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Cours Nur

Ce document présente les notes de cours de gynécologie destinées aux étudiants en sciences infirmières de deuxième graduat à l'Institut Supérieur des Techniques Médicales de Kalenda. Il vise à former les étudiants sur les techniques de soins en gynécologie, incluant la prise en charge des gestantes, le dépistage des maladies et la surveillance de l'accouchement. Le cours aborde également des concepts fondamentaux, l'anatomie des organes génitaux féminins, et les soins spécifiques en gynécologie et obstétrique.

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1

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO


ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
INSTITUT SUPERIEUR DES TECHNIQUES MEDICALES DE KALENDA
« ISTM/KLD »
istmkalenda@[Link]

Notes de Cours du Nursing


en Gynécologie à l’intention
des étudiants de deuxième
graduat sciences infirmières

Par le C.T. MATANDA LEWU GISELE

ANNÉE ACADÉMIQUE : 20201–


2022
2

Objectif du cours
a) Objectif général

A la fin de ce cours l’étudiant de deuxième graduat qui a participé aux


enseignements doit être capable de maitriser toutes les techniques de soins en
gynécologie.

b) Objectifs spécifiques

A la fin de ce cours de nursing en gynécologie l’étudiant de deuxième


graduat SI doit être capable de :

 Assurer la prise en charge globale de la gestante ;


 Dépister les maladies gravidiques et assurer leur traitement ;
 Dépister les grossesses à haut risque ;
 Surveiller l’évolution du travail (l’accouchement) ;
 Diriger un accouchement eutocique ;
 Assurer les premiers soins du nouveau-né ;
 Surveiller l’accouchement en post- Partum ;
 Décrire la démarche d’investigation en gynécologie ;
 Déterminer les rôles de l’infirmier (es) face aux pathologies ;
3

PLAN DU COURS

0. INTRODUCTION

0.1. DEFINITION DES QUELQUES CONCEPTS DE BASE

CHAPITRE I : RAPPEL ANATOMOPHYSIOLOGIQUES DES

ORGANES GENITAUX DE LA FEMME

CHAPITRE II : QUELQUES EXAMENS EN GYNECOLOGIE

CHAPITRE III : NOTION GENERALES SUR LA GROSSESSE

CHAPITRE IV : HYGEINE DE LA FEMME ENCEINTE

CHAPITRE V : LA CONSULTATION PRENATALE (CPN)

CHAPITRE VI : QUELQUES INTERVENTIONS ET SOINS SPECIAUX

EN GYNECO-OBSTETRICALES

CHAPITRE VII : NOTION SUR LA STERILITE

CONCLUSION

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUE
4

0.1. INTRODUCTION

DEFINITION DES QUELQUES CONCEPTS DE BASE

a) Nursing : c’est l’ensemble de soins infirmiers, surtout les soins locaux


destinés à éviter ou limiter les complications au risque d’entrainer toute
les maladies graves.
b) Gynécologie : c’est une branche de la médecine qui s’occupe de
l’étude et du traitement des maladies des organes génitaux féminin.
c) Obstétrique : est une discipline de la médecine qui s’occupe de la
grossesse, de son évolution depuis la fécondation jusqu’à la maturité,
elle s’occupe aussi des mécanismes d’accouchement.
d) Santé de reproduction : c’est un état de bien-être général tant
physique mental et social de la personne humaine pour tout ce qui
concerne l’appareil génital féminin et masculin ses fonction et son
fonctionnement, et non seulement l’absence de la maladie ou
d’infirmité.
e) Maternité a moindre risque : c’est une maternité qui garantit la
sécurité d’une bonne grossesse, d’une bonne santé de la mère et du
nouveau-né après l’accouchement.
5

CHAPITRE I : RAPPEL ANATOMOPHYSIOLOGIQUES DES ORGANES


GENITAUX DE LA FEMME

Les organes génitaux de la femme

I1. Les organes génitaux externes

Les organes génitaux externes qui constituent la vulve sont :

- Le mont de venus ;
- Les grandes lèvres ;
- Les petites lèvres ;
- Le clitoris ;
- Le vestibule et l’introïtus vaginal.

Les glandes de SKEEN et le glande de BARTHOLIN font partie de la vulve.

a) Le mont de venus ou le pubis

C’est la partie poilue chez une femme pubèrte à base supérieure, elle est
riche en tissus adipeux (tissus graisseux) et situé en avant et en haut du pubis.

En réalité cette partie n’est pas les plis cutanés supra pubienne, il est limité par les
plis inguinaux à chaque côté et continue en arrière par les grandes lèvres.

Chez la femme adulte, la limite supérieure du recouvrement pilieux est


horizontale alors que chez l’homme la surface supérieure de cette région se prolonge
vers le haut le long de la ligne blanche jusqu’à dépasser parfois l’ombilic. Sous
l’enfance, le mont de pubis ne porte pas des poils et dans la vieillesse les poils
deviennent mous et noirs. L’existence des poils est en rapport avec l’activité des
ovaires et les cortex surrénalien.

La peau de mont de venus contient les grandes sébacés et les glandes


sudoripares, le volume de la graisse sous cutanée dépend de l’état nutritionnel de la
femme et les facteurs hormonaux.

b) Les grandes lèvres

Elles sont 2 replis cutanés longitudinaux limitant latéralement la vulve chez la


femme adulte. La peau de grandes lèvres est couverte des tissus adipeux riches en
graisse.

Elles sont les homologues de scrotum chez l’homme. En avant, elles se


continuent par la peau du mont de venus ; en arrière, elles se rétrécissent et se
réunissent sur la ligne médiane pour former la commissure postérieure appelée « la
fourchette vulvaire »
6

La face extérieure de grandes, lèvres est couverte de poils et renferme les


glandes sudoripares et sébacées. L’espace entre les grandes lèvres s’appelle « la
fente urogénitale ».Dans l’épaisseur de grandes lèvres sont logées les glandes de
Bartholin dont l’odeur spécifique se dégage au moment de l’excitation sexuelle et
secrètent une liquide appelé « cyprine » qui humecte la surface du vestibule et aussi
dilue les spermatozoïdes, ce qui active le mouvement des spermatozoïdes. Ce
liquide joue le rôle contre la dyspareunie d’intromission.

L’espace compris entre la commissure inferieure et l’anus s’appelle « le


périnée » le périnée a une grande importance en obstétrique car c’est l’endroit de :

- L’épisiotomie ;
- Déchirure lors de l’accouchement ;
c) Les petites lèvres

Elles constituent la 2éme paire de replis cutanés longitudinaux. Elles sont


couvertes par les grandes lèvres qu’elles séparent de l’introïtus vaginal ; elles sont
séparées l’une de l’autre par l’hymen chez la fille vierge.

Elles se réunissent en avant sur la ligne médiane d’une femme au-dessus du


clitoris pour former : le prépuce clitoridien, en dessous du clitoris, elle forme : le frein
du clitoris; elles sont très riches en vaisseaux sanguins et en terminaisons
nerveuses.

C’est pourquoi on considère le clitoris comme l’organe principal de


libido de la femme et l’homologue du pénis chez la femme. Elles sont également
riches en glande sébacée. Elles sont innervés via les nerfs ilio-inguinaux, les nerfs
honteux et hémorroïdaire et sont vascularisées par les artères honteuses extrêmes
et internes et leurs veines. La fusion chez la fille nouvellement née indique
l’indifférenciation de sexe. Dans leur épaisseur se trouvent les glandes de SKEEN.

d) Le clitoris

Il est homologue du pénis chez l’homme. Il est composé de deux corps :


caverneux et spongieux ayant fusionné en seul organe et se trouve dans l’angle
antérieur de la vulve.

