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Le document traite de la relation entre l'administration fiscale et les contribuables à Madagascar, soulignant l'importance de la transparence fiscale pour renforcer la confiance mutuelle. Il décrit les droits et obligations de chaque partie, ainsi que les différentes phases de leur interaction, notamment la déclaration, le contrôle, le contentieux et le paiement de l'impôt. Cette analyse vise à identifier les défis auxquels l'administration fiscale est confrontée pour assurer une collecte d'impôts équitable et efficace.

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Le document traite de la relation entre l'administration fiscale et les contribuables à Madagascar, soulignant l'importance de la transparence fiscale pour renforcer la confiance mutuelle. Il décrit les droits et obligations de chaque partie, ainsi que les différentes phases de leur interaction, notamment la déclaration, le contrôle, le contentieux et le paiement de l'impôt. Cette analyse vise à identifier les défis auxquels l'administration fiscale est confrontée pour assurer une collecte d'impôts équitable et efficace.

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THÈME : LA RELATION ENTRE L’ADMINISTRATION FISCALE ET LES CONTRIBUABLES

MEMBRES DU GROUPE :
MANDANOMENJANAHARY Anjatiana Harlivah, numéro à l’examen : 09
RAMERY Fitahiantsoa, numéro à l’examen : 19
RALALARIVONY Dina Harimanana, numéro à l’examen : 17

INTRODUCTION
Dans le paysage complexe de la fiscalité, la relation entre l'administration fiscale et le
contribuable occupe une place centrale et influence directement la dynamique socio-économique
d'une société. L'impôt constitue la principale ressource publique et permet aux citoyens d'être en
contact avec l'institution financière. Ainsi, est considéré comme contribuable toute personne physique
ou morale assujettie au paiement de l'impôt. À Madagascar, l'administration fiscal, la Direction
Générale des Impôts, est chargée de l'application de la législation fiscale notamment le Code Général
des Impôts (CGI) et le Code des Procédures Fiscales ou la CPF et elle entretient des relations qui sont
nécessaires pour assurer la transparence entre eux.

Si auparavant, l'administration fiscale entretient avec les contribuables des relations


"unilatérales », le fisc veut donc dépasser sa fonction d'autorité pour un acquiescement spontané du
redevable. La transparence de l'application de la loi fiscale est un défi majeur pour l'État d'où l'intérêt
de connaître l'étendue de la relation entre l'administration fiscal et le contribuable.

Ainsi la question se pose : comment se manifeste cette relation entre l'administration fiscal et
le contribuable dans la promotion de la transparence fiscale et quels peuvent être les défis majeurs
qu'elle affronte ?

Pour une analyse approfondie, nous allons voir dans un premier temps les différents stades de
relation entre l'administration fiscale et le contribuable à travers les procédures de collecte d'impôt et
dans un second temps les problèmes qui entachent cette relation.
I. LES DIFFÉRENTS STADES DE RELATION ENTRE L’ADMINISTRATION
FISCALE ET LES CONTRIBUABLES À TRAVERS LES PROCÉDURES DE
COLLECTES D’IMPÔT

Avant d’aborder les différents stades de relations entre l’administration fiscale et les
contribuables, il est tout d’abord nécessaire de définir la notion de transparence car c’est élément
essentiel qui permettra d’aboutir à une confiance mutuelle entre les deux et d’encourager le civisme
fiscal.

1. La transparence fiscale :
La transparence dans l'application de la loi fiscale est un défi de l'administration fiscale pour
améliorer le civisme fiscal. Elle implique un traitement équitable et non discriminatoire de tous les
contribuables, cela signifie que les règles fiscales doivent être appliquées de manière cohérente, juste
et transparente à tous les contribuables sans distinction ni de préférence. Pour atteindre cet objectif,
les autorités fiscales communiquent et sont tenues de fournir des explications claires aux contribuables
sur les règles fiscales en vigueur, les délais de déclaration et de paiement, ainsi que les conséquences
de la transgression de ces règles. D'où l'importance des instructions fiscales de l'administration. Cela
peut aider à identifier les problèmes dans le système fiscal et à améliorer l'efficacité de son
fonctionnement. Enfin, une collaboration étroite entre les autorités fiscales et les contribuables peut
contribuer à renforcer la transparence dans l'application de la loi fiscale. Le moyen de communication
réguliers et constructifs permet de résoudre rapidement les problèmes et de promouvoir une
compréhension commune des règles fiscales.
Par ailleurs, puisque nous avons vu l’importance de la transparence dans cette relation existant
entre l’administration fiscale et les contribuables, il serait par la suite nécessaire de déterminer les
différents droits et obligations de chacun afin de mieux nous éclairer avant d’entamer les différentes
phases de leur relation.

