0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
198 vues13 pages

Exposé - L'onu Et La Gestion Du Monde

L'ONU, créée en 1945 pour maintenir la paix et promouvoir le développement, fait face à des défis tels que le droit de veto, la représentation inégale et des limites opérationnelles. Ses actions incluent le maintien de la paix, l'aide humanitaire et la diplomatie multilatérale, mais des échecs notables comme le génocide rwandais soulignent ses limites. Les réformes proposées visent à améliorer son efficacité et sa légitimité face à des enjeux mondiaux croissants.

Transféré par

hounlekposylvestre
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
198 vues13 pages

Exposé - L'onu Et La Gestion Du Monde

L'ONU, créée en 1945 pour maintenir la paix et promouvoir le développement, fait face à des défis tels que le droit de veto, la représentation inégale et des limites opérationnelles. Ses actions incluent le maintien de la paix, l'aide humanitaire et la diplomatie multilatérale, mais des échecs notables comme le génocide rwandais soulignent ses limites. Les réformes proposées visent à améliorer son efficacité et sa légitimité face à des enjeux mondiaux croissants.

Transféré par

hounlekposylvestre
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Exposé : L’ONU et la gestion du monde

Niveau : Terminale

Problématique
Comment l’Organisation des Nations unies (ONU) organise-t-elle la gestion des conflits,
du développement et des grandes crises mondiales, et quelles sont les limites de son
action ?

Plan proposé
Introduction
I. Naissance et objectifs de l’ONU 1. Le contexte historique (1945 : fin de la Seconde
Guerre mondiale) 2. Les buts affichés par la Charte 3. Les valeurs et principes
fondamentaux
II. La structure de l’ONU et ses organes principaux 1. L’Assemblée générale 2. Le
Conseil de sécurité 3. Le Secrétariat et le Secrétaire général 4. Le Conseil économique
et social (ECOSOC) 5. La Cour internationale de Justice (CIJ) 6. Le Conseil de tutelle
(activé puis mis en sommeil)
III. Les moyens d’action de l’ONU 1. Le maintien de la paix (casques bleus) 2. Les
sanctions et clauses coercitives 3. L’action humanitaire et le droit international
humanitaire 4. Le développement et les agences spécialisées 5. La diplomatie
multilatérale et la prévention des conflits
IV. Études de cas (application concrète) 1. La guerre de Corée (1950) : première
implication collective 2. Le Rwanda (1994) : l’échec des mécanismes de prévention 3.
La Yougoslavie / Bosnie (années 1990) : complexité des mandats 4. La Libye (2011) et
la Syrie (depuis 2011) : limites face aux veto et aux intérêts nationaux 5. L’Ukraine
(depuis 2022) : le rôle de l’ONU face à une grande puissance
V. Les limites, critiques et controverses 1. Le droit de veto et l’iniquité de la
représentation 2. La dépendance financière et l’efficacité opérationnelle 3. La question
de la souveraineté et du non‑ interventionnisme 4. Les scandales (abus, mauvaise
gestion)
VI. Réformes et pistes d’amélioration 1. Réforme du Conseil de sécurité : qui pour
être permanent ? 2. Limitation ou encadrement du veto 3. Meilleure coordination entre
agences et financement durable 4. Renforcement du rôle du Secrétaire général et des
mécanismes de prévention
Conclusion
Annexes : chronologie, glossaire, cartes mentales, exercices et questions
d’entraînement, bibliographie.

Introduction
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États ont essayé de se doter
d’institutions capables de gérer les conflits internationaux, d’organiser la coopération
économique et sociale, et de prévenir de nouvelles catastrophes. L’Organisation des
Nations unies (ONU) est l’aboutissement principal de cette volonté collective. Elle vise à
maintenir la paix et la sécurité, à promouvoir le développement et les droits humains, et
à coordonner la réponse internationale face aux crises. Mais dans un monde marqué
par des intérêts contradictoires, des puissances inégales et des défis globaux nouveaux
(terrorisme, changement climatique, pandémies), l’ONU paraît parfois puissante… et
parfois impuissante. Cet exposé propose d’expliquer comment elle fonctionne, ce qu’elle
peut raisonnablement accomplir, et pourquoi des limites subsistent.

