabenoit & globex-ac

C : 521 ------ Frais de développement en cours


II.1. Les FD, brevets, licences et marques
39
Les brevets (4/6)

 Conditions d’immobilisation des brevets créés à l’interne :

➢ Les frais de création sont initialement immobilisés dans le


compte « 211 - Frais de développement », lorsqu’ils
remplissent les conditions nécessaires d’immobilisation.

➢ Après le dépôt, la VCN des frais de développement est


transféré dans le compte « 2121 – Brevet » et les frais de
dépôt y sont imputés

Coût du brevet = VCN des frais de développement

@segdabenoit & globex-ac


+ Frais de dépôt du brevet
II.1. Les FD, brevets, licences et marques
40
Les brevets (5/6)

 Conditions d’immobilisation des brevets créés à l’interne :

▪ Comptabilisation en frais de développement


D : 211. ------ Frais de développement
C : 72 ------ Production immobilisée

▪ Obtention du brevet
D : 2121. ------ Brevet
D : 2811 ------ Amortissement des frais de développement
C : 211 ------ Frais de développement
C : 521 ------ Banque (frais de dépôt)
@segdabenoit & globex-ac
II.1. Les FD, brevets, licences et marques
41
Les brevets (6/6)

 Règle d’amortissement des brevets :

➢ Les brevets s’amortissent sur la durée de protection dont


ils bénéficient ou sur la durée effective d’utilisation, si
elle est différente.

➢ La date de départ de l’amortissement est la date de


mise en service (date d’acquisition pour les brevets
acquis et la date de dépôt pour les brevets créés).

D : 6811 ------ Dotation aux amortissement d’immo incorp


C : 2812 ------ Amortissement de brevet
@segdabenoit & globex-ac
II.1. Les FD, brevets, licences et marques
42
Les licences (1/1)

 Définition : acte par lequel le propriétaire d'une marque


donne à un tiers la possibilité de vendre un ou plusieurs de
ses produits moyennant une redevance. Un contrat de
licence peut également porter sur une marque, un brevet,
un dessin ou un modèle.

 Comptabilisation :
D : 2122. ------ Licence
C : 481 ------ Fournisseur d’investissement
 Amortissement : L’amortissement doit être calculé sur la durée
probable d’utilisation, qui ne peut excéder la durée de
l’autorisation à l’issue de laquelle la valeur résiduelle sera nulle.
@segdabenoit & globex-ac
II.1. Les FD, brevets, licences et marques
43
Les marques (1/2)

 Définition : une dénomination ou un signe de représentation


graphique, permettant de distinguer précisément les produits
ou prestations de services d'une entité et dont la propriété
s’acquiert par l’enregistrement à un institut de propriété
industrielle.
 Condition d’immobilisation : Les marques créées à l’interne
ne sont pas immobilisable. Par contre, celles acquises sont
immobilisables dans les conditions suivantes :
❑ être identifiable ;
❑ générer une ressource que le titulaire contrôle, c'est-à-dire qu'il est
capable d'obtenir les avantages économiques futurs découlant de la
marque
@segdabenoit &et de restreindre l'accès des tiers à ces avantages ;
globex-ac

❑ son coût peut, en principe, être déterminé de manière fiable.


II.1. Les FD, brevets, licences et marques
44
Les marques (2/2)

 Comptabilisation :
D : 214. ------ Marque
C : 481 ------ Fournisseur d’investissement

 Amortissement : Non amortissables dans la mesure où elles


n’ont pas de fin prévisible. Lorsque la durée d'utilité, estimée
au moment de l'acquisition comme non limitée, devient
limitée, la valeur actuelle de la marque à la date du
changement d’estimation est amortie sur la durée d'utilité
résiduelle, et l’impact intégralement prospectif.
 Dépenses ultérieures : Les dépenses ultérieures sur les
marques ne doivent pas être immobilisées, mais maintenues
@segdabenoit & globex-ac

dans leurs comptes de charge par nature.


