Chapitre 25
Intégration d’une fonction continue sur un
segment
Sommaire
25.1 Primitive d’une fonction continue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
25.1.1 Définition, existence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
25.1.2 Primitives usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
25.1.3 Primitives des fonctions composées usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
25.2 Intégrale d’une fonction continue sur un segment . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
25.2.1 Définition, lien entre intégrale et primitive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
25.2.2 Interprétation graphique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
25.3 Propriétés de l’intégrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
25.3.1 Propriétés de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
25.3.2 Intégration par parties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
25.3.3 Changement de variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
25.4 Sommes de Riemann, Méthode des rectangles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
25.1 Primitive d’une fonction continue
25.1.1 Définition, existence
Définition 25.1
Soit f une fonction définie sur un intervalle I . On appelle primitive de f toute fonction F déri-
vable sur I telle que F ′ = f .
Remarque 25.1. Lorsqu’elle existe, cette primitive n’est pas unique.
Propriété 25.1
Soit I un intervalle de R et f : I → R, F une primitive de f sur I . L’ensemble des primitives de f
sur I est alors
{F + K , K ∈ R}
1
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Remarque 25.2. Il est important de travailler sur un intervalle. Le résultat n’est plus vrai sinon.
Soit
R∗ −→ R
f : 1
x 7−→
x
R∗ −→ R
R∗ −→ R (
Les fonctions F : et G : ln(x) + 1 si x > 0
x 7−→ ln(|x|) x 7−→
ln(−x) + 3 si x < 0
sont deux primitives de f sur R∗ mais G − F n’est pas une fonction constante.
Le principal résultat d’existence de primitives est le suivant
Théorème 25.1
Soit I un intervalle de R. Toute fonction continue sur I admet une primitive sur I .
Remarque 25.3. Dans la plupart des cas on ne peut pas exprimer cette primitive à l’aide des fonctions
usuelles.
On peut raffiner un peu ce résultat
Propriété 25.2
Soit f une fonction continue sur l’intervalle I . Soit x 0 ∈ I et λ ∈ R.
Il existe une unique primitive F de f sur I telle que F (x 0 ) = λ.
2 Chapitre 25. Intégation
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25.1.2 Primitives usuelles
Fonction Intervalle Primitive
x 7→ λ, λ ∈ R R x 7→ λx
x n+1
x 7→ x n , n ∈ N R x 7→ n+1
1 1
x 7→ xn , n ∈ N \ {1} ] − ∞, 0[ et ]0, +∞[ x 7→ (1−n)x n−1
1
x 7→ x
] − ∞, 0[ et ]0, +∞[ x 7→ ln(|x|)
x 7→ e x R x 7→ e x
x
a
x 7→ a x , a > 0 et a ̸= 1 R x 7→ ln(a)
x 7→ ln(x) ]0, +∞[ x 7→ x ln(x) − x
x a+1
x 7→ x a , a ∈ R \ {−1} ]0, +∞[ x 7→ a+1
x 7→ sin(x) R x 7→ − cos(x)
x 7→ cos(x) R x 7→ sin(x)
¤ π
− 2 + kπ, π2 + kπ , k ∈ Z
£
x 7→ tan(x) x 7→ − ln(| cos(x)|)
¤ π
1
x 7→ 1 + tan2 (x) ou x 7→ cos(x) − 2 + kπ, π2 + kπ , k ∈ Z
£
2 x 7→ tan(x)
1
x 7→ 1+x 2 R x 7→ arctan(x)
25.1.3 Primitives des fonctions composées usuelles
Ci-dessous, u désigne une fonction dérivable et dont la dérivée est continue sur un intervalle D
de R. Pour chaque ligne du tableau, la fonction F est une primitive de la fonction f sur l’intervalle I
(l’intervalle I doit vérifier les conditions spécifiées).
Fonction f Intervalle I Primitive F
n u ′ u n−1 (n ∈ N⋆ ) D un
u′ 1
− I ⊂ D et u ̸= 0 sur I
u2 u
u′ p
p I ⊂ D et u > 0 sur I u
2 u
u′
I ⊂ D et u ̸= 0 sur I ln |u|
u
u′ e u D eu
α u ′ u α−1 (α ∈ R⋆ ) I ⊂ D et u > 0 sur I uα
−u ′ sin u D cos u
u ′ cos u D sin u
u′
u ′ 1 + tan2 u = I ⊂ D et u ∈ D tan sur I
¡ ¢
tan u
cos2 u
M. Marmorat 3
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On aura intérêt à transformer les puissances d’une fonction u écrites au dénominateur, ainsi que
les racines carrées, cubiques... en puissances de u au numérateur. Ainsi :
1 p
3
= u −3 et 3 u = u 1/3 .
u
25.2 Intégrale d’une fonction continue sur un segment
25.2.1 Définition, lien entre intégrale et primitive
Propriété 25.3
Soit I un intervalle de R, f ∈ C 0 (I ) et F et G deux primitives de f sur I .