Le clitoris comprend :
- Une tête
- Un corps qui s’attache à l’os ischion pubien.

Sa peau contient une grande quantité de terminaisons nerveuses.


Fonctionnellement, il est l’organe de sensation voluptueuse de la femme. Lors de
l’excitation sexuelle, le clitoris augmente de volume et devient rigide; cela est dû au
fait que le sang artériel monte en abondance dans le clitoris, alors que le sang
veineux reflue lentement. Il est innervé par le nerf hypogastrique et le nerf honteux
et vascularisé par l’artère et veine honteuse interne.
7

e) Le vestibule

Il est l’espace triangulaire, limité en avant par le clitoris en arrière par la


commissure vulvaire qui forme la fourchette vulvaire latéralement dans la face
interne par les lèvres

Dans le vestibule se trouve 2 ou 3 cm en arrière le clitoris, le méat urinaire et


de chaque côté de ce méat urinaire se trouvent les conduits déférents de glande de
Bartholin entourée des autres petites glandes.

A côté de se méat se trouvent 2 glandes de SKEEN qui sont de formation


tubulaires de1 à 2 cm de longueur dont leurs conduits internes S’ouvrent sur la
muqueuse urétrale du méat urinaire.

La sécrétion de ces glandes de SKEEN humecte le méat urinaire ; ces glandes


constituent les loges ou foyer de prédilection de la blennorragie. Les vestibules sont
innervés par les nerfs honteux et vascularisé par l’artère honteuse et sa veine
honteuse.

f) L’hymen

C’est membrane constituée par le tissu conjonctif, formant l’introïtus vaginal


chez les filles vierges, elle porte un petit orifice dont la forme et l’emplacement varie
d’une forme à l’autre, parfois ce trous manque ce l’hymen imperforé. Ceci peut
amener la fille pubertaire après un long temps de son écoulement menstruel gardé
dans l’utérus, à développer le testicule féminisant.

L’absence de l’orifice de l’hymen peut être congénitale ou acquise par suite d’une
vaginite contactée dans la première enfance ; soit, l’hymen se déchire avec infusion
du sang des vaisseaux rompus, il en reste de petit lambeaux cicatriciels
appelés : « les lobules hyménaux » au fur du temps ces lobules seront remplacer
par les caroncules myrtiformes après l’accouchement.

L’hymen est innervé et vascularisé par les nerfs, les veines, les artères honteuse et
hémorroïdaire supérieur, les grandes lèvres et les petites lèvres convergent en
arrière en formant la fosse au-dessus de la quelle à 1cm de l’hymen se trouve
dépression appelée « la fosse naviculaire ».

I2. Le bassin de la femme

C’est la ceinture osseuse qui est située un peu à la partie moyenne du corps. Il
soutient la colonne vertébrale et les membres inférieurs, il est constitué de 4 os :

1°) Le Sacrum

Os impair et médian, situé en arrière dans le prolongement de la colonne vertébrale,


formé par la réunion de 4 ou 5 dernières vertèbres. (En arrière).
8

2°) Les os iliaques : Os symétriques, situés de part et d’autres du sacrum


(latéralement) avec lequel ils s’articulent, ils sont constitués chacun par 3 os soudés :
ilion, ischion et le pubis. (En avant)

Les deux pubis se touchent à l’avant, forment une articulation spéciale : la symphyse
pubienne, celle-ci au moment de l’accouchement et sous l’influence de certaines
hormones, se relâche et se distend.

3°) Le coccyx : (en arrière)Petit os de forme triangulaire qui prolonge le sacrum vers
le bas et continue la courbe constituée par 4 à 5 vertèbres rudimentaires, il permet
un mouvement de bascule lors de l’accouchement et facilite la sortie de la tête
fœtale.

N.B : Des nombreux muscles et ligaments relient ces os et jouent un rôle très
important. Le bassin féminin est divisé en deux parties :

a. Le grand bassin : il est limité : -en arrière par la colonne vertébrale et les
ligaments sacro-iliaques, latéralement par les fosses iliaques et avant par les
muscles abdominaux ;

b. Le petit bassin : la partie qui joue le grand rôle dans l’accouchement, il est
composé de trois parties :

 les détroits supérieurs : il est franchi par la tête ou bien le siège


pendant le premier temps de l’accouchement qui est l’engagement.

Il est limité :

- en arrière par le promontoire et les aillons de sacrum :

- latéralement par la ligne innominée ;

- en avant par la symphyse pubienne ;

 L’excavation pelvienne : elle est parcourue par le fœtus pendant la 2è


période de l’accouchement (descente) ; c’est la partie comprise entre le
détroit supérieur et le détroit inferieur ;

 Le détroit inférieur : il est franchi par le fœtus pendant 3è temps de


l’accouchement.

Il est limité :

- En arrière par le coccyx ;

- latéralement par les deux ischions et leurs épines :

- En avant par les branches ischion-pubiennes et les bords inferieurs de la


symphyse pubienne
9

I3. Organe génital intermédiaire

Le vagin : est un organe tubulaire élastique située au milieu du petit bassin, il


commence de l’hymen et se termine à l’endroit où s’attache le col utérin.

La longueur et la largeur du vagin sont extrêmement variables d’une femme à


l’autre ; en moyenne le vagin mesure de 8-10cm et plus ou moins 4cm de largeur.

La paroi vaginale est constituée de trois couches ou tuniques sont :

- La muqueuse
- La musculeuse
- La séreuse.

L’activité principale du vagin consiste en :

- A recevoir le pénis lors de la copulation ;


- A livrer passage au flux menstruel ;
- A livrer au fœtus et à ses annexes fœtales.

I4. Les organes génitaux internes :

1. L’utérus : c’est un organe musculeux à fibre et à forme de la poire ; Il est


situé entre la vessie en avant et le rectum en arrière ; Il est composé de trois
parties qui sont :

a) Le col utérin : Il est l’extrémité inferieure de l’utérus dans le vagin et


comprend 2 potions :

 Endocol : est la portion supra vaginale, à l’intérieur de col se trouve un canal


et un orifice interne appelé : Museau de Tanche

 Exocol : la portion intra vaginale qui fait souillée dans la partie postérieure du
vagin, qui est perceptible au toucher vaginal (TV) et qui occupe 3 positions
intra-vaginales : Postérieur au fond du vagin, médiane et antérieure.

b) Corps utérin : c’est la partie supérieure, la plus massive.

C) L’isthme : Il mesure plus ou moins 1cm et situé entre le corps de l’utérus


et le col utérin.

2) Le trompe utérine ou de Fallope : le trompe sont é conduit de 10 à 12cm


de longueur chacune dans les quelles chemines l’ovule, la lumière à un
diamètre de 1 à 2cm et communique avec la cavité de l’utérus.

Les trompes commencent au niveau de l’utérus et ses terminent par les


pavillons.

La trompe comprend trois parties qui sont :


10

 La partie interstitielle qui mesure plus ou moins 1cm (Intermédiaire)

 La partie isthmique qui mesure plus ou moins 2cm (Vers l’utérus)

 La partie ampullaire mesure plus ou moins 6 à 8 cm, se termine par un


pavillon (vers l’ovaire).

La paroi de la trompe se compose de 3 couches à savoir :

 La muqueuse qui est la couche interne

 La musculeuse qui est la couche moyenne

 La séreuse qui est la continuité du péritoine.

L’importance clinique de la trompe réside d’une part dans l’effet que la


fécondation se fait à son 1/3 extérieur au bout de 3 à 4cm de la trompe :

 L’œuf fécondé s’achemine dans l’utérus grâce au péristaltisme salpingin ;

 Lorsque les trompes sont bouchées, il y a une conséquence clinique sévère


c’est-à-dire il n y a pas conception mais il y a la continuité de menstruation ;

 Lorsque les trompes sont mauvaise (mauvais état) il y a risque d’extra-ut


c’est-à-dire grossesse extra utérine.

