RHUMATO
RHUMATO
Définition :
•Lombalgie : se définit comme une douleur de la région lombaire n’irradiant pas au - delàdu pli fessier.
•Lombalgie aiguë: lombalgie de durée brève moins de 4 semaines.
•Lombalgie subaiguë: lombalgie durant entre 4 et 12 semaines.
•Lombalgie chronique : lombalgie évoluant depuis plus de 3 mois.
•Lombalgie non spécifique (commune) et spécifique (symptomatique) : la lombalgie commune d'affection
dégénérative s’oppose àla lombalgie symptomatique d’affections métaboliques, inflammatoires, infectieuses ou
tumorales du rachis.
Épidémiologie :
- Motif de consultation extrêmement fréquent.
•Affectent une proportion importante de la population adulte. Seulement 2 personnes sur 10 passeront leurs vies
sans lombalgie.
•Problème de santépublique :
–le risque élevéde passage àla chronicité(8 % des lombalgiques passent àla chronicité),
–les conséquences socioéconomiques importantes en termes de frais médicaux et de source d'absentéisme et
d'incapacitéde travail (le cout des lombalgies chroniques représente 80 % de l’ensemble des lombalgies).
–Lalombalgiechroniqueestla3èmecausedehandicapchroniquedanslaclasse d’âge 45 - 60 ans.
• Elles sont dans la plupart des cas commune (95 %) mais il faut toujours penser àéliminer d’abord une lombalgie /
lombo-radiculalgie secondaires àune pathologie sous-jacente (lombalgie/lombo-radiculalgie symptomatique).
•Environ 20 % de la population àune hernie discale de volume variable, asymptomatique.
•La chirurgie n’est indiquée que chez 1 à2 % lorsque le traitement médical a échoué.
Facteurs de risque :
Lombalgies aiguës Lombalgies chroniques
- Manutentions manuelles. - Mauvaises conditions de travail.
- Chute. - Insatisfaction au travail.
- Exposition aux vibrations. - Travail dur, stress.
- Postures pénibles sous contrainte. - Contraintes psychosociales.
- Travail physique dur. - Pas d’esprit de prévention dans l’entreprise.
- Traumatisme. - Durée de l’arrêt (trop long).
- Antécédents de lombalgie. - Gravité de l’atteinte.
- Corpulence (obésitéou maigreur). - Douleur jugée importante.
- Anomalies anatomiques graves. - Mauvaise prise en charge.
- Grossesse. - Gêne fonctionnelle, inactivité,tabac.
Formes cliniques et étiologiques :
Lombalgies :
Extra rachidiennes :
* Origine vasculaire : fissure d’un anévrysme de l’aorte abdominale, dissection aortique.
* Origine digestive : ulcère digestif, pathologie pancréatique, adénopathies profondes para rachidiennes.
* Origine rénale et rétro péritonéale : pyélonéphrite, colique néphrétique, tumeur rénale, fibrose rétro péritonéale.
Rachidiennes :
Lombalgies communes (non spécifiques) :
* Lombalgie discale dégénérative (discarthrose).
* Lombalgie par arthrose postérieure.
* Lombalgie par arthrose inter épineuse (syndrome de BAASTRUP).
* Spondylolisthésis dégénératifs.
Lombalgies symptomatiques (spécifiques) :
* Origine infectieuse : - spondylodiscite infectieuse.
- spondylite ou épidurite.
* Origine inflammatoire : spondyl arthropathies.
* Origine métabolique : - tassement vertébral ostéoporotique.
- ostéomalacie.
* Origine tumorale : - bénigne.
- neurinome, épondymome intra rachidiens.
- ostéome ostéoï de et ostéoblastome.
- maligne.
- secondaire: métastases (sein - prostate - poumon - thyroï
de - rein - vessie).
- primitive: chondromes - chondrosarcome - plasmocytome solitaire - tumeur d’Ewing.
Fonctionnelles.
Lombo radiculalgies :
Discales : hernies discales.
Non discales :
- Conflits «contenant – contenu »: * canal lombaire rétréci.
* lipomatose épidurale.
- Spondylolydsthesis par lyse isthmique.
- Kystes méningés.
- Arachno épidurites segmentaires primitives.
- Méningo radiculites.
- Tumeurs osseuses et tumeurs intra rachidiennes.
Examen clinique d’un lombalgique :
Interrogatoire :
Âge, poids et taille (IMC), profession, activitéphysique.
Caractéristiques de la douleur :
- Siège, irradiation, intensité; utiliser l’EVA, facteurs déclenchants,
- Mode de survenue; brutal ou progressif,
- Mode d’évolution; aiguë ou chronique,
- Notion d’impulsivité à la toux, à la défécation ou à l’éternuement (orientation vers une origine discale),
- Horaire; mécanique ou inflammatoire.
Symptomatologie associée : - altération de l’état général,
- fièvre,
- claudication intermittentes.
Effets des traitements entamés : (antalgiques, AINS).
Antécédents personnels : ostéoporose, traitement par corticoïdes, infection, psoriasis, uvéite…
Antécédents familiaux : scolioses, spondylarthropathies …
Rechercher les facteurs de risque psychosociaux.
Prise en charge :
Conduite pratique devant une lombalgie aiguë(Lumbago) :
Prise en charge diagnostique :
- Éliminer une lombalgie symptomatique : «red flags »
- Examens complémentaires : aucune corrélation anatomo - clinique.
Pas de radio pour un lumbago !
PEC thérapeutique :
Objectifs : - diminuer l’algie de la lombalgie.
- éviter le passage àla chronicité.
Traitement médicamenteux :
- Recommandations européennes : paracétamol + AINS + décontracturant.
- Antalgiques de palier 2.
Repos :
- Ne doit jamais être conseilléou prescrit.
- Envisager un arrêtde travail si et seulement si les contraintes au travail sont supérieures àcelles des activités
quotidiennes.
- Maintien des activités possibles en fonction des douleurs.
Information du patient :
- Claire, compréhensible.
- La plus rassurante possible sur l’évolution bénigne de la lombalgie.
Traitement médical :
- Antalgiques.
- AINS.
- Décontracturants musculaires.
- Corticothérapie:
=> voie générale.
