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RHUMATO

Le document traite des lombalgies et lombo-radiculalgies, définissant les types de lombalgies (aiguë, subaiguë, chronique) et les radiculalgies, ainsi que leur épidémiologie et les facteurs de risque associés. Il décrit également les formes cliniques, les examens cliniques et para-cliniques nécessaires pour établir un diagnostic, ainsi que les recommandations pour la prise en charge thérapeutique. Enfin, il souligne l'importance d'éliminer les lombalgies symptomatiques avant de conclure à une lombalgie non spécifique.

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RHUMATO

Le document traite des lombalgies et lombo-radiculalgies, définissant les types de lombalgies (aiguë, subaiguë, chronique) et les radiculalgies, ainsi que leur épidémiologie et les facteurs de risque associés. Il décrit également les formes cliniques, les examens cliniques et para-cliniques nécessaires pour établir un diagnostic, ainsi que les recommandations pour la prise en charge thérapeutique. Enfin, il souligne l'importance d'éliminer les lombalgies symptomatiques avant de conclure à une lombalgie non spécifique.

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Dr.

Sehimi Lombalgies et lombo radiculalgies 23 – 03 – 2021

Définition :
•Lombalgie : se définit comme une douleur de la région lombaire n’irradiant pas au - delàdu pli fessier.
•Lombalgie aiguë: lombalgie de durée brève moins de 4 semaines.
•Lombalgie subaiguë: lombalgie durant entre 4 et 12 semaines.
•Lombalgie chronique : lombalgie évoluant depuis plus de 3 mois.
•Lombalgie non spécifique (commune) et spécifique (symptomatique) : la lombalgie commune d'affection
dégénérative s’oppose àla lombalgie symptomatique d’affections métaboliques, inflammatoires, infectieuses ou
tumorales du rachis.

•Radiculalgies : douleurs situées dans le territoire innervépar une racine nerveuse.


•Cruralgies : douleurs irradiant dans le territoire du nerf crural notamment dans les dermatomes L3 ou L4.
•Sciatalgie : est un symptôme qui correspond aux douleurs irradiant dans le territoire du nerf sciatique notamment
dans les dermatomes L5 ou S1.
•Lombo radiculalgies : radiculalgies associées àdes lombalgies.

Épidémiologie :
- Motif de consultation extrêmement fréquent.
•Affectent une proportion importante de la population adulte. Seulement 2 personnes sur 10 passeront leurs vies
sans lombalgie.
•Problème de santépublique :
–le risque élevéde passage àla chronicité(8 % des lombalgiques passent àla chronicité),
–les conséquences socioéconomiques importantes en termes de frais médicaux et de source d'absentéisme et
d'incapacitéde travail (le cout des lombalgies chroniques représente 80 % de l’ensemble des lombalgies).
–Lalombalgiechroniqueestla3èmecausedehandicapchroniquedanslaclasse d’âge 45 - 60 ans.
• Elles sont dans la plupart des cas commune (95 %) mais il faut toujours penser àéliminer d’abord une lombalgie /
lombo-radiculalgie secondaires àune pathologie sous-jacente (lombalgie/lombo-radiculalgie symptomatique).
•Environ 20 % de la population àune hernie discale de volume variable, asymptomatique.
•La chirurgie n’est indiquée que chez 1 à2 % lorsque le traitement médical a échoué.
Facteurs de risque :
Lombalgies aiguës Lombalgies chroniques
- Manutentions manuelles. - Mauvaises conditions de travail.
- Chute. - Insatisfaction au travail.
- Exposition aux vibrations. - Travail dur, stress.
- Postures pénibles sous contrainte. - Contraintes psychosociales.
- Travail physique dur. - Pas d’esprit de prévention dans l’entreprise.
- Traumatisme. - Durée de l’arrêt (trop long).
- Antécédents de lombalgie. - Gravité de l’atteinte.
- Corpulence (obésitéou maigreur). - Douleur jugée importante.
- Anomalies anatomiques graves. - Mauvaise prise en charge.
- Grossesse. - Gêne fonctionnelle, inactivité,tabac.
Formes cliniques et étiologiques :
 Lombalgies :
Extra rachidiennes :
* Origine vasculaire : fissure d’un anévrysme de l’aorte abdominale, dissection aortique.
* Origine digestive : ulcère digestif, pathologie pancréatique, adénopathies profondes para rachidiennes.
* Origine rénale et rétro péritonéale : pyélonéphrite, colique néphrétique, tumeur rénale, fibrose rétro péritonéale.
Rachidiennes :
 Lombalgies communes (non spécifiques) :
* Lombalgie discale dégénérative (discarthrose).
* Lombalgie par arthrose postérieure.
* Lombalgie par arthrose inter épineuse (syndrome de BAASTRUP).
* Spondylolisthésis dégénératifs.
 Lombalgies symptomatiques (spécifiques) :
* Origine infectieuse : - spondylodiscite infectieuse.
- spondylite ou épidurite.
* Origine inflammatoire : spondyl arthropathies.
* Origine métabolique : - tassement vertébral ostéoporotique.
- ostéomalacie.
* Origine tumorale : - bénigne.
- neurinome, épondymome intra rachidiens.
- ostéome ostéoï de et ostéoblastome.
- maligne.
- secondaire: métastases (sein - prostate - poumon - thyroï
de - rein - vessie).
- primitive: chondromes - chondrosarcome - plasmocytome solitaire - tumeur d’Ewing.
Fonctionnelles.

 Lombo radiculalgies :
Discales : hernies discales.
Non discales :
- Conflits «contenant – contenu »: * canal lombaire rétréci.
* lipomatose épidurale.
- Spondylolydsthesis par lyse isthmique.
- Kystes méningés.
- Arachno épidurites segmentaires primitives.
- Méningo radiculites.
- Tumeurs osseuses et tumeurs intra rachidiennes.
Examen clinique d’un lombalgique :
 Interrogatoire :
Âge, poids et taille (IMC), profession, activitéphysique.
Caractéristiques de la douleur :
- Siège, irradiation, intensité; utiliser l’EVA, facteurs déclenchants,
- Mode de survenue; brutal ou progressif,
- Mode d’évolution; aiguë ou chronique,
- Notion d’impulsivité à la toux, à la défécation ou à l’éternuement (orientation vers une origine discale),
- Horaire; mécanique ou inflammatoire.
Symptomatologie associée : - altération de l’état général,
- fièvre,
- claudication intermittentes.
Effets des traitements entamés : (antalgiques, AINS).
Antécédents personnels : ostéoporose, traitement par corticoïdes, infection, psoriasis, uvéite…
Antécédents familiaux : scolioses, spondylarthropathies …
Rechercher les facteurs de risque psychosociaux.

 Examen physique : patient dévêtu, pieds nus,


A. Station debout :
 Examen statique :
* Évaluer l’axe des membres inférieurs et rechercher une inégalité éventuelle de longueur.
* Évaluer le morphotype et la statique rachidienne :
=> Sur le plan frontal:
- Attitude antalgique directe ou croisée (rectitude, latéroflexion, torsion…).
- Déformation rachidienne; scoliose…
=> Sur le plan sagittal :
- Hyperlordose lombaire.
- Cyphose lombaire ou dorsale.
- Évaluer l’allure globale: relâchement de la sangle abdominale…
 Examen dynamique :
- Évaluer la mobilitérachidienne lombaire.
- Flexion :
* DDS (distance doigt-sol), intègre aussi la souplesse des ischio - jambiers.
* test de Schober, Schober modifié.
- Extension : Schober inversé.
- Inclinaisons latérales : DDG (distance doigt - genou).
- Rotations : mieux appréciées en position assise.
B. Décubitus ventral :
Inspection :
- Trophicitémusculaire.
- Tuméfaction, rougeur…
- Présence de lésion cutanée: tache caféau lait, touffe de poils.
Palpation :
- Recherche d’une contracture para vertébrale.
- Cellulomyalgie (palpé-roulé).
- Chaleur locale.
- Douleur àla palpation des épineuses.
- Signe de sonnette et points de Wallex d’une radiculalgie.
Percussion : douleur àla percussion des épineuses.
C. Tests particuliers :
=> Décubitus dorsal : - signe de Lasègue.
 Souffrance du nerf sciatique.
- signe de Lasègue controlatéral.
=> Décubitus ventral : signe de Leri (Lasègue inversé)  Souffrance du nerf crural.

D. Examen de la marche et des accroupissements : rechercher :


- Une boiterie.
- Une nécessité d’une aide technique; canne…
- Le verrouillage musculaire.
- Un steppage…
- Des troubles de l’équilibre.
E. Examen neurologique :
=> Motricité: rechercher un déficit moteur au niveau du tronc et des membres inférieurs.
»L3 : extension du genou. »L4 : flexion dorsale de la cheville.
»L5 : extension du gros orteil. »S1 : extension de la cheville.
=> Sensibilité:
* Subjective : paresthésies à type de fourmillements, décharges électriques, picotements….
* Objective :
- Superficielle : rechercher une hypo ou anesthésie aux 3 modes (tactile, thermique, nociceptive).
- Profonde : segmentaire et vibratoire.
Partie supéro externe de la fesse, région trochantérienne, face antérieure de la cuisse au tiers moyen, face
L3 interne de la cuisse au tiers inferieur et àla face interne du genou, pouvant descendre jusqu’à la jambe.
Partie moyenne de la fesse, face externe de la cuisse àsa partie moyenne, tiers inferieur de la face
L4 antérieure, face antérieure du genou, face antéro-interne de la jambe le long de la crête tibiale, face antéro
- interne du cou-de-pied, bord interne du pied, plus rarement jusqu’au gros orteil.
La douleur descend de la fesse vers la partie postéro externe de la cuisse, la partie postéro externe ou
L5 externe de la jambe, passe devant la malléole externe puis sur le dos du pied pour se terminer sur le gros
orteil et accessoirement sur le second.
La douleur descend de la fesse vers la face postérieure de la cuisse, la face postérieure du mollet, le tendon
S1 d'Achille, puis la région rétro malléolaire externe pour se continuer sous la plante du pied et surtout le long
du bord externe en direction des deux derniers orteils.
=> Réflexes :
* Ostéo tendineux : - L3 : rotuliens.
- S1 : achilléen.
* Cutanés : - plantaires.
- abdominaux.
=> Tonus musculaire : évaluer le tonus musculaire.
=> Examen vésico - sphinctérien :
- Rechercher une impériosité, incontinence urinaires… à l’interrogatoire.
- Recherche d’une hypo ou anesthésie en selle.
- Apprécier la tonicitédu sphincter anal.
F. Bilan général :
- Examen des articulations sous-jacentes: coxo - fémorale et sacro-iliaque.
- Examen des organes de voisinage: abdomen et pelvis.
- Reste des examens appareil par appareil (respiratoire, cardio-vasculaire, cutané, ganglionnaire…) en fonction des
antécédents du patient.
- Évaluer le profil psycho - socio - professionnel.
G. Bilan fonctionnel : évaluer l’incapacité fonctionnelle de la vie quotidienne et professionnelle.

Examens para cliniques :


Radiographie : recommandée uniquement dans les cas suivants :
- En cas de suspicion de lombalgie secondaire (Redflags) ;
- Plus de 7 semaines d’évolution ;
- Avant un geste infiltratif ou avant une chirurgie ;
- En cas de signes de graviténeurologiques.
=> Initialement, radiographie standard :
- Rachis lombaire face + profil debout.
- Bassin face debout.
- Ou incidence de De Sèze + rachis lombaire de profil.
=> En 2ème temps, discuter ;
- Un scanner.
- Une scintigraphie osseuse.
- Ou une IRM, en présence d’arguments en faveur d’une lombalgie symptomatique.
Examens biologiques :
- Rechercher un syndrome inflammatoire: VS, CRP, FNS.
- Autres examens spécifiques en fonction de l’étiologie : sérologie Wright, HLA B 27…
Autres : mesure de densitéminérale osseuse (DMO).
Toujours éliminer une lombalgie symptomatique avant de conclure àune lombalgie non spécifique (commune).
Les «Redflags», ou drapeaux rouges, évocateurs d’une lombalgie symptomatique :
- Âge < 20 ans ou > 55 ans;
- Antécédent de traumatisme violent récent;
- Douleur d’horaire non mécanique, progressive;
- Douleur thoracique;
- Antécédent de tumeur maligne;
- Prise de corticoïdes au long cours;
- Prise de drogue, immunosuppression, VIH;
- Perte de poids inexpliqué;
- Fièvre;
- Signes neurologiques étendus (par exemple, syndrome de la queue de cheval);
- Déformation structurale;
- Douleurs constantes.

Prise en charge :
 Conduite pratique devant une lombalgie aiguë(Lumbago) :
Prise en charge diagnostique :
- Éliminer une lombalgie symptomatique : «red flags »
- Examens complémentaires : aucune corrélation anatomo - clinique.
Pas de radio pour un lumbago !
PEC thérapeutique :
Objectifs : - diminuer l’algie de la lombalgie.
- éviter le passage àla chronicité.
Traitement médicamenteux :
- Recommandations européennes : paracétamol + AINS + décontracturant.
- Antalgiques de palier 2.
Repos :
- Ne doit jamais être conseilléou prescrit.
- Envisager un arrêtde travail si et seulement si les contraintes au travail sont supérieures àcelles des activités
quotidiennes.
- Maintien des activités possibles en fonction des douleurs.
Information du patient :
- Claire, compréhensible.
- La plus rassurante possible sur l’évolution bénigne de la lombalgie.