2. Les droits et obligations de l’administration fiscale et des contribuables :


a) L’administration fiscale :
En premier lieu, l’administration fiscale a le droit de procéder à un contrôle sur pièces ou sur
place à la suite de la déclaration faite par le contribuable avant de donner à celui-ci un acte
d’imposition. En ce sens, selon le code de procédure fiscale en son article IV-1, elle a le droit d'obtenir
la communication de tout document qui peut aider les agents fiscaux durant les contrôles ; elle a
également le droit à la surveillance du site d'exploitation du contribuable c’est-à-dire qu’elle peut
effectuer une décente dans les opérateurs mineurs, néanmoins, les modalités pour y procéder sont
strictement fixées par un texte règlementaire.
À côté de ces prérogatives, l’administration a en second lieu des obligations : la première s’agit
de l’imposition ou la collecte des impôts auprès des contribuables, puis elle administre les différents
régimes fiscaux et se charge de l’enregistrement de ces contribuables. L’administration doit également
procéder à des vérifications et à des contrôles sur les déclarations fiscales des contribuables afin de
s’assurer l’exactitudes de ces dernières ainsi leur conformité aux lois fiscales ; cette démarche peut
inclure des audits fiscaux et des inspections sur place. Et enfin, elle a l’obligation d’appliquer la loi
fiscale à tous les contribuables sans distinction après leur avoir émis les divers règlements fiscaux ainsi
que les directives pour interpréter et appliquer les lois fiscales.

b) Les contribuables
Quant au contribuable, celui-ci a droit à une procédure régulière, c’est-à-dire, le service fiscal
ne doit pas abuser de ses droits surtout en matière de collecte et usage d’information et de document,
l’administration fiscale lui donne donc le droit à une assistance et un conseil, qui lui seront utiles dans
la compréhension de leurs différentes obligations, la publication de guides fiscaux, l’organisation de
sessions d’information ou la mise en place des services d’assistance répondent par exemple à cette
question de droit des contribuables. En outre, il a aussi le droit de contester les décisions fiscales en
procédant au recours contentieux lorsqu’il s’avère que l’impôt qui lui est imposé est à la fois incorrecte
et injuste voire basé sur des erreurs. Cela comprend le droit de présenter des arguments, de fournir
des preuves et de faire appel à des décisions fiscales devant les instances administratives ou judiciaires
compétentes. Et enfin, le contribuable a le droit à une information claire de la part de l’administration
fiscal concernant les bases imposables et tous ce qui concerne son impôt.
Par contre, le contribuable doit se soumettre à une certaine obligation vis-à-vis de
l’administration fiscale : la première obligation qui lui incombe est son immatriculation ainsi que la
déclaration de son revenu ; il a par la suite l’obligation d’ouvrir un compte bancaire mais cette
ouverture de compte dépend de leur régime fiscal, cela est prévu à l’article IV-17. Ceux-ci sont tenus
de maintenir des registres et de conserver des documents justificatifs liés à leurs revenus, dépenses et
autres éléments fiscaux. À part cela, les contribuables doivent collaborer avec l’administration fiscale
notamment durant les audits ou les procédures de vérifications effectuées par celle-ci. C’est ainsi que
les contribuables doivent fournir aux services fiscaux les documents qui leur sont demandés ou
répondre aux questions posés par les agents.