=> voie locale :
Les injections locales : mésothérapie, ou intradermo thérapie (associe les médications antalgique et
décontracturante dans les zones douloureuses).
Infiltration de corticoï
de : (dans les articulaires postérieures douloureuses après échec des traitements
précédents).
- Certains anti - épileptiques d’action antalgique en cas de radiculalgie chronique.
Traitement rééducatif :
=> Indolence :
* Repos : les recommandations actuelles limitent au maximum le repos couché.
* Contention lombaire : Lombostats.
- Immobilisation relative.
- Education lombaire (rappel de posture).
- Renforcement de l'effet caisson abdominal.
* Physiothérapie :
- Enveloppements chauds (paraffine, boues…).
- Infrarouges; Ionisation; US.....etc.
* Massages : sédatifs et décontracturants.
=> Préserver l’avenir fonctionnel du rachis & prévenir la récidive et le passage àla chronicité:
Travail de l’équilibre lombo - pelvien :
- Assouplissements et étirements : M. pelvi - fémoro - jambiers (Psoas, IJ, DA, TFL) et
- Renforcement musculaire statique, iso cinétique de la sangle abdomino - lombaire (abdo, spinaux, psoas) et des
muscles cuisse (Qc, IJ).
Verrouillage lombaire actif en position neutre : (Troisier).
- Apprendre la contraction synergique des muscles ant et post pour immobiliser segment lombaire dans un véritable
corset musculaire.
Reprogrammation sensitivomotrice (travail proprioceptif) : utilisant plans instables; pour développer réflexe
postural.
Traction vertébrale lombaire en cas de lombo - radiculalgies.
Réentrainement à l’effort : en cas de lombalgie chronique.
Traitement chirurgical :
Lombalgie :
- Rarement indiqué=> dans l’ensemble, les résultats de la chirurgie de la lombalgie sont médiocres en dehors de
quelques rares indications tel le spondylolisthésis par lyse isthmique.
Hernie discale lombaire :
- L'indication chirurgicale peut, dans quelques cas, se poser en urgence, devant l'apparition d'un déficit
neurologique patent ou d'un syndrome de la queue de cheval ou une hyperalgie de plus de 2 mois.
Dr SEHIMI
Maître assistante en MPR
Objectifs
◼ Phase aigue:
Actuellement d'observation exceptionnelle,
apparition en 48 heures de paralysies de topographie
extrêmement variable d'un malade à un autre.
Ces paralysies vont de l'atteinte isolée d'un muscle à
des formes dramatiques de tétraplégie avec atteinte du
tronc et de la musculature respiratoire pouvant mettre
en jeu le pronostic vital.
Elles ont en général une topographie asymétrique,
anarchique, imprévisible, ce qui est très spécifique de
la maladie, sans troubles sensitifs objectifs.
Clinique
La poliomyélite antérieure aigue
◼ Au niveau de la hanche :
1/Flexum-Adductum-Rotatum Externe par atteinte
préférentielle des Abducteurs-extenseurs-Rotateurs Internes
2/Hanche luxée :
Clinique
Principales déformations orthopédiques de la
poliomyélite antérieure aigue
◼ Au niveau du genou :
1/Flexum : du à une paralysie quadriceps, attitude
antalgique.
2/Recurvatum : paralysie des ischiojambiers.
3/Genu-valgum : prédominance du biceps crural +
rétraction du tenseur du facia lata.
4-Genu-varum : prédominance du demi-tendineux+
demi-membraneux.
5/Genou ballant : instable : mouvement de latéralité,
tiroirs, rotation.
Clinique
Principales déformations orthopédiques de la
poliomyélite antérieure aigue
◼ Au niveau du pied :
Le déficit paralytique va compromettre la statique du
pied avec retentissement fonctionnel sur la hanche,
genou et le rachis.
1/Pied varus équin : atteinte des releveurs du pied
(JA- ECO- EPGO-péroniers).
2/Pied valgus et plat valgus : atteinte du JA+JP.
3/Pied talus : atteinte du TS.
4/Pied ballant : tous les muscles du pied sont
paralysés.
Clinique
Principales déformations orthopédiques de la
poliomyélite antérieure aigue
◼ Au niveau du rachis :
Scoliose, hyperlordose ou cyphose, soit d’origine :
-haute : déséquilibre des muscle du tronc.
-basse : bassin oblique+ paralysie du MI.
◼ Aux Membres supérieurs :
Au niveau de l’épaule :
Adductum, Epaule tombante, Sub-luxation, Décollement de
l’omoplate, Epaule ballante.
Au niveau du coude :
Raideur mixte, Déformation en supination, Déformation en
pronation.
Poignet et main :
L’atteinte de la main est invalidante, mais rarement totale.
Paraclinique
en fonction de l’examen clinique.
◼ RX du bassin face : rechercher : ostéoporose,
luxation de la hanche droite ou gauche, coxa
vara ou valga, bassin oblique.
◼ RX du rachis : recherche d’une scoliose avec
compensation s’il existe une inégalité de
longueur.
◼ RX du genou, pied, cheville.
Prise en charge
1/Correction des troubles orthopédiques :
◼ Si les troubles réductibles :
I. Généralités :
• L’amputation du membre inférieur constitue un handicap qui va affecter à plusieurs
niveaux et de façon intriquée les capacités fonctionnelles et physiques de l’individu, sa
vie socioprofessionnelle et sa psychologie.
• Ces différentes répercussions dépendent autant de l’appareillage que d’une bonne prise
en charge médicale, physique et psychologique. Cette prise en charge fait intervenir
l’amputé lui-même ainsi qu’une équipe multidisciplinaire associant chirurgien, médecin
physique, prothésiste et psychologue dans certains cas.
• La rééducation joue un rôle crucial dans la gestion de la période qui suit l’appareillage
des personnes amputées des membres inférieurs.
II. Définition :
• C’est une intervention chirurgicale qui consiste en l’ablation d’un membre ou une partie
d’un membre en laissant en place un moignon.
• Moignon : la partie restante d’un segment de membre après une amputation comprise
entre le niveau d’amputation et l’articulation sous jacente. Il a une importance
considérable, puisque il permet l’attache, l’appui et la mobilisation de la prothèse.