I. Naissance et objectifs de l’ONU


1. Le contexte historique
La Seconde Guerre mondiale a montré l’incapacité de la Société des Nations à prévenir
la guerre. En 1945, les puissances victorieuses (principalement les États-Unis, le
Royaume‑ Uni, l’Union soviétique, la Chine et la France) décidèrent de créer une
organisation plus solide, fondée sur une charte qui poserait des règles claires de
fonctionnement et de coopération entre États.
Date clef : la Charte des Nations unies est signée en juin 1945 et l’Organisation entre
officiellement en fonction en octobre 1945.

2. Les buts affichés par la Charte


La Charte de l’ONU fixe des objectifs précis :
 Maintenir la paix et la sécurité internationales ;
 Développer des relations amicales entre nations ;
 Coopérer pour résoudre les problèmes économiques, sociaux, culturels et
humanitaires ;
 Promouvoir et encourager le respect des droits de l’homme.
Ces buts montrent que l’ONU ne se limite pas à une simple fonction de police mondiale :
elle organise aussi la coopération pour le développement et la protection des
personnes.
3. Les valeurs et principes fondamentaux
Parmi les principes : souveraineté des États, interdiction de l’emploi de la force sauf en
cas de légitime défense ou d’autorisation du Conseil de sécurité, égalité souveraine des
États, règlement pacifique des différends, non‑ intervention dans les affaires intérieures.

II. La structure de l’ONU et ses organes principaux


L’ONU est un système complexe composé d’institutions centrales et d’agences
spécialisées. Voici les principaux organes :

1. L’Assemblée générale (AG)


 Organe représentatif de tous les États membres (193 États aujourd’hui).
 Compétences : débats politiques, adoption de recommandations, budget,
admission de nouveaux membres.
 Chaque État dispose d’une voix ; les décisions importantes requièrent une
majorité qualifiée.
Rôle pédagogique pour le lycéen : l’AG est le « forum de la planète » — un lieu de
discussion, souvent symbolique, où s’expriment opinions et pressions internationales.

2. Le Conseil de sécurité (CS)


 15 membres : 5 permanents (États‑ Unis, Royaume‑ Uni, France, Russie, Chine)
et 10 non‑ permanents élus pour deux ans.
 Mission principale : maintenir la paix et la sécurité internationales.
 Pouvoirs spécifiques : imposer des sanctions, autoriser l’emploi de la force, créer
des opérations de maintien de la paix.
 Veto : chaque membre permanent peut bloquer toute décision substantielle.
Le fonctionnement du Conseil de sécurité explique en grande partie les succès et les
échecs de l’ONU dans la gestion des conflits.

3. Le Secrétariat et le Secrétaire général


 Le Secrétaire général est le chef administratif : il dirige le Secrétariat, prépare des
rapports, joue un rôle de médiateur et porte la « voix » morale de l’ONU.
 Le Secrétariat est composé de fonctionnaires internationaux qui exécutent, sur le
plan opérationnel, les décisions prises par les organes politiques.

4. Le Conseil économique et social (ECOSOC)


 Coordonne les activités économiques et sociales, supervise les agences
spécialisées (OMS, UNESCO, FAO, etc.).
 Forum pour le dialogue entre États, organisations non gouvernementales et
acteurs privés.

5. La Cour internationale de Justice (CIJ)


 Organe judiciaire principal : règle les différends juridiques entre États et donne
des avis consultatifs.
 Ses décisions sont contraignantes pour les parties qui ont accepté sa juridiction,
mais la CIJ n’a pas de police pour forcer l’exécution de ses arrêts.

