DR - Kindo Evaluation D'entreprise 2024
DR - Kindo Evaluation D'entreprise 2024
Contenu du cours
Introduction
Conclusion
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Evaluation d’entreprises
Introduction générale
Dans la poursuite de leurs objectifs de croissance et de compétitivité les entreprises font face à
d’importants besoins de financement, les établissements de crédit ne pouvant satisfaire
pleinement ces besoins. A ce titre le marché financier offre plusieurs solutions. En effet, de
nombreuses entreprises procèdent à des levées de fonds, à travers l’augmentation de leur capital
social ou par des offres obligataires. La réussite de ce type d’opération est conditionnée par la
présentation d’une information fiable et pertinente aux investisseurs potentiels.
Par ailleurs, la dynamique économique impulsée par l’entrée du pays dans l’économie de
marché a ouvert la voie à la création de sociétés de capitaux, et donc, à l’achat et la vente de
parts du capital et d’actions.
A travers ce cours nous tenterons d’apporter des éclaircissements et des éléments de réponse à
la question suivante :
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Evaluation d’entreprises
Chapitre 1
Bons nombres d’agents et d’opérateurs économiques, peuvent être concernés par l’évaluation
des entreprises à l’instar des établissements de crédit, des fonds d’investissements, l’Etat, etc.
et ce dans le cadre de l’élaboration d’une stratégie portant sur une nouvelle levée de Fonds, une
vente (totale ou partielle) ou dans le cadre d’une introduction en bourse.
L’évaluation d’une entreprise consiste à proposer une valeur ou une fourchette de valeurs aux
actifs de l’entreprise, et en aucun cas à proposer un prix. Il est donc nécessaire de faire la
distinction entre ces deux notions.
En effet, la valeur d’une entreprise est le résultat de l’application d’une méthode d’évaluation,
elle dépend à la fois de l’agent économique qui réalise la transaction (analyste, investisseur,
acquéreur, etc.) et des objectifs qu’il poursuit.
Le prix d’une entreprise correspond au montant qu’un investisseur ou un agent économique est
susceptible de payer pour en faire l’acquisition. Il représente le fruit d’un processus de
négociation entre un acheteur et un vendeur.
Dans le cas d’une opération portant sur une cession/acquisition, le cédant cherchera à obtenir la
valeur la plus élevée possible, tandis que l’acquéreur visera à obtenir une valeur moindre. Le
prix de cette transaction est le montant sur lequel se mettent d’accord les deux parties (cédant,
acquéreur).
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Evaluation d’entreprises
Le bilan :
Le compte de résultat :
C’est un document qui synthétise l’ensemble des charges supportées et les produits générés
par une entreprise durant une période donnée appelé exercice comptable et le résultat qu’elle
dégage de son activité.
« Un des documents composants les états financiers. Il comporte des informations, des
explications ou des commentaires d’importance significative et utiles aux utilisateurs des
états financiers sur leur base d'établissements. Les méthodes comptables spécifiques
utilisées et sur les autres documents constituants les états financiers »
Le Goodwill :
L’actualisation :
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Evaluation d’entreprises
L’endettement net :
L’endettement net d’une entreprise est le solde de ses dettes financières d’une part et de ses
disponibilités et placement financier d’autre part.
Le business plan :
Il a pour objectif d’évaluer les besoins financiers nécessaires au projet, estimer la rentabilité
future et déterminer la stratégie de conduite du projet.
Le business plan est considéré comme un document prospectif, tourné vers l’avenir dont
l’intérêt est d’accroitre la visibilité du projet d’entreprise.
L’évaluation d’entreprise peut se faire à tout moment de la vie de celle-ci. D’une part cette
démarche est un préalable à une meilleure gestion de l’entreprise, puisque le processus
d’évaluation va mettre la lumière sur ses forces et faiblesses, ce qui aura pour conséquence
l’orientation de sa stratégie. Aussi, cela permettra de situer l’entreprise dans le marché.
D’autre part, cela place le dirigeant en position de réactivité voir même de pro-activité face aux
nombreuses opportunités et menaces qui peuvent se présenter.
L’évaluation d’entreprise est essentielle dans toutes les opérations comportant une transaction,
puisqu’elle contribue à la fixation du prix, condition indispensable de réalisation de la
transaction.
Les cas où il est nécessaire de procéder à une évaluation d’entreprise son très nombreux, nous
évoquerons, dans ce qui suit, certaines situations dans lesquelles une évaluation d’entreprise
s’avère nécessaire :
La fusion :
C’est une mise en commun des patrimoines de deux ou plusieurs entreprises pour n’en former
qu’une seule. Elle peut ainsi, donner lieu à la création d’une nouvelle entité, ou à l’absorption
d’une société par une autre. Les années 2000 ont vu s’accroître ce type de pratique.
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Evaluation d’entreprises
L’acquisition :
L’acquisition est l’achat d’un actif ou d’une entreprise par une autre entreprise ou un
investisseur institutionnel. Ce type d’opération peut obéir à des objectifs de croissance externe
ou représenter une simple transaction visant la réalisation de profit ou de plus-value. Lorsque
la société cible est cotée en bourse, cela se traduit par une offre publique d’achat (OPA), si
l’entreprise n’est pas cotée son acquéreur devra évaluer ses actifs.
La cession :
La cession d’entreprise désigne la transmission de la propriété d’une société par un acte (vente,
donation, etc.) engendrant de ce fait le transfert des actifs du propriétaire initial au repreneur.
Cette cession est dite totale lorsqu’elle concerne l’ensemble des actifs, et partielle lorsqu’elle
ne porte que sur une partie.
On évalue une entreprise en cas de cession ou d’acquisition afin que les parties liées à la
transaction (acheteur et vendeur) puissent assoir une fourchette de prix qui servira comme base
de référence à la négociation.
La scission :
La scission est l’opération par laquelle une société transmet l’ensemble de son patrimoine à
deux ou plusieurs sociétés préexistantes ou nouvelles. Lors de la scission, cette société est
dissoute sans être liquidée. Cette opération permet de diviser les actifs et les passifs d’une
société entre deux ou plusieurs autres sociétés.
« Contrairement à la fusion, la scission peut avoir lieu lors de la séparation des différentes
filiales d’un groupe en entités indépendantes. Dans ce cas, il convient de procéder à une
évaluation afin de fixer la parité de valeur entre la valeur du groupe et la valeur de la société
qui quitte le groupe par scission ».
L’introduction en bourse :
L’introduction en bourse est une opération financière permettant à une société de financer son
expansion en ouvrant son capital social aux investisseurs (particuliers, entreprises, etc.) sur un
marché boursier. Dans de nombreux pays, l’évaluation d’entreprise constitue la première étape
du processus d’introduction en bourse. L’évaluation permet d’établir la fourchette
d’introduction en bourse qui sera présentée aux investisseurs.
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Evaluation d’entreprises
Transmission familiale:
Dans une telle situation, il y’a un changement de propriétaires mais pas de cession, l’évaluation
est menée afin de déterminer le montant des taxes à payer sur les droits de succession.
Demande de crédit :
Une société peut vouloir connaitre sa valorisation pour appuyer un dossier au prêt des banques
car il est plus simple d’emprunter si elle présente un bilan « solide » et un actif économique
cessible.
L’évaluation fiscale :
L’entreprise est un bien patrimonial et l’ensemble des titres constituant son capital social doit
être évalué afin de se conformer à la législation fiscale. La valeur de ses titres constitue l’assiette
d’un certain nombre d’impôts.
