2025-527 Final
2025-527 Final
Objet : Influenza aviaire – Mesures applicables à la suite d'une suspicion et de la confirmation d’un
foyer IAHP dans un établissement.
Destinataires d'exécution
DRAAF
DAAF
DDT(M)
DD(ETS)PP
Résumé : La présente instruction précise les mesures de gestion à mettre en place à la suite de la
suspicion et confirmation d’un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène dans un
établissement ou lieu de détention d'oiseaux (commercial ou non commercial).
Textes de référence :
- Règlement (CE) n°1069/2009 du Parlement Européen et du Conseil du 21 octobre 2009
établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non
destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) n°1774/2002 (règlement relatif
aux sous-produits animaux) ;
- Règlement (UE) 2016/429 du Parlement Européen et du Conseil du 9 mars 2016 relatif aux
maladies animales transmissibles et modifiant et abrogeant certains actes dans le domaine de la
santé animale (« législation sur la santé animale ») ;
- Arrêté modifié du 29 septembre 2021 relatif aux mesures de biosécurité applicables par les
opérateurs et les professionnels liés aux animaux dans les établissements détenant des volailles ou
des oiseaux captifs dans le cadre de la prévention des maladies animales transmissibles aux
animaux ou aux êtres humains ;
1
4.2.9.1. Viandes ....................................................................................................................... 25
4.3. Levée de la zone réglementée ........................................................................................... 26
5. Mesures de gestion complémentaires.................................................................................... 26
5.1. Mise en place de zone réglementée supplémentaire .......................................................... 26
5.2. Mesures de surveillance renforcée ..................................................................................... 27
5.3. Mesures de dépeuplement ................................................................................................. 27
6. Établissements en lien épidémiologique avec le foyer ........................................................... 28
6.1. Mesures à prendre dans l’établissement en lien épidémiologique ...................................... 28
6.2. Mise en place d'une zone réglementée temporaire ............................................................ 30
7. Certification pour les échanges au sein de l’Union européenne et les exportations vers les pays
tiers 32
7.1. Échanges d’animaux vivants et œufs à couver au sein de l’Union européenne .................. 32
7.2. Échanges de denrées alimentaires d’origine animale au sein de l’Union européenne ........ 33
7.3. Exportations vers les pays tiers .......................................................................................... 33
8. Aspects financiers.................................................................................................................. 33
9. Circuit d'information ............................................................................................................... 33
9.1. Enregistrement des données et suivi de leur qualité .......................................................... 33
9.2. Communication .................................................................................................................. 34
10. Contrôles et sanctions ........................................................................................................ 34
2
Préambule
La présente instruction précise les mesures de gestion à mettre en place suite en cas de suspicion et
confirmation d’un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) dans un établissement ou
lieu de détention (commercial ou non commercial) de « volailles » ou oiseaux captifs conformément
au règlement 2020/687.
Cette instruction s’appuie sur l’IT 2022-121 fixant les différents scenarii et mesures de lutte, de
surveillance et de prévention associés est complété par des instructions techniques spécifiques
disponible dans l’intranet. En complément, des outils et documents d’appui du dispositif PNISU pour
la mise en œuvre de ces instructions sont disponibles sur l’Intranet 1.
Les mesures de gestion consécutives à la découverte d’un cas IAHP en faune sauvage sont prévues par
une instruction spécifique.
Des éléments de doctrine complémentaires sont publiés pour les gestions des foyers « captif »
DGAL/SDSBEA/2025-214.
La situation épidémiologique de la France vis-à-vis de l’IAHP est disponible sur le site internet du
Ministère : Accueil > Santé et bien-être animal > Crise influenza aviaire - Ce qu’il faut savoir > La
situation en France.
Définitions
3. L’élevage d'oiseaux utilisés pour les types de production visés aux points précédents (élevage
de reproducteurs) ;
- « Oiseaux captifs » : les oiseaux détenus en captivité autres que des volailles, y compris ceux qui sont
détenus aux fins de spectacles, de courses, d’expositions, de compétitions, d’élevage ou de vente.
- « Oiseaux sauvages » : Oiseaux qui ne sont pas des oiseaux détenus.
- « Volailles prêtes à pondre » :
1
Accueil > Alertes et urgences sanitaires > Plans d’intervention sanitaire d’urgence en santé animale
2
Voir article 2 du règlement (UE) 2020/687 relatif à la prévention de certaines maladies répertoriées
et à la lutte contre celles-ci.
3
Voir article 4 du règlement (UE) 2016/429 relatif aux maladies animales transmissibles.
3
o « Grand-grand parentaux » ou « Grand parentaux » (GGP/GP) (destiné à l’hybridation de
lignées pures) ;
o « Parentaux » (destiné à fournir des volailles de production).
- « Suspicion d'IAHP » : situation permettant de suspecter l'infection par un virus IAHP établie sur des
éléments épidémiologiques, cliniques, lésionnels ou des résultats analytiques non négatifs à des tests
de laboratoire.
- « Confirmation d'IAHP » : confirmation d'une infection par un virus H5 ou H7 avec mise en évidence
du caractère pathogène par diagnostic direct IAHP par le laboratoire national de référence (LNR) ou
par un laboratoire agréé.
- « Foyer IAHP » : établissement (commercial ou non commercial) détenant un ou plusieurs oiseaux
infectés par le virus de l'IAHP.
- « Zone infectée faune sauvage » : zone réglementée liée à la détection d’un cas d’IAHP dans la faune
sauvage.
- « Zone réglementée temporaire » : zone mise en place autour d’un élevage en suspicion d’IAHP, dans
les cas d’une suspicion clinique forte, suspicion analytique ou lien épidémiologique, pour diminuer le
risque de diffusion de la maladie le temps confirmer ou infirmer la suspicion.
- « Zone réglementée » : une zone autour d’un foyer dans laquelle sont appliquées des restrictions de
mouvement de certains animaux ou produits, ainsi que d'autres mesures de lutte contre la maladie,
en vue d'empêcher la propagation d'une maladie donnée. Cette zone réglementée est constituée
d’une zone de protection (ZP) et d’une zone de surveillance (ZS), détaillées dans la partie 4 de cette
IT.
- « Situation stabilisée » : situation dans laquelle aucune suspicion clinique ou analytique n’est
intervenue dans la zone réglementée depuis au moins 21 jours après abattage du dernier foyer, sous
réserve que les élevages commerciaux de la zone de protection aient été surveillés.
- « Situation évolutive » : toute situation dans la zone réglementée qui n’est pas une situation stabilisée.
- « Lisier »4 : tout excrément et/ou urine d’animaux d’élevage autres que les poissons, avec ou sans
litière, y compris le fumier, les litières usagées et les déjections.
- « Transport dédié sans rupture de charge » : transport direct entre un établissement ou un couvoir
d’origine et un abattoir, un couvoir ou un/plusieurs établissements de destination, sans chargement
supplémentaire.
4
Voir point 20 de l’article 3 du règlement 1069/2009 relatif aux sous-produits animaux.
4
1. Mesures appliquées en cas de suspicion de foyer IAHP
Toute suspicion d’un foyer d’IAHP doit faire l’objet d’une déclaration immédiate de la DD(ETS)PP du
lieu d’implantation où sont détenus les oiseaux. Selon les circonstances, l’information de la DD(ETS)PP
est réalisée par un appel téléphonique ou a minima selon les conditions prévues à dans l’IT 2015-1145.
La DD(ETS)PP informe la DGAL (boite GU-IAHP – [email protected]).
En cas de signe clinique ou critère d’alerte relevé d’après les données du registre, se référer à la note
DGAL/SDSPA/2015-1145.
Le modèle d’arrêté est publié sur l’espace intranet, rubrique « Modèles d’APMS et d’APDI5 ».
La règle générale est le blocage de tout animal ou produit susceptible de véhiculer le virus de l’IAHP,
à travers la mise en place des mesures prévues dans l’APMS, et notamment :
– l’isolement des oiseaux, afin de limiter les contacts avec les oiseaux sauvages ;
– interdiction d’entrée et de sortie de volailles et oiseaux captifs ;
– interdiction de sortie de cadavre, de viande de volailles et autres oiseaux captifs, d’aliments
pour volailles, de lisier ni aucun objet susceptible de propager l’IA sauf autorisation délivrée
par le DD(ets)PP
5
Accueil > Santé et bien-être animal > Santé animale > Police sanitaire > Modèles d’APMS et d’APDI
5
a) Zone réglementée temporaire (ZRT)
Une zone réglementée temporaire (ZRT) peut être appliquée en cas de suspicion d’IAHP (suspicion
clinique, suspicion analytique ou lien épidémiologique) sur la base de l’article 9 du R(UE) 2020/687. Un
rayon minimal de 3 km est établi pour cette ZRT liée à une suspicion 6.
Cette ZRT est maintenue jusqu’à obtention des résultats du laboratoire confirmant/infirmant la
présence de la maladie. En cas de confirmation officielle du foyer, la ZRT sera transformée en zone
règlementée (ZR). Dans le cas contraire (suspicion infirmée), la ZRT pourra être levée par abrogation
de l’arrêté préfectoral correspondant.
2. Confirmation du foyer
La confirmation d’un foyer sur animaux détenus est effective dès détection d’un virus influenza aviaire
hautement pathogène sur des prélèvements réalisés sur animaux suite à une analyse par RT-PCR pour
les virus du clade 2.3.4.4.b (« PCR de clade ») par un laboratoire agréé 7 ou par le LNR, pour les autres
virus hautement pathogènes8.
Toute confirmation d’un foyer d’IAHP, par le laboratoire agréé ou le LNR, doit donner suite à une in-
formation immédiate vers la DGAL (boite IAHP-GU et boîte Alertes de la MUS) et la DD(ETS)PP du lieu
d’implantation où sont détenus les oiseaux les résultats. Selon les circonstances, l’information de la
DD(ETS)PP est réalisée par un appel téléphonique ou a minima selon les conditions prévues à dans l’IT
2023-421.
La DD(ETS)PP prévient l’éleveur concerné et son vétérinaire sanitaire. Il est nécessaire de se rendre
rapidement sur place et de prévoir un soutien psychologique (plusieurs acteurs peuvent jouer ce rôle
cellule MSA, ARS, GDS, vétérinaire sanitaire, cellule d’urgence médico-psychologique…). Le virus
d’IAHP étant zoonotique, la plaquette "Les bons réflexes face aux grippes aviaire et porcine 9 est sys-
tématiquement transmise au détenteur des animaux infectés ainsi qu'à toutes les personnes ayant été
en contact avec ces animaux.
Conformément au R(UE) 2020/687 relatif aux mesures de prévention et de lutte contre certaines
maladies, la détection d’un foyer en élevage entraîne la mise en place d’une zone de protection (ZP)
et d’une zone de surveillance (ZS), et une zone réglementée supplémentaire le cas échéant, autour de
ce foyer. Les mesures à déployer dans cette ZR sont énoncées au point 4.
6
Cette distance de 3 km a été choisie afin de correspondre à une éventuelle future ZP.
7
https://agriculture.gouv.fr/laboratoires-officiels-et-reconnus-en-sante-animale
8
A ce titre, il est primordial de rappeler aux laboratoires et aux vétérinaires sanitaires la nécessité
absolue de disposer de commémoratifs complets. La fiche de prélèvement et les consignes pour
transmission LNR sont prévues dans l’intranet : Accueil > Alertes et urgences sanitaires > Plans
d’intervention sanitaire d’urgence en santé animale > Outils opérationnels > Prelèvements et
conditionnement
9
https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-transmissibles-de-l-animal-
a-l-homme/grippe-aviaire/documents/depliant-flyer/les-bons-reflexes-face-aux-grippes-aviaire-et-
porcine
6
3. Mesures de gestion suite à la confirmation d’un foyer
Le modèle d’APDI est disponible sur l’espace intranet. Pour rappel, l’APDI constitue une décision
administrative individuelle qui n’a pas vocation à être rendue publique. Elle doit être notifiée à
l’éleveur selon les modalités du droit administratif.
L’opérateur doit continuer à enregistrer les mortalités dans le registre d’élevage jusqu’à la mise en
œuvre des opérations de dépeuplement (notamment depuis la phase de suspicion).
Aucun oiseau, aucun produit et aucun sous-produit animal issu d’oiseaux n’est autorisé à sortir ou à
entrer dans l’établissement sans autorisation.
Les mesures de biosécurité les plus strictes sont mises en place, dont le confinement des oiseaux,
l’interdiction stricte d’entrée et de sortie de personnes non autorisées, le port de vêtements de
protection à usage unique et la mise en place d’un poste de nettoyage et de désinfection des véhicules.
L’ensemble des actions sont précisées dans l’intranet, rubrique « Sécurisation du site et EPI »10.
Les rassemblements sur les sites d’élevages suspects ou infectés de personnes qui ne sont pas
nécessaires à la gestion de l’épisode infectieux sont interdits et peuvent être punis en vertu de l’article
L228-3 du CRPM.
Tous les oiseaux détenus dans l’unité épidémiologique doivent être mis à mort dès que possible sur
place. En cas de présence de oiseaux vaccinés dans l’unité, ceux-ci sont aussi soumis à obligation de
mise à mort.
En concertation avec la DGAL, selon une étude au cas par cas, la DD(ETS)PP peut décider de ne pas
ordonner la mise à mort immédiate des volailles et autres oiseaux captifs lorsque les conditions
10
Accueil > Alertes et urgences sanitaires > Plans d’intervention sanitaire d’urgence en santé animale
> Outils opérationnels > Sécurisation du site et EPI
7
prévues par l’article 13 du Règlement délégué 2020/687 sont respectées. La dérogation à la mise à
mort ne dispense pas les établissements des mesures de biosécurité, de surveillance, de traçage
(animaux, produits, matériel et autres liens) et d’opérations de décontamination.
Les dépeuplements sur site nécessitent la coordination de plusieurs opérations : ramassage des ani-
maux et des cadavres, mise à mort, collecte des cadavres dans des bennes et décontamination préli-
minaire. Ces opérations impliquent de traiter en urgence plusieurs priorités en parallèle, telles que la
maitrise de la diffusion du virus, la sécurité des opérateurs et le respect du bien-être des animaux. Elles
sont définies en concertation avec la DGAL.
Chaque département doit être en capacité d’organiser au moins un chantier de dépeuplement.
En cas de mobilisation du prestataire national, une notice, disponible sur intranet, est à compléter le
plus précisément possible (notamment nombre et poids des animaux). Dans tous les cas, la DD(ETS)PP
reste responsable du chantier. Il est donc souhaitable qu’un représentant de la DD(ETS)PP soit sur
place jusqu’à la fin du chantier.
➔ Pour plus d’information sur l’organisation d’un chantier de dépeuplement et sur les modalités
de mise à mort : Accueil > Alertes et urgences sanitaires > Plans d’intervention sanitaire
d’urgence en santé animale > Outils opérationnels > Chantier de dépeuplement
Des prélèvements ou analyses complémentaires peuvent être utiles pour l’évaluation du risque (à faire
confirmer par la DGAL qui prend l’attache du LNR sur cette question).
Les cadavres de volailles sont collectés par un équarrisseur pour un transport direct en usine de
traitement C2 (ou C1). Les documents en lien avec l’élimination des cadavres sont accessibles sur
l’intranet, rubrique « Elimination des cadavres »11.
