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EPIDEMIO

Cours Sidi Bel ABBES Pour Préparation Résidanat SBA

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Zakaria Ferkache
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VACCINATION ETPROGRAMME ELARGI DE VACCINATION (PEV) EN ALGERIE

I. Définition
- Un vaccin est une préparation antigénique dérivée d’agents infectieux pathogènes modifiée pour être rendue
inoffensive conservant ses propriétés immunisantes
- Son inoculation à un sujet réceptif induit une réponse immunitaire protectrice, spécifique à un agent
infectieux
- La vaccination est une démarche immuno prophylactique active, différée et durable

 Bases immunologiques de la vaccination


 Réponses immunitaires et intérêt des rappels
- La réponse immunitaire à un 1er contact avec un ag =primaire.
- Une partie des lymphocytes B et T conservent le souvenir du 1° contact et se réactivent à l’occasion d’un 2 ème
contact = réponse secondaire +rapide et +durable.

- La réponse immunitaire aux différents vaccins dépend à son tour de plusieurs facteurs :
- l’âge aux vaccinations
- nombre d’inoculations
- délais entre les vaccinations
- indications et contre-indications
- associations vaccinales
 l’âge aux vaccinations
- La maturité immunologique apparaît vers l’âge de 2-3 mois. le BCG peut être administré à la naissance,
- Le vaccin anti-rougeoleux est :
*complètement inhibé par les anticorps maternels jusqu’à l’âge de 6 mois
*partiellement inhibé jusqu’à l’âge de 12-15 mois
 Il conseille de ne pas vacciner contre la rougeole avant l'âge de 9 mois.
 le nombre d’inoculations
- Le 1er contact avec un Ag àréponse primaire, différée, de faible intensité et de courte durée.
- Le 2ème contact àréponse secondaire, rapide, intense et durable même
 les délais entre les vaccinations
- Délais minimums entre deux vaccinations : quatre semaines (01mois).
- Lorsqu’un retard intervient dans la réalisation du calendrier, il n’est pas nécessaire de reprendre la
vaccination à zéro ; il suffit de la compléter en vaccinant l’enfant en fonction de l’âge et de ou des antigène(s).
- Les doses restantes seront administrées comme s’il n’y avait pas eu d’intervalle prolongé.
 Indications et contre-indications
- La vaccination est un geste important de prévention.
- Effectuée après un examen clinique et un interrogatoire des parents
- Ne pas repousser ou suspendre la vaccination
- Les vaccins utilisés dans le PEV sont bien tolérés et sont indiqués chez tous les enfants.
- Vacciner les enfants malnutris et les malades dont l’état ne justifie pas une hospitalisation.
- Il est recommandé de vacciner les enfants dés leur admission à l’hôpital
- immunodéprimés en phase de rémission
- les prématurés (de la même manière que les enfants nés à terme)
- La vaccination contre la polio est différée dans les cas de poussée évolutive d’une maladie connue
- diarrhée aiguë fébrile pour le VPO
 Les associations vaccinales
- Elles sont aussi efficaces que l’administration individuelle de chaque antigène.
- Administrer le même jour plusieurs antigènes au niveau de sites différents.
- Ainsi les associations suivantes sont permises encas de retard de vaccination
 Réactions indésirables à la vaccination
- Les réactions proprement dites, inhérents à certains vaccins ,généralement bénignes, entrainant des troubles
éphémères et un inconfort passager
- Les complications anormales,sévères,spectaculaires, entrainant parfois une invalidité temporaire ou définitive,
avec des séquelles plus ou moins graves

II. PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION PEV EN ALGERIE

 ROR, les infections à pneumocoque et celui de la poliomyélite inactivé -2014-

DES OBJECTIFS AMBITIEUX ET DES RESULTATS ENCOURAGEANTS


Objectifs fixés:
 Eradication de la poliomyélite àla certification de eradication
 Elimination de la rougeole et la rubéole
 Elimination du tétanos néonatal
 Elimination de la diphtérie
 Atteinte des taux de couvertures vaccinales d’au moins 95%
Résultats acquis:
 Pays polio free depuis 2016
 Atteinte des TCV ≥ 90%

