Syndrome d’immunodéficience acquis (SIDA)
Famille: Rétrovirus
S/groupe: Lentivirus
2 types de VIH:
VIH-1: responsable de la pandémie.
HIV 1
GROUPE M GROUPE N GROUPE O
S/TYPE A,B,C,D,F,G,H,J,K
Recombinant : AE,AG,AGHK,FD,AFGHJK,AB,BC
VIH-2: moins répandu, moins virulent.
Premiers cas de syndrome d’immunodéficience humaine ( SIDA)
rapporté aux états unis était en 1981.
1981 5 cas de pneumonie à pneumocystis carinii à Los Angeles.
1983 Institut Pasteur de Paris isole un virus à partir de ganglions
de malades.
1984 Gallo isole le virus SIDA
.
Le VIH peut être transmis :
Par contact sexuel.
Par le sang : piqûre accidentelle, transfusion sanguine, échange de
seringue par les toxicomanes.
Par transmission de la mère à l’enfant : à travers le placenta lors de
l’accouchement ou par l’allaitement.
ASPECTS CLINIQUES
la primo-infection.
Syndrome d’allure grippale: fièvre, asthénie, courbatures, sueur,
arthralgies et dans certains cas une pharyngite.
A ce stade, une antigiénémie p24 peut être retrouvée dans le sang.
Des anticorps anti-HIV sont généralement retrouvés 3 à 12
semaines après cette primo-infection.
la phase asymptômatique.
C’est une phase qui peut durer de 1 à 12 ans,
Présence d’anticorps anti-HIV ( séro-positif), sans manifestations cliniques.
anomalies biologiques de type : anémie, thrombopénie, leucopénie,
lymphopénie, hypergammaglobulinémie.
Rq : Au fur et à mesure que la maladie avance, le malade développe une
lymphadénopathie chronique.
La phase symptômatique :
Le stade prè-SIDA : ARC (AIDS related complex)
Il s’agit de signes généraux :
fièvre prolongée.
amaigrissement important et non désiré.
diarrhées chroniques importantes.
sueurs nocturnes.
Infections banales ( candidoses pharyngées) .
Le stade SIDA :
• Survenue d’infections à germes opportunistes graves, de néoplasies et de
manifestations neurologiques qui sont le témoin d’une réplication virale active et
d’un déficit immunitaire profond.
• Taux de lymphocytes TCD4+< 200 cellules / mm3.
Infections opportunistes.
Cryptococcose.
Cytomégalovirose disséminée.
Tuberculose.
Zona…
Infections malignes.
sarcome de Kaposi qui est une tumeur des cellules endothéliales vasculaires
entrainant une induration pourpre de la peau.
Lymphomes non Hodgkiniens.
Manifestation neurologiques.
encéphalites à germes opportunistes : toxoplasmose cérébrale, cryptococcose
méningée, encéphalite à CMV.
Encéphalite due à l’action directe du VIH.
Neuropathies périphériques.
Lymphomes cérébraux
Les VIH sont des rétrovirus à ARN , caractérisés par la
présence d’une enzyme particulière : la transcriptase inverse
qui, dans les cellules infectées par le virus, permet la trans-
cription de l’ARN viral en ADN pro-viral qui va s’intégrer au
noyau de la cellule hôte.
Le VIH appartient au sous groupe des Lentivirus .
Vif, Vpr, Nef et p7
gp120 Protéase
Glycoprotéine
d’ancrage
Membrane
gp41 lipidique
Glycoprotéine Capside Matrice
transmembranaire (p24) protéique
Intégrase
Nucléocapside
Transcriptase Membrane
inverse lipidique
ARN viral
Structure et gènes du virus de l’immunodéficience humaine (VIH)
nef
gag vif vpu env
LTR LTR
pol vpr tat
rev
Long Terminal Repeat :intégration de l’ARN viral dans le génome de l’hôte;
LTR site de liaison pour les facteurs de transcription
gag Protéines de la nucléocapside et de la matrice
pol Polymérase : code pour différentes enzymes virales
vif Facteur d’infectivité virale (p23) : surmonte les effets inhibiteurs des facteurs des cellules hôtes
vpr Protéine virale (p15) : favorise l’infection des macrophages
Activateur transcriptionnel (p14) : favorise l’arrêt du cycle cellulaires et améliore la
tat transcription de l’ADN viral
Régulateur de l’expression des gènes viraux (p19) : inhibe l’épissage de l’ARN viral et favorise
rev l’exportation de l’ARN viral incomplètement épissé
vpu Protéine virale U : favorise la dégradation de CD4 et influence la libération des virions
Protéine d’enveloppe gp160 : clivée en gp 120 qui permet la liaison au récepteur CD4 et aux
env
récepteurs de chimiokines, et gp41 qui permet la fusion
Effecteur négatif : favorise la diminution de l’expression à la surface de CD4 et des molécules de
rev classe I du CMH; bloque l’apoptose; augmente l’infectivité des virions
Adapté de Cellular and Molecular Immunology
A. K. Abbas, A.H. Lichtman, S.Pillai, 2012
Structure et gènes du virus de l’immunodéficience humaine (VIH)
Double couche lipidique
Matrice p17
gp 41
gp 120
ARN
Transcriptase
inverse
Protéase
Intégrase
Capside p24
Récepteur de
CD4
chimiokine
Surface du
lymphocyte T
Adapté de Cellular and Molecular Immunology
A. K. Abbas, A.H. Lichtman, S.Pillai, 2012
1- Interaction VIH- récepteurs:
•CD4 :
Principal récepteur de la gp120.
Exprimé sur : TCD4, CD, macrophages , microglie.
•Autres récepteurs :
DC-SIGN : sur les CD
FC-R : virus recouvert par des AC
CR : virus opsonisé par le complément
•co-récepteurs:
–Nécessaires pour la fusion et l’entrée dans la cellule cible
–Récepteur naturels des chimiokines
–Le VIH n’interagit avec son co-récepteur qu’après liaison
avec la molécule CD4
Mécanisme de l’entrée du VIH dans une cellule
Virion
Récepteur CD4
de
chemiokine
Membrane de la cellule hôte
Membrane
du
VIH
gp41 gp41
gp120 activé
CD4
Membrane Fusion
de la du
cellule T
peptide
CCR5/ gp41
CXCR4
gp 120 du VIH Le changement Le changement
conformationnel Fusion des membranes
se lie au CD4 de conformationnel
dans gp 41 démasque virale et cellulaire
la cellule T dans gp 120 favorise
la liaison au récepteur le peptide de fusion qui
de chimiokine s’introduit dans la
membrane de la cellule T
Adapté de Cellular and Molecular Immunology
A. K. Abbas, A.H. Lichtman, S.Pillai, 2012
2 types de co-récepteurs du VIH:
- CCR5: récepteurs de chimiokines: MIP-1, MIP-1, RANTES .
- CXCR4 (Fusine): récepteurs de chimiokines: SDF-1.
Corécepteur utilisé Tropisme
CCR5 CXCR4
+ - Macrophagique
+ + Macrophagique, Lymphocytaire
- + Lymphocytaire
Au stade précoce de la maladie les isolats viraux sont le plus souvent à tropisme
macrophagique, avec l’évolution de la maladie ils deviennent lymphotropes.
• Stade précoce de la maladie : les isolats viraux non
inducteurs de syncitia sont le plus souvent à tropisme
macrophagique
• Progression de la maladie, les souches virales sont plus
lymphocytotropes, plus virulentes et utilisent comme
co-récepteur la fusine. Les macrophages constituent des
réservoirs importants des virus.
Rq : Des déficits d’expression en CCR-5 :une délétion de 32 pb
au niveau du gène codant le récepteur ont été identifiés.
• L’absence de ce récepteur c’est à dire le déficit homozygote
est associé à une résistance vis à vis de l’infection par le VIH
• sa forme hétérozygote, être associé à une évolution plus
lente de la maladie. dans la population européenne.
CYCLE DU VIH
Virion se liant au
Cycle viral du VIH
récepteur CD4 et à
récepteur de chimiokine
Fusion de la membrane du
Virion du VIH VIH avec la membrane de Nouveau virion
la cellule hôte; pénétration du VIH
du génome viral dans le
cytoplasme
Membrane
plasmique
Récepteur de
chimiokine
CD4 gp 120/gp 41
du VIH
ARN génomique Expression de gp120 et gp41
du VIH Récepteur à la surface cellulaire
de Bourgeonnement
cytokine
et libération
Synthèse d’un ADN
d’un virion mature
proviral assurée par
la transcriptase
inverse
« core »
Intégration du du VIH
provirus dans
la génome de
la cellule hôte Synthèse des protéines
Provirus à ADN du VIH; assemblage
Cytoplasme du VIH de la structure du core
Transcrit d’ARN
Noyau du VIH Protéines du VIH
Adapté de Cellular and Molecular Immunology
A. K. Abbas, A.H. Lichtman, S.Pillai, 2012
La diminution des lymphocytes TCD4+ relève de plusieurs mécanismes :
Effect cytopathogène direct du virus.
Formation de cellules géantes multinuclées à vie courte « Syncitia ».
Elles se forment par liaison de la gp120 à la surface des cellules
Infectées, aux molécules CD4 à la surface des cellules non infectées
puis il y aura une fusion.
Elimination par les lymphocytes T cytotoxiques.
Elimination par apoptose.
•Réponses cytotoxiques anti-HIV :
• Les réponse en lymphocytes Tc (CTL) sont détectés chez plus de
90% des sujets infectés.
• Cette réponse cytotoxique apparaît tôt après la primo-infection.
Il existe une corrélation entre l’émergence des CTL et la diminution
de la charge virale en phase de primo-infection, et entre des taux
importants de CTL spécifiques du VIH et la faible charge virale au
cours de la phase asymptomatique de l’infection, ce qui suggère
l’éfficacité protectrice de ces réponses CTL.
• Par la suite, on assiste à une diminution de cette réponse en CTL qui
suit la chute en LTCD4+ .
Anticorps anti-enveloppe
Anticorps
anti-p24
Particules virales
dans le plasma
Cellules Tc spécifiques
pour les peptides VIH
0 3 6 9 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Semaines Années Adapté de Cellular and Molecular Immunology
A. K. Abbas, A.H. Lichtman, S.Pillai, 2012
• Les lymphocytes B :
Hyperactivation polyclonale des lymphocytes B, responsable d’une
hypergammaglobulinémie polyclonale,
auto-anticorps
syndromes lymphoprolifératifs.
Cette hyperactivation est due en grande partie à la synthèse accrue d’IL6.
Les anticorps anti-HIV sont synthétisés habituellement 3 à 12 semaines après
l’infection et sont généralement dirigés contre toutes les spécificités virales.
AC neutyralisants ???
Expression des molécules du CMHI : mécanisme nef dépendant
(protéine virale exprimée immédiatement après intégration
chronicité de l’infection. ( réponses cytotoxiques)
expression du CD4.
internalisation et dégradation du CD4.
DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE :
Recherche des AC anti-HIV :
Le dépistage des sujets infectés repose essentiellement sur la recherche
des AC anti-HIV par des tests immuno-enzymatiques type ELISA,
en utilisant comme antigénes :
des lysats viraux
des protéines recombinantes
ou des peptides synthétiques
correspondants aux épitopes immunodominants du VIH1 et du VIH2.
Remarque :
En cas de positivité du test ELISA, le résultat doit être confirmé
par la technique du Western-Blot.
-Amplification génique (PCR) :
Indiquée pour le diagnostic des nouvés-nés de mères séropositives et
pour le suivi des patients sous anti-rétroviraux.
SUIVI BIOLOGIQUE :
Il repose principalement sur :
o l’évaluation du rapport T4/T8.
o l’évaluation de la charge virale plasmatique :
o dosage de l’Ag p24.
o nombre de copies d’ARN viral / ml.
-TRAITEMENT SPECIFIQUE :
Le traitement spécifique de l’infection par le VIH repose sur l’utilisation
de d’antirétroviraux.
Dans les antirétroviraux, il y a plusieurs classes, selon leurs cibles et
correspondant aux différentes étapes de du cycle de la réplication virale.
Inhibiteurs de la transcriptase inverse :
Empêchent la transcription de l’ARN viral en ADN pro-viral.
On distingue :
• analogues nucléosidiques.
• Non nucléosidiques.
• Analogues nucléotidiques.
Inhibiteurs de la protéase :
Il empêchent la protéase de cliver les protéines qui interviennent dans
la fabrication de nouveaux virus (VIH).