 Prise en charge des lombalgies et lombo radiculalgies non spécifiques :


 Objectifs :
- Indolence,
- Mobilitéarticulaire,
- Prévenir le passage àla chronicité.
- Maintien de l’insertion socioprofessionnelle du patient.
 Moyens :
- Education thérapeutique du patient,
- Traitement médical,
- Traitement rééducatif,
- Traitement chirurgical.
Éducation thérapeutique :
- Informer le patient sur sa pathologie.
- Conseils d’hygiène de vie :
* régime alimentaire amaigrissant si IMC > 26.
* conseils donnés au patient concernant l'économie du rachis et la manutention :
1. choisir des positions qui entraî nent peu de douleur et changer souvent de position.
2. éviter toute flexion antérieure du tronc, principalement si celle-ci est accompagnée d'une rotation.
3. préférer la flexion des genoux et des hanches.
4. éviter le port de lourdes charges et toujours porter le plus près possible du corps.
5. éviter les longs trajets en voiture.
6. Expliquer comment se coucher et se relever du lit.
- Insister sur l’intérêt de l’auto - rééducation.

Traitement médical :
- Antalgiques.
- AINS.
- Décontracturants musculaires.
- Corticothérapie:
=> voie générale.
=> voie locale :
 Les injections locales : mésothérapie, ou intradermo thérapie (associe les médications antalgique et
décontracturante dans les zones douloureuses).
 Infiltration de corticoï
de : (dans les articulaires postérieures douloureuses après échec des traitements
précédents).
- Certains anti - épileptiques d’action antalgique en cas de radiculalgie chronique.

Traitement rééducatif :
=> Indolence :
* Repos : les recommandations actuelles limitent au maximum le repos couché.
* Contention lombaire : Lombostats.
- Immobilisation relative.
- Education lombaire (rappel de posture).
- Renforcement de l'effet caisson abdominal.
* Physiothérapie :
- Enveloppements chauds (paraffine, boues…).
- Infrarouges; Ionisation; US.....etc.
* Massages : sédatifs et décontracturants.
=> Préserver l’avenir fonctionnel du rachis & prévenir la récidive et le passage àla chronicité:
 Travail de l’équilibre lombo - pelvien :
- Assouplissements et étirements : M. pelvi - fémoro - jambiers (Psoas, IJ, DA, TFL) et
- Renforcement musculaire statique, iso cinétique de la sangle abdomino - lombaire (abdo, spinaux, psoas) et des
muscles cuisse (Qc, IJ).
 Verrouillage lombaire actif en position neutre : (Troisier).
- Apprendre la contraction synergique des muscles ant et post pour immobiliser segment lombaire dans un véritable
corset musculaire.
 Reprogrammation sensitivomotrice (travail proprioceptif) : utilisant plans instables; pour développer réflexe
postural.
 Traction vertébrale lombaire en cas de lombo - radiculalgies.
 Réentrainement à l’effort : en cas de lombalgie chronique.

Traitement chirurgical :
 Lombalgie :
- Rarement indiqué=> dans l’ensemble, les résultats de la chirurgie de la lombalgie sont médiocres en dehors de
quelques rares indications tel le spondylolisthésis par lyse isthmique.
 Hernie discale lombaire :
- L'indication chirurgicale peut, dans quelques cas, se poser en urgence, devant l'apparition d'un déficit
neurologique patent ou d'un syndrome de la queue de cheval ou une hyperalgie de plus de 2 mois.

 Prise en charge des lombalgies et lombo radiculalgies spécifiques :


- La prise en charge et plus lourde et multidisciplinaire et le traitement est celui de l’étiologie.
Orientation correcte du patient.
Les séquelles orthopédiques
de la poliomyélite antérieure aigue

Dr SEHIMI
Maître assistante en MPR
Objectifs

◼ Poser ou suspecter le diagnostic d’une PAA.


◼ Reconnaitre le syndrome post-polio.
◼ Repérer les troubles orthopédiques de la
PAA.
◼ Reconnaitre les moyens de prévention et de
traitement des troubles orthopédique de la
PAA.
Plan de la question
◼ I/ Définition de la poliomyélite antérieure
aigue
◼ II/ Intérêt de la question
◼ III/ Clinique:
 III. A/ La poliomyélite antérieure aigue
 III. B/ Principales déformations
orthopédiques de la poliomyélite antérieure
aigue
◼ IV/ Paraclinique
◼ V/ Prise en charge
Définition
de la poliomyélite antérieure aigue
◼ La poliomyélite est une maladie infectieuse et
contagieuse, causée par une infection due au
poliovirus, un entérovirus de la famille des
picornaviridés, qui attaque le système nerveux et plus
particulièrement les motoneurones des cornes
antérieures de la moelle épinière.

◼ Une affection motrice pure, anarchique, de type


périphérique, d’installation brutale, réalisant des
paralysies flasques asymétriques, d'étendue et de
gravité variables.
Intérêt de la question
◼ La poliomyélite antérieure aiguë est une affection
pratiquement éradiquée en Algérie depuis l'instauration de la
vaccination obligatoire.

◼ Les séquelles sont dominées par les séquelles


orthopédiques qui intéressent les membres inférieurs dans
80% des cas, c’est une maladie orthopédique par
excellence.

◼ Trois grands moyens thérapeutiques : Kinésithérapie,


chirurgie orthopédique, appareillage se conjuguent de
façon complémentaire pour une meilleure autonomie
fonctionnelle.
Clinique
La poliomyélite antérieure aigue
2 formes cliniques :
◼ forme respiratoire qui pose un problème de PC vital.

◼ forme paralytique commune en dehors de toute


atteinte respiratoire:
Survient à tout âge mais surtout l’enfant et l’adulte jeune,
évolue en 3 phases :
◼ DEBUT :

Période d’incubation 3 jours à 3 Semaines, marquée par :


Episode infectieux pseudo-grippal (fièvre, céphalée,
inflammation pharyngée), troubles gastro-intestinaux,
myalgies ;
Clinique
La poliomyélite antérieure aigue

◼ Phase aigue:
Actuellement d'observation exceptionnelle,
apparition en 48 heures de paralysies de topographie
extrêmement variable d'un malade à un autre.
Ces paralysies vont de l'atteinte isolée d'un muscle à
des formes dramatiques de tétraplégie avec atteinte du
tronc et de la musculature respiratoire pouvant mettre
en jeu le pronostic vital.
Elles ont en général une topographie asymétrique,
anarchique, imprévisible, ce qui est très spécifique de
la maladie, sans troubles sensitifs objectifs.
Clinique
La poliomyélite antérieure aigue

◼ Phase de récupération et de stabilisation:


Après 10 jours de l'épisode aigu et peut aller
jusqu’à 2 ans:
 pour certains muscles la récupération est totale ou
partielle.
 pour d’autres la paralysie s’installe définitivement.
 au cours de cette période apparaissent les
troubles orthopédiques dus au déséquilibre
musculaire et aux rétractions capsulo-
ligamentaires.
Clinique
La poliomyélite antérieure aigue
◼ Le syndrome post-poliomyélite
est reconnu comme une pathologie
consécutive à la poliomyélite paralytique dont
les symptômes surviennent plusieurs années
après.
Ces symptômes comprennent l'apparition
d'une nouvelle faiblesse musculaire, une
fatigue généralisée, une diminution de la
résistance musculaire, de la douleur
musculaire et articulaire, ainsi qu'une
intolérance au froid.
Clinique
Principales déformations orthopédiques de la
poliomyélite antérieure aigue

◼ Déséquilibre musculaire déformation


articulaire réductible déformation irréductible
(rétraction) voire luxation articulaire

◼ Au niveau de la hanche :
 1/Flexum-Adductum-Rotatum Externe par atteinte
préférentielle des Abducteurs-extenseurs-Rotateurs Internes
 2/Hanche luxée :
Clinique
Principales déformations orthopédiques de la
poliomyélite antérieure aigue

◼ Au niveau du genou :
 1/Flexum : du à une paralysie quadriceps, attitude
antalgique.
 2/Recurvatum : paralysie des ischiojambiers.
 3/Genu-valgum : prédominance du biceps crural +
rétraction du tenseur du facia lata.
 4-Genu-varum : prédominance du demi-tendineux+
demi-membraneux.
 5/Genou ballant : instable : mouvement de latéralité,
tiroirs, rotation.
Clinique
Principales déformations orthopédiques de la
poliomyélite antérieure aigue

◼ Au niveau du pied :
 Le déficit paralytique va compromettre la statique du
pied avec retentissement fonctionnel sur la hanche,
genou et le rachis.
 1/Pied varus équin : atteinte des releveurs du pied
(JA- ECO- EPGO-péroniers).
 2/Pied valgus et plat valgus : atteinte du JA+JP.
 3/Pied talus : atteinte du TS.
 4/Pied ballant : tous les muscles du pied sont
paralysés.
Clinique
Principales déformations orthopédiques de la
poliomyélite antérieure aigue

◼ Au niveau du rachis :
 Scoliose, hyperlordose ou cyphose, soit d’origine :
-haute : déséquilibre des muscle du tronc.
-basse : bassin oblique+ paralysie du MI.
◼ Aux Membres supérieurs :
 Au niveau de l’épaule :
Adductum, Epaule tombante, Sub-luxation, Décollement de
l’omoplate, Epaule ballante.
 Au niveau du coude :
Raideur mixte, Déformation en supination, Déformation en
pronation.
 Poignet et main :
L’atteinte de la main est invalidante, mais rarement totale.
Paraclinique
en fonction de l’examen clinique.
◼ RX du bassin face : rechercher : ostéoporose,
luxation de la hanche droite ou gauche, coxa
vara ou valga, bassin oblique.
◼ RX du rachis : recherche d’une scoliose avec
compensation s’il existe une inégalité de
longueur.
◼ RX du genou, pied, cheville.
Prise en charge
1/Correction des troubles orthopédiques :
◼ Si les troubles réductibles :

La correction fait appel à la prévention des rétractions par


un travail d’entretien articulaire et musculaire par :
 -Bon positionnement au lit,
 -Mobilisations passives douces pluriquotidiennes et infra
douloureuses,
 -Postures avec sanglage,
 -Etirements musculaires,
 -Confection d'attelles plâtrées réalisée après correction.
◼ Si les troubles irréductibles :
Tenter la rééducation par les postures manuelles, instrumentales,
élongations, étirements manuels... si échec recours à la chirurgie.
Prise en charge
2/Inégalité de longueur du MI :
◼ Inégalité <3 cm : compensés par semelle de
compensation.
◼ Inégalité >3 cm : chaussure orthopédique.

-si échec : Chirurgie


 -avant la soudure épiphysaire : épiphysiodèse par agrafe de
Blount à cheval sur le cartilage épiphysaire du fémur et du tibia
dans le but de freinage de la croissance.
 -après soudure : allongement osseux progressif de WADNER
(1mm/j) avec surveillance vasculaire et trophique (vers 13-14
ans).
Prise en charge
3/-Renforcement et tonification musculaire :
◼ Il se fait en statique puis en dynamique.

◼ Travail des muscles déficitaires en respectant


la fatigue, en évitant l’aggravation des troubles
orthopédiques et en insistant sur les muscles
clés de la marche, les muscles du tronc et du
MS pour le béquillage.
◼ Renforcement des muscles respiratoires et
travail respiratoire.
Prise en charge
4/-Apprentissage de la marche et appareillage :
◼ Apprentissage de la position debout face à l’espalier et
de la marche entre barres parallèles, face au miroir,
puis tentative de marche en dehors des barres avec
aides techniques puis sans aides techniques.
◼ Un appareillage peut être prescrit, en fonction de
l’atteinte :
 -si QS < 3 : Grand Appareil de Marche (GAM) + une canne
canadienne
 -si QS >4 : Petit Appareil de Marche (PAM) +une canne
canadienne.
5/Réentrainement à l’effort.
6/PEC psychologique et réinsertion sociale et scolaire.
Objectifs

◼ Poser ou suspecter le diagnostic d’une PAA.


◼ Reconnaitre le syndrome post-polio.
◼ Repérer les troubles orthopédiques de la
PAA.
◼ Reconnaitre les moyens de prévention et de
traitement des troubles orthopédique de la
PAA.
Bon courage pour l’examen
Enseignement Gradué. Université DJILLALI LIABES

Module : OTR. SIDI -BEL-ABBES

5ème année médecine FACULTE DE MEDECINE

-Amputation et appareillage du membre


inferieur -
Dr-Talbi.A

I. Généralités :
• L’amputation du membre inférieur constitue un handicap qui va affecter à plusieurs
niveaux et de façon intriquée les capacités fonctionnelles et physiques de l’individu, sa
vie socioprofessionnelle et sa psychologie.
• Ces différentes répercussions dépendent autant de l’appareillage que d’une bonne prise
en charge médicale, physique et psychologique. Cette prise en charge fait intervenir
l’amputé lui-même ainsi qu’une équipe multidisciplinaire associant chirurgien, médecin
physique, prothésiste et psychologue dans certains cas.
• La rééducation joue un rôle crucial dans la gestion de la période qui suit l’appareillage
des personnes amputées des membres inférieurs.