• L’amputation est réalisée soit :
➢ a chaud : c'est-à-dire en urgence, en milieu septique le plus souvent en cas de
traumatisme et a pour but de sauvegarder le pronostic vital du patient .Ces
amputations nécessitent le plus souvent une reprise tardive (osteomyoplastie) au
moment de l’appareillage.
➢ A froid : acte de réparation tenant compte du choix du niveau de l’amputation et
de la technique chirurgicale pour obtenir un moignon de bonne qualité en vue
d’un appareillage adapte : comme dans le cas des AOMI.
III. Epidémiologie :
• Véritable problème de santé publique avec des répercussions psychiques et financières
importantes.
• Diminution de l’incidence des amputations dans la population diabétique ces dernières
années grace à l’amélioration de la PEC des patients notamment le contrôle des FDR
cardio-vasculaires qui demeure un objectif majeur de la PEC des ces patient.
IV. Etiologies :
1. Causes artéritiques :
✓ plus fréquente 70%
✓ sujet âgé (maladie athéromateuse et diabète)
✓ sujet jeune (maladie de Buerger)
2. Causes traumatiques:
✓ AVP et Accident de travail
✓ sujet jeune actif
3. Causes tumorales:
✓ tumeur maligne (os et parties molles) ex : ostéosarcome
4. Autres :
✓ malformation congénitale « agénésie »
✓ causes infectieuses.
V. Niveaux d’amputation :
1. Facteurs déterminants :
✓ Age : Chez l’enfant la zone diaphyso-épiphysaire doit être conservée pour
permettre une bonne croissance
✓ Etendue et l’importance des lésions
✓ Etiologie + Etat générale;
✓ Des circonstances d’amputation
2. Techniques d’amputation :
✓ A chaud
✓ A froid (Osteomyoplastie) : cette technique comprend 4 temps :
Temps osseux - la résection osseuse doit être au dessus de la résection musculaire.
- Obstruction du canal médullaire par suture périoste
- Solidarisation entre le tibia et le péroné par un pont osseux
- Section du péroné a 2 cm au dessus du tibia
- Abrasion de l’angle de Faraboeuf
Temps musculaire - Suture des muscles agonistes et antagonistes pour obtenir un moignon
étoffé
Temps vasculo nerveux - Section haute du nerf pour éviter la formation de névrome séquéllaire.
- Les vaisseaux sont ligaturés séparément le plus bas possible
Temps cutanée - Cicatrice terminale frontale paramédiane postérieure « en gueule de
requin »
3. Les niveaux d’amputation :
NB :
❖ Amputation de Gritti : amputation fémorale basse section sus condylienne
❖ Amputation de Syme : désarticulation tibio-tarsienne section malléolaire
❖ Amputation de Chopart : désarticulation de la medio-tarsienne
❖ Amputation de Lisfranc : amputation trans-métatarsienne
VI. Différents types de moignon d’amputation :
a) Moignon idéal (bon moignon) :
C’est le moignon obtenu après une osteomyoplastie et permet un appareillage
dans les meilleures conditions : type contact. Il doit remplir certains critères :
✓ Longueur suffisante : ni trop court, ni trop long
✓ Niveau d’amputation : jonction du 1/ 3 moyen et du 1/3 supérieur du membre
✓ Moignon indolore, coloration de la peau normale, non oedematié, tonique, bien
étoffe avec une bonne force musculaire
✓ Forme cylindro-conique avec cicatrice chirurgicale frontale et légèrement
postérieure, le bout du moignon étant libre
✓ Sans saillie osseuse sous la peau
✓ L’articulation sus-jacente est libre
b) Moignon pathologique : on distingue deux catégories :
b.1 Moignon défectueux :
✓ Moignon trop court
✓ Défaut de la cicatrice antérieure (désunie, vicieuse)
✓ Attitude vicieuse du moignon : flessum-abductum de la hanche, genou en
flessum
✓ Oedematié, douloureux, peau fine fragile, maigre, bulbeux, exostose et
névrome
b.2 Moignon douloureux : il peut l’être pour plusieurs raisons :
✓ Présence d’un névrome douloureux souvent a l’extrémité de l’amputation
responsable de décharges électriques surtout en phase d’appui
✓ Causalgies
✓ Douleurs du membre fantôme :le membre fantôme existe chez tous les amputes
il devient pathologique s’il est douloureux
-les Arthroses -
Dr-Talbi.A
I. Généralités :
• L'arthrose est une maladie ostéoarticulaire très fréquente touchant environ 50 % de la
population.
• Elle affecte principalement le rachis, les genoux, les hanches et les mains.
• L'arthrose affecte en premier lieu le cartilage articulaire, mais aussi la membrane
synoviale et l'os sous-chondral.
• Lorsque l'arthrose devient symptomatique, elle entraîne des douleurs et une gêne
fonctionnelle.
• Sa forte prévalence et son retentissement sont à l'origine d'un coût médico-économique
considérable.
• Du fait de la sédentarité qu'elle occasionne, une surmortalité cardiovasculaire est
observée chez les patients gonarthrosiques.
II. Définition :
III. physiopathologie :
V. Coxarthrose :
1. Définition :
• La coxarthrose est l'arthrose de l'articulation coxo-fémorale
b) Imagerie :
• Radio du bassin debout de face
• Radio des hanches en « Faux profil de Lequesne » : Obligatoire
• Radio des membres inférieurs en rotation interne de 20°
Coxométrie normale
- Angle « VCE » : couverture externe du cotyle > 25°
- Angle « HTE » : obliquité du toit du cotyle < 10°
- Angle céphalo-cervico-diaphysaire < 135°
- Angle « VCA » : couverture antérieure de la tête > 25° (Faux profil de Lequesne)
✓ Hanche de face. B. Faux profil de Lequesne
3. Diagnostic différentiel :
▪ Une cruralgie (mais douleurs neurogènes, diminution ou abolition d'un réflexe rotulien,
hypoesthésie de la face antérieure de cuisse).
▪ Une ostéonécrose aseptique de la tête fémorale (rechercher des facteurs de risque tels
que l'alcool ou la corticothérapie).
▪ Une tendinopathie du moyen fessier (douleur latérale, en regard du grand trochanter).
▪ Une fissure ostéoporotique du bassin (sacrum ou branche).