Soit (a, b) ∈ I 2 , alors
G(b) −G(a) = F (b) − F (a)
Définition 25.2
Soit I un intervalle de R, f ∈ C 0 (I ), F une primitive de F sur I et (a, b) ∈ I 2 .
On appelle intégrale de f de a à b le réel
Z b
f (t ) dt = F (b) − F (a)
a
Remarque 25.4. • t est appelée la variable d’intégration, le choix de la lettre pour la variable d’in-
tégration n’a pas d’importance mais on évitera au possible d’utiliser une lettre déjà utilisée dans
un autre contexte
• Le terme dt est fondamental et ne doit surtout pas être omis
Rb Ra
• On a a f (t ) dt = − b f (t ) dt
• D’après la proposition précédente le résultat ne dépend pas du choix de la primitive F
Corollaire 25.1. Soit f une fonction dérivable sur I et (a, b) ∈ I 2 , on a
Z b
f (b) − f (a) = f ′ (t ) dt
a
Théorème 25.2
Soit f ∈ C 0 (I ) et x 0 ∈ I .
I −→ R
Soit F : Rx
x 7−→ x0 f (t ) dt
F est l’unique primitive de f qui s’annule en x 0 .
Remarque 25.5. Ces deux résultats constituent ce que l’on appelle parfois le théorème fondamental
de l’analyse
4 Chapitre 25. Intégation
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25.2.2 Interprétation graphique
On se place dans le plan muni d’un repère orthonormé (O,⃗
i ,⃗
j ).
Soit f une fonction continue et positive sur un segment [a, b] et C f sa courbe représentative.
Théorème 25.3
Soit f une fonction continue et positive sur un segment [a, b] et C f sa courbe représentative.
Rb
L’intégrale a f (t ) dt est égale à l’aire de la zone situé entre la courbe C f , l’axe des abscisses et
les droites d’équation x = a et x = b.
Le résultat au programme de BCPST se limite aux fonctions à valeurs positives mais on peut
l’étendre aux fonctions à valeurs négatives.
Propriété 25.4
Soit f une fonction continue et négative sur un segment [a, b] et C f sa courbe représentative.
Rb
L’intégrale a f (t ) dt est égale à l’opposé de l’aire de la zone situé entre la courbe C f , l’axe des
R b x = a et x = b.
abscisses et les droites d’équation
On dira aussi que l’intégrale a f (t ) dt est égale à l’aire algébrique de la zone situé entre la
courbe C f , l’axe des abscisses et les droites d’équation x = a et x = b.
Rb
Remarque 25.6. Si f est une fonction continue qui change de signe entre a et b alors a f (t ) dt est
égale à l’aire algébrique de la zone situé entre la courbe C f , l’axe des abscisses et les droites d’équation
x = a et x = b. On compte positivement les parties au dessus de l’axe des abscisses et négativement
les parties en dessous de l’axe des abscisses.
M. Marmorat 5
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25.3 Propriétés de l’intégrale
25.3.1 Propriétés de base
Propriété 25.5: Linéarité de l’intégrale
Soit f et g deux fonctions continues sur un intervalle I . Soit (a, b) ∈ I 2 et (λ, µ) ∈ R2 . On a alors
Z b Z b Z b
λ f (t ) + µg (t ) dt = λ f (t ) dt + µ g (t ) dt
a a a
Propriété 25.6: Relation de Chasles
Soit I un intervalle de R et f ∈ C 0 (I ). Soit (a, b, c) ∈ I 3 . Alors
Z c Z b Z c
f (t ) dt = f (t ) dt + f (t ) dt
a a b
Propriété 25.7: Positivité de l’intégrale
Soit I un intervalle de R, (a, b) ∈ I 2 avec a < b. Soit f une fonction continue sur I telle que
∀x ∈ I, f (x) ≥ 0
Alors Z b
f (t ) dt ≥ 0
a
Propriété 25.8: Croissance de l’intégrale
Soit f et g deux fonctions continues sur l’intervalle I telles que
∀x ∈ I, f (x) ≤ g (x)
Alors, si a et b sont deux réels tels que a ≤ b,
Z b Z b
f (t ) dt ≤ g (t ) dt
a a
Propriété 25.9
Soit I un intervalle de f ∈ C 0 (I ). Soit (a, b) ∈ I 2 avec a < b. On sait que f atteint un maximum
et un minimum sur le segment [a, b]. De plus on a
Z b
(b − a) min f (x) ≤ f (t ) dt ≤ (b − a) max f (x)
x∈[a,b] a x∈[a,b]
6 Chapitre 25. Intégation
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Définition 25.3
Soit I un intervalle de R, (a, b) ∈ I 2 avec a < b et f une fonction continue sur I .