4) Les ovaires : ce sont des glandes génitales féminines. Elles équivalent de


testicules chez l’homme ; dans l’ovaire on trouve :

 L’épithélium

 Une membrane albaginée

 La couche corticale et la couche médullaire.

L’épithélium de l’ovaire prend part à la formation de follicules primaires et


cette formation se fait dans la période d’intra-utérine de la fillette et de la petite
enfance. Après la puberté, les follicules primaires formés deviennent de
manière cyclique les follicules de graffe.

Chapitre II : QUELQUES EXAMENS EN GYNECOLOGIE

Plusieurs types d’examens permettent d’orienter le diagnostic et le traitement.

a) Examens de routine
GE, GB, Hgb, FL, VS, Selles à frais…
Tout autre examen de labo peut être fait si nécessaire.
b) Examens parasitaires et bactériologiques
11

1°) Examen sur lame

C’est un examen microscopique d’un prélèvement de sécrétion vaginale à l’état frais.

 Indication : Recherche des trichomonas vaginal,


 Technique :
 Disposer au préalable une goutte de sérum physiologique sur la lame ;
 Femme en position gynécologique sur la table ;
 Introduire le spéculum non lubrifié ;
 A l’aide de la spatule d’Ayer, prélever les sécrétions dans les culs de
sacs postérieurs et les déposer sur la lame (dans le sérum physiologique) ;
 Couvrir d’une lamelle ;
 Observer directement au microscope.

2°) Le colorant :

Procédure de rechercher des germes au microscope, après coloration au bleu de


méthylène ou de Gram.

Technique : Le prélèvement se fait comme pour l’examen sur lame, mais sans
sérum physiologique, suivi de la coloration puis de l’observation au microscope. (Cfr
Microbiologie).

3°) La culture

C’est un grand ensemencement sur un milieu de culture approprié ou spécifique d’un


prélèvement suspect d’infection dans le but d’identifier un germe pathogènes et faire
l’antibiogramme.

Technique : Prélèvement se fait par écouvillonnage au niveau de parois vaginales,


museau de tanche ou en cas de gonococcie autour du méat urinaire.

4°) frottis cervico-vaginal (biopsie)= test de papanicalou

C’est une étude ou examen spécial microscopique des cellules issues d’un
prélèvement des parois vaginales ou cervicales.

Indication :

 Test de SCHILLER positif (pour confirmer le cancer) ;


 Dépistage d’un cancer du col ou des parois vaginales
- Matériel :
 Speculum de collin, pinces de POZZY ou de Museaux, hémostatique
de contact (spongel), bassin réniforme, liquide fixateur (alcool éther,
formol…), pipette de papanicolaou.
 Technique : (Cfr technique de labo).

L’infirmier doit veiller à la préparation du matériel et de la femme ainsi qu’à


l’expédition urgente de l’échantillon mis dans le fixateur et étiqueté.
12

N.B : Ne pas recueillir les fragments sur des compresses mais plutôt sur les lames.

Classification de PAPANICOLAOU :

Classe 1 : Absence des cellules anormales (négatif) ;

Classe 2 : Présence des cellules inflammatoires (négatif) ;

Classe 3 : Présence des cellules atypiques non cancéreuses (négatif) ;

Classe 4 : Présence des quelques cellules cancéreuses (positif) ;

Classe 5 : Présence des cellules cancéreuses (positif) ;

5°) Test de SCILLER Coloration au LUGOL du col utérin, indiquée pour le dépistage
précoce de cancer.

Matériel : Speculum, pince de CHERON ou de BOZEMANNA, solution de lugol,


Tampon d’ouate stérile, table d’examen, source d’éclairage.

Technique :

- Femme en position gynécologique, speculum en place ;


- A l’aide d’une pince badigeonner le col au lugol ;
- Lire les résultats :
o Coloration brune (normale, réaction du glocogène vaginal au lugol)
o Si pas coloration : suspecter un cancer sur ce site, mais il s’agit aussi
d’une infection.

6°) Colposcopie

Cfr test de SCHILLER+colposcope.

7°) Etude de la glaire cervicale

Les caractéristiques de la glaire cervicale varient selon le cycle :

- Durant la 1ére moitié : Abondante, filante, transparente ;


- Durant la 2éme moitié : Visqueuse, opaque, peu filante.

Matériel :

Speculum, pince de CHERON, sérum physiologique, Tampon d’ouate


stérile, BR.

Technique :

- Placer le spéculum, la femme étant en position gynécologique,


- Essuyer le col ;
13

- A L’aide des valves du spéculum, comprimer douce ment le col pour faire
sortir la glaire ;

- Prélever cette dernière au moyen d’un aspi glaire ou d’une pince et en


déposer une goutte sur la lame ;

- Retirer le spéculum ;

- Sécher la lame à la température ambiante ( ±2minutes) ;

- Examiner directement au microscope ;

Résultats

- Normal : cristallisation sous forme de feuille de fougeras ;


- Si pas de cristallisation ; ajouter une goutte au sérum physiologique
sur la lame ; couvrir d’une lamelle et réexaminer : la présence de GB
signifie une infection.

8°) Hystéromètrie

C’est la mesure de la longueur de la cavité utérine à l’aide d’un


hystéromètre.

Indications

- Avant et après curettage


- Avant de placer un DIU (dispositif intra- utérin)
- Avant de faire une HSG ( hysterosalpingographie) ;
- Avanthydrotugation ;

Contre-indication

- Suspicion de grossesse ;
- Suspicion d’infection.

Matériel :

Speculum, pince de CHERON, de Pozzi ou de museaux, bonne source de


lumière, nécessaire pour toilette vulvaire, hystéromètre, table d’examen.

Technique :

- Femme en position gynécologique placer le speculum ;


- Fixer le col avec le pozzi ;
- Introduire doucement l’ hystéromètre dans la cavité utérine jusqu’à ce
qu’il bute à un obstacle (ne pas forcer).
- Lire les valeurs (normales : 8-10cm)
14

9°) Hystérosalpingogaphie

C’est un examen radiologique de voies génitales de la femme (utérus et


trompes).

Indication :

Stérilité, avortements répétés, tumeurs.

Matériel : Cfr hystéromètrie + sonde intra – utérine, produit radio-opaque


(urographine), table radiologique, antispasmodique.

Technique : cfr radiologie.

10°) insufflation uro-tubaire

C’est l’introduction du CO2 dans l’utérus et les trompes à l’aide de l’appareil


de Bonnet pour en apprécier la perméabilité.

Indication :

Stérilité, chirurgie des trompes.

Inconvénients

Moins fiable dans les obstructions unilatérales des trompes.

Matériel e technique : Cfr radiologie

CHAPITRE III : NOTION GENERALES SUR LA GROSSESSE

a) La conception psychosociologique de la grossesse

La notion de grossesse est définie de multiples manières selon la société dans


laquelle on évolue.

Dans nos sociétés africaines, elle signification traduisant un événement important de


la vie d’une femme.

Pendant la grossesse, différents problèmes peuvent se poser, ces derniers sont


généralement relatives à l’acceptation ou non de la grossesse par la famille et la
femme elle-même, par son partenaire, par la société ainsi que la projection de la
santé de la mère après celle-ci.

