Cancer Du Cavum: Enseignante ORL: BELHADJKACEM
Cancer Du Cavum: Enseignante ORL: BELHADJKACEM
1-Définition
Les cancers du cavum sont toutes les tumeurs malignes développées au niveau du
tissu de recouvrement des parois du cavum (arrièrecavité des fosses nasales).
Ce sont des tumeurs d’origine épithéliale = épithéliomas = carcinomes dont la plus
fréquente est le carcinome épidermoide indifférencié de type nasopharyngé (UCNT).
C’est un cancer radio et chimiosensible.
2-Généralités
C’est un Cancer très grave car l’évolution est sournoise ,la symptomatologie (riche et
variée)est trompeuse liée à l’envahissement des structures de voisinage ,le plus
souvent de diagnostic tardif et difficile du fait de sa localisation topographique
profonde(sous la base du crane difficile à éxaminer).
C’est un cancer très lymphophile et présente un taux élevé de métastases
ganglionnaires et surtout viscérales d’où l’échec thérapeutique.
4-Epidémiologie
➢ Répartition géographique: Très fréquent au sud-est de la chine
➢ Etiologies: plusieurs:
◆ Facteurs viraux :
le virus Epstein Barr (EBV ) est constamment associé au cancer du cavum,
Présent aussi dans MNI et les lymphomes non Hodgkinien de Burkitt (intérêt de la sérologie
EBV pour le diagnostic et le pronostic).
- La présence des allèles HLA (HLA-A2 surtout en chine et HLA-B5 en Algérie) favorise la
sensibilité au virus EBV et serait associée à une augmentation du risque de survenue du
cancer du cavum type UCNT.
◆ Facteurs environnementaux :
◆ Facteurs alimentaires :
- les nitrosamines : sont des carcinogènes présents dans les aliments à base de salaison
NB/
- La vit E et les légumes verts ont un effet protecteur sur la survenue du cancer
5- Anapath :
6-Clinique
- souvent Retard de diagnostique ( 8 a 10ans),
sont indolores
Bourdonnement.
Obstruction tubaire.
Otalgies
c) Syndrome rhinologique:
Anosmie.
Voix nasonnée(rare).
◆ d) Syndrome neurologique :
( même à la morphine.)
rebelle au traitement.
atteinte du VI (diplopie),
atteinte du X (dysphonie),
L’ atteinte des nerfs mixtes ( Glosso-Pharyngien (IX), Vague (X), Spinal (XI) ) du XII :
est exceptionnellement révélatrice.
- 2) Examen clinique:
- - normale
- - visualise par un miroir de petit calibre dirigé vers le haut derrière la luette et en
aplatissant la langue par un abaisse langue (en métal.)
- - Elle permet de préciser l’aspect macroscopique de la tumeur, son siège, et parfois des
signes indirects : (œdème rougeâtre des orifices tubaires avec
- chez l’enfant )
- ◆ Touché rhinopharyngée:
- met en évidence : une induration ou
- Examen oropharyngé:
- de l’oropharynx.
- ◆ Examen général:
- A la recherche de métastases:
- - ganglionnaires (axillaire, sus claviculaire, inguinal),
- -hépatique , rate, du poumon,
- métastase osseuse révélée par fractures spontanées.
7-Examens complémentaires
➢ Nasofibroscopie (= endoscopie rhinopharyngée):
➢ Biopsie du cavum:
➢ Biopsie ganglionnaire:
➢Audiométrie et impédancemétrie:
Normale
Ou obstruction tubaire.
➢ Sérologie EBV :
- permet de poser le diagnostic dans les cas difficiles ( tels : ADP unique avec cavum normal).
- permet l’ évaluation du pronostic : (plus le taux est élevé plus le pronostic est mauvais) ; ce
taux augmente avec le stade d’extension de la tumeur, diminue en fin de radiothérapie et
réaugmente si rechute. Cette sérologie permet la surveillance thérapeutique.
- pour préciser le point de départ de la tumeur et son extension (osseuse à la base du crane :=
lyse osseuse) ou aux parties molles de voisinage,
- Pour guider la radiothérapie ( indications , dose, volume à irradier,, suivi post radiothérapie et
évaluation des récidives ).
8-Bilan d extension
- ➢Radiographie du thorax (métastases pulmonaires)
- ➢Scintigraphie osseuse
- ➢Scanner thoracique
- mesure de l’exophtalmie)
- ➢Panoramique dentaire
- (examen stomatologique)
9- Classification TNM : UICC 1997
( UICC = union internationala de classification des tumeurs )
- ➢ Stade T:
- ◆ T4: envahissement intracrânien et/ou nerfs crâniens et/ou orbite et/ou hypo pharynx
et/ou fosse infra temporale
➢ Stade N:
◆ N0: pas d ADP palpable
◆ N1: gg unilatéral < 6 cm au- dessus des clavicules
◆ N2: gg bilatéraux , < 6 cm au dessus des clavicules
◆ N3:
* N3a: > 6 cm
* N3b: extension dans les creux sus claviculaires
- ➢ Stade M:
➢ Tumeur bourgeonnante:
◆ Fibrome nasopharyngien:
➢ Ulcération:
11- Evolution
◆ La surinfection
◆ Les hémorragies
◆ La cachexie
12- Traitement
➢1) Radiothérapie:
◆Type de radiothérapie:
transcutanée,
de conformation en 3D.
◆Doses tumorales:
65-70 grays en 5 séances par semaine pendant 6.5 à 7semaines (environ 2 grays / semaine) sur la
tumeur et les aires ganglionnaires.
➢ 2) Chimiothérapie:
ou méthotrexate, 5 fluorouracil,
ou cisplatine, oncovin,adriamycine,bleomycine)
administrées:
➢3) Curiethérapie:
➢4)Chirurgie:
➢ Taux de survie :
- *40 % à 3 ans
- *30 % à 5 ans
➢ Surveillance :
- À la recherche de :
- ◆ récidive locale
- ◆ récidive ganglionnaire
- ◆ métastases :
- (* scintigraphie osseuse
- * téléthorax systématique)
➢ Pronostic : a) bon:
B) mauvais:
Conclusion:
➢ Présent à l’état endémique dans notre pays, le cancer du cavum bien que de
symptomatologie
trompeuse, doit être diagnostiqué le plus tôt possible afin d’avoir les meilleures chances de
rémission.
Les angines
INTRODUCTION:
- Inflammation aigue des amygdales palatines.
Sd post streptococcique
Complications locorégionales
- Le traitement est symptomatique, seules les angines à SBHA sont justifiable d’une
antibiothérapie.
ANATOMIE DE L’OROPHARYNX
ETIOLOGIES
Etiologies virales:
- Adénovirus
- Myxovirus.
Etiologies bactériennes:
- Streptocoques: SBHA+++
- Haemophilus influenzae.
- Staphylocoque.
- Fusobacterium necrophorum.
- Mycoplasma pneumoniae.
- Corynebacterium diphteriae.
ETUDE CLINIQUE
TDD: Angine érythémateuse de l’enfant
1. Signes fonctionnels:
- Fièvre.
- Odynophagie.
- Otalgie reflexe .
2. Examen physique:
- L’examen de l’oropharynx à l’abaisse langue fait le diagnostic.
- Le caractère épidémique (hiver et début de printemps) chez les enfant et les adolescents.
- La survenue brusque.
- L’intensité de l’odynophagie.
- Toux: Oui/Non
La culture:
- Culture classique 24 à 48h.
- Spécificité 90 à 95%.
- Spécificité: 98%.
- Sensibilité: 90%.