II. REGLES D’EVALUATION ET DE COMPTABILISATION :
45 QUELQUES CAS PARTICULIERS
1. Les frais de développement, brevets, licences et
marques
2. Les logiciels, sites d’Internet et autres immo incorporelles
 Les logiciels
 Les sites Internet
 Les Fond commercial
 Les coûts d’obtention de contrats
3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise en
état du site
4. Réévaluation des bilans
5. Opérations en devises
6. Contrats de location
@segdabenoit & globex-ac

7. Contrats pluri-exercices
II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
46
Les logiciels (1/7)

 Définition : un ensemble de séquences d’instructions


interprétables par une machine et d’un jeu de données
nécessaires à ces opérations. Il constitue un droit incorporel
protégé juridiquement.
 Types de logiciels :

➢ les logiciels indissociables du matériel (systèmes


d'exploitation et autres logiciels intégrés) ;

➢ les logiciels faisant partie d'un projet de développement


qui sont traités comptablement comme tel ;

➢ Les logiciels autonomes ou dissociés


@segdabenoit & globex-ac
II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
47
Les logiciels (2/7)

 Traitement comptable : Les logiciels autonomes acquis


destinés à servir de façon durable à l'activité de l’entité et
sont de valeurs significatives, sont comptabilisés au débit du
compte 2131 Logiciels pour leurs coûts d’acquisition et
amortis sur sa durée d’utilisation.
D : 2131. ------ Logiciels
C : 481 ------ Fournisseur d’investissement
Les dépenses d’amélioration des logiciels existants peuvent être :
▪ immobilisées si elles ont pour effet d’augmenter la durée
d’utilisation ou les performances des logiciels ;
▪ ou bien comptabilisées en charges, si elles n’ont pour effet de
@segdabenoit & globex-ac

maintenir les logiciels dans un état normal d’utilisation.


II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
48
Les logiciels (3/7)

 Cas particuliers des logiciels sous licence d’exploitation :


➢ Le logiciel sous licence d'exploitation est considéré
comme acquis, alors même que l'entité n'en est pas
propriétaire, car elle dispose d'un droit d'utilisation
accordé par le contrat qui constitue la protection
juridique.
➢ Le coût d’acquisition équivaut au versement unique
effectué au début du contrat ou à la valeur actualisée
des redevances futures lorsque la rémunération est faite
sous forme de redevance (fixe ou variable) sur toute la
durée du contrat.
@segdabenoit & globex-ac
II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
49
Les logiciels (4/7)

 Cas particuliers des contrats de service :


➢ Les redevances versées sont à comptabiliser en charges
(compte 6343 Redevances pour logiciels) au fur et à
mesure de la prestation rendue dans le.
➢ Les frais engagés pour le déploiement de ce type de
contrat et nécessitant des développements internes
significatifs (paramétrage, interfaces...) peuvent être
activés en tant que FD de logiciels à usage interne.
➢ Lorsque le contrat de service prévoit le transfert d'une
licence d'exploitation, voire du logiciel, le coût de la
licence ou du logiciel est immobilisé en contrepartie
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d'une dette et est amorti sur la durée du contrat.


II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
50
Les logiciels (5/7)

 Cas des logiciels autonomes à usage interne créés : Le


processus de production d’un logiciel débute lorsque, à la
date de l'établissement des situations comptables, les
conditions suivantes sont simultanément remplies :
➢ le projet doit avoir de sérieuses chances de réussite
technique,
➢ l'entité doit avoir indiqué concrètement l'intention de
produire le logiciel concerné et de s'en servir
durablement ; son intention doit être exprimée de
manière précise et être matérialisée (note, compte-
rendu, etc…).
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II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
51
Les logiciels (6/7)

 Cas des logiciels autonomes à usage interne créés : Le coût


de production est composé des dépenses relatives aux
phases suivantes :
➢ Étude préalable : Non inclus
➢ Analyse fonctionnelle : Généralement exclus
➢ Analyse organique : Sauf exception, inclus
➢ Frais de programmation : Toujours inclus
➢ Tests et jeux d'essais : Toujours inclus
➢ Frais de documentation : Toujours inclus
➢ Formation de l’utilisateur et suivi de logiciel : Non inclus
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II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
52
Les logiciels (7/7)
Cas des logiciels autonomes à usage commercial
acquis
➢ Logiciels acquis pour être revendu en l’état :
Marchandise
➢ Logiciel spécifique créé pour une commande client :
Produits finis
➢ Logiciel standard fabriqué à partir d’un logiciel mère
: logiciel mère : immobilisation incorporelle, logiciels
reproduits : Produits finis
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II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
53
Les sites Internet (1/4)