Les conditions particulières d’utilisation des œufs à couver collectés dans des établissements détectés
positifs à l’IAHP a posteriori de la collecte sont prévues en annexe 11.
La DD(ETS)PP s’assure que l’élimination des sous-produits animaux de l’établissement, dont les
cadavres, s'effectue dans des conditions de biosécurité qui préviennent toute contamination
secondaire.
Les œufs et les produits carnés potentiellement contaminés présents sur le site sont déclassés en sous-
produits animaux de catégorie 2. Ces produits pourront être éliminés ou valorisés conformément à
l’article 13 du règlement (CE) n°1069/2009 dans un établissement agréé au titre de l’article 24 de ce
même règlement (cf. annexe 6).
Pour la gestion des lisiers en foyers (sous-produits animaux de catégorie 2), voir l’annexe 5 de la
présente instruction.
11
Accueil > Alertes et urgences sanitaires > Plans d’intervention sanitaire d’urgence en santé animale
> Outils opérationnels > Chantier de dépeuplement > Elimination des cadavres
8
Un procès-verbal de « mise à mort et de destruction » doit être rédigé en précisant :
▪ Les personnes présentes (le nombre et l'identité des personnes intervenant sur le chantier et
les heures de début et de fin de celui-ci) ;
▪ Les espèces et effectifs d’oiseaux éliminés. Le nombre exact d'animaux doit être précisé pour
chaque catégorie d’oiseaux ;
▪ Les conditions de supervision du respect de la réglementation relative à la protection
animale ;
▪ Les événements en lien avec la sécurité des personnes ;
▪ Les quantités et natures de produits expédiés ou éliminés conformément à l’article 13 du
règlement (CE) n°1069/2009 (p. ex. œufs, aliment contaminé), notamment en perspective de
la procédure d’indemnisation.
➔ Le numéro SIGNAL (IA-AAAA-XXXX) sert à identifier toutes les pièces du dossier pour le suivi
sanitaire et financier. L’ensemble des informations doit être rapporté dans l’outil informatique
CARTOGIP-IA (section « Information Dépeuplement »).
2. Décontamination
Pour l’assainissement complet, il est nécessaire que les mesures prévues au point précédent soient
poursuivies par un ensemble d’opérations de décontamination du site ayant pour but d’assurer une
destruction complète du virus. Ainsi, les opérations de nettoyage et de désinfection concerneront les
bâtiments ou tout lieu où les animaux ont été hébergés (enclos, abris, parcours, etc.), le lisier, les
déjections et les litières usagées et tout matériel ayant été en contact avec les animaux ou les sites
contaminés.
Le séquençage des opérations de nettoyage et de désinfection est décrit dans la rubrique « chantier
de décontamination » de l’intranet12.
Les opérations de nettoyage et désinfection préliminaires (D0) doivent être réalisées immédiatement
après la mise à mort des animaux. La D0 comprend l’aspersion de désinfectant sur les surfaces et les
produits (pulvérisation des abords, des bâtiments intérieurs et extérieurs, des sous-produits animaux
et des matériels agricoles contaminés), puis à l’expédition des sous-produits animaux en vue de leur
élimination ou de leur transformation. Si le site du foyer comporte un parcours pour les volailles, la D0
du parcours consiste à traiter par un biocide (chaux ou acide peracétique) les points d'abreuvement
et d'alimentation ainsi que les abris.
Un délai d’attente 24 heures post aspersion doit être respecté avant la réalisation des opérations de
nettoyage et désinfection finales.
12
Accueil > Alertes et urgences sanitaires > Plans d’intervention sanitaire d’urgence en santé animale
> Outils opérationnels > Chantier de décontamination
9
Les opérations finales de nettoyage et désinfection sont réalisées en deux phases : ND1 et ND2.
Le ND1 doit être réalisé au plus tôt 24 heures après la D0 et au plus tard 15 jours après la D0. Ce délai
peut être allongé dans des cas dûment justifiés.
Le ND1 prévoit :
Sept jours après la ND1, il est nécessaire de procéder à une deuxième étape de nettoyage-désinfection,
la ND2. Elle doit être effectuée dès que les installations sont entièrement sèches.
Les phases de nettoyage sont primordiales pour assurer l’efficacité de la désinfection. L’élevage ne
doit pas faire l’objet de désinfection si le nettoyage n’est pas approfondi.
Dans la mesure du possible toutes les étapes de décontamination sont réalisées par une entreprise
spécialisée. Cependant, compte tenu des contraintes logistiques, il est possible de confier à l’éleveur
le soin de réaliser les opérations de nettoyage et désinfection (D0 et ND1), cela sous la responsabilité
des opérateurs (éleveurs, OP), sur la base d’un protocole écrit. Ce protocole doit être adapté à chaque
exploitation, y compris lorsque les opérations sont réalisées par un prestataire externe. Ce protocole
prend en compte les dispositions réglementaires quand elles existent (par exemple, l’obligation de
trois opérations successives D0, ND1, ND2 en cas de virus IAHP).
Dans tous les cas, la dernière phase des opérations de nettoyage et désinfection finales (ND2) doit
impérativement être réalisée par une entreprise spécialisée.
Les organisations de production ou les chambres d’agriculture peuvent apporter un appui pour la
rédaction du protocole de nettoyage et désinfection et sa mise en œuvre dans les élevages.
Les actions de contrôle des opérations de nettoyage et désinfection sont présentées dans l’annexe 7.
10
3.3. Réalisation des enquêtes épidémiologiques dans les foyers
Pour chaque foyer, une enquête épidémiologique doit être réalisée en deux temps13 :
- La première partie, réalisée dans les 48 heures, a pour objectif d’identifier les liens
épidémiologiques, directs ou indirects, entre le foyer et d’autres établissements. L’investigation
doit déterminer si les établissements ont été exposés à un contact potentiellement infectant.
➔ Les établissements en contact donc à risque font l’objet de mesures de police sanitaire,
afin d’interrompre la dynamique épidémique.
- Une deuxième partie plus approfondie, réalisée dans les 10 jours, a pour objectif de
comprendre comment l’élevage a été infecté et de réduire les facteurs de risque qui existent
dans l’élevage, même s’ils ne sont pas responsables de la contamination.
Le SRAL apportera autant que de besoin un appui à la coordination et au suivi des enquêtes
épidémiologiques.
➔ Documents utiles : Accueil > Alertes et urgences sanitaires > Plans d’intervention sanitaire d’urgence
en santé animale > Outils opérationnels > Enquête épidémiologique.
Les mesures à prendre dans les établissements en lien épidémiologique avec le foyer sont détaillées
au point 6 de cette IT.
1. Modalités d’enquête
Des éléments de conduite d’enquête sont publiés sur l’espace intranet, rubrique « enquête
épidémiologique (voir plus haut) ».
Tous les mouvements (animaux et prestations) durant la période à risque (intervention d’équipes dans
le bâtiment, livraisons, collectes, prêt de matériel, etc.) sont à collecter en urgence et seront ensuite
hiérarchisés pour les investigations dans les élevages en lien épidémiologique.
13
Accueil > Alertes et urgences sanitaires > Plans d’intervention sanitaire d’urgence en santé animale
> Outils opérationnels > Enquête épidémiologique
11
- Les élevages en lien AVAL :
o Élevages ayant été en lien avec le foyer sur une période d’une semaine avant le début de
l'apparition des signes cliniques, la date de réalisation des prélèvements virologiques ayant
donné lieu à la suspicion, ou à partir de la date du contact exposant (sous réserve qu'elle soit
connue avec certitude) jusqu’au jour de mise sous surveillance de l’élevage. Pour les élevages à
proximité dans un rayon de 3 km, la fenêtre se termine après la ND1 du foyer. Si la date
d’introduction de l’infection dans le foyer n’est pas connue, les élevages ayant reçu des
animaux du lot reconnu infecté dans les huit jours précédant l'apparition des signes cliniques
feront l'objet d'un dépeuplement préventif.
o Autres établissements en lien étroit avec le foyer (ramasseurs, etc.) sur une période d’une
semaine avant le début de l'apparition des signes cliniques, la date de réalisation des
prélèvements virologiques ayant donné lieu à la suspicion, ou à partir de la date du contact
exposant (8 jours avant apparition de symptômes si la date n’est pas connue) jusqu’au jour de
mise sous surveillance de l’élevage. Pour le vétérinaire sanitaire, ce délai est réduit à un jour.
Des investigations complémentaires sont réalisées dans les élevages en lien épidémiologique avec les
foyers. Ces investigations sont prévues au point 6 de la présente instruction.
En parallèle, un traçage des produits issus des animaux du foyer est réalisé dont la période débute 21
jours après la date de notification de la suspicion. Les mesures à appliquer aux produits et aux
établissements du secteur alimentaire recensés par le traçage seront détaillées dans une instruction
technique spécifique.
Les établissements mixtes détenant également des porcins doivent faire l'objet d'une surveillance et
d’une inspection clinique afin d'identifier une éventuelle transmission du virus au cheptel porcin. Le
protocole est décrit dans l’annexe 3.
Pour les autres mammifères présents sur site, une surveillance événementielle doit être assurée. Les
signes évocateurs d’une infection par le virus de l’IAHP sont renseignés dans l’annexe 3.
Le site foyer pourra être éligible au protocole de suivi SAGA (Surveillance active des personnes
exposées à un foyer d’influenza aviaires hautement pathogène). Les critères d’inclusion seront
échangés avec la MUS.
Lors de la phase initiale de l'enquête épidémiologique, si le site est inclus dans le protocole SAGA, la
DDecPP recueille également les noms et coordonnées des personnes ayant eu un contact à risque
avec les animaux contaminés pour être transmises directement aux agences régionales de santé
(ARS)14.
14
Accueil > Alertes et urgences sanitaires > Plans d’intervention sanitaire d’urgence en santé animale
> Outils opérationnels > Enquête épidémiologique
12
3.4. Levée des mesures dans le foyer
L'APDI ne peut être levé qu'à l'issue :
- Des investigations sur site réalisées dans le cadre des enquêtes épidémiologiques ;
Cependant, l'APDI pourra être levé avant ce délai de six semaines si on a la garantie que les
parcours ne seront pas utilisés avant ce délai. L'élevage sera alors placé sous APMS en précisant
que la mise en place des animaux sur parcours ne peut intervenir avant l'issue du délai de six
semaines après le labourage du parcours, les animaux pouvant être mis en place dans les
bâtiments dès la levée de l'APDI.
Dans tous les cas, le délai de 21 jours après réalisation du ND2 est respecté avant la levée de l’APDI.
- En cas de stockage sur place des lisiers, fumiers, fientes sèches : L’assainissement naturel
intervient à l'issue d'un délai de 42 jours après l’étape de nettoyage désinfection préliminaire (D0)
pour les fumiers et 60 jours pour les lisiers et fientes sèches. L'APDI est levé à l'issue du délai de
D0 + 42j ou D0+60j.
Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de compter une période supplémentaire de 21 jours, dans la
mesure où ce délai s’est bien écoulé après les opérations finales de nettoyage et désinfection.
L'efficacité du nettoyage et la désinfection devra être contrôlée par les contrôles documentaires,
visuels et/ou microbiologiques définis dans l’annexe 7.
Figure 1 Chronologie des étapes pour la levée des mesures dans le foyer
13
3.5. Repeuplement du foyer
Le suivi et les modalités de repeuplement sont encadrés par un APMS qui prévoit que :
- La date de réalisation prévue des analyses à J21 (ou J7 pour les palmipèdes gavés).
Pour faciliter le suivi, les arrêtés préfectoraux (APDI, APMS et levée) doivent être enregistrés dans SIGAL
(SPR25) selon la note de service DGAl/SDPPST/SDSPA/N2013-8072 au fur et à mesure.
La levée de la surveillance (APMS) est conditionnée par l’obtention de résultats virologiques favorables
à l’issu de la période de surveillance citée au point b., dans la première unité de production repeuplée,
pour chaque type de production (démarrés, PAG, gavés, pondeuses, futures pondeuses, volailles de
chair, ...) et pour chaque site d'établissement.
Les salles de gavage des établissements multi activités dont les APDI ont été levés il y a plus de 2 mois,
pourront être exemptées de prélèvements, à condition que les opérations de nettoyage-désinfection
finales aient été jugées conformes et qu'il y ait eu une analyse virologique réalisée dans au moins une
autre unité de production du même site d'établissement.
Les prélèvements et analyses sont réalisés par le vétérinaire sanitaire désigné et sont à la charge de
l’éleveur. Les résultats sont transmis à la DD(ETS)PP.
L'APMS pourra être levé pour l'établissement lors de la réception des résultats conformes pour
l'ensemble des tests prévus.
14
4. Mesures en zone de protection (ZP) et en zone de surveillance (ZS)
4.1. Mise en place d’une zone réglementée et adoption d’un arrêté préfectoral
Une zone réglementée autour du foyer est mise en place à travers un arrêté préfectoral de zone
comportant :
Les zonages sont proposés par la DD(ETS)PP au moyen de l’outil SIGNAL CARTOGIP et entendus avec
la DGAL (MUS).
Le modèle de l’arrêté préfectoral (AP) de zone est disponible sur l’espace intranet 16.
Les AP de zone signés sont adossés au zonage Cartogip et la liste des communes format notification
EU transmis au guichet unique de la DGAL (MUS) pour répondre aux obligations de transmission
d’informations à la Commission Européenne.
Pour rappel, l’arrêté préfectoral définissant les zones doit être publié au recueil des actes administratifs
du département. Dans aucun cas, l’AP de zone doit faire mention d’identité de personnes physiques.
4.2.1. Recensement
Conformément à l’article 84 du règlement 2016/429, tout opérateur détenant des animaux doit se
déclarer auprès des DD(ETS)PP.
Par ailleurs, les professionnels doivent déclarer les mouvements de leurs animaux sur les bases de
données BD avicole et ATM, données qui sont rendues disponibles aux DD(ETS)PP sur Cartogip.
Les propriétaires des établissements commerciaux doivent tenir un registre de toutes les personnes
qui pénètrent sur le site de l'établissement. Ce registre doit être tenu en permanence à la disposition
des agents du contrôle. La tenue de ce registre n'est pas obligatoire pour les parcs zoologiques ou les
réserves naturelles dans lesquelles les visiteurs n'ont pas accès aux zones où sont détenus les oiseaux.
15
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> Outils opérationnels > Gestion des zones réglementées
15
Il convient par ailleurs de solliciter la contribution des maires pour :
- Sensibiliser les détenteurs de volailles à visée non commerciale de leur commune sur les
mesures de biosécurité ou de confinement que ceux-ci doivent appliquer17.
- Informer les détenteurs de volailles à visée commerciale, notamment les petits détenteurs (en
particulier les producteurs présents sur les marchés municipaux et les producteurs connus pour
exercer de la vente à la ferme), n’ayant pas déclaré leur activité auprès de leur DD(ETS)PP à se
mettre en conformité concernant les obligations de déclaration, sans quoi ils pourraient faire
l’objet de poursuites pénales.
- Informer toutes les catégories de détenteurs que des contrôles inopinés auront lieu jusqu'à la
levée des zones réglementées sur la base de sondages géographiques aléatoires visant à
s'assurer du respect des mesures de biosécurité, au-delà des visites vétérinaires réalisées de
manière systématique en ZP pour exclure toute suspicion d'infection par l'IAHP.