FORMES CLINIQUES
Selon l’aspect de l’oropharynx à l’examen clinique on distingue:
2. Angines pseudomembraneuses:
- Fausses membranes nacrées pouvant déborder de la surface de l’amygdale (voile et piliers).
- Deux diagnostic à évoquer:
MNI: ADP diffuses, SPMG, asthénie, purpura du voile, les fausses membranes se décollent
facilement. A la FNS Sd mononucléosique.
Diphtérie: Exceptionnelle de nos jours, les fausses membranes sont rapidement extensives et
adhérentes,
3. Angines ulcéro-nécrotiques:
Présence d’une ulcération en règle unilatérale, profonde et recouverte d’un enduit nécrotique.
- Début insidieux.
- Examen présence sur une seule amygdale d’un enduit pultacé recouvrant une ulcération à
bords irrégulier non indurée au toucher.
- TRT: Imidazoles
4. Angines vésiculeuses:
L’angine herpétique en est l’exemple type:
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
Cancer de l’amygdale
Hémopathie
Zona pharyngien
Aphtose
MST:
- VIH
- Chancre syphilitique.
COMPLICATIONS
A. Complications locorégionales:
1. Phlegmon péri amygdalien:
2. Abcès para pharyngé et cellulite cervicales:
3. Syndrome de Lemierre:
2. Glomérulonéphrite aigue:
- Evolution favorable surtout chez l’enfant. Chez l’adulte risque d’évolution vers une IR
3. Autres:
TRAITEMENT
Le traitement symptomatique est systématique dans tous les cas par antalgique et
antipyrétique (paracétamol 60 mg/kg par jour, en trois prises), éventuellement associé à de
la codéine selon la douleur.
Éviter la prise d’AINS , car ils risquent de masquer les signes cliniques d’une évolution vers
une complication, en particulier le phlegmon amygdalien et la cellulite cervico-faciale.
A. Angine virale:
Traitement symptomatique (antalgiques + antipyrétiques) et surveillance.
L ’automédication du patient devra être prévenue
Il repose en première intention sur une pénicilline, en seconde intention sur une
céphalosporine orale et, en cas d’allergie aux β-lactamines, sur les macrolides
On privilégie des antibiotiques dont la durée d’administration est courte pour améliorer l’observance
:
– Pénicilline A (amoxicilline, Clamoxyl) : adulte 1 g deux fois par jour et enfant 50 mg/kg par jour (en
deux prises) pendant 7 jours
CONCLUSION
- Pathologie ORL pédiatrique fréquente.
- Origine virales+++
Rappel anatomique :
L’appareil vestibulaire comprend :
1) Le labyrinthe postérieur ou labyrinthe membraneux : loge dans le labyrinthe osseux
qui est creuse dans le rocher.
* Il contient : l’endolymphe.
* Il est forme par :
- Le saccule
- L’utricule
- Les trois canaux semi circulaires (post, latéral et supérieur).
2) Le nerf vestibulaire : chemine dans le CAI.
3) Les voies vestibulaires centrales : les fibres nerveuses se terminent au niveau des noyaux
vestibulaires.
Rappel physiologique :
* Un vertige est toujours dû à un trouble de l’équilibre.
* L’équilibre est assuré par le système vestibulaire qui est une partie de l’oreille contenant plusieurs organes
sensoriels, notamment les canaux semi - circulaires et le nerf vestibulaire.
* Les canaux semi - circulaires contiennent un liquide dans lequel flotte de petites structures appelées
«otolithes ».Ainsi, tout mouvement de la tête implique un déplacement du liquide et des otolithes dans le
même sens.
* Le nerf vestibulaire transmet l’information de mouvement depuis les canaux semi - circulaires jusqu’aux
centres cérébraux correspondants. C’est alors le cerveau qui commande au corps les actions nécessaires au
maintien de l’équilibre.
* Le nerf vestibulaire s’associe au nerf cochléaire pour former le nerf auditif.
* Enfin la vue joue également un rôle dans le maintien de l’équilibre.
Diagnostic positif
A. Étude clinique :
1) L'interrogatoire : précise les caractères
a) Sensation vertigineuse :
Erronée de déplacement des objets environnants par rapport aux malades = Vertige objectif.
ou plus souvent de déplacement du malade par rapport aux objets = Vertige subjectif.
Rotatoire :
- Le malade précise le sens horaire ou anti horaire des objets tournant autour de lui.
- Le plus typique de ce vertige est la crise giratoire intense imposant au malade l’immobilité, peut durer
quelques minutes àquelques heures alors que le vertige rotatoire ne dure que quelques secondes et c’est
généralement un vertige de position déclenche par les mouvements de la tête (extension, rotation, flexion) ou
par un mouvement de l'ensemble du corps.
Le vertige rotatoire => est périphérique par atteinte des canaux semi circulaires.
Le vertige linéaire => par atteinte de l'utricule et le saccule.
Déséquilibre : se présente sous plusieurs formes
- Dans le cas fréquent, il s’agit d’une instabilité a la marche avec latéro pulsion ou tendance àla chute,
obligeant le malade àl’immobilité.
- Il n'y a pas de composante giratoire car c’est une atteinte centrale.
b) Circonstance de survenue du vertige : préciser
Le début :
* Brutal : surtout dans le grand vertige ou le malade est surpris n'importe où: au travail, au repos ou
pendant le sommeil.
* Progressif : il s’agit de petits vertiges fugaces qui augmentent en intensité et en fréquence ou d’une
instabilitéàla marche, évoluant en quelques jours ou semaines vers un déséquilibre permanent.
Sa durée et la fréquence des vertiges précédents.
Facteurs déclenchant : oscillation de la tête, stress, l’effort, le changement de pression.
Évolution :
- Soit par crises paroxystique entrecoupe d'accalmie (origine périphérique).
- Soit continue (origine centrale).
Signes d'accompagnement :
* Les signes cochléaires, associes :
- Acouphènes (bourdonnement ou sifflement).
- Sensation de baisse de l'audition (+ / - sensation de plénitude d'oreille).
* Les signes végétatifs, associes :
- Troubles digestifs : nausées, vomissements, sueurs froides, pâleur….
- Troubles neurologiques : céphalées souvent occipitales (origine centrale), atteinte des nerfs crâniens …
- Trouble cardiaque : tachycardie…
c) Antécédents :
Antécédents personnels :
- Traumatisme : crânien ou cervical : fracture du rocher => origine centrale.
Soit traumatisme iatrogène (chirurgie de l'otospongiose => vertiges post opératoire),
- Infectieux : - d’une labyrinthite.
- d’une otite cholesteatomateuse.
- d’une grippe, rhinopharyngite.
- d’une exposition prolongée au soleil.
- Prise de médicament ototoxique : aminoside.
- Terrain du malade : vasculaire (HTA); allergie, migraine ; psychique, psychologique.
- Mode de vie : profession : alpinisme ; plonge sous - marine…
Antécédents familiaux : surditéfamiliale héréditévasculaire (HTA….).
2) Examen clinique : examen général : otologique, neurologique, vestibulaire …
A) Examen vestibulaire : recherche des 3 signes vestibulaires spontanés :
a) Nystagmus spontané:
- C’est l’apparition au niveau des globes oculaires de secousses synergiques et rythmes, se succédant suivant
une phase lente et une phase rapide. La phase rapide détermine le sens du nystagmus.
- Peut être révélépar les mouvements de la tête ou par occlusion des paupières.
- Il est étudiéchez un sujet assis, tête droite, le regard face àla lumière: sans et avec lunette de Frenzel qui
supprime la fixation oculaire et augmente le nystagmus d'origine périphérique.
- Il peut être :
Pur : horizontal, vertical, rotatoire selon le canal semi - circulaire mis en cause (atteinte centrale).