3. Les phases de la relation entre l’administration et les contribuables :


Après avoir vu les droits et obligations entre les parties, c’est-à-dire entre l’administration fiscale
et les contribuables, nous allons ainsi approfondir la relation entre eux, celle-ci peut concerner tant les
personnes morales que les personnes physiques. Par contre

a) Les personnes physiques


Par personne physique, on entend les personnes ou les particuliers assujettis au payement de
l'impôt. À Madagascar, les personnes physiques qui sont assujetties à l'impôt sont ceux qui sont prévus
aux articles 01.01.02, 01.01.04 et 01.01.05 du Code Général des Impôts. Les résidents malgaches : ce
son les individus qui ont leur domicile fiscal à Madagascar, c'est-à-dire ceux qui y résident
habituellement pendant plus de 183 jours au cours d'une année fiscale. Tandis que les non-résidents
malgaches : ce sont ceux qui ne sont pas considérés comme résidents à Madagascar mais qui ont des
revenus provenant de sources malgaches, tels que des salaires, des honoraires, des loyers, des gains
en capital ou des dividendes provenant d'entreprises malgaches. Puis il y a également, les personnes
physiques exerçant une activité professionnelle c’est-à-dire ceux qui exercent une profession
indépendante, telle que les médecins, les avocats, les commerçants, les artistes ou toute autre activité
génératrice de revenu. Puis, les salariés, ce sont les individus qui perçoivent un salaire en tant
qu'employés d'une entreprise ou d'une organisation ainsi que les travailleurs indépendants, ceux qui
exercent une activité économique de manière autonome, tels que les artisans, les agriculteurs ou les
commerçants ambulants Ensuite, les retraités ou ceux qui bénéficient de pensions de retraite ou
d'autres formes de revenus de retraite. Ainsi, il y a les propriétaires fonciers qui possèdent des biens
immobiliers et qui génèrent des revenus locatifs ou les investisseurs en valeurs mobilières, qui
investissent dans des actions, des obligations ou d'autres instruments financiers.
Il convient de souligner que chaque catégorie de contribuables est soumise à des règles fiscales
spécifiques, notamment en ce qui concerne la déclaration et le paiement des impôts.

b) Les personnes morales


Les personnes morales assujetties à l'impôt à Madagascar comprennent différents types
d'entités, telles que : les sociétés commerciales : il s'agit des entreprises constituées sous forme de
sociétés anonymes (SA), de sociétés à responsabilité limitée (SARL), de sociétés en commandite simple
(SCS), de sociétés en commandite par actions (SCA) ou d'autres formes de sociétés commerciales. Puis
les entreprises individuelles, c’est-à-dire les activités économiques exercées par une seule personne,
sans constituer une société distincte ainsi que les coopératives ou des entités constituées par des
individus ou des organisations pour mener des activités économiques collectives. Par ailleurs, les
organismes à but non lucratif ce sont notamment les associations, les fondations et autres organismes
qui poursuivent des objectifs caritatifs, éducatifs, religieux ou sociaux, mais qui peuvent également
générer des revenus imposables. Les établissements publics à caractère industriel et commercial ou
les EPIC, ce sont les entités gouvernementales qui exercent des activités économiques autonomes et
qui sont soumises à l'impôt. De plus, existe les filiales de sociétés étrangères : les succursales, les filiales
ou les représentations de sociétés étrangères opérant à Madagascar et qui sont assujetties à l'impôt
sur les revenus générés localement.
Force est de noter que les personnes morales sont soumises à des règles fiscales spécifiques,
notamment en ce qui concerne la déclaration des revenus, le calcul de l'impôt sur les sociétés et les
obligations de paiement. Les taux d'imposition et les régimes fiscaux peuvent varier en fonction du
type d'entité et de l'activité exercée. Les personnes morales sont donc formées par les entreprises, les
organismes à but non lucratif ou les organismes publics.

c) Les phases de relations :


Dans un système déclaratif comme Madagascar, la relation entre les contribuables et
l’administration peut se diviser en plusieurs phases distincts. Nous allons ainsi déterminer les étapes
communes à tous les contribuables, qu’ils s’agissent des personnes morales ou des particuliers.
Les relations entre l'administration fiscale et les contribuables se passent en quatre (4) étapes.