II. Définition :
• C’est une intervention chirurgicale qui consiste en l’ablation d’un membre ou une partie
d’un membre en laissant en place un moignon.
• Moignon : la partie restante d’un segment de membre après une amputation comprise
entre le niveau d’amputation et l’articulation sous jacente. Il a une importance
considérable, puisque il permet l’attache, l’appui et la mobilisation de la prothèse.
• L’amputation est réalisée soit :
➢ a chaud : c'est-à-dire en urgence, en milieu septique le plus souvent en cas de
traumatisme et a pour but de sauvegarder le pronostic vital du patient .Ces
amputations nécessitent le plus souvent une reprise tardive (osteomyoplastie) au
moment de l’appareillage.
➢ A froid : acte de réparation tenant compte du choix du niveau de l’amputation et
de la technique chirurgicale pour obtenir un moignon de bonne qualité en vue
d’un appareillage adapte : comme dans le cas des AOMI.
III. Epidémiologie :
• Véritable problème de santé publique avec des répercussions psychiques et financières
importantes.
• Diminution de l’incidence des amputations dans la population diabétique ces dernières
années grace à l’amélioration de la PEC des patients notamment le contrôle des FDR
cardio-vasculaires qui demeure un objectif majeur de la PEC des ces patient.

IV. Etiologies :
1. Causes artéritiques :
✓ plus fréquente 70%
✓ sujet âgé (maladie athéromateuse et diabète)
✓ sujet jeune (maladie de Buerger)
2. Causes traumatiques:
✓ AVP et Accident de travail
✓ sujet jeune actif
3. Causes tumorales:
✓ tumeur maligne (os et parties molles) ex : ostéosarcome
4. Autres :
✓ malformation congénitale « agénésie »
✓ causes infectieuses.

V. Niveaux d’amputation :
1. Facteurs déterminants :
✓ Age : Chez l’enfant la zone diaphyso-épiphysaire doit être conservée pour
permettre une bonne croissance
✓ Etendue et l’importance des lésions
✓ Etiologie + Etat générale;
✓ Des circonstances d’amputation
2. Techniques d’amputation :
✓ A chaud
✓ A froid (Osteomyoplastie) : cette technique comprend 4 temps :
Temps osseux - la résection osseuse doit être au dessus de la résection musculaire.
- Obstruction du canal médullaire par suture périoste
- Solidarisation entre le tibia et le péroné par un pont osseux
- Section du péroné a 2 cm au dessus du tibia
- Abrasion de l’angle de Faraboeuf

Temps musculaire - Suture des muscles agonistes et antagonistes pour obtenir un moignon
étoffé
Temps vasculo nerveux - Section haute du nerf pour éviter la formation de névrome séquéllaire.
- Les vaisseaux sont ligaturés séparément le plus bas possible
Temps cutanée - Cicatrice terminale frontale paramédiane postérieure « en gueule de
requin »
3. Les niveaux d’amputation :

NB :
❖ Amputation de Gritti : amputation fémorale basse section sus condylienne
❖ Amputation de Syme : désarticulation tibio-tarsienne section malléolaire
❖ Amputation de Chopart : désarticulation de la medio-tarsienne
❖ Amputation de Lisfranc : amputation trans-métatarsienne
VI. Différents types de moignon d’amputation :
a) Moignon idéal (bon moignon) :
C’est le moignon obtenu après une osteomyoplastie et permet un appareillage
dans les meilleures conditions : type contact. Il doit remplir certains critères :
✓ Longueur suffisante : ni trop court, ni trop long
✓ Niveau d’amputation : jonction du 1/ 3 moyen et du 1/3 supérieur du membre
✓ Moignon indolore, coloration de la peau normale, non oedematié, tonique, bien
étoffe avec une bonne force musculaire
✓ Forme cylindro-conique avec cicatrice chirurgicale frontale et légèrement
postérieure, le bout du moignon étant libre
✓ Sans saillie osseuse sous la peau
✓ L’articulation sus-jacente est libre
b) Moignon pathologique : on distingue deux catégories :
b.1 Moignon défectueux :
✓ Moignon trop court
✓ Défaut de la cicatrice antérieure (désunie, vicieuse)
✓ Attitude vicieuse du moignon : flessum-abductum de la hanche, genou en
flessum
✓ Oedematié, douloureux, peau fine fragile, maigre, bulbeux, exostose et
névrome
b.2 Moignon douloureux : il peut l’être pour plusieurs raisons :
✓ Présence d’un névrome douloureux souvent a l’extrémité de l’amputation
responsable de décharges électriques surtout en phase d’appui
✓ Causalgies
✓ Douleurs du membre fantôme :le membre fantôme existe chez tous les amputes
il devient pathologique s’il est douloureux

VII. Bilan clinique :


1) Interrogatoire :
✓ État civil : âge, sexe, profession, assurance et mode d’habitat.
✓ Antécédents médicochirurgicaux : HTA, diabète, dyslipidémie, obésité…
✓ La cause de l’amputation: date, circonstances d’accident par exemple et lésions
associées.
✓ TRT reçu et protocole opératoire.
✓ Apprécier le retentissement sur le psychisme.
2) Examen clinique :
2.1 Examen du moignon :
✓ Inspection : Niveau d’amputation, morphologie du moignon :forme , volume,
siège de la cicatrice ,l’état trophique: coloration de la peau et l’attitude
spontanée .
✓ La palpation : Chaleur, infiltration d’œdème, Cicatrice : lisse ou dure, adhérente
ou non, rechercher une protrusion osseuse, apprécier la consistance : moignon
flasque ou étoffé, testing musculaire, sensation de membre fantôme
✓ La percussion : réveille ou non la douleur (existence ou non de névrome).
✓ Mensuration : apprécier sa longueur (de l’épine iliaque antero-supérieure ou
grand trochanter à son extrémité s’il s’agit d’une amputation transfémorale, de
l’interligne articulaire du genou à l’extrémité pour l’amputation de jambe )et sa
circonférence.

2.2 Bilan de l’ampute :


✓ Bilan articulaire : désarticulation sus jacentes à l’amputation : par la mesure des
amplitudes articulaires et la recherche des attitudes vicieuses.
✓ Bilan musculaire :
- Des muscles du moignon : la globulisation est-elle possible ?
✓ (La globulisation est la contraction volontaire et simultanée de tous les muscles
du moignon)
- Des muscles de la hanche et du genou.
✓ Bilan fonctionnel : Il nous permet : L’appréciation du degré d’indépendance du
patient ; peut-il se mettre debout seul, se tenir debout sur le membre restant
(appui monopodal) ? Peut-il assurer seul ses transferts lits-fauteuil ? Peut-il
marcher avec aide technique?
✓ Bilan CV et respiratoire: Recherche des pouls périphériques; Terrain variqueux;
Auscultation cardiaque et respiratoire
✓ Bilan psychologique: État du psychisme

2.3 Bilan paraclinique :


✓ Radiographie du moignon (F+P) : apprécier l’état de l’os (osteoporose, exostose,
canal médullaire obstrue ou non) mais également du bassin ( équilibre des ailes
iliaques ) et aussi du rachis
✓ Biologie : FNS, glycémie, VS
✓ Doppler et artériographie chez l’artéritique voire un EMG (signes d’appel d’une
neuropathie diabétique)

VIII. Prise en charge en médecine physique et réadaptation :


1. Phase précoce en post opératoire (0-21j): son but principal est de préparer
l’ampute à l’appareillage. Cela doit passer par :
✓ Nursing cutané et articulaire rigoureux
✓ Bon positionnement du malade et du moignon au lit, drainage de l’œdème
et bondage compressif
✓ Traitement des éventuelles douleurs et prévenir les complications
thromboemboliques
✓ Verticalisation progressive et remise en charge en appui monopodal
✓ Renforcement des muscles du membre superieur du béquillage
2. Phase secondaire : c’est la phase de l’appareillage
2.1 appareillage provisoire :
✓ Avec lequel l’ampute s’entraine. Cette prothèse est constituée d’une
emboiture plâtrée avec un pilon parfois en bois et un pied de « Sach ».
✓ Le but étant de modeler le moignon, d’eduquer le patient et le familiariser a
la prothèse, le retour a la marche en appui bipodal et de continuer le
réentrainement a l’effort. L’apprentissage de l’hygiène de la prothèse et du
moignon (bandage en dehors du port de la prothèse semi définitive, soins du
moignon)
✓ Des la stabilisation du moignon obtenue (après trois mensurations
successives a deux semaines d’intervalle) l’appareillage définitif est lancé.
2.2 appareillage définitif ou semi définitif :
✓ Comporte une emboiture en thermoformable, une pièce intermédiaire
métallique, un genou prothétique en cas d’amputation de cuisse et un
pied prothétique
✓ Durant cette phase le patient poursuivra le travail déjà entrepris :
❖ Apprentissage du chaussage – déchaussage de la prothèse
❖ Travail de l’équilibre postural debout face au miroir
❖ Apprentissage de la marche avec prothèse
❖ Rééducation respiratoire
❖ Développer les différents types de marche (avant, arrière, laterale,
terrain plat, terrain accidente, exercice de chute)
❖ Prise en charge psychologique

IX. Types de prothèse :


1. Prothèse type contact : destinée au moignon de bonne qualité
2. Prothèse dite classique : réservée au moignon de mauvaise qualité
3. Prothèse semi définitive et définitive : différent par le fait que la définitive est
améliorée par un revêtement esthétique pour une plus grande discrétion dans la
vie.
Enseignement Gradué. Université DJILLALI LIABES

Module : OTR. SIDI-BEL-ABBES

5ème année médecine FACULTE DE MEDECINE

-les Arthroses -
Dr-Talbi.A

I. Généralités :
• L'arthrose est une maladie ostéoarticulaire très fréquente touchant environ 50 % de la
population.
• Elle affecte principalement le rachis, les genoux, les hanches et les mains.
• L'arthrose affecte en premier lieu le cartilage articulaire, mais aussi la membrane
synoviale et l'os sous-chondral.
• Lorsque l'arthrose devient symptomatique, elle entraîne des douleurs et une gêne
fonctionnelle.
• Sa forte prévalence et son retentissement sont à l'origine d'un coût médico-économique
considérable.
• Du fait de la sédentarité qu'elle occasionne, une surmortalité cardiovasculaire est
observée chez les patients gonarthrosiques.

II. Définition :

• Il s’agit d’une affection dégénérative du cartilage caractérisée par :


➢ une usure du cartilage (pincement de l’interligne articulaire)
➢ une osteophytose marginale
➢ un remaniement de l’os sous-chondral (géodes)
➢ inflammation minime de la membrane synoviale

III. physiopathologie :

• L'arthrose est une maladie de l'ensemble de l'articulation synoviale


• Une articulation synoviale est composée principalement de quatre tissus :
➢ le cartilage articulaire, qui est un tissu particulier puisqu'il n'est ni vascularisé, ni
innervé et qu'il comprend un seul type de cellules : les chondrocytes. Sa matrice est
composée à plus de 80 % d'eau et d'un réseau de collagène et de protéoglycanes,
fortement hydrophiles, à l'origine des propriétés biomécaniques du cartilage
articulaire dont le rôle principal est d'absorber les contraintes mécaniques entre deux
surfaces osseuses
➢ l'os sous-chondral, qui est la plaque d'os intra-articulaire sur lequel repose le
cartilage.
➢ la membrane synoviale, tissu conjonctif lâche qui sécrète le liquide synovial,
lubrifiant de l'articulation, normalement présent en très faible quantité
➢ la capsule qui entoure l'ensemble de l'articulation
• Au cours de l'arthrose, sous l'effet de différents stress (mécanique, inflammatoire,
métabolique), l'ensemble de ces tissus va subir des modifications avec notamment :
➢ la dégradation du cartilage par des enzymes protéolytiques capables de détruire les
fibres de collagènes et de protéoglycanes
➢ une inflammation de la membrane synoviale avec le recrutement de cellules
immunitaires
➢ un remodelage de l'os sous-chondral conduisant aux géodes, sclérose sous-
chondrales et au développement d'excroissances osseuses appelées ostéophytes

IV. Facteurs de risque :


• On distingue l’arthrose primitive dont les principaux facteurs de risque sont :
➢ âge : l'incidence de l'arthrose augmente fortement après 60 ans
➢ surpoids et surtout obésité : l'excès pondéral favorise l'arthrose des articulations
portantes (genou, rachis). Désormais on considère que le syndrome métabolique est,
au-delà de la seule obésité, un facteur de risque d'arthrose
➢ hérédité
➢ sexe féminin : la prévalence de l'arthrose est plus importante chez les femmes que
chez les hommes, surtout après la ménopause
➢ excès de contraintes mécaniques : port de charges lourdes, microtraumatismes
répétés, troubles de l'architecture des membres, congénitaux ou acquis augmentant
les contraintes (genu-varum ou genu valgum pour la gonarthrose, dysplasie pour la
hanche), antécédent de lésions et/ou de chirurgie méniscoligamentaires (ligaments
croisés et ménisques du genou) ou de fractures articulaires.
Ainsi, on considère schématiquement qu'il existe trois grands phénotypes d'arthrose
primitive qui regroupent la majorité des patients et qui peuvent se combiner chez un même
patient :
✓ arthrose liée au vieillissement ;
✓ arthrose métabolique (associée à l'obésité ou au syndrome métabolique) ;
✓ arthrose post-traumatique.
• Par ailleurs, à côté de l'arthrose primitive, on distingue les arthroses dites
secondaires qui surviennent sur des arthropathies destructrices préexistantes
(principalement arthrites microcristallines, arthrites septiques, rhumatismes
inflammatoires destructeurs tels que la polyarthrite rhumatoïde ou la spondyloarthrite)