Mixte : horizonto - rotatoire (nystagmus spontanéd'origine périphérique).
* S’il bat vers l'oreille malade => nystagmus d’irritation.
* S’il bat vers l'oreille saine => nystagmus de destruction.
b) Déviations segmentaires :
Elles sont recherchées au membre supérieur par 2 épreuves :
Épreuve de bras tendus : les deux index tendus, yeux fermes.
Épreuve de l'indication : même épreuve yeux fermes mais les mouvements sont verticaux.
- S’il y a une atteinte périphérique, les deux index deviennent vers la secousse lente du nystagmus.
- S'il y a une atteinte centrale, tantôt la déviation ne suit plus la secousse lente, tantôt elle se limite à
un seul bras.
c) Les troubles statiques :
Recherches par la manœuvre de Romberg et la marche aveugle de Babinski - Weil.
Épreuve de Romberg :
- Le sujet est debout les pieds joints.
- Yeux fermes pour supprimer le control visuel.
- Une inclinaison progressive du corps qui se produit dans une direction constante pouvant ou non engendrer
la chute du patient. Cette déviation est corrigée par l’ouverture des yeux.
Les déviations se font vers la secousse lente du nystagmus et le sujet chute du cote du vestibule atteint
(syndrome labyrinthique périphérique).
Le déséquilibre est souvent intense sans direction fixe et la chute peut se faire dans toutes les
directions (vertige d’origine centrale).
B) Explorations fonctionnelles :
a) Recherche de signes vestibulaires provoques : par
Électronystagmographie (ENG) :
- Permet d'enregistrer le nystagmus provoque par les épreuves calorique ou rotatoire.
- Utile en cas d’un syndrome vestibulaire d’étiologie mal définie ou quand on soupçonne un
syndrome central.
Épreuve rotatoire :
- Le patient est assis sur un fauteuil tournant.
- La rotation, l’accélération ou la décélération ampullaire entraine une excitation du labyrinthe avec
l’apparition d’un nystagmus.
C) Synthèse de l’examen clinique :
D’une manière schématique, il existe deux types de situations :
Votre examen est en faveur d’une origine périphérique :
* Le syndrome vestibulaire est harmonieux.
* Les déviations du corps se font dans une même direction.
* Le nystagmus est horizonto - rotatoire dans la direction opposée.
Votre examen est en faveur d’une origine centrale :
* Le syndrome vestibulaire est dysharmonieux.
* Les déviations du corps sont non systématisées.
* Le nystagmus est pur et change de direction en fonction de la position du regard.
Examens complémentaires
Audiométrie :
- L'audiométrie tonale différencie une surditéde transmission d'une surditéde perception.
- L'audiométrie vocale détecte une surditéde perception rétro cochléaire.)
Potentiel évoque auditif (PEA) : explore la totalitéde la voie auditive est utile au dépistage
d'un schwannome vestibulaire :
Objective l’atteinte endo ou rétro cochléaire.
* Si endo cochléaire : surditéde perception avec recrutement (réflexe stapédien présent).
* Si rétro cochléaire : surditéde perception sans recrutement (réflexe stapédien aboli).
EEG.
Méato - cisternographie du CAI (si neurinome intra canalaire suspecte).
Scanner du rocher : réalise dans les pathologies de l'oreille moyennes pourvoyeuses de vertige
- Telle que les otites chroniques ; et dans les suspicions de fracture du rocher, ou
- Bien dans les suspicions de fistules péri - lymphatiques.
IRM cérébrale : permet de confirmer le diagnostic de neurinome de l’acoustique, faire le
diagnostic de pathologies vasculaires non visualisées par le scanner cérébral,
Radiographie du crâne.
Ponction lombaire (LCR), si sclérose en plaque suspectée.
Fond d’œil.
Bilan biologique : hyperglycémie en cas de maladie de ménière.
Diagnostic différentiel
Éliminer les faux vertiges d’origine :
Psychique : vertiges des hauteurs d’origine phobique, avec sensation de chute en affrontant un
espace vide.
Cardiovasculaire : hypotension orthostatique.
Neurovégétative : relèvent d’affections diverses (digestive, rénale).
Epilepsie.
Hypoglycémie.
Diplopies (malaise et d’insécurité).
Étiologies
Les vertiges périphériques
A. Syndrome périphérique endo labyrinthique :
* La symptomatologie vertigineuse est harmonieuse.
* Nystagmus horizontal ou rotatoire.
* Vertige paroxystique d'apparition brutal, de caractère giratoire de quelques heures.
* Signes cochléaires : surditéet bourdonnement.
* Signes végétatifs : intenses.
1. Syndrome périphérique endo labyrinthique destructif :
Causes :
- Infectieuse : labyrinthite compliquant une OMC cholesteatomateuse.
- Médicaments ototoxiques : aminosides, Cisplatine…
- Traumatisme crânien : fracture du rocher, fractures labyrinthiques…
- Vasculaire : thrombose de l’artère auditive interne.
- Otospongiose : par extension du processus ostéo dystrophique vers le labyrinthe.
2. Syndrome périphérique endo labyrinthique irritatif :
a) Maladie de menière : liée àl'hydrops (hypertension) endo labyrinthique ;
- Suspectée devant la triade : acouphènes - hypoacousie - vertige.
- Vertige rotatoire de quelques heures (1 à3 h).
- Sensation d’oreille pleine unilatérale.
- Acouphènes grave du cote de la surdité.
- Nystagmus spontanéhorizonto - rotatoire.
- Déviations des index et chute de Romberg vers la secousse lente du Nystagmus.
- Surditéde perception unilatérale avec recrutement, disparait pendant la crise et touche les fréquences
graves (PEA : SP end cochléaire).
- Évolution : aggravation vers surditédéfinitive.
- Traitement :
- Les anti - vertigineux (TANGANIL, serc), associes àdes diurétiques
Médical (DIAMOX).
Règles - Lutte contre le stress, arrêtdes excitants tels que le caféle tabac, régime
hygiéno - diététiques hypo - sodé.
Chirurgical - Décompression du sac endo lymphatique; neurectomie vestibulaire.
Étiologies :
Méningo - névrite d’origine infectieuse : (zona, oreillon).
Tumeurs bénignes : dont la plus fréquente est le neurinome de l'acoustique :
C’est un schwannome développe aux dépens de la gaine de schwann de la portion vestibulaire du
nerf acoustique. Il nait du ganglion de scapa au fond du conduit auditif interne puis s’étend dans l’angle
ponto cérébelleux comprimant le nerf cochléaire et l'artère auditive interne.
Le diagnostic : est fait par :
* La méato - cisternographie, le scanner et l’IRM retrouvent une tumeur débutant dans le conduit auditif
interne et s'étendant dans l'angle ponto - cérébelleux.
* L’audiométrie, PEA : surditéde perception retro cochléaire sans recrutement.
Syndromes vestibulaires centraux
Caractérisés par leurs dysharmonies et leur dissociation.
Cliniquement :
Vertige rarement important, il s'agit d'un déséquilibre (et pas de crise giratoire).
Ne s'accompagnent pas de signes cochléaires.
Signes végétatifs moins marques.
Nystagmus spontané: - pur (horizontal, rotatoire, vertical).
- peut être multiple.
Déviation des index : disharmonieuse (c àd : les index divergent ou convergent ou simplement un seul
index est influencé).
Étiopathogénie
A. Germes responsables :
1. Virus : sont rencontrés fréquemment pendant l'hiver, l'infection virale précède l'infection bactérienne.
2. Bactéries pathogènes : un seul germe par ordre de fréquence on retrouve :
* Streptocoque hémolytique A (chez l’adulte).