 Sites acquis « clés en mains » : Le coût d’acquisition d’un site


acquis « clés en mains », lorsqu’il est significatif, doit être
porté en immobilisation par le débit du compte 2132 Sites
internet, dès lors qu’il est destiné à servir de façon durable à
l’activité de l’entité.
 Sites créés par l’entité :

➢ Les dépenses de création relatives aux sites publicitaires


doivent être comptabilisées et maintenues en charges ;

➢ Les coûts de création des sites d’e-commerce sont


inscrits à l’actif si l’entité démontre qu’elle remplit les six
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critères cumulativement.
II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
54
Les sites Internet (2/4)

 Elément du coût des sites d’e-commerce et assimilés


développés à l’interne :
➢ Phase de recherche préalable ;
➢ Phase de développement et de mise en production ;
➢ Phase d'exploitation.

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II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
55
Les sites Internet (3/4)

 Elément du coût des sites d’e-commerce et assimilés


développés à l’interne (phase de développement) :
➢ l’obtention et l’immatriculation d’un nom de domaine ;
➢ l’acquisition ou le développement du matériel et du logiciel
d’exploitation liés à la mise en fonctionnalité du site ;
➢ le développement, l’acquisition ou la fabrication sur
commande, d’un code pour les programmes, de logiciels de
bases de données et de logiciels intégrant les applications
distribuées dans les programmes ;
➢ la réalisation de la documentation technique ;
➢ les coûts afférents au contenu (préparation, alimentation et
mise à jour du site ainsi que l’expédition du contenu du site).
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II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
56
Les sites Internet (4/4)

 Amortissement des sites Internet


➢ Les sites Internet activés doivent être amortis sur leur durée
réelle d'utilisation, en principe courte, en raison de la forte
obsolescence technique.
➢ En revanche, le nom de domaine, pour lequel l'usage n'est
pas limité dans le temps, est un actif non amortissable tant
que la direction de l'entité n'a pas décidé d'arrêter l'utilisation
du nom à une date donnée dans quel cas le nom du
domaine doit être amorti de façon prospective sur sa durée
d'utilité résiduelle

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II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
57
Le fonds commercial (1/1)

 Définition et comptabilisation : L’élément résiduel du fonds


de commerce non affecté à un compte spécifique est
inscrit au débit du compte 2151 Fonds commercial. Le
fonds commercial, créé par l’entité, ne peut jamais
constituer une immobilisation incorporelle ;
Amortissement : En principe, le fonds commercial n’est
pas amortissable car sa durée d'utilité est présumée non
limitée. En revanche, le fonds commercial doit
obligatoirement être amorti lorsque la durée d'utilité est
limitée et déterminable au regard de certains critères
(10 ans lorsque la durée ne peut être estimée de façon
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fiable).
II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
58
Coût d’obtention (1/2)

Règles de comptabilisation (Compte 2182) :


➢ Le SYSCOHADA préconise l’activation sur option des
coûts d'obtention du contrat lorsque les conditions
suivantes sont remplies :
▪ ces coûts sont marginaux, c'est-à-dire que l'entité ne les
aurait pas encourus si elle n'avait pas obtenu le contrat ;
▪ l'entité s'attend à les recouvrer ;
▪ les coûts d'obtention du contrat sont significatifs ;
▪ en cas d’activation, la durée d’amortissement de ces
coûts d’obtention aurait été supérieure à un an.
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II.2. Les logiciels, sites d’internet et autres immo incorp
59
Coût d’obtention (2/2)

 Règles de comptabilisation (Compte 2182) :


➢ Les coûts d'obtention du contrat qui auraient été
supportés en tout état de cause sont enregistrés en
charge lorsqu'ils sont encourus ; toutefois, même si le
contrat n'est pas obtenu, ces coûts sont inscrits à l'actif
lorsqu'ils peuvent être facturés au client (commission
sur vente ou commission au succès).
➢ Par contre, les coûts suivants sont exclus du coût
d’obtention du contrat : les frais encourus pour
répondre à des appels d'offre ; les frais marketing que
l'entité encourt, qu'elle obtienne ou non le contrat.
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II. REGLES D’EVALUATION ET DE COMPTABILISATION :
60 QUELQUES CAS PARTICULIERS
1. Les frais de développement, brevets, licences et
marques
2. Les logiciels et sites d’Internet
3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise en
état du site
 Règles générales de comptabilisation
 Comptabilisation en cas de dégradation immédiate
 Comptabilisation en cas de dégradation progressive
 Décomptabilisation des coûts de démantèlement
4. Réévaluation des bilans
5. Opérations en devises
6. Contrats de location
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7. Contrats pluri-exercices
II.3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise
61 en état du site
Règles générales de comptabilisation