 La phase de déclaration :

C’est le premier contact entre l’administration fiscale et les contribuables. Selon l’article
01.01.09 du Code Général des Impôts, ces derniers sont tenus de fournir au service fiscale des
informations complètes et précises sur leurs revenus, leurs dépenses et autres éléments nécessaires
au calcul de leurs impôts. Cette phase implique la préparation et la soumission de la déclaration fiscale
dans les délais prescrits, l’article I-11 du Code des Procédures fiscales souligne les obligations des
contribuables ainsi que les modalités de procéder à la déclaration, qui sera par la suite adressée à
l’inspecteur ou au contrôleur des impôts. En effet, la déclaration fiscale se fait en principe après
l’exercice fiscal, tous les contribuables ont l’obligations de procéder à cette phase et les déclarations
faites seront présumées exactes et sincères toutefois, deux hypothèse s’ouvre à ce stade : la première
s’agit du fait que l’administration est satisfaite des déclarations c’est-à-dire qu’elle est convaincue que
celles-ci sont justes et donc, elle va émettre une notification définitive à travers l’acte d’imposition qui
autorisera le contribuable de payer son impôt ; la seconde s’agit de l’insatisfaction de l’administration
ce qui lui donne le droit exercer un contrôle sur la véracité et l’exactitudes des chiffres et des
informations qui lui sont présentés.

 La phase de contrôle :

Étant donné que l’administration fiscale n’est pas convaincue du bien-fondé des déclarations du
contribuable, celle-ci peut passer à des contrôles. En effet, elle va procéder à un examen et à une
vérification des informations qui lui sont fournies, cette phase vise notamment à détecter
d’éventuelles incohérence, erreurs ou fraudes fiscales. En ce sens, le contrôle peut être effectué sur
pièces ou sur place.

D’une part, le contrôle sur pièces se fait à travers des demandes de clarification ou de
justification supplémentaires, il est prévu aux articles V-02 et V-04 du Code de Procédure fiscale, ces
dispositions contiennent les différentes étapes poursuivies par l’administration lors d’un contrôle sur
pièce. Des justificatifs et des documents de soutien peuvent donc être demandés par les contrôleurs
fiscaux. D’autre part, en ce qui concerne le contrôle sur place, l’administration va faire une descente
sur terrain afin de vérifier la cohérence des déclarations aves les renseignements émis par le
contribuable à travers la réunion des éléments d’informations indispensables pour confronter ces
dernières à la réalité des faits et enfin procéder, le cas échéant au redressement des bases
d’impositions. Ces procédures de vérifications sur place sont prévues aux articles V-08 à V-18 du Code
des Procédures Fiscales.

À la suite de cette phase de contrôle, il est à noter que l’administration doit mettre à la
connaissance du contribuable les résultats des vérifications, il s’agit évidemment d’un résultat
différent de celui obtenu de la déclaration. En ce sens, elle va émettre un accusé de réception, c’est
une proposition de rectification qui doit formellement comporter les informations suivantes : les
motifs du rehaussement, les impositions supplémentaires, les intérêts de retards et les majorations.
En conséquence, si le contribuable conteste ce résultat c’est-à-dire la base imposable, il a alors le droit
de faire une réclamation ou demander un recours gracieux. C’est ce que nous allons voir ci-après.

 La phase de contentieux :

La phase contentieuse montre le désaccord entre le contribuable et l’administration fiscale sur


des questions liées à la détermination de l’impôt à la déclaration ou dû. Elle implique des recours
administratifs tels que le recours gracieux et recours contentieux.