* Pneumocoque (chez l’enfant).
* Staphylocoque dorépathogène (en cas de récidive).
Certains microbes occasionnels posent un problème thérapeutique par leur résistance aux ATB
(Haemophilus Influenzae, Klebsiella, Entérocoque).
Klebsiella enterocoque Escherichia coli.
Haemophilus influenza : c'est les germes les plus fréquents 40 % il est résistant àl'ampicilline par la
production de bêta - lactamase.
Streptococcus pneumoniae : certains facteurs augmentent la probabilitéd'être en présence d'une souche
résistante antibiothérapie depuis moins de 3 mois échec d'un premier traitement fréquentation des crèches
âge inférieur à18 mois.
Branhamella catarrhalis plus de 90 % des souches sont résistantes àl'amoxicilline par production de
bêta - lactamase.
Le staphylococcus aureus et le pseudomonas arruginosa peuvent - être trouvéchez l'enfant de moins de
3 mois.
B. Voies de propagation :
1. Voie naso - tubaire (trompe d’Eustache ou trompe auditive) : c'est la plus fréquente chez
l'enfant, on incrimine un dysfonctionnement tubaire consécutif àl'obstruction de l'orifice provoquant ainsi
un trouble de drainage due àla stase des sécrétions rhinopharyngées secondaire à:
* Des infections des voies respiratoires supérieures en particulier ; les rhinopharyngites qui sont très
fréquentes àcet âge.
* Végétations adénoï des.
* Malformations congénitales (division palatine).
* Déficit immunitaire.
* Allergie ...
2. Voie externe : traumatisme tympanique et fracture du rocher.
3. Voie hématogène : dans les maladies infectieuses ou dans les viroses.
Anatomopathologie
L’OMS passe par 4 stades :
Stade I - Otite congestive, 2 étapes :
* Hyperhémie : sous muqueuse de l’oreille moyenne rouge oedématiée.
* Exsudat
Stade II - Suppuration collectée : l'exsudat devient important et s'infecte.
Stade III - Otite ouverte : la membrane tympanique s'amincit du fait de la pression provoquée
par la collection suppurée dans la caisse et se perfore au point maximal de la pression.
Stade IV - Réparation / cicatrisation : guérison spontanée (fermeture de l'orifice).
Étude clinique
TDD : OMA du grand enfant, 4 stades :
1- Stade I : stade de début «otite congestive »
La symptomatologie est consécutive àune infection (ex : rhinopharyngée fébrile).
Signes fonctionnels :
* Otalgie (otodynie), maî tre symptôme : c'est une douleur du fond du conduit externe rapidement très intense,
pulsatile et irradiant vers le crâne entraî
nant une insomnie.
* Bourdonnement (acouphène) de timbre grave.
* Hypoacousie : sensation d'oreille pleine.
Signes généraux : dominée par la fièvre qui s'élève brutalement.
Examen clinique en ORL :
L'oto - endoscopie est difficile chez un enfant agitéet si le conduit est étroit (nettoyage par un coton
tige ou aspiration si existence de sécrétions ou de dépôts épithéliaux ou de cérumen) àce stade :
- Le tympan est congestif, au début la rougeur est limitée àla membrane de Schrapnell (pars flaccida) et au
manche du marteau, puis s'étend àtout le tympan.
- Disparition du triangle lumineux, mais les reliefs ossiculaires sont respectés.
- Douleur réactionnelle àla palpation de la mastoï de.
Reste de l'examen ORL : ne pas oublier d’examiner l’autre oreille (la bilatéralité de l’OMA est fréq).
Examiner le nez, le pharynx les aires ganglionnaires cervicales, on trouve :
* Une fièvre, rhinopharyngite.
* ADP cervicales hautes, sous et rétro mandibulaires.
D- Formes otoscopiques :
a) Otite cloisonnée : bombement localisée au niveau de la “pars tensa” surtout en postéro-supérieure ou à
la membrane de Schrapnell (atticiste aigue).
b) myringite bulleuse : d'origine grippale. Le tympan est le siège d’un phlyctène. La paracentèse est contre
indiquéau début car elle peut donner un coup de fouet à l’inflammation et favorise la surinfection.
E- Formes selon le germe :
En faveur d’une atteinte par le pneumocoque : on peut citer une fièvre importante et une otalgie intense.
En faveur d’une atteinte par l’Hémophilus : on peut citer une OMA et une conjonctivite associée .
Diagnostic différentiel
1) Avec otite chronique en période de réchauffement : il y aura une surinfection par contamination
sur otite chronique où l’otalgie réapparaît (diagnostic différentiel avec le stade 1 et 2 de l’OMA).
2) Otite décapité: par une antibiothérapie prescrite pour une autre infection que l’OMA.
3) Otalgies irradiés àpartir d'un foyer infectieux ou inflammatoire : angine, carie dentaire,
arthrite mandibulaire.
4) Otite séreuse : présence de liquide derrière le tympan fermé, rencontrésurtout chez l'enfant
adénotidien. (Diagnostic différentiel avec le stade 2 de l’OMA).
Complications et séquelles
Complications :
Chronicité.
Paralysie faciale :
- Fréquente chez le jeune enfant oùla constitution mastoï dienne n’est pas totale et le facial reste déhiscent
dans sa troisième portion.
- La paralysie faciale otitique présente environ 20 à30 % des paralysies faciales de l’enfant.
- Elle est périphérique et d’installation brutale et précoce, son pronostic est bon.
- La paracentèse s’impose pour prélèvement bactériologique et évacuation de la collection.
- Le traitement repose sur les ATB associés aux corticoï des.
Mastoï
dite : infection des cavités mastoïdiennes avec ostéite.
=> Deux formes : la mastoï
dite aigue extériorisée et la mastoï
dite subaiguë.
1. Mastoï
dite aigue extériorisée : le tableau habituel est celui d’une OMA qui s’aggrave.
a. La forme rétro auriculaire :
- Est la plus fréquente.
- L’inspection retrouve un œdème rétro auriculaire effaçant le sillon et décollant le pavillon.
- L’existence d’une fluctuation à la palpation traduit la présence d’un abcès sous périosté.
- L’otoscopie montre une chute de la paroi postérieure du conduit et une voussure en «pic de vache »du
tympan .avec un écoulement purulent pulsatile àtravers une petite perforation postérieure.
b. Extériorisation temporo - zygomatique :
- La ré
gion temporo - zygomatique est œdémateuse, voire fluctuante.
- Le pavillon de l’oreille est décolléevers le bas.
- Il peut s’y associer un œdème de la paupière inférieure.
c. Extériorisation cervicale inférieure (mastoï
dite de Bezold) :
- Il existe un torticolis douloureux.
- Un empâtement de la partie haute du sterno cléido mastoï
dien.
d. Abcés latéro - laryngé:
- La suppuration va fuser en dedans du muscle digastrique.
- L’amygdale est refoulée en AV et en DD.
- La symptomatologie est plus pharyngée que cervicale.
2. Mastoï
dite subaiguë:
- C’est le tableau le plus fréquent.
- Il s’agit d’une OMA trainante malgréun ou plusieurs traitements ATB avec des altérations otoscopiques
du tympan (voussure tympanique, perforation, chute de la paroi postérieure du conduit) et une otorrhée
fréquente.
- Les signes généraux sont en général disparus.
- L’hospitalisation est conseillée pour bilan et traitement parentéral.
Labyrinthite aigue :
* L’OMA est accompagnée de vertiges, de nausées et de vomissements auxquels peut s’ajouter une chute de
l’audition.
* L’examen doit rechercher un nystagmus.
* La paracentèse s’impose pour prélèvement bactériologique et évacuation de la collection.