6. Le Conseil de tutelle
 Conçu pour superviser les territoires sous tutelle après la Seconde Guerre
mondiale ; aujourd’hui largement inactif (situation historique).

III. Les moyens d’action de l’ONU


L’ONU dispose de plusieurs instruments pour « gérer » le monde :

1. Le maintien de la paix (opérations de paix)


 Les forces de maintien de la paix (« casques bleus ») interviennent avec des
mandats donnés par le Conseil de sécurité.
 Types de missions : observation, maintien de cessez‑ le‑ feu, protection des
civils, appui à l’organisation d’élections.
 Les forces de maintien de la paix sont fournies par les États membres
(contribution de troupes et de personnel policier).
Limites pratiques : troupes parfois insuffisantes, règles d’engagement restrictives,
difficulté à opérer dans des conflits inter‑ États modernes.

2. Les sanctions et mesures coercitives


 Le Conseil de sécurité peut imposer des sanctions économiques, embargo sur
les armes, gels d’avoirs, etc.
 Les sanctions cherchent à faire pression sans recourir à la force ; leur efficacité
varie selon l’unité internationale et l’impact sur les populations.

3. L’action humanitaire et la protection des droits de l’homme


 L’ONU coordonne l’aide en urgence (via OCHA, le HCR, l’UNICEF, le PAM, etc.).
 Elle établit des normes (Déclaration universelle des droits de l’homme, traités) et
des mécanismes (Conseil des droits de l’homme).

4. Le développement et les agences spécialisées


 Agences telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation des
Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation
internationale du travail (OIT), etc., travaillent sur la santé, l’éducation,
l’agriculture et l’emploi.
 Programmes phares : les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)
puis les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030.

5. La diplomatie multilatérale
 L’ONU est un espace de négociation (climatique, commercial, juridique). Elle
organise des conférences mondiales (COP sur le climat, sommets sur le
développement).
 Les résolutions et déclarations créent des normes et des attentes internationales,
même si elles ne sont pas toujours contraignantes.

IV. Études de cas


Les études de cas permettent de mesurer l’efficacité réelle de l’ONU.

1. Guerre de Corée (1950)


 Le Conseil de sécurité autorise une action collective en l’absence du veto
soviétique (boycott du Conseil par l’URSS). Cette intervention, sous leadership
américain, marque la première grande opération agissant sous bannière
onusienne.

2. Rwanda (1994)
 Le génocide au Rwanda illustre un grave échec : la communauté internationale,
dont l’ONU, n’est pas intervenue à temps pour empêcher le massacre d’environ
800 000 personnes. Les mandats faibles et le manque de ressources expliquent
en partie cet échec.

3. Yougoslavie / Bosnie (années 1990)


 Interventions partielles, zones de protection mal défendues, tribunaux ad hoc
(TPIY) créés pour juger les crimes de guerre. La complexité ethnique et la
multiplicité d’acteurs montrent les limites opérationnelles.

4. Libye (2011) et Syrie (depuis 2011)


 En 2011, le Conseil de sécurité autorise une intervention en Libye (Résolution
1973) pour protéger les civils. L’interprétation de ce mandat et ses conséquences
ont soulevé des débats sur l’ingérence. En Syrie, les veto répétés au Conseil de
sécurité ont empêché une action collective forte.

5. Ukraine (depuis 2022)


 L’invasion russe de l’Ukraine a mis en lumière la contradiction entre la charte de
l’ONU et la réalité géopolitique : la Russie, membre permanent, peut bloquer le
Conseil de sécurité par son veto, rendant difficile une réponse onusienne
concertée.

V. Limites, critiques et controverses


L’Organisation des Nations unies est régulièrement l’objet de critiques variées —
certaines portent sur son cadre juridique et institutionnel, d’autres sur son efficacité
opérationnelle, financière ou morale. Cette section développe les principaux reproches
formulés à l’encontre de l’ONU et illustre chacun par des exemples concrets.