On appelle valeur moyenne de f sur [a, b] le réel
1
Z b
f (t ) dt .
b−a a
Propriété 25.10
Soit I un intervalle de R, (a, b) ∈ I 2 avec a < b et f une fonction continue sur I .
Alors la valeur moyenne de f sur [a, b] est atteinte en un point du segment [a, b].
C’est-à-dire Z b
1
∃ c ∈ [a, b], f (c) = f (t ) dt .
b−a a
Remarque 25.7. On retrouve le théorème des accroissements finis appliquée à la primitive F de f .
Propriété 25.11
Soit I un intervalle de R, (a, b) ∈ I 2 avec a < b et f une fonction continue sur I . On a alors
b b
¯Z ¯ Z
¯ ¯
¯
¯ f (t ) dt ¯¯ ≤ | f (t )| dt
a a
Propriété 25.12
Soit I un intervalle de R, (a, b) ∈ I 2 avec a < b et f une fonction continue sur I à valeurs positives
ou nulles.
Rb
Alors a f (t ) dt = 0 si et seulement si f est nulle sur [a, b].
25.3.2 Intégration par parties
L’intégration par parties est une technique fondamentale de manipulation et de calcul des inté-
grales qu’il vous faut absolument maitriser parfaitement.
M. Marmorat 7
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Théorème 25.4: Intégration par parties
Soit I un intervalle de R et (a, b) ∈ I 2 . Soit u et v deux fonctions de classe C 1 sur [a, b]. Alors
Z b Z b
′
u (t )v(t ) dt = u(b)v(b) − u(a)v(a) − u(t )v ′ (t ) dt
a a
On note généralement
[u(t )v(t )]ba = u(b)v(b) − u(a)v(a)
Alors : Z b Z b
′
u (t )v(t ) dt = [u(t )v(t )]ba − u(t )v ′ (t ) dt
a a
Remarque 25.8. Au cours d’une épreuve, sauf dans les cas simples, la nécessité d’effectuer une inté-
gration par parties sera indiquée.
Exemple 25.1. Calculons les intégrales suivantes
Rx
• 1 ln(t ) dt où x > 1
Prenons u(t ) = t et v(t ) = ln(t ). Alors u ′ (t ) = 1 et v ′ (t ) = 1t . D’où
Z x Z x 1
ln(t ) dt = [t ln(t )]1x − t dt
1 1 t
= x ln(x) − x + 1
En particulier x 7→ x ln(x) − x est une primitive de x 7→ ln(x) sur R∗+ .
Rπ
• 0 x cos(x) dx
Prenons u(x) = sin(x) et v(x) = x, alors u ′ (x) = cos(x) et v ′ (x) = 1. D’où
Z π Z p
x cos(x) dx = [x sin(x)]π0 − i sin(x) dx
0 0
= − [− cos(x)]π0
= −2
π
(t 2 + t − 1) sin(t ) dt
R 2
• 0
On prend u(t ) = − cos(t ) et v(t ) = t 2 + t − 1 d’où u ′ (t ) = sin(t ) et v ′ (t ) = 2t + 1 Ainsi
π π
¤π
Z Z
2 2
(t + t − 1) sin(t ) dt = − cos(t )(t 2 + t − 1) 02 +
2
£
cos(t )(2t + 1) dt
0 0
On prend ensuite a(t ) = sin(t ) et b(t ) = 2t + 1, d’où a ′ (t ) = cos(t ) et b ′ (t ) = 2
Alors
π π
π π π
Z Z
2 2
2
cos(t )(2t + 1) dt = [sin(t )(2t + 1)]0 − 2 sin(t )dt = [sin(t )(2t + 1)]02 − [−2 cos(t )]02
0 0
8 Chapitre 25. Intégation
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Finalement
Z π
2 ¤π π π
(t 2 + t − 1) sin(t ) dt = − cos(t )(t 2 + t − 1) 02 + [sin(t )(2t + 1)]02 − [−2 cos(t )]02
£
0
¤π
= − cos(t )(t 2 + t − 1) + sin(t )(2t + 1) + 2 cos(t ) 02
£
= π+1−1−2
= π−2
25.3.3 Changement de variables
Théorème 25.5
Soit I et J deux intervalles de R, f une fonction continue sur I et ϕ une fonction de classe C 1
sur J telle que ϕ(J ) ⊂ I .