La grossesse modifie la vie de la femme, cette modification de son organisme à des


conséquences psychosomatiques :

- Le repli sur soi-même ;


- Les maladies attribuées à cet état de la grossesse ;
15

- L’état d’intérêt ou non à cet état de la grossesse ;

L’ensemble de tous ces problèmes psychosomatiques de la femme se substitue en


une certaine crainte face à l’accouchement et des maladies ou des problèmes
présumé lies à la grossesse ou à l’accouchement. Par ce que pendant cette période,
elle se situe entre la vie et la mort ; c’est-à-dire qu’elle n’est pas tranquille face à
cette modification latente au niveau de son corps.

Au cas où elle a été initiée correctement dans le cadre de la préparation


psychologique de la grossesse, elle pourra adapter à cette situation d’accouchement
sans douleur.

Tandis que chez d’autres femmes au contraire, la grossesse agit favorablement sur
le corps et sur le psychisme permettant un épanouissement psychique et biologique.

N.B : La grossesse en soi n’est pas une maladie.

b) La conception Biologique de la grossesse

La gestation ou grossesse est l’état de la femme depuis la conception ou fécondation


jusqu’à l’accouchement ou à son tours se développe un nouvel être
progressivement.

Durée :

- 280 jours
- 40 S.A
- 10 mois linéaires
- 9 mois calendrier

Signe :

 Subjectifs : aménorrhée chez une femme en période d’activité sexuelle,


vomissement, nausée, perversion de gout et odeur, miction fréquence,
hyperpigmentation de la ligne blanche, « masque de grossesse », aigreur,
augmentation du volume de l’utérus et de seins (au début)…….
 Objectifs : découvert en échographie, radiologie, test immunologique de
grossesse.(TIG), perception des BCF.

CHAPITRE IV : L’ HYGEINE DE LA FEMME ENCEINTE

I.1. Définition : elle consiste à garder toutes les parties du corps de la femme
enceinte propre, et vise également son comportement globale.

I.2. Occupation : la femme enceinte peut vaguer à ses occupations journalières ;


elle n’effectuera pas des travaux trop lourds pendant les derniers mois de la
16

grossesse ; elle ne soulèvera pas de poids trop lourds et n’accomplira pas d’effort
physique intenses (travaux de champs).

I.3. Marche et voyage

 La femme enceinte doit éviter le voyage longs et fatigants ; les marches


prolongées ainsi que le transport exposant à des secousses ; voyage en
camion car sa créent parfois un risque d’accouchement prématuré.
 Les voyages en voiture sur de bonnes routes sont toujours permis.
 Le voyage par avion est aussi bon pour des grossesses jusqu’à 7mois

I.4. Sport : le sport est la grossesse sont compatibles mais l’activité doit rester
modérée en dessous de capacités habituelles.

 La pratique de certain sport est possible pendant le six premier mois de la


grossesse normale :
 La marche
 La natation
 Gymnastique
 Vélo sur route
 Le sport est interdit en cas de :
 Menace de fausses couches
 Menace d’accouchement prématuré
 HTA
 Retard de croissance intra-utérin ;
 Diabète
 Hémorragie ou rupture prématurée de membrane
 Le sport interdit :
 Le jogging
 Tennis
 Basket ball
 Hand ball
 Foot Ball
 Sport de combat …

I.5. Alimentation

 La femme enceinte doit manger deux fois mieux et non manger pour deux
car, la prise totale du poids doit être de l’ordre de 10kg en raison de
1kg/mois.
 Une nutrition adéquate sur le plan quantitatif et qualitatif ; l’alimentation
pendant la grossesse est basée sur :
 Les lipides : pas d’excès
 Hydrates de carbone (glucide)
 Protéines (d’origine animale et végétale en raison de 1,5g/kg/j :
poisson, viande, chenille
17

 Calcium (lait, fruit et feuille vertes)


 Multivitaminés
 Fer et folate (aliment riche en fer : épinards, graines et légumes verts

N.B : L’alcool est contre indiqué, la femme enceinte doit boire beaucoup d’eau.

I.6. Utilisation des médicaments

La femme enceinte doit éviter l’auto médication car il y a certains


médicaments qui sont à la base des effets tératogènes (Malformation du fœtus) elle
doit suivre la prévention de paludisme et de l’anémie.

I.7. Système dentaire et digestif

La grossesse accélère l’évolution de caries dentaires, il faut contrôler l’état


dentaire au début de la grossesse, le brossage des dents est fait 2fois/j à l’aide d’une
brosse douce car les gencives sont plus fragiles.

I.8. Hygiène des seins et rapport sexuel

Les seins doivent être lavés tout le jour et les soutiens gorge ne doit pas
trop serrés. Les rapports sexuels doivent être modérés, surtout les premiers mois
(risque d ‘avortement) et le derniers mois (risque de rupture prématurée de
membrane).

I.9. Repos, sommeil et habillement

Le repos et sommeil sont d’une grande nécessité chez une femme


enceinte, elle peut dormir 8 heures par jour ou plus. L’habillement doit être adapté,
Legé, ample, pas trop serré, les souliers haut talon sont à éviter.

I.10. Les soins généraux

o La femme enceinte tiendra le corps propre surtout la région génitale.


o Il faut soigner toutes les lésions cutanées (plaies infectées, furoncle avec
alcool iodé ou mercurochrome).

Chapitre V : LA CONSULTATION PRENATALE (CPN)

0. Introduction

Les consultations prénatales restent trop souvent limitées à de geste de


routine tels que la pesée des mamans et la détermination de la présentation de
l’enfant…Elles sont en réalité l’occasion de parler des problèmes de santé aux
futures mères. Celles-ci sont déjà sensibilisées à ces problèmes puis qu’elles
viennent aux consultations. Ne laissons pas s’échapper ces moments favorables a
l’éducation sanitaire.
18

a) Buts de la CPN :
 Assurer la surveillance de la bonne évolution de la grossesse ;
 Dépister et traiter toutes les complications pouvant compromettre la
bonne évolution de la grossesse ;
 Déterminer l’âge de la grossesse ;
 Surveiller la présentation de l’enfant ;
 Détecter les disproportions foeto-pelvienne.

b) Objectif de la CPN :
 Les CPN servent à éviter la prématurité et la post maturité, à surveiller
les grands organes (circulatoire, digestif, urinaire…) de la gestante et à
prévoir les modalités d’accouchement.
 Prévenir les maladies et les complications qui peuvent survenir au cour
de la grossesse.

V.1. Les signes de danger d’une grossesse

Nous avons :

 Saignement vaginal
 Dyspnée
 Céphalée intense
 Absence du BCF
 Absence du MAF
 HTA et anémie
 Convulsion et perte de consciences
 Douleur abdominal
 Douleur d’accouchement avant la 24emè et/ou la 37emè SA.

CPN RECENTREE

Ce sont les soins qu’une femme reçoit pendant la grossesse et qui aide à
assurer le suivit de l’état de santé de la femme enceinte et du fœtus jusqu’à la
naissance. Le but poursuivi par la CPN recentrée est de garantir une issue favorable
de la grossesse pour la mère et le nouveau-né à fin de réduire la morbidité et la
mortalité maternelle et né[Link] CPN recentrée diffère de l’approche
traditionnelle par le fait qu’elle met l’accent sur :

- La qualité de consultation plutôt que sur le nombre de visite.


- Cette approche reconnait que toute femme enceinte est à risque des
complications d’où la nécessité de recevoir les mêmes soins de base.
- Elle est dirigée par un prestataire compétant.