C’est une approche comptable que la réglementation en vigueur permet d’aborder en montrant
les étapes de sa mise en œuvre. Les aménagements législatifs opérés par l’OHADA, notamment
dans le domaine des normes comptables avec le passage au syscohada révisé, permettent
l’utilisation de ce type de méthode, particulièrement celle de l’actif net corrigé et du Goodwill.
L’approche analogique appelée aussi« l’approche des comparables »ou « l’approche des
multiples » est fondée sur l’application à la société évaluée des multiples observés lors de
transactions (acquisitions, cessions) récentes enregistrées dans le même secteur ou lors de
cotations boursières ».
Cette approche vise à apprécier la valeur d’une entreprise en la comparant à celles des sociétés
qui évoluent dans des secteurs d’activités comparables – ou similaires – et présentant des
caractéristiques proches (croissance, rentabilité, taille, etc.).
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Evaluation d’entreprises
Elle permet de donner une fourchette de valeur relativement précise et offre également un
certain confort à ses utilisateurs (acquéreurs, cédants) puisqu’elle tient référence des données
boursières et ces dernières sont communes à tous les investisseurs.
Cette approche permet notamment d’éviter que l’entreprise à évaluer soit survalorisée ou sous-
valorisée par rapport aux conditions de marché. Cependant, elle nécessite l’existence d’un
échantillon d’entreprises – comparables – du même domaine d’activité afin d’effectuer les
comparaisons requises.
« Cette approche vise à déterminer la valeur d’une entreprise en se fondant sur l’hypothèse
qu’elle restera en exploitation durant un avenir prévisionnel »2.La valeur de l’entreprise dans
cette approche est égale à la valeur actualisée des flux monétaires qui seront générés dans le
futur, il peut s’agir notamment, des flux de trésorerie, des dividendes, des bénéfices, etc.
Il faut également souligner l’importance des prévisions d’exploitation à moyen et long terme,
dans ce type d’approche ce qui renvoi à évoquer le rôle d’un marché financier structuré et
dynamique ainsi que la maitrise d’outils de management tels que le business plan.
Les spécialistes en évaluation d’entreprise notent une évolution dans la manière de valoriser
une entreprise. Les méthodes sont devenues de plus en plus sophistiqués et de nombreuses
formules mathématiques complexes sont apparues.
Historiquement 3 depuis les années 1850, les entreprises étaient évaluées avec la méthode
patrimoniale sur une base de réévaluation des actifs tangibles comme les stocks et les
immobilisations.
Puis, on a ajouté le Goodwill durant plusieurs années, méthode dite de la rente abrégée du
Goodwill, pour tenir compte de la rentabilité procurée par les actifs.
2
CHAPALAIN, G. Pratique moderne de l’évaluation d’entreprise. Paris : EMS édition, 2004, p.113 - 114.
3
Les éléments cités ont été appuyés par un entretien semi-directif avec le Professeur Pascal Quiry, réalisé en
ligne le 27 Fevrier2017.
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Evaluation d’entreprises
À partir des années 1950, le développement de la bourse des valeurs a permis de recourir à la
méthode des comparables, favorisée par l’émergence de sociétés comparables – cotées en
Bourse – avec qui il était devenu possible de comparer l'entreprise à évaluer.
Cette étape consiste à collecter l’ensemble des informations disponibles sur l’entreprise à
évaluer recherchées au sein même de l’entreprise ou de l’extérieur, à partir de données
publiques (comptes publiés, rapport de gestion, etc.) ou de données privées (note d’analystes
financiers, études sectorielles, etc.).
Cette information qu’elle soit comptable, financière, juridique ou fiscale constitue la matière
première de toute évaluation d’entreprise. Elle peut porter sur des événements passés ou sur
des prévisions futures.
Le tableau ci-après présente une liste des principales données à recueillir pour l‘évaluation
d’une entreprise.
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Evaluation d’entreprises
a- Le diagnostic financier :
b- Le diagnostic stratégique :
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Un business modèle décrit la logique de l’entreprise, la façon dont elle opère et crée de la valeur afin
d’assurer sa pérennité. (www.businessmodelfab.com). 18PALARD, J-E., IMBERT, F.Op.cit., p.85.
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Evaluation d’entreprises
D’autres éléments, à l’instar du diagnostic fonctionnel et d’un audit général, doivent compléter
le diagnostic d’entreprise.
L’ensemble des prévisions financières d’une entreprise est souvent dénommé business plan. Le
travail de l’évaluateur consiste à prendre en compte ces informations pour construire des états
financiers prévisionnelles de la société à valoriser.
L’évaluateur doit sélectionner parmi les différentes méthodes d’évaluation celles à retenir pour
valoriser l’entreprise et justifier également les méthodes d’évaluation à écarter. Le choix des
méthodes est fonction de certains éléments tels que :
– L’information disponible
– L’objectif de la valorisation
– La taille de l’entreprise
– La possibilité de faire des prévisions sur l’activité
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Evaluation d’entreprises
L’évaluateur présente les résultats de ces calculs sous forme de synthèse qui restitue non pas
une valeur unique mais un intervalle de valeur.
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Evaluation d’entreprises
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Evaluation d’entreprises
Chapitre 2
L’approche patrimoniale dans l’évaluation des entreprises
L’approche patrimoniale regroupe l’ensemble des méthodes ayant un caractère historique, ces
méthodes sont les plus anciennement utilisées pour la valorisation des entreprises.
Les méthodes patrimoniales se basent sur la valorisation des éléments constituant l’actif et le
passif de l’entreprise, elles visent à dégager une valeur de marché pour le patrimoine de
l’entreprise à partir de ses comptes annuels. Selon ces méthodes la valeur de l’entreprise est
limitée à ce qu’elle possède.
L’expression la plus simple de la valeur patrimoniale est celle de l’actif net comptable.
Selon cette méthode la valeur de l’entreprise est égale à son actif net comptable. Ce dernier se
définie comme étant la différence entre le total des actifs et le total des dettes. Il est calculé sur
la base du dernier bilan disponible, dans ce calcul les actifs et les dettes sont retenus pour leurs
valeurs comptables.
V: valeur de l’entreprise
L’actif net comptable est une donnée facile et rapide à déterminer. Cependant il ne reflète pas
la valeur réelle de l’entreprise car il se base uniquement sur les valeurs du bilan.
Ces dernières enregistrées à leur coût historique, donnent une vision comptable de l’entreprise
parfois éloignée de la réalité économique.
La méthode de l’actif net comptable corrigé (ANCC) ou méthode de l’actif net réévalué reprend
le même raisonnement que la méthode précédente.
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Evaluation d’entreprises
Cependant, elle corrige les valeurs comptables des éléments du bilan afin de les porter à leurs
valeurs de marché faisant ainsi apparaitre les plus ou moins-values qui sont à l’origine de l’écart
entre la valeur comptable et la valeur réelle de l’entreprise.
Ces évaluations sont nécessaires dans la mesure où elles permettent de passer d’une lecture
comptable à une lecture économique du bilan d’une entreprise.
C’est par l’examen attentif des comptes annuels de l’entreprise (bilan, compte de résultat,
annexe) que l’évaluation est menée.
Afin d’obtenir une valeur patrimoniale plus proche de la réalité que la valeur comptable, il
convient d’effectuer un travail de réévaluation ou d’élimination sur certains postes du bilan.