* Le traitement est symptomatique pour les vertiges associédes ATB et des vasodilatateurs.
Complications veineuse et encéphaliques : exceptionnelles grâce àl'ATB qui sont :
- Thrombophlébite du sinus latéral.
- Abcès du cerveau et cervelet.
- Méningite purulente.
Séquelles :
1. Perforation tympanique minuscule.
2. Dysfonctionnement tubaire.
3. Surditéde transmission par atteinte de la chaîne ossiculaire.
4. Otite séro muqueuse.
5. Cophose par atteinte de l’oreille interne.
Traitement
Traitement médical : indiquéàtous les stades de l’OAM
* Antibiotique pendant 7 à10 jours (+++ pénicilline), amoxicilline, ampicilline.
* Anti – inflammatoires, antalgiques, sédatif, antipyrétique (paracétamol, aspirine) sont systématiques.
* Gouttes auriculaires non ototoxiques (ATB type otofa) décongestives et antalgiques (corticoï de type
colicort).
* Gouttes nasales décongestionnants (vasoconstricteur type déturgylone associéà des antibiotiques si
rhinorrhée purulente soframycine àl'hydrocortisone pyvalone néomycine.
Traitement chirurgical :
La paracentèse : incision de quelques millimètres au niveau de quadrant antéro - inférieur du tympan
pour évacuer la collection et faire un prélèvement en vue d'une analyse bactériologique.
* Indication : stade 2 ‘collection’ au stade 3 (si perforation àorifice minime pour activer le drainage).
* Contre - indication : stade 1 / stade 4 (surveillance pour prévenir les récidives) / quadrant supérieur
du tympan (osselets).
Traitement rhinopharyngée : adénoï
dectomie chez l'enfant dans les formes récidivante de l'OAM.
Pr . Megherbi 27 – 06 – 2021
Définition :
L’otite moyenne chronique (OMC) est une inflammation de la muqueuse de l’oreille moyenne, c - à- d de la
caisse du tympan, des cavités annexes et de la trompe auditive, prolongée au - delàde 3 mois, et
s’accompagnant :
Soit d’effusion derrière une membrane tympanique intacte mais sans symptômes aigus.
Soit d’otorrhée s’écoulant à travers une perforation tympanique.
Otite séromuqueuse
1- Définition :
- Épanchement non infectieux retro tympanique > 3 mois, en l’absence de signes inflammatoires aigus et
derrière une membrane tympanique non perforée.
- Enfant 2 - 4 ans.
- OSM unilatérale chez l’adulte => rechercher une tumeur du cavum.
2- Physiopathologie :
* Inflammation chronique secondaire àune infection virale ou bactérienne des voies respiratoires
supérieures (OMA récidivantes) : - Altération du fonctionnement muco - ciliaire et métaplasie mucipare.
- Troubles des échanges gazeux intra tympanique.
* Dysfonctionnement de la trompe auditive : blocage => dépression caisse => rétraction tympan =>
transudation au travers des capillaires de la muqueuse.
3- Diagnostic :
Il faut préciser :
- Age : préscolaire.
- Saison : octobre – mars.
- Nature de l’infection initiale des voies aériennes sup et passéinfectieux.
- Environnement : mode de garde, crèche, tabagisme passif, prématurité,conditions socioéconomiques.
- Notion d’atopie personnelle ou familiale.
- Carence martiale.
Circonstances de découverte :
- Hypoacousie +++ (retentissement scolaire). - Otalgies (tension auriculaire).
- Sensation de plénitude d’oreille. - Symptomatologie rhino - pharyngée.
- Troubles du comportement ou du langage. - Asymptomatique.
Otoscopie : différents aspects peuvent être retrouvés :
- Tympan épaissi dépoli rétracté.
- Niveau liquidien et / ou bulles d’air rétro tympanique.
- Tympan bombéavec effacement des reliefs.
- Tympan bleuté.
Fibroscopie du cavum : VG adénoïdes > enfant Tm cavum > adulte.
Audiogramme : surditéde transmission.
Impédancemétrie : courbe plate, reflexes stapédiens négatifs.
4- Traitement :
Désobstruction rhinopharyngée au sérum physiologique
CTC + antibiotique pendant 5 jours.
Drain trans tympanique si : - surditéde transmission bilatérale > 25 Db.
- complication : poche de rétraction, OMA répétées.
- échec du traitement médical.
Adénoï dectomie si hypertrophie des VG.
OMC cholestéatomateuse
* L'OMC cholestéatomateuse est caractérisée par la présence dans les cavités de l’oreille moyenne d'un
épithélium malpighien kératinisé doué d’un potentiel de migration et d’érosion et de récidive (peau àla
mauvaise place).
* Son traitement est chirurgical : exérèse totale des lésions.
Épidémiologie :
- Fréquence 30 % des OMC chez l’enfant de 6 - 12 ans et 60 - 70 % chez l’adulte.
- Age plus fréquent chez l’adulte 79 %.
- Bilatéralitédans 40 % ; Autre processus 60 %.
- Sexe il y aurait une légère prédominance masculine sur certaines séries.
Physiopathologie :
* Cholestéatome acquis : OMC àtympan fermé=> poche de rétraction => perforation tympanique =>
OMC choléstéatomateuse.
* Cholestéatome congénital : rare, tympan normal.
Clinique :
Signes fonctionnels :
* Otorrhée : le + fréquent, persistante faite de pus épais, fétide et d’abondance variable, débris épidermique.
* Hypoacousie : d’importance variable.
* Signes de réchauffement : (otorrhée abondante rebelle au traitement, otalgie, otorragie, céphalée, vertige)
Le Cholestéatome peut être de découverte fortuite :
- Lors d’un examen systématique.
- Au décours de complications : PF, méningite, labyrinthite, abcès endocrânien.
- Découverte en per opératoire (cholestéatome àtympan fermé).
Examen physique : l’otoscopie : pose le diagnostic
* Perforation tympanique marginale postéro – supérieure ou atticale le plus souvent.
* Débris blanchâtres (squames épidermiques).
* Parfois un polype rouge et charnu insérédans la région atticale.
* Croutelle brunâtre atticale masquant une vaste destruction de la membrane de Shrapnell.
* Oreille controlatérale, dans 60 % pathologique (Cholestéatome bilatérale, PDR).
* Recherche de complications : - PF.
- Fistule labyrinthique.
Examens complémentaires :
- Le scanner des rochers : pour faire un bilan d’extension des lésions et permet de déceler des complications
latentes. Stratégie préopératoire.
- Bilan audio - vestibulaire.
Complications :
* Fréquentes, révélatrices
- La poussée de réchauffement.
Mineures - Les algies : céphalées occipito - mastoï diennes.
- L'otorragie.
- De petits signes de souffrance labyrinthique.
* Souvent de découverte per opératoire
- La mastoï dite chronique.
- La fistule asymptomatique du canal semi - circulaire externe.
Latentes - La dénudation de la portion horizontale du facial est fréquente.
- Plus rarement, la dénudation de la méninge, du sinus latéral, plus rare du canal
carotidien.
- La fistule labyrinthique.
- La PF est la seconde complication par ordre de fréquence,
- L’extériorisation du cholestéatome.
Otologiques - L'atteinte labyrinthique.
Majeures - Petrosite et ostéomyélite du temporal.
- Thrombophlébite: est généralement limitée au sinus latéral ou
au sinus transverse.
Encéphalo - * Méningite, l'abcès du lobe temporal, cérébelleux.
méningées
OTITES EXTERNES
Définition et généralités
Tous les états pathologique qui intéressent l'oreille externe (pavillon ou conduit auditif
externe).