▪ Un syndrome douloureux régional complexe de hanche (surtout au troisième trimestre
de grossesse).
4. Traitement :
4.1 Traitement médical :
• Le traitement médical est pluridisciplinaire.
• Il combine systématiquement traitement pharmacologique et traitement non
pharmacologique et vise à contrôler la douleur et limiter le retentissement fonctionnel.
• Le traitement médical prendra en compte le nombre d'articulations arthrosiques
symptomatiques — s'agit-il d'une coxarthrose isolée incitant aux traitements locaux ? ou
s'agit-il d'une coxarthrose dans le cadre d'une polyarthrose ? — ainsi que la présence de
comorbidités qui peuvent limiter certaines prescriptions médicamenteuses (par exemple,
AINS per os)
VI. Gonarthrose :
1. Définition :
La gonarthrose est l'arthrose d'un des différents compartiments du genou : fémorotibial
latéral (externe), fémorotibial médial (interne) et/ou fémoropatellaire.
2. Diagnostic : Le diagnostic est radioclinique
a) Clinique :
A l’interrogatoire :
➢ Terrain : âge > 40 ans, facteurs de risque : obésité, troubles de la statique des membres
inférieurs avec notamment un genu varum (entraînant une surcharge de pression dans le
compartiment fémorotibial médial) ou un genu valgum (entraînant une surcharge de
pression dans le compartiment fémorotibial latéral).
➢ Douleur globale du genou, plus souvent localisée en médial en cas d'arthrose
fémorotibiale médiale.
➢ D'horaire mécanique : augmentée à l'effort, notamment dans les escaliers, calmée par le
repos et ne réveillant pas le malade la nuit (sauf aux changements de position), avec un
dérouillage matinal possible mais < 15 minutes.
➢ Sensation de raideur, de craquements, de lâchage du genou.
➢ Épisodes de blocage du genou
➢ Une augmentation de la douleur associée à un dérouillage matinal (< 15 minutes) et à un
épanchement est évocatrice d'une poussée inflammatoire.
➢ Retentissement fonctionnel : une limitation du périmètre de marche, des difficultés à
monter ou descendre les escaliers.
A l’examen clinique : Il doit être bilatéral et comparatif, se faire debout, à la
marche puis en position couchée
➢ Debout : déviation axiale des membres
➢ Marche : boiterie +/- dérobement ou lâchage
➢ Position couchée :
✓ Flexion du genou (distance talon-fesse) : longtemps conservée
✓ Epanchement articulaire avec choc rotulien
✓ Kyste poplité (tuméfaction) : rupture avec tableau de pseudo-phlébite
✓ Aspect globuleux ou flessum du genou
✓ Stabilité antéropostérieure & latérale conservée
NB : Pour l’articulation femoro-patellaire on note :
Douleur réveillée :
Extension contrariée de la jambe
Pression de la rotule sur le genou fléchi
Palpation de la rotule
X « Manœuvre du rabot » : Douleur lors du frottement de la rotule sur trochlée
x « Manœuvre de Zohlen » : Douleur lorsque l’examinateur s’oppose à l’extension de la
rotule lors de la contraction du quadriceps
b)Imagerie :
Il faudra systématiquement demander l'ensemble des incidences radiographiques suivantes
de manière bilatérale et comparative :
• une incidence de face en appui bipodal, rotation nulle, genoux en extension ;
• un profil ;
• un défilé fémoropatellaire à 30° de flexion ;
• une incidence en schuss (de face, en charge, à 30° de flexion, cliché en postéro-
antérieur), qui doit être systématique : il permet de voir le compartiment postérieur
celui qui est le plus précocement atteint et de révéler un pincement de l'interligne
articulaire qui ne serait pas vu sur le cliché en extension
On retrouve les signes cardinaux d’arthrose, qui ne sont pas forcément tous présents :
• pincement de l'interligne localisé à un des deux compartiments fémorotibiaux (une
atteinte des deux compartiments fémorotibiaux est possible dans la gonarthrose
primitive, mais se voit aussi dans les arthroses secondaires) ;
• ostéophytose : dite marginale externe, mais également interne, appréciée sur le
cliché de face ou des épines tibiales, visualisée sur le cliché en schuss, ou encore
située en avant et en arrière du tibia, sur la face postérieure du condyle et au-dessus
de la trochlée, analysée sur le profil. Les ostéophytes sont spécifiques de l'arthrose ;
• ostéosclérose sous-chondrale ;
• géodes sous-chondrales
.
NB : Pour l’articulation femoro-patellaire on demande :
Radio. des genoux avec incidences (F+P) axiale à 30° et 60°
Radio. des genoux F + P « en charges »
3. Diagnostic différentiel :
▪ atteinte coxo-fémorale projetée
▪ atteinte méniscale isolée
▪ arthropathie microcristalline évoluant à bas bruit
▪ ostéonécrose d'un condyle fémoral
▪ fissure d'un plateau tibial
4. Traitement :
4.1 Traitement médical :
• idem Coxarthrose
• Infiltration locale de corticoïde lors d’une poussée avec épanchement articulaire
(Leurs nombre ne doit pas dépasser 3 /an, envisagé a court et moyen terme
(<6mois))
• Injection d’acide hyaluronique 3 /an
• Orthèse (genouillère)
• Crénothérapie (cure thermale)
• Kinésithérapie : Renforcement musculaire (quadriceps)
4.2 Traitement chirurgical :
• prothèse totale de genou : gonarthrose symptomatique avec retentissement
fonctionnel malgré un traitement médical bien conduit
• prothèse unicompartimentale : gonarthrose unicompartimentale isolée sans trouble
de l'axe ni laxité ligamentaire.
• Suites opératoires : reprise de la marche progressive ; nécessite une rééducation
prolongée d'environ 6 semaines.
NB :
• Pour l’articulation femoro-patellaire Le traitement est surtout médical, associant
kinésithérapie (rééducation isométrique du muscle vaste médial de façon à
réaxer la patella avec apprentissage d'auto-exercices) , traitements antalgiques et
une modification de l’hygiène de vie (limiter les sports très sollicitants lors des
phases douloureuses comme le vélo)
1.Définition :
L'arthrose digitale (base du pouce, articulation interphalangienne distale et, moins souvent,
articulation interphalangienne proximale) est avec le genou la localisation la plus fréquente
de l'arthrose en général. Elle est plus volontiers associée à l'arthrose des genoux et elle
s'intègre parfois dans une polyarthrose.
