- Missions
Elles correspondent aux grandes politiques de l’État.
Une mission est créée à l’initiative du Gouvernement et
peut être ministérielle ou interministérielle. Elle
regroupe des programmes. Le Parlement vote le budget
par mission et peut modifier la répartition des dépenses
entre programmes au sein d’une même mission.
2- Programmes (dotations)
Un programme est l’unité de l’autorisation
parlementaire. Il constitue une enveloppe globale et
limitative de crédits. Il relève d'un seul ministère et
regroupe un ensemble cohérent d’actions. Il est confié à
un responsable, désigné par le ministre concerné. Ce
responsable de programme peut modifier la répartition
des crédits par action et par nature: c’est le principe
de fongibilité. En effet, la répartition des crédits
indiquée en annexe du projet de loi de finances n'est
qu'indicative.
À chaque programme sont associés des objectifs précis
ainsi que des résultats attendus.
3- Actions
Les actions précisent la destination des crédits. En effet,
dans le découpage indicatif d’un programme, l’action
apporte des précisions sur la destination prévue des
crédits.
4- Les autorisations d’engagement (AE)
Elles correspondent à la limite supérieure des dépenses
pouvant être juridiquement engagées au cours de
l’exercice pour la réalisation des investissements prévus
par la loi de finances.
5- Les crédits de paiement
Elles correspondent aux besoins de paiement (la
trésorerie) de l’exercice concerné, compte tenu du
rythme de réalisation des engagements juridiques actés
au titre de l’année de l’exercice ou de celui des années
antérieures.
III- Les innovations budgétaires
Le budget programme a introduit plusieurs innovations
ayant trait à des principes, à la régulation budgétaire et
à la rénovation du contrôle budgétaire.
1- Principes budgétaires nouveaux
On en distingue trois :
a- Le principe de la transparence (sincérité)
Il renvoie à la franchise, l’intégrité, la loyauté et la clarté
dans l’exercice des fonctions financières. Il prend en
compte l’exhaustivité et la fiabilité dans la diffusion des
informations financières.
b- Le principe de la responsabilité
Il exige qu’une plus grande liberté soit accordée aux
gestionnaires dans l’exercice de leurs fonctions
financières. Ce principe met en exergue l’engagement
de la responsabilité des acteurs dans l’exercice de leurs
fonctions financières.
c- Le principe de la redevabilité
Selon ce principe, il est exigé à tout gestionnaire de
rendre compte de l’utilisation des ressources publiques
à travers la production de rapports de gestion. Il renvoie
à la reddition des comptes.
2- Les documents de programmation
pluriannuelle
a- Document de Programmation Budgétaire et
Économique Pluriannuelle (DPBEP)
C’est un instrument de cadrage global des recettes et
des dépenses sur une période triennale glissante. Il est
utile au Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) et
encadre la préparation de la loi de finances.
Il vise à permettre au peuple et à ses représentants
d’être informé des choix de la politique économique de
l’État.
b- Document de programmation Pluriannuelle
des Dépenses (DPPD)
En tant qu’instrument de programmation budgétaire
triennal glissant, il met en exergue la poursuite et
l’atteinte des performances mesurables de l’action
publique.
Il vise à définir les politiques publiques de chaque
ministère et institution, et les résultats stratégiques. Il
constitue un instrument de base de mesure de la
performance globale des ministères et institutions.
c- Le Projet Annuel de Performance (PAP)
Ce document présente le budget et le cadre de
performance du programme. Il permet de disposer d’un
cadre de mise en œuvre des stratégies de chaque
ministère et institution. Il constitue un instrument de
base de mesure de la performance des programmes.
3- La budgétisation et la gestion des crédits
Il faut savoir que les crédits ouverts par la loi de
finances sont constitués de :
ü crédits de paiement, pour les dépenses de
personnel, les acquisitions de biens et services et les
dépenses de transfert,
ü et d'autorisations d'engagement et de crédits
de paiement pour les dépenses d'investissement et les
contrats de partenariats publics privés (article 17
directive n 06/2009).
Les dotations renvoient aux crédits non répartis en
programmes, comme par exemple les crédits des
institutions constitutionnelles, lorsqu'ils sont
directement destinés à l'exercice de leurs missions
constitutionnelles.
Le budget programme introduit un nouvel acteur : le
responsable de programme (article 13 de la directive n
06/2009 qui assure le pilotage des programmes, c'est-
à -dire la gestion des crédits budgétaires destinés à la
mise en œuvre de la politique publique. Il est proposé
par le ministre de tutelle et nommé par décret.