Pathologies du pavillon
1
A. Les malformations
1) Malformations mineurs
❖ L'oreille décoller : est la plus banale des malformations elle est due à une
hypertrophie de la conque ou refoulement de la conque par hypertrophie de la
mastoïde ou à un défaut de plicature de l'anthélix.
❖ Les macroties : ce sont des oreilles assez grande intéressant le pavillon et lobule.
❖ Les microties : oreilles petites et mal formées et l’endolix est malformé ou absent,
l'hélix est trop court.
2) Malformations majeurs
❖ L’aplasie de l'oreille : rare, souvent unilatéral, caractérisée par l'absence du
pavillon rudimentaire peu développé.
❖ L'ectopie du pavillon
Quand l’aplasie est maximale, il y a une ébauche du lobule ectopique dans la joue.
❖ L'absence congénitale totale du pavillon réalise l'anotie.
❖ Les kystes et les fistules pré auriculaire
1) Les plaies
➩ Plaie franche avec objet tranchant
➩ Plaie contuse : accompagnés d’abrasions cutanées ou une inclusion de corps
étranger
➩ Plaie avec dilacération importante voir un arrachement du pavillon.
2) Les othématomes
C'est un épanchement sanguin ou séro hématique entre le cartilage et le périchondre.
2
C. Les infections
La périchondrite
Est une infection redoutable en raison de son évolution désespérante et ses séquelles
inesthétiques. C’est une inflammation subaiguë du cartilage surtout du périchondre
caractérisée par un épanchement sous périchondrale qui supprime l'apport nourricier du
cartilage → risque de nécrose, elle peut être suppurée (due à une infection bactérienne) ou
séreuse et les étiologies peuvent être :
➢ les traumatismes
➢ les othématomes mal soignée
➢ Brûlure ou intervention chirurgicale en milieu septique intéressant le cartilage.
Les perichondrites infectieuses : les germes en cause peuvent êtres le Streptocoque, les
Staphylocoques et les Pyocyanique qui est souvent rencontré en milieu hospitalier
Cliniquement : douleur précoce, intense, exacerbé par le moindre contact + une fièvre à
l'examen clinique. Le pavillon est tuméfié avec pertes des reliefs (aspect rouge sombre).
L'évolution :
■ En l'absence de traitement : une fistulisation qui laisse échapper du pus bleu
verdâtre caractéristique, plus tardivement le pavillon sera lentement déformé à
l'état d'un moignon inesthétique.
■ Le traitement antibiotique : on utilise les associations de β-lactamines et
aminosides (gentamycine), méta-sulfonates. La corticothérapie est discuté
Autre infections
C'est les dermites qui sont dû au Staphylocoque et au Streptocoque.
La lèpre : infection due au bacille de Hansen qui touchent la peau, les nerfs périphérique
l'oeil et la muqueuse du tractus respiratoire supérieur au niveau de l'oreille.
La tuberculose du pavillon de l'oreille : se manifeste par une masse jaunâtre et molle
sous l'épiderme, lisse et transparente.
3
Diagnostic : Anapath et culture après biopsie.
Le traitement : chimiothérapie antituberculeuse pendant 12 mois.
L'infection peut être d'origine virale due à Varicelle zona virus atteinte du ganglion de
Weinberg (8ème portion ou 8ème paire crânienne) qui se manifeste par des douleur de la zone
cutanée de Ramsay Hunt (lobule, antitragus, la conque et le tympan) avec une éruption
vésiculeuse à contenue séreux puis trouble sur un placard érythémateux évoluant
rapidement vers la formation de croûtes.
Le traitement : on applique des solution antiseptique afin de prévenir la surinfection
Les mycose : les dermatose éruptive allergique et l'eczéma ne sont pas rare.
4
B) Les sténoses acquise du CAE
Elle peut être due à un traumatisme ou un plaie négligée et où la cicatrice sera
hypertrophique , une sténoses cicatricielle après plusieurs épisodes d'otite externe négligé.
La sténose peut être due à une exostose (sténose résultant d’une prolifération) de la portion
osseuse du CAE.
Se manifeste cliniquement par une surdité de transmission modérée de 20 dB quand la
sténose est presque complète.
C) Les infections
L'infection microbienne réalise l'otite externe diffuse qui intéressent la totalité ou une
partie du CAE, les germes sont le Streptocoque le Staphylocoque et le Pyocyanique et les
facteurs favorisants sont l'eau dans le CAE, l'humidité, les traumatisme de grattage, les
brulure ou les martiaux étrangée, on retrouve souvent un terrain allergique eczéma
(diabète sujet anxieux avec les démangeaisons fréquente du CAE).
Cliniquement : une hyperhémie du CAE avec une douleur et l'évolution se fait vers l'abcès
pré auriculaire ou la per-chondrite et à long terme une sténose du CAE la guérison est
obtenue en 1 à 2 semaine.
L'infection peut être d'origine virale dû à VZV varicelle zona virus même clinique que
l'infection du pavillon.
5
D) Les dermatose allergique
Eczéma du CAE se révèle par un prurit, un érythème avec des vésicules et des allergies.
Le traitement : antibiotiques, corticoïdes et bain de nitrates d'argent.
E) Les tumeurs
Elle sont rare, en rapport avec les glandes cérumineuses ces tumeur ont un potentiel
d'évolutivité bénin ou malin.
Ex : adénome séro muqueux masse tumorale lisse ou polyploïde ou adénocarcinome.
6
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Université de Sidi Bel Abbes
Faculté de médecine de Sidi Bel Abbes
Dr Tahraoui Adel
Maitre Assistant en ORL et CCF
Faculté de Medecine Sidi Bel Abbes
CHU de Sidi Bel Abbes
Diagnostic des Dyspnées Laryngées –Dr Tahraoui. A
I- INTRODUCTION
La dyspnée laryngée est une bradypnée inspiratoire traduisant un rétrécissement de la
filière laryngée.
La dyspnée laryngée aiguë est une pathologie moins fréquente chez l’adulte que chez
l’enfant car le larynx adulte est plus large que celui de l’enfant.
La triade symptomatique comprenant bradypnée inspiratoire avec tirage et cornage
permet de la distinguer d’autres dyspnées obstructives.
II- RAPPELS :
A-RAPPEL ANATOMIQUE :
Le larynx est situé dans la partie antérieure du cou, et surplombe la trachée.
Ses fonctions principales sont la respiration est la phonation
Le larynx est composé de 3 gros cartilages non appariés (cricoïde, thyroïde, épiglotte); 03
paires de cartilages plus petits (aryténoïdes, corniculé, cunéiforme); et un certain nombre de
muscles intrinsèques. L'os hyoïde, bien que techniquement ne fait pas partie du larynx, fournit
une fixation musculaire supérieure qui aide au mouvement laryngé
Chez le nouveau-né, le larynx est situé plus haut, proche du nasopharynx, d’où la
respiration quasi exclusivement nasale à cet âge.
Le larynx effectue ensuite une descente pour acquérir sa position définitive vers l’âge de
13 ans.
La croissance en volume du larynx se fait en deux phases :
- La première : De la naissance à 3 ans
- La seconde plus rapide lors de la puberté.
On distingue trois étages :
- L’étage sus-glottique (vestibule laryngé) :
L’épiglotte de l’enfant, de forme tubulaire, présente une taille proportionnellement plus
grande que celle de l’adulte, et est plus haute et plus verticale.
De souplesse importante, elle peut retomber facilement sur le plan glottique
La base de langue, très réflexogène
- L’étage glottique : Par rapport à un larynx d’adulte :
Le plan glottique est plus ovalaire, les cartilages aryténoïdes sont proportionnellement
plus gros, et l’insertion des apophyses vocales est plus antérieure.