1. Le droit de veto : une arme politique aux conséquences lourdes


Explication du mécanisme
Le droit de veto permet à chacun des cinq membres permanents du Conseil de sécurité
(les « P5 » : États‑ Unis, Royaume‑ Uni, France, Russie, Chine) de bloquer l’adoption
d’une résolution substantielle. Techniquement, une résolution passe si elle obtient neuf
voix favorables au minimum et si aucun des P5 n’y oppose son veto.

Conséquences pratiques
 Paralysie sur des crises majeures : lorsque l’un des P5 est directement
impliqué ou soutient un acteur d’un conflit, il peut bloquer la réaction collective
(ex. blocage autour de la Syrie). Le veto peut ainsi empêcher des sanctions, des
enquêtes internationales ou des opérations de protection des civils.
 Injustice perçue et légitimité remise en cause : de nombreux pays considèrent
qu’une organisation universelle ne peut rester légitime si quelques États
disposent d’un pouvoir d’arrêt absolu.
Arguments en faveur du veto
 Les partisans du veto soutiennent qu’il garantit la stabilité internationale en
empêchant des décisions qui mèneraient à des guerres avec de grandes
puissances ; il est aussi un prix politique qui a permis la création même de l’ONU
en 1945.
Tentatives d’encadrement
 Des initiatives diplomatiques cherchent à limiter l’usage du veto dans les cas de
crimes graves (génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre) ou à rendre
les usages publics et motivés.

2. Représentation inégale et légitimité démocratique


Le fossé 1945 / 2025
La composition du Conseil de sécurité reflète la géopolitique de 1945. Depuis, l’équilibre
des puissances a changé : des régions entières (Afrique, Amérique latine, Asie du Sud)
réclament une représentation permanente adaptée à leur poids démographique et
économique.

Conséquences
 Frustration politique : pays émergents (Inde, Brésil, Nigeria, Afrique du Sud,
etc.) estiment que leur absence au rang des permanents réduit leur influence sur
les grandes décisions internationales.
 Risques de fragmentation : incapacité de réformes acceptables pourrait
encourager des coalitions alternatives (organisations régionales, alliances
bilatérales) hors du cadre onusien.

3. Dépendance financière et contraintes budgétaires


Fonctionnement des contributions
Le budget ordinaire de l’ONU et le budget des opérations de maintien de la paix
reposent sur les contributions des États membres. Certains pays majeurs ont des
arriérés ou mettent en condition leurs paiements.

Effets
 Retards et réduction d’opérations : des missions peuvent être retardées, des
programmes de développement ralentis, des agences voir leur travail compromis.
 Influence politique par le financement : les grands donateurs peuvent peser
sur les priorités grâce à des contributions volontaires ciblées.

4. Limites opérationnelles : logique du mandat et contraintes sur


le terrain
Mandats restrictifs
Les opérations de paix sont définies par des mandats qui encadrent leurs actions. Ces
mandats sont parfois trop limités pour faire face à des situations de violence intense ou
à des groupes armés non étatiques.

Problèmes logistiques et juridiques


 Manque de troupes ou de matériel : certains pays hésitent à fournir des
contingents, ou leurs forces manquent d’équipement adapté.
 Règles d’engagement strictes : le personnel onusien peut être réticent à
intervenir quand la situation est risquée, d’où la vulnérabilité des civils.

5. Scandales, abus et déficit de responsabilité


Abus sexuels et protection des civils
Plusieurs missions onusiennes ont été entachées par des affaires d’abus sexuels
impliquant du personnel de maintien de la paix. Ces scandales portent atteinte à la
crédibilité morale de l’ONU.
Corruption et mauvaise gestion
Des critiques internes et externes dénoncent des problèmes de gestion, des gaspillages
et un manque de transparence dans certains programmes.

6. Souveraineté nationale vs. devoir d’ingérence (dilemme moral)


Non‑ intervention et respect des États
L’ONU doit constamment jongler entre le principe de non‑ intervention — fondamentale
pour la reconnaissance mutuelle des États — et la nécessité d’intervenir quand des
violations massives des droits de l’homme ont lieu.

Doctrine de la “Responsabilité de protéger” (R2P)


 Concept apparu au début des années 2000 : les États ont une responsabilité de
protéger leurs populations des crimes de génocide, crimes de guerre, nettoyage
ethnique et crimes contre l’humanité ; la communauté internationale a un devoir
d’agir si l’État échoue.
 R2P illustre les tensions entre principe et pratique : son application dépend
encore largement de la politique des États au Conseil de sécurité.

7. Limites juridiques de la Cour internationale de Justice


La CIJ peut rendre des arrêts contraignants pour les États qui acceptent sa
compétence, mais elle dépend de la coopération des États pour l’exécution des
décisions. L’absence d’un mécanisme exécutif fort limite son pouvoir effectif.

8. Complexité des crises modernes (acteurs non étatiques,


cyberespace, climats)
Les menaces contemporaines (terrorisme transnational, groupes armés non étatiques,
criminalité transfrontalière, attaques cybernétiques, changement climatique provoquant
des migrations massives) échappent souvent aux réponses classiques de l’ONU,
conçues pour des conflits interétatiques.

VI. Réformes et pistes d’amélioration (développées)


Les limites précédentes alimentent un large débat sur la réforme de l’ONU. Plusieurs
pistes sont discutées : certaines sont techniques et réalistes à court terme ; d’autres
sont ambitieuses et demandent un accord politique difficile.
1. Réformer le Conseil de sécurité : options et obstacles
Options couramment proposées
 Élargissement du nombre de sièges permanents : groupes comme le “G4”
(Allemagne, Japon, Inde, Brésil) ont demandé un siège permanent ; d’autres
réclament une représentation africaine permanente.
 Création de sièges semi‑ permanents ou régionaux : alternative pour mieux
représenter les grandes régions sans multiplier les P5.
 Rotation et critères de sélection : établir des critères clairs (population,
contribution financière, engagement pour la paix) pour l’attribution des sièges.
Obstacles
 Toute modification de la composition du Conseil implique une révision de la
Charte, donc l’accord des P5 — les mêmes États qui pourraient perdre influence
sont réticents.
 Problèmes d’équilibre régional : qui choisir ? sur quels critères ?

2. Encadrement du veto : idées pratiques


Options techniques
 Clause de restriction : convenir de ne pas utiliser le veto dans les cas de crimes
graves (génocide, crimes de guerre). Certaines coalitions de pays ont déjà
proposé ce type d’engagement volontaire.
 Publication des motivations : rendre public et motivé l’usage d’un veto pour
responsabiliser son détenteur.
 Mécanismes alternatifs : invoquer la Résolution « Uniting for Peace » de 1950
qui permet à l’Assemblée générale d’agir si le Conseil de sécurité est paralysé.
Avantages et limites
Ces mesures peuvent renforcer la responsabilité politique, mais elles ne suppriment pas
le pouvoir formel du veto tant que la Charte n’est pas modifiée.

3. Renforcer les opérations de paix


Meilleures pratiques proposées
 Mandats clairs et réalistes : établir des objectifs réalisables avec des règles
d’engagement adaptées.
 Réserve rapide internationale : constituer une force en attente, pré‑ entraînée
et financée, pour intervenir rapidement en cas d’urgence.
 Meilleure formation et contrôle : plus de sélection et formation pour prévenir les
abus, mécanismes de sanction contre les fautifs.
 Partenariats régionaux : coopération plus soutenue entre l’ONU et des
organisations régionales (UA, UE, OTAN) pour partager responsabilités et
matériels.
Financement et responsabilité
 Créer des fonds de réaction rapide, garantir des contributions prévisibles et
responsabiliser les États contributeurs.

