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Socaf 2eme

Le cours de sociologie africaine de 2ᵉ année (HTS) explore les réalités sociales, historiques et culturelles de l'Afrique à travers diverses thématiques telles que la famille, la religion, les changements sociaux, et la politique. Il met en lumière les défis contemporains, les identités, et l'importance d'un savoir endogène pour comprendre la diversité et la complexité des sociétés africaines. L'avenir de l'Afrique repose sur la capacité à concilier tradition, modernité et mondialisation.

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Parfait 🙌 Je vais donc développer le plan du cours de sociologie africaine de 2ᵉ année (HTS) avec

définitions, exemples et références d’auteurs, comme un polycopié de cours.

📘 Cours de Sociologie Africaine (2ᵉ Année HTS)

I. Introduction générale

Définition de la sociologie : science qui étudie les faits sociaux, les comportements collectifs et les
rapports entre individus et société (É. Durkheim).

Spécificité de la sociologie africaine : analyse des réalités africaines à partir de leur histoire, leurs
traditions, et leurs dynamiques contemporaines.

Importance : permet de comprendre les problèmes actuels (urbanisation, pauvreté, conflits,


gouvernance) en tenant compte du passé colonial et des valeurs endogènes.

II. Fondements historiques et théoriques

Les approches coloniales

Anthropologues et administrateurs coloniaux (Evans-Pritchard, Malinowski, Balandier) voyaient l’Afrique


comme « traditionnelle » et « figée ».

Limite : vision ethnocentrique, justifiant la domination coloniale.

Les pionniers africains

Cheikh Anta Diop (Sénégal) : valorisation des civilisations africaines.

Joseph Ki-Zerbo (Burkina Faso) : importance de l’histoire africaine dans le développement.

Ali Mazrui (Kenya) : culture et identité dans la modernité africaine.

Courants et débats

Tradition vs modernité : comment concilier coutumes et changements sociaux.

Afrocentrisme : replacer l’Afrique au centre de sa propre histoire.

Postcolonialisme (Achille Mbembe) : critique des héritages coloniaux dans les États africains.

III. Structures sociales africaines

La famille africaine

Famille élargie dominante : solidarité, entraide, transmission des valeurs.

Polygamie encore présente dans plusieurs sociétés.


Mutation vers la famille nucléaire en ville.

Système de parenté et solidarité

Importance de la lignée, du clan, de la communauté.

Solidarité intergénérationnelle : obligation de soutien aux parents, enfants et proches.

Rôle de l’âge et du genre

Les anciens détiennent le pouvoir décisionnel.

Place de la femme : traditionnellement subordonnée, mais évolue avec l’éducation et l’emploi.

IV. Religion et culture

Religions traditionnelles : culte des ancêtres, croyance aux esprits, rôle des chefs religieux.

Islam et christianisme : largement diffusés, mais souvent en cohabitation avec les pratiques
traditionnelles.

Identité culturelle : musique, danse, oralité, langues africaines comme vecteurs de sociabilité.

V. Société et changements sociaux

Urbanisation et migrations

Exode rural massif vers les capitales.

Création de nouveaux quartiers (bidonvilles).

Chômage et marginalisation des jeunes.

Éducation et transformations sociales

L’école comme vecteur de mobilité sociale.

Conflit entre éducation occidentale et savoirs traditionnels.

Médias et mondialisation

Impact des réseaux sociaux sur la jeunesse.

Diffusion de nouvelles valeurs (modernité, consommation, individualisme).

VI. Pouvoir et politique

État postcolonial

Héritage colonial : frontières artificielles, administrations copiées de l’Europe.


Centralisation du pouvoir.

Pouvoir, autorité et légitimité

Pouvoir traditionnel (chefferie, coutume).

Pouvoir moderne (État, partis politiques).

Démocratie et gouvernance

Multiplicité des partis politiques depuis les années 1990.

Problèmes : corruption, clientélisme, faible alternance politique.

VII. Économie et société

Secteur informel

Majoritaire dans les villes : petits commerces, artisanat, transport urbain.

Système de survie et d’adaptation.

Travail et chômage

Taux de chômage élevé, surtout chez les jeunes diplômés.

Débrouillardise et entrepreneuriat social.

Développement et pauvreté

Dépendance vis-à-vis de l’extérieur (aides, FMI, Banque mondiale).

Défis : industrialisation, autosuffisance alimentaire, justice sociale.

VIII. Défis contemporains

Identités et conflits

Ethnicité et tribalisme comme sources de tensions.

Conflits armés liés aux ressources naturelles (pétrole, or, diamant).

Jeunesse et avenir de l’Afrique

Poids démographique important.

Demande d’emploi, d’éducation et de participation politique.

Intégration régionale et panafricanisme


Rêve d’unité africaine (Kwame Nkrumah).

Organisations régionales : CEDEAO, UA, SADC.

IX. Conclusion

La sociologie africaine permet de comprendre la complexité des sociétés africaines : diversité culturelle,
héritages historiques, défis contemporains.

Elle insiste sur l’importance de produire un savoir endogène, qui valorise les réalités locales.

L’avenir de l’Afrique dépend de sa capacité à concilier tradition, modernité et mondialisation.

👉 Veux-tu que je te transforme ce cours en un document PDF bien structuré (comme un polycopié
imprimable) que tu pourrais utiliser directement en classe ?

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