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PLAN DU COURS

Chapitre 1: LES SOLS : PROPRIETES PHYSIQUES ET


IDENTIFICATION
Chapitre 2: LA MECANIQUE DES MILIEUX CONTINUS
APPLIQUEE AUX SOLS
Chapitre 3:HYDRAULIQUE DES SOLS
Chapitre 4: CONSOLIDATION ET TASSEMENT

Mécanique des sols I 1


[email protected]
Chapitre 4

CONSOLIDATION ET TASSEMENT

2
Sommaire

Introduction

I. Tassement des sols grenus


II. Consolidation des sols fins
III. Calcul du tassement

Conclusion

3
Introduction
Fondation
remblai
barrage
mur de soutènement

Problèmes à résoudre :
•Détermination de la charge limite (à ne pas atteindre) provoquant la rupture
•Estimation des déplacements provoqués par la charge inférieure à la charge limite

Notre intérêt : Déterminer les déplacements verticaux de la surface du sol sous


l’ouvrage envisagé : Tassements
• Vérifier que ces tassements restent admissibles pour l’ouvrage
• Tassement, noté s, obtenu par intégration de la déformation verticale :
  s
s  0
 z dz   0 z
dz 4
Introduction

5
Introduction
Définitions:

Un sol est dit compressible si son volume peut changer. La compressibilité d’un
sol peut résulter de trois phénomènes :
1. La compression du squelette solide
2. La compression de l’eau et de l’air qui remplissent les vides
3. L’évacuation de l’eau contenue dans les vides
L’eau est supposée incompressible, la compressibilité d’un sol saturé ne sera due
qu’aux phénomènes 1 et 3.

On appelle tassement la déformation verticale d’un sol soumis à des charges


extérieures (fondation, remblais, digues,...). La part la plus importante des
tassements est généralement due à la compressibilité des sols, c’est-à-dire au fait qu’ils
peuvent diminuer de volume.

On appelle consolidation le phénomène de réduction de volume d’une couche de


sol saturé, par évacuation graduelle de l’eau, sous l’effet d’une contrainte normale.

6
I. Tassement des sols grenus
• Forte perméabilité Evacuation instantanée de l’eau , le temps n’intervient pas
• Compressibilité des sols grenus due seulement à la compression du squelette solide
• Tassements dans ces sols quasi instantanés, ils ont lieu immédiatement au moment de
l’apparition des charges
• Tassements les mêmes que le sol soit sec, humide ou saturé
• Déformations dans les sols grenus dues à deux causes :
- Ré-enchevêtrement des grains Diminution de l’indice des vides
- Déformation des grains eux-mêmes sous l’action des forces qui s’exercent à leurs
points de contact

• Sol lâche (ID faible) compressible


• Sol dense (ID élevé) très peu compressible

En général, tassement d’un sol grenu négligé surtout s’il est dense d’autant si à
son voisinage il existe une couche de sol fin saturé elle–même sollicitée

7
II. Consolidation des sols fins
Consolidation : Définition
 Sol fin saturé soumis au temps t = 0 à une distribution de charges (D) constante
dans le temps. Sous l’action de (D) sol a tendance à subir des variations de volume

 Pas d’évacuation d’eau car sol saturé, perméabilité faible pas de variations de
volume MAIS naissance de surpressions interstitielles (Δu) au voisinage des points
d’application de la charge

8
Consolidation : Définition
 Des gradients hydrauliques développés dans le sol, dus aux variations de la charge
hydraulique : Ecoulement d’eau des zones de forte surpression vers les zones de
suppression nulle

 Au cours de l’écoulement, appelé drainage, diminution des suppressions


augmentation de la contraintes effective car distribution de charges (D) constante

 Charges transmises progressivement sur le squelette solide subissant des


déformations et par suite des tassements

Arrêt de l’écoulement lorsque suppression nulle

Eau restante : eau libre ne supportant aucune contrainte

L'ensemble de ce phénomène est appelé consolidation

9
Consolidation : Analogie mécanique
Sol Cylindre rempli d'eau, muni d'un piston et d'un ressort
Squelette du sol Ressort
Eau interstitielle Eau du cylindre
Compressibilité du squelette Raideur du ressort
Perméabilité Ouverture du robinet