Les dépenses de remise en état des sites et de


démantèlement en fin d'exploitation doivent
généralement faire l'objet d'une provision dès lors que :
➢ l'entité a une obligation actuelle à laquelle elle ne
peut pas se soustraire, indépendamment de ses
actions futures ;
➢ la sortie de ressources est probable ;
➢ son coût peut être mesuré de manière fiable ;
 L’estimation et la comptabilisation de la provision varie
selon que la dégradation est immédiate ou progressive.
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II.3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise
62 en état du site
Comptabilisation en cas de dégradation immédiate (1/2)

Comptabilisation initiale : Méthode développée


D : 6911 ------ Dotations aux prov d’expl pour R&C
C : 1984 ------ Prov pour démantèlement et remise en état
----------------------------------------------------------------
D : 2xxx. ------ Démantèlement enlèv. et restauration du site
C : 7911 ------ Reprises de provisions pour R&C

 Comptabilisation initiale : Méthode synthétique


D : 2xxx. ------ Démantèlement enlèv. et restaur du site
C : 1984 ------ Prov pour démantèlement et remise en état
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II.3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise
63 en état du site
Comptabilisation en cas de dégradation immédiate (2/2)

« Désactualisation » de la provision
D : 674 ------ Autres intérêts
C : 1984 ------ Prov pour démantèlement et remise en état
 Variation à la hausse de l’estimation initiale
D : 2xxx. ------ Démantèlement enlèv. et restaur du site
C : 1984 ------ Prov pour démantèlement et remise en état
 Variation à la baisse de l’estimation initiale
D : 1984 ------ Prov pour démantèlement et remise en état
C : 29. ------ Dépréciation des charges de démantèlement
C : 29. ------ Dépréciation de l’immobilisation à démanteler
C : 7911 ------ Reprises de provisions d’exploitation pour R&C
C : 7971 ------ Reprise de provision financière pour R&C
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II.3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise
64 en état du site

Comptabilisation en cas de dégradation Progressive

D : 6911 ------ Dotations aux prov d’expl pour R&C


C : 1984 ------ Prov pour démantèlement et remise en état

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II.3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise
65 en état du site

Décomptabilisation des coûts de démantèlement et de remise état

Engagement effectif des coûts


D : 6244 ------ Charges de démantèlement et remise en état
C : 401 ------ Compte de fournisseur

 Reprise de la provision pour démantèlement


D : 1984 ------ Prov pour démantèlement et remise en état
C : 7911 ------ Reprises de provisions d’expl pour R&C
C : 7971 ------ Reprise de provision fin pour R&C

Sortie de l’actif du patrimoine (Comme d’ordinaire)


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II. REGLES D’EVALUATION ET DE COMPTABILISATION :
66 QUELQUES CAS PARTICULIERS
1. Les frais de développement, brevets, licences et
marques
2. Les logiciels et sites d’Internet
3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise en
état du site
4. Réévaluation des bilans
 Généralités sur la réévaluation des Bilans
 Détermination de l’écart de réévaluation
 Comptabilisation de l’écart de réévaluation
 Le sort de l'écart de réévaluation
5. Opérations en devises
6. Contrats de location
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7. Contrats pluri-exercices
II.4. Réévaluation des bilans
67
Généralités sur la réévaluation des bilans

 Définition : La réévaluation consiste à substituer à la valeur


nette précédemment comptabilisée, une nouvelle valeur
dite, dite réévaluée, par dérogation au postulat du coût
historique afin d’obtenir une image fidèle des comptes.

 Champs d’application : La réévaluation doit porter sur


l’ensemble des immobilisations corporelles et financières.
Toute réévaluation partielle est interdite.