III. Repères sur les maladies cibles du nouveau calendrier national de vaccination
DIPHTERIE: 2types de vaccin antidiphtérique(anatoxine):
-pédiatrique (DTC)
-grand enfant et adulte: (dT))
ROUGEOLE:Vaccin vivant atténué
ORILLONS :Rougeole – Oreillons – Rubéole (ROR).
LA COQUELUCHE : “à germes entiers”, tuées, inactivées les vaccins acellulaires antigènes purifiés
POLIOMYÉLITE: vaccin vivant oral (VPO)+Poliomyélitique injectable (VPI)
TÉTANOS:nourrissons et des enfants par le DTC ou le dT des adultes/femmes enceintes
TUBERCULOSE: (BCG) contre méningite ou miliaire tuberculeuse
HÉPATITEB : à la naissance et combiné
HÉMOPHILUS: combiné
VACCIN ANTI-PNEUMOCOCCIQUE: conjugué (polysaccharides)enfants âgés de moins de 2 ans pour
les formes invasives (méningites, les pneumonies et les bactériémies).
A. VOIE & METHODES D’ADMINISTRATION DES VACCINS
1. VOIE INTRAMUSCULAIRE
- Enfant de moins de 2 ans:Injection dans la partie antérolatéralede la cuisse de l’enfant
- Enfant de plus de 2 ans :Injection dans le muscle deltoïde
2. VOIE INTRADEMIQUE
tangentiellement à la peau, àformer une papule lieu: face antéroexterne de l’avant- bras gauche.
3. SOUS CUTANNEE
- l’aiguille en biais sous la peau pincée.
- Ne jamais piquer perpendiculairement.
- au niveau de la fosse sous épineuse ou la face

A. Technique de vaccination & voie d’administration bcg


 Description :vaccin vivant atténué
 Présentation: forme lyophilisée en flacons multidoses (10 et 20 doses) +un solvant
 Conservation: + 4° et +8°C, à l’abri de la lumière. Une fois reconstitué ,le vaccin doit être utilisé dans les 2h
qui suivent sa reconstitution.
 Voie d’administration :voie intradermique :la face antéro-externe de l’avant bras gauche
 Age de la vaccination :
- Tous les nouveaux nés viables quel que soit leur poids de naissance avant la sortie de la maternité.
- Tous les enfants nés à domicile durant le premier mois qui suit la naissance
- Tous les enfants de 0 à 14 ans révolus, non porteurs de cicatrice vaccinale
- Tous les enfants en première année de scolarisation, non porteurs d’une cicatrice vaccinale,.
 Dans tous les cas, la vaccination est faite sans tests tuberculiniques préalable.
Pas d’alcool
B. Technique de vaccination & voie d’administration polio
 Modalités: VPO :vivant atténué fragile à conserver entre 0°et +4°C, à la partie haute du réfrigérateur et à
l’abri de la lumière y compris durant la séance de vaccination
VPO sous forme liquide en flacons de 10 et 20 doses.
VPO : 5 doses successives : naissance puis rappels à 2, 4 , 12 mois ; 6ans et entre 11-13 ans. Si rejet par
l’enfant : redonner 2 gouttes de vaccin
 Description VPI : vaccin inactivé trivalent
 Présentation VPI :sous forme liquide en flacons unidosé et multidoses (2 , 5 et 10 doses).
 Conservation 6 h après ouverture et à la fin de la séance de vaccination Stocké entre + 2°C et + 8°C et à
l’abri de la lumière. Ne pas congeler.
 Age de la vaccination :Une seule dose qui doit être administrée à l’âge de 3 mois
 Technique de vaccination et voie d’administration :
- intramusculaire (de préférence) ou voie sous cutanée dans la cuisse
- Le VPI ne doit pas être mélangé à d’autres vaccins dans la même seringue.
- Si plusieurs vaccins sont prévus au cours de la même visite , les administrés sur des sites d’injection
différents, espacés d’au moins 2,5 cm.
C. Technique de vaccination & voie d’administration hepatite b
 Présentation et Conservation :Monovalent ou combiné (DTC-Hib-HVB),ne pas congeler.
 Age et techniques de la vaccination :
- Naissance :1ere dose de vaccin seul (monovalent)
- 2 , 4 et 12 mois : vaccin combiné DTC-Hib-HVB en IM
D. Technique de vaccination & voie d’administration hepatite vaccin contre la diphterie, tetanos &
coqueluche pediatrique :
 Présentation :
- Le DTC pédiatrique : ampoule unidose et multidoses
- Vaccin le plus stable, il peut être placé à la partie haute du réfrigérateur ;ne pas congeler
 Age et voie d’administration
- A l’âge de 6ans (à la rentrée scolaire) en IM ou SC
- VACCIN CONTRE LA DIPHTERIE, TETANOS ADULTE (dT)
- Le vaccin dT adulte est un vaccin combiné.
 Présentation et conservation: ampoule unidose peut être placé à la partie haute duréfrigérateur. Ne pas
congeler.
 Age de la vaccination : Une 1re dose , entre 11-13 ans (1ère AM), rappel entre 16-18 ans (1ère AS) puis tous
les 10 ans à partir de 18 ans . IM ou SC
E. Vaccin combine contre la rougeole, les oreillons & la rubeole (ror)
 Présentation :combiné, +ampoule de 5ml de solvant en unidose et multi doses (flacons de 2,5 et 10 doses).
 Vaccin ROR à conserver +4°C et +8°C à la partie haute du réfrigérateurAprès reconstitution, utiliser dans
les6 h suivant sa reconstitution,
 Age de la vaccination :1re dose du vaccin à 11mois et rappel à 18mois en SC
F. Le vaccin anti-pneumococcique
Vaccin polyosidique conjugué à 13 valences
 Présentation : Seringue préremplie de 0,5 ml ou de flacon unidose de 0,5 ml. A conserver entre + 2 °C
et + 8 °C. Ne doit pas être congelé.
 Age de la vaccination : à 2mois puis 4 mois avec rappel à 12 mois en IM dans la cuisse
G. Vaccin contre la diphterie, le tetanos, la coqueluche, l’hepatite virale b, l’haemophilus
infuenzae b (dtc-hib-hvb)
Ce vaccin est dit combiné, il protège contre cinq maladies :
Diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite virale B et l’infection à Haemophilus influenzæ b.
 Présentation : deux formes :
- La composante Hib lyophilisée est reconstituée avec la composante liquide DTC HvB
- Ce vaccin se présente en flacons de 2 doses, 10 doses.
 Age et dose de la vaccination
- 1re dose à 2 mois, rappels à 4 et 12 mois en IM
- Le flacon entamé doit être détruit en fin de séance de vaccination.