V. Coxarthrose :

1. Définition :
• La coxarthrose est l'arthrose de l'articulation coxo-fémorale

2. Diagnostic : Le diagnostic est radioclinique


a) Clinique :
A l’interrogatoire :
➢ Terrain : âge > 40 ans, facteurs de risque (obésité, traumatisme articulaire…)
➢ Douleur du pli de l'aine, pouvant irradier sur la face antérieure ou antéromédiale de
cuisse mimant une cruralgie. Les douleurs peuvent être postérieures dans la fesse ou
totalement « projetée » en regard du genou, ce qui peut être trompeur .
➢ D'horaire mécanique : augmentée à l'effort, calmée par le repos et ne réveillant pas le
malade la nuit (sauf aux changements de position), possibilité de dérouillage
matinal possible mais < 15 minutes.
➢ Raideur de hanche.
➢ Retentissement fonctionnel : il faut évaluer la diminution des capacités fonctionnelles en
lien avec l'atteinte de la coxo-fémorale. À l'interrogatoire, on recherchera une limitation
du périmètre de marche, des difficultés à mettre des chaussettes, à s'accroupir, à sortir
de voiture.
A l’examen clinique : Il doit être bilatéral et comparatif, se faire debout, à la
marche puis en position couchée
➢ Debout :
✓ Attitude vicieuse en rotation latérale
✓ Flessum de la hanche ➔ Impossibilité d’extension complète de la hanche
✓ Rotation externe de la hanche➔ Limitation de la rotation interne
➢ Marche :
✓ Boiterie d’esquive liée à la douleur
✓ Boiterie de Trendelenburg : insuffisance du moyen glutéal avec bascule de
l’épaule homolatérale
✓ Boiterie par déficit d’extension de la hanche
➢ Position couchée :
✓ Douleur et/ou limitation douloureuse à la mobilisation
✓ Déficit ou amyotrophie des muscles de la loge antérieure (psoas/quadriceps)
✓ Clinostatisme : Recherche par le test du « salut coxal »
✓ Difficulté à décoller le talon du plan du lit en décubitus dorsal

b) Imagerie :
• Radio du bassin debout de face
• Radio des hanches en « Faux profil de Lequesne » : Obligatoire
• Radio des membres inférieurs en rotation interne de 20°
 Coxométrie normale
- Angle « VCE » : couverture externe du cotyle > 25°
- Angle « HTE » : obliquité du toit du cotyle < 10°
- Angle céphalo-cervico-diaphysaire < 135°
- Angle « VCA » : couverture antérieure de la tête > 25° (Faux profil de Lequesne)
✓ Hanche de face. B. Faux profil de Lequesne

• Fait important, il peut exister une dissociation anatomoclinique : l'importance de


l'atteinte radiologique n'est pas toujours corrélée à la douleur et/ou au retentissement
fonctionnel.
• Il existe quatre signes cardinaux de l’arthrose, qui ne sont pas forcément tous présents :

 le pincement localisé de l'interligne articulaire apprécié de façon comparative. Sur la


face, il est le plus souvent supérolatéral, plus rarement supérieur global ou
supéromédial. L'interligne sur le cliché de face peut être normal dans les formes
débutantes, d'où l'intérêt du cliché de profil
 l'ostéophytose marginale : avant-toit, péricéphalique, périfovéale, céphalique
postéro-inférieure, « en hamac » sous le col fémoral ; c'est un signe spécifique de
l'arthrose
 l'ostéosclérose condensante de l'os sous-chondral dans les zones d'hyperpression, le
pôle supérieur de la tête et/ou le toit du cotyle
 des géodes sous forme de lacunes cerclées en regard du pincement maximal de
l'interligne articulaire (zone d'hyperpression).

3. Diagnostic différentiel :
▪ Une cruralgie (mais douleurs neurogènes, diminution ou abolition d'un réflexe rotulien,
hypoesthésie de la face antérieure de cuisse).
▪ Une ostéonécrose aseptique de la tête fémorale (rechercher des facteurs de risque tels
que l'alcool ou la corticothérapie).
▪ Une tendinopathie du moyen fessier (douleur latérale, en regard du grand trochanter).
▪ Une fissure ostéoporotique du bassin (sacrum ou branche).
▪ Un syndrome douloureux régional complexe de hanche (surtout au troisième trimestre
de grossesse).
4. Traitement :
4.1 Traitement médical :
• Le traitement médical est pluridisciplinaire.
• Il combine systématiquement traitement pharmacologique et traitement non
pharmacologique et vise à contrôler la douleur et limiter le retentissement fonctionnel.
• Le traitement médical prendra en compte le nombre d'articulations arthrosiques
symptomatiques — s'agit-il d'une coxarthrose isolée incitant aux traitements locaux ? ou
s'agit-il d'une coxarthrose dans le cadre d'une polyarthrose ? — ainsi que la présence de
comorbidités qui peuvent limiter certaines prescriptions médicamenteuses (par exemple,
AINS per os)

L'efficacité du traitement pourra être évaluée sur :


• périmètre de marche
• douleur à la marche, mesurée par exemple sur une EVA
• indices algofonctionnels (Lequesne,)
• indices de qualité de vie.
4.2 Traitement chirurgical :
1) Traitement chirurgical conservateur
 Indication : arthrose peu évoluée, sans altération majeure de l’interligne
2) Chirurgie de prothèse totale de hanche :
 Seul le retentissement clinique justifie l’intervention !
 Durée de vie d’une prothèse : 15 ans
 Complications :
x Infection (descellement précoce dans l’année suivant la pose)
x Usure de cotyle
x Descellement mécanique (usure du polyéthylène) : réveil douloureux
x Fissure ostéo-prothétique
x Ossification péri-prothétique

VI. Gonarthrose :
1. Définition :
La gonarthrose est l'arthrose d'un des différents compartiments du genou : fémorotibial
latéral (externe), fémorotibial médial (interne) et/ou fémoropatellaire.
2. Diagnostic : Le diagnostic est radioclinique
a) Clinique :
A l’interrogatoire :
➢ Terrain : âge > 40 ans, facteurs de risque : obésité, troubles de la statique des membres
inférieurs avec notamment un genu varum (entraînant une surcharge de pression dans le
compartiment fémorotibial médial) ou un genu valgum (entraînant une surcharge de
pression dans le compartiment fémorotibial latéral).
➢ Douleur globale du genou, plus souvent localisée en médial en cas d'arthrose
fémorotibiale médiale.
➢ D'horaire mécanique : augmentée à l'effort, notamment dans les escaliers, calmée par le
repos et ne réveillant pas le malade la nuit (sauf aux changements de position), avec un
dérouillage matinal possible mais < 15 minutes.
➢ Sensation de raideur, de craquements, de lâchage du genou.
➢ Épisodes de blocage du genou
➢ Une augmentation de la douleur associée à un dérouillage matinal (< 15 minutes) et à un
épanchement est évocatrice d'une poussée inflammatoire.
➢ Retentissement fonctionnel : une limitation du périmètre de marche, des difficultés à
monter ou descendre les escaliers.
A l’examen clinique : Il doit être bilatéral et comparatif, se faire debout, à la
marche puis en position couchée
➢ Debout : déviation axiale des membres
➢ Marche : boiterie +/- dérobement ou lâchage
➢ Position couchée :
✓ Flexion du genou (distance talon-fesse) : longtemps conservée
✓ Epanchement articulaire avec choc rotulien
✓ Kyste poplité (tuméfaction) : rupture avec tableau de pseudo-phlébite
✓ Aspect globuleux ou flessum du genou
✓ Stabilité antéropostérieure & latérale conservée
NB : Pour l’articulation femoro-patellaire on note :
Douleur réveillée :
 Extension contrariée de la jambe
 Pression de la rotule sur le genou fléchi
 Palpation de la rotule
X « Manœuvre du rabot » : Douleur lors du frottement de la rotule sur trochlée
x « Manœuvre de Zohlen » : Douleur lorsque l’examinateur s’oppose à l’extension de la
rotule lors de la contraction du quadriceps
b)Imagerie :
Il faudra systématiquement demander l'ensemble des incidences radiographiques suivantes
de manière bilatérale et comparative :
• une incidence de face en appui bipodal, rotation nulle, genoux en extension ;
• un profil ;
• un défilé fémoropatellaire à 30° de flexion ;
• une incidence en schuss (de face, en charge, à 30° de flexion, cliché en postéro-
antérieur), qui doit être systématique : il permet de voir le compartiment postérieur
celui qui est le plus précocement atteint et de révéler un pincement de l'interligne
articulaire qui ne serait pas vu sur le cliché en extension
On retrouve les signes cardinaux d’arthrose, qui ne sont pas forcément tous présents :
• pincement de l'interligne localisé à un des deux compartiments fémorotibiaux (une
atteinte des deux compartiments fémorotibiaux est possible dans la gonarthrose
primitive, mais se voit aussi dans les arthroses secondaires) ;
• ostéophytose : dite marginale externe, mais également interne, appréciée sur le
cliché de face ou des épines tibiales, visualisée sur le cliché en schuss, ou encore
située en avant et en arrière du tibia, sur la face postérieure du condyle et au-dessus
de la trochlée, analysée sur le profil. Les ostéophytes sont spécifiques de l'arthrose ;
• ostéosclérose sous-chondrale ;
• géodes sous-chondrales
.
NB : Pour l’articulation femoro-patellaire on demande :
 Radio. des genoux avec incidences (F+P) axiale à 30° et 60°
 Radio. des genoux F + P « en charges »
3. Diagnostic différentiel :
▪ atteinte coxo-fémorale projetée
▪ atteinte méniscale isolée
▪ arthropathie microcristalline évoluant à bas bruit
▪ ostéonécrose d'un condyle fémoral
▪ fissure d'un plateau tibial

4. Traitement :
4.1 Traitement médical :
• idem Coxarthrose
• Infiltration locale de corticoïde lors d’une poussée avec épanchement articulaire
(Leurs nombre ne doit pas dépasser 3 /an, envisagé a court et moyen terme
(<6mois))
• Injection d’acide hyaluronique 3 /an
• Orthèse (genouillère)
• Crénothérapie (cure thermale)
• Kinésithérapie : Renforcement musculaire (quadriceps)
4.2 Traitement chirurgical :
• prothèse totale de genou : gonarthrose symptomatique avec retentissement
fonctionnel malgré un traitement médical bien conduit
• prothèse unicompartimentale : gonarthrose unicompartimentale isolée sans trouble
de l'axe ni laxité ligamentaire.
• Suites opératoires : reprise de la marche progressive ; nécessite une rééducation
prolongée d'environ 6 semaines.

NB :
• Pour l’articulation femoro-patellaire Le traitement est surtout médical, associant
kinésithérapie (rééducation isométrique du muscle vaste médial de façon à
réaxer la patella avec apprentissage d'auto-exercices) , traitements antalgiques et
une modification de l’hygiène de vie (limiter les sports très sollicitants lors des
phases douloureuses comme le vélo)

VII. Arthrose digitale :

1.Définition :
L'arthrose digitale (base du pouce, articulation interphalangienne distale et, moins souvent,
articulation interphalangienne proximale) est avec le genou la localisation la plus fréquente
de l'arthrose en général. Elle est plus volontiers associée à l'arthrose des genoux et elle
s'intègre parfois dans une polyarthrose.
[Link] :
a)Clinique :
➢ Tuméfaction nodulaire des inter-phalangiennes distales +/- douloureuses :
Nodules de Heberden (DH)
➢ Tuméfaction nodulaire des inter-phalangiennes proximales : Nodule de
Bouchard (PB)
➢ Rhizarthrose : douleur de la racine du pouce et de la paroi externe du poignet
▪ Articulation hypertrophiée +/- épanchement
▪ x Forme évoluée : pouce en « adductus » + amyotrophie de la loge thénar

Diagnostic clinique ➔Bilan radiologique inutile

NB :
• Forme clinique particulière : arthrose digitale érosive
• L'arthrose érosive des doigts est une forme destructrice d'arthrose définie par la
présence d'érosion à la radiographie des mains .
• Cliniquement, il s'agit d'une forme plus sévère avec :
➢ des douleurs intenses, d'horaire mixte (mécanique + inflammatoire), évoluant sur
plusieurs semaines ;
➢ des synovites des interphalangiennes distales et proximales ;
➢ une gêne fonctionnelle plus importante que la forme non érosive.
• La radiographie des mains de face confirme l'atteinte érosive et destructrice avec des
géodes et un pincement total de l'interligne articulaire avec un aspect en « aile de
mouette ». La destruction ou l'effondrement de la plaque osseuse sous-chondrale est
un équivalent d'érosion.