- l’étage sous-glottique :
Zone la plus étroite++++ du larynx chez le nourrisson et le petit enfant (diamètre de 4
mm chez le nouveau-né, de 6 à 7 mm chez un enfant de 3 ans, et de 8 mm à 6 ans)
Limitée par un anneau cricoïdien cartilagineux rigide et inextensible.
Son diamètre est inférieur au diamètre trachéal
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B- RAPPELS PHYSIOPATHOLOGIQUES :
Au cours de l’inspiration normale, il existe une dépression relative à l’intérieur des voies
aériennes extra thoraciques (larynx et trachée cervicale) : leur calibre diminue alors que
celui des voies respiratoires intra thoraciques augmente. Ainsi, tout rétrécissement au
niveau laryngé augmente la résistance à l’écoulement de l’air de façon importante.
La dépression endothoracique inspiratoire physiologique doit donc s’accentuer pour
permettre à l’air de pénétrer à débit constant dans la filière laryngée rétrécie. Cette
augmentation de la dépression endothoracique est permise grâce au travail actif des
muscles respiratoires principaux et accessoires.
Ce travail actif des muscles respiratoires accessoires génère une dépression sus
claviculaire, sus-sternale, intercostale, voire épigastrique ou sous mandibulaire : c’est le
tirage. Cette dépression entraîne un allongement de la phase inspiratoire du cycle
respiratoire générant une bradypnée inspiratoire avec tirage.
A- CLINIQUE :
1- SIGNES FONCTIONNELS:
Bradypnée inspiratoire : La respiration devient active par mise en jeu des M.
respiratoires accessoires avec dépression intra thoracique et dépression des parties molles
au niveau sus-claviculaire, sus sternal voire intercostal et épigastrique chez c’est le tirage
inspiratoire.
La dyspnée d’origine laryngée se traduit également par la présence de bruits laryngés
survenant au temps inspiratoire de la respiration, ce sont le stridor et le cornage :
le stridor est un bruit aigu analogue à celui que l’on produit en soufflant dans un tube
rétréci en un point. Il témoigne en général d’un obstacle glotto-sus-glottique
le cornage est un bruit grave, rauque et caverneux, comparable à celui obtenu en
soufflant dans une corne de brume. Il témoigne le plus souvent d’un obstacle glotto-
sous-glottique.
Autres signes : toux rauque, dysphagie ou odynophagie, dysphonie
2- INTERROGATOIRE :
L'âge
Les circonstances d'apparition de la dyspnée.
Notion de syndrome de pénétration, traumatisme, contexte infectieux.
Le début brutal ou progressif.
La durée d’évolution : quelques minutes ou quelques heures.
L'évolution spontanée : aggravation, stabilité.
Un antécédent malformatif connu.
Une notion de contexte infectieux.
Les antécédents : stridor*, rhino-pharyngite, laryngite, fausses routes
Les troubles associés : modification de la voix, toux, troubles de la déglutition, fièvre,
troubles de la conscience.
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3- EXAMEN PHYSIQUE :
Examen cervical local :
Inspection: recherche une cicatrice cervicale (témoignant d’un traumatisme
cervical, d’une trachéotomie ou d’une thyroïdectomie) ou des signes d’irradiation
cervicale antérieure.
La palpation de l’ensemble des aires ganglionnaires cervicales à la recherche
d’adénopathies suspectes : le caractère fixé aux plans profonds d’une adénopathie
est de mauvais pronostic.
-La palpation de la loge thyroïdienne recherche un goitre.
Examen de la cavité buccale et de l’oropharynx
Laryngoscopie indirecte (avec prudence) pour visualiser le larynx et la mobilité des
cordes vocales
Nasofibroscopie +++: donne un accès direct au pharyngo-larynx et précise la
morphologie du larynx, l’importance et la nature de l’obstruction ainsi que la mobilité
des cordes vocales
Examen orl complet
4- DIAGNOSTIC DE GRAVITE
Ils traduisent la mauvaise tolérance de la dyspnée et la nécessité d’un traitement d’urgence ; :
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V- DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE :
1- MALFORMATIONS CONGENITALES
a) Laryngomalacie (Stridor congénital):
Anomalie laryngée congénitale la plus fréquente.
Il s’agit d’un collapsus des structures supra glottiques à l’inspiration, se manifestant dès
les 10 premiers jours de vie et disparaît progressivement vers 1 an.
Le symptôme majeur est le stridor (aspiration de la margelle) ; Le pectus excavatum
signe une dyspnée chronique.
Le diagnostic clinique est confirmé par la Nasofibroscopie
Une laryngomalacie simple mérite une surveillance pédiatrique régulière pour s’assurer
de la bonne évolution staturopondérale et de l’absence de dyspnée. Le RGO doit être
traité médicalement (facteur aggravant).Dans les formes graves, lorsque la dyspnée est
responsable de difficultés alimentaires, d’épisodes de cyanose ou d’apnée, la chirurgie
par voie endoscopique est indiquée
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2- TUMEURS LARYNGEES :
a) Hémangiome sous-glottique :
C’est la première cause de dyspnée laryngée chez le nourrisson de moins de 6 mois,.
Prédominant chez la fille,
se manifeste, après un intervalle libre de quelques semaines, par des accès dyspnéiques
répondants aux corticoïdes.
la rareté des laryngites virales avant 6 mois et la fréquence d’une seconde localisation
cutanée doivent évoquer cet angiome.
La laryngotrachéoscopie fait le diagnostic en visualisant une tuméfaction molle de
type vasculaire.
Le traitement de première intention repose sur la corticothérapie à fortes doses ;
cependant ; Les formes corticorésistantes bénéficient d’un traitement chirurgical. Les
B bloquants seront prescrits en cas d’échec de la chirurgie
c) Lymphangiome laryngé :
souvent associées aux atteintes cervicales ou cervico-faciales
Le diagnostic positif repose sur la Nasofibroscopie pharyngolaryngée, voire une
endoscopie laryngo-trachéale,
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3- PARALYSIES LARYNGEES
Elles sont congénitales ou acquises.
La paralysie bilatérale se manifeste par une dyspnée laryngée avec tirage et stridor
permanent, aggravés par les efforts. Parfois la symptomatologie se résume à des accès
de cyanose ou des apnées répétées.
La paralysie laryngée unilatérale, donne chez le nouveau-né, si la corde vocale est
en abduction des difficultés alimentaires, une dyspnée mal tolérée du fait de
l’hypotonie de larynx.
Une nasofibroscopie permet l’étude de la mobilité laryngée ; L’endoscopie sous
anesthésie générale complète le bilan lésionnel à la recherche d’une anomalie
trachéobronchique associée.
La récupération est habituelle dans la forme traumatique, En l’absence de
récupération, une cordotomie au laser ou bien une aryténoïdopexie permettent de
restaurer une respiration satisfaisante en évitant la trachéotomie définitive.
1- CORPS ETRANGER
L’inhalation d’un corps étranger est la première éventualité à envisager face à un
enfant apyrétique avec une dysphonie et une dyspnée laryngée.
Le diagnostic est évoqué par la notion de syndrome de pénétration ; survient le plus
souvent en pleine journée, chez un enfant en bonne santé, La dyspnée obstructive est
brutale, avec accès de suffocation, quintes de toux expulsives entrecoupées d’apnées
avec cyanose.
L’accident peut être dramatique d’emblée et conduit à un geste de sauvetage :
manœuvre de Hemlich, intubation ou trachéotomie. Il peut aussi être partiellement
obstructif. Seule l’endoscopie, le plus souvent sous anesthésie générale, permettra à la
fois le diagnostic de certitude et le traitement
Mais le plus souvent, l’obstruction cède complètement par migration distale du
corps étranger, se manifester plusieurs jours, voire plusieurs semaines plus tard par
une pneumopathie systématisée
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d) Laryngo-trachéo-bronchite bactérienne :
Rares mais graves.