IV. La chaine de froid


- Les vaccins doivent être gardés tout le temps entre +2 et +8° C :
- Vaccin est détérioré s’il est exposé à 0° C.
1. La rupture de la chaine du froid :
- Réduit l’efficacité des vaccins
- Nuit à la protection contre les maladies pouvant être prévenues.
- Un vaccin qui a perdu son activité suite à l'exposition à la chaleur ou à la congélation ne la retrouve pas
quand la température correcte est rétablie. Il doit être détruit
- Les personnes ayant reçu le vaccin exposé à la congélation ou la chaleur : Revaccinées
- La chaine du froid = désigne l’ensemble:
- du matériel,
- de l’équipement
- des méthodes utilisées
- Pour conserver les vaccins dans la plage de T° 2 à 8°C depuis leur fabrication jusqu’à leur administration.
- Un système composé d’agents et d’équipements qui assurent la qualité des vaccins depuis la
fabrication,pendant le stockage et la distribution jusqu’à leur administration
2. RÈGLES GÉNÉRALES À RESPECTER
- Afficher les instructions concernant l'entreposage et la conservation sur le réfrigérateur.
- Entreposer les vaccins dans la partie centrale du réfrigérateur pour éviter les parties les plus
- froides et les plus chaudes de l'appareil ;
- Placer un thermomètre maxima-minima sur la tablette centrale du réfrigérateur et un autre dans le
compartiment congélateur.
3. EXIGENCES GÉNÉRALES :un thermomètre maxima-minima
- Veiller à ce que le cordon d'alimentation du réfrigérateur ne puisse pas être débranché de la prise électrique.
- Ne pas placer des aliments ou des échantillons biologiques dans le même réfrigérateur que les vaccins.
- Éviter d'ouvrir inutilement la porte du réfrigérateur plus de quatre fois par jour.
- Vérifier deux fois par jour la température et la noter sur une feuille accrochée à la partie externe de la porte
du réfrigérateur.
- Garder les vaccins dans leur boite (Boite du fabricant).
- Les ranger dans l’aire centrale du réfrigérateur.
- Laisser de l’espace entre les boites: circulation d’air adéquate.
- Regrouper les vaccins identiques.
- Séparer nettement les différents types de vaccins
- Ne jamais placer de vaccins dans la porte du réfrigérateur.
- Placer les vaccins dT et DTC dans les étagères plus basses.
- Disposer les solvants dans le bas du réfrigérateur. Ne pas les congeler.