 Types de réévaluation : Réévaluation légale (selon des


modalités techniques précisées par les autorités
compétentes) & Réévaluation libre (liberté de décision de
réévaluation et d’usage de référentiel de valeurs actuelles)
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II.4. Réévaluation des bilans
68 Détermination de l’Ecart de réévaluation (1/2)
 Réévaluation légale (Données : Indice de réévaluation légale k et valeur actuelle)
Détermination de l’indice de réévaluation définitif
Valeur indiciaire = VCN x k et Valeur actuelle = Donnée
- Si Valeur indiciaire < Valeur actuelle, Méthode indiciaire
- Si Valeur indiciaire > Valeur actuelle, Méthode des coûts actuels
𝑽𝒂𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒂𝒄𝒕𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆
et Indice de réévaluation à utiliser (k’) =
𝑽𝑪𝑵
Calcul des écarts de réévaluation
Date d’effet = date d’inventaire Date d’effet # date d’inventaire
Ecart sur VO = (k(1) – 1) x VO historique Ecart sur VO = (k – 1) x VO historique
Ecart sur Amt = (k – 1) x Amt historique Ecart sur Amt(2) = (k – 1) x Amt historique
Ecart sur VCN = (k – 1) x VCN historique Ecart sur VCN(2) = (k – 1) x VCN historique
Ecart sur Amt sup(3) = (k – 1) x Amt sup
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historiq
(1) k ou k’ selon les cas (2) A la date d’effet (3) De la date d’effet à l’inventaire
II.4. Réévaluation des bilans
69 Détermination de l’Ecart de réévaluation (2/2)
 Réévaluation libre (Données : valeur actuelle)
Détermination de l’indice de réévaluation définitif
➢Application d’office de la méthode des coûts actuels
𝑽𝒂𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒂𝒄𝒕𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆
➢ Indice de réévaluation (k’) =
𝑽𝑪𝑵
Calcul des écarts de réévaluation
Date d’effet = date d’inventaire Date d’effet # date d’inventaire
Ecart sur VO = (k’ – 1) x VO historique Ecart sur VO = (k’ – 1) x VO historique
Ecart sur Amt = (k’ – 1) x Amt historique Ecart sur Amt(1) = (k’ – 1) x Amt historique
Ecart sur VCN = (k’ – 1) x VCN historique Ecart sur VCN(1) = (k’ – 1) x VCN historique
Ecart sur Amt sup(2) = (k’ – 1) x Amt sup
historiq
(1) A la date d’effet (2) De la date d’effet à l’inventaire
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II.4. Réévaluation des bilans
70 Comptabilisation de l’Ecart de réévaluation
 Cas de réévaluation avec incidence fiscale
Réévaluation légale
D : 2. ----------Ecart sur VO
C : 28. --------------Ecart sur Amortissement
C : 1061 ---------Ecart de réévaluation
Réévaluation libre
1ère Méthode 2ème Méthode
D : 2. ----------Ecart sur VO D : 28. ----------Ecart sur Amt
C : 28. --------------Ecart sur Amt C : 2. ------------Ecart sur Amt
C : 1062 ---------Ecart de -------------------d---------------------
réévaluation D : 2. --------Ecart sur VO
C : 1062 -------Ecart de réév
➢ Les dotations aux amortissements ultérieures sont calculées avec la nouvelle valeur d’origine ou
avec la nouvelle VCN et sur la durée restante à courir (R. libre sur option).
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➢ Lorsque le bien n’est pas amortissable, omettre les aspects amortissement.
II.4. Réévaluation des bilans
71 Comptabilisation de l’Ecart de réévaluation (1/5)
 Cas de réévaluation avec incidence fiscale (régime de faveur)
Lorsque la législation fiscale impose la neutralité fiscale de l’opération:
➢ Le compte « 154 - Provision spéciale de réévaluation » est
utilisé en lieu et place du compte « 1061- Ecarts de
réévaluation légale » ;
➢ La provision spéciale de réévaluation est ensuite reprise à la
clôture de chaque exercice, à concurrence du supplément de
la dotation aux amortissements dégagé annuellement, sur les
éléments d’actif réévalués par le crédit du compte « 861
Reprises de provisions réglementées ».
➢ En cas de cession d’éléments réévalués, la plus-value ou la
moins-value fiscale est calculée à partir de la valeur d’origine
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initiale du bien.
II.4. Réévaluation des bilans
72 Comptabilisation de l’Ecart de réévaluation (2/5)
 Régime fiscale de la réévaluation au Burkina Faso
➢ Régime normale (art.194) : La réévaluation libre des bilans
entraîne l’exigibilité immédiate des plus-values latentes, sauf
lorsqu’un Décret pris en Conseil des Ministres autorise
l’application du régime de faveur (art.194).
➢ Régime de faveur (art.195) : Peuvent bénéficier du régime de
faveur, les personnes physiques ou morales exerçant une
activité de nature industrielle, commerciale, artisanale,
agricole, civile ou une profession libérale, à l’exclusion des
sociétés en participation, des associations à but non lucratif,
des fondations et des sociétés de fait, à condition qu’elles
relèvent d’un régime du bénéfice réel normal ou simplifié
(art.195, al.1).
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II.4. Réévaluation des bilans
73 Comptabilisation de l’Ecart de réévaluation (3/5)
 Régime fiscale de la réévaluation au Burkina Faso
Lorsque l’entreprise bénéficie d’un régime de faveur :
➢ Biens amortissables (art.195, al.4):
▪ L’écart de réévaluation est porté à un compte « Provisions
Spéciales de Réévaluation » et rapportée par cinquième
aux résultats pour compter de l’exercice de réévaluation.
▪ Les annuités d’amortissements sont majorées en fonction
des nouvelles valeurs, sans modification de la durée
d’amortissement.
▪ En cas d’aliénation, la fraction résiduelle de la provision est
réintégrée aux résultats de l’exercice au cours duquel
l’aliénation a eu lieu. La plus-value ou la moins-value est
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déterminée à partir de la valeur réévaluée.