3. Traitement :
3.1 Traitement médical :

3.2 Traitement chirurgical :


• De l'arthrose des interphalangiennes
➢ Indications : cas exceptionnels compte tenu du caractère extensif et diffus de la maladie.
➢ Types de chirurgie : en fonction des déformations, on peut proposer des interventions de
réaxation, de blocage de l'articulation (arthrodèse) ou de remplacement prothétique.
• De la rhizarthrose
➢ Indications : rhizarthrose symptomatique malgré un traitement médical bien conduit.
➢ Types de chirurgie : trapézectomie ou prothèse trapézométacarpienne.

VIII. Autres localisations :


1. Arthrose de l’épaule ou omarthrose :
• L'omarthrose est l'arthrose de l'articulation scapulo-humérale
• Il existe deux types d'omarthrose :
➢ l'omarthrose excentrée, définie par la présence d'une ascension de la tête
humérale qui n'est plus en face de la glène scapulaire ; elle est secondaire à une
rupture de coiffe
➢ l'omarthrose centrée, sans ascension de la tête humérale ; plus rare que la forme excentrée,
elle doit faire rechercher une pathologie articulaire destructrice comme la polyarthrite
rhumatoïde ou la chondrocalcinose
• Clinique : douleur mécanique de l'épaule ; raideur secondaire.
• Radiographie : on demande un cliché de face et de profil des deux épaules (examen
bilatéral et comparatif) et les rotations médiales et latérales de l'épaule, à la
recherche de calcifications à l'insertion des tendons de la coiffe, de signe d'une
tendinopathie, autre diagnostic différentiel de douleurs mécaniques de l'épaule. Les
radiographies confirment le diagnostic devant la présence des signes habituels
(pincement, ostéophytes, géodes et ostéocondensation) et détermineront si
l'omarthrose est centrée ou excentrée.
• Traitement : idem
2. Arthrose de la cheville :
• L'arthrose de la cheville est presque toujours secondaire. Différentes étiologies sont à
évoquer : post-traumatique ; nécrose du talus ; chondrocalcinose ; maladie de
surcharge comme l'hémochromatose.
• Clinique :
➢ douleurs mécaniques de la cheville en orthostatisme et à la marche
➢ raideur avec un déficit de l'extension.
• La radiographie de la cheville de face et de profil confirme le diagnostic
• Traitement : idem
Dr. Aboura Les déviations vertébrales 24 – 03 – 2021

 Les courbures physiologiques du rachis :


 La colonne vertébrale normale comporte trois courbures harmonieuses dans le plan sagittal :
- La lordose cervicale.
- La cyphose thoracique est de 40°.
- La lordose lombaire est de 51°.
 Le rôle des courbures de la colonne vertébrale => elle donne une plus grande résistance àla colonne et une
souplesse au rachis.

 Normes de cyphose thoracique :


 Rx : rachis dorsal de profil en charge (en position debout).
 Mesure : méthode de Cobb : angle formépar la tangente au plateau inférieur de T 12 et la tangente au plateau
supérieur de la 1ère vertèbre thoracique visible (T3 ou T4).
 Interprétation : normale entre 20 et 40°
* Cyphose dorsale moyenne : 35°.
* Cyphose discrète : entre 40 et 60°.
* Cyphose grave : 60 à80°.
* Cyphose très grave : > 80°.
 Rechercher une cunéisation des corps vertébraux (maladie de Scheuerman).

Étiologies :
- Affections musculaires (myopathies).
- Défaut de segmentation vertébrale ou de développement d’une vertèbre.
- Dysplasie fibreuse (muco polysaccharidose, achondroplasie).
- Posturale (adolescent).
- Ostéochondrose : Scheuermann.

Cyphose : maladie de Scheuermann :


Définition :
- La maladie de Scheuermann est une dystrophie rachidienne (trouble de développement du rachis) apparaissent au
cours de la croissance et provoquant une hypercyphose douloureuse.
- Elle survient le plus souvent au niveau des vertèbres dorsales (D4 àD8).
Signes cliniques :
- Hypercyphose.
- Raideur rachidienne.
- Douleurs rachidiennes.
* Douleurs liées àla dystrophie de croissance.
* Douleurs liées à l’étirement des spinaux en regard de la cyphose.
* Douleurs liées à l’augmentation de la lordose lombaire.
- Dystrophie rachidienne de croissance : touche les ados (fille 11 - 13 ans, garçon 13 - 15 ans).
Pronostic : fonction de la précocitédu diagnostic et du traitement.

Physiopathologie :
- Il existe une altération de la substance fondamentale du cartilage, avec une diminution du rapport collagène sur
protéoglycanes :
=> Résultat de 2 facteurs pathogéniques :
 Fragilitéintrinsèque de la plaque cartilagineuse : liée àdes facteurs génétiques.
 Contraintes mécaniques excessives sur le rachis :
- Traumatismes répétés.
- Efforts trop importants et répétés (hyperpression chronique).
- Certaines postures et activités sportives particulières et de haut niveau (la gymnastique, la lutte -karaté-…).
 L’altération des zones de croissance entraine une diminution de la hauteur des vertèbres : la partie antérieure
est moins haute que la partie arrière, ce qui fait donc pencher l'équilibre global vers l'avant.

Signes radiographiques : critères de Sorensen


1- Aspect feuilletédes plateaux vertébraux.
2- Pincement discal.
3- Hernie intra spongieuse centrale.
4- Cunéiformisation > 5°touchant au moins 3 vertèbres adjacentes.
5- Hernie rétro - marginale antérieure.
6- Hernie pré- marginale postérieure.
7- Épiphyse libre, vertèbre limbique.

Traitement :
 Son objectif :
- Atténuer les douleurs.
- Améliorer la posture.
- Réduire la déformation.
 Mesures générales :
- Adaptation des sports pratiqués : natation, marche rapide.
- Adaptation de l’environnement de travail (chaises, tables, plateaux de bureaux).
 Mesures conservatrices :
- Si la croissance n’est pas achevée, la musculation active et ciblée du ventre et du dos permet de redresser et
d’étirer la cyphose.
- Un traitement plus passif consiste àporter un corset afin de redresser la colonne vertébrale.
- Chirurgie : rarement indiqué,en cas de courbure > 70°et si douleur intense résistant au traitement conservateur.
 Traitement orthopédique :
- Si reste suffisamment de croissance.
- Corset anti - cyphose.
 Normes de lordose lombaire :
- La lordose lombaire est acquise àla marche.
- Rx : rachis dorsolombaire de profil en charge (en position debout).
- Mesure : méthode de Cobb : angle formépar les tangentes au plateau
supérieur de L1 et au plateau inférieur de L5 ou àla plaque sacrée.
- Interprétation :
* Normal : de 40 à50°.
* Hyperlordose : > 50°.
* Perte de la lordose : rectitude du rachis lombaire.

Scoliose :
Définition :
- La scoliose vient du grec skolios : tortueux.
- Déformation tridimensionnelle de toute ou une partie de la colonne vertébrale (cervicale, thoracique ou lombaire)
consistant en un déplacement relatif progressif d'une vertèbre par rapport àson adjacente, se produisant dans les
trois plans de l'espace (frontal, sagittal et coronal) sans perte de la continuitéostéo ligamentaire.
- C’est une anomalie de la statique rachidienne : déviation irréductible du rachis dans les 3 plans de l’espace
(notamment une composante rotatoire en axiale) (≠ attitude scoliotique : réductible et pas de composante rotatoire).
- Clichés : Rachis entier de face et de profil en charge
- L’âge d’apparition va conditionner son évolution et son traitement
- La déformation s’aggrave lors de la croissance.

Dépistage :
- La scoliose est souvent de découverte fortuite (Radios, douleurs de dos).
- Le dépistage est primordial.
- Le dépistage est clinique :
* Doit concerner tous les enfants de 8 à12 ans.
* De dos en antéflexion du tronc recherchant une voussure asymétrique : GIBBOSITE.

Examen clinique : patiente dévêtue, pied nus.


=> Bilan morphologique général :
* Taille debout - taille assise, poids, périmètre thoracique.
* Caractères sexuels secondaires: classification de Tanner.
* État cutané: touffe de poils, tâches caféau lait, trophicitégénérale, élasticitécutanée.
=> Examen du rachis : réaliséen position debout, assise et couchée.
 De dos :
- Vérifier l’équilibre du bassin.
- Apprécier l’équilibre global du tronc (fil à plomb).
- Apprécier l’asymétrie des plis de la taille (angle thoraco lombaire), ouvert ou fermé.
- Apprécier l’équilibre des épaules : plus haut du côtéde la gibbosité.
- Apprécier l’existence d’une déformation des pieds et genoux.
 De face : existence d’une déformation du thorax,
 De profil : àl’aide du fil à plomb, calculez les flèches sagittales.
 Position tronc penchéen avant : mesure de la gibbosité ou de la voussure à l’aide d’un scoliomètre,
- Gibbositéau niveau dorsal.
- Voussure : saillie para - spinale au niveau lombaire.
 Position en décubitus ventral en bout de table :
 Appréciation clinique du degréde réductibilitédes déviations :
* Si la déviation disparait => attitude scoliotique.
* Si la déviation persiste => scoliose structurale.
 En dynamique :
Étudier la souplesse du rachis (lombaire, dorsal, cervical) dans les différents plans (frontal, sagittal) par le calcul
de :
- Étoile de Maigne : flexion, extension, inclinaisons et rotations.
- Distance doigt - sol = DDS.
- Indice de Schobber étagé.
- Indice de HIRTZ = ampliation thoracique.
- Rachis cervical.
- Détecter une rétraction des ischio - jambiers (IJ).
 Le reste de l’examen clinique : a pour objectif :
- L’enquête étiologique pour signer le caractère idiopathique de la scoliose (surtout neurologique).

Radiologique :
 Le bilan radiographique comporte :
- Une RX de la colonne vertébrale totale debout de face.
- Une RX de la colonne totale debout de profil.
- Une RX de la colonne totale couchée de face : en forte inclinaison droite puis gauche ou en traction -
suspension : apprécier la réductibilitéde la scoliose (Bending test).
- Une RX du bassin de face: apprécier le degréde maturation osseuse.

 Radiographie du bassin :
Le test de RISSER : c’est la cotation du stade d’ossification des crêtes iliaques pour évaluer la maturation.
Risser 0 absence de cartilage => immaturité.
Risser I cartilage apparu au 1/3 externe.
Risser II cartilage apparu au 2/3 externes.
Risser III cartilage apparu sur toute la crête iliaque.
Risser IV cartilage accoléàla partie interne de la crête
iliaque.
Risser V cartilage complètement accolé(soudure) àla
(fusion) crête iliaque => maturité= adulte.
 Mesures (de face) :
Méthode de Libman et Cobb :
- Déterminer la vertèbre neutre (ou extrêmes) supérieure et inférieure de la courbure majeure. Elles ont une
composante rotatoire nulle mais sont les plus inclinées.
- La vertèbre «sommet »,au sommet de la convexité.
- Mesurer l’angle de Cobb (angle de courbure) :
* tracer la ligne tangente au bord supérieur de la vertèbre neutre supérieure.
* tracer la ligne tangente au bord inférieur de la vertèbre neutre inférieure.
* tracer les perpendiculaires à ces lignes pour obtenir l’angle.
Mesure de la composante rotatoire (de face) :
- Apprécier la rotation : 5 stades selon Cobb (de 0 à4) : déterminés en fonction de la projection de l’épineuse de la
vertèbre sommet (vertèbre àla composante rotatoire la plus importante) par rapport à3 secteurs de cette hémi
vertèbre.
 Radiologique : préciser le côtéde la convexitéde la courbure majeure et l’étage concerné.

Étiologies :
Idiopathiques : 70 - 80 % : - infantiles avant 3 ans.
- juvénile entre 3 et 10 ans.
- de l’adolescent à partir de 10 ans.
Congénitales : malformation osseuse vertébrale congénitale.
Secondaires : tumeur, pseudo tumeur, post radique, post chirurgical, maladies osseuses constitutionnelle et
du tissu conjonctif.
Maladies neuromusculaires : poliomyélite, neuropathies.
 Étiologies secondaires :
 Tumorale et pseudo tumorale : ostéome ostéoï de, ostéoblastome, histiocytose X, tumeur intra rachidiennes
(astrocytome, épendymome).
 Post radique : neuro et néphroblastome.
 Post chirurgicales.
 Neurofibromatose.
 Maladies du tissu conjonctif : Marfan, Ehler - Danlos…
 Maladies osseuses constitutionnelles : ostéogenèse imparfaite, dysostose, dysplasies.
 Maladies neuromusculaires :
- Neurologique: poliomyélite, hémiplégie, encéphalopathies, paralysie cérébrale.
- Musculaire: myopathies: rare car atteinte symétrique.

Traitement :
But : réduire ou stabiliser la déformation jusqu'àmaturitéosseuse.
- Surveillance radio clinique tous les 6 mois.
- Hygiène de vie.
- Kinésithérapie = rééducation.
- Traitement orthopédique : si scoliose évolutive ou > 30°.
- Traitement chirurgical : échec du traitement orthopédique ou scoliose > à45°.
 Traitement orthopédique : Traction sur cadre de Cotrel.
 Traitement Chirurgical :
Indications : - échec du traitement orthopédique.
- thoracique : dès 40°- 50°avec retentissement respiratoire.
- dorsolombaire : dès qu’elle atteint 45 à50°.
- lombaire 55°.
=> Réduction des déformations dans les trois plans de l’espace, mise en place d’une plaque de Cotrel Dubousset
+ greffe osseuse.
ALGONEURODYSTROPHIE
Syndrome douloureux régional complexe(SDRC)
Syndrome de sudeck Leriche

I. Définition : arthrite sans arthrite


on décrit sous le terme d’algoneurodystrophie (ou SDRC ) reflexe des membres un
syndrome régional douloureux complexe ,trophique , vasomoteur ,résultant d’une
perturbation neurovégétative sans signes biologiques inflammatoires survenant dans des
conditions étiologiques parfois connues évoluant par stades successifs vers la guérison
spontanée, raccourcie par le traitement et la rééducation fonctionnelle . Le syndrome
épaule main associe une périarthrite de l’épaule et des troubles vasomoteurs de la main
.elle peut laisser des séquelles graves intérêt d’une prise en charge précoce.

On distingue le SDRC :
- de type 1 : en l’absence de lésion nerveuse périphérique patente ; ancien terme
d’algoneurodystrophie
- de type 2 : en cas de lésion nerveuse périphérique patente ; ancien terme de causalgie.

- un troisième sous-type a été récemment ajouté aux deux autres : il s’agit du SDRC non
autrement spécifié ou NOS (Non Otherwise Specified). Ce syndrome ne remplit pas toutes les
spécificités du SDRC classique, mais aucun autre diagnostic ne peut expliquer la pathologie
retrouvée.

SDRC clinique et radiologique


II. Etiologies :
- Primitive dans un 1/3 des cas.

- Secondaire dans 2/3 des cas à des agressions diverses :

✓ neurologiques : hémiplégie, traumatisme crânien.


✓ Traumatiques.
✓ Causes viscérales : péricardite, endocardite.
✓ Causes métaboliques : diabète, thyroïdite.
✓ Grossesse, prise de certains médicaments tel que le phénobarbital.

III. Physiopathologie :
Ébranlement du système nerveux végétatif sympathique vasoconstriction de
l’activité distale ouverture des canaux de SUQUET (anastomoses artério-veineuses)
vasodilatation capillaire stase circulatoire œdème, secondairement la sclérose des
tissus avec des conséquences cutanées : troubles vasomoteurs, capsuloligamentaires :
limitation articulaire et épanchement, osseuses : décalcification.
IV. Critères de Budapest : (spécificité 0.69, sensibilité 0.85)
Critère 1: Se développe après un dommage tissulaire (SDRC type 1) ou un dommage
nerveux (SDRC type 2)

Critère 2: Douleur continue, allodynie ou hyperalgésie disproportionnée aux événements


précipitants.

Critère 3: Évidence d'œdème, anomalie des perfusions cutanées et anomalie de sudation


dans la région douloureuse

Critère 4: Diagnostic confirmé par l’exclusion de conditions qui pourraient expliquer


autrement l’intensité de la douleur et l’importance de l’atteinte fonctionnelle. Les critères
2, 3 et 4 doivent être remplis.

V. Bilan clinique :

1-Interrogatoire :
✓ état civil, profession, ANTCD traumatologiques, neurologiques, immobilisation
prolongée.
✓ Motif de consultation : douleur pseudo inflammatoire (diurne et nocturne)
réveillée et augmentée par la palpation, la pression et les mouvements.
✓ Impotence fonctionnelle

2 - Examen clinique : le SDRC passe par deux phases (fluxionnaire et dystrophique)

Parfois dans certains ouvrages 3 phases (fluxionnaire, dystrophique et atrophique).


a) stade fluxionnaire ou phase chaude :

✓ Bilan trophocutané : tuméfaction, gonflement diffus des tissus


cutanés et sous cutanés, la peau est luisante lisse rosâtre, chaleur
locale, et hypersudation.
✓ Bilan orthopédique : limitation des amplitudes en actif et en passif
par l’œdème et la douleur.
✓ Bilan fonctionnel : impossibilité d’exécuter certains mouvements
✓ Autres bilans : des autres articulations et neurologique complet.

SDRC DU GNOU DROIT SDRC DU PIED DROIT

.
b) stade dystrophique ou phase froide : marquée par l’atténuation des douleurs
spontanées et des signes pseudo inflammatoires par contre les raideurs
articulaires sont plus importantes.
✓ Bilan trophocutané : la peau est lisse, froide sans plis ni rides, elle est
le siège d’une amyotrophie et d’une accrocyanose, les doigts sont
amincis et effilés, la douleur est absente, l’œdème a disparu ou s’est
induré, les ongles sont striés et cassants.
✓ Bilan orthopédique : raideurs et limitations installées exp : les doigts
sont immobilisés en demi flexion, le poignet en flexion palmaire et
l’épaule est raide réalisant la main neurotrophique raide comme un
morceau de bois .
✓ Bilan psychologique : maladie survenant sur un terrain particulier
d’anxiété et de stress.
✓ Bilan des autres appareils : à la recherche de l’étiologie.
SDRC au stade dystrophique SDRC 2éme phase de la main dte

3-Examens para cliniques :

✓ Biologie

La vs et la FNS sont normales éliminant une atteinte inflammatoire.

En cas d’épanchement la ponction montre un liquide de type mécanique.

✓ Radiologie :

Au début on note un retard radio clinique de 2à6semaines, l’examen doit être comparatif

• Respect de l’interligne articulaire


• Hyper transparence osseuse : déminéralisation métaphysaire avec raréfaction de la
trame osseuse réalisant la classique ostéoporose mouchetée qui deviendra diffuse.
Aux membres inferieurs :

-hanche : déminéralisation diffuse souvent homogène de la tête fémorale, du cotyle et de


l’ischion, les limites de l’os sont mal visibles réalisant l’aspect de la tête fantomatique.

-Genou : déminéralisation des régions sous chondrales, déminéralisation hétérogène poly


micro ou macro lacunaire.

Scintigraphie osseuse : hyperfixation locorégionale très précoce dure quelques mois.

Thermographie : au début hyperthermie d’intensité variable ultérieurement hypothermie.

IRM : pose le diagnostic et élimine les autres affections.

VI. Diagnostic différentiel :


✓ un phénomène infectieux : température ; en cas de doute clinique : syndrome
inflammatoire biologique (CRP).
✓ une thrombophlébite veineuse profonde : D-dimères ± écho-Doppler veineux.
✓ une fracture non diagnostiquée (si, par exemple, diagnostic initial d’entorse) ; un
déplacement secondaire d’un foyer de fracture.
✓ une arthrite infectieuse, une ostéite (si fracture ouverte ou chirurgie orthopédique).
✓ un syndrome des loges (si immobilisation circulaire par plâtre/résine).
✓ une ostéonécrose aseptique secondaire (déclenchement retardé ; exemples : hanche,
scaphoïde).
✓ une douleur neurologique centrale : troubles de la sensibilité avec douleur
neuropathique, sans signes vasomoteurs ou trophiques qui seraient en faveur d’un
SDRC
✓ une para-ostéo-arthropathie nerveuse (surtout si traumatisme crânien).

VII. Prise en charge :


-Le but : est de raccourcir l’évolutivité, prévenir et lutter contre les attitudes vicieuses, la
douleur et les troubles vasomoteurs

- Principes : précocité, participation du patient et prise en charge prolongée.

-Moyens : traitement médicamenteux, rééducation fonctionnelle, et appareillage.

1) Au stade de début : lutter contre la douleur, l’œdème et prévenir les attitudes vicieuses.

❖ Traitement médical :

- antalgiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens peu efficaces.

- Calcitonine inj 0,5 en intra musculaire ou sous cutané une inj /pendant 10 jours puisune3
inj /semaine pendant 3 semaines.

-Anxiolytiques : anafranil exp 50 -100mg /jour

-Corticoïdes par voie orale ou infiltrations locales et blocs anesthésiques.


-blocs stellaires et les blocs sympathiques lombaires.

Moyens physiques :

- bains écossais alternance entre froid et chaud 4-5 fois /jour.

-Cryothérapie : blocage des influx douloureux pack de glace.

-Electrothérapie : courants de basse fréquence.

❖ Kinésithérapie :

-immobilisation relative dans une attelle en position de fonction pour prévenir les attitudes
vicieuses

-Massage doux non douloureux à visée circulatoire et de drainage.

-Mobilisation passive et active pour l’entretien de l’état orthopédique.

-Contractions isométriques (SANS MOUVEMENTS) des muscles.

2) Au stade dystrophique :

traitement médicamenteux : infiltrations des corticoïdes ,anxiolytiques .

Physiothérapie : infra rouge, ultra sons effet fibrinolytique

Balnéothérapie (immersion dans l’eau)

Kinésithérapie :

- massage pour la souplesse cutanée et des plans de glissement

-Mobilisations actives et passives de toutes les articulations

-Postures (positions imposées) corrigeant les attitudes vicieuses

-Exercices de dé coaptation par des tractions dans l’axe

-Renforcement musculaire

Ergothérapie : techniques globales ludiques visant l’entretien articulaire et musculaire.

3) Au stade expérimental :

administration de biphosphonates(pamidronate) en phase précoce permet la prise en charge


efficace du syndrome douloureux. À long terme, seuls les bisphosphonates, les analogues
auNMDA et les vasodilatateurs montrent une action antalgique

Administrer de la vitamine C diminuerait l'incidence de syndrome douloureux régional


complexe d'environ 8 points (passant de 10,1 % dans le groupe contrôle à 2,4 % dans le
groupe traité). La vitamine C prise quotidiennement à une dose minimale de 500 mg pourrait
diminuer le risque d'apparition de syndrome douloureux régional complexe dans les fractures
du poignet.
Spondylodiscite tuberculeuse
MAL DE POTT
I. Définition :
Spondylo=corps de la vertèbre, disc=disque, ite=suffixe de l’inflammation

la tuberculose du corps vertébral ou spondylodiscite tuberculeuse est une maladie encore


fréquente dans les pays aux conditions socioéconomiques défavorables ou elle sévit à l’état
endémique ; grave en raison des complications orthopédiques et neurologiques, La maladie
tuberculeuse lointaine ou récente doit être recherchée, le traitement médical précoce permet
dans la majorité des cas la stabilisation des lésions et leur guérison, la prévention se fait par la
vaccination BCG.

Distribution: Cervicale 5 -12%, Cervico-dorsale 5%, Dorsale 42%, Dorsolombaire 12%,


Lombaire 26, Lombosacrée 3%.

II. Rappel anatomique :

III. Ana pathologie : atteinte disco vertébrale 3phases :

1) Phase de début ou d’envahissement : le foyer infectieux initial se localise au


niveau du spongieux vertébral, à ce stade le disque est intact et son pincement
radiologique s’explique par sa pénétration dans le spongieux vertébral voisin
fragilisé par le processus tuberculeux.
2) Phase de destruction : le foyer somatique rempli de caséum s’étend à toute la
vertèbre qui est réduite à une coque sans consistance s’écrase et s’affaisse
dans la colonne du fait de la compression s’exerçant par les autres vertèbres ;
les lésions vont prédominer en avant et entrainent des tassements
cunéiformes générateurs de cyphoses angulaires, une déviation latérale
accompagne la cyphose car la destruction est asymétrique.
3) Phase de réparation : après une phase évolutive dont la durée est raccourcie
par le traitement médical précoce le processus tuberculeux cesse et la
cicatrisation pottique aboutit à une fusion vertébrale (parfois une disparition
complète de la vertèbre atteinte).

Atteinte disco-vertébrale

-Abcès froids : point de départ vertébral sont caractérisés par leur indolence, la
lenteur d’évolution et le caractère migrateur (à distance du foyer) ces abcès
contiennent du pus très épais contenant du BK.
-Les lésions neurologiques : 2types de paraplégie :
Précoce : due à l’œdème et la congestion
Tardive : due à la compression en règle définitive.

abcés froids migrateurs.


IV. Etude clinique :
1) signes révélateurs : la douleur vertébrale (dorsalgie ou lombalgie) le début
insidieux et progressif avec un syndrome infectieux modéré, altération de l’état
général et parfois une radiculalgie.
2) Autres signes: à un stade évolué :
➢ Déformation rachidienne
➢ Troubles neurologiques paraplégie ou para parésie
➢ Abcès froids palpables : tuméfactions froides rénitentes, fluctuantes siégeant
à distance du foyer atteint (exp fosse iliaque, triangle de Scarpa, en para
vertébral….)
3) examen clinique :
Rachis : le signe fondamental c’est la rigidité rachidienne dont l’intensité est
caractéristique du mal de pott peut aller de la simple limitation des mouvements
au blocage, on peut noter aussi :
➢ Contracture des muscles para vertébraux
➢ Gibbosité
➢ Torticolis
➢ Saillie anormale et douloureuse d’une apophyse épineuse
Abcès froids :de grande valeur diagnostique .
-Au rachis cervical haut : abcès rétro pharyngien
-Région thoracique : espaces intercostaux et parfois -région para vertébrale
-Région lombaire : fosse iliaque ou triangle de Scarpa
-région lombo-sacrée : région fessière ou grand trochanter.

4) Examen neurologique :

Systématique, il est négatif au début par la suite peut retrouver une paraplégie.

V. Examen radiologique : examen capital pour confirmer le diagnostic et apprécier


l’étendue des lésions, il faut noter qu’il existe un retard d’expression radiologique de
quelques semaines,
-Le mal de pott frappe généralement le segment dorsolombaire (D8à L3)
-Réaliser des clichés standard de débrouillage du rachis debout face et profil et en
fonction du stade de la maladie on retrouve :
➢ le pincement discal : signe précoce et constant de grande valeur diagnostique
total ou partiel son existence dans un contexte douloureux et fébrile doit faire
suspecter une spondylodiscite infectieuse à compléter par des coupes
tomographiques et les images en miroir.

➢ la destruction vertébrale :
✓ simple déminéralisation de la corticale les plateaux sont d’aspect flou et
grignoté du fait d’érosions superficielles
✓ géodes : uniques ou multiples, arrondies ou ovalaires se raccordant à
angle aigu avec le plateau de taille et de siège variable c’est l’ostéite
vertébrale
✓ tassement cunéiforme : expliquant la cyphose médiane angulaire.
Géode tassement cunéiforme

➢ abcès froids : uni ou bilatéral


✓ à l’étage cervical : cliché de profil de C1à C4 : opacité convexe en avant
bombant le cavum ou l’oropharynx
✓ Au dessous de C4 l’abcès est mis en évidence par opacification barytée de
l’œsophage qui apparait refoulé en avant.
✓ .à l’étage dorsal : opacité en fuseau typique homogène.
✓ à l’étage lombaire : l’abcès fuse dans la gaine du psoas qui se traduit par
une modification de ce muscle à l’échographie.

Fuseau para vertébral abcès rétro- pharyngien abcès dans la gaine du psoas
SCANNER et IRM : précise l’étendue des lésions des parties molles péri vertébrales.

IRM spondylodiscite T7, T8.

SCINTIGRAPHIE OSSEUSE : tranche entre une spondylodiscite et une arthrose érosive


pseudo pottique (fixation modérée)

VI. Examens complémentaires :


➢ La VS est accélérée.
➢ hyperleucocytose à prédominance lymphocytaire.
➢ l’intra dermo réaction IDR est positive
➢ ponction biopsie vertébrale.
➢ ponction d’abcès quand il est extériosé et palpable.
➢ abord chirurgical.
VII. Classification de Patterson :
➢ STADE 0 : sans symptômes neurologiques
➢ STADE I : signes pyramidaux, marche possible
a. STADE IIa : déficit moteur incomplet, sans signes
sensitifs, marche avec aide.
b. STADE IIb : déficit moteur incomplet, sans signes
sensitifs, marche impossible.
➢ STADE III : déficit moteur complet, sans signes sensitifs, marche impossible.
➢ STADE IV : déficit moteur complet, troubles sensitifs, marche impossible.
➢ STADE V : Stade IV avec troubles sphinctériens.
VIII. Diagnostic différentiel :
1) Ce qui n’est pas spondylodiscite :
➢ -lésion discale dégénérative aspect de discarthrose érosive pseudopottique
(diagnostic posé par l’examen clinique et la scintigraphie osseuse qui montre une
fixation modérée)
➢ tumeur primitive ou métastatique(HODJKIN) pouvant donner des images érosives
et image en fuseau, le diagnostic est posé par la PBV ponction biopsie vertébrale.
➢ séquelles de SHEUERMANN (épiphysite de croissance)
➢ malformation congénitale.
2) Ce qui est spondylodiscite : infectieuse non tuberculeuse :
➢ pyogène : staphylocoque doré.
➢ spécifique : brucellienne, typhique.
➢ -parasitaire : hydatidose vertébrale.
IX. Complications :
➢ déformations du rachis : cyphose pottique, gibbosité médiane, angulaire peut
se compliquer de troubles cardiorespiratoires, une déviation latérale secondaire
à la destruction asymétrique du corps vertébral.
➢ complications neurologiques : paraplégie complète ou incomplète.
➢ fistulisation d’abcès : risque de surinfection bactérienne.
X. TRAITEMENT
1) médical :doit être entrepris le plus précocement possible afin d’éviter
l’installation des complications, il repose sur les médicaments
antibiotiques :RHZE :R(rifampicine)H(isoniazide)Z(pyrazinamide)E(ethambutol
Traitement d’attaque pendant 2mois comprimés à prendre le matin à jeun en
fonction du poids exp (30à37kgs 2 CPS ,38à54kgs 3cps ……..)
La phase d’entretien : RH pendant 12à18mois
Surveillance des paramètres biologiques :
-TGO et TGP(HetR) risque de cytolyse.
- Acide urique(Z)
2) -immobilisation : dans certains cas
3) -ponction d’abcès : s’il est superficiel
4) -traitement chirurgical : parfois décompression simple et parfois cureter
l’abcès osseux et bourrer la cavité d’un greffon spongieux.
Par la suite une rééducation s’impose.
Enseignement Gradué. Université DJILLALI LIABES

Module : OTR. SIDI-BEL-ABBES

5ème année médecine FACULTE DE MEDECINE

-Polyarthrite rhumatoïde -
Dr-Talbi.A

I. Définition :
• La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire systémique, d’évolution
chronique, d’étiologie non élucidée probablement auto-immune.
• La synoviale représente le site d’atteinte primaire avec inflammation et prolifération
formant un pannus qui envahit et détruit l’os, le cartilage et les ligaments.
• Il en résulte des déformations pouvant aboutir à l’incapacité fonctionnelle et/ou le
handicap.

II. Epidémiologie :
• La PR est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques avec une
prévalence entre 0,5 et 1 % chez l’adulte.
• L’âge de souvenue : entre 40 et 60 ans avec des formes juvéniles avant 15 ans et des
formes tardives après 65 ans.
• Le sexe : avant 60 ans, elle touche la femme 3 à 4 fois plus que l’homme. Après cet âge
elle s’égalise.
• Dans la famille, la prévalence chez les apparentés de premier degré n’est de 2 à 4%.

III. Physiopathologie :
• Il semblerait que la pathologie résulte d’une interaction complexe entre plusieurs
facteurs :
➢ Facteurs psychologiques : un choc affectif
➢ Facteur hormonaux : la maladie survient en péri-ménopause et présente des
rémissions pendant les grossesses
➢ Facteurs génétiques : la concordance entre les jumeaux homozygotes a été évalué à
12-15% ce qui suggère un certain degré de susceptibilité génétique attribué aux
polymorphismes du gène HLA-DR surtout DR1 et DR4
➢ Facteurs environnementaux :
▪ Tabac
▪ Bactéries : porphyromonas gingivalis
▪ Virus : EBV et Parvovirus B19
• En conclusion aucun facteur ne semble déclencher la PR à lui seule, ce serait plutôt le
résultat d’interaction multifactorielle

IV. Diagnostic positif au stade de début :


1. Signes cliniques :
• La forme typique est une polyarthrite acromelique bilatérale et symétrique, évoluant
selon un mode chronique au-delà de 6 semaines caractérisée par :

-Douleurs nocturnes siégeant essentiellement au niveau :


✓ Des poignets et des mains : 2 et 3 MCP et IPP (les IPD sont
respectées)
Douleur ✓ De l’avant pied : 4et 5 MTP.
inflammatoire ✓ Autres : les genoux, coudes (les bursites) , épaules et les temporo-
maxillaires .
-Il n’y a pas d’atteinte du rachis dorsolombaire ni les sacro-iliaques.
-Squeeze-test positif : c’est une douleur à la compression latérale des
MCP ou des MTP.
-Raideur matinale > 30 min avec importance fonctionnelle.

Ils se manifestent par un gonflement articulaire chaud mais non rouge, ce


Synovite et pannus gonflement donne un aspect fusiforme des doigts (en fuseau)
synovial
-Autour des tendons extenseurs des doigts.
Ténosynovites -En regard de l’extenseur ulnaire du carpe.
crépitantes -Autour des tendons fléchisseurs des doigts pouvant causer un
syndrome du canal carpien.
-Autour des tendons fibulaires en arrière de la malléole externe .

• On peut retrouver des signes extra-articulaires :

Des signes généraux : asthénie, amaigrissement, fébricule

Adénopathies fréquentes

Nodules rhumatoïdes : de grande valeur diagnostique :

✓ Aspect : fermes, indolores et mobiles


✓ Le nombre : unique ou multiples
✓ Siege : face d’extension de l’avant bras, du bras, des jambes et des doigts

Syndrome de Gougerot-Sjogren : xérosis + xérophtalmie


2. Signes radiologiques :

• La RX standard est l’examen de référence, il faudra réaliser un bilan bilatéral et


comparatif des articulations suivantes :
✓ Mains et poignets : Face + 3 /4
✓ Pieds et avant – pieds de Face + 3/4
✓ Articulations douloureuses et / ou inflammatoires : clichés comparatifs Face + Profil

• Les signes radiologiques à rechercher sont :


 Déminéralisation epiphysaire en « bandes »
 Tuméfaction des parties molles des MCP et IPP
 Erosions péri-articulaires et encoches (érosion de la tête du 5 métatarsien)
 Géodes siégeant en particulier au niveau des os du carpe
 Carpite représentée par la fusion des os du carpe
 Pincement diffus de l’interligne articulaire (signe tardif)

NB : les RX sont le plus souvent normales au stade du début, en cas de doute les synovites
seront recherchées à l’échographie ou à l’IRM

3. Signes biologiques :

Syndrome -VS et CRP augmentées


inflammatoire -Electrophorèse des protéines : hyper α2 et hyper gamma
biologique -FNS : hyperleucocytose neutrophile + thrombocytose + anémie
inflammatoire
Facteur -Test au Latex : positif si > à 1/80
rhumatoïde -Test de Waaler- Rose : positif si > à 1/32
La présence du FR ne suffit à confirmer le diagnostic
Les AC anti- Leur dosage possède un intérêt diagnostique majeur
CCP=ACPA
L’analyse du Type inflammatoire > 2000 cellules/mm3
liquide synovial Riche en protéines et en PNN
L’étude bactériologique est négative
Biopsie synoviale Ne possède aucun intérêt diagnostique sauf dans le diagnostic différentiel
d’une monoarthrite infectieuse

• En résumé, le diagnostic précoce de la PR est basé sur un ensemble d’arguments pour


cela un score a été établi en 2010 par des sociétés savantes américaine (ACR) et
européenne (EULAR)
V. Diagnostic différentiel :
-Polyarthrite infectieuse
-Autres rhumatismes chroniques ou maladies systémiques :
✓ SPA dans sa forme périphérique
✓ Pseudo-polyarthrite rhizomelique
✓ Les arthrites microcristallines
✓ Les arthrites des connectivites : lupus, syndrome sec, sclérodermie

VI. Polyarthrite rhumatoïde a la phase d’état :


• Le tableau clinique dans ce cas est une PR déformante destructrice et ankylosante.
1) Au niveau des poignets :
✓ Luxation postérieure de la styloïde ulnaire en « touche de piano »
✓ Subluxation antérieure du carpe par rétraction de l’aponévrose dorsale
donnant un aspect en « dos de chameau »

2) Au niveau des mains :


✓ Déviation ulnaire des doigts : déformation en « coup de vent »
✓ Subluxation des MCP et des IPP :
 Déformation en « col de cygne » : extension de l’IPP et la flexion de l’IPD
 Déformation en « boutonnière » : flexion des IPP et extension des IPD
 Déformation en « maillet » : flexion des IPD
 Déformation du pouce en « Z » : flexion des MCP et hyperextesion des IPP
 Déformation du pouce en « adductus »

3) Au niveau des pieds :


✓ Pied triangulaire (Hallux Valgus + coup de vent fibulaire + quintus varus)
✓ Présence de durillons plantaires
4) Au niveau des genoux :
✓ Flessum incomplètement réductible accompagné parfois d’une desaxation
et de mouvements anormaux (latéralité et tiroir)
✓ Epanchement synovial récidivant
5) Autres :
✓ Atteinte des épaules : douleur + raideur
✓ Atteinte des coudes : flessum
✓ Atteinte coxo-fémorale : le pronostic est péjoratif
✓ Atteinte du rachis cervical : luxation atloido-axoidienne (C1-C2) avec
risque de compression médullaire
✓ Atteinte de l’ATM : douleur à la mastication

VII. Complications :
• On retrouve des signes de vascularites :
-Atteinte cutanée : micro-infarctus digitaux péri-unguéaux, nécrose digitale des
orteils, ulcère cutané profond
-Atteinte neurologique : multinévrite
-Atteinte oculaire : épisclérite de mauvais pronostic
-Atteinte cardiaque : péricardite, myocardite
-Atteinte pleuro-pulmonaire : pleurésie, fibrose interstitielle
-Atteinte digestive : ischémie mésentérique, perforation intestinale

VIII. Prise en charge :


• L’introduction du traitement doit être précoce :

1. Traitement de fond :
➢ Le traitement de première ligne est le Méthotrexate (MTX)
✓ Mode d’administration : voie orale
✓ Posologie : 10-15 mg / semaine en une seule prise
✓ Supplémentassions en folate 5mg/semaine à prendre 24à48h après la dose
MTX
✓ La voie SC sera utilisée en cas d’intolérance digestive
✓ Bilan pré-thérapeutique : FNS, créatinémie, albuminémie et bilan hépatique
complet, Beta-HCG chez la femme en âge de procréer (contraception
obligatoire)
✓ Contre-indications : grossesse, allaitement, troubles sévères de la fonction
hépatique rénale et respiratoire, troubles hématologiques (leucopénie ,
thrombopénie et anémie sévère) , ulcère gastroduodénal ou bien une
infection sévère (TBC, VIH)
✓ Surveillance mensuelle pendant 3mois puis trimestrielle avec un examen
clinique complet et control de la FNS, fonction hépatique et rénale
✓ On parle d’échec s’il n’y a pas d’amélioration clinique dans les 3 premiers
mois
NB : le MTX devra être arrêté en cas de : Thrombopénie<100 000 /mm3,
leucopénie<400/mm3, toux, dyspnée et fièvre

➢ En cas de contre –indications au MTX on aura recours à d’autres traitements :

Leflunomide En cas de PR sévère


Même efficacité que le MTX avec risque d’HTA
Salazopyrine En cas de PR modérée
Peut être prescrit chez la femme enceinte
Les antipaludéens de En cas de PR modérée avec surveillance ophtalmologique en
synthèse raison du risque de rétinopathie

➢ Biothérapie :
Indiquée en cas de réponse insuffisante ou d’intolérance au MTX

❖ Anti-TNF α :
✓ Infliximab, Adalimumab, Etanercept
✓ Contre indications : infections sévères évolutives en particulier la TBC qu’il
faudra dépister systématiquement par l’IDR et TTX avant l’instauration du
traitement, une néoplasie, maladie démyélinisant(SEP), grossesse et allaitement
❖ Autres :
Anti-LT(Abatacept)
Anti-IL6(Tocilizumab)
Anti-LB(Retuximab)

2. Traitement symptomatique :
➢ Arrêt de travail lors des poussées et hospitalisation dans les formes sévères
➢ Antalgiques, AINS, Corticoïdes
➢ Traitements locaux : ponction articulaire évacuatrice, infiltration de
corticoïdes et lavage articulaire

3 . Autres modalités de prise en charge :


➢ Réadaptation fonctionnelle
➢ Ergothérapie
➢ Orthèse palmaire et plantaire
➢ Kinésithérapie
➢ Chirurgie : de plus en plus rare en raison des avancées thérapeutiques
médicamenteuses : tenosynovectomie, arthrodèse ou arthroplastie
prothétique

NB : Le principal score de surveillance de la PR est le DAS 28


Dr. Aboura Traumatisme médullaire Tétraplégie - Paraplégie 23 – 03 – 2021

Anatomie de la moelle épinière :


 La colonne vertébrale comprend :
- 7 vertèbres cervicales C1, C2, C3....C7,
- 12 vertèbres dorsales D1, … D12, aussi nommées vertèbres thoraciques Th.
- 5 vertèbres lombaires L1, … L5,
- Le sacrum,
- Le coccyx,
- Les racines sacrées.

 Située dans le canal vertébral du rachis, la moelle épinière débute en C1 (sortie du foramen magnum de l’os
occipital) et se termine en L2 (bord sup), prolongée par la queue de cheval jusqu’en S2.

 La moelle présente deux renflements: un renflement cervical et un renflement lombaire qui correspondent àla
naissance des plexus (plexus brachial et plexus lombo - sacré).
 Vascularisation :
La moelle épinière possède un réseau vasculaire propre :
* L’artère spinale antérieure : chemine dans le sillon ventral de la moelle et irrigue les 2/3 de la moelle épinière.
* Les 2 artères spinales postérieures : cheminent en regard des cordons postérieurs de la moelle et irriguent le
1/3 restant.
- Le réseau horizontal péri - médullaire distribue des artérioles pénétrantes et assure la vascularisation des cordons
de substance blanche. Le réseau horizontal est fourni par les branches terminales des artères radiculo - médullaires.

 La moelle épinière est «découpée »en étages appelés métamères.


Un métamère est un étage médullaire qui régit :
- Un dermatome (zone cutanée).
- Un myotome (muscle).
- n sclérotome (tissu osseux).
- Un viscérotome (viscère).

Épidémiologie :
- Complique un traumatisme du rachis dans 15 à30 % des cas.
- 1000 à2000 nouveaux cas / an en Algérie : handicap majeur et conséquences socioéconomiques dramatiques…
- 3 à4 hommes / 1 femme.
- 2 pics d’incidence 16 - 25 ans et > 50 ans.
- AVP (40 - 45 %), chutes (15 - 30 %), sport (15 - 25 %).
- Rachis cervical : 50 % (partie la plus mobile) responsable de 1/3 des lésions médullaires.
- Rachis thoracique : 20 à30 %, le plus souvent fracture stable, l’atteinte médullaire est secondaire à un recul du
mur post ou fragment intra canalaire.
- Charnière dorso lombaire : 15 %, siège de lésions instables.
Étiologies :
- Dominées par les causes post - traumatiques : dans plus de 70 % des cas,
- Elles font suite àdes accidents de la circulation, chutes (accident de travail ou autolyse), plongeon, blessures par
balle ou arme blanche, explosifs.
- Dans 30 % des cas elles sont secondaires àdes causes diverses non traumatiques:-compression de la moelle par
un processus tumoral, pathologies infectieuses (spondylodiscite bactérienne ou parasitaire), les myéloses (sclérose
en plaque SEP, sclérose latérale amyotrophique SLA), les malformations vertébro spinales (anomalie vasculaire de
la moelle épinière), radiothérapie.

Définition :
- La paraplégie est la paralysie des deux membres inférieurs, associées àune atteinte du tronc selon le niveau
lésionnel de la moelle épinière ou des racines de la queue de cheval.
- La tétraplégie est une paralysie des 4 membres et du tronc se voit en cas de lésion cervicale.
- Les lésions de la moelle s’accompagnent le plus souvent de troubles moteurs, sensitifs, de troubles du tonus, des
troubles vésico sphinctériens et génito sexuels.
- Elle se caractérise par :
* Son niveau neurologique : qui désigne la limite supérieure des troubles sensitivomoteurs.
* Son caractère complet ou incomplet :
=> Complet : au - dessous d’un niveau neurologique, les muscles sont au zéro.
=> Incomplet : au - dessous d’un certain niveau, les muscles sont déficitaires mais non entièrement paralysés.
* Son caractère spastique ou flasque.

Paralysie complète / incomplète :


 Le caractère complet ou incomplet de la paralysie se définit aujourd’hui selon la classification ASIA (American
Spinal Injury Association).

Classification ASIA
A Lésion complète Absence de fonction sensitive ou motrice en S4 ‐ S5.
B Lésion incomplète Présence d’une fonction sensitive (sans motricité) sous le niveau neurologique,
s’étendant aux segments sacrés S4 ‐ S5.
C Lésion incomplète Présence d’une fonction motrice sous le niveau neurologique, plus de la moitié
des muscles ayant un score < 3 (min 0 - max / normal 5).
D Lésion incomplète Présence d’une fonction motrice sous le niveau neurologique, Plus de la moitié
des muscles ayant un score ≥ 3.
E Normal.

- Évaluation de la force musculaire au niveau de groupes musculaires caractéristiques.


- De la sensibilitétactile et douloureuse.
- Épargne sacrée.
Quels en sont les symptômes ?
Troubles moteurs : qui intéressent :
 La motricitévolontaire : dont l'atteinte se traduit par une :
- Paralysie (mouvements totalement impossibles).
- Parésie (mouvements possibles mais de faible puissance).
 La motricitéréflexe : qui règle le tonus musculaire : 2 cas de figure :
- de la réflectivitémusculaire (spasticité), par déconnexion entre la moelle épinière et les centres régulateurs
centraux (cerveau).

- Soit flaccidité(hypotonie) en cas de destruction médullaire complète ou atteinte radiculaire isolée ou associée
(fonte musculaire, escarre).

Douleurs :
- Douleurs au - dessus de la lésion, d’origine musculaire, articulaire ou osseuse,
- Au niveau de la lésion avec atteinte des racines secondaires àla lésion vertébrale,
- Douleurs sous la lésion : sensations de broiement, décharges électriques ou de brûlures.

Troubles sensitifs :
- Sensibilitésuperficielle qui véhicule les sensations cutanées (hypo ou anesthésie).
- Sensibilitéprofonde qui renseigne sur la position exacte du corps ; les paraplégiques doivent regarder leurs pieds
pour savoir oùils se trouvent.

Troubles vésicaux et intestinaux : rétention urinaire et incontinence anale.


Troubles génito sexuels :
- Chez l'homme : absence d'érection ou érection inefficace.
- Chez la femme : frigiditépar perte de la sensibilitémais la femme reste féconde et peut mener àbien une
grossesse.

Troubles respiratoires :
- Résultent d'atteinte des muscles respiratoires
- Le diaphragme est touchéavec des lésions sur C3 àC5.

 Le Choc spinal :
- Est consécutif au traumatisme médullaire et se traduit par un déficit total de la motricitéen dessous de la lésion,
donnant un état de flaccidité,la moelle épinière arrête de conduire les influx nerveux venant des centres supérieurs,
après une durée de 6 à12 semaines, la partie sous-jacente àla lésion se met àtravailler pour son propre compte.
Ainsi, on voit apparaitre :
- Une seconde période dite de spasticité: elle correspond au moment auquel la moelle retrouve son automatisme.
Complications :
- Décès dès les 1ères heures.
- Infections (respiratoires, urinaires).
- Calculs (vésicaux, rénaux).
- Thrombophlébite.
- Ostéomes (POA) au niveau des grosses articulations (épaules, coudes, hanches, genoux), sources de raideur et
ankylose.
- Ostéoporose sous lésionnelle à l’origine de fractures.
- Occlusion intestinale par défaut d’évacuation des selles (diminution du péristaltisme intestinal).
Prise en charge :
 Objectifs :
- Ne pas méconnaî tre une lésion médullaire.
- Ne pas aggraver la lésion initiale :
* Immobilisation en respectant l’axe rachidien (ramassage en matelas coquille).
* Optimisation de l’oxygénation.
* Optimisation de la vascularisation médullaire.
- Ne pas méconnaî tre une lésion associée.
- Dogme : tout patient ayant subi un traumatisme à haute cinétique est un traumatisé médullaire (du rachis) jusqu’à
preuve du contraire.

 PEC hospitalière :
Bilan :
- Radiographies standards : réalisées systématiquement : (face, profil, odontoï
de bouche ouverte).
- TDM avec reconstruction 3D : mais ne permet pas de voir lésions ligamentaire et médullaire
- IRM : examen de choix pour lésions disco ligamentaires,
- Recherche de lésions associées.

 PEC chirurgicale :
- 2 objectifs : * décompression médullaire par la réduction de la fracture.
* fixation des lésions instables.
- En urgence < 6 - 8 h : meilleur pronostic de récupération.

 Rééducation : objectif: maximum d’autonomie personnelle


- Prévention des escarres: matelas anti escarre et retournements 2 - 3 H, puis la bonne installation au FR.
- Prévention des troubles thromboemboliques (HBPM, bas contention).
- Lutte contre l’obstruction bronchique: kiné respiratoire et toilette bronchique.
- Entretien articulaire et musculaire dans les territoires atteints (prévenir les rétractions et l’amyotrophie): 1er levers,
installation et maniement du FR, station debout puis la déambulation;
- Ergothérapie (srt tétra): apprentissage et perfectionnement des gestes quotidiens (toilette, habillage et
alimentation), utilisation des aides techniques (le choix du fauteuil doit être maniable, facile et sans danger pour
l’utilisateur).
- Rééducation vésico sphinctérienne: obtenir la vidange complète de la vessie par sonde àdemeure ou sondage
intermittent (ASPI).
- Rééducation intestinale afin de rétablir le réflexe d’exonération fécale (défécation) par alimentation riche en fibres,
boisson abondante, et le massage du cadre colique.
 La pré
paration du retour au domicile :
* Aménagement du logement : entrée, cuisine, salle de bains, toilettes, chambre et séjour devront être accessibles.
* Les transports : le mode de transport le plus utilisé: la voiture qui devra subir des aménagements :
- de l'accès permettant de monter avec le FR.
- du poste de conduite (conduite tout àla main).
* Les loisirs et le sport : natation, basket, athlétisme, ping-pong, mais aussi pétanque, tennis, tir àl'arc, canoë-
kayak et ski sont praticables et recommandés.

Conclusion :
- Pathologie grave, pronostic vital et fonctionnel dépend du niveau lésionnel.
- Prise en charge pluridisciplinaire (chirurgien, réanimateur, rééducateur, kiné ergothérapeute, appareilleur…).
- Prévention par le respect du code de la route.

T1 Tétraplégie

T2 paraplégie

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