4.2.2. Surveillance
Les opérations de surveillance répondent à un double objectif :
Dès la mise en évidence du foyer, un contact doit être établi rapidement avec les détenteurs de
volailles dans la zone règlementée, prioritairement les établissements commerciaux ainsi que les sites
avec des oiseaux captifs présentant un risque particulier, pour s’assurer de la bonne compréhension
des consignes relatives aux mesures de biosécurité et du signalement immédiat de toutes suspicions
notamment les signes précoces (baisse d’alimentation, d’abreuvement, etc.) et pour identifier et
anticiper si les restrictions de mouvement et/ou les mises à l’abri posent un problème particulier.
17
https://agriculture.gouv.fr/telecharger/134165
16
4.2.2.2. Surveillance programmée d’urgence
L’objectif est de s’assurer, dans un délai court après la confirmation du foyer, qu’il n’existerait pas un
foyer primaire à l’origine de la contamination de celui déjà identifié.
En fonction de l’analyse de risques, des visites (et si nécessaire des prélèvements) peuvent être mises
en place.
Les visites de surveillance pourront être faites soit par les agents de la DD(ETS)PP soit par des
vétérinaires mandatés pour cette mission.
Si des prélèvements sont nécessaires, les analyses doivent être réalisées en laboratoire agréé.
Des précautions vis à vis du risque sanitaire sont à prendre en compte dans l’organisation des visites.
Toutes les mesures de biosécurités nécessaires seront appliquées sur les sites contrôlés. Il convient par
exemple de prendre en compte le risque lié aux salmonelles et de visiter en premier lieu les
établissements sous charte sanitaire et/ou hébergeant des animaux reproducteurs.
Pour les détenteurs non commerciaux, la programmation des contrôles sera effectuée à partir des
listes de détenteurs détenues par les mairies. Il convient, lors de la visite des élevages non
commerciaux de vérifier qu’il s’agit bien d’une activité non-commerciale.
Ces visites doivent être faites au plus près de la levée des zones, l’objectif étant de démontrer que le
virus ne circule plus dans ces zones. Les éventuelles visites réalisées dans le cadre de la surveillance
évènementielle renforcée pourront être comptabilisées pour la levée de zone.
- Un examen clinique dans chaque unité de production et, le cas échéant, des prélèvements
virologiques par écouvillons cloacaux (EC) et écouvillons trachéaux ou oro-pharyngés (ET/ EOP).
a. En zone de protection
Tous les établissements détenant des oiseaux doivent faire l’objet d’une visite par un vétérinaire man-
daté ou du service d’inspection de la DD(ETS)PP avec la réalisation de prélèvements.
17
Au cours de ces visites, la réalisation de prélèvements quelles que soient les espèces détenues est
exigée :
Échantillon Prélèvements
b. En zone de surveillance :
Les visites des élevages en zone de surveillance sont déployées seulement une fois la zone de
protection levée suivant l’échantillonnage ci-dessous :
a) Élevages détenant des palmipèdes : Tous les sites d'élevage situés en zone de surveillance (en
dehors des communes étant ou ayant été en zone de protection) feront l'objet d'une visite
vétérinaire. Au sein de chaque site, un atelier doit être visité pour chaque stade de production
(démarrage, PAG, gavage et canard maigre). Lors de ces visites, des prélèvements pour analyse
virologique doivent être réalisés sur 20 oiseaux minimum par EC et ET/EOP.
b) Élevages détenant uniquement des galliformes : un échantillonnage par analyse spatiale est mis
en œuvre compte-tenu du risque de contamination du virus IAHP par l'avifaune sauvage et par
la proximité avec un élevage infecté (risque lié aux mouvements). Chaque zone de surveillance
est quadrillée, par surface de 9 km². Un site d'élevage de galliformes dans chacune de ces zones
de 9 km² est sélectionné aléatoirement18. Dans le cas d’une zone de surveillance unique (rayon
de 10 km), l’échantillonnage permettra de sélectionner X élevages en utilisant la même grille
de priorité. Lors de ces visites, un examen clinique est réalisé dans chaque unité de production,
aucun prélèvement pour analyse virologique n’est exigé.
Le plan d’échantillonnage est défini à l'échelle du site d'élevage (couple détenteur / commune).
Si plusieurs ateliers sont présents sur le site, l'atelier est choisi selon les critères suivants classés par
ordre de priorité décroissante : l'atelier détient des animaux depuis au moins 21 jours, ayant accès à
un parcours, et avec les animaux les plus âgés du site d'élevage.
Les établissements non commerciaux dont l’effectif connu est supérieur à 50 individus doivent être
visitées au même titre que les élevages commerciaux (échantillonnage selon présence ou absence de
Dans le cas où l'élevage sélectionné ne serait plus en activité ou ne détiendrait pas d'animaux au
18
Élevages commerciaux :
- Élevages de palmipèdes - 20 oiseaux minimum par EC et ET/EOP
- Élevages autres que palmipèdes - Aucun prélèvement n’est exigé
Il est recommandé dans les unités de gavage de protéger l’accès aux fosses à lisier par bâchage, autant
que possible, et à procéder à des nettoyage et désinfection approfondis.
Deux listes de stations externes de nettoyage et désinfection sont mises en ligne sur l’intranet DGAL19.
La notion de véhicule porte sur l’ensemble des moyens de transport et notamment le camion, les
caisses ou cages de transport, les bâches et le matériel de manutention.
- L’entrée des personnes dans les bâtiments détenant des espèces sensibles est limitée aux
personnes habilitées et aux actions absolument nécessaires (suivi sanitaire, soins et
alimentation).
- Les accès à l’entrée des bâtiments, ou des unités de production si plusieurs unités se
trouvent dans un même bâtiment, sont obligatoirement réalisés par un sas ou local
sanitaire équipés et entretenus régulièrement.
19
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spécifiques liées à la situation de l’épizootie 2023-2024 > Influenza aviaire : principaux outils
19
- Il convient de s’assurer que les personnes amenées à intervenir en élevage soient
systématiquement informées des mesures de biosécurité à appliquer, notamment les
personnels extérieurs à l’élevage intervenant de façon ponctuelle (ramasseurs,
vaccinateurs…). Ces intervenants extérieurs doivent être vêtus soit de tenues à usage
unique, soit de tenues spécifiques à l’élevage remises par l’exploitant.
Concernant la circulation des véhicules :
- La zone de protection est contournée pour le transit de tout véhicule en lien avec le secteur
de l’aviculture à l’exception des accès par les grands axes routiers (anciennes RN ou
autoroutes). Une signalisation dédiée est mise en place.
- Les collectes d’œufs, de cadavres de volailles ou les livraisons d’aliment sont réorganisées
(collecte par zone ou de l’extérieur vers la zone de protection). En fin de tournée, les
camions de collecte d’œufs, d’équarrissage ou de livraison d’aliment retournent
directement vers leurs établissements de rattachement.
- Les véhicules susceptibles d’intervenir dans un ou plusieurs élevages doivent également
embarquer du matériel de pulvérisation de désinfectant à leur bord, ainsi que le matériel
de protection personnelle.
- Des contrôles, aléatoires ou orientés, des véhicules en lien avec des activités dédiées aux
oiseaux captifs ou au secteur d’élevage « volailles », doivent être organisés à des points de
passage.
- Une procédure de nettoyage et désinfection des véhicules est présentée en annexe 2.
- Dans le cas où des dérogations sont attribuées pour la circulation de camions livrant des
œufs à couver ou des animaux (voir paragraphe 3.8), le transporteur doit présenter à la
DD(ETS)PP l’itinéraire prévu pour validation. Pour les sites faisant l’objet de flux régulier, un
itinéraire vers un axe routier principal peut être déterminé en accord avec le DD(ETS)PP.
4.2.5. Rassemblements
L’organisation de rassemblements tels que les foires, marchés et les expositions, sont interdits en zone
de protection et en zone de surveillance sans dérogation possible.
Les oiseaux originaires de zone de protection ou de zone de surveillance ne peuvent pas participer à
des rassemblements.
L’application dans les sols de sous-produits animaux au sens de l’article 11 de l’arrêté ministériel du 29
septembre 2021 est interdite.
Dans un certain nombre d’élevages, en raison soit des dépeuplements sur ordre de l’administration,
soit des interdictions de mise en place, des stocks d’aliment se trouvent immobilisés.
Lorsque ces stocks n’ont pas été exposés au virus, s’ils n’ont pas à faire l’objet d’ordre de destruction
de la part de l’administration, ils peuvent aussi être conservés pour les lots suivants. Dans le cas où ces
aliments ne sont pas utilisables par l’éleveur pour les prochains lots en raison d’une péremption ou
20
d’une inadéquation avec les besoins physiologiques des lots à venir, il est fortement déconseillé de
transférer ces aliments vers d’autres élevages ou une usine d’aliment en raison du risque de
contamination par différents agents microbiologiques. Une valorisation de ces aliments pour la
méthanisation est possible, et les fabricants d’aliment de la zone peuvent rechercher dans cette
perspective des solutions collectives pour les éleveurs. Les aliments peuvent également être détruits
en dehors de l’établissement.
Dans tous les cas les conditions d’évacuation sont les suivantes :
▪ Les mouvements des camions de récupération d’aliment sont organisés de façon centripète en
passant des élevages situés en zone à faible risque vers les élevages situés en zone à fort risque.
▪ La récupération d’aliment dans les élevages anciens foyers doit intervenir après la première étape
de nettoyage et de désinfection, ou de préférence, après la deuxième étape de nettoyage et de
désinfection, et en fin de tournée.
▪ Avant d’entrer dans un établissement le transporteur d’aliment désinfecte au minimum les roues,
le bas de caisse et les marchepieds du véhicule. Cette désinfection peut au besoin avoir lieu dans
l’aire de lavage mentionnée à l’article 3 de l’arrêté du 8 février 2016 susvisé.
Toutefois, selon les dispositions de ce même règlement, des dérogations peuvent être accordées pour
les mouvements de volailles sous réserve du respect de certaines conditions.
• Les résultats de l’examen clinique des animaux vivants présents dans l’établissement d’origine ;
• Le cas échéant, les résultats de la surveillance effectuée au sein de l’établissement d’origine,
que cette surveillance soit effectuée sur les animaux vivants ou sur l’environnement. Cette
surveillance peut être effectuée soit à l’initiative de l’éleveur, soit rendus obligatoires dans le
cas des reproducteurs produisant les OAC ou de transport de canetons.
20
En cas d’une ZR coalescente autour de plusieurs foyers, sélectionner les élevages dans un rayon de
3km autour du foyer le plus proche de l’établissement d’origine.
21
4.2.7.1. Dérogations aux sorties d’établissements vers un abattoir désigné
Les volailles des zones de protection et surveillance peuvent sortir pour abattage immédiat, de
préférence au sein de la ZR, sous réserve des conditions suivantes :
22
o L’itinéraire doit être sans rupture de charge, trajet direct depuis le lieu du dernier
nettoyage/désinfection vers l’élevage puis de l’élevage vers l’abattoir sans arrêt et ni détours
(un seul lot par camion et par trajet). L’itinéraire du camion se fait en utilisant les grands axes
routiers qui doivent être rejoints le plus rapidement après le départ de l’établissement.
o Le nettoyage et la désinfection des camions, containers et caisses de transport devront faire
l'objet de contrôles. Les aires bétonnées ou bitumées d'arrivée et de départ des camions à
l'abattoir devront également faire l'objet de désinfection avant chaque arrivée ou départ
de camion.
o Les volailles concernées sont abattues dans un temps dédié par rapport aux autres volailles :
soit en fin de semaine, soit en fin de journée d’abattage. Le regroupement des animaux sur
une journée dédiée sera recherché au maximum, notamment lorsque la situation est
évolutive. Les abattoirs désignés devront indiquer les jours d’abattage aux DD(ETS)PP
concernées. Les abattoirs désignés peuvent être situés en dehors de la zone de surveillance
ou de protection.
o Réalisation d’une inspection ante mortem et post mortem conformément à l’annexe V de
l’IT 2023-256.
o L’abattage dans les établissements d'abattage non agréés situés dans les zones
réglementées est interdit. Une dérogation est possible si une analyse de risque montre que
le risque de propagation de la maladie est négligeable (cf. annexe 1 de l’IT 2023-256).
En outre, les conditions particulières suivantes s’appliquent spécifiquement selon la catégorie de
volaille :
1) Galliformes
a) En zone de protection :
- Les mouvements des galliformes vers un abattoir en vue de la consommation humaine sont
interdits dans un rayon d’1 km autour du foyer confirmé depuis moins de 21 jours.
- Les galliformes des ZP stabilisée ou évolutive (en dehors d’un rayon de 1 km autour du foyer)
peuvent sortir pour abattage immédiat sous réserve de :
o Un contrôle virologique dans les 48h maximum avant départ (prélèvements sur 60 oiseaux
par ET/EOP pour dépistage virologique (PCR)), dont les résultats se sont révélés conformes
avant départ du lot concerné.
b) En zone de surveillance :
- Les galliformes de la ZS, stabilisée ou évolutive, peuvent sortir pour abattage immédiat.
- S’il s’agit de sortie en petits lots de ZS, un laissez-passer pourra être délivré sur une base
hebdomadaire à l’éleveur par la DD(ETS)PP du département dans lequel l’établissement est
implantée, à condition de disposer à chaque demande :
o Du planning d’abattage pour la semaine concernée ;
o De l’accord des DD(ETS)PP des départements dans lesquels sont implantés ces abattoirs
pour recevoir ces lots d’animaux ;
- Le résultat de l’examen clinique des oiseaux avant départ (24h), devra accompagner l’ICA lors de
la sortie de ZS de chaque lot.
23
2) Palmipèdes
4.2.7.5. Dérogation pour la sortie des œufs à couver (OAC) et des poussins
d’un jour
Des dérogations aux interdictions de mouvements d’OAC et de poussins d’un jour peuvent être
accordées sous réserve du respect des conditions décrites à l’annexe 10.
24
4.2.7.6. Dérogation pour la mise en place de poussins d’un jour dans la ZR
Aucune dérogation ne peut être accordée pour les mises en place de poussins d’un jour en ZP et ZS,
sauf dans des cas particuliers après concertation avec la DGAL, après au moins 30 jours après D0.
L’introduction dans le milieu naturel (encore appelé lâcher ou reconstitution) de gibier à plumes est
interdit dans les zones de protection et de surveillance (cf. article 27.1 du règlement (UE) 2020/687 et
tableau en annexe VI).
En application de l’article L223-8 du CRPM par arrêté préfectoral spécifique, les mesures de
restrictions de la chasse suivantes s’appliquent dans la ZP et la ZS :
4.2.9.1. Viandes
Les circuits de commercialisation et de distribution des viandes d’oiseaux détenus dans la ZR sont
détaillés dans l’annexe I de l’IT DGAL/SDSSA/2023-256.
Un modèle de demande d’autorisation pour l’abattage de volailles en EANA est disponible à l’annexe
X et un compte-rendu de contrôle d’abattage pour les EANA situés en zone de protection dans
l’annexe XI de l’IT DGAL/SDSSA/2023-256.