Caractérisées par un œdème sous-glottique avec des ulcérations, des lésions
pseudomembraneuses diffuses et des sécrétions mucopurulentes épaisses tapissant
tout l’arbre respiratoire.
La dyspnée s’aggrave dans un contexte septique sévère. Initialement inspiratoire, elle
devient mixte du fait de l’obstruction laryngotrachéale par les fausses membranes.
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e) Laryngites spécifiques :
La laryngite diphtérique (Croup) : L’enfant est fébrile, son état général est altéré.
Il est tachycarde et présente un coryza sérosanglant souvent unilatéral. La dyspnée se
manifeste par une toux rauque associée à une voix éteinte qui caractérise ces
laryngites à fausses membranes. La laryngoscopie retrouve les fausses membranes
adhérentes que l’on prélève pour identifier le germe (bacille de Klebs-Loeffler).
La rougeole (laryngite morbileuse): La dyspnée tardive est sévère. Parfois aggravée
par une pneumopathie. Cette dyspnée est liée à des lésions ulcéronécrosantes et
pseudomembraneuses laryngées et trachéobronchiques diffuses.
Laryngite herpétique. Elle entraîne souvent une détresse respiratoire néonatale. Une
endoscopie des voies aériennes supérieures des vésicules reposant sur une muqueuse
très rouge et oedématiée au niveau des 3 étages laryngés
3- DYSKINESIES LARYNGEES :
Dysfonction périodique qui correspond à un mouvement paradoxal des cordes vocales
qui vont se fermer lors de l’inspiration.
L’élément clé du diagnostic est la totale réversibilité de la dyspnée lorsque
l’attention du sujet est détournée de celle-ci.
Le traitement est essentiellement comportemental
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4- TRAUMATISMES LARYNGES :
a) Traumatismes externes :
Due principalement aux accidents de la voie publique (ceinture de sécurité). Quelle que
soit l’importance du traumatisme, l’enfant doit être hospitalisé en raison du risque
d’emphysème ou d’un hématome secondaire.
Ces lésions peuvent se révéler par une dyspnée ou une dysphonie.
L’examen recherche un hématome sous-muqueux laryngé ou pharyngé qui peut
s’étendre à la trachée.
b) Traumatismes internes :
Traumatismes iatrogènes lors d’une intubation laryngotrachéale.
Les laryngites caustiques et les brûlures laryngées : Ils sont dus à l’inhalation de gaz
toxique, à l’ingestion d’acides ou de bases caustiques, à la brûlure du larynx par
ingestion de liquide bouillant. L’endoscopie permet de faire le bilan lésionnel. Les
lésions sont plus graves, car elles sont responsables de synéchies ou de sténoses
difficiles à traiter.
5- TUMEURS LARYNGEES :
a) Papillomatose laryngée :
Le signe d’appel est la dysphonie persistante qui survient entre 2 et 4 ans. La
dyspnée laryngée est tardive.
L’endoscopie retrouve une prolifération d’éléments grisâtres ou rosés,
exophytiques, développés aux dépens de la muqueuse laryngée ( CV, plancher
des ventricules, 03 étages)
Le virus HPV (6,11) a été incriminé. Le sérotype 6 est oncogène
L’examen anatomopathologique est indispensable pour confirmer le diagnostic
et éliminer une dégénérescence maligne.
Le traitement des formes bénignes est local. Il repose sur la vaporisation au
laser des lésions.
La gravité de la papillomatose est liée à son caractère récidivant et extensif
justifiant le contrôle de la guérison.
1- LARYNGITES INFECTIEUSES:
a) - Épiglottite de l’adulte.
- Rare chez l’adulte, prédominance masculine.
- Clinique : Syndrome infectieux marqué, une odynophagie avec dysphagie et
hypersialorrhée d’installation brutale et parfois une dyspnée inspiratoire qui peut être
rapidement évolutive. Le patient ne tolère pas la position couchée
- La nasofibroscopie fait le diagnostic
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Diagnostic des Dyspnées Laryngées –Dr Tahraoui. A
2- LARYNGITES INFLAMMATOIRES
a)-OEdème de Quincke :
- Rentre dans le cadre des manifestations allergiques.
- Rechercher un facteur déclenchant (aliment, médicament, piqûre d’insecte...).
- Il s’associe le plus souvent à des manifestations cutanées type urticaire
- Il réalise un oedème de la face et des muqueuses dont celles du larynx responsables
d’une obstruction brutale.
Traitement : corticothérapie par voie parentérale et en aérosolthérapie.
b)-OEdème angioneurotique :
- Déficit en inhibiteur de la C1-estérase qui peut être, soit héréditaire transmis sur le
mode dominant autosomique, soit être acquis dans le cadre d’affections
lymphoprolifératives ou auto-immunes.
- Le Diagnostic se fait par l’étude des protéines du complément lors des poussées
- Traitement : perfusions de C1-INH purifié.
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3- CAUSES TRAUMATIQUES:
1- PATHOLOGIES TUMORALES :
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L’association d’une dyspnée laryngée, d’une dysphonie et/ou d’une dysphagie chez un ou
une patiente éthylotabagique avec une histoire clinique typique oriente rapidement le
diagnostic étiologique.
L’examen clinique ORL et la nasofibroscopie permettent de localiser la tumeur et de
préciser la mobilité du larynx.
La LDS sous A/G avec biopsie et examen anatomopathologique permet de certifier le
diagnostic.
Le traitement est en fonction du stade de l’atteinte tumorale : cordectomie ; laryngectomie
partielle ou totale avec ou sans curage gonglionnaire cervicale ; chimiotheapie ;
radiotherapie
2. Chondrome du cricoïde
Très rare
Peut se révéler par une dyspnée progressive, un cornage, une dysphagie, ou une dysphonie
par atteinte de l’articulation crico-aryténoïdienne.
Le traitement est chirurgical par excision complète du chondrome.
4. La laryngocèle :
Dilatation aérique anormale du saccule, orifice borgne développé aux dépens du toit du
ventricule de MORGAGNI.
Elle peut, au décours d’un épisode inflammatoire, se remplir d’une stase intrakystique,
susceptible de se surinfecter (pyolaryngocèle)
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On décrit les laryngocèles internes qui siègent sous la bande ventriculaire et les
laryngocèles externes, hernies s’extériorisant à travers la membrane thyro-hyoïdienne et
responsables d’une tuméfaction cervicale. Il existe aussi des formes mixtes
L’apparition d’une dyspnée aiguë en quelques heures est une complication classique,
toujours grave, d’une laryngocèle.
Le traitement des laryngocèles internes est endoscopique avec éventuellement l’aide du
laser CO2
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b. Spasme laryngé :
- Ils représentent une exagération du réflexe de fermeture glottique.
- Il peut être du à plusieurs causes : corps étranger laryngotrachéal, reflux gastro-
oesophagien avec malformation ou malposition digestive, abcès rétropharyngé ;kystes
périlaryngés, ….
- Le Dc est confirmé par : l’examen clinique ORL, la fibroscopie laryngée complétés par
une laryngoscopie directe, un bilan phoniatrique et une EMG.
VI- CONCLUSIONS :
les étiologies des dyspnées laryngées de l’enfant et de l’adulte sont multiples et de gravité très
variable. Le diagnostic est dominé par le bilan clinique et surtout l’examen direct ou indirect
du larynx, et par l’imagerie essentiellement par scanner
Références :
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