[Link] :
a)Clinique :
➢ Tuméfaction nodulaire des inter-phalangiennes distales +/- douloureuses :
Nodules de Heberden (DH)
➢ Tuméfaction nodulaire des inter-phalangiennes proximales : Nodule de
Bouchard (PB)
➢ Rhizarthrose : douleur de la racine du pouce et de la paroi externe du poignet
▪ Articulation hypertrophiée +/- épanchement
▪ x Forme évoluée : pouce en « adductus » + amyotrophie de la loge thénar
NB :
• Forme clinique particulière : arthrose digitale érosive
• L'arthrose érosive des doigts est une forme destructrice d'arthrose définie par la
présence d'érosion à la radiographie des mains .
• Cliniquement, il s'agit d'une forme plus sévère avec :
➢ des douleurs intenses, d'horaire mixte (mécanique + inflammatoire), évoluant sur
plusieurs semaines ;
➢ des synovites des interphalangiennes distales et proximales ;
➢ une gêne fonctionnelle plus importante que la forme non érosive.
• La radiographie des mains de face confirme l'atteinte érosive et destructrice avec des
géodes et un pincement total de l'interligne articulaire avec un aspect en « aile de
mouette ». La destruction ou l'effondrement de la plaque osseuse sous-chondrale est
un équivalent d'érosion.
3. Traitement :
3.1 Traitement médical :
Étiologies :
- Affections musculaires (myopathies).
- Défaut de segmentation vertébrale ou de développement d’une vertèbre.
- Dysplasie fibreuse (muco polysaccharidose, achondroplasie).
- Posturale (adolescent).
- Ostéochondrose : Scheuermann.
Physiopathologie :
- Il existe une altération de la substance fondamentale du cartilage, avec une diminution du rapport collagène sur
protéoglycanes :
=> Résultat de 2 facteurs pathogéniques :
Fragilitéintrinsèque de la plaque cartilagineuse : liée àdes facteurs génétiques.
Contraintes mécaniques excessives sur le rachis :
- Traumatismes répétés.
- Efforts trop importants et répétés (hyperpression chronique).
- Certaines postures et activités sportives particulières et de haut niveau (la gymnastique, la lutte -karaté-…).
L’altération des zones de croissance entraine une diminution de la hauteur des vertèbres : la partie antérieure
est moins haute que la partie arrière, ce qui fait donc pencher l'équilibre global vers l'avant.
Traitement :
Son objectif :
- Atténuer les douleurs.
- Améliorer la posture.
- Réduire la déformation.
Mesures générales :
- Adaptation des sports pratiqués : natation, marche rapide.
- Adaptation de l’environnement de travail (chaises, tables, plateaux de bureaux).
Mesures conservatrices :
- Si la croissance n’est pas achevée, la musculation active et ciblée du ventre et du dos permet de redresser et
d’étirer la cyphose.
- Un traitement plus passif consiste àporter un corset afin de redresser la colonne vertébrale.
- Chirurgie : rarement indiqué,en cas de courbure > 70°et si douleur intense résistant au traitement conservateur.
Traitement orthopédique :
- Si reste suffisamment de croissance.
- Corset anti - cyphose.
Normes de lordose lombaire :
- La lordose lombaire est acquise àla marche.
- Rx : rachis dorsolombaire de profil en charge (en position debout).
- Mesure : méthode de Cobb : angle formépar les tangentes au plateau
supérieur de L1 et au plateau inférieur de L5 ou àla plaque sacrée.
- Interprétation :
* Normal : de 40 à50°.
* Hyperlordose : > 50°.
* Perte de la lordose : rectitude du rachis lombaire.
Scoliose :
Définition :
- La scoliose vient du grec skolios : tortueux.
- Déformation tridimensionnelle de toute ou une partie de la colonne vertébrale (cervicale, thoracique ou lombaire)
consistant en un déplacement relatif progressif d'une vertèbre par rapport àson adjacente, se produisant dans les
trois plans de l'espace (frontal, sagittal et coronal) sans perte de la continuitéostéo ligamentaire.
- C’est une anomalie de la statique rachidienne : déviation irréductible du rachis dans les 3 plans de l’espace
(notamment une composante rotatoire en axiale) (≠ attitude scoliotique : réductible et pas de composante rotatoire).
- Clichés : Rachis entier de face et de profil en charge
- L’âge d’apparition va conditionner son évolution et son traitement
- La déformation s’aggrave lors de la croissance.
Dépistage :
- La scoliose est souvent de découverte fortuite (Radios, douleurs de dos).
- Le dépistage est primordial.
- Le dépistage est clinique :
* Doit concerner tous les enfants de 8 à12 ans.
* De dos en antéflexion du tronc recherchant une voussure asymétrique : GIBBOSITE.
Radiologique :
Le bilan radiographique comporte :
- Une RX de la colonne vertébrale totale debout de face.
- Une RX de la colonne totale debout de profil.
- Une RX de la colonne totale couchée de face : en forte inclinaison droite puis gauche ou en traction -
suspension : apprécier la réductibilitéde la scoliose (Bending test).
- Une RX du bassin de face: apprécier le degréde maturation osseuse.
Radiographie du bassin :
Le test de RISSER : c’est la cotation du stade d’ossification des crêtes iliaques pour évaluer la maturation.
Risser 0 absence de cartilage => immaturité.
Risser I cartilage apparu au 1/3 externe.
Risser II cartilage apparu au 2/3 externes.
Risser III cartilage apparu sur toute la crête iliaque.
Risser IV cartilage accoléàla partie interne de la crête
iliaque.
Risser V cartilage complètement accolé(soudure) àla
(fusion) crête iliaque => maturité= adulte.
Mesures (de face) :
Méthode de Libman et Cobb :
- Déterminer la vertèbre neutre (ou extrêmes) supérieure et inférieure de la courbure majeure. Elles ont une
composante rotatoire nulle mais sont les plus inclinées.
- La vertèbre «sommet »,au sommet de la convexité.
- Mesurer l’angle de Cobb (angle de courbure) :
* tracer la ligne tangente au bord supérieur de la vertèbre neutre supérieure.
* tracer la ligne tangente au bord inférieur de la vertèbre neutre inférieure.
* tracer les perpendiculaires à ces lignes pour obtenir l’angle.
Mesure de la composante rotatoire (de face) :
- Apprécier la rotation : 5 stades selon Cobb (de 0 à4) : déterminés en fonction de la projection de l’épineuse de la
vertèbre sommet (vertèbre àla composante rotatoire la plus importante) par rapport à3 secteurs de cette hémi
vertèbre.
Radiologique : préciser le côtéde la convexitéde la courbure majeure et l’étage concerné.
Étiologies :
Idiopathiques : 70 - 80 % : - infantiles avant 3 ans.
- juvénile entre 3 et 10 ans.
- de l’adolescent à partir de 10 ans.
Congénitales : malformation osseuse vertébrale congénitale.
Secondaires : tumeur, pseudo tumeur, post radique, post chirurgical, maladies osseuses constitutionnelle et
du tissu conjonctif.
Maladies neuromusculaires : poliomyélite, neuropathies.
Étiologies secondaires :
Tumorale et pseudo tumorale : ostéome ostéoï de, ostéoblastome, histiocytose X, tumeur intra rachidiennes
(astrocytome, épendymome).
Post radique : neuro et néphroblastome.
Post chirurgicales.
Neurofibromatose.
Maladies du tissu conjonctif : Marfan, Ehler - Danlos…
Maladies osseuses constitutionnelles : ostéogenèse imparfaite, dysostose, dysplasies.
Maladies neuromusculaires :
- Neurologique: poliomyélite, hémiplégie, encéphalopathies, paralysie cérébrale.
- Musculaire: myopathies: rare car atteinte symétrique.
Traitement :
But : réduire ou stabiliser la déformation jusqu'àmaturitéosseuse.
- Surveillance radio clinique tous les 6 mois.
- Hygiène de vie.
- Kinésithérapie = rééducation.
- Traitement orthopédique : si scoliose évolutive ou > 30°.
- Traitement chirurgical : échec du traitement orthopédique ou scoliose > à45°.
Traitement orthopédique : Traction sur cadre de Cotrel.
Traitement Chirurgical :
Indications : - échec du traitement orthopédique.
- thoracique : dès 40°- 50°avec retentissement respiratoire.
- dorsolombaire : dès qu’elle atteint 45 à50°.
- lombaire 55°.
=> Réduction des déformations dans les trois plans de l’espace, mise en place d’une plaque de Cotrel Dubousset
+ greffe osseuse.
ALGONEURODYSTROPHIE
Syndrome douloureux régional complexe(SDRC)
Syndrome de sudeck Leriche
On distingue le SDRC :
- de type 1 : en l’absence de lésion nerveuse périphérique patente ; ancien terme
d’algoneurodystrophie
- de type 2 : en cas de lésion nerveuse périphérique patente ; ancien terme de causalgie.
- un troisième sous-type a été récemment ajouté aux deux autres : il s’agit du SDRC non
autrement spécifié ou NOS (Non Otherwise Specified). Ce syndrome ne remplit pas toutes les
spécificités du SDRC classique, mais aucun autre diagnostic ne peut expliquer la pathologie
retrouvée.
III. Physiopathologie :
Ébranlement du système nerveux végétatif sympathique vasoconstriction de
l’activité distale ouverture des canaux de SUQUET (anastomoses artério-veineuses)
vasodilatation capillaire stase circulatoire œdème, secondairement la sclérose des
tissus avec des conséquences cutanées : troubles vasomoteurs, capsuloligamentaires :
limitation articulaire et épanchement, osseuses : décalcification.
IV. Critères de Budapest : (spécificité 0.69, sensibilité 0.85)
Critère 1: Se développe après un dommage tissulaire (SDRC type 1) ou un dommage
nerveux (SDRC type 2)
V. Bilan clinique :
1-Interrogatoire :
✓ état civil, profession, ANTCD traumatologiques, neurologiques, immobilisation
prolongée.
✓ Motif de consultation : douleur pseudo inflammatoire (diurne et nocturne)
réveillée et augmentée par la palpation, la pression et les mouvements.
✓ Impotence fonctionnelle
.
b) stade dystrophique ou phase froide : marquée par l’atténuation des douleurs
spontanées et des signes pseudo inflammatoires par contre les raideurs
articulaires sont plus importantes.
✓ Bilan trophocutané : la peau est lisse, froide sans plis ni rides, elle est
le siège d’une amyotrophie et d’une accrocyanose, les doigts sont
amincis et effilés, la douleur est absente, l’œdème a disparu ou s’est
induré, les ongles sont striés et cassants.
✓ Bilan orthopédique : raideurs et limitations installées exp : les doigts
sont immobilisés en demi flexion, le poignet en flexion palmaire et
l’épaule est raide réalisant la main neurotrophique raide comme un
morceau de bois .
✓ Bilan psychologique : maladie survenant sur un terrain particulier
d’anxiété et de stress.
✓ Bilan des autres appareils : à la recherche de l’étiologie.
SDRC au stade dystrophique SDRC 2éme phase de la main dte
✓ Biologie
✓ Radiologie :
Au début on note un retard radio clinique de 2à6semaines, l’examen doit être comparatif
1) Au stade de début : lutter contre la douleur, l’œdème et prévenir les attitudes vicieuses.
❖ Traitement médical :
- Calcitonine inj 0,5 en intra musculaire ou sous cutané une inj /pendant 10 jours puisune3
inj /semaine pendant 3 semaines.
Moyens physiques :
❖ Kinésithérapie :
-immobilisation relative dans une attelle en position de fonction pour prévenir les attitudes
vicieuses
2) Au stade dystrophique :
Kinésithérapie :
-Renforcement musculaire
3) Au stade expérimental :
Atteinte disco-vertébrale
-Abcès froids : point de départ vertébral sont caractérisés par leur indolence, la
lenteur d’évolution et le caractère migrateur (à distance du foyer) ces abcès
contiennent du pus très épais contenant du BK.
-Les lésions neurologiques : 2types de paraplégie :
Précoce : due à l’œdème et la congestion
Tardive : due à la compression en règle définitive.
4) Examen neurologique :
Systématique, il est négatif au début par la suite peut retrouver une paraplégie.
➢ la destruction vertébrale :
✓ simple déminéralisation de la corticale les plateaux sont d’aspect flou et
grignoté du fait d’érosions superficielles
✓ géodes : uniques ou multiples, arrondies ou ovalaires se raccordant à
angle aigu avec le plateau de taille et de siège variable c’est l’ostéite
vertébrale
✓ tassement cunéiforme : expliquant la cyphose médiane angulaire.
Géode tassement cunéiforme
Fuseau para vertébral abcès rétro- pharyngien abcès dans la gaine du psoas
SCANNER et IRM : précise l’étendue des lésions des parties molles péri vertébrales.
-Polyarthrite rhumatoïde -
Dr-Talbi.A
I. Définition :
• La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire systémique, d’évolution
chronique, d’étiologie non élucidée probablement auto-immune.
• La synoviale représente le site d’atteinte primaire avec inflammation et prolifération
formant un pannus qui envahit et détruit l’os, le cartilage et les ligaments.
• Il en résulte des déformations pouvant aboutir à l’incapacité fonctionnelle et/ou le
handicap.
II. Epidémiologie :
• La PR est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques avec une
prévalence entre 0,5 et 1 % chez l’adulte.
• L’âge de souvenue : entre 40 et 60 ans avec des formes juvéniles avant 15 ans et des
formes tardives après 65 ans.
• Le sexe : avant 60 ans, elle touche la femme 3 à 4 fois plus que l’homme. Après cet âge
elle s’égalise.
• Dans la famille, la prévalence chez les apparentés de premier degré n’est de 2 à 4%.
III. Physiopathologie :
• Il semblerait que la pathologie résulte d’une interaction complexe entre plusieurs
facteurs :
➢ Facteurs psychologiques : un choc affectif
➢ Facteur hormonaux : la maladie survient en péri-ménopause et présente des
rémissions pendant les grossesses
➢ Facteurs génétiques : la concordance entre les jumeaux homozygotes a été évalué à
12-15% ce qui suggère un certain degré de susceptibilité génétique attribué aux
polymorphismes du gène HLA-DR surtout DR1 et DR4
➢ Facteurs environnementaux :
▪ Tabac
▪ Bactéries : porphyromonas gingivalis
▪ Virus : EBV et Parvovirus B19
• En conclusion aucun facteur ne semble déclencher la PR à lui seule, ce serait plutôt le
résultat d’interaction multifactorielle
Adénopathies fréquentes
NB : les RX sont le plus souvent normales au stade du début, en cas de doute les synovites
seront recherchées à l’échographie ou à l’IRM
3. Signes biologiques :
VII. Complications :
• On retrouve des signes de vascularites :
-Atteinte cutanée : micro-infarctus digitaux péri-unguéaux, nécrose digitale des
orteils, ulcère cutané profond
-Atteinte neurologique : multinévrite
-Atteinte oculaire : épisclérite de mauvais pronostic
-Atteinte cardiaque : péricardite, myocardite
-Atteinte pleuro-pulmonaire : pleurésie, fibrose interstitielle
-Atteinte digestive : ischémie mésentérique, perforation intestinale
1. Traitement de fond :
➢ Le traitement de première ligne est le Méthotrexate (MTX)
✓ Mode d’administration : voie orale
✓ Posologie : 10-15 mg / semaine en une seule prise
✓ Supplémentassions en folate 5mg/semaine à prendre 24à48h après la dose
MTX
✓ La voie SC sera utilisée en cas d’intolérance digestive
✓ Bilan pré-thérapeutique : FNS, créatinémie, albuminémie et bilan hépatique
complet, Beta-HCG chez la femme en âge de procréer (contraception
obligatoire)
✓ Contre-indications : grossesse, allaitement, troubles sévères de la fonction
hépatique rénale et respiratoire, troubles hématologiques (leucopénie ,
thrombopénie et anémie sévère) , ulcère gastroduodénal ou bien une
infection sévère (TBC, VIH)
✓ Surveillance mensuelle pendant 3mois puis trimestrielle avec un examen
clinique complet et control de la FNS, fonction hépatique et rénale
✓ On parle d’échec s’il n’y a pas d’amélioration clinique dans les 3 premiers
mois
NB : le MTX devra être arrêté en cas de : Thrombopénie<100 000 /mm3,
leucopénie<400/mm3, toux, dyspnée et fièvre
➢ Biothérapie :
Indiquée en cas de réponse insuffisante ou d’intolérance au MTX
❖ Anti-TNF α :
✓ Infliximab, Adalimumab, Etanercept
✓ Contre indications : infections sévères évolutives en particulier la TBC qu’il
faudra dépister systématiquement par l’IDR et TTX avant l’instauration du
traitement, une néoplasie, maladie démyélinisant(SEP), grossesse et allaitement
❖ Autres :
Anti-LT(Abatacept)
Anti-IL6(Tocilizumab)
Anti-LB(Retuximab)
2. Traitement symptomatique :
➢ Arrêt de travail lors des poussées et hospitalisation dans les formes sévères
➢ Antalgiques, AINS, Corticoïdes
➢ Traitements locaux : ponction articulaire évacuatrice, infiltration de
corticoïdes et lavage articulaire
Située dans le canal vertébral du rachis, la moelle épinière débute en C1 (sortie du foramen magnum de l’os
occipital) et se termine en L2 (bord sup), prolongée par la queue de cheval jusqu’en S2.
La moelle présente deux renflements: un renflement cervical et un renflement lombaire qui correspondent àla
naissance des plexus (plexus brachial et plexus lombo - sacré).
Vascularisation :
La moelle épinière possède un réseau vasculaire propre :
* L’artère spinale antérieure : chemine dans le sillon ventral de la moelle et irrigue les 2/3 de la moelle épinière.
* Les 2 artères spinales postérieures : cheminent en regard des cordons postérieurs de la moelle et irriguent le
1/3 restant.
- Le réseau horizontal péri - médullaire distribue des artérioles pénétrantes et assure la vascularisation des cordons
de substance blanche. Le réseau horizontal est fourni par les branches terminales des artères radiculo - médullaires.
Épidémiologie :
- Complique un traumatisme du rachis dans 15 à30 % des cas.
- 1000 à2000 nouveaux cas / an en Algérie : handicap majeur et conséquences socioéconomiques dramatiques…
- 3 à4 hommes / 1 femme.
- 2 pics d’incidence 16 - 25 ans et > 50 ans.
- AVP (40 - 45 %), chutes (15 - 30 %), sport (15 - 25 %).
- Rachis cervical : 50 % (partie la plus mobile) responsable de 1/3 des lésions médullaires.
- Rachis thoracique : 20 à30 %, le plus souvent fracture stable, l’atteinte médullaire est secondaire à un recul du
mur post ou fragment intra canalaire.
- Charnière dorso lombaire : 15 %, siège de lésions instables.
Étiologies :
- Dominées par les causes post - traumatiques : dans plus de 70 % des cas,
- Elles font suite àdes accidents de la circulation, chutes (accident de travail ou autolyse), plongeon, blessures par
balle ou arme blanche, explosifs.
- Dans 30 % des cas elles sont secondaires àdes causes diverses non traumatiques:-compression de la moelle par
un processus tumoral, pathologies infectieuses (spondylodiscite bactérienne ou parasitaire), les myéloses (sclérose
en plaque SEP, sclérose latérale amyotrophique SLA), les malformations vertébro spinales (anomalie vasculaire de
la moelle épinière), radiothérapie.
Définition :
- La paraplégie est la paralysie des deux membres inférieurs, associées àune atteinte du tronc selon le niveau
lésionnel de la moelle épinière ou des racines de la queue de cheval.
- La tétraplégie est une paralysie des 4 membres et du tronc se voit en cas de lésion cervicale.
- Les lésions de la moelle s’accompagnent le plus souvent de troubles moteurs, sensitifs, de troubles du tonus, des
troubles vésico sphinctériens et génito sexuels.
- Elle se caractérise par :
* Son niveau neurologique : qui désigne la limite supérieure des troubles sensitivomoteurs.
* Son caractère complet ou incomplet :
=> Complet : au - dessous d’un niveau neurologique, les muscles sont au zéro.
=> Incomplet : au - dessous d’un certain niveau, les muscles sont déficitaires mais non entièrement paralysés.
* Son caractère spastique ou flasque.
Classification ASIA
A Lésion complète Absence de fonction sensitive ou motrice en S4 ‐ S5.
B Lésion incomplète Présence d’une fonction sensitive (sans motricité) sous le niveau neurologique,
s’étendant aux segments sacrés S4 ‐ S5.
C Lésion incomplète Présence d’une fonction motrice sous le niveau neurologique, plus de la moitié
des muscles ayant un score < 3 (min 0 - max / normal 5).
D Lésion incomplète Présence d’une fonction motrice sous le niveau neurologique, Plus de la moitié
des muscles ayant un score ≥ 3.
E Normal.
- Soit flaccidité(hypotonie) en cas de destruction médullaire complète ou atteinte radiculaire isolée ou associée
(fonte musculaire, escarre).
Douleurs :
- Douleurs au - dessus de la lésion, d’origine musculaire, articulaire ou osseuse,
- Au niveau de la lésion avec atteinte des racines secondaires àla lésion vertébrale,
- Douleurs sous la lésion : sensations de broiement, décharges électriques ou de brûlures.
Troubles sensitifs :
- Sensibilitésuperficielle qui véhicule les sensations cutanées (hypo ou anesthésie).
- Sensibilitéprofonde qui renseigne sur la position exacte du corps ; les paraplégiques doivent regarder leurs pieds
pour savoir oùils se trouvent.
Troubles respiratoires :
- Résultent d'atteinte des muscles respiratoires
- Le diaphragme est touchéavec des lésions sur C3 àC5.
Le Choc spinal :
- Est consécutif au traumatisme médullaire et se traduit par un déficit total de la motricitéen dessous de la lésion,
donnant un état de flaccidité,la moelle épinière arrête de conduire les influx nerveux venant des centres supérieurs,
après une durée de 6 à12 semaines, la partie sous-jacente àla lésion se met àtravailler pour son propre compte.
Ainsi, on voit apparaitre :
- Une seconde période dite de spasticité: elle correspond au moment auquel la moelle retrouve son automatisme.
Complications :
- Décès dès les 1ères heures.
- Infections (respiratoires, urinaires).
- Calculs (vésicaux, rénaux).
- Thrombophlébite.
- Ostéomes (POA) au niveau des grosses articulations (épaules, coudes, hanches, genoux), sources de raideur et
ankylose.
- Ostéoporose sous lésionnelle à l’origine de fractures.
- Occlusion intestinale par défaut d’évacuation des selles (diminution du péristaltisme intestinal).
Prise en charge :
Objectifs :
- Ne pas méconnaî tre une lésion médullaire.
- Ne pas aggraver la lésion initiale :
* Immobilisation en respectant l’axe rachidien (ramassage en matelas coquille).
* Optimisation de l’oxygénation.
* Optimisation de la vascularisation médullaire.
- Ne pas méconnaî tre une lésion associée.
- Dogme : tout patient ayant subi un traumatisme à haute cinétique est un traumatisé médullaire (du rachis) jusqu’à
preuve du contraire.
PEC hospitalière :
Bilan :
- Radiographies standards : réalisées systématiquement : (face, profil, odontoï
de bouche ouverte).
- TDM avec reconstruction 3D : mais ne permet pas de voir lésions ligamentaire et médullaire
- IRM : examen de choix pour lésions disco ligamentaires,
- Recherche de lésions associées.
PEC chirurgicale :
- 2 objectifs : * décompression médullaire par la réduction de la fracture.
* fixation des lésions instables.
- En urgence < 6 - 8 h : meilleur pronostic de récupération.
Conclusion :
- Pathologie grave, pronostic vital et fonctionnel dépend du niveau lésionnel.
- Prise en charge pluridisciplinaire (chirurgien, réanimateur, rééducateur, kiné ergothérapeute, appareilleur…).
- Prévention par le respect du code de la route.
T1 Tétraplégie
T2 paraplégie