 Quelle que soit la distance ou la saison


- Toujours utiliser un contenant isolant:Glacière avec des accumulateurs de froid -ice pack-
- Réduire la durée du transport au minimum
- Noter le début et la fin de toute panne, ainsi que les températures en début et en fin de cette panne.
- -S'il y a de la glace dans le compartiment de congélation et si la température dans l'enceinte est < +8°c
Panne n'excédant pas quatre (04) heures
Garder les vaccins dans le réfrigérateur.
Maintenir le réfrigérateur fermé durant toute la durée de la panne
Panne dépassant les quatre (04) heures
-Transférer rapidement les vaccins dans une boîte isotherme en respectant les règles de son utilisation.
-Après la panne, les vaccins ne seront remis au réfrigérateur que lorsque la température dans l'enceinte aura
atteint +4°C soit 2 à 3 heures après la mise en marche
Panne excédant douze (12) heures
Transférer les vaccins dans un autre réfrigérateur non touché par la panne ou dans la chambre froide.
Panne survenue durant votre absence
- Vérifier la température dans le réfrigérateur ou la chambre froide.
- Contrôler l’épaisseur de la glace dans le compartiment congélation.
- Transférer les vaccins dans un autre réfrigérateur si cela est possible.
- En absence d'un autre réfrigérateur, il y a lieu de suivre les indications figurant dans le tableau, ci aprés :

- Une PCV est une étiquette contenant un matériel thermo sensible, apposée sur le flacon du
- vaccin, qui enregistre les expositions thermiques cumulées dans le temps.
- Le changement de couleur de la pastille est irréversible, plus la température est élevée, plus le changement
de couleur est important et rapide.
- La thermo sensibilité de la PCV est propre à chaque vaccin étant donné que chaque vaccin a sa propre
thermo sensibilité.

La congélation : Altération de l’efficacité des vaccins contre:


l’Hépatite Virale B, DTC, DTC-Hib-HVB, VPI, dT.
- Inspecter régulièrement le réfrigérateur de vaccins afin de voir s’il présente des signes de congélation.
- Faire l'épreuve d'agitation (Shake Test) si l’on soupçonne
- Un indicateur de congélation est un indicateur de température irréversible qui montre si un vaccin a été
exposé à des températures de congélation.
- Il est constitué d’une carte blanche sur laquelle est fixé un petit flacon de liquide coloré, le tout étant enrobé
de plastique.
- Si l’indicateur de congélation (Freeze Watch™) est exposé à des températures inférieures à 0°C pendant plus
d’une heure, le flacon se brise libérant le liquide coloré qui tache la carte blanche.
V. Conclusion :
- VACCINS : Substances biologiques sensibles:
- Exposés à T° Hors【2 - 8°Cà Perte de l’efficacité.
- Exposés à T° 0°: Détériorés
- Rupture de la chaine du froid:
- Réduction de l’efficacité :Irréversible.
- Perte protection.
- Réaction locale ++ ?
- IMPACT SUR LA MORBIDITE
Université DJILLALI LIABES Sidi Bel Abbes Epidémiologie
Faculté de médecine Taleb Mourad Dr. Nait Behloul

Mesure de l’état de santé


« Indicateurs De Santé »

I. Introduction
La santé est définit comme « un état complet de bien être physique, mental et
social de la personne» (OMS), les déterminants de la santé sont les facteurs
qui déterminent l’état de santé de l’individu – Personnels – Sociaux –
Environnementaux – Économiques et politiques
La mesure de la santé à l’échelle individuelle ≠ Communautaire

Pourquoi mesurer l’état de santé d’une population ?


● Mesurer l’état de santé = Se donner un instrument pour définir une
politique de santé au niveau de la collectivité ainsi pour en surveiller les
résultats.
● Cette mesure sert :
○ Prévention de maladie.
○ Promotion santé.
○ Planification.

II. Définition des indicateurs de santé ​(IS)


Les indicateurs de santé sont des variables qui peuvent être mesurées
directement et qui permettent de décrire l'état de santé des individus d'une
communauté. Ils sont utilisés pour la mise au point d'indices plus complexes
établis selon des formules spécifiques.

III. Les buts


A. La description
Les IS permettent de décrire l'état de santé d'une population de façon précise
et facilement compréhensible.

B. La surveillance
Une augmentation brutale de la fréquence d'une maladie doit conduire à une
enquête à la recherche des causes d'une telle recrudescence et
éventuellement des mesures de prévention.