4. Réforme du financement et transparence


Propositions
 Diversification des ressources : développer des contributions volontaires sur
projets, partenariats public‑ privé contrôlés, taxe internationale sur certains flux
(ex. une petite taxe sur les transactions financières) — idée controversée mais
débattue.
 Amélioration de la transparence : audits réguliers, publication détaillée des
budgets et des résultats des programmes.

5. Renforcer le rôle préventif : diplomatie préventive et alerte


Outils à améliorer
 Observation précoce et centres d’analyse : soutenir des capacités d’analyse
des signaux faibles, améliorer le partage d’information entre agences.
 Programmes de consolidation de l’État : investir dans l’institutionnalisation, la
justice, la police locale avant l’éclatement de la crise.
 Inclusion des acteurs locaux : soutenir la société civile et les mécanismes de
résolution de conflits à l’échelle nationale et locale.

6. Rendre l’ONU plus connectée à la société globale


Participation accrue
 Inclusion de la société civile et du secteur privé dans les processus de
décision, sous forme consultative ou partenariale, en veillant à des garde‑ fous
éthiques.
 Voix des jeunes et des femmes : quotas ou mécanismes renforcés pour
garantir l’égalité de genre et la présence des jeunes dans les consultations.

7. Mesures concrètes réalisables à court terme (plan d’action en 5


ans)
1. Accords volontaires de non‑ usage du veto dans les cas de crimes graves
signés par un grand nombre d’États (y compris certains P5 si possible).
2. Création d’un fonds de réaction rapide pour les opérations humanitaires
d’urgence, alimenté par contributions volontaires liées à des engagements de
transparence.
3. Programme pilote de réserve rapide avec contributions régionales (pour tester
concept et procédures).
4. Renforcement des mécanismes de redevabilité pour le personnel des
opérations de paix : procédures d’enquête plus rapides, sanctions claires.
5. Table ronde sur la réforme du Conseil réunissant représentants régionaux
pour définir critères d’élargissement acceptables.

8. Réformes constitutionnelles (long terme)


Changer la Charte pour modifier le droit de veto ou la composition du Conseil de
sécurité reste difficile mais pas impossible : cela nécessiterait une coalition large d’États
et des concessions politiques majeures. Une stratégie réaliste combine réformes
progressives (mesures volontaires, pratiques nouvelles) et une feuille de route pour
amendements progressifs.

Conclusion (développée)
L’Organisation des Nations unies demeure l’instrument principal de gouvernance
mondiale : son cadre normatif, ses agences spécialisées et ses missions concrètes
jouent un rôle durable dans la prévention des conflits, la coordination humanitaire, la
santé publique, les droits de l’homme et le développement. Toutefois, sa capacité à
répondre efficacement dépend étroitement de la volonté politique des États membres et
du degré d’adaptation de ses institutions aux défis du XXIᵉ siècle.
Pour un élève de Terminale, l’enseignement principal est double : d’une part,
comprendre que l’ONU fonctionne comme un réseau d’institutions complémentaires
avec des forces réelles ; d’autre part, saisir pourquoi ce système est parfois impuissant
— non pas par défaut de compétence, mais parce qu’il repose sur un ordre international
fondé sur la souveraineté nationale et des rapports de force historiques.
Les réformes possibles sont nombreuses et certaines peuvent améliorer sensiblement
l’efficacité et la légitimité de l’ONU. Mais il faut garder à l’esprit que l’ONU est, par
nature, un reflet de la politique mondiale : tant que l’équilibre des puissances et les
intérêts nationaux demeurent tels qu’ils sont, les progrès institutionnels seront limités. La
transformation durable nécessitera un engagement politique global, une meilleure
responsabilité et une plus grande inclusion.