II.4. Réévaluation des bilans
74 Comptabilisation de l’Ecart de réévaluation (4/5)
 Régime fiscale de la réévaluation au Burkina Faso
Lorsque l’entreprise bénéficie d’un régime de faveur :
➢ Biens non amortissables (art.195, al.3):
▪ Les plus-values de réévaluation sont inscrites, en franchise
d’impôt, à un compte « Réserve de Réévaluation » au passif
du bilan.
▪ En cas de cession d’éléments réévalués, la plus-value ou la
moins-value fiscale est calculée à partir de la valeur
d’origine du bien.

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II.4. Réévaluation des bilans
75 Comptabilisation de l’Ecart de réévaluation (5/5)
 Régime fiscale de la réévaluation au Burkina Faso
Sont exclus de la réévaluation :
➢les matériels de transport,
➢les matériels et mobiliers de bureau ou
d’habitation,
➢les matériels et outillages d’une durée de vie
n’excédant pas cinq (5) ans ;
➢les immobilisations totalement amortis.
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II.4. Réévaluation des bilans
76 Le sort de l’Ecart de réévaluation
L’écart de réévaluation (compte 106) figure explicitement
dans un poste ad hoc au bilan.
▪ Il peut être incorporé, en tout ou partie, au capital social ;
▪ Il ne peut être distribué ;
▪ il ne peut être utilisé pour compenser des pertes de
l'exercice de réévaluation. Toutefois, cette compensation
pourrait s'opérer formellement à l'issue d’un coup
d’accordéon.
La provision spéciale de réévaluation (compte 154)
s’apure au fur et à mesure de l’amortissement du bien
et/ou à sa cession.
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II. REGLES D’EVALUATION ET DE COMPTABILISATION :
77 QUELQUES CAS PARTICULIERS
1. Les frais de développement, brevets, licences et
marques
2. Les logiciels et sites d’Internet
3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise en
état du site
4. Réévaluation des bilans
5. Opérations en devises
 Règles générales de comptabilisation
 Cas des emprunts ou prêts à plus d’un an affectant plusieurs
exercices (art.56)
 Cas de position globale de change (art.57)
 Autres cas particulier
6. Contrats de location
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7. Contrats pluri-exercices
II.5. Opérations en devises
78
Règles générales de comptabilisation (1/1)

La comptabilisation des opérations en monnaie


étrangère se fait en franc CFA au cours de jour de
l’opération
Lorsqu'elles subsistent à l'inventaire, les créances et les
dettes libellées en monnaies étrangères sont converties
sur la base du dernier cours de change à la date de
clôture des comptes (cours de clôture).
 Les règlements se font au cours du jour de règlement en
constatant des gains ou pertes de change et en
reprenant les éventuelles provisions.
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II.5. Opérations en devises
79
Règles générales de comptabilisation (1/3)
En cas de perte potentielle à l’inventaire
D : 4781/2 ------ ECA sur créance/dettes
C : xxx ------ Compte de créance ou de dettes
--------------------------------d°---------------------------
D : 6591 ------ Charges pour provision sur risque à CT
C : 4991 ------ Provision pour R&C sur opération d’expl.
Ou
D : 6791 ------ Charges provisionnées financière
C : 4997 ------ Provision pour R&C sur op financières
Ou
D : 6971 ------ Provision financière pour risque et charges
C : 194 ------ Provision pour perte de change
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II.5. Opérations en devises
80
Règles générales de comptabilisation (2/3)