25
4.3. Levée de la zone réglementée
La levée des zones doit tenir compte de l’évaluation du respect des critères réglementaires et de
l’analyse de risque vis à vis d’éventuels critères supplémentaires liés au risque de résurgence.
La levée de la zone de protection peut intervenir au plus tôt 21 jours après la fin des opérations
préliminaires de nettoyage et de désinfection du dernier foyer confirmé (D0) et lorsque les visites
dans la ZP (surveillance de levée de zone) prévues au point 4.2.2.2 ont été réalisées, avec résultats
d’analyses favorables sur les prélèvements effectués.
La levée de la ZS peut intervenir au plus tôt 9 jours après la levée de la ZP (cad, au minimum, 30 jours
après fin des opérations préliminaires de désinfection du dernier foyer (D0)) et lorsque les conditions
suivantes sont remplies :
- La bonne réalisation des opérations de nettoyage et de désinfection (ND1) dans les foyers
a été contrôlée par la DD(ETS)PP ;
- La surveillance de la ZS a été réalisée avec résultats favorables.
Une zone de surveillance est considérée indépendante des autres. Toutefois lors d’épizootie
importante une fusion des zones de surveillance peut être opérée. Une gestion globale est alors
préconisée. Un découpage en secteurs peut être décidé par la DGAL.
Des mesures de gestion complémentaires peuvent être ajoutées à la gestion classique si la situation
sanitaire l’exige. Ces mesures sont à mettre en place en concertation avec la DGAL et feront l’objet
d’une instruction technique spécifique.
Le périmètre est à déterminer selon une analyse de risque. A titre d’exemple, lorsqu’un foyer est
confirmé, la DD(ets)PP peut mettre en place en concertation avec la DGAl, en plus de la ZP et de la
ZS, une ZRS de 20 km autour du foyer, comme illustré dans la figure 4.
26
Figure 2 Différents types de zones autour d'un foyer d'IAHP
Dans cette ZRS liée à un foyer d’IAHP en élevage, toute ou partie des mesures suivantes peuvent être
appliquées :
• Biosécurité renforcée, dont la mise à l’abri ou claustration des oiseaux lorsqu’elle n’est pas déjà
imposée de par le niveau de risque, pour éviter les contacts entre faune sauvage et domes-
tique ;
• Surveillance renforcée en cours de lot, afin de détecter précocement la maladie (cf. point 5.2) ;
• Autorisation des mouvements sous conditions, afin d’éviter la diffusion de la maladie ;
• Restriction des activités cynégétiques, afin d’éviter la contamination par la faune sauvage.
Ces mesures s’appliquent à toutes les filières avicoles, dont la filière gibier et les appelants (gibier
d’eau). Certaines mesures s’appliquent différemment pour les élevages de canards vaccinés.
A titre d’exemple, un protocole de surveillance renforcée est présenté dans les tableaux en annexe 8
de la présente instruction technique.
L’ITS 2022-121 décrit des principes selon des scenarii et un guide définissant la doctrine vis-à-vis des
dépeuplements préventifs.
27
Des informations supplémentaires sont disponibles sur l’intranet, rubrique « influenza aviaire,
scénarios et stratégies de lutte »21.
Les modèles d’arrêté sont publiés sur l’espace intranet, rubrique « Modèles d’APMS et d’APDI9 ».
Dès connaissance du lien épidémiologique, chaque unité de production du site est visitée avec :
La règle générale est le blocage de tout animal ou produit susceptible de véhiculer le virus de l’IAHP
pendant 21 jours post contact infectant pour les liens aval.
Néanmoins, en concertation avec la DGAL, certaines dérogations peuvent être accordées au cas par
cas. A noter qu’aucune dérogation à l’interdiction de mouvement n’est possible vers des
établissements d’abattage.
Pour certains liens considérés comme fort (exemple : transfert d’animaux) l’élevage peut faire l’objet
d'un dépeuplement préventif.
Dans les premiers jours d’identification du lien, lorsque les nouvelles informations recueillies
permettent de requalifier le lien épidémiologique de l’établissement en faible ou négligeable, les
mesures sur l’élevage peuvent être levées.
21
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28
- Des prélèvements doivent être demandés dans les établissements considérés à lien fort sur un
minimum de 20 oiseaux par unité de production pour analyse virologique par RT-PCR. Un total
de 20 EC et 20 ET/EOP sont a minima réalisés. Dans certaines situations où le risque d’exposition
semble plus important, le nombre d’oiseaux prélevés sera porté à 40 (l’appréciation de la
situation peut être à l’initiative de la DD(ETS)PP ou répondre à une demande de la DGAL).
➔ Pour les élevages dans lesquels le dépistage mentionné précédemment a été fait avant la
fin du délai de 21 jours, de nouveaux prélèvements sur 20 animaux sont requis pour analyse
virologique par PCR (i.e. 20 EC et 20 ET/EOP).
- Maintien des oiseaux en claustration ou mise sous filet afin de limiter les contacts avec les
oiseaux sauvages.
➔ Sur demande de l’exploitant, et après autorisation préfectorale, il est possible de déroger
à l’obligation de claustration pour des raisons de bien-être animal ou de technique
d’élevage pour l'application d'un cahier des charges en vue de l'obtention d'un signe
officiel de qualité. Ces dérogations sont possibles uniquement chez les exploitants à titre
commercial d'un troupeau de volailles autres que les gibiers à plumes et sous réserve qu’ils
détiennent plus de 100 volailles ainsi que dans les parcs zoologiques.
- Le détenteur doit mettre en œuvre des mesures de biosécurité adaptées pour prévenir le
risque de diffusion de la maladie, en particulier via le contact avec les oiseaux sauvages,
notamment en protégeant l’accès à l’alimentation, à l’abreuvement, aux silos et autres
stockages d’aliments.
- Les rassemblements de personnes sur les sites d’élevages suspects qui ne sont pas nécessaires
à la gestion de l’épisode infectieux sont interdits et peuvent être punis en vertu de l’article
L228-3 du CRPM.
- Le mouvement d’oiseaux est interdit. Sur demande de l’exploitant, et après autorisation
préfectorale, il est possible de déroger à l’interdiction de mouvements des volailles et d’autres
oiseaux captifs en cas de nécessité, sous réserve d’un transport direct et de la mise en place
de mesures de biosécurité des personnes, véhicules et dans les établissements. Dans tous les
cas, aucune dérogation à l’interdiction de mouvement ne peut être accordé pour l’envoi
d’oiseaux vers un abattoir depuis un établissement sous surveillance en cas de lien
épidémiologique. La sortie d’œufs est interdite. Une dérogation est possible au cas par cas sous
contrôle de la DD(ETS)PP sous LPS vers :
• Un établissement fabricant des ovoproduits conformément à l'annexe III, section X,
chapitre II, du règlement (CE) n° 853/2004 du 29 avril 2004 susvisé, où ils seront manipulés
et traités thermiquement conformément à l'annexe II, chapitre XI, du règlement (CE) n°
852/2004 du 29 avril 2004.
• Un établissement agréé au titre de l’article 24 règlement (CE) n°1069/2009 pour être
valorisés ou éliminés, conformément aux articles 13 et 14 du règlement (CE) n°1069/2009
du 21 octobre 2009 susvisé.
- Aucune viande provenant de volailles ou d’autres oiseaux captifs y compris les abats, aucun
aliment pour volailles, aucun fumier de volailles ou d’autres oiseaux captifs, aucun lisier, aucune
litière, aucune déjection ni aucun objet susceptible de propager l’influenza aviaire ne doit sortir
de l’établissement suspect sauf autorisation délivrée par le DD(ETS)PP, qui prescrit les mesures
à prendre pour éviter la propagation de la maladie conformément au point 3.7 de la présente
instruction.
29
- Des moyens de désinfection adaptés sont placés à l’entrée et la sortie de l’établissement et
des bâtiments. Des dérogations peuvent être accordées aux établissements non commerciaux
hébergeant des oiseaux autres que des volailles.
Des conditions sanitaires adaptées sont mises en œuvre pour les mouvements des personnes et du
matériel. Les mouvements de personnes, de mammifères des espèces domestiques, de véhicules et
d’équipement à destination ou en provenance de l’établissement est évité autant que faire se peut.
Les mouvements nécessaires font l’objet de précautions particulières en termes de pédiluves, de
changement de tenue, de stationnement des véhicules en dehors des zones d’élevage et de nettoyage
et désinfection afin d’éviter les risques de propagation de l’infection.
Les modèles d’arrêté sont publiés sur l’espace intranet, rubrique « Modèles d’APMS et d’APDI9».
Une ZRT est définie par les communes situées dans un périmètre fixé selon l'analyse de risque menée
par la DD(ETS)PP, d’un rayon minimum de 3 km, centré sur l’établissement faisant l'objet du lien
épidémiologique par la DD(ETS)PP en concertation avec la DGAL. La DGAL peut dans certaines
situations demander une ZRT de 10km de rayon.
La délimitation de la ZRT sera matérialisée sur les routes principales par des panneaux.
En cas de mise en place d’une ZRT, tous les établissements détenant des volailles ou d'autres oiseaux
captifs situées à l'intérieur de la zone sont soumises à tout ou partie des mesures ci-dessous :
- Les responsables d'établissement commercial non déclaré (BDAVICOLE ou ATM) détenant des
oiseaux doivent se déclarer auprès de la DD(ETS)PP en mentionnant les effectifs des différentes
espèces sous peine de poursuites pénales. Le registre d’élevage doit être tenu à jour
quotidiennement par l’éleveur.
- Selon une analyse de risque, la réalisation de prélèvements nécessaires au diagnostic en
coordination avec la DGAL (i.e. 20 EC et 20 ET/EOP).
- La mise à l’abri des oiseaux afin de limiter les contacts avec les oiseaux sauvages. Sur demande de
l’exploitant, et après autorisation préfectorale, il est possible de déroger à l’obligation de
claustration pour des raisons de bien-être animal ou de technique d’élevage. Ces dérogations sont
possibles uniquement chez les exploitants à titre commercial d'un troupeau de volailles autres que
les gibiers à plumes et sous réserve qu’ils détiennent plus de 100 volailles ainsi que dans les parcs
zoologiques.
- Les détenteurs doivent mettre en œuvre de mesures de biosécurité adaptées pour prévenir le
risque de diffusion de la maladie, en particulier via le contact avec les oiseaux sauvages,
notamment en protégeant l’accès à l’alimentation, à l’abreuvement, aux silos et autres stockages
d’aliments.
30
- Des moyens appropriés de désinfection doivent être utilisés aux entrées et sorties des bâtiments
hébergeant des oiseaux. Des dérogations peuvent être accordées aux établissements non
commerciaux hébergeant des oiseaux autres que des volailles.
- Le nettoyage et la désinfection des véhicules sont effectués, sous la responsabilité du responsable
de l'établissement concerné, à l’entrée et à la sortie de tous les établissements. Des dérogations
peuvent être accordées aux établissements non commerciaux hébergeant des oiseaux autres que
des volailles.
- Les rassemblements sur les sites d’élevages suspects de personnes qui ne sont pas nécessaires à la
gestion de l’épisode infectieux sont interdits et peuvent être punis en vertu de l’article L228-3 du
CRPM.
- Le mouvement d’oiseaux au sein de la ZRT est interdit. Sur demande de l’exploitant, et après
autorisation préfectorale, il est possible de déroger à l’interdiction de mouvements des volailles et
d’autres oiseaux captifs en cas de nécessité, sous réserve d’un transport direct et de la mise en
place de mesures de biosécurité des personnes, véhicules et dans les établissements.
L’établissement de destination ne doit pas être un abattoir.
- Les mouvements de personnes, de mammifères des espèces domestiques, de véhicules et
d’équipement à destination ou en provenance d’établissement d’oiseaux sont évités autant que
faire se peut. Un strict respect des procédures d’accès aux zones d’élevage (passage par un sas ou
local sanitaire, lavage des mains, tenue et chaussures d’élevage) et de désinfection des véhicules
en entrée et sortie de la zone professionnelle sera exigé.
- Tous signes cliniques évocateurs d’influenza aviaire ou toute augmentation de la mortalité ainsi
que toute baisse importante dans les données de production sont immédiatement signalés à la
DD(ETS)PP par les responsables des établissements qu'ils soient de nature commerciale ou non.
- Interdiction de mouvements d’entrée et de sortie des établissements de volailles et d’autres
oiseaux captifs.
- Aucun œuf ne doit quitter les établissements sauf autorisation délivrée par la DD(ETS)PP. Les
autorisations seront délivrées sur la base d’une demande écrite et du respect des mesures de
biosécurité vers :
o Un établissement fabricant des ovoproduits conformément à l'annexe III, section X, chapitre
II, du règlement (CE) n° 853/2004 du 29 avril 2004 susvisé, où ils seront manipulés et traités
thermiquement conformément à l'annexe II, chapitre XI, du règlement (CE) n° 852/2004 du 29
avril 2004.
o Pour élimination ou valorisation vers un établissement agréé conformément au règlement (CE)
n° 1069/2009 du 21 octobre 2009 susvisé.
- Aucun cadavre provenant de volailles ou d’autres oiseaux captifs ne doit sortir des établissements
dans la zone. Les cadavres sont stockés dans des containers étanches dans l’attente de leur
collecte par l’équarrisseur. L’expédition de ces sous-produits animaux à destination d’une usine
agréée pour leur traitement, ou leur entreposage temporaire en vue d’un traitement ultérieur
visant à détruire tout virus de l’influenza aviaire éventuellement présent conformément au
règlement (CE) n°1069/2009 du 21 octobre 2009 susvisé, peut être autorisée par la DD(ETS)PP.
- Aucune viande provenant de volailles ou d’autres oiseaux captifs y compris les abats, ne doit sortir
des établissements suspects sauf autorisation délivrée par la DD(ETS)PP, qui prescrit les mesures à
prendre pour éviter la propagation de la maladie conformément à l’annexe V de l’IT 2023-256 de
la présente instruction.
31
- Aucun aliment pour volailles ni aucun objet susceptible de propager l’influenza aviaire ne doit
sortir des établissements suspects.
- Le transport et l’épandage du lisier provenant de volailles ou gibier à plumes est interdit.
- Les autres sous-produits animaux tels que les coquilles et les plumes sont toujours interdits à
l'épandage. Ces sous-produits animaux issus de volailles de la zone réglementées et abattues en
abattoir implanté à l’intérieur de la zone sont exclusivement destinés à un établissement de
traitement agréé au titre du règlement (CE) n°1069/2009.
- L’introduction dans le milieu naturel de gibier à plumes est interdite.
- Les rassemblements d’oiseaux tels que les foires, marchés et les expositions sont interdits.
- Le transport des appelants pour la chasse au gibier d’eau sont interdits.
- Lorsque des dérogations sont prévues aux dispositions ci-dessus, les conditions de dérogation
seront étudiées selon une analyse des risques et précisées en accord avec la DGAL dans les arrêtés
de zone.
Dans des cas particuliers, après analyse de risque et en concertation avec la DGAL, un dépeuplement
préventif de toutes les volailles sensibles peut être organisé autour de l’élevage suspecté foyer.