1
Exemple : un nombre soudainement élevé de diarrhées fébriles dans une
localité doit faire rechercher, par exemple, une pollution de l'eau et interdire
sa consommation pendant un certain temps.

C. La comparaison temporelle et spatiale


L’enregistrement continue des données sur les différents phénomènes de
santé (maladies ou autres), permet de calculer des indicateurs qui nous
renseignent sur l'évolution​ ​temporelle et spatiale de la fréquence de ces
phénomènes.

D. L’évaluation d'une action de santé


Exemple : évaluer l'efficacité du dépistage du cancer du sein chez la femme
après une campagne de sensibilisation.

E. Générer des hypothèses étiologiques


Exemple​ : l’augmentation des cancers cutanés dans les zones à fort
ensoleillement a permis de mettre en évidence le rôle des radiations
ultraviolettes pour ce type d'affection.

IV. Classification des indicateurs de santé


On subdivise les indicateurs de santé en 2 groupes principaux :
● Les indicateurs de l'état de santé​ : c’est décrire le versant négatif de la
santé (la maladie : c'est la morbidité, la mort : c'est la mortalité, le
handicap, ...) ainsi que des caractéristiques physiologiques et
psychologiques des personnes étudiées.
● Les indicateurs des déterminants de la santé​ : description de tout
facteur entraînant une modification de l'état de santé (climat,
démographie, économie, ...).

V. Intérêt des indicateurs de santé


✓ Connaître l’état de santé d’une population.
✓ Estimer l’importance d’un phénomène de santé.
✓ Estimer l’impact d’un problème de la santé.
✓ Identifier les problèmes prioritaires pour pouvoir réagir .

2
VI. Mesures de base en épidémiologie
À partir du nombre de cas et de la taille de la population dont sont issus ces
cas, plusieurs rapports peuvent être calculés en épidémiologie :
✓ des proportions,
✓ des ratios,
✓ des côtes,
✓ des indices,
✓ des taux.

La proportion Mode Expression


➢ nombre compris entre 0 et 1, ou
P = a / (a+b)
bien
Le numérateur est une partie du dénominateur
➢ pourcentage (ou pour mille, pour dix
Num.et Dénom. sont de même nature​.
mille, pour cent mille, etc.)
Exemple :​ Dans une population de 7500 enfants de moins de cinq ans, on constate que 5300 sont
correctement vaccinés contre la rougeole.
La proportion d'enfants vaccinés est de 5300/7500 = 0,707 = 70,7 %.

Dans cet exemple, cette proportion traduit la : «couverture vaccinale».

Le Ratio Mode Expression


= le rapport entre les effectifs de 2 classes d’une même
variable. Ou le rapport des fréquences de 2 classes.
Le ​Num.et Dénom. sont de même nature mais ils sont un nombre sans unités.
exclusifs l’un de l’autre​ (​càd le Num. n’est pas inclu dans le
Dénom.​)

Exemple :​ 1000 sujets atteints d'une maladie M dont 200 hommes et 800 femmes,
on calcule le sexe- ratio :
Sexe- Ratio = nombre d’hommes atteints / nombre de femmes atteintes = 200/800 = 0,25 (Soit 0.25
homme pour 1 femme (4 femmes/1 homme).

La Côte Mode Expression


= Le ratio de la probabilité de survenue d'un
événement sur la probabilité non survenue de cet nombre d'unités du numérateur pour
événement. Le terme de côte est parfois employé une unité du dénominateur
pour exprimer un ratio.
Terme principalement employé dans les enquêtes Cote des exposés sur​ ​les non exposés
étiologiques :

Exemple :​ Lors d'une épidémie de salmonellose dans une cantine ayant touché 75 cas, on a
observé que 53 cas ont consommé des œufs et 22 cas qui n'en ont pas consommé: La cote
d'exposition chez les cas : 53/22 = 2,4 (Soit 2,4 cas exposés pour 1 cas non-exposé.)

3
L’indice

= le rapport de deux effectifs qui sont de nature différente.


Utilisé surtout comme indicateurs de fonctionnement, notamment en économie de la santé.

Exemple Mode Expression


Nombre de…
Lits d’hôpital/médecins 850 lits, 85 lits pour
10 médecins 1 médecin

Le Taux
mesure de la probabilité de survenue d’un événement au cours du temps.
C’est donc un rapport qui prend en compte la notion de temps.