L’examen de chaque poste du bilan conduit à une vision plus exacte de la valeur de l’entreprise,
il va faire ressortir que certains postes sont surévalués et que d’autre sont sous évalués.
Nous présenterons ci- après une liste des principaux postes à retraiter.
Les immobilisations corporelles sont comptabilisées dans les comptes à leurs coûts historiques,
cette valeur correspond à la valeur d’entrée du bien dans le patrimoine de l’entreprise, c'est-à-
dire, sa valeur d’acquisition. Ces actifs doivent être considérés à leur valeur de marché.
Dans une perspective d’interruption de l’exploitation, ces derniers peuvent être comptabilisés à
leur valeur de cession.
Le tableau suivant résume les principaux retraitements relatifs aux immobilisations corporelles
ainsi que les règles d’évaluation propres à chaque poste en normes IAS/IFRS :
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Evaluation d’entreprises
Actif incorporel :
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Evaluation d’entreprises
Le tableau suivant résume le traitement de certains éléments incorporels en norme IAS/ IFRS :
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Evaluation d’entreprises
Frais Dépenses réalisées lors de Non immobilisés. Actif fictif sans valeur vénale.
d'établissements la création de l'entreprise
. (frais juridiques ...).
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La valeur vénale est une expression qui désigne la valeur d’un bien sur le marché. Elle constitue la valeur qu’il
est possible d’obtenir d’un bien en cas de revente au regard des conditions actuelles sur le marché, elle se
termine en tenant compte de la valeur de bien similaire mis en vente.
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Evaluation d’entreprises
Les stocks :
Il faut vérifier leur existence et leur quantité. Si certains sont à mettre au rebus (produits périmés
par exemple) il convient de diminuer leur valeur du total des stocks.
Les créances clients font aussi l’objet de correction. Il faut s’assurer de récupérer tous les
montants dues et analyser le risque de non recouvrement. Dans le cas des créances dont le
recouvrement serait compromis, il convient de diminuer cette somme du total.
Les actifs fictifs sont composés de toutes les dépenses à fond perdu qui conditionnent
l’existence, l’activité ou le développement de l’entreprise telles que les frais de recherches et
de développements et le fonds de commerce.
Ces éléments sont enregistrés à l’actif pour des raisons de techniques comptables mais n’ont
aucune valeur réelle, ils correspondent à des non valeurs au sens économique, et doivent être
éliminés de l’actif du bilan.
La valeur patrimoniale de l'entreprise est égale à son actif net comptable corrigé ANCC
V= ANCC
V : valeur d’entreprise.
- Soit en appliquant aux capitaux propres une correction à la hausse ou à la baisse correspondant
aux retraitements effectués précédemment.
Exemple :
Le bilan de la société P qui est une très petite entreprise (TPE) se présente comme suit :
Pour plus d'adaptation à notre contexte nous avons changé l’unité initialement en euro au fcfa et
multiplié les montants par 100.
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Evaluation d’entreprises
• Les immobilisations portées au bilan pour une valeur comptable de 4000 000 fcfa sont sous
évaluées et leur valeur réelle est de 7000 000 fcfa, il existe donc une plus-value latente de 3000
000 fcfa.
• En faisant un inventaire des stocks, il apparaît que certains stocks sont à mettre au rebut et
qu’il faut diminuer de 800 000 fcfa le montant des stocks (au bilan, les stocks sont comptabilisés
2600 000 fcfa).
• Une étude approfondie des créances clients fait ressortir que deux clients sont en cessation
de paiement (total des factures: 200 000 fcfa) et que le recouvrement des créances apparaît
compromis.
Ces deux éléments sont portés au bilan de l’entreprise, mais ne représentent aucun actif réel.
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Evaluation d’entreprises
L’actif après élimination des actifs fictifs s’élève à: 13400000 – 1000000 = 12400000 fcfa
- Les immobilisations portées au bilan pour une valeur comptable de 4000 000 fcfa doivent être
réévaluées de 3000 000 fcfa.
- Suite à l’inventaire des stocks, il convient de réduire la valeur des stocks portés au bilan. Ceux-
ci doivent être comptabilisés pour un montant de 1800 000 fcfa (2600 000 fcfa – 800 000 fcfa).
La correction à apporter est de: – 800 000 fcfa.
- Les créances clients doivent être diminuées de 200 000 fcfa. La correction à apporter est de:
Total corrections: + 3000 000 fcfa – 800 000 fcfa – 200 000 fcfa = + 2000 000 fcfa.
Valeur de l’actif corrigé: 13 400 000 fcfa – 1000 000 fcfa + 2000 000 fcfa = 14 400 000 fcfa
Dettes bancaires (3000 000 fcfa) + Dettes fournisseurs (5000 000 fcfa) + Dettes fiscales et sociales
(1400 000 fcfa) = 9400 000 fcfa
La valeur patrimoniale se calcule sur la base de l’actif corrigé diminué des dettes:
Actif corrigé – Total dettes = 14 400 000 – 9400 000 = 5000 000 fcfa
Valeur patrimoniale = Capitaux propres – Actifs fictifs + Corrections des postes d’actif. Les
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Evaluation d’entreprises
Valeur patrimoniale = 4000 000 – 1000 000 + 2000 000 = 5000 000 fcfa
Cette méthode est particulièrement utilisée dans des secteurs d’activité où la valeur patrimoniale
est essentielle (sociétés foncières immobilières, holdings industrielles).
En revanche elle trouve dans la pratique, certaines limites à son utilisation, il s’agit d’une
approche statique s’appuyant sur les expertises notamment pour l’immobilier. De plus, elle
n’est pas adaptée aux entreprises connaissant une évolution rapide (Start- up, haute
technologie) pour lesquelles les derniers comptes publiés ne donnent pas une image réelle de
son potentiel (Ph. De la Chapelle, P 30).
La méthode du Goodwill est une méthode de valorisation dite mixte qui vise à corriger la valeur
patrimoniale obtenue par l’actif net corrigé pour tenir compte de la rentabilité procurée par les
actifs.
En effet la valeur de l’entreprise dépasse souvent celle de l’actif net corrigé car une partie du
patrimoine n’a pas été totalement prise en compte lors d’une évaluation patrimoniale classique,
cette partie peut être appelée Goodwill ou sur valeur, et regroupe l’ensemble des éléments
immatériels (savoir-faire, niveau technologique, notoriété, part de marché, etc.) qui ne figure
pas dans les comptes mais permet de créer de la valeur et de la pérenniser.
« Le Goodwill fut défini en 1988 par Brilman et Maire6 comme étant l’ensemble des éléments
pour lesquels une évaluation directe n’est pas possible. Celui-ci comprend des éléments
incorporels d’actif qui ne présente aucune valeur indépendamment de l’entreprise. »7
« Dans une logique d’évaluation d’entreprise, le Goodwill est une mesure de la valeur des actifs
immatériels non évalué directement par l’ANCC »8. Il représente un potentiel de profit qui vient
majorer la valeur patrimoniale. Si les actifs sont inappropriés ou mal gérés, le Goodwill peut
avoir une valeur négative qui va diminuer la valeur patrimoniale, dans ce cas il est désigné par
le terme Badwill.
6
Dans leur ouvrage : manuel d’évaluation des entreprises – sociétés cotées et non cotées.
7
Document de travail, Africinvest.