0  at 1

Temps 0 0 t tf
Charge supportée
P P atP 0
par l’eau
Charge supportée (1  a t )P
0 0 P
par le ressort
Charge totale P P P P 10
Consolidation : Analogie mécanique
Exemple: Autoroute sur sol mou
Hypothèse: Remblai de grandes dimensions consolidation unidimensionnelle
Consolidation : Expulsion d’eau retardée par la faible perméabilité

Dissipation des surpressions interstitielles

Analyse : Ds=Ds’+ Du
Temps t=0 t tf

u Du=Ds Du 0

s’ 0 Ds’ Ds’=Ds
s Ds Ds Ds

L’équilibre final, en milieu saturé, se produit au bout d’un temps qui peut varier
pratiquement de quelques minutes, dans les milieux sablo-graveleux très perméables, à
plusieurs années ou dizaines d’années, dans les argiles très peu perméable
Les sols fin sont donc très sensibles au phénomène de consolidation
11
Essai oedométrique
Oedomètre
• Evaluer l’amplitude des tassements ainsi que leur évolution dans le temps
• Réaliser un essai de consolidation unidimensionnelle sur un échantillon de sol saturé
• Ecoulement de l’eau au cours de la consolidation est uniquement vertical
• Ecoulement fait par l’intermédiaire de pierres poreuses placées de part et d’autre de
l’échantillon

12
Essai oedométrique

Description de l’appareil

• Un cylindre en métal contenant l’échantillon


• Deux pierres poreuses assurant le drainage des deux faces de l’échantillon
• Des comparateurs mesurant les déplacements du piston au 1/100
• Echantillon de sol ayant un diamètre de 70mm et une épaisseur initiale de l’ordre
de 24mm
• Un bâti de chargement métallique permettant au piston d'appliquer des
pressions de consolidation 13
Essai oedométrique
Etat de contrainte et de déformation

• Sollicitation de l’échantillon : Compression axiale sans déformation latérale


• Etat de contrainte homogène dans l’échantillon
• Directions des contraintes principales restent fixes
• Q force verticale appliquée au moyen du piston sur l’échantillon de section S
Q
• Contrainte verticale est principale : s
S

• Etat de déformation connu :


- Une déformation latérale nulle : r  0
DH
- Une déformation axiale : a 
H
H : Epaisseur de l’échantillon,
ΔH : Déplacement vertical obtenu sous l’action de la charge Q

14
Essai oedométrique
Mode opératoire

• Appliquer sur l’échantillon une contrainte verticale uniforme s


• Mesurer le tassement au cours du temps

L’essai fournit deux types de courbes :


1. Courbe de consolidation : Tassement de l’échantillon en fonction du temps à
contrainte constante (z - logt). Courbe tracée pour chaque palier de chargement
2. Courbe de compressibilité (oedométrique) : Tassement total en fonction de
la contrainte appliquée (e – logs’z)

15
Essai oedométrique

16
Essai oedométrique

L’évolution de la déformation verticale (ou du tassement) en fonction du logarithme du


temps permet de distinguer deux phases :

- La consolidation primaire qui correspond à la dissipation de la suppression interstitielle


- La compression secondaire :
Sol continue à tasser avec une surpression
interstitielle nulle, cette phase s’appelle le fluage

Courbe de
consolidation

17
Essai oedométrique
Courbe oedométrique
plusieurs chargements appliqués sur le même échantillon de la manière suivante :
- Appliquer un premier chargement (Q) jusqu’à atteindre la fin de consolidation de
l’échantillon (stabilisation du tassement)
-Appliquer un deuxième chargement (2Q) jusqu’à la fin de consolidation
- Répéter la même opération en doublant à chaque fois
la charge jusqu’à la fin du chargement

Pour chaque palier de chargement, indice des vides


de l’échantillon calculé et
courbe œdométrique tracée (e - log σ’)

Courbe rend compte du comportement du squelette


solide, car en chaque point on attend la fin de consolidation
pour la charge correspondante.