Depuis les ZP et ZS autour des foyers en élevage, les échanges d’animaux vivants et œufs à couver
sont strictement interdits. Des dérogations peuvent être éventuellement accordées pour les envois
de volailles vers un abattoir d'un autre EM selon les conditions des articles 43 et 44 du R(UE) 2020/687
pour les envois à partir de ZS ou selon les conditions des articles 28 et 29 de ce même règlement pour
les envois à partir d'une ZP.
Depuis les ZRS autour des foyers en élevage, les échanges d’animaux vivants et œufs à couver sont
possibles compte tenu de la situation sanitaire et du respect des dispositions de la présente
instruction. Ainsi, dans la mesure où il n'y a pas de restriction de mouvements dans la ZRS et en vertu
de l’article 21(1), point (c), et de l’article 23, point (a) du R(UE) 2020/687, le vétérinaire officiel pourra
signer le certificat sanitaire intra-UE après y avoir apposé manuellement la mention suivante : « Le lot
est conforme aux dispositions de l'article 3 bis de la décision d'exécution (UE) 2021/641 de la
Commission ». Cette mention manuelle doit être accompagnée de la signature du vétérinaire officiel
et du tampon de la « Marianne ».
32
Depuis les ZI FS liées à des cas en faune sauvage, les échanges d’animaux vivants et œufs à couver sont
possibles compte tenu de la situation sanitaire et du respect des dispositions de la présente
instruction. Ainsi, dans la mesure où il n'y a pas de restriction de mouvements dans la ZI FS, le
vétérinaire officiel peut signer le certificat sanitaire en l'état.
Depuis les ZRS autour des foyers en élevage, les échanges de DAOA sont possibles selon la situation
sanitaire.
Depuis les ZI FS liés à des cas en faune sauvage, les échanges de denrées alimentaires d’origine animale
(DAOA) sont encadrés par les dispositions définies par l’IT DGAL/SDSSA/2023-256.
Hors cas particulier, les dispositions relatives aux échanges s’appliquent aux exportations. En
particulier, dans la mesure où il n'y a pas de restriction de mouvements dans la ZRS, les exportations
doivent pouvoir se poursuivre depuis la ZRS.
8. Aspects financiers
La prise en charge financière par le programme 206 « sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation »
se fait sur la base des arrêtés du 30 mars 2001 et du 10 septembre 2001.
Les instructions techniques 2022-570, 2022-858, 2023-180 et 2023-364, 2022-844 prévoient les
conditions d’indemnisation du volet sanitaire (voir paragraphe sur les réfactions au point 10).
9. Circuit d'information
33
Il est indispensable de pouvoir renseigner au fil de l’eau les signalements SIGNAL/CARTOGIP 22, afin
d'assurer un suivi rapproché au niveau national.
Les modalités de suivi SIGAL sont précisées par l’instruction technique DGAL/SDSPA/2016-404.
9.2. Communication
La communication préfectorale à la suite de tout nouveau foyer ou suspicion forte doit
impérativement être coordonnée avec le cabinet du ministre chargé de l’agriculture de façon à
s’assurer du partage des mêmes informations et des messages d’accompagnement sur les mesures
mises en œuvre. Les projets de communiqués de presse doivent être envoyés, pour validation
préalable, à [email protected] ou [email protected].
Concernant les informations factuelles sur la situation sanitaire, outre les notifications internationales,
des informations sont mises en ligne sur le site du Ministère de l’agriculture
(https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-la-situation-en-france) et sur le site de la Plateforme ESA
(www.plateforme-esa.fr/).
Vous voudrez bien me faire part des difficultés rencontrées dans l’application de la présente
instruction. Toute question doit être adressée à la boite mail : [email protected].
Concernant le respect des conditions de mise à l’abri en ZR, ces contrôles peuvent être intégrés à la
programmation annuelle « biosécurité », décrite dans l’IT DGAL/SDSBEA/2024-74, annexe 2.
- Mesures (minimales ou renforcées) en zones réglementées (ZP, ZS, ZRS et ZI FS) : Le non-respect
des mesures énoncées dans l’arrêté préfectoral établissant les zones réglementées est réprimé par
l’article R228-1 du CRPM (code NATINF24 29169) et sanctionné par une contravention de
4ème classe.
- Réfaction des indemnisations : Par ailleurs, l’article 50 de l’AM du 25 septembre 2023 prévoit une
réfaction de l’indemnisation perçue par l’éleveur en cas de manquement aux règles sanitaires.
Annexe 3 : Surveillance des mammifères détenus dans les établissements foyer IAHP
Annexe 6 : Gestion des sous-produits animaux de volailles issues des zones de protection et
surveillance
Annexe 9 : Dérogation à l’interdiction de mouvements des volailles prêtes à pondre (filières « œuf de
consommation » et « reproduction ») situées dans une zone réglementée IAHP
Annexe 11 : Utilisation des œufs à couver collectés dans des établissements détectés positifs à l’IAHP
a posteriori de la collecte
35
Annexe 1 : Liste des acronymes
AM : Arrêté ministériel OAC : Œuf à couver
DD(ETS)PP : Direction départementale (de l’emploi, du travail, des solidarités) de la ZI : Zone indemne
protection des populations
Dès lors que des mouvements sont réalisés depuis les zones réglementées vers la zone indemne ou
à l’intérieur de celles-ci les flottes de véhicules sont différentiées pour :
Tout véhicule après transport d’animaux vivants doit être nettoyé et désinfecté (intérieur et
extérieur). À cet effet il est recommandé de procéder au recensement des installations
professionnelles équipées pour le nettoyage et la désinfection des véhicules et du matériel de
transport des animaux.
Les professionnels sont tenus d’avoir dans leur véhicule du matériel pour le nettoyage et la
désinfection pour eux (lavage et désinfection des mains, des bottes etc.) et pour leur véhicule afin
de pouvoir éliminer les souillures et de procéder à la pulvérisation de désinfectant.
En fin de tournée ou lors de passage vers une zone à statut plus favorable, la procédure de
décontamination de l’extérieur de véhicule (essentiellement caisse, bas de caisse et roues) décrite
dans le tableau ci-dessous doit être rigoureusement mise en place. L’intérieur n’est nettoyé et
désinfecté qu’après déchargement.
ETAPE Méthode
1/2
du temps de contact et température d’application).
Désinfection de la cabine par pulvérisation ou brumisation.
Rinçage à l’eau :
7. Rinçage du véhicule - travailler de haut en bas ;
- insister sur les roues, garde boues, dessous…
8. Séchage
9. Enregistrement Enregistrement/certification si requis.
Toute personne réalise un lavage correct des mains puis revêt une tenue de protection avant toute
entrée en zone d’élevage En zone professionnelle, le port de combinaison jetable et de surbottes
est requis dès la descente du chauffeur du véhicule.
2/2
Annexe 3 : Surveillance des mammifères détenus dans les
établissements foyer IAHP
Surveillance des porcins
- Si les porcins présentent des signes cliniques évoquant une infection grippale, des
prélèvements :
o Des écouvillons nasaux pour dépistage virologique sont à réaliser sur 9 animaux
cliniquement atteints, conformément à la note de service DGAL/SDSPA/2015-
38 relative à Résavip (utiliser 3 kits Résavip contenant chacun 3 écouvillons, par
unité épidémiologique ou stade physiologique) ;
o Des prélèvements de sang pour dépistage sérologique sont à réaliser sur 30
porcs (ou sur la totalité des porcs de l’élevage si moins de 30 au total), avec de
nouveaux prélèvements réalisés 21 jours plus tard sur les mêmes animaux pour
mettre en évidence une éventuelle séroconversion.
Dans tous les cas, les animaux prélevés doivent être formellement identifiés par leur
numéro de boucle (reproducteurs) ou le numéro spécifique permettant la traçabilité
(engraissement).
- Si les porcins ne présentent aucun signe clinique évoquant une infection grippale,
seuls des prélèvements pour dépistage sérologique sur 30 porcs ou sur la totalité des
porcs de l’élevage si moins de 30 au total, avec nouveaux prélèvements réalisés 21
jours plus tard sur les mêmes animaux identifiés par leur numéro de boucle
(reproducteurs) ou le numéro spécifique permettant la traçabilité (engraissement)
sont réalisés.
Les prélèvements pour dépistage virologique sont envoyés dans un laboratoire agréé pour la
recherche des virus influenza de type A chez le porc (liste disponible sur
https://agriculture.gouv.fr/laboratoires-officiels-et-reconnus-en-sante-animale ) et font l'objet
d'une analyse immédiate (voir note de service DGAL/SDSPA/2015-38 relative à Résavip).
Les prélèvements pour dépistage sérologique sont envoyés dans un laboratoire agréé où ils
seront analysés par ELISA à l’aide d’un kit commercial approprié pour la recherche
d’anticorps anti-influenza A chez le porc. La liste des kits ELISA recommandés par le LNR
Influenza Porcin est disponible ici : https://www.anses.fr/fr/system/files/LABO-Methodes-
Ploufragan-IP-Juin2019.pdf (utiliser de préférence un kit permettant à la fois la détection
d’anticorps dirigés contre la nucléoprotéine et la protéine de matrice).
Les lots de sérums trouvés positifs en ELISA (dès 1 sérum positif) sont adressés au LNR
Influenza Porcin (Anses, Laboratoire de Ploufragan-Plouzané-Niort) pour analyses de seconde
intention. Le LNR Influenza porcin centralisera les résultats en concertation avec le LNR
Influenza Aviaire.
Surveillance des autres mammifères
Forte fièvre ;
Léthargie ;
Conjonctivite ;
Difficultés à respirer ;
Signes neurologiques ;
Signes gastro-intestinaux.
Il convient de vérifier si l’animal a eu accès à l'extérieur, et notamment à un élevage de
volailles, et s'il a pu être alimenté avec des produits non cuits issus de cet élevage.
Les suites données en cas de symptômes évocateurs seront vues en lien avec la DGAL.
Annexe 4 : Prélèvements lors de repeuplement d’un élevage foyer
Ci-dessous un tableau récapitulatif des prélèvements à effectuer :
Nombre
Type de volailles Prélèvement à réaliser d'animaux
par UP
1/1
La DGAL a interrogé la commission pour préciser des mesures de gestion des sous-produits
animaux au regard du Règlement européen 2020/687 et cette annexe est donc susceptibles
d’être modifiée.
Après traitements préliminaires à l’élevage et avant élimination, les lisiers peuvent subir :
1. Un traitement en usines agréées de production de biogaz par méthanisation, équipées
d’une unité d'hygiénisation/pasteurisation ou pas (établissements dérogatoires art 8/9
de l’AM du 09/4/2018), après transport sécurisé respectant toutes les règles de
biosécurité, les lisiers étant accompagnés d’un certificat sanitaire et d’un document
commercial,
2. Un traitement en usines agréées de production de compost en standard européen ou
dérogatoires après transport sécurisé respectant toutes les règles de biosécurité, les
lisiers étant accompagnés d’un certificat sanitaire et d’un document commercial,
3. Un traitement en usines de transformation agréées art 24.1a) ou 24.1f) du R1069/2009
(lisiers non chaulés exclusivement).
Les lisiers peuvent être expédiés vers les établissement agréés susmentionnés, sous réserve
que ces établissements :
Soient situés à proximité du foyer
Ne soient pas annexés à un élevage de volailles ;
Soit équipés d’une station de nettoyage/désinfection des camions apportant les
matières à traiter.
Le chargement de ce lisier et son transport depuis l’élevage, devront être réalisés selon les
règles strictes de biosécurité, sans rupture de charge, directement de l’élevage vers
l’établissement agréé dans un contenant fermé (citerne à lisier) ou bâché, et désinfecté (roues
et bâche) avant le départ de l’élevage.
1/2
Dans tous les cas, traçabilité et transport respectant les règles de biosécurité doivent être
assurés.
Des fiches relatives aux différentes possibilités d’exutoires sont en cours de préparation et
seront disponibles prochainement sur la page intranet sous-produits animaux de la DGAL.
Toute question relative à cette annexe doit être adressée à la boite mail iahp-
[email protected] ou [email protected]
2/2
La DGAL a interrogé la commission pour préciser des mesures de gestion des sous-produits
animaux au regard du Règlement européen 2020/687 et cette annexe est donc susceptibles
d’être modifiée.
Pour la gestion de la collecte des cadavres de volailles en élevage, il convient d'appliquer ces
trois niveaux de risque pour la gestion centripète des tournées :
Ces professionnels sont tenus d’avoir dans leur véhicule du matériel de nettoyage et de
désinfection pour eux et pour leur véhicule. Entre chaque élevage, les roues sont désinfectées.
Avant de sortir de la dernière zone collectée, une aspersion de la bâche ou toit du camion
doit également être effectuée avant retour à l’usine de transformation.
- les lisiers y compris les litières usagées issus d’élevages situés en ZP peuvent être
expédiés en décharge autorisée après transformation par stérilisation sous pression ou
après avoir été traités conformément à l'annexe IV du R2020/687.
- Les lisiers, y compris les litières usagées issus d’élevages situés en ZS peuvent être
expédiés pour élimination dans un établissement agréé après transformation ou sans
transformation si cet établissement se situe dans la même ZS que les élevages.
NB : Lorsque la transformation n’est pas possible ou que l’envoi en décharge autorisée n’est
pas envisageable, les lisiers, y compris les litières usagées issus d’élevages situés en zones
1
Les AOL vont prochainement disparaître en raison de l’abrogation de l’arrêt ministériel qui
leur est relatif. L’opération de raccrocher des bennes sans déchargement est considérée
comme un entreposage d’où la nécessité que l’établissement soit agréé conformément à
l’article 24.1i) et plus seulement enregistré comme décrit par l’article 23 du R1069/2009.
1/4
réglementées (ZP/ZS) peuvent être enfouis par autorisation dérogatoire de l’AC (arrêté
municipal/préfectoral) dans l’exploitation ou sur un autre site prévu à cet effet conformément
à l’article 19 du règlement 1069/2009.
Cette gestion s’applique sur les lisiers, y compris les litières usagées produits lorsque les
élevages sont situés en zones réglementées. Même après la levée de ces zones, ces sous-
produits animaux doivent être traités comme décrits précédemment. Il est recommandé de
séparer les lisiers, y compris les litières usagées produits avant et après la levée des zones
réglementées.
Après vidange, la fosse doit faire l’objet d’un nettoyage et d'une désinfection approfondis.
Cependant, si un dépôt de matières solides s'est constitué au fond, il peut y être laissé en
l'état à condition d’être aspergé de désinfectant.
Dans tous les cas, où la matière est transportée, le contenant de transport sera clos et
étanche. Un document commercial accompagnera le chargement. Il sera nettoyé et
désinfecté sur le lieu de son déchargement avant de repartir.
L’épandage des lisiers, y compris des litières usagées issus d’établissements situés en zone
réglementée (ZP/ZS) est interdit.
Conformément au R2020/687, les sous-produits animaux autres que les lisiers, qu’ils soient de
catégorie 2 (art 22) ou de catégorie 3 (art 29 et 44), doivent être éliminés ou transformés.
Ainsi, les sous-produits animaux de catégorie 3 peuvent être expédiés à des établissements de
transformation agréés au titre du Règlement 1069/2009 ou des usines agréées pour la
fabrication d'aliments transformés pour animaux de compagnie (art 24.1e).