Mode Expression

Au numérateur figurent des individus ayant subi un ​événement pendant une période de
temps déterminé.
Au dénominateur figure l ‘ensemble des individus susceptibles de connaître ​l’événement
pendant cette période.

VII. Mesure de l’état de santé d’une population


S’appuie sur l’épidémiologie descriptive nécessite : d’une part la connaissance
de la population étudiée à partir d’indicateurs démographiques :
● Indicateurs d’état
● Indicateurs de mouvements
D’autre part des indicateurs sanitaires (Indicateurs de ​mortalité ​et de
morbidité​).

A. Les indicateurs démographiques


1) Définitions
La démographie :​ est l’étude des populations, de leur effectif, de leur
composition (par âge, par sexe, statut matrimonial, etc…) et de leur évolution
future. Elle éclaire les évolutions futures grâce aux projections de population.
Ces projections indiquent les besoins probables pour les années futures et
aident à la prise de décision.

2) Les indicateurs démographiques


Indicateurs d’état : ​Mesurent l’état de la population à un moment
donné–image statique) exemple : la pyramide des âges.
Indicateurs de mouvement :​ quantifient la dynamique de la démographie.

4
Taux brut de natalité :​ Nombre de naissances vivantes dans une population
donnée pendant une période donnée sur l’effectif de cette population au
milieu de la période

Indice synthétique de fécondité :​ ​Nombre moyen d’enfant par femme

Espérance de vie à la naissance​ : ​Somme des années vécues par les individus
d’une génération / effectif de cette génération à la naissance

Taux brut de mortalité :​ Nombre de décès/ population moyenne

Taux de mortalité infantile​ (quotient) : ​Nombre de décès d’enfant de moins de


1 an par rapport à 1000 naissances vivantes

Taux de mortalité maternelle :​ Nombre de décès maternel pour 100.000


naissances vivantes.

B. Les indicateurs sanitaires


1) Les Indicateurs de morbidité
Prévalence :​ ​nombre de cas (nouveaux et anciens) enregistrés à un moment
donné / population à cet instant donné ​ ​(C’est-à-dire Nombre de cas observés
à un instant t/Population à risque à cet instant ​t​)
Incidence et Taux d’incidence :
○ Incidence​ : nombre de cas incidents : nombre de nouveaux cas d'une
maladie durant une période donnée.
○ Taux d’incidence​ : nombre de nouveaux cas d'une maladie durant une
période donnée / population moyenne exposée au risque durant cette
période

2) Les Indicateurs de mortalité


Taux brut de mortalité :
Nombre de décès durant une période donnée /population moyenne durant
cette période

Taux de mortalité spécifique selon l'âge :


Nombre de décès d'une tranche donnée / effectif moyen de cette tranche
d'âge.

Taux de mortalité spécifique selon le sexe :


Nombre de décès masculin / effectif moyen des hommes

Taux de mortalité spécifique selon la cause :


Nombre de décès attribuable à la maladie/ population moyenne

5
Taux de létalité :
Nombre de décès attribuable à une maladie donnée / Nombre de personne
atteinte par cette maladie.
Si maladie stable​ :
Nombre de décès attribuable à une maladie donnée/Nombre de nouveaux cas
pendant une période.

Taux de mortalité proportionnel :


Nombre de décès attribuable à une maladie donnée / Nombre de décès total

Taux de mortalité infantile :


Nombre d’enfants décédés avant 1 an pendant une année N/Nombre de
naissances vivantes pendant l’année N.

Taux de mortinatalité :
Nombre de fœtus de plus de 28 SA nés sans vie pendant une année N/Nombre
de naissances totales pendant l’année N.

VIII. Standardisation des taux


Permet de comparer les indicateurs dans des groupes de populations
différentes ou des périodes différentes.
Deux types :
➢ Standardisation directe
➢ Standardisation indirecte

IX. Les Sources de données


● Indicateurs démographiques : Recensement.
● Indicateurs de morbidité :
○ Source de données permanentes (hospitalière…)
○ Registre maladies DO
○ Registres maladies (K, IRC, AVC…)
○ Source de données permanentes par échantillonnage
○ Réseaux sentinelles pour surveiller maladies transmissibles
○ Sources de données périodiques par échantillonnage
○ Enquêtes infections nosocomiales
○ Enquêtes santé en population générale
○ Sources de données Permanentes, exhaustifs basés sur recours
aux soins.
● Indicateurs de mortalité : Certificats de décès.