8
LA BRUSLERIE, H. Analyse financière : Information financière, évaluation, diagnostic. 5éme édition. Paris :
DUNORD, 2014. p. 132.
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Evaluation d’entreprises
V=ANCC + GW
V : Valeur de l’entreprise.
GW : Goodwill.
L’actif net comptable corrigé doit être pris hors éléments incorporels afin d’éviter qu’ils ne
soient comptabilisé deux fois, puisque, ce sont ces derniers que l’on calcule à travers le
Goodwill.
a. Le calcul direct :
i : année
Le superprofit est définie comme la différence entre le résultat généré par l’entreprise et celui
exigé par les investisseurs étant donné le niveau de risque de l’actif qu’il finance.
Pour appréhender le superprofit annuel dégagé par l’entreprise, il convient d’abord de calculer
le résultat normatif qui est le produit de l’actif investi et le rendement des capitaux investis ;
par la suite faire ressortir la différence entre ce résultat et le résultat anticipé dans le plan
d’affaires. Cette différence représente le superprofit (H. La Bruslerie, 2014, p 368).
On aura donc :
Le taux d’actualisation de la rente de Goodwill peut être estimé à partir du coût des capitaux
propres majorés d’une prime de risque qui dépend du niveau d’incertitude lié à l’activité.
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Evaluation d’entreprises
Parmi les méthodes de calcul direct du Goodwill nous présenterons celles qui suivent :
Appelé aussi méthode de la rente directe, cette méthode considère que la rente de Goodwill a
une durée de vie illimité et que les superprofits sont constants.
Cette méthode suppose que la durée d’exploitation des actifs immatériels ne peut être infinie
car l’existence d’un superbénéfice va attirer de nombreux concurrents sur le marché qui vont
chercher à capter une partie de la rente, ce qui aura pour conséquence de réduire la durée
d’actualisation du Goodwill. Cette dernière est en général comprise entre 3 et 8 ans, avec une
durée moyenne de 5 ans (J-E. Palard, F. Imbert, 2013, p. 182).
b. Le calcul indirect :
Dans cette méthode la valeur d’entreprise est égale à la moyenne arithmétique entre l’actif net
réévalué (ANR) et la valeur de rendement.
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Evaluation d’entreprises
La valeur de rendement est égale au dernier résultat courant avant impôt divisé par le coût du
capital.
Cependant, l’application de cette méthode reste délicate car elle se heurte à certains problèmes
notamment pour le calcul du Goodwill et oblige à choisir entre plusieurs hypothèses relatives à
la période d’actualisation de la rente du Goodwill.
L’aspect prospectif que représente le Goodwill dans les méthodes patrimoniales demeure
insuffisant et d’autres méthodes qui prennent plus en compte les perspectives de l’entreprise
ont été développées. Il s’agit des méthodes prospectives ou actuarielles que nous aborderons au
troisième chapitre de ce cours.
25
Evaluation d’entreprises
Chapitre3
Méthodes comparables et prospectives
« Cette méthode est très utilisé par les analystes financiers et les évaluateurs au sein des
banques d’affaires et des fonds d’investissement pour établir des estimations de fourchette de
prix. Elle est aussi très appréciée des investisseurs pour leurs choix d’investissements »9.
Le recours à la méthode des comparables s’est largement répandu et ceci pour divers facteurs
(G, Chapalain, 2004) :
9
PALARD, J-E., IMBERT, F.Op.cit., p.194.
10
Earnings Before Interest , Taxes : ou revenu avant intérêts et impôts. Communément appelé résultat
d’exploitation
11
Earnings Before Interest, taxes, Depreciation and Amortization: ou revenu avant intérêts, impôts, dotations
aux amortissements et provisions. Communément appelé excédents brut d’exploitation EBE.
26
Evaluation d’entreprises
L’évaluation d’une entreprise par la méthode des multiples est fondée sur la sélection d’un
échantillon de sociétés comparables à celles qu’on veut évaluer, ces sociétés sont parfois appeler
« Entreprises jumelles » et doivent présenter des caractéristiques proches de l’entreprise cible
(celle qu’on souhaite évaluer).
À ce propos, il ne suffit pas de relever les entreprises exerçant dans le même secteur
économique. Il faut retenir seulement celles qui sont placées sur le créneau dans lequel se situe
la société à évaluer (J-B, Tournier., J-C, Tournier 2007, P.196).
La valeur d’une entreprise par la méthode des multiples se détermine comme suit :
12
PALARD, J.E., IMBERT, F.Op.cit., p. 195.
27
Evaluation d’entreprises
Dans le cas d’un échantillon de transaction la valeur retenue pour calculer les multiples
est la valeur économique des sociétés de l’échantillon c’est-à-dire le montant de la
transaction. (G, Chapalain, 2004).
Certains évaluateurs calculent les multiples des sociétés comparables sur trois exercices
(dernier exercice clos, exercice en cours, prochain exercice) afin de déterminer une
fourchette de valeur.
Déterminer à partir de ces multiples un multiple moyen ou médian et l’appliquer au solde
de l’entreprise cible. Pour parfaire cette appréciation, il faudra exclure de l’échantillon
les entreprises aux multiples très élevés ou très faibles. Ainsi il est préférable de
déterminer un multiple médian moins sensible aux valeurs extrêmes ou de calculer une
moyenne en excluant ces valeurs.
Il est possible de rapporter la valeur de marché d’une entreprise ou la valeur de ses capitaux
propres (par sa capitalisation boursière) à un certain nombre de multiples. Ces derniers peuvent
être regroupés en deux grandes catégories :
28
Evaluation d’entreprises
Ce sont des multiples fondés sur des soldes après frais financiers tels que le multiple des capitaux
propres comptables (PBR) 15 , multiple de la capacité d’autofinancement et le plus utilisé le
multiple du résultat net (PER)16.
13
QUIRY, P., LE FUR, Y. Op.cit., p. 705.
14
Ibid., P.714.
15
Price to book ratio : il désigne le ratio entre la valeur de marché des capitaux propre et la valeur comptable
d’une société.
16
Price earning ratio.
17
QUIRY, P., LE FUR, Y. Op.cit., p.716.
29
Evaluation d’entreprises
Nous présenterons ci-après deux exemples illustrant la valorisation d’entreprise par la méthode
analogique.
18
TOURNIER, J.B., TOURNIER, J.C. Op. cit., p.203.
19
La moyenne tempérée correspond à une moyenne calculée en excluant les valeurs extrêmes (haute et basse).
30
Evaluation d’entreprises
Pour plus d’adaptation à notre contexte nous avons converti l’unité initialement utilisé en Euro
au fcfa et multiplier les montant par 100.
Dans le tableau ci-dessous nous calculons tout d’abord la valeur d’une entreprise de
l’échantillon de comparaison.
Nous répétons cette opération sur l’ensemble des entreprises constituant l’échantillon afin de
déduire le multiple (moyen ou médian) de valorisation à appliquer à l’EBIT de l’entreprise cible.
Le multiple retenu à partir de cet échantillon est égal à 15,5 et l’EBIT de l’entreprise à valoriser
est de 2.000.000.000 fcfa.
Afin de répondre à des contraintes liées à l’utilisation d’une moyenne ou une médiane des
multiples de l’échantillon de comparables que l’on applique au soldes représentatifs de
l’entreprise que l’on veut évaluer (le cas d’un échantillon non-homogène), on s’intéresse à
comprendre l’origine des écarts de valeurs entre les multiples. Une analyse des multiples
obtenus peut être très utile pour positionner l’entreprise à évaluer au sein de l’échantillon, et ce
par une régression linéaire mettant en relation par exemple le multiple du résultat d’exploitation
20
Les données pour cette exemple proviennent de : LANTZ, J.S. Valorisation stratégique et financières.Paris :
Maxima, 2004. p. 60.
31
Evaluation d’entreprises
La méthode fondée sur la régression linéaire des multiples de valorisations vise à limiter les
écarts obtenus lors de l’utilisation de la méthode des comparables (dite également méthode des
multiples), lorsque différents agrégats sont utilisés.
La régression linéaire permet d’adapter les résultats obtenus par la méthode des comparables
avec les caractéristiques spécifiques de la société à valoriser.
Pour illustrer cette approche nous présenterons la régression linéaire du multiple du chiffre
d’affaires en intégrant un critère de comparaison correspondant à la marge d’EBIT ou à celle de
l’EBITDA.
La méthode consiste à relever pour chaque société de l’échantillon de comparaison, son multiple
de chiffre d’affaires, sa marge d’EBITDA et sa marge d’EBIT, une fois ces paramètres
déterminés, il est possible de tracer un graphique représentant le multiple du chiffre d’affaires
en fonction de la marge (le multiple du chiffre d’affaires en axe des ordonnées et la marge
choisie en axe des abscisses). A titre d’exemple un premier graphique peut représenter le
multiple du chiffre d’affaires en fonction de la marge d’EBITDA ; un second graphique
représente le multiple du chiffre d’affaires en fonction de la marge d’EBIT.
Une fois les points correspondant à chaque société de l’échantillon positionnés sur ces
graphiques, il est possible de dire si le multiple du chiffre d’affaires progresse de façon linéaire
avec la marge.
Mathématiquement, cette progression linéaire correspond à une droite dont il est possible de
déterminer l’équation par une régression linéaire des données de chaque société (multiple du
chiffre d’affaires, la marge). L’équation de cette droite est de la forme suivante :
32
Evaluation d’entreprises
Plus le coefficient de corrélation est proche de 1, plus la droite de régression obtenue parvient à
expliquer la relation entre le multiple du chiffre d’affaires et la marge et plus ce dernier
progresse de façon linéaire avec la marge concernée.
Généralement en considèrent que ce coefficient est satisfaisant lorsqu’il est compris entre 0.8 et
1.
Parmi les deux régressions linéaires effectuées on choisira celle dont le coefficient de corrélation
est le plus élevé.
Enfin, il convient de préciser que l’utilisation de la régression linéaire pour la détermination des
multiples de valorisation d’entreprises ne bénéficie pas de développement profond au niveau de
la documentation. Les ouvrages consultés se contentent de citer la possibilité de l’utilisation de
cet outil.
La méthode des comparables consiste à évaluer une entreprise par l’application d’un multiple
observé lors des transactions récentes enregistrées dans le même secteur, ou lors de cotations
boursières de sociétés similaires. L’application de cette méthode nécessite une connaissance
précise des informations relatives aux entreprises comparables.
Cependant, il n’est pas toujours possible de trouver des transactions récentes enregistrées dans
le même secteur d’activité ; soit parce qu’il n’existe pas de transactions sur des sociétés
comparables, ou encore, les transactions demeurent inconnues.
De plus, il est difficile dans certains cas de trouver des entreprises similaires à celle que l’on
souhaite évaluer comme pour les PME. Ces dernières étant positionnées sur des petites niches,
il est difficile de trouver des sociétés comparables permettant l’application de cette méthode.
33
Evaluation d’entreprises
Dans ce qui suit, les méthodes d’évaluation d’entreprise basé sur l’approche prospective
contrairement à l’approche patrimoniale qui se base sur les éléments bilanciels.
Plusieurs méthodes d’évaluation ont été développées dans ce sens, elles fondent leur calcul soit
sur des flux de revenu perçu par l’actionnaire (dividende) soit sur des flux de rentabilité.
Avant de développer en détail la mise en œuvre de ces méthodes, il convient de s’arrêter sur le
taux d’actualisation utilisé.
On appelle coût moyen pondéré du capital (CMPC) ou encore Weighed Average Costof
Capital (WACC) le coût global supporté par l’entreprise pour avoir accès aux ressources
financières, nécessaire a financé son activité, sous forme de capitaux propres ou de dettes.
« C’est le taux de rendement requis des apporteurs de capitaux aux sein d’une entreprise
(actionnaires et bailleurs de fonds) »21.
En effet, tous les apporteurs de capitaux, qu’ils soient créanciers ou actionnaires vont déterminer
la rentabilité qu’ils exigent sur les fonds apportés à l’entreprise en fonction des risques perçus.
Le CMPC correspond donc aux taux de rentabilité minimum que doit dégager une entreprise
afin de satisfaire l’exigence de rentabilité de ses actionnaires et créanciers. Le coût du capital
est un coût d’opportunité qui traduit l’intérêt que les investisseurs ont à investir ou non leur
argent dans une entreprise plutôt qu’ailleurs.
Les méthodes prospectives d’évaluation d’entreprise utilisent le coût moyen pondéré du capital
comme taux d’actualisation.
Le cout du capital est obtenu par addition du cout des différents financements (capitaux propres
et dettes) pondéré par leur poids dans la structure de financements de l’entreprise, il se calcule
selon la formule suivante :
21
www.mazars.fr consulté le 23-04-2017.
34
Evaluation d’entreprises
Kcp : coût des capitaux propres (taux de rentabilité exigé par les actionnaires).
Le calcul du CMPC nécessite l’évaluation respective d’une structure financière cible, du coût
de la dette.
Le calcul du coût moyen pondéré du capital nécessite de déterminer la structure financière cible
de la société, qui dépend de la valeur économique de la dette et des capitaux propres.
Les pondérations utilisées sont évalués sur la base de prévisions liées à l’orientation de la
politique de financement de l’entreprise.
En général elle est déterminée par référence à des sociétés cotées dont la structure financière est
comparable.
Le coût des capitaux propres correspond à la rentabilité requise par les actionnaires d’une
entreprise, compte tenu du risque qu’ils prennent en investissant dans celle-ci. L’estimation de
ce taux repose sur le MEDAF.
Le modèle d’évaluation des actifs financier (MEDAF) ou Capital AssetPricing Model (CAPM)
est un modèle théorique qui permet de calculer la rentabilité espéré d’un actif financier sur un
marché en équilibre. Selon ce modèle la rentabilité d’une action dépend de la rémunération de
l’actif sans risque et d’une prime visant à indemniser la prise de risque.
Ce modèle permet d’estimer la rentabilité exigée par un actionnaire selon la formule suivante :
Avec:
35
Evaluation d’entreprises
Le taux sans risque Rf se réfère généralement au rendement des obligations d’Etat ou aux bons
du trésor public du pays auquel appartient l’entreprise à évaluer avec une durée égale à l’horizon
d’investissement.
Le coefficient β mesure dans le MEDAF la relation qui existe entre les variations de rentabilité
de l’entreprise et celle du marché. « Le β des capitaux propres ou β endetté (en anglais Levered
beta) mesure la sensibilité des rendement du titre aux fluctuations de l’indice de marché. Il s’agit
d’une mesure globale du risque systémique par la prise en compte du risque opérationnel lié à
l’exploitation et du risque financier lié à l’impact de la structure financière. »22
L’estimation du béta repose sur une analyse historique des relations entre les fluctuations des
cours d’une action et celle du marché, ces relations sont représenté graphiquement dans un
nuage de points et ajusté d’une droite déterminé graphiquement ou statistiquement par la
méthode des moindre carré ordinaire, cette droite qui ajuste le mieux les points est la droite de
régression de l’entreprise (M. Cherif, S. Dubreuille, 2005, p 7).
: Rentabilité du titre.
: Rentabilité du marché.
: Est un terme d’erreur, l’écart type de ce terme d’erreur est une mesure du risque spécifique
du titre.
Le coefficient béta peut aussi être calculé par le rapport de la covariance entre la rentabilité de
l’action et la rentabilité du marché et la variance de la rentabilité du marché.
Pour les sociétés non cotées, il est possible de procéder par analogie pour calculer le béta en se
basant sur un échantillon de sociétés cotées comparables, or ces sociétés n’ont pas
nécessairement la même structure financière que celle de l’entreprise.
22
www.mazars.fr consulté le 23-04-2017.
36
Evaluation d’entreprises
Pour neutraliser cet effet, les praticiens calculent un béta, dit, désendetté (unlevred beta) qui
correspond au béta moyen des entreprises hors impact de leurs structures financières, il mesure
le risque de l’activité économique par rapport au marché et se calcule de la manière suivante :
Avec :
Une fois le béta moyen de l’actif économique calculé, il est possible de déduire le béta des
capitaux propres de l’entreprise à évaluer selon la formule.
Le calcul du béta unlevered permet d’éviter les biais dans l’estimation d’un béta qui sera
appliqué au calcul du cout des capitaux propres.
En effet une entreprise très endettée est plus sensible au risque systémique qu’une entreprise
peu endettée.
Le cout de la dette :
Le coût de la dette d’une entreprise reflète la structure financière cible qu’elle cherche à
atteindre. Si la structure financière actuelle d’une entreprise est proche de sa structure financière
cible, le cout de la dette correspond au taux de l’endettement actuariel de l’ensemble des dettes
qui génèrent le payement d’un intérêt ou d’un coupon, dans le cas contraires le cout de la dette
est déterminé à partir d’un échantillon de sociétés comparables à la structure financière cible de
la société à évaluer (J.E, Palard, F., IMBERT.2013 p.310).
« Avant la généralisation de l’évaluation par les flux de trésorerie disponibles, l’entreprise était
souvent évaluée par le modèle d’actualisation des dividendes. Il s’agit sans doute du modèle le
37
Evaluation d’entreprises
plus directe et intuitif pour évaluer la valeur d’une action puisqu’ il ne repose que sur les cash
flows versés aux actionnaires ».23
Dans ces méthodes la valeur de l’entreprise est calculée à partir des flux de dividendes versés
aux actionnaires. Il est supposé que ces flux sont une mesure de l’enrichissement des détenteurs
de capitaux.
Ces méthodes sont appropriés pour évaluer des sociétés qui versent des dividendes, elles
s’appuient avant tout sur la politique de distribution adoptée par l’entreprise. Ainsi, toutes les
entreprises qui ne versent pas de dividendes ou ne verseront pas dans un futur prévisible ne
peuvent être évaluées par ces méthodes.
Pour évaluer une entreprise par la méthode DDM, il convient dans un premier temps d’étudier
sa politique de dividendes à travers ses principales caractéristiques (taux de distribution, taux
de croissance, etc.). Cette étape permettra de réaliser des prévisions de résultats nets, et
d’anticiper le taux de distributions, il faudra ensuite choisir parmi les différents modèles, le
modèle d’actualisation des dividendes adéquat en fonction des caractéristiques de l’entreprise.
La dernière étape consistera à calculer la valeur des fonds propres et déduire la valeur de
l’entreprise. En effet, ces méthodes permettent de calculer la valeur des capitaux propres de
l’entreprise et non pas la valeur de l’entreprise dans son ensemble. Pour obtenir la valeur de
l’entreprise il suffit d’ajouter à la valeur des capitaux propres la valeur de la dette nette.
Avant d’aborder la mise en œuvre des modèles DDM, il convient de s’arrêter un instant sur la
politique de dividende des entreprises.
Pour analyser la politique de dividendes d’une entreprise, on utilise les deux critères suivants :
« Le taux de distribution mesure le rapport entre le montant de dividende et le résultat net (du
même exercice). Il représente le pourcentage du bénéfice de l’exercice distribué aux
actionnaires sous forme de dividendes. »24
23 42
PALARD, J-E ., IMBERT, F.Op.cit., p. 268-269. www.mazars.fr
consulté le 01 mars 2017.
24
PALARD, J.E., IMBERT, F.Op.cit., P 245.
38
Evaluation d’entreprises
Une politique de distribution est jugée faible lorsque ce taux n’excède pas 20%. Au-delà de 60%
la politique de distribution est jugée forte (J-E.Palard, F. Imbert, 2013, p 244).
Si ce taux dépasse 100%, cela signifie que l’entreprise distribue plus que son bénéfice, elle puise
dans ses réserves ; au contraire un taux de distribution proche de 0% indique que l’entreprise
réinvestie l’ensemble de ses bénéfices.
Le calcul du montant des dividendes versés en année n s’effectue en multipliant le résultat net
après impôt réalisé en cette année par le taux de distribution retenu.
Le modèle d’Irwing Fisher ou modèle à croissance nul, suppose conformément à son principe
général que la valeur d’une entreprise est égale aux flux futurs de dividende qu’elle génère.
Soit :
𝐯 ∶ La valeur actuelle.
𝐭 ∶ Le taux d′actualisation.
Pour bâtir ce modèle, Irwing et Fisher supposent que le flux de dividendes est constant. 𝐃𝐢𝐯𝐧 =
𝐃𝐢𝐯𝐩𝐨𝐮𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭𝐧 ; Et il est égal soit au dernier dividende versé, soit à la moyenne des dividendes
versés.
39
Evaluation d’entreprises
On pose :
𝟏
C’est la somme d’une suite géométrique de premier terme et de raison
« Cette hypothèse simplificatrice met l’actionnaire dans la position du détenteur d’une rente
perpétuelle »25
La valorisation d’une entreprise par la formule d’Irwing Fisher est en apparence très simple,
mais le résultat obtenu est très sensible au taux de croissance des dividendes et au taux
d’actualisation. En effet une légère variation de ces deux paramètres aura un impact sur la valeur
de l’entreprise.
« De plus, l’hypothèse de constance des dividendes n’est pas réaliste, elle a été vite dépassé
grâce aux travaux de Gordon et Shapiro qui ont développés un nouveau modèle d’évaluation »
25
DE LA CHAPELLE, PH. La valeur dite fondamental. In : WALTER, C., BRIAN, E.Critique de la
valeur fondamental. Paris : Springer Edition, 2007, p.16. 45 Document de travail Africinvest.
40
Evaluation d’entreprises
Ce modèle dit à taux de croissance constant appréhende la valeur du capital d’une société ou le
prix d’une action de cette société en actualisant à l’infini les dividendes futurs anticipés aux taux
de rendement attendu par les actionnaires.
Le model de Gordon Shapiro permet de déterminer sur la base d’un dividende représentatif de
la capacité bénéficiaire de l’entreprise et en fonction du taux de rendement exigé par
l’actionnaire, la valeur de l’action.
v ∶ Valeur actualisée.
n.
𝐃𝐈𝐕𝐧+𝟏 = 𝐃𝐈𝐕𝐧 × (𝟏 + 𝐠)
La suite des termes d’une progression géométrique sous certaines hypothèses converge à
l’infinie vers une valeur finie.
La formule devient :
41
Evaluation d’entreprises
A condition que le taux de croissance du dividende estimé sur cette période perpétuelle demeure
inférieur au taux d’actualisation choisie. Dans le cas contraire, la valeur de l’entreprise devient
négative.
Bien que très connue cette formule est peu utilisée en pratique à cause des hypothèses
simplificatrice introduite. L’hypothèse selon laquelle le taux de rentabilité exigé par les
actionnaires doit être supérieur au taux de croissance de dividende limite le champ d’application
de cette méthode aux entreprises vérifiant cette hypothèse.
Enfin, la principale limite de cette méthode porte sur l’hypothèse de constance du taux de
croissance des dividendes. Ce taux dépend de l’environnement économique et des décisions des
dirigeants.
« Pour répondre à ces critiques, d’autres travaux ont permis de modéliser la croissance des
dividendes en décomposant l’avenir en plusieurs périodes (modèle de Molodovski 26 ) et
d’introduire une variation du taux de croissance. Or, cet affinage n’est possible que sur un
horizon de quelques années et non pas sur un nombre infini d’années. »27
26
Ce model considère que l’avenir peut être décomposé en trois périodes, une première période au cour de la
quelle le taux de croissance du dividende g est constant, une deuxième période de quelques années au cour de
quelques années au cour de laquelle le taux de croissance décroit d’une façon linéaire et une troisième période
au cour de laquelle le dividende reste constant g=0.
27
Document de travail Africinvest .
42
Evaluation d’entreprises
La méthode d’actualisation des flux de trésorerie disponible également désignée sous le terme
discounted cash flows (DCF)28 est une méthode d’évaluation d’entreprise largement admise, et très
utilisée par les analystes financiers et les cabinets d’audit. Cette méthode est fondée sur les
perspectives de rentabilité de l’entreprise. Le critère de rentabilité étudiée dans ce cas correspond
au montant des flux de trésorerie futurs.
La méthode DCF s’appuie sur le principe selon lequel la valeur d’une entreprise est égale à la
somme de ses flux de trésoreries disponibles (FTD) « Free cash flows » futurs, actualisés à un taux
reflétant l’exigence de rémunération des pourvoyeurs de fond de l’entreprise.
Cette formule suppose de calculer les flux de trésoreries disponibles futurs pour chaque année
jusqu'à l’infinie ce qui est inapplicable en pratique. Pour appliquer cette méthode on décompose
l’horizon temporel en deux parties d’abord on procède à la prévision des flux de trésorerie que
l’on actualise pendant un certain nombre d’années. Cette période est appelé horizon explicite et
correspond à la durée du Busines plan. Elle dépend de la visibilité de l’entreprise et varie selon le
secteur. En pratique elle est le plus souvent comprise entre 5 et 7 ans (C-A.Duplat, 2007.).Au delà
de cette période on estime une valeur terminale qui vient borner l’horizon.
La comptabilité de l’entreprise a pour objet d’enregistrer les flux économiques entre l’entreprise et
son environnement. Ces flux portent sur l’échange de biens et de services d’une part, et sur des
flux financiers (dettes, créances et mouvements monétaires) d’autre part. Ces derniers
correspondent à des sommes qui entrent dans la trésorerie de l’entreprise (en caisse ou en
banque).Ils sont constitués des liquidités générées par l’activité d’exploitation de l’entreprise, après
financement des investissements et des besoins en fonds de roulement nécessaires pour poursuivre
la croissance de l’activité.
Les flux de trésorerie disponibles (Free cash flows) se calcule de la façon suivante29 :
Résultat d'exploitation
28
Nous utiliserons cette abréviation dans ce qui suit.
29
QUIRY, P., LE FUR, Y. Op.cit. , p 703.
43
Evaluation d’entreprises
- Investissements
Ce qui intéresse l’évaluateur, c’est la trésorerie engrangée par l’activité de l’entreprise, et non celle
qui résulterait d’opérations financières (emprunt, crédit) ou d’opérations exceptionnelles (cession
d’un matériel, etc.). C’est pourquoi le résultat financier et le résultat exceptionnel sont écartés de
l’analyse.
Par ailleurs, il est déduit des résultats d’exploitation un impôt théorique que la société paierait sans
tenir compte de ces deux autres types de résultats.
Certaines charges qui ne font pas l’objet d’un décaissement (amortissements, provisions) sont
ajoutées afin d’annuler leur impact.
Les investissements à réaliser se traduisent par des décaissements, c'est pour cela qu'ils sont déduits
du résultat.
Enfin, il convient de tenir compte de l’évolution du besoin en fonds de roulement. Il est ajouté au
montant une baisse du besoin en fonds de roulement (qui se traduit par une augmentation des
liquidités) ou retranché une hausse du besoin de fonds de roulement (diminution des liquidités).
La valorisation d'une entreprise par la méthode d’actualisation des flux de trésorerie s’effectue à
travers les étapes suivantes :
Disposer des prévisions contenues dans le business plan sur une période déterminée (durée du
business plan).
Calculer les flux de trésorerie disponibles pour chaque année de la période des prévisions.
Calculer le taux d’actualisation.
Actualiser les flux de trésorerie sur la période pour laquelle on dispose de prévisions.
Estimer la valeur terminale ou résiduelle de l’entreprise.
Valoriser l’entreprise : La valeur de l'entreprise est la somme de la valeur actuelle des flux de
trésorerie disponible sur l'horizon explicite et de la valeur terminale (finale) retenue à la fin de cette
période.
44
Evaluation d’entreprises
t : taux d’actualisation
Vr : valeur calculée sur la période dépassant la période des prévisions (valeur terminale).
Pour obtenir la valeur des capitaux propres de l’entreprise, on déduit de la valeur des flux de
trésorerie actualisés l’endettement financier net de l’entreprise, tels qu’il apparait dans le dernier
bilan connu.
45
Evaluation d’entreprises
Au-delà de l’horizon prévisionnel explicite (durée du business plan), on estime que l’entreprise
continuera à fonctionner, mais les projections sont impossibles; l’entreprise a alors une valeur
résiduelle. L’estimation de la valeur résiduelle peut se faire de plusieurs façons.
La méthode explicite :
Le calcul de ce multiple se fait à partir d’un échantillon de société comparable tel qu’expliquer
dans la méthode analogique (Chapitre 3, Section1).
La formule de Gordon-Shapiro :
Cette méthode est la plus couramment utilisée pour l’estimation de la valeur terminale puisque
les tests de sensibilité sont plus simples à mettre en œuvre. Elle est basée sur l’approche qui
consiste à actualiser au cout moyen pondéré du capital le flux de trésorerie disponible de la
dernière année de prévision en tenant compte d’un taux de croissance (g) à l’infini.
: Valeur résiduelle
: CMPC
Le taux de croissance perpétuel (g) doit refléter la capacité moyenne de l’entreprise à dégager
de la trésorerie tout en maintenant un certain niveau d’investissement. Généralement, on prend
le taux de croissance de l’économie nationale dans laquelle se trouve l’entreprise, car il est
estimé qu’a l’issue de la durée de son business plans – éventuellement prolongé de quelques
années – l’entreprise sera arrivée à maturité et croitra donc comme le reste de l’économie.
La méthode de McKinsey :
Dans le modèle développé par McKinsey pour l’évaluation des entreprises par la méthode DCF,
il est préconisé de calculer la valeur terminale (aussi appeler valeur continuelle) par la formule
suivante :
46
Evaluation d’entreprises
Cette formule est appelée formule des facteurs de création de valeur, car les éléments qu’elle
intègre (croissance, rendement des capitaux investis et WACC) sont les facteurs principaux
générant la valeur.
La méthode d’évaluation d’entreprise par les discounted cash flows est probablement la plus
universellement connues et la plus utilisée par les spécialistes de l’évaluation. Cette méthode est
tournée vers l’avenir de l’entreprise et repose sur les prévisions disponibles dans le business plan.
Elle est notamment bien adaptée aux entreprises d’une certaine importance qui élaborent
conformément à leurs objectifs stratégiques des prévisions financières. Elle est utilisée pour
l’évaluation d’entreprises souvent déficitaire les premières années d’existences et peu utilisé pour
l’évaluation des TPE et PME. Toutefois, cette méthode présente l’inconvénient de souvent
dépendre de la valeur terminale.
Dans cette approche les flux de liquidités considérés sont ceux revenant en totalité à l’actionnaire.
Il s’agit des flux de trésorerie disponibles pour l’actionnaire ou free cash flows to equity.
Ces flux sont calculés après financement des investissements et des besoins en fonds de roulement
et également après payement des frais financiers et variations de l’endettement net. Autrement
dît, ils correspondent au free cash flows (tel que calculé dans la méthode DCF pour l’entreprise)
majorés de la variation de l’endettement bancaire et financiers net, et majorés de la différence entre
les produits et les frais financiers. A la différence de la méthode DCF précédemment citée, cette
dernière, permet d’obtenir directement la valeur des capitaux propres de l’entreprise par
l’actualisation des flux de trésoreries disponibles prévisionnelles pour l’actionnaire au cout des
fonds propres.
Avec :
47
Evaluation d’entreprises
VT : valeur terminale.
EBIT
= NOPLAT
-variation du BFR
=FCFE
Le FCFE est surtout utilisé dans le cadre d’opérations de LBO 30 où le recourt a un fort
endettement justifie l’analyse de ce qui reste pour l’actionnaire une fois les frais financiers payés
et l’annuité de remboursement de la dette honorée, (guide pratique).
Cette méthode est difficile à mettre en œuvre si la structure financière (donc le cout des capitaux
propres) varie au cours du temps, ce qui peut souvent avoir lieu. En revanche, elle est utilisée
pour évaluer les banques dont la structure financière varie peu.
La méthode EVA ou méthode du profit économique, tel que développé par le cabinet McKinsey
est une méthode de valorisation qui vise à évaluer une entreprise à partir de ses flux futurs
d’EVA.
Elle s’appuie sur le principe selon lequel la valeur d’une entreprise est égale à la somme
actualisée des flux futurs qu’elle génère, et cherche à lier la pensée stratégique et les décisions
opérationnelle de l’entreprise.
30
Le LBO ou LeveragedBuy-Out est une opération de rachat d’entreprise en finançant une part importante du
prix d’acquisition par endettement .www .vernimmen.net ; consulté le 06 05 2017.
48
Evaluation d’entreprises
Popularisé au milieu des années 1990 par le cabinet de conseil Stern et Stewart, l’Economie
Value Added (EVA) ou valeur économique ajouté est une mesure annuelle de la création de
valeur de l’entreprise établi par comparaison du cout du capital investi à sa rentabilité soit :
Les capitaux engagés se définissent comme la somme des actifs immobilisés et du besoin en
fond de roulement, on parle aussi de capitaux engagés ou d’actif économique.
La rentabilité des capitaux engagés(CE) est égale au résultat d’exploitation divisé par les
capitaux mis en œuvre pour dégager ce résultat.
Lorsque L’EVA est positive, l’entreprise dégage une rentabilité en excès par rapport au cout des
fonds mis à sa disposition. Elle est créatrice de richesse pour les actionnaires. Par ailleurs,
lorsque l’EVA est négative la performance de l’entreprise est insuffisante pour couvrir le cout
de financement, elle est donc destructrice de valeur (M. CHERIF., S.DUBREUILLE 2005,
p.78).
La valeur de l’entreprise correspond à la somme des flux futurs d’EVA actualisé au cout moyen
pondérée du capital et majoré du montant de l’actif économique initial.
Au-delà de l’horizon explicite une valeur terminale est calculée à partir d’hypothèse,
Simplificatrice, Les EVA sont supposés constantes à l’infini.
: valeur résiduelle.
49
Evaluation d’entreprises
58
LAYANI, S. L’essentiel des méthodes d’évaluation dessociétés et de leurs titres. Paris : Lextenso éditions, 2015,
p.58.
Ainsi la formule de valorisation d’une entreprise selon cette méthode est donnée comme suit
:
V = valeur de l’entreprise.
VR = valeur terminale.
La MVA (Market Value Added) mesure la création de valeur boursière, elle est égale à la somme
des EVA attendu pour les années avenir actualisée au cout du capital.
La valeur des fonds propres est obtenue en déduisant de la valeur de l’entreprise l’endettement
net.
50
Evaluation d’entreprises
59
CHERIF, M., DUBREUILLE, S. Création de valeur et capital-investissement. Paris : Pearson Education, 2005, p.
73.
51
Evaluation d’entreprises
Conclusion
L’évaluation des entreprises est devenue un domaine important et nécessaire à maitriser. Dans
notre cours, nous nous sommes penchés sur l’étude des méthodes de valorisation d’entreprises
à travers le cas de quelques entreprises.
L’étude des informations présentées à l’occasion d’opérations d’introduction en Bourse nous
permet d’exprimer un certain nombre de constats.
Tout d’abord, le travail d’évaluation requiert de la part de l’évaluateur, une démarche précise
et une information exhaustive sur le contexte dans lequel il doit opérer.
Aussi, faut’ il citer que le recours aux approches prospectives nécessite l’existence d’une vision
permettant la projection dans le futur. Ainsi, la contribution offerte par le business plan
constitue un apport indéniable à l'appréciation de la valeur de l’entreprise dans le cadre de telles
approches. Par ailleurs, l'utilisation des approches patrimoniales (actifs net, Goodwill, etc.)
requiert la disponibilité d’une information comptable fiable, pertinente et précise (des comptes
certifiés), afin de protéger les intérêts des parties concernées en approchant la juste valeur de
l’entité.
De plus, le recours aux comparaisons avec les sociétés cotées sur les marchés internationaux,
ou aux transactions ayant eu lieu au niveau international voire régional, ne permettent pas
l'appréciation de la juste valeur de l'entreprise.
Il en ressort que la méthode des Discounted Cash Flows (DCF) ainsi que les approches
patrimoniales sont, à notre sens, les plus appropriées à l'évaluation des entreprises au Burkina
Faso.
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Evaluation d’entreprises
Bibliographie
Ouvrages :
Articles :
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Evaluation d’entreprises
Webographie :
• www.analyse-sectorielle.fr
• www.businessmodelfab.com
• www.cosob.org
• www.droit-finances.com
• www.edubourse.com
• www.insee.fr
• www.mazars.fr
• www.sgbv.dz
• www.valorisation-entreprise.com
• www.vernimmen.net
• www.lesechos.fr
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