Par ailleurs, compte tenu des éventuels débouchés des matières dérivées de C3 à
l’exportation, le document commercial (DAC) des sous-produits animaux doit, le cas échéant,
mentionner l’abattage de volailles provenant de zones réglementées (Restriction aux
exportations). Le service d'inspection de l'abattoir vérifie régulièrement la présence de cette
mention sur les DAC. La transformation de ces sous-produits animaux (C3 ou C2) doit avoir
lieu en France, sauf autorisation particulière de l’EM de destination.
Néanmoins, il peut être accepté pour certains sous-produits animaux de catégorie 3 crus,
destinés à la transformation en usine agréée (exemple : viandes déclassées en catégorie 3
pour cause d'absence de débouché commercial), un transfert avec rupture de charge en
établissement d'entreposage agréé "sous-produits animaux" sous réserve d’un nettoyage et
désinfection des moyens de transport et de la mise en place d’une traçabilité spécifique.
Pour les matières de catégorie 3 destinées à la production d’aliment transformé pour animaux
familiers en conserve, des opérations intermédiaires de tri, congélation et broyage peuvent
2/4
avoir lieu en ZR ou ZS en usine agréée à ces fins (art 24 1 h du R1069/2009). Ces opérations
peuvent avoir lieu hors ZP/ZS si les lots provenant de zones réglementées sont tracés jusqu’à
leur transformation finale en usine agréée à ces fins (art 24 1e voire a du R1069/2009).
Compte tenu de l’usage de plumes de palmipèdes pour des usages techniques, les plumes
(mouillées ou non) peuvent être destinées sans rupture de charge aux seules usines autorisées
à laver industriellement ces plumes conformément à l’annexe XIII du règlement (UE) 142/2011,
situées sur le territoire national et non annexées à un abattoir. Les lots ainsi expédiés devront
être accompagnés d’un DAC précisant l’origine des matières. Comme pour le transport des
autres sous-produits animaux, les conteneurs utilisés devront être clos et étanches, un
nettoyage/désinfection avec un désinfectant virucide devant être réalisé à destination, après
dépotage des matières.
Le SVI des abattoirs abattant des volailles provenant des zones réglementées informe les
services vétérinaires en charge des usines destinataires de ces sous-produits animaux, de la
réalisation de tels envois. Le nettoyage/désinfection des véhicules après dépotage effectué au
sein de ces usines pourra être vérifié (enregistrement et procédure de N/D renforcée).
Parallèlement, des mesures de nettoyage et de désinfection des roues des camions avant
sortie des abattoirs doivent être mises en place (désinfection avec un produit virucide).
Pour rappel, sous réserve de l’absence de signe clinique au sein du couvoir, sont classés en
catégorie 3 les seuls sous-produits animaux suivants :
Préalablement à un envoi des sous-produits animaux de catégorie 3 (type œufs clairs) vers un
établissement agréé pour leur transformation, il conviendra de s’assurer que l’établissement
destinataire garantisse bien une élimination ou une valorisation des coquilles d’œufs générées
dans une filière agréée au titre du règlement CE/1069/2009.
5. Sous-produits animaux des casseries recevant des œufs provenant d'élevages situés
en ZP/ZS
La catégorisation de l’ensemble des sous-produits animaux des casseries recevant des œufs en
provenance d'élevages présents en zones réglementées n’est pas modifiée du fait de cette
situation géographique.
3/4
Lorsqu’ils ne proviennent pas d'un foyer mais d’une ZR (ZP/ZS), les œufs, leurs coquilles et leur
jus sont classés en catégorie 3 s’ils ne sont pas destinés à la consommation humaine (articles
28 et 44).
4/4
Annexe 7: Contrôle des opérations de nettoyage et de désinfection
ACTIONS DE CONTROLE DES OPERATIONS DE NETTOYAGE ET DE DESINFECTION
Ces actions de contrôle par les DD(ETS)PP et DAAF ont pour objectifs principaux :
- La vérification du protocole de nettoyage et de désinfection et sa cohérence ;
- La vérification de la maîtrise totale du résultat du nettoyage par des contrôles visuels ;
- La vérification de l’efficacité finale du résultat de la désinfection par des évaluations
microbiologiques.
La tenue d’une réunion préalable de chantier permet en effet de prendre connaissance du contexte
de l’exploitation et d’estimer si l’organisation et la logistique des opérations prévues par l’éleveur
et/ou la société prestataire de service est adaptée et cohérente à ce contexte.
La réunion de chantier et la transmission du plan peuvent avoir lieu après les opérations de nettoyage
et désinfection préliminaires (D0) après la mise à mort des animaux.
Le protocole de nettoyage et de désinfection est évalué sur une grille présentée en fin d’annexe.
Dès la fin des opérations de nettoyage (N1), un premier contrôle visuel doit être impérativement
réalisé par l’éleveur ou le groupement de production agricole, et rapporté dans le plan de nettoyage
et désinfection.
Pour rappel, les opérations de nettoyage et leur efficacité sont essentielles à l’optimisation de la
désinfection ultérieure. Cette étape est fondamentale. Il convient donc d’être très rigoureux sur la
réalisation du contrôle visuel et sur les critères d’acceptabilité
L’évaluation de contrôle visuel du nettoyage doit être tracé par l’opérateur dans le registre d’élevage.
L’évaluation de la qualité des opérations finales de nettoyage et désinfection est réalisée à la fin des
opérations ND2 par la DD(ETS)PP, la DAAF ou le vétérinaire mandaté.
Un modèle de grille d’évaluation de contrôle reprenant la majorité des points de vigilance à prendre
en compte est prévu en fin d’annexe. Ce modèle peut être adapté selon le type de bâtiment et la
particularité des modes d’élevage.
1
3.1. Evaluation de la qualité du nettoyage
Cette évaluation est basée sur un bilan du contrôle visuel de chaque partie et équipement du
bâtiment, qui, tous, doivent être exempts de souillures. Dans un bâtiment avicole, il est toutefois
possible de constater des poussières organiques à quelques endroits du fait que celles-ci ont pu se
redéposer après les opérations de nettoyage. Néanmoins, aucune accumulation importante de
matière organique telles que lisier sec, fientes, agglomérats de plumes, toiles d’araignées, souillures
diverses ne doit être observée (y compris sur les abords attenants au bâtiment lui-même).
L'évaluation du contrôle visuel est réalisée selon une notation par points (grille proposée).
- L’évaluation visuelle doit être réalisée sur l’ensemble du bâtiment, des matériels et
équipements de manière exhaustive. Pour satisfaire à cette exigence, il est conseillé de diviser
le bâtiment en 4 quartiers qui seront évalués au fur et à mesure de la progression.
Points particuliers :
➢ Au niveau des bâtiments et des équipements : Tout constat de bâtiment, partie de bâtiment
ou équipement vétuste et en très mauvais état (bois en état de pourriture, abimé, présence de
métal fortement oxydé, murs, parois ou couche isolante avec multiples anfractuosités …) ou
tout constat de conditions d’élevage non conformes aux dispositions de l’arrêté du 29
septembre 2021, devra faire l’objet d’une mise en demeure de mesures correctives dans des
délais en cohérence avec les travaux à entreprendre. Durant cette période, toute mise en place
de volailles sera interdite. Les abords doivent être entretenus (absence de végétation haute,
de boues, mares…) et dépourvus de tout matériel inutile et encombrant à proximité des
bâtiments.
➢ Au niveau des parcours : Avant de procéder à un nettoyage et désinfection des parcours, ceux-
ci ne doivent pas présenter de surfaces inondées, de mares ou flaques d’eau stagnantes, de
zones très boueuses ainsi que surfaces en herbe haute. Dans le cas contraire, il est à craindre
une inefficacité de la désinfection. En conséquence, cette désinfection devra être reportée
dans l’attente d’un drainage naturel de ces eaux de surface et d’une fauche de l’herbe le cas
échéant.
2
3.2. Contrôle bactériologique de la qualité de la désinfection
Ce contrôle est complémentaire du contrôle visuel précédent. Il est inutile d’y procéder lorsque le
contrôle visuel conclut à une insuffisance de nettoyage. Un prélèvement microbiologique sur une
surface visiblement sale est inutile. Cette surface doit être impérativement nettoyée.
Le contrôle bactériologique est systématiquement réalisé dès lors qu’il s’agit d’un foyer unique et
isolé. Pour les situations de multiples foyers sur une même zone géographique, cette recherche est
mise en œuvre de manière aléatoire et laissée à l’appréciation des DD(ETS)PP ou SALIM. En effet, si
la même entreprise de désinfection intervient sur de multiples foyers et si l’efficacité du processus
de désinfection a déjà fait l’objet de résultats antérieurs favorables, il n’est pas nécessaire de le valider
systématiquement sur chaque site. Cependant, les opérations de nettoyage doivent quant à elles
faire l’objet d’un contrôle visuel systématique quel que soit le cas de figure.
Le contrôle bactériologique est réalisé par recherche de germes témoins de l’efficacité des opérations
de désinfection (streptocoques fécaux). Le contrôle est effectué par prélèvement à l’aide de boîtes
de Slanetz avec neutralisant d’une taille de 25 cm2 sur des surfaces visuellement propres (un contrôle
bactériologique sur des surfaces sales ne présentant aucun intérêt). Le nombre de boîtes par unité
de production devra être compris entre 10 et 20 maximum. Les prélèvements peuvent
éventuellement être réalisés par un agent de la DD(ETS)PP/SALIM ou un vétérinaire mandaté en cas
de gestion de plusieurs foyers de manière simultanée.
Dans le cas de l’IAHP, un contrôle par chiffonnettes avec neutralisant est également réalisé sur le
matériel de gavage à raison d’une chiffonnette par équipement (embuc, entonnoir, gaveuse, cooling
s'ils n'ont pas été remplacés, etc.).
Une répartition des prélèvements est proposée en fin annexe selon les différents circuits (eau,
aliment, etc.), selon les locaux et équipements. L’objectif étant de répartir sur la plus grande surface
les différents prélèvements.
Les prélèvements par boîte contact doivent être réalisés sur des surfaces suffisamment grandes pour
que la totalité de la surface gélosée soit mise en contact avec le support prélevé. Les surfaces
prélevées doivent être planes et lisses. La boîte est appliquée en un contact ferme à la limite de
l’écrasement pendant 5 secondes et sans frottement afin de ne pas détériorer la gélose et de
permettre ainsi une lecture non faussée des résultats.
Une fois réalisés, les prélèvements sont envoyés pour analyse au LDA.
Il est conseillé aux DDPP de contacter le laboratoire d'analyse dès que possible afin de convenir
ensemble des quantités de boîtes de Slanetz à commander pour une période donnée. De même, il
est recommandé d'utiliser des boîtes de Slanetz prêtes à emploi plutôt que de recourir à une
« fabrication maison » des boîtes par le laboratoire, ce qui allongerait immanquablement les délais
de mise à disposition.
Les prélèvements réalisés et les résultats sont portés sur la grille proposée.
3
Dès la fin des opérations de nettoyage et désinfection, et pendant toute la durée du vide sanitaire,
des mesures de biosécurité doivent impérativement être mises en place (accès aux zones d’élevage
par un sas sanitaire, absence de divagation d’animaux domestiques, accès interdits aux véhicules non
indispensables en zone professionnelle, etc.).
4
CONTRÔLE DE L’EFFICACITE DES OPERATIONS DE NETTOYAGE ET DESINFECTION
Adresse
SIRET
Date de l’inspection
□ OUI
Stockage des effluents
Précisez lesquels et le mode de stockage :
Il y a des effluents (lisiers ou fumiers) stockés sur l’exploitation ?
□ NON
5
CONTROLE DE L’EFFICACITE DES OPERATIONS DE NETTOYAGE ET DESINFECTION (par atelier ou UP)
Atelier inspecté (ou des ateliers constituant l’unité de Indiquer les codes d’identification de l’atelier (INUAV si volailles) :
production)
Types d’ateliers
Date d’enlèvement ou de mise à mort des derniers animaux sensibles de l’atelier ou de l'unité de production ... / … / …
6
CONTROLE DE L’EFFICACITE DES OPERATIONS DE NETTOYAGE ET DESINFECTION (par atelier ou UP)
Parois et soubassements Vérifier propreté des parois en agglos bruts ou parois non lisses
Plafond
Entrées d’air (y compris système de cooling et échangeurs le cas Filtres de système de cooling nettoyés (si besoin par
échéant) trempage et propres), sinon mise en place de filtres neufs et
destruction des anciens
Bac de réserve
Matériel de Gavage (Embucs, Entonnoirs, Tuyaux , Gaveuse, y Propreté visuelle absolue - Vérifier si procédure de 1 chiffonnette/
compris embuc) désinfection spécifique gaveuse
7
5 - Circuit des fientes Absence de matières organiques (fientes, plumes…) 4 boîtes
Matériel d’évacuation (roues, godet, matériel d’épandage) Vérifier la procédure de D&N après l’enlèvement des fumiers
6 - Matériel d’élevage ou technique Vérifier si ce matériel a bien été pris en considération dans le ND 2 boîtes
10 – Cages en Gavage ou pondeuses le cas échéant Absence de poussières et matières organiques 4 boîtes
Parois si pleines
11 – Assèchement du bâtiment Le bâtiment présente-t-il un état d’assèchement satisfaisant à ce stade ? Oui □ Non □
Abris remis en état Oui □ Non □ si non, indiquer pour quelle raison :
8
SYNTHESE
A titre indicatif :
- si les notes égales à 1 représentent plus du quart de l’ensemble des notes, les opérations de nettoyage ne sont pas satisfaisantes (nettoyage non conforme, donc cocher la case
correspondant à l'intitulé « nettoyage à recommencer sur l'ensemble »)
- si l’évaluation comporte plus de 3 notes égales à 2, les opérations de nettoyage ne sont pas satisfaisantes (nettoyage non conforme)
- si l’évaluation comporte au maximum 3 notes égales à 2, les opérations de nettoyage sont à recommencer sur les zones et équipements concernés
A titre indicatif :
- Une boîte présentant jusqu’à 10 colonies de streptocoques fécaux/boîte est considérée comme un résultat acceptable
- Au-delà de 10 colonies le résultat est considéré comme mauvais
- La désinfection est considérée comme satisfaisante si 80% des résultats sont acceptables
- Si moins de 80% des résultats sont acceptables, la désinfection est à renouveler
- Sur chaque boîte présentant un envahissement complet par des colonies de streptocoques, la désinfection sera à renouveler sur les endroits, matériels ou équipements prélevés
- Si présence de streptocoques sur la (ou les) chiffonnettes prélevées, la désinfection sera à renouveler sur le matériel de gavage.
9
LOGIGRAMME ETAPES DES OPERATIONS DE NETTOYAGE ET DE DESINFECTION
DD(ETS)PP / DAAF
Validation du protocole de nettoyage et de désinfection
Défavorable Favorable
DD(ETS)PP / DAAF /
7 jours
Défavorable Favorable
Vide sanitaire
Durée fixée par le point b) du paragraphe 1. de l’article 57 du règlement 2020/687
10
Annexe 8 : SURVEILLANCE RENFORCEE EN COURS DE LOT EN ZP/ZS/ZRS
Surveillance renforcée en cours de lot sur les volailles (hors gibier) non reproductrices
Modalités Référence(s) réglementaire(s)
ou infra-réglementaire(s)
Qui ? - Exploitations commerciales
- Palmipèdes non vaccinés et dindes (à l’exception du gibier à plumes) - Article 25 R(UE) 2020/687
- Tous stades de productions excepté les stades « futurs reproducteurs » et - Article 40 R(UE) 2020/687
« reproducteurs » - Présente ITT
Le règlement UE 2020/687 permet les mouvements au sein de la ZR entre ZP et ZS, mais ne permet
pas les mouvements entre deux zones réglementées via une zone indemne.