Soit (a, b) ∈ J 2 . On a alors Z b Z ϕ(b)
f (ϕ(t ))ϕ′ (t ) dt = f (u) du
a ϕ(a)
Remarque 25.9. • En général on part du terme de gauche pour arriver au terme de droite mais
parfois on partira du terme de droite pour aller vers le terme de gauche.
• Au cours d’une épreuve, sauf dans les cas simples, le changement de variables sera donné par
l’énoncé.
Il y a essentiellement deux manières de rédiger un changement de variables. La première est plus
longue et plus rigoureuse mais avec de l’habitude on lui préfèrera la seconde rédaction, moins rigou-
reuse mais plus rapide et plus proche des méthodes utilisées en Physique.
R2
Exemple 25.2. • Soit I = 1 x ln(x 2 ) dx
Soit ϕ : x 7→ x 2 . On a alors
Z 2
I= x ln(x 2 ) dx
1
ϕ′ (x)
2
Z
= ln(ϕ(x)) dx
1 2
Z ϕ(2)
ln(u)
= du
ϕ(1) 2
Z 4
ln(u)
= du
1 2
u ln(u) − u 4
· ¸
=
2 1
4 ln(4) − 4 + 1
=
2
3
= 4 ln(2) −
2
π
sin(x)3 dx
R 2
• Soit J = 0
M. Marmorat 9
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Soit u : x 7→ cos(x).
Alors du
dx = − sin(x)
On a alors
Z π
2
J= sin(x)3 dx
0
π
du
Z
2
= − (x)(1 − u(x)2 ) dx
0 dx
¡π¢
Z u 2
= u 2 − 1 du
u(0)
Z 0
= u 2 − 1 du
1
Z 1
= 1 − u 2 du
0
¸1
u3
·
= u−
3 0
1
= 1−
3
2
=
3
Dans ce calcul, tout semble se passer comme si on avait « simplifié » le du
dx
dx en du. Ce n’est
absolument pas le cas mais c’est en cet abus bien pratique que consiste la seconde méthode
pour les changements de variables.
R1
• Soit H = 0 (1+t1 2 )2 dt
1
Posons u = arctan(t ). Alors u = tan(t ) et du = 1+t 2 dt .
De plus pour t = 0 on a u = 0 et pour t = 1 on a u = π4 .
Alors
Z
1 1
H= 2 2
dt
0 (1 + t )
Z 1
1 1
= 2 2
dt
0 1+t 1+t
Z π
4 1
= 2
du
0 1 + tan(u)
Z π
4
= cos(u)2 du
0
π
1 + cos(2u)
Z
4
= du
0 2
¸π
u sin(2u) 4
·
= +
2 4 0
π 1
= +
8 4
10 Chapitre 25. Intégation
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25.4 Sommes de Riemann, Méthode des rectangles
Soit f : [a, b] → R une fonction continue dont on ne sait pas calculer l’intégrale. On a vu que l’inté-
Rb
grale a f (t ) dt correspondait à l’aire entre la courbe et l’axe des abscisses. On pourrait alors essayer
de mesure cette aire pour approcher la valeur de l’intégrale de f . Malheureusement cette zone n’est
en général pas d’une forme « régulière » dont on pourrait mesurer l’aire facilement. On va alors appro-
cher cette aire en découpant la zone entre C f en plusieurs petits rectangles.
Théorème 25.6: Cas du segment [0, 1]
Soit f une fonction continue sur le segment [0, 1]. Alors
1 1 n−1 k n k
µ ¶ µ ¶
1 X
Z X
f (t ) dt = lim f = lim f
0 n→+∞ n n n→+∞ n n
k=0 k=1
Théorème 25.7: Cas général
Soit (a, b) ∈ R2 avec a < b et f une fonction continue sur le segment [a, b]. Alors
b b − a n−1 k(b − a) b−a Xn k(b − a)
Z µ ¶ µ ¶
X
f (t ) dt = lim f a+ = lim f a+
a n→+∞ n n n→+∞ n n
k=0 k=1
Remarque 25.10. • Les deux sommes sont appelées des sommes de Riemann associées à f .
• La première somme correspond à la méthode dite des rectangles à gauche et la seconde somme
à la méthode des rectangles à droite.
• Ce résultat permet de déterminer des valeurs approchés d’intégrale que l’on ne peut pas calcu-
ler explicitement.
Exercice 25.1. Pour n ∈ N, on définit
n
X 1
Sn = .
k=1 n + k
En se ramenant à une somme de Riemann, étudier la limite lorsque n → +∞ de S n .
M. Marmorat 11