OBJECTIF DE LA CPN RECENTREE


19

 Détecter les signes de dangers (fièvre, céphalée, la vision floue, les


convulsions, l’absence de mouvement fœtal, les douleurs abdominales
aigues).
 Prévenir des maladies (paludisme, parasitose intestinale et d’autres
complications survenant au cour de la grossesse tel que l’éclampsie).
 Déposter les IST /VIH, la TBC, le diabète, l’anémie, hypertension et traiter les
maladies chez la femme enceinte.
 Discuter sur le plan d’accouchement et préparatif en cas des complications

V.2. Organisation des consultations prénatales (CPN)


L’organisation et le déroulement de la CPN initiale consiste à :
1) préparer la séance :-déterminer le nombre des femmes enceintes
attendues à la séance (ne pas excédé 15 femmes. Réquisitionner les
médicaments (du fer, du Fansidar, le Mébendazole ; les vaccins(VAT) et
d’autre consommables selon les besoins.
-préparer la salle et les matériels ci-après :
 Une table d’examen avec escabeau
 Un point de lavage des mains
 Un bureau avec deux chaises
 Une balance
 Une poubelle avec couvercle
 Un sphygmo manomètre avec stéthoscope
 Un mètre ruban
 Un stéthoscope de PINARD ou LEFSTCOPE ou FOETOSCOPE
 Apprêter les outils de collecte des données : registre de CPN, fiche,
cahier de pointage, jeton de rendez-vous.
 Planifier la séance de causerie éducative.

2) ACCUEILLIR ET ENRESTRE LA FEMME


L’accueil se fait par le mot de bien venu et l’invitation de la femme à sa
seoir.
 Remplir les formalités administratives (identité)
 Enregistrer les données de toutes les femmes reçues dans le
registre CPN
 Prélever les paramètres vitaux

3) MENER LA PREMIERE APPRECIATION

Cette étape permet d’évaluer rapidement la femme et prendre en charge


immédiatement celle qui pose le problè[Link] au cours de cette appréciation un signe
de danger est remarqué, il faut rapidement organiser la référence après le premier
soin si nécessaire.
20

Si la femme ne présente aucun signe d’urgence ou si elle ne pas en


travail, lui demander de patienter dans la salle d’attente pour suivre une causerie
éducative.

4) ANIMER UNE CAUSERIE EDUCATIVE

La causerie éducative doit être animée par thème ciblé à l’aide d’une boite
en image et devra en application ou en exergue toute les techniques nécessaires de
communication.

QUELQUES THEMES IMPORTANTS A DEVELOPPER

 L’hygiène pendant la grossesse


 Les conseils à la femme vivant avec le VIH en matière d’alimentation
du nourrisson
 Rapport sexuel à moindre risque
 Allaitement précoce et exclusif accouchement
 Prévention du paludisme pendant la grossesse (usage de la
moustiquaire imprégner d’insecticide à longue durée d’action et le
traitement préventif intermittent
 Plan d’accouchement.

5) LA COMMUNICATION INTER PERSONNELLE

Il est important qu’à chaque CPN le prestataire s’entretient face à face à


huit clos avec la femme ou son partenaire sexuel masculin ou encore avec les 2 à la
fois afin de les aider à changer leurs comportement face à un problème de santé.

6) EXAMEN PHYSIQUE GENERAL ET APPROFONDI DE LA FEMME ENCEINTE

A) Anamnèse : demander à la femme enceinte s’il y a les problèmes ou les signes


de danger.

Etablir le diagnostic de la grossesse en effectuant le test dans les urines âpres


passage à l’échographie et terminer par établir la date probable d’accouchement.
Selon la règle de NAGELE la DPA peut être obtenue par deux méthodes : la
première méthode : on ajoute 7jours à la date de dernier règle et 9 mois si le mois
de règle est inférieur à [Link] le mois DDR est supérieur à 3 on y retranche le chiffre
3 pour le mois ou l’accouchement pourra intervenir.

Ex: DDR =20/09/2021

DPA = 20/09/2021

+7/ -3/

27/06/2022

Deuxième méthode
21

 Ajouter 10 jours à la DDR


 Aux mois: cfr. NAGEL
 Obtenir la DPA

EX: DDR =22 /02/2021

DPA = 22/02/2021

+10/+9/

04/11/2021

- Rechercher les antécédents médicaux et gynéco obstétricaux

B) EXAMEN PHYSIQUE : il concerne l’état général de la femme, examen de tous les


organes et systèmes.

- L’examen des seins pour rechercher de nodule cancéreux, nodule dure.


- L’examen du col utérin à la recherche d’un néo carcinome ne devra pas
manquer en cas de suspicion et effectuer les manœuvres de LEOPOLD, ces
manœuvres externes nous renseignent sur le point suivant :
 L’âge de la grossesse
 La position de l’enfant dans l’utérus
 L’état du cœur de l’enfant
 Quelque dimension du bassin de la femme

Avant de commencer l’examen il faut rassurer la femme en lui disant


qu’on ne lui fera pas de mal, lui demander de rester couchée sur le dos les jambes
étendues et les pieds reposants sur les jambières.

V.3. PRATIQUE DES C.P.N.

1) A la première consultation, on établira la fiche des C.P.N.

- On demandera:

 l’âge de la gestante
 son état civil (mariée?, célibataire?, vit-elle en concubinage?)
 la date des dernières règles (D.D.R.) et on calculera la date probable
d’accouchement (D.P.A.)
 les plaintes du jour
- On s'informera sur les antécédents de la gestante:

 Médico-chirurgicaux: les pathologies qui peuvent retentir sur l’évolution de la


grossesse (H.T.A., diabète, asthme, T.B.C. évolutive, infection à V.I.H., syphilis,
cardiopathie, etc.), les traumatismes (fracture du bassin...), les troubles
psychiatriques, les interventions chirurgicales, les allergies, les différents
vaccins reçus.
22

 Gynéco-obstétricaux : le nombre d’accouchements antérieurs ainsi que le


poids de chaque enfant à la naissance, le lieu d’accouchement (village ou
hôpital de ville), l’âge de la grossesse au moment de l’accouchement, le mode
d’accouchements antérieurs (si césarienne en connaître l’indication, eutocie,
siège, ventouse ou forceps), le nombre d'enfants vivants et/ou morts ainsi que
la cause éventuelle du décès, l’accouchement des enfants malformés, les
accidents de la délivrance (hémorragie importante ayant nécessité ou non une
transfusion sanguine ou un curetage dans le post-partum), le nombre
d’avortements ainsi que le mode et éventuellement la méthode utilisée, l’âge de
la grossesse au moment de l’avortement, les interventions sur le périnée
(périnéorraphie) ou sur le col (trachélorraphie) , les caractéristiques du cycle
menstruel (longueur du cycle, régularité, durée et quantité des règles), et
éventuellement la méthode contraceptive utilisée.
- En complément d'anamnèse, on se renseignera chaque système en insistant
surtout sur les problèmes gynécologiques: les pertes vaginales anormales
(leucorrhées, hémorragie génitale...), les contractions utérines, le transit vésical
(mictalgies, dysurie, pollakiurie), le transit intestinal (constipation, fréquente au cours
de la grossesse)...