Avant d’accorder l’autorisation, la DD(ETS)PP évalue les risques découlant de cette autorisation, et
doit conclure que le risque de propagation de l’IAHP est négligeable, conformément au point 4.2.7
de la présente instruction.
En particulier, les critères décrits dans les tableaux 1 et 2 seront pris en compte dans l’évaluation des
risques :
1
Tableau 1 : Dans le cas d’une zone réglementée autour d’un foyer isolé
ZP ZS
Etablissement Au sein de - absence de nouveau foyer - absence de nouveau foyer
de destination la même depuis 8 jours minimum dans la depuis 8 jours minimum dans la
des volailles zone ZP et ZS ZP et ZS
prêtes à pondre réglementée - visite officielle ou contrôle - Si possible : visite officielle ou
documentaire des résultats contrôle documentaire des
d’autocontrôles de tous les résultats d’autocontrôles de
élevages commerciaux de la ZP tous les élevages commerciaux
de la ZP
Vers une - absence de nouveau foyer - absence de nouveau foyer
zone depuis 21 jours minimum dans depuis 8 jours minimum dans la
indemne la ZP et ZS ZP et ZS
- visite officielle ou contrôle - Si possible : visite officielle ou
documentaire des résultats contrôle documentaire des
d’autocontrôles de tous les résultats d’autocontrôles de
élevages commerciaux de la ZP tous les élevages commerciaux
de la ZP
Tableau 2 : Dans le cas d’une zone réglementée coalescente autour de plusieurs foyers
ZP ZS
Etablissement Au sein de - absence de nouveau foyer - absence de nouveau foyer
de destination la même depuis 8 jours minimum dans depuis 8 jours minimum dans
des volailles zone un rayon de 10 km autour de un rayon de 10 km autour de
prêtes à pondre réglementée l’établissement d’origine l’établissement d’origine
- visite officielle ou contrôle - Si possible : visite officielle ou
documentaire des résultats contrôle documentaire des
d’autocontrôles de tous les résultats d’autocontrôles de
élevages commerciaux dans un tous les élevages commerciaux
rayon de 3 km autour de dans un rayon de 3 km autour
l’établissement d’origine de l’établissement d’origine
Vers une - absence de nouveau foyer - absence de nouveau foyer
zone depuis 21 jours minimum dans depuis 8 jours minimum dans
indemne un rayon de 10 km autour de un rayon de 10 km autour de
l’établissement d’origine l’établissement d’origine
- visite officielle ou contrôle - Si possible : visite officielle ou
documentaire des résultats contrôle documentaire des
d’autocontrôles de tous les résultats d’autocontrôles de
élevages commerciaux dans un tous les élevages commerciaux
rayon de 3 km autour de dans un rayon de 3 km autour
l’établissement d’origine de l’établissement d’origine
2
- Résultats de l’examen clinique des volailles et autres oiseaux captifs présents dans
l'exploitation d'origine et, en particulier, de ceux à transporter moins de 48h avant le
départ ;
- Registres de production et des registres sanitaires de l'exploitation ;
- Résultats des tests de laboratoire.
Chaque mouvement nécessite une autorisation individuelle de la DD(ETS)PP de départ, qui prend la
forme d’un laissez-passer sanitaire (LPS) émis par cette structure.
L’établissement d’origine doit faire une demande de dérogation et prévenir la DD(ets)PP de son
département au moins 5 jours ouvrés avant le mouvement.
o Audit de biosécurité de l’élevage d’origine favorable (grille PULSE, grilles du SNA ou IT 2021-786
pour le gibier à plumes) ou adhésion à la charte sanitaire salmonelles.
3
o Enlèvement du lot en une seule fois si possible (pas d’enlèvements multiples). En cas
d’impossibilité justifiée d’enlèvement du lot en une seule fois, l’enlèvement sera réalisé en un
nombre aussi limité que possible avec un lavage-désinfection systématique du camion à l’issue
de chaque transfert.
o Réalisation d’une visite vétérinaire 48h avant le départ des animaux pour contrôler l’état
sanitaire des animaux et le registre d’élevage avec réalisation de prélèvements sur 60 individus
pour analyse virologique IA par écouvillon trachéal ou oro-pharyngé (pool de 5) et écouvillon
cloacal (pool de 5) et analyse sérologique à la charge de l’opérateur.
Les prélèvements ci-dessus devront être réalisés dans l’ensemble des salles de la ferme
d’élevage1 (et non sur les seules salles d’origine).
Ces prélèvements sont complétés par une série d’une paire de chiffonnettes d’environnement,
sur chaque unité de production, pour recherche de gène M influenza : une chiffonnette réalisée
sur les mangeoires et abreuvoirs et une chiffonnette réalisée sur les extractions d’air pour
recherche de gène M influenza.
o Limitation au strict minimum des interventions au sein du troupeau entre la réalisation des
prélèvements et le chargement des volailles.
o En complément des mesures de biosécurité prévues par l’exploitant dans le plan de biosécurité
de l’exploitation, un protocole spécifique de biosécurité renforcée pour le chargement des
volailles est appliqué.
- Equipe d’intervention dédiée n’ayant pas réalisé dans la mesure du possible d’autres
interventions en élevage de volailles dans les 48 heures précédentes (sauf dans le cas du
transfert du même lot).
- Tous les intervenants entrant dans la zone d’élevage pour procéder au chargement des
animaux dans le bâtiment devront se conformer strictement au protocole de biosécurité, et
notamment procéder à une douche complète pour les élevages de volailles futures
reproductrices, puis à un changement de tenue avant d’accéder en zone d’élevage. Dans le
cas où l’élevage ou le site n’est pas équipé de douche, et en cohérence avec les exigences de
la charte sanitaire des Arrêtés salmonelles, respecter à minima un sas 3 zones avec
1 Une salle d’élevage s’entend comme toute sous-unité d’une même unité épidémiologique constituée d’un volume
homogène séparé d’une autre salle par une cloison pleine ou un magasin par exemple.
4
changement de tenue complet Les équipements de protection des intervenants utilisés
pour la manipulation des animaux sont laissés sur place, puis détruits ou destinés à un lavage
ultérieur.
Pour les transferts de volailles prêtes à pondre de la filière « œufs de consommation », aucun site
stratégique2 ne se situe dans un rayon de 3 km.
Comme prévu par le règlement (UE) 2022/687, l’établissement de destination ne doit pas détenir
d’autres volailles avant l’arrivée des volailles prêtes à pondre. Si l’établissement de destination est
constitué de plusieurs bâtiment, cette restriction s’appliquera aux bâtiments constituant une seule
et même unité épidémiologique.
o Audit biosécurité
Un audit de biosécurité3 doit être réalisé par le vétérinaire sanitaire de l’élevage de destination avant
l’arrivée des animaux. Lors de cet audit, il doit notamment s’assurer que les personnes chargées des
soins aux animaux sont informées de l’origine des animaux à transférer, des règles de biosécurité et
des critères d’alerte, et leur faire signer une attestation sur l’honneur. Le compte-rendu de l’audit
biosécurité et l’attestation sont transmis à la DD(ets)PP régissant l’établissement, qui doit rendre un
avis favorable avant d’autoriser le transfert.
o Mesures de biosécurité
En complément des mesures de biosécurité prévues par l’exploitant dans le plan de biosécurité de
l’exploitation, un protocole spécifique de biosécurité renforcée pour le déchargement des volailles
est appliqué.
2 La liste de sites stratégiques est disponible dans l’intranet : Accueil > Missions techniques > Santé et bien être animal > Crise
influenza aviaire - Ce qu’il faut savoir > La situation en France
3 Conformément à l’arrêté du 29 septembre 2021, article 12, à partir du 1 er juillet 2022 « Les opérateurs détenant des volailles
ou des oiseaux captifs au sein d'un établissement à finalité commerciale sont tenus de faire réaliser une évaluation annuelle
de l'application de leur plan de biosécurité par un organisme tiers ». Cet audit concerne tous les établissements, y compris
ceux adhérents à la charte salmonelles.
5
Equipe d’intervention dédiée n’ayant pas réalisé dans la mesure du possible d’autres
interventions en élevage de volailles dans les 48 heures précédentes (sauf dans le cas du
transfert du même lot)
- Désinfection par chaulage de la zone de stationnement et de chargement du véhicule.
- Tous les intervenants entrant dans la zone d’élevage pour procéder à la manipulation des
animaux dans le bâtiment devront se conformer strictement au protocole de biosécurité, et
notamment procéder à une douche complète des élevages du maillon reproducteur, puis à
un changement de tenue avant d’accéder en zone d’élevage. Les équipements de protection
des intervenants utilisés pour la manipulation des animaux sont laissés sur place, puis détruits
ou destinés à un lavage ultérieur.
Lors de l’arrivée des volailles, l’ensemble de l’élevage de destination est placé sous surveillance
(APMS). Une surveillance est réalisée sur les volailles mises en place à la charge de l’opérateur et
décrite dans le tableau ci-après.
L’APMS sera levée en cas de résultats négatifs pour l’ensemble des tests de cette surveillance.
Tableau 3 : Surveillance à réaliser suite à la mise sous APMS des volailles transférées de ZR
6
Vers une 48 à 72 h après mise en place : 1 ET sur 60 individus pour analyse
zone virologique.
indemne et
21 jours après mise en place : visite vétérinaire avec
1 ET sur 60 individus + EC sur tous les cadavres de la semaine dans la
limite de 5
7
Annexe 10. Mouvement d’œufs à couver et les poussins d’un jour
L’interdiction de mouvements d’œufs à couver (OAC) et poussins d’un jour (P1J) est
systématiquement appliquée en ZP et en ZS. En ZRS, les mesures de restriction de mouvements sont
variables, car elles dépendent de la situation épidémiologique et de l’analyse de risque effectuée à
un moment précis. Elles sont décrites dans l’instruction technique tactique (ITT) en vigueur au
moment de la demande de dérogation à la restriction de mouvements.
L’établissement de destination doit fournir son accord pour recueillir ces OAC ou P1J au sein de sa
structure. Dans le cas où les établissements d’origine et d’arrivée appartiennent à la même société,
cet accord peut se traduire par un document générique émis et signé par ladite société, indiquant
que cet accord est valable durant toute la durée de la zone réglementée IAHP. Si l’établissement de
destination est situé dans un département différent de celui d’origine, la DD(ETS)PP d’origine doit
informer et obtenir l’accord de la DD(ETS)PP de destination.
1
Ces preuves se manifestent sous la forme de résultats favorables suite à une inspection ou audit sur le sujet
« Biosécurité » et datant de moins d’un an.
2
La notion de flux direct n’impose pas une livraison directe du couvoir en ZP ou ZS vers un seul et même
élevage situé en ZI. Plusieurs élevages situés en ZI peuvent être livrés à la suite par le même véhicule.
1
1. Recommandations préalables
Les OAC issus des élevages de reproducteurs situés en ZI doivent être, quand une solution
alternative existe, orientés vers un couvoir situé en ZI sans passer par un stockage intermédiaire par
un couvoir situé en ZR.
Dans le cadre de la présente instruction, seuls les mouvements décrits dans les tableaux 1 et 2
identifiés comme « autorisé » sont éligibles à une dérogation à l’interdiction de mouvements.
1
Si la ZRS ne prévoit pas de restriction de mouvements, les mouvements sont, de facto, autorisés. L’opérateur
ne doit donc pas demander de dérogation à une interdiction de mouvements à la DD(ETS)PP.
Couvoirs situés en ZP, ZS et/ou ZRS et recevant des OAC provenant d’élevages de
reproducteurs situés en ZP, ZS, ZRS et/ou ZI ;
Couvoirs situés en ZI et recevant des OAC provenant d’élevages de reproducteurs en ZP,
ZS et/ou ZRS ;
2
a. Circuit des véhicules
- Les véhicules du personnel sont stationnés en zone publique, hors enceinte du couvoir. Le cas
échéant, les véhicules des techniciens d’élevage et des vétérinaires sont stationnés en zone
publique, hors enceinte du couvoir.
- Une séparation dans le temps des déchargements d’OAC et de chargements de P1J est
indispensable si ces opérations se déroulent dans des espaces contigus.
- Chaque véhicule accédant à la zone professionnelle subit une désinfection systématique (et
nettoyage préalable si possible) à l’entrée et à la sortie de cette zone.
b. Circuit du personnel
- Si l’établissement possède les structures correspondantes, le personnel réalise une douche
systématique pour chaque entrée en couvoir.
- Les tenues sales possèdent leur propre espace de stockage avant lavage.
- En cas d’exploitation possédant, sur le même site, un espace d’élevage de volailles et un couvoir,
le plan de biosécurité prévoit une séparation stricte du personnel élevage/couvoir dans la même
journée. Cette disposition doit prévoir une absence d’entrée du personnel d’élevage ou
technique affecté aux élevages (techniciens) au sein du couvoir.
d. Traçabilité
La traçabilité des œufs doit être assurée à chaque étape de la production et les données d’élevage
(viabilité, éclosabilité des œufs) doivent faire l’objet d’un enregistrement régulier.
4. Collecte des OAC issus d’élevages par des couvoirs situés en ZP/ZS
Le changement d’affectation d’un véhicule nécessitera la mise en œuvre d’un nettoyage et d’une
désinfection complète.
3
- Si existant, renforcement du protocole de contrôle visuel et bactériologique de la qualité du
nettoyage et désinfection des chariots de collecte d’OAC et véhicules de collecte ou mise en
œuvre immédiate d’un tel protocole si non réalisé auparavant.
- Si le véhicule doit collecter des OAC dans un élevage situé en ZI : lavage en station externe de
nettoyage sur le trajet en sortie de la ZP/ZS et 3ème désinfection des roues et bas de caisses.
5. Collecte des OAC d’élevages situés en ZP/ZS par des couvoirs situés en ZI
a. Pour les véhicules, à tout moment du circuit
- Les véhicules utilisés pour la collecte des OAC doivent être dédiés selon que les élevages
reproducteurs collectés soient situés en ZR ou situés en ZI. Un véhicule dédié à la collecte d’OAC
en ZR ne peut collecter des OAC en ZI.
- Le changement d’affectation d’un véhicule nécessitera la mise en œuvre d’un nettoyage et d’une
désinfection complète.
4
- Chargement des contenants d’OAC dans un véhicule nettoyé et désinfecté préalablement au
départ de tournée avec contrôle visuel favorable de la qualité du nettoyage. Contrôle
bactériologique renforcé de l’efficacité de la désinfection. Point d’attention sur la cabine du
conducteur et bas de caisses.
- En sortie de zone professionnelle et avant départ vers le couvoir, réalisation d’une 2 ème
désinfection de l’extérieur du véhicule. Point d’attention sur le bas de caisses.