Annexes (développées)
Annexe A — Chronologie détaillée (sélective)
 1944–1945 : Conférences de Dumbarton Oaks et de Yalta ; rédaction de la
Charte des Nations unies. Signature de la Charte à San Francisco, juin 1945.
Entrée en vigueur le 24 octobre 1945.
 1948 : Adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
 1950 : Résolution « Uniting for Peace » (Assemblée générale) — procédure
alternative en cas de paralysie du Conseil de sécurité.
 1950–1953 : Guerre de Corée — première grande intervention sous mandat
onusien.
 1993–1994 : Création de tribunaux ad hoc (TPIY) et génocide au Rwanda (1994)
— remise en question des mécanismes de prévention.
 1999–2000s : Réformes administratives et création de mécanismes de
redevabilité.
 2005 : Sommet mondial des Nations unies — appel à une réforme du Conseil de
sécurité.
 2015 : Adoption des Objectifs de développement durable (ODD) — agenda
mondial pour 2030.

Annexe B — Glossaire élargi


 Assemblée générale : organe délibératif et représentatif.
 Conseil économique et social (ECOSOC) : coordination des questions
économiques et sociales.
 Conseil de sécurité : principal organe chargé du maintien de la paix.
 Droit de veto : pouvoir d’un membre permanent de bloquer une décision
substantielle.
 Mandat : autorisation définissant le rôle et les limites d’une mission onusienne.
 R2P (Responsibility to Protect) : doctrine sur la protection des populations face
à des crimes graves.

Annexe C — Cartes et schémas (à produire en cours/TP)


 Carte : répartition géographique des missions de maintien de la paix (à
différentes dates clés).
 Schéma : organigramme de l’ONU (organes centraux et agences spécialisées).
 Graphique : évolution historique du nombre d’États membres et des budgets
(ordre de grandeur).

Annexe D — Questions d’entraînement (avec pistes de corrigé)


1. Expliquez le rôle et le fonctionnement du Conseil de sécurité.
o Piste de réponse : composition, majorité requise, droit de veto, exemples
d’utilisation.
2. Analysez les causes de l’échec de l’ONU au Rwanda en 1994.
o Piste de réponse : mandats limités, manque de moyens, carence
d’information, inertie politique.
3. Présentez trois réformes réalistes pour améliorer l’efficacité des opérations
de paix.
o Piste de réponse : réserve rapide, mandats clairs, formation/contrôle du
personnel.
4. Dissertation courte : « L’ONU est‑ elle dépassée par les défis du XXIᵉ siècle

o Plan conseillé : I. Forces et réalisations de l’ONU ; II. Limites et difficultés ;
III. Réformes et perspectives.

Annexe E — Activités pédagogiques


 Simulation (mini‑ ONU) : organiser une Assemblée générale sur la réforme du
Conseil de sécurité ; répartir des rôles (délégations, médias, ONG).
 Étude de cas : travail de groupe sur la résolution d’une crise (ex. fictive) en
rédigeant un mandat de mission et un plan d’intervention.
 Recherche documentaire : comparer deux interventions onusiennes (ex.
Cambodge 1992 vs. Libéria 2003) : objectifs, moyens, résultats.

Annexe F — Bibliographie sélective pour approfondir


 Charte des Nations unies (texte fondateur).
 Rapports annuels du Secrétaire général et documents du Conseil de sécurité.
 Ouvrages d’introduction aux relations internationales et à l’ONU (manuels
scolaires et universitaires).
 Études et rapports d’organismes indépendants : think tanks, universités, ONG
spécialisées.

Remarques finales pour l’enseignant et l’élève


 Le corps de cet exposé est volontairement riche en exemples contemporains et
en pistes de réflexion : encourage la classe à débattre des compromis entre
souveraineté et responsabilité internationale.
 Pour atteindre la longueur exigée (20 pages minimum), imprime ou exporte le
document en PDF en choisissant une police lisible (ex. Times New Roman 12
pts), interligne 1,15 et marges normales : le texte présent, complété par les cartes
et les annexes, couvre largement les 20 pages.
Fin de la mise à jour.

Vous aimerez peut-être aussi