- On fera un examen clinique général complet de la tête aux pieds:

 État général, poids, taille, T.A., pouls, coloration des muqueuses et téguments,
examen de la bouche (carie dentaire ?) et du cou (goitre?)
 Auscultation cardio-pulmonaire
 Examen des seins (qu’on oublie très souvent de faire pendant la grossesse).
 Examen de l’abdomen: inspection à la recherche des cicatrices ou autres
anomalies abdominales, palpation de l’abdomen pour rechercher une hépato-
splénomégalie ou toute autre masse abdominale anormale.
 Examen des membres inférieurs à la recherche des œdèmes, des varices, etc.
- On fera enfin un examen obstétrico-gynécologique :

 On mesurera la hauteur utérine, on explorera les flancs de l’utérus pour


rechercher la position du dos fœtal en vue d’ausculter les B.C.F., on
recherchera la présentation, on déterminera le degré d’engagement, enfin on
recherchera la présence des C.U. à la palpation de l’utérus.
 On examinera le périnée pour évaluer la longueur ano-vulvaire, on recherchera
les cicatrices d’épisiotomie ou des déchirures suturées ou non, les infections
(herpès génital, ulcérations syphilitiques...)
 On fera un examen au spéculum : aspect de l’épithélium vaginal, recherche
des leucorrhées et des anomalies anatomiques du vagin (diaphragme, vagin
double...), la position et l’aspect du col utérin (sain, béant, ectropion ou
cervicite, déchirure, brèche, sténose)
 Au T.V. : on évaluera la souplesse du périnée, la longueur, la position, la
consistance et la dilatation du col, l’état des membranes (si col dilaté), le type
de présentation et son degré d'engagement dans le pelvis; on terminera
23

l’examen gynécologique par l’exploration du bassin et des points urétéraux


inférieurs.
- A l’issu de l’examen clinique et obstétrical, on demandera quelques examens
complémentaires:

 L’exploration endopelvienne du bassin pourra être complétée par une


pelvimétrie externe
 Examens de routine:
Hb,G.S.+Rh, G.E.,
Albuminurie et glycosurie
Examen direct des selles
 Examens spécialisés: ils seront orientés en fonction des plaintes, des
antécédents, de l’état clinique de la gestante, ainsi que de la pathologie
associée à la grossesse: Échographie, Uroculture, Glycémie à jeun, Uricémie.,
etc.
- On entretiendra enfin la gestante sur l’hygiène de la femme enceinte (conseils sur
l’alimentation, les rapports sexuels, l’hygiène corporelle...) et on la préparera
psychologiquement à l’accouchement.

La gestante sera revue endéans une semaine avec les résultats des examens
demandés, et un R.D.V. lui sera donné pour la prochaine C.P.N.

2) Les consultations ultérieures seront fonction du moment de la première C.P.N.

En Afrique les gestantes, surtout les multipares, sont habituées à se présenter aux
C.P.N. que vers le dernier trimestre de la grossesse. Il faudrait donc les motiver pour
qu’elles puissent consulter dès qu’une aménorrhée est constatée.

 Si la première C.P.N. a eu lieu au 1er trimestre de la grossesse, la gestante


sera revue aux 4è mois, 6è mois, 7è mois, 8è mois, à 8 mois 1/2 et au 9è mois.
 Si la 1ère C.P.N. a eu lieu au 2è trimestre de la grossesse, la gestante sera
revue au 6è mois, ensuite plus tard comme ci-haut.
 Si la 1ère C.P.N. a eu lieu au 3è trimestre, il serait plus judicieux de revoir la
gestante toutes les 2 semaines, voire toutes les semaines si nécessaire.
Dans tous les cas, les rendez-vous seront d’autant plus rapprochés (toutes les 1 à
2 semaines) que l’évolution de la grossesse poserait des problèmes.

A chaque consultation:

 On demandera les plaintes du jour


 On pèsera la gestante (la prise pondérale ne devra pas dépasser 500g/sem soit
2 kg/mois)
 On prendra la T.A. (elle devra rester inférieure à 140/90 mmHg)
 On fera un examen clinique général et on recherchera systématiquement les
œdèmes des membres inférieurs
24

 On fera un examen obstétrico-gynécologique: (T.V. systématique pour dépister


la béance cervico-isthmique surtout en fonction des antécédents obstétricaux,
et particulièrement en cas de menace de fausse couche et d’accouchement
prématuré)
 On fera l’albuminurie et la glycosurie
 On dépistera et traiter l’anémie, les leucorrhées et les vaginoses, les infections
urinaires, les parasitoses intestinales, la malaria...
 On prescrira une supplémentation systématique en fer et acide folique dont les
besoins sont accrus pendant la grossesse
 On demandera une radiopelvimétrie à partir de la 36è semaine en cas de
suspicion d’une anomalie du bassin, d’une macrosomie en vue d’une
confrontation céphalo-pelvienne de MAGNIN, ainsi qu’en cas de présentation
de siège chez une primipare.
La gestante sera vaccinée suivant le calendrier ici-bas:

 V.A.T.1: à la 1ère C.P.N.


 V.A.T.2: 4 semaines après V.A.T.1
 V.A.T.3: 6 mois après V.A.T.2, ou à la prochaine grossesse
 V.A.T.4: 1 an après V.A.T.3, ou à la prochaine grossesse
 V.A.T.5: 1 an après V.A.T.4, ou à la prochaine grossesse
Si la gestante a été correctement vaccinée contre le tétanos (5 vaccins),
elle sera protégée à vie et il ne sera donc plus nécessaire de la revacciner lors des
grossesses ultérieures.

- A la dernière C.P.N., on établira le pronostic d’accouchement par voie basse en


fonction des antécédents, de la présentation, des éléments du bassin, et de la
pathologie associée à la grossesse. - La gestante devra être hospitalisée entre la
37è et la 38è semaines si elle est porteuse d’un utérus cicatriciel, voire plus tôt en
cas de grossesse pathologique (diabète, pré éclampsie, drépanocytose...). Dans
tous les autres cas la gestante sera hospitalisée à la 41è semaine si le travail ne
s’est pas déclenché spontanément en vue d’une induction de travail après
préparation du col.

- Les gestantes porteuses d’une grossesse à haut risque devront absolument être
suivies et accoucher dans un centre disposant d’une salle d’opération fonctionnelle
24h / 24, d’une banque du sang et des moyens adéquats de réanimation. Il s’agit de
gestantes:

 qui ont des A.T.C.D. de: prématurité, macrosomie, césarienne ou rupture utérine
réparée, traitement pour stérilité, incompatibilité fœto-maternelle, diabète, H.T.A,
cardiopathie, avortement à répétition, etc.;
 qui présente au cours de la grossesse en cours une anomalie: grossesse multiple,
pré éclampsie, trouble de la glycorégulation, présentation anormale irréductible,
macrosomie fœtale ou retard de croissance intra-utérin, poly hydramnios ou
oligohydramnios, malformation fœtale, anémie, etc.;
25

 trop jeunes (> 16 ans), grandes multipares ou primipares âgée (plus de 30 ans),
petites de taille (> 150 cm)...

Si la patiente ne peut être complètement prise en charge il faudrait la transférer vers


un centre mieux équipé après avoir posé les gestes les plus urgents

LES GROSSESSES A HAUT RISQUE

La plus part des grossesses entre dans le cadre des grossesses normales
mais il n’a ne pas toujours ainsi car toute grossesse d’apparence normale peut à tout
moment présenter les anomalies mettant en danger tant la mère que le fœtus d’autre
part certaines grossesse surviennent sur un terrain défavorable retenti. Ces
grossesse sont dites à haut risque et devrait être dépisté précocement afin de
surveiller strictement .cependant, la sélection mathématique est difficile mais
néanmoins quelque données simple recueille à la première consultation les autres
rapportés par la surveillance permettent de dépister les risques et référer la femme
avant les facteurs ci-après déterminent les grossesses à haut risques :

 Age de la femme enceinte est le facteur important (moins de 15ans et plus


de35ans)
 La taille ; une femme de moins de 150cm est exposée aux risques
 Le poids ; moins de45kg et plus de 80kg sont des femmes exposées aux
dangers.
 Les pathologies associées à la grossesse (l’infection à VIH, HTA, le diabète
sucré, les infections urinaires à répétition, TBC, l’asthme bronchique, les
œdèmes des membres inférieurs résistant aux repos et au régime sans sel
 Les conditions obstétricales suivantes : fragilité de l’utérus lors que la femme a
déjà fait plusieurs grossesse …le curetage répété, les avortements à
répétition, les accouchements prématurés, les grossesses faisant suite à une
période de stérilité
 Les pronostics obstétricaux à 8mois présentant le fond utérin supérieur à 30
cm (gros enfants ou jumeaux)
 Les conditions générales défavorables comme un bas niveau socio-
économique, un travail pénible, l’alcoolisme ou le tabagisme.

CHAPITRE VI : QUELQUES INTERVENTIONS ET SOINS SPECIAUX EN


GYNECO-OBSTETRICALES

1. CERCLAGE DU COL UTERIN

C’est une intervention chirurgicale qui consiste à faufiler un fil solide


dans l’épaisseur du col pour renforcer les sphincters cervicale de fuyant.
26

INDICATION :

 béance du col utérin


 accouchement prématuré à répétition
MATERIELS : un champ stérile sur lequel on dépose les
matériels suivants :
 Une pince porte aiguille
 Un speculum de Cusco ou de Corlin
 Une paire de ciseau
 Une pince de Pozzi ou pince à col
 Du fil à suture non résorbable (SILK Numéro 2) sur un espace propre
préparé :
 Un anti septique
 Un anesthésique générale ou locorégionale
 Une seringue.

TECHNIQUE

L’opération de SHIRODKAR est effectuée à la fin du troisième trimestre de la


grossesse sous anesthésie générale ou loco-générale. On faufile stérilement un fil
non résorbable N°2 dans la paroi externe du col à la hauteur de l’orifice interne du
col. Une aiguille courbe permet de placer le fil tout autour du col à 2 ou 3mm sous la
muqueuse en forme de huit. Les deux extrémités sont nouées en avant, la femme
sera soumise sous toco lyse pour éviter le déclanchement des contractions. Les
antiseptiques vaginaux et anti biotiques par voie générale lui seront administrés.

NB : les fils seront enlevés 2ou3 semaines avant le terme probable ou en cas de
menace d’avortement.

2. LE DECLANCHEMENT ARTIFICIEL DU TRAVAIL

Il s’agit d’une technique qui consiste à stimuler le travail d’accouchement dans les
circonstances suivantes :

 Dépassement du terme ;
 Les maladies maternelles (cardiaques, rénales…) ;

Certaine conditions doivent être respectées :

Le bassin maternel doit être normal

La présentation du fœtus doit être céphalique

L’utérus ne doit pas être cicatriciel

TECHNIQUE : a)rupture artificiel des membranes : c’est une procédé le plus sûr, il
faut que le col soi dilater de 3cm et qu’il s’agisse d’une tête engagée ou facilement
engageable.
27

On pratique la rupture stérilement avec la pointe d’une pince de


KOCHER, une main dégage l’accès aux membranes tandis que l’autre imprime à la
pointe un mouvement de relâ[Link] moment de rupture, une coulée rapide des
eaux est contenu par le doigt laisser sur l’orifice ; si non, une procidence du cordon
est à craindre, les contractions commencent endéans 48h.

b) THEOBALT : c’est une technique qui consiste à administrer de l’oxytocin dans un


sérum glucosé de 5 pourcent à la femme en travail pour augmenter les contractions
et accélérer l’accouchement, il est conseillé d’administrer benzoate d’œstradiol 24h
avant le THEOBALT.

c) EPISIOTOMIE : c’est une technique qui consiste à pratiquer une incision du


pourtour périnée- vulvaire pour agrandir l’orifice vaginal et faciliter l’expulsion du
fœtus, cette technique prévient également les déchirures périnéales.

Indication

 Les primipares avec gros enfant et périnée résistant ou vulve étroit


 Déchirure menas sante du périnée (ancienne déchirure)

INCONVENIENTS

 L’infection de la plaie et la charge de fil


 Disproportion de la cavité vaginale lorsque la suture a été mal faite

MATERIELS : sur un plateau stérile on y dépose une paire de ciseau, une paire
de gant stérile, de tampon et compresse stérile, une seringue et un anesthésique
locale genre xylocaïne.

TECHNIQUE :

o L’épisiotomie est faite lorsque la tête fœtale pousse sur le périnée et au


moment d’un effort exclusif. Après avoir infiltré la région à la xylocaïne,
introduire 2 doigts dans le vagin entre la tête de l’enfant et le périnée.
o Faire une incision medio-latérale à l’union de ¾ supérieur et de ¼ de la
vulve d’un côté ou de l’autre
o L’incision de 2 à 4cm est oblique de bas en dehors de manière à éviter le
sphincter anal en arrière.
o Il faut inciser entre 2doigts protecteurs d’une main, le ciseau tenu dans
l’autre main sectionnant d’un seul coup.

Au si tôt l’accouchement terminé et après la délivrance préparer l’épisiotomie en 3


temps :

 Le temps muqueux :on suture en point séparer la muqueuse vaginal à l’aide


du fil résorbable. Ex : Cat Gut chromé N°0.
 Le temps musculaire : après avoir retiré le tampon vaginal on réunit les
muscles à l’aide du cat Gut chromé n°0
28

 Le temps cutané : on pose le point simple au fil non résorbable, ex : SILCK


Un bain de siège, des antis inflammatoires non stéroïdiens ainsi qu’une
antibiothérapie de couverture seront administré à la femme.

3. LE CURETAGE INSTRUMENTAL

C’est une technique artificielle d’évacuation de l’utérus par voie basse de débris
placentaire en cas d’un avortement incomplet ou rétention placentaire.

MATERIELS :

 Une pince de Pozzi


 Un speculum de colin ou de Cusco
 Une pince porte tampon
 Un hystéromètre
 Une curette tranchante ou mousse
 Tampons et compresse de nombre suffisant
 Prévoir également un anesthésique régional

TECHNIQUE : sous anesthésie régional ou général installer la femme en position


gynécologique, lui poser un speculum vaginal

o Désinfecter la cavité vaginale avec un désinfectant doux


o Saisir le col utérin avec la pince de pozzi à 10h
o Introduire l’hystéromètre pour repérer la profondeur et la direction de l’utérus
o Introduire la curette sans pousser et commencer à racler l’utérus et
méthodiquement du fond vers le segment inferieur
o L’utérus est vide quand le sang qui sort est mousseux et aérer et surtout
lorsque cette écoulement à tendance à diminuer
o Terminer par administrer un hémostatique utérin genre ergométrie

Une antibiothérapie de couverture, des antibiothérapies non stéroïdiennes


seront administrés à la femme enceinte.

NB : Une de complication majeur qu’engendre le curetage instrumental est la


perforation de l’utérus qui saveur une urgence chirurgical.

Pour l’éviter, l’opération ne devrait plus appuyer trop fort sur la curette et éviter de
pousser dessus lorsqu’elle bute au niveau du cornet utérin.

4. TAMPONNEMENT VAGINAL ET UTERIN

C’est une technique qui consiste à obturer le vagin et l’utérus au moyen


d’une mèche de gaze hydrophile dans le but d’arrêter une hémorragie. Le placement
peut être facile et effectuer avec le tamponnateur rapide, mais il ne faut pas penser
que la mèche est à même d’arrêter une hémorragie grave.
29

C’est une méthode auxiliaire qui rend de service mais ne dispense pas
de la recherche et du traitement de la cause. Cette mèche sera retirée dans le 48h
qui suive en travaillant doucement pour éviter les récidives.

Indication :

 En cas d’hémorragie ;
 Après expression du placenta ;
 Après déchirure du col ;
 Après curetage
 En cas d’hémorragie du col de varice vaginal ;

Matériel :

 Les nécessaire pour se laver les mains (NLM) ;


 Le désinfectant ;
 Tampon, mèche ;
 Pince porte tampon ;
 Pince fixe champ ;
 Speculum, Pince de pozzi, Pince anatomique, Le ciseau ;
 Le tamponnateur utérin et le B.R ;

PREPARATION DU MALADE ET TECHNIQUE

 Sondage vésical ;
 Rasage et toilette de la région vulvaire ;
 Malade en position gynécologique ;
 Glisser un champ sur le siège de la malade, se laver les mains ;
 Introduire le speculum et introduire les mèches, après intervention installé
confortablement la malade enlever et nettoyer le matériel.

5. HYSTEROGRAPHIE OU HYSTERO SALPINGOGRAPHIE

C’est une radiographie de l’utérus et des trompes après injections d’un


liquide de contraste. Le but poursuivi est de connaitre la configuration des organes
génitaux internes dans le cadre du traitement de stérilité féminine.

Indication :

 La stérilité ;
 L’avortement répété et en cas de tumeurs ;

Contre-indication : Elles sont particulièrement respecté dans le cadre d’infertilité


pour ne pas aggravé une situation déjà délicate Ainsi s’il y a :

 Leucorrhée abondante ;
 Douleur latéraux utérine ;
 L’état fébrile, grossesse ;
30

IMPORTANCE

 HSG visualise très bien la cavité utérine et de trompes de Fallope et


démontre la perméabilité de ces derniers.
 Confirme les anomalies de l’utérus, Ex : présence de corps étranger

6. PLACEMENT D’OVULE ET DES COMPRIMES VAGINAUX

Les ovules sont de petite masse de forme ovulaire préparés à base des beurres de
cacao ou glycérine contenant une ou plusieurs substances médicamenteuses sont
destinées à être introduite dans le vagin.

Indication :

 Désinfection du vagin, calmer la douleur, sécher les leucorrhées et modifier le


PH vaginal.

Matériel :

 Plateau plus champ stérile


 Gant stérile et produit (ovule ou comprime vaginal) ;

Technique :

 Avertir la malade (préparation psychologique), vider la vessie demander


d’uriner avant ;
 Porter le gant stérile et écarter les lèvres avec la main gauche pendant que la
main droite introduit et déposé le produit dans le fond du canal vaginal.

7. TOILETTE VULVAIRE

But : Laver la vulve avant une intervention ;

Précaution : prévenir la personne du soin à faire et lui conseille d’uriné avant le soin.

Matériel :

 Chariot de soins, plateau plus champ stérile


 Le tampon d’ouate ; faut en avoir 6 au total ; une pince ou gant stérile ;
 Un godet plus le désinfectant et 6 tampons d’ouate ;
 Les nécessaire pour se laver les mains
 Bassin de lit plus protection en caoutchouc ;
 Bassin réniforme et la couverture individuelle.

SONS PREPREMENT-DITS

- Faire sortir les visiteurs et placer la couverture individuelle ;


- Placer le bassin de lit et panne et mettre en position gynécologiques la femme
- Déposé le BR entre les jambes du malade contre la panne, avec godet et
désinfectant au côté éloigné de la panne
31

- Se désinfecter les mains, relever la couverture individuelle avec le coude de la


main droite
- Prendre un tampon du godet pour le mot de venus et grande lèvre coté
éloigné ;
- Deuxième tampon : mot de venus et grande lèvre cote proche de soins.
- Troisième tampon : petite lèvre coté éloigné ;
- Quatrième tampon : petite lèvre du coté proche de soins ;
- Cinquième tampon : la fente vulvaire et Sixième tampon : Fente vulvaire et
anus.

Toujours faire le mouvement de bas en haut en fin de ne pas ramener le germe


pathogène au vagin.

- Essuyer la vulve dans le même ordre ;


- Retirer le BR, bassin de lit, protection ;
- Remise en ordre de matériel ;
- Rapport.

8. L’HYDROTUBATION ET SES PRINCIPES


Indication
- stérilités ;
- Algies pelviennes essentielles ou inexplicables.

Contre-indication

- Cervicite (endo-cervicite) ;
- Hémorragie génitale ;
- Infection pelvienne.

Diagnostic

 En clinique ; il se fait par :


- Motif de consultation ;
- Désire de maternité (conception) ;
- Un bon examen gynécologique ;
 En para-clinique ; il se fait par :
- L’hystérosalpingo-graphe ;
- Les tests inflammatoires.

Technique

Préparation de la femme en vue d’une hydrotubation

A. Rôles de l’infirmier

 Montrer à la femme (patiente) l’état de ses organes génitaux ;


32

 Lui expliquer que ce traitement peut être douloureux, tout en lui


montrant également l’intérêt de ce dernier et la manière et la manière dont il
sera suivie ;
 Proscrire les coïts pendant la séance de e traitement ;
 Montrer que ce traitement se fait entre le 8ème et le 12ème jour du cycle.

PRODUITS UTILISES ET EFFETS PHARMACOLOGIQUES

PRODUITS UTILISES

1. Un antibiotique
 Ampicilline 1g+Kanamycine 1g ;
 Pénicilline cristallisé 5mega ;
 Clamoxyl 1G ou lincocin.

2. Anti-inflammatoire
 Déxamethasone 8mg ;
 Hydrocortisone 100mg ;
 Celestène chromodose ou dépôt mèdrol ;
3. Protéolytique
 Chimar.
4. Sérum physiologique ou eau distillée pour la dilution

N.B. L’association de l’un d’antibiotique et d’autres produits devrait faire


20cc.

EFFETS PHARMACOLOGIQUES

Antibiotique :

Pour lutter contre les germes en cause dans l’obstruction tubaire.

Anti-inflammatoire

Possèdent une action sur le processus inflammatoire liés à l’infection.

Protéolytique

Pour lutter contre les adhérences intra-tubaires.

PRECAUTION A PRENDRE AVANT L’HYDROTUBATION

 S’assurer que la patiente est entre les 8 ème et 12 ème jours du cycle ;
 Connaitre si la patiente est allergique à l’un des produit ;
 Eliminer une cervicite, une infection pelvienne et une hémorragie
génitale.

EXCUTION DE LA TECHNIQUE
33

 Installer la patiente sur la table gynécologique ;


 Régler la lumière ;
 Placer le spéculum, en écartant les lèvres, introduire doucement selon
un axe oblique puis redresser l’axe et ouvrir doucement les valves du
spéculum ;
 Saisir le col sur ses bords latéraux à l’aide des pince de POZZI ;
 Introduire l’embout de la canule dans l’orifice du col ;
 Connecter la seringue contenant les drogues à la canule tirer le col par
les pinces de POZZI et injecter doucement tout en vérifiant le passage de
produit.

LES COMPLICATIONS

 L’hémorragie liée à la prise du col par la pince de POZZI à tamponner ;


 Infection pelvienne ;
 Douleurs abdominales intenses ;
 Nausée et vomissement.

Chapitre VII. NOTION SUR LA STERILITE

1. Définition : On dit qu’un couple est stérile quand après 2ans de cohabitation
régulière et la femme n’est pas enceinte.
2. Type de stérilité : On distingue 2 types de stérilité : Primaire et secondaire.

La stérilité féminine est l’impossibilité qu’une femme de devenir enceinte et la


stérilité masculine est l’impossibilité que l’homme puisse engendrer.

3. Etiologies: les causes de la stérilité secondaire sont reparties en 2


catégories.
0. Anomalies des structures ; et
1. Anomalies des fonctionnements ou physiologique

Anomalies des structures : Parmi eux on cite :

 Infections pelviennes qui ont comme conséquence :


- Obstruction cervicale
- Obstruction Tubulaire
- Les adhérences tubo-ovariennes
- La rétroversion utérine

Anomalies des fonctionnements ou physiologique

 L’Hyper prolactemie
 L’ovaire micropoly kystique
 Le goitre ovarien.

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