La dérogation à l’interdiction de mouvements ne sera accordée que si ces deux points présentent
des résultats favorables.
5
Tableau 3
Protocole de surveillance renforcée sur les établissements de reproducteurs situés en ZP et en ZS
Principes
- Surveillance analytique sur cadavres, environnement et animaux vivants, selon une fréquence propre à chaque
catégorie. Pour la filière gibier, la surveillance débute 15 jours avant le début de la ponte (adaptation secondaire
à la saisonnalité de cette activité)
- Si aucun cadavre n’est récolté, les prélèvements se réalisent uniquement sur l’environnement et les animaux
vivants
Modalités d’application
Cadavres Type et nombre - 1 écouvillon cloacal (EC) sur chaque cadavre
de prélèvement(s) - Maximum 5 cadavres
1
IMPORTANT : Si l’exploitant a choisi d’envoyer les prélèvements en laboratoire reconnu en première intention
et que le résultat s’avère positif, un envoi de l’échantillon (extraits ARN) vers un laboratoire agréé est
nécessaire. La DD(ETS)PP n’est pas obligée de réaliser de nouveaux prélèvements.
2
Si SEROLOGIE + MAIS VIROLOGIE : Signalement à la DD(ETS)PP qui place l’établissement sous APMS -> 40 ET
sur animaux vivants et 5 EC sur cadavres (le cas échéant) réalisés par la DD(ETS)PP (prélèvements officiels) 15
jours plus tard.
6
III. CONDITIONS PARTICULIERES D’OCTROI DE LA DEROGATION A
L’INTERDICTION DE MOUVEMENT DES POUSSINS D’UN JOUR
Zone de
Interdit1 Interdit1 Selon ITT2 Autorisé
protection
Zone de
Interdit1 Interdit1 Selon ITT2 Autorisé
surveillance
Etablissement
d’origine des Zone
P1J (couvoir) réglementée
Interdit1 Interdit1 Selon ITT2 Autorisé
supplémentair
e
Sans
Zone indemne Interdit1 Interdit1 Selon ITT2
restriction
Les mises en place (MEP) sont interdites en ZP et en ZS. Cas particulier pour la filière reproducteurs : autorisé
exceptionnellement, sur des cas dûment justifiés, en cas d’impossibilité de mouvement vers la ZI.
2
Selon l’ITT en vigueur au moment de la demande de dérogation, les MEP sont soit interdites, soit autorisées
avec conditions, soit autorisées sans conditions. Dans le cas où les MEP seraient interdites , le mouvement est
interdit sauf cas particulier pour la filière « reproducteurs » où il peut être autorisé en cas d’impossibilité de
mouvement vers la ZI.
2. Mesures de biosécurité
Les mesures de biosécurité renforcées sont à mettre en place dans les établissements suivants :
Elevages (autres que reproducteurs) situés en ZI et approvisionnés en P1J par des couvoirs
situés en ZP, ZS et ou ZRS ;
Etablissements de la filière « reproducteurs » situés en ZP, ZS et/ou ZRS et approvisionnés à
titre exceptionnel en P1J par des couvoirs situés en ZP, ZS ou ZRS.
3. Règles concernant les livraisons de P1J issus d’un couvoir situé en zones de protection et
de surveillance vers des établissements situés uniquement en zone indemne
a. Au départ du couvoir
- Conditionnement des poussins d’un jour dans des cartons à usage unique. Si impossibilité
technique du couvoir par rapport à l’adaptation des véhicules de livraison, conditionnement en
caisses plastiques nettoyées et désinfectées.
- Absence de départ différé de lots de P1J au lendemain d’éclosion. La pratique de « pré-
démarrage », notamment pour les canetons, après leur éclosion et avant leur livraison est à
proscrire.
- Chargement des poussins dans un véhicule préalablement nettoyé et désinfecté avec contrôle
visuel favorable de la qualité du nettoyage.
7
- Contrôle bactériologique renforcé de l’efficacité de la désinfection. Point d’attention sur la
cabine du conducteur.
- Avant départ du couvoir, en sortie de zone professionnelle, réalisation d’une 2ème désinfection
de l’extérieur du véhicule. Point d’attention sur le bas de caisse.
- Aucun arrêt du conducteur (sauf impératif) ne doit y être effectué avant la livraison des poussins
en ZI (flux direct). La notion de « flux direct » n’impose pas une livraison directe du couvoir en ZP
ou ZS vers un seul et même élevage en ZI (plusieurs élevages situés en ZI peuvent être livrés à la
suite par le même véhicule).
- Lavage en station externe de nettoyage sur le trajet avant sortie de la ZR et 3 ème désinfection des
roues et bas de caisses
b. A l’élevage
- Si possible (utilisation de cartons), livraison des poussins en entrée de zone professionnelle.
- Désinfection roues bas de caisses en entrée de zone professionnelle de chaque élevage livré.
- Tenue spécifique pour le conducteur à chaque élevage livré et absence d’entrée en zone
d’élevage.
- Absence de dépose des caisses de poussins à même le sol Celles-ci doivent être déposées sur
zone protégée sur zone bétonnée propre ou bâchée propre.
- Absence d’accès des intervenants de l’élevage à l’intérieur du véhicule de transport des P1J.
- Désinfection des roues et bas de caisses en sortie de zone professionnelle de chaque élevage
livré.
c. Au retour au couvoir
- Nettoyage extérieur du véhicule en station de lavage externe au couvoir si possible.
- Désinfection externe du véhicule en entrée de la zone professionnelle du couvoir.
- Absence d’accès du conducteur au couvoir.
- Déchargement des caisses de livraison vides en entrée, dans le sas prévu à cet effet, et pris en
charge par le personnel interne au couvoir, dédié à cette tâche.
- Réalisation d’une 1ère désinfection systématique des caisses vides en entrée.
- Stockage des caisses vides en zone dédiée et isolée.
- Personnel affecté au nettoyage des caisses de retours de livraison (réalisation d’une nouvelle
douche, le cas échéant, et changement de tenue obligatoire avant toute nouvelle tâche dans la
même journée).
- Nettoyage et désinfection renforcés des caisses de retour de livraison avec contrôle visuel
systématique de la qualité du nettoyage – contrôle bactériologique renforcé de l’efficacité de la
désinfection.
- Stockage dédié et isolé des caisses de transport avant nouvelle utilisation en salle de tri.
- Elimination des tenues utilisées par le conducteur.
- Nettoyage et désinfection du véhicule de livraison de P1J avec contrôle visuel systématique de la
qualité du nettoyage. Contrôle bactériologique renforcé de l’efficacité de la désinfection. Point
d’attention sur la cabine chauffeur.
- Stationnement du véhicule de livraison de poussins sur une zone dédiée.
4. Surveillance des poussins d’un jour, issus de couvoirs en zone de protection et zone de
surveillance
8
Pour chaque transport de canetons, au moins 1 prélèvement de surface (chiffonnette ou écouvillon)
est réalisé sur le véhicule de transport (parois intérieures du volume de transport et autres surfaces,
p ex boites et charriots) en fin de livraison pour analyse virologique (RT-PCR). Ces analyses,
effectuées dans le cadre des autocontrôles, sont à la charge des opérateurs concernés et peuvent
être réalisées dans un laboratoire agréé ou reconnu. En cas de transports présentant une charge
importante de poussière, il est recommandé de fractionner le prélèvement pour ne pas surcharger
les chiffonnettes (risque d’inhibition).
En cas de résultat(s) positif(s), les mouvements depuis cet établissement sont suspendus et des
investigations sont déclenchées immédiatement au niveau des deux établissements (origine et
destination). L’exploitant de l’établissement d’origine en informe directement la DD(ETS)PP de son
département3. Dans le cas où les établissements d’origine et de destination sont situés dans des
départements différents, la DD(ETS)PP de l’établissement d’origine informe la DD(ETS)PP de
l’établissement de destination. La DD(ETS)PP de l’établissement d’origine jugera l’opportunité de
placer l’établissement sous surveillance (sous la forme d’un arrêté préfectoral de mise sous
surveillance ou APMS) et de réaliser des prélèvements officiels.
En tout état de cause, l’exploitant se doit d’enclencher immédiatement des investigations, portant
notamment sur les livraisons sortantes et entrantes dans les jours précédents, au niveau des
exploitations collectées et livrées. Les analyses sont réalisées au sein du réseau de laboratoires
agréés et reconnus pour la recherche du gène M. Les frais d’analyses sont à la charge des détenteurs.
Les résultats des analyses devront être transmis immédiatement à la DD(ETS)PP du département
concerné par l’élevage ou le couvoir.
Dans le cas de MEP successives, la visite (et les prélèvements le cas échéant) mentionnée au
paragraphe précédent est réalisée :
Au bout de 21 jours après la première MEP si les MEP ont été réalisées sur une période de 1
semaine maximum ;
Au bout de 21 jours après la dernière MEP si les MEP ont été réalisées sur une période de 3
semaines.
3
Conformément à l’article L.201-7 du CRPM.
4
La durée de l’APMS est prolongée pour les palmipèdes, compte tenu de leur rôle dans la propagation de
l’infection.
9
Dans le cas des palmipèdes, tout cadavre observé dans ce lot de P1J ou dans l’exploitation détenant
ces P1J durant la période de l’APMS doit faire l’objet d’une analyse à des fins de détection précoce
d’un virus IAHP.
Les modalités de cet autocontrôle (charge aux frais du détenteur) sont les suivantes :
Pour réaliser cette étude, la DD(ETS)PP doit pouvoir se reposer sur toutes sortes d’informations et
de documents, que l’exploitant doit être en mesure de lui fournir6 (liste non exhaustive) :
Résultats d’analyse du protocole de surveillance renforcée cité en tableau 3 ;
Plan de biosécurité et, le cas échéant, audit de biosécurité ;
Registre de production et sanitaire de l’exploitation ;
Carnet de route (itinéraire) du transporteur (avec, notamment, lieux de nettoyage et désin-
fection du camion, stockage intermédiaire s’il y a lieu et mesures pour réduire le risque suite
à ce stockage intermédiaire) ;
Toute(s) autre(s) analyse(s) de laboratoire (par exemple, vérification bactériologique des opé-
rations de nettoyage et désinfection du camion/établissement s’il y a lieu) ;
Preuve(s) de formation du personnel à la biosécurité.
Lorsque les conditions citées sont satisfaites, la DD(ETS)PP de départ émet un laissez-passer sanitaire
qui peut être valable pendant 7 jours maximum pour l’établissement d’origine.
5
En cas de non-respect de ces conditions de biosécurité, la DD(ETS)PP d’origine refusera d’émettre le LPS. Elle
motivera son refus à l’aide d’éléments factuels (résultats d’inspection ou d’audit) transmis par la DD(ETS)PP de
destination.
6
Pour rappel, conformément à l’article L.205-7 du code rural et de la pêche maritime, tout agent habilité à
effectuer des contrôles peut « sur place ou sur convocation, recueillir tout renseignement, toute justification et
se faire remettre copie des documents de toute nature, quel que soit leur support et en quelques mains qu’ils se
trouvent, nécessaires aux contrôles. »
10
11
Annexe 11 : Utilisation des œufs à couver collectés dans des
établissements détectés positifs à l’IAHP a posteriori de la collecte
Suite à la confirmation d’un foyer d’IAHP dans un parquet de reproducteurs, les OAC issus de ces
oiseaux contaminés peuvent être catégorisés comme « à risque minime », « à risque moyen » ou « à
risque important ». Les premiers OAC pourront être utilisés sans contrainte, tandis que les seconds
doivent faire l’objet d’une vigilance accrue, tant en termes d’incubation que de surveillance des P1J
qui en seront issus. Enfin, les derniers devront être détruits.
Néanmoins, si un dépistage virologique a été effectué durant cette période d’incubation moyenne
de 10 jours et que le résultat est négatif (en faveur donc de l’absence de virus IAHP au moment de la
ponte), cette période peut être réduite à la date du dépistage. En reprenant l’exemple ci-avant, la
date des premiers signes cliniques étant au 25/10/2022, si l’exploitant a prélevé ses oiseaux le
20/10/2022 et que les résultats reviennent négatifs, les œufs à couver considérés « à risque moyen »
sont ceux pondus entre le 04/10/2022 et le 20/10/2022.
b. Mesures à mettre en place
Ces OAC sont incubés dans un couvoir dédié ou a minima dans un incubateur dédié et éclosoir
dédié.
1
Cette durée correspond à la période surveillance jugée comme nécessaire par la LSA (R(UE) 2020/687 -
annexe II) pour écarter tout risque d’infection par l’IAHP.
2
Les retours d’expérience des précédentes épizooties et les avis scientifiques permettent d’arrêter une période
d’incubation moyenne des virus IAHP à 10 jours.
1
Les P1J issus de ces OAC font l’objet d’une surveillance dans l’établissement de destination pendant
une période minimale de 28 jours (APMS). La surveillance est levée à la suite d’une visite du
vétérinaire habilité désigné avec contrôle des registres et examen clinique. Dans le cas de
palmipèdes, la surveillance est complétée par la réalisation de dépistage virologique sur 20 animaux
(ET ou EOP et EC 40 prélèvements).
Dans le cas des palmipèdes, tout cadavre observé dans ce lot de P1J ou dans l’exploitation détenant
ces P1J durant la période de l’APMS doit faire l’objet d’une analyse à des fins de détection précoce
d’un virus IAHP. Les modalités de cet autocontrôle (frais à la charge du détenteur) sont les
suivantes :
Néanmoins, si un dépistage virologique a été effectué durant cette période d’incubation moyenne
de 10 jours et que le résultat est négatif (en faveur donc de l’absence de virus IAHP au moment de la
ponte), cette période peut être réduite à la date du dépistage. En reprenant l’exemple ci-avant, la
date des premiers signes cliniques étant au 25/10/22, si l’exploitant a prélevé ses oiseaux le 20/10/22
et que les résultats reviennent négatifs, les œufs à couver considérés « à risque important » sont
ceux pondus depuis le 21/10/22.
b. Mesures à mettre en place
Ces œufs sont obligatoirement détruits puis éliminés.
2
II. Œufs à couver pondus à partir de la date d’apparition des symptômes
La détection d’un virus IAHP au sein d’un élevage conduit à la mise à mort de tous les animaux de
l’élevage, conformément à l’article 12 du R(UE) 2020/687. Cependant, des dérogations existent et
sont explicitées à l’article 13 du même règlement. Ces dérogations doivent demeurer
exceptionnelles et octroyées par la DGAL.
Les P1J issus des OAC pondus après ces 2 dépistages viro-négatifs consécutifs font l’objet d’une
surveillance, selon les mêmes modalités que les OAC à « risque moyen » décrits ci-dessus : APMS de
28 jours dans l’établissement de destination. La surveillance est levée à la suite d’une visite du
vétérinaire habilité désigné avec contrôle des registres et examen clinique.
Tous les cadavres ramassés, Ecouvillon Une fois par Gène M Reconnu ou
dans la limite de 5 cadavres cloacal semaine Pool de 5 agréé
3
Tableau 1 - Utilisation des œufs à couver provenant d’un parquet de reproducteurs infectés
Situation sans dépistage viro-négatif
4
Tableau II - Utilisation des œufs à couver provenant d’un parquet de reproducteurs infectés
Situation avec dépistage viro-négatif