S’agissant du recours gracieux, le contribuable ne conteste pas la légitimité de la rectification


mais il sollicite l’indulgence des services fiscaux pour ne pas payer ou ne payer qu’en partie le rappel
d’impôt. Il faut, cependant, souligner que le contribuable doit motiver sa demande par exemple en cas
de difficultés financières, sociales ou de santé, mais l’administration est tout à fait libre d’accepter ou
pas la requête. On peut trouver les dispositions sur ce recours gracieux aux articles VI- 02, 04 et 05.
Quant en matière de recours contentieux, prévus à l’article VII-12, ce recours résulte de la contestation
par le contribuable de la base imposable devant le juge, c’est-à-dire qu’il va exprimer son désaccord
éventuel avec les impositions supplémentaires proposées par les services fiscaux. Cette réclamation
doit être fait par écrit et motivée ce qui fait que le contribuable doit indiquer clairement ses arguments
de réclamation.

 La phase de paiement de l’impôt :

Elle est prévue à l’article VII-05 du code de procédure fiscale, une fois que le contrôle a été effectué et
que les éventuelles erreurs ont été identifiées, les contribuables doivent procéder aux règlements des
montants d’impôts dus. Cette phase peut impliquer le paiement intégral de l’impôt avec les intérêts
de retard ou des pénalités le cas échéant suite aux diverses négociations et aux ajustements de la
déclaration fiscale. En effet, lorsque des divergences sont identifiées entre la déclaration fiscale du
contribuable et les informations obtenues lors de la vérification puis des rectifications ont été faites y
compris les différents pénalités et intérêts, le contribuable est tenu de payer les montants d’impôts
dus conformément aux modalités convenues.

Après avoir examiné les différents stades de la relation entre l’administration et les
contribuables notamment à travers les droits et obligations respectifs, il est maintenant essentiel
d’explorer plus en détail les problèmes qui entachent cette relation et les conséquences qu’ils
entraînent sur le fonctionnement du système fiscal du pays.
II. LES PROBLÈMES QUI ENTACHENT LA RELATION ENTRE LE
CONTRIBUABLE ET L’ADMINISTRATION FISCALE ET SES
CONSÉQUENCES
La réalité fiscale malgache est frappée par de nombreux. Dans un premier temps,
l’administration manque de ressource, non seulement en matière de ressource financière, mais
également de ressource humaine. En effet, le pouvoir d’action et d’intervention est faible par exemple,
un contrôleur pour 300 contribuables ce qui engendre un retard en matière de traitement des dossiers
fiscaux, une assistance adéquate n’est pas fournie et le nombre de vérifications et de contrôle des
déclarations sont limités. De plus, de nombreux agents sont incompétents c’est-à-dire que
l’administration fiscale manque de personnels qualifiés.
Par ailleurs, il y a aussi la manque de transparence au niveau des différentes procédures et de
communication. En effet, les informations, les règlementations fiscales ainsi que les droits et
obligations des contribuables ne sont pas clairement communiqués, une politique de communication
et d’information bien fondées sont absentes ce qui entraînent une diminution du civisme fiscal, les
contribuables méconnaissent leurs obligations et surtout, l’utilisation des fonds fiscaux ne sont pas
claires d’où ces derniers perçoivent mal l’impôt. En outre, nombreux agents fiscaux font également
des contrôles abusifs et la collecte fiscale est basée sur la pénalisation, ce qui encourage la corruption
à travers des paiements illégaux pour éviter des sanctions ou des procédures fiscales, ainsi que les
différents comportements d’évitement fiscaux du côté du contribuable à savoir : la fraude fiscale,
l’évasion fiscale, etc.
Et enfin, un dernier problème par rapport à la complexité des règlementations fiscales due au
changement fréquent des lois fiscales et des procédures administratives font naître une interprétation
différente des lois fiscales et deviennent donc source de nombreux litiges. Ainsi, une des problèmes
fréquents en matière de règlement de ces litiges fiscaux porte sur la question des instructions fiscales,
qui engendrent une divergence de compréhension par rapport à la loi fiscale entre l’administration et
le contribuable. Une instruction fiscale pourrait être définie comme des doctrines, des directives, des
circulaires et des interprétations émises par les autorités pour guider les contribuables dans la
déclaration et le paiement de leurs impôts. Elle spécifie les règles et les procédures à suivre pour
respecter les obligations fiscales. En effet, les termes employés dans la loi fiscale sont difficiles à
appréhender par les contribuables. Cette situation peut limiter la participation active du contribuable
dans le civisme fiscal. En outre, les instructions fiscales évoquent ainsi les sanctions qui peuvent être
appliquées en cas de transgression de ces règles. Le code général des impôts comme état une
référence législative. Il contient des règles relatives à l'imposition, souvent difficile à comprendre pour
les contribuables, surtout les personnes physiques. Ces instructions fiscales incluent principalement
des droit et obligation du contribuable face à la demande de l'administration fiscale. Ainsi que des
déductions fiscales, les crédits d'impôt, taux d'imposition, les formulaires de déclaration de revenus,
etc. Elles sont conçues pour simplifier le processus de déclaration et de paiement des impôts plus
transparent et plus facile à comprendre pour les contribuables. Pourtant, les instructions fiscales ne
sont pas de la loi, bien évidemment, elles ne dérogent pas les dispositions dans le code général des
impôts. Les Instructions fiscales sont très importantes pour les contribuables de comprendre les
informations nécessaires applicables à leur situation. Certaines instructions peuvent avoir une
incidence sur leur responsabilité fiscale et les sommes qu'ils doivent payer.
CONCLUSION

En somme, la relation entre l'administration fiscale et les contribuables est caractérisée par une
interaction complexe et dynamique basée sur des droits et des responsabilités mutuelles à travers
cette procédure d'application de la loi fiscale dans le collecte des impôts. À Madagascar, malgré les
efforts pour améliorer la transparence, des défis subsistent, et cette relation peut être confrontée à
des désaccords entre les deux parties. On assiste également à certains problèmes décourageant la
conformité fiscale à des pratiques d'évasion ou d'évitements fiscaux. Il est essentiel que cette relation
soit fondée sur la transparence pour promouvoir l’instauration d’une justice fiscale, efficace et
équitable pour l'ensemble de la société. Pour arriver à cette fin, la légitimité de l'administration fiscale
doit être reconnue et en contrepartie, elle doit s'efforcer de répondre pleinement à sa mission de
service public pour un civisme fiscal accru dans l’optique de gagner la confiance du contribuable. Nous
n’en sommes pas encore au point final mais plutôt à des points d’interrogation. Comment pourra-t-on
encourager une culture de conformité fiscale chez les contribuables tout en maintenant un équilibre
avec leur droits et intérêts ?
BIBLIOGRAPHIE

Ouvrages

 DO CARMO SILVA Jean Michel, GROSCLAUDE Laurent, « Gestion juridique, fiscale et


sociale 2011/2012 », éditions Francis Lefebvre, p.159
 ROY Véronique, JAHIER Hervé, « Gestion juridique, fiscale et sociale 2015/2016 »,
éditions Francis Lefebvre, p.50.

Mémoires

 ANDRIAMIARITSOA Tafita Sylvain, « Contribution des impôts et taxes au développement


socio-économique à Madagascar », mémoire de fin d’étude pour l’obtention du diplôme
de Licence en Economie 2017 – 2018, 59 pages.
 ANDRIAMIRADO Fara Ny Ando Jeannie, « La politique fiscale à Madagascar : rupture et
continuité », mémoire de fin d’étude pour l’obtention du diplôme de maîtrise en
économie, 2016, 66 pages.
 RAMANAMBE Nampoina Thomson, « Les enjeux de la transparence de la gestion du
budget de l’État sur le développement économique : cas de Madagascar », mémoire de
fin d’étude pour l’obtention du diplôme de maîtrise en économie, 2015-2016, 76 pages.
 RAKOTOMANGA Verohasina, « Simplification des procédures comme instrument
d’amélioration des relations entre l’administration fiscale et les usagers : cas de
Madagascar », Master administration et finances publiques, 2017-2018, 51 pages.

Législations et autres

 Code Général des Impôts suivant la loi des finances 2021


 Code de procédure fiscale suivant la loi des finances 2023
 Code des impôts suivant la loi de finances 2023
 « La Charte du contribuable vérifié », Direction Générale des impôts.

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