En cas de gain potentiel à l’inventaire


D : xxx ------ Compte de créance ou de dettes
C : 4791/2 ------ECP sur créance/dettes
NB 1 : Les amortissements et provisions relatifs
aux biens acquis en devises et amortissables ou
ayant subis une dépréciation, sont
comptabilisés comme d’ordinaire.
NB 2 : Les écritures d’inventaire son extournées
au 1er janvier de l’année suivante.
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II.5. Opérations en devises
81
Règles générales de comptabilisation (3/3)
En cas de gain de change dénouement, celle-ci est
comptabilisée dans le compte :
▪ 756 : Gain de change sur créances & dettes
commerciales pour les opérations d’exploitation ;
▪ 776 : Gain de change financières pour les opérations
financières (emprunt bancaire, liquidité en devises).
 En cas de perte de change au dénouement, celle-ci est
comptabilisée dans le compte :
▪ 656 : Perte de change sur créances & dettes
commerciales pour les opérations d’exploitation ;
▪ 676 : Perte de change financières pour les opérations
financières (emprunt bancaire, liquidité en devises).
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II.5. Opérations en devises
82
Traitements exceptionnels du SYSCOHADA (1/2)
Emprunts ou prêts à plus d’un an affectant plusieurs
exercices : Les particularités sont les suivantes :
➢ L’intérêt couru est calculé au cours de clôture ;
➢ L’écart de conversion porte sur l’ensemble de la
dette restante ;
➢ En cas d’écart de conversion actif, la provision
nécessaire correspond à la quotepart des pertes
probables revenant à la période écoulée (de la date
de signature du contrat à la date d’inventaire de
l’évaluation de la provision).
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II.5. Opérations en devises
83
Traitements exceptionnels du SYSCOHADA (2/2)
Position globale de change : La dotation à une provision
pour pertes de change est limitée à l'excédent des
pertes probables sur les gains latents. :
➢ La position doit être déterminée devise par devise et
non toutes devises confondues (sauf forte
corrélation) ;
➢ L’échéance des éléments inclus dans la position doit
être comprise dans le même exercice comptable ;
➢ Les disponibilités, les éléments budgétaires, les
engagements hors bilan en sont exclus dans la
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position globale de change.


II.5. Opérations en devises
84
Autres cas spécifiques (1/1)
 Avances et acomptes versés sur commandes
d’immobilisations libellés en devises : Pas de constatation
d’écart de conversion. Mais lorsque l’avance ou l’acompte,
risque d’être remboursé par le fournisseur et le cours de
clôture est inférieur au cours du jour de son versement, il y a
lieu de comptabiliser une provision pour R&C.
 Créances douteuses : La dépréciation à l’inventaire porte sur
le montant initialement comptabilisé ou couvert. L’écart de
conversion est limité à la partie jugée recouvrable.
 Disponibilités en devise : A la clôture de l’exercice, les écarts
de conversion sont comptabilisés directement en perte ou
en gain de change.
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II. REGLES D’EVALUATION ET DE COMPTABILISATION :
85 QUELQUES CAS PARTICULIERS
1. Les frais de développement, brevets, licences et
marques
2. Les logiciels et sites d’Internet
3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise en
état du site
4. Réévaluation des bilans
5. Opérations en devises
6. Contrats de location
 Généralités sur les contrats de location
 Comptabilisation des contrats de location acquisition chez le
preneur
 Comptabilisation des contrats de location financement chez le
bailleur
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7. Contrats pluri-exercices
II. REGLES D’EVALUATION ET DE COMPTABILISATION :
86 QUELQUES CAS PARTICULIERS
1. Les frais de développement, brevets, licences et
marques
2. Les logiciels et sites d’Internet
3. Coût de démantèlement, d’enlèvement et de remise en
état du site
4. Réévaluation des bilans
5. Opérations en devises
6. Contrats de location
7. Contrats pluri-exercices
 Généralités sur les contrats pluri-exercices
 Principe de comptabilisation

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