Excellente question 👌
Dimensionner l’axe en B (l’axe de la rotule/liaison pivot entre deux bras)
est crucial car il reprend toutes les réactions : effort du bras, effort du
vérin, effort du bras suivant, etc.
🔹 Étapes de dimensionnement de l’axe en B
1. Identifier les efforts appliqués en B
En B, tu as la jonction entre :
le bras AB qui transmet des efforts (poids, charges, moments),
le bras BC,
et le vérin B–B″ qui applique une force axiale FvF_vFv suivant son
axe.
Donc au point B, il existe :
un effort tranchant (cisaillement),
un moment fléchissant,
et éventuellement une torsion (si montage hors-plan ou asymétrie).
2. Calculer les réactions au nœud B
À partir des équations d’équilibre (comme celles données dans le papier,
équations (11–13)), tu détermines :
FBxF_{Bx}FBx, FByF_{By}FBy = composantes de la réaction en B,
le moment associé si applicable.
👉 Le vérin B–B″ va apporter une composante axiale qui, projetée en X et Y,
se combine avec les efforts des bras.
3. Modéliser l’axe comme un arbre soumis à plusieurs
sollicitations
L’axe en B est en fait une goupille/pivot.
On doit vérifier :
1. Cisaillement pur :
τ=FshearA=Fπd2/4\tau = \frac{F_\text{shear}}{A} = \frac{F}{\pi d^2 /
4}τ=AFshear=πd2/4F
avec FFF = effort tranchant total et ddd = diamètre de l’axe.
2. Flexion (si l’axe est en porte-à-faux ou si les appuis ne sont pas en
contact direct) :
σflexion=M⋅cI=32Mπd3\sigma_\text{flexion} = \frac{M \cdot c}{I} = \
frac{32M}{\pi d^3}σflexion=IM⋅c=πd332M
3. Torsion (si le vérin n’est pas parfaitement coplanaire, donc
présence d’un couple autour de l’axe) :
τtorsion=T⋅rJ=16Tπd3\tau_\text{torsion} = \frac{T \cdot r}{J} = \
frac{16T}{\pi d^3}τtorsion=JT⋅r=πd316T
4. Interaction des contraintes → on utilise un critère de résistance :
o Von Mises :
σeq=σflexion2+3τ2\sigma_\text{eq} = \sqrt{\sigma_\text{flexion}^2 +
3\tau^2}σeq=σflexion2+3τ2
o et on impose :
σeq≤Recoef. seˊcuriteˊ\sigma_\text{eq} \leq \frac{R_e}{\text{coef.
sécurité}}σeq≤coef. seˊcuriteˊRe
4. Vérifier le contact (pression de Hertz)
Puisque l’axe est emboîté dans un palier/oreille, il faut aussi vérifier la
pression de contact :
p=Fd⋅lp = \frac{F}{d \cdot l}p=d⋅lF
avec ddd = diamètre axe, lll = largeur de l’oreille.
On impose p≤padmissiblep \leq p_\text{admissible}p≤padmissible pour
l’acier/bronze ou la bague utilisée.
5. Appliquer un coefficient de sécurité
En engins de levage / nacelles élévatrices, on prend souvent :
CS = 2 à 3 sur la limite élastique pour les axes principaux.
Normes ISO/EN exigent parfois encore plus selon la classe de
sécurité.
🔹 Résumé à donner en soutenance
👉 « Pour dimensionner l’axe en B, je considère toutes les sollicitations
transmises par les bras et le vérin. Je vérifie :
1. le cisaillement pur de l’axe,
2. la flexion s’il y a un porte-à-faux,
3. la torsion éventuelle si le vérin est hors plan,
4. la pression de contact axe/oreille,
en appliquant un critère de Von Mises avec un coefficient de sécurité
adapté. Ainsi, je m’assure que l’axe en B résiste en toutes
conditions. »
Veux-tu que je te prépare un exemple numérique simplifié (avec un
effort de vérin et une géométrie fictive) pour que tu puisses montrer le
calcul concret d’un diamètre d’axe lors de ta soutenance ?