18
Essai oedométrique
Schématisation de la courbe oedométrique
• Une partie linéaire (AB) à très faible pente
• Une partie linéaire (BC) à forte pente :
indice de compression Cc
• Si on effectue un cycle de déchargement-rechargement : partie
(DE), la pente est la même que celle de la partie (AB) (élasticité du
sol) : indice de gonflement Cs

Courbe oedométrique d’un sol vierge

• Soit un sol fin mélangé avec une grande quantité d’eau


jusqu’à floculation totale
• En laissant les grains se déposer, sol obtenu n’ayant subi
aucune charge
• En réalisant un essai œdométrique sur un tel sol, courbe
obtenue sensiblement rectiligne ne présentant pas une
partie initiale à pente faible

19
Essai oedométrique

s’c

s’c

s’c

s’c

20
Pression de préconsolidation

Comparaison entre les courbes œdométrique d’un sol vierge et d’un sol en place :
Tout sol ayant subi durant son histoire une pré-compression ou préconsolidation
• Pression de préconsolidation : la plus grande contrainte effective supportée par le sol au
cours de son histoire
• La courbe œdométrique rend compte du maximum de la pression verticale effective
exercée sur un échantillon de sol à l’endroit où il a été prélevé
• Cette pression de préconsolidation s’c correspond au coude de la courbe œdométrique
• La pression de préconsolidation dépend de la profondeur
21
Pression de préconsolidation
En comparant la valeur de la contrainte maximale s’c , subie par le sol, à la
contrainte effective réelle due au poids des terres déjaugées s’v0 ou s’0 :

• Sols surconsolidés (O.C.) s'c  s'0 : cas des sols qui ont été érodés ou
qui supportaient jadis des glaciers

• Sols normalement consolidés (N.C) : s'c  s'0

• Sols sous-consolidés s'c  s'0 : cas de vases récentes (ou tourbes) qui
n’ont pas encore terminé de se consolider sous l’action de leur poids propre

22
Pression de préconsolidation
Ordres de grandeur de l’indice de compression

Ordres de grandeur la pression de préconsolidation


Sol s’v0 (kPa) s’c(kPa) Cc

Limon d’Orly (sol fin) 40 60 0,1 Sols typiques


prélevés à 5m de
Argile verte du Sannoisien (sol fin) 48,5 85 0,05 profondeur
Vase de Martrou (sol organique) 25 44 1,2
Tourbe de Bourgoin (sol organique) 17,5 51 1,8 23
Degré de consolidation
Définition 1

• Durant la consolidation d’un sol fin il ya diminution de la suppression interstitielle


Du
• Degré de consolidation : U  1 
Du i
Δui : surpression interstitielle à l’instant initial
Δu : surpression interstitielle à l’instant t

- A l’instant initial : Δu = Δui d’où : U = 0


- En fin de consolidation : Δu = 0 d’où U = 100%

Définition 2
st
Degré de consolidation : U
s
st : tassement obtenu au bout d’un temps t Exemple: Un degré de consolidation de 50%
s : tassement final primaire signifie que le sol a atteint un tassement égal
50% du tassement primaire final
24
U exprimé généralement en pourcentage
Théorie de consolidation de TERZAGHI
But : calculer le temps de tassement
Hypothèses :

1- Sol homogène
2- Sol complètement saturé relatives à l’hydraulique des sols
3- Eau et les grains solides incompressibles
4- Validité de la loi de Darcy

5- Compression unidimensionnelle Conditions de l'essai œdométrique vérifiées pour le sol en place:


6- Ecoulement unidimensionnel c’est le cas seulement si le chargement uniforme est appliqué sur
une couche de sol drainée uniquement à ses limites sup et inf
(suivant la verticale)

7- Relation linéaire entre la contrainte effective et l’indice des vides


Courbe œdométrique linéaire dans le système d'axes (e, s’) et non (e, logs’ )
de
Linéarité définie par le coefficient de compressibilité av : a v    Cte
ds'

8- Caractéristiques du sol (perméabilité, module) constantes durant la consolidation


9- Pas de viscosité structurale du sol (pas de compression secondaire)
25
Théorie de consolidation de TERZAGHI
Equation de consolidation de TERZAGHI
z
• Soit un élément de sol saturé de dimensions dx, 1 et dz
soumis à un écoulement vertical d’eau

• Volume de cet élément varie par suite de la consolidation i dz

• Volume d’eau entrant dans l’élément de sol pendant


l’intervalle de temps dt : Vint  v z S dt dx
x
• Volume d’eau sortant de l’élément pendant le même
intervalle de temps :  v 
Vext   v z  z dz  S dt
 z 
•Variation de volume égale à la différence entre volume
d’eau entrant et volume d’eau sortant :

 v  V
Vext  Vint   z dz  S dt  dt
 z  t
26
Equation de consolidation de TERZAGHI

Eau et grains solides incompressibles donc variation de volume du sol doit être celle
du volume des vides :
V Vv   Vv  e V e
   Vs   Vs 
t t t  Vs  t 1  e t

V  e  S dz
 
t  t  1  e e v
 1  e  z
 v z  V t z
 dz  S dt  dt
 z  t

e v z
 1  e 
t z s=s’+ u ; contrainte verticale constante v z 1  e u

e s' z a v t
 a v
t t 27
Equation de consolidation de TERZAGHI

v z 1  e u

z a v t
h  2 u k.(1  e) u
vz  k . 
Loi de darcy :
z z 2 a vw t
u
Charge hydraulique : h z
W
Equation différentielle de la théorie de consolidation unidimensionnelle de Terzagui

u  2u
 cv 2
t z
k.(1  e)
cv 
avw
Coefficient cv : coefficient de consolidation
cv est supposé constant (en réalité ce n’est pas le cas; cv dépend de l’indice des vides
28
Equation différentielle adimensionnelle

u  2u • La solution générale de cette équation différentielle définie à


 cv 2 une fonction linéaire de z près : la position d’équilibre de la
t z pression interstitielle soit , u 0   W z
k.(1  e) • Donc il revient de rechercher l’évolution de la surpression
cv 
wav interstitielle au cours du temps tel que : Du  u  u 0  u   W z

En terme de la surpression interstitielle, on résout le problème suivant :

(Du )  2 (Du )
 cv
t z 2
Δu = 0, pour z = 0, t
(Du )
0 , pour z = H, t
t
Δu = f(z) pour t = 0

29
Equation différentielle adimensionnelle
(Du )  2 (Du )
 cv
t z 2

En introduisant les nouvelles variables adimensionnelles suivantes :


cv t z
Le facteur temps : Tv  2 La coordonnée réduite : Z 
H H
(Du ) (Du ) dTv c v (Du )
  2
t Tv dt H Tv  2 (Du ) (Du )
2 
 2 (Du )  2 (Du )  dZ  1  2 (Du ) Z 2 Tv
    2
2  dz 
z 2 Z H Z 2

Conditions aux limites :


Δu = 0, pour z = 0, t Du(Z, Tv )  0
(Du ) [Du ( Z, Tv )]
0 , pour z = H, t
 0 , pour Z = 1
t t
Δu = f(z) pour t = 0
Δu(Z,0) = f(Z)
Résolution analytique de l’équation de la consolidation

Du 2U U
U 1 
Du i Z 2 Tv

• Résolution permet de déterminer le degré de consolidation U en tout point du sol à un


instant t donné

•Abaque donne l’évolution du degré U en fonction du facteur Tv

31
Résolution analytique de l’équation de la consolidation

Degré de
consolidation U en
fonction du facteur
temps Tv

32
33
Résolution analytique de l’équation de la consolidation

• Si couche drainée des deux côtés, la valeur de h à prendre en compte pour le calcul
de Tv est égale à la moitié de la hauteur de la couche

• h représente le chemin de drainage, qui est la distance maximale que parcourt l'eau
pour atteindre une couche drainante en suivant le chemin le plus court

cvt
Tv 
h2
34

h H/2 h H
Détermination expérimentale du coefficient de consolidation cv

Ordre de grandeur de cv Sol multicouches

35
Résolution analytique de l’équation de la consolidation

Résolution de l’équation différentielle de consolidation unidimensionnelle :surpression


interstitielle Du(z,t ) en chaque point du maillage et à tout instant:

Isochores de surpression interstitielle

36
III. Calcul du tassement
Définition des termes de tassement
Tassement d’une couche de sol : S  si  s c  ss
• si : Tassement immédiat (ou initial)
- Compression de l'air remplissant les vides (air très compressible)
- Avant la consolidation du sol (sans évacuation de l’eau interstitielle)
- Déformation du sol à volume constant (tassement du sol instantané)

• sc : Tassement de consolidation primaire


- Evacuation de l’eau interstitielle contenue dans les vides
- Phénomène de dissipation des surpressions interstitielles
- Diminution du volume du sol due au volume d’eau expulsée (sol saturé)
- Tassement le plus important (des mois, des années, des dizaines d’années)

• ss : Tassement de consolidation secondaire


- Déformation du squelette du sol
- Contrainte effective constante sans variation de la pression interstitielle
- phénomène de fluage provoqué par la contrainte transmise aux grains du sol en
fin de consolidation primaire 37
Calcul du tassement immédiat
• Tassement à volume constant, provoqué que par distorsion du sol

• Négligé si phénomène de consolidation (variation de volume) prépondérant


(essai œdométrique)

• Sinon, tassement immédiat déterminé par la théorie de l’élasticité


linéaire (formule de Boussinesq) en supposant un sol incompressible
( = 0,5)

• Cela suppose la connaissance du module d’élasticité non drainé du sol Eu


déterminé :
- Soit par un essai non drainé à l’appareil triaxial
- Soit à partir d’essais in situ en appliquant les contraintes calculées par la
théorie de l’élasticité linéaire

38
Calcul du tassement de consolidation primaire
• Calcul du tassement dépend du type de la sollicitation appliquée, donc de l’état de
déformation du sol qui en résulte
• Deux méthodes de calcul :

La méthode œdométrique :
-Effet de la contrainte normale prépondérant
Variations de volume
-Tassement dû à la compressibilité du milieu
- Cas du tassement d’un remblai de largeur B reposant sur une couche d’argile de
faible épaisseur H tel que : H < B
- Déformation latérale du sol est négligeable
- Calcul à long terme

La méthode pressiométrique :
-Effet de la contrainte de cisaillement prépondérant distorsions du milieu
- Tassement d’une fondation rigide reposant sur une couche semi-infinie
- Déformation latérale du sol n’est pas négligeable.

39
Méthode oedométrique
• Déformation latérale est nulle en tout point du sol
• Tassement calculé au milieu de la couche
• Tassement de la couche déterminé à partir de
la variation de l’indice des vides du sol

DV DH Dv
 DH  H0 De
V0 H0 V0 DH  H 0
1  e0
V = Vs + Vv = Vs (1 + e) ΔV = Vs Δe

• Courbe œdométrique : sol surconsolidé


• Indice des vides passe de la valeur initiale e0 Cs
à la valeur finale e1
De  e1  e 0
De  e1  e c   e c  e 0 
Cc

 s' 0  Ds   s' c 
De  C c log   C s log
 


s’0+Ds
 s' c   s' 0  40
Méthode oedométrique

Hypothèse :
• Variation de l’indice des vides négligé dans la partie de pente très faible Cs négligé

s’0+Ds
 s' 0  Ds   s' c 
De  C c log   C s log
 


 s' c   s' 0 

 s'0  Ds 
De  e1  e0  Cc log 
 s'c  41
Méthode oedométrique De  s'c  Ds 
De  e1  e0  Cc log 
DH  H 0
1  e0  s'c 

Sol Surconsolidé Sol normalement consolidé

s’0+Ds
s'c  s'0 s'c  s'0

H0  s' 0  Ds  H0  s' 0  Ds 
s C c log  s C c log 

1 e0  1 e0 s
 s' c   
' 0

Plusieurs couches, couche trop épaisse subdivisée en plusieurs sous-couches :


Tassement = Sommation des tassements élémentaires

 H 0i  s'0i  Ds  
s  
 1  e Cci log s'
 

i  0 i  ci   42
Méthode Pressiométrique
• Chargement du sol provoque des déplacements latéraux (remblais ou fondations de
dimensions limitées) phénomène de consolidation n’est plus unidimensionnel

• Tassement déterminé par la méthode œdométrique doit être corrigé pour tenir compte
des déplacements latéraux du sol en utilisant la méthode pressiométrique

• Méthode basé sur les résultats d'un essai in situ réalisé au pressiomètre Ménard

Principe de l’essai pressiométrique


 Appareil introduit à la profondeur voulue
dans un forage de 60 mm de diamètre

 Sonde formé de 3 cellules : cellule centrale de


mesure contenant de l’eau et cellules de garde
contenant du gaz

Pression latérale uniforme appliquée sur le sol en


envoyant l’eau du CPV sous pression (par paliers)
dans la cellule centrale

Variation de volume en fonction de la pression


43
exercée mesurée et courbe pressiométrique dressée
Méthode Pressiométrique
Courbe pressiométrique

• Comportement du sol situé autour de la sonde élastique entre les pressions p0 et pf :


- Module de cisaillement GM
- Module de déformation pressiométrique EM
• Pression dans la sonde tend vers une valeur finie lorsque son volume tend vers l’infini
C’est la pression limite pressiométrique pl
Par convention pl : pression correspondant au doublement de volume de la cavité
initiale, dont le volume est pris égal à Vc + 2vr ,
Vc : Volume de la sonde au repos, en pratique voisin de 550 cm3 44
Méthode Pressiométrique : Courbe pressiométrique

Equation de Lamé (1852) donnant l’expansion radiale d’une cavité cylindrique dans un
milieu élastique :
Dp
GV V : volume de la cavité
DV p : pression dans la cavité
Dp
Rapport : Inverse de la pente de la partie linéaire de la courbe pressiométrique
DV
située entre les pressions p0 et pf

Module de cisaillement : Dp
G M  Vm
DV
Module de déformation pressiométrique :

EM  2G M (1  )

Dp
E M  2(1  )Vm
DV 45
Méthode Pressiométrique : Résultats de l’essai pressiométrique

• Pour chaque forage (profondeur) les valeurs de EM et pl déterminées et présentées sur


un profil en fonction de la profondeur z : Profil pressiométrique
• Profil pressiométrique indique la nature des sols rencontrés ainsi que le niveau
éventuel de la nappe d’eau souterraine

46
Méthode Pressiométrique : Calcul du tassement par les formules de Ménard

• Sous une fondation circulaire rigide, de diamètre B, le


déplacement du sol provoqué sous l’action d’une charge
uniformément répartie est décomposé en deux termes :

- Le premier, sous la semelle, où l’effet de la contrainte


moyenne est prépondérant, le phénomène de
consolidation l’est aussi
- Le deuxième, situé au delà du premier, où le phénomène
de distorsion sans variation de volume est prépondérant.

Ménard :
Premier domaine (I), dit sphérique constitué d’une
sphère de rayon égal à la demi-largeur de la fondation

 Deuxième domaine (II), dit déviatorique constitué par le


reste du massif situé au delà du domaine (I)

 Tassement total donc calculé par la somme de deux


tassements : l’un relatif au domaine sphérique, l’autre
relatif au domaine déviatorique. 47
Méthode Pressiométrique : Calcul du tassement par les formules de Ménard

Fondation circulaire de diamètre B = 2r placée à la profondeur D au sein


Fondation rectangulaire de dimensions (B,L) du massif de sol
Tassement de la fondation est la somme :
• tassement s1 d’une demi-sphère rigide de rayon r dans un milieu élastique de module
Eu = E soumis à des cisaillements purs
• tassement s2 de la demi-sphère sous l’effet de la consolidation
E
- Pour ce dernier le module œdométrique utilisé et estimé par : E oed  M

-EM est le module pressiométrique
-  est le coefficient de structure du sol

48
Méthode Pressiométrique : Calcul du tassement par les formules de Ménard
Massif homogène :
 2pB 0 (1B / B 0 ) 
Tassement de la semelle : s p 2 B 
9E M 9E M

s= s1 + s2

p : contrainte appliquée par la semelle sur le sol


B0 : diamètre de référence ; B0 = 60 cm
1 et 2 sont les coefficients de forme de la semelle

• Tassement s établi pour une fondation encastrée avec D/B > 1


• sinon il convient de majorer le tassement de 10% si D = B/2, et de 20% si D = 0

49
Méthode Pressiométrique : Calcul du tassement par les formules de Ménard

Sols Argile Limon Sable Sable et graviers


E/pl  E/pl  E/pl  E/pl 
Surconsolidé > 16 1 > 14 2/3 > 12 1/2 > 10 1/3
Normalement
9 - 16 2/3 8 - 14 1/2 7 - 12 1/3 6-10 1/4
consolidé
Altéré et remanié 7-9 1/2 ----- 1/2 ----- 1/2 ----- 1/2

Sol 
Tourbe 1
Rocher sain 2/3
Rocher peu fracturé 1/2
Rocher très fracturé 1/3

1 2 3 5 20
L/B = L/2r
cercle carré
1 1 1,12 1,53 1,78 2,14 2,65
2 1 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5
50
Méthode Pressiométrique : Calcul du tassement par les formules de Ménard
Massif hététrogène :
• Sol découpé en tranches horizontales dont les limites sont situées, à partir de la base
de la fondation, aux profondeurs suivantes : z = B/2, 2r, 5r, 8r, 16r
• A chaque tranche un module pressiométrique affecté : moyenne harmonique des
valeurs trouvées pour le module de déformation à différentes profondeurs dans la
tranche considérée
• 6 modules : E1, E2, E3/4/5, E6/7/8, E9-16
4
Ed 
1 1 1 1 1
   
E1 0,85E 2 E 3 / 4 / 5 2,5E 6 / 7 / 8 2,5E 9  16

Ec = E1

• Tassement s donné par :

 2pB 0 (1B / B 0 ) 
s p 2 B 
9E c 9E d

51
Massif hététrogène :

52
Tassement absolu – Tassement différentiel

• Si tassement uniforme, il n’est pas préjudiciable si l’ouvrage considéré possède


une certaine raideur. Par exemple les immeubles importants, qui reposent par
l’intermédiaire de radiers généraux sur une couche d’argile molle normalement
consolidée très épaisse, accusent un tassement de 10 à 25 cm sans aucun
dommage

• tassement différentiel : dénivellations entre différents points d’une fondation

• Si tassement différentiel prononcé, des désordres graves peuvent se produire :


dislocations de maçonnerie, fissures dans le béton (armé ou précontraint) ou
rotation d’ensemble entraînant un hors plomb, par exemple la tour de Pise.

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Tassement absolu – Tassement différentiel

Les tassements différentiels peuvent avoir plusieurs origines :


— origine liée au chargement :
• inégalité de l’intensité des charges d’un appui à l’autre,
• répartition non uniforme des charges sous un appui,
• aires des surfaces chargées différentes d’un appui à l’autre

— origine liée aux appuis :


• géométrie des appuis (dimensions, profondeur)
• rigidité des appuis

— origine liée au site :


• variations des caractéristiques géométriques des couches
(épaisseur, notamment),
• variations ou
hétérogénéité des propriétés des sols

54
Tassement absolu – Tassement différentiel

Tassement admissible

Ttassements différentiel et absolu admissibles lorsqu’ils peuvent être absorbés sans


inconvénients par la superstructure qui peut être :

-Soit souple (ouvrage rendu isostatique grâce à des articulations) : par exemple l’église
Notre Dame à Mexico a subi un tassement différentiel de 1.5 m sans que des fissures
graves ne se produisent

-Soit rigide (immeuble monolithe en béton armé), l’exemple de bâtiments d’habitation au


Brésil fondés sur une mince couche de sable reposant sur 70 m d’argile molle, leur
tassement courant est de 0.8 m à 1.5 m.

Un tassement différentiel sd de plusieurs centimètres est admissible pour des ossatures


en béton armé ou métalliques avec plusieurs niveaux
En maçonnerie : sd ≤ L/600
En béton armé : sd ≤ L/1000
L portée entre deux appuis voisins

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