6
Epidémiologie des Maladies Transmissibles

I. Introduction
- Une maladie transmissible est une rupture d’équilibre entre les moyens de défense de l’organisme et d’un agent
pathogène c’est donc une prolifération microbienne, virale ou parasitaire ayant pour conséquence des
réaction cellulaires tissulaires ou générales qui se traduit par un syndrome inflammatoire ;
- la connaissance épidémiologique est indispensable à la maîtrise, par la prévention, de la plupart des problèmes
infectieux.
- connaitre la chaine épidémiologique pour pouvoir agir et rompre la transmission
 Intérêt de la question
- Dans les pays pauvre, la plupart des maladie infectieuses continuent a sévir a l’état endémiques en prenant
parfois des allures épidémique meurtrières.
- l’impact de la morbidité infectieuse s’aggravent par la capacité des germes à développer des résistances aux
différentiels anti- infectieux.
- le danger d’extension des épidémies est plus préoccupant en raison du développement des moyens de transports
très rapides, les maladies transmissibles apparaissent comme un obstacle au développement économique des
populations.
- on estime encore que chaque année : 1.8 M d’enfants meurent dans le monde de maladie évitable par les
vaccinations.
- sur plus de 50millions de décès à travers le monde, environ 40% encore provoquer par les maladies
infectieuses ou parasitaires, dont les 2/3 en Afrique.

 Historique
- A partir du début du siècle, par l’étude des maladies ayant un caractère épidémique comme le choléra, la
peste et les autres maladies très meurtrières a l’époque.
- De nombreuses antennes au début du 19ème siècle ont permis de développer les théories sur la contagiosité
des agents pathogènes, la transmission et la propagation de ces affections et sur la réceptivité a ces maladies.
 J. Henlé : (1840) ; a analysé les processus étiologiques des maladies infectieuses.
 R. Koch : qui a formé les premiers postulats sur l’infection.
 L. Panum : (1846) ; effectue une étude épidémiologique approfondie sur l’épidémie de la rougeole aux
îles Féroé.
 J. Snow : (1848 – 1854) ; réalise une étude sur l’épidémie du cholera àLondres bien avant la
découverte de l’agent microbien.

II. Définitions
- On entend par maladie transmissible une pathologie infectieuse contagieuse capable de se transmettre à
plusieurs individus et entre individus.
- L’épidémiologie est l’étude de la distribution des problèmes de santé et de leurs déterminants dans les
population humaines et application de cette étude à la prévention des problèmes de santé.

 EPIDEMIOLOGIE ANALYTIQUE : (chaine de transmission)


- C’est l’ensemble des causes, conditions et circonstances qui permettent ou favorisent la transmission d’un
agent pathogène, d’un réservoir initial vivant ou inanimé à un hôte réceptif ou non.
- Les différents maillons de la chaîne épidémiologique sont représentés par :
 les sources d’infection comprenant des réservoirs primaires vivants (humains ou animaux) et des
réservoirs secondaires le plus souvent inanimés (l’agent causal est présent au niveau de ces réservoirs)
 les modes d’évasion de l’agent pathogène à partir des réservoirs permettent de distinguer des
maladies ouvertes (évasion spontanée de l’agent pathogène à un moment donné de l’évolution de la
maladie) et des maladies fermées
- Deux (02) types de maladies:
 Les maladies à "cycle ouvert" transmises directement ou indirectement. L'agent causal est
spontanément éliminé par voie respiratoire, digestive, urinaire, ou par les lésions cutanéo-
muqueuses.
 Les maladies à "cycle fermé" transmises façon indirecte. Le micro-organisme responsable reste
dans l'organisme: la transmission n'est possible que grâce à un intermédiaire:
insecte(paludisme, fièvre jaune) ou vecteur inanimé tel qu'injection (hépatite B ou C, VIH)
les modes de pénétration de l’agent pathogène chezl’hôteréceptif
l’hôte réceptif ou sujet à contaminer.
 Chaine de transmission
La chaîne épidémiologique : le processus de transmission d’une maladie infectieuse implique nécessairement
l’existence d’un agent infectieux qui se transmet d’un individu à un autre, d’un processus de contamination et
d’un sujet réceptif à la maladie.

agent source
pathogène d’infection

hôte réceptif transmission

Principaux éléments du cycle épidémiologique des maladies infectieuses

 Agents pathogènes présents au niveau des réservoirs :


´ ils peuvent être bactériens, viraux, parasitaires, ou autres et sont caractérisés par :
Pouvoir pathogène (pp) [ aptitude à reproduire la maladie]
Mesuré selon : PP = nbre total malades infectés *10 / nbre total infectés (malades ou non)

La Virulence [ aptitude à provoquer des troubles morbides]


Mesurée en épidémiologie par :
le « taux de sévérité ou de létalité »
- La virulence du germe dépend de l’hôte mais également de facteurs propres au germe tel que leur pouvoir de
multiplication et la production éventuelle de substances toxiques.
- La contagiosité interhumaine d’un agent pathogène
- dépend de nombreux facteurs dont certains lui sont propres et d’autres liés à l’environnement.
- Elle varie considérablement selon l’agent pathogène :
 pratiquement nulle : les Leptospiroses, les Brucelloses,
 faible : la Scarlatine,
 élevée: la Grippe, la Poliomyélite, la Rougeole, les affections Virales respiratoires.
 Réservoirs de germes
Ils hébergent l’agent pathogène permettant sa multiplication ou simplement sa survie ils sont animés humains
ou animaux, mais également inanimés (environnement) : telluriques, hydriques aériens….

1. le réservoir humain : constitué par de porteurs malades ou sains :


 les porteurs malades ( avec expression clinique) sont représentés par les formes typiques, atypiques,
abortives et frustes. De diagnostic +/- difficiles ou retardés ,ces formes cliniques seront +/- contagieuses mais
de toutes façon immunogènes
 les porteurs (sans expression clinique patente) jouent un rôle important dans la diffusion de la maladie.

2. Réservoir inanimé :
 Tellurique :
constitué de germes anaérobies sporulés résistants dans le milieu ambiant pendant des temps très longs. C’est
le cas de Clostridium tétani et botulinum.
 Inerte :
tel le pourtour des piscines qui présentent un excellent site de stabulation des dermatophytes.
Enfin, des réservoirs hydriques, alimentaires, aériens, liés au matériel médico- chirurgical et aux surfaces
peuvent jouer un rôle non négligeable dans la transmission des infections en milieu d’hospitalisation.

3. Réservoir animal (rickettsie, rage, brucella,…)


- Quand il existe et que le germe peut infecter des hommes et des animaux, on parle d'anthropozoonoses.
- En général, une cohabitation prolongée entre l’homme et l’animal est souvent source de maladies infectieuses
ou allergiques si les mesures d’hygiène ne sont pas respectées

 Modes de transmission
la transmission peut être : directe, semi directe, indirecte avec ou sans vecteur animé
directe : en cause lorsque l’agent pathogène se transmet d’un individu à un autre dans un délai bref, à
courte distance et sans interposition d’un objet ou d’un substrat intermédiaire.
contamination par voie aérienne à partir des gouttelettes de Pflügge (fièvres éruptives, grippe, méningite,
tuberculose…) ou par voie cutanéo-muqueuses (maladies sexuellement transmissibles
Semi directe « ou manu portée » : concerne les infections entériques d’origine bactérienne ou virale
(salmonelles, virus de la poliomyélite). elle est en relation avec la contamination des mains d’origine fécale.
Elle joue un rôle dans les phénomènes d’auto contamination croisée en milieu hospitalier.
Indirecte : peut se réaliser par l’intermédiaire d’un vecteur inanimé ou animé :
A. Inanimé : peut être en cause pour des microorganismes très résistants dans le milieu ambiant. Un
matériel inerte tel que : l’air, l’eau, les aliments, les objets personnels ou le matériel médico-
chirurgical, peut être à l’origine de la dissémination de l’agentpathogène à plus ou moins grande
distance
B. Animé : il peut se comporter comme un simple transporteur de germes. C’est le cas de la mouche
dans le trachome et le choléra, ou le plus souvent comme un hôte intermédiaire dans l’organisme
duquel l’agent pathogène va se multiplier et y subir un cycle évolutif (rôle biologique) comme c’est
le cas pour l’anophèle contaminée par le plasmodium du paludisme.

 Hôte réceptif
- C’est tout le problème de la réceptivité ou de l’immunité d’un individu à une maladie infectieuse donnée.
- Parmi les facteurs d’immunité non spécifique, nous citerons les barrières mécaniques, chimiques ou
biologiques de surfaces et le rôle d’éléments humoraux, tels que le complément et le système properdine.
- L’immunité spécifique quant à elle est d’origine humorale ou à médiation cellulaire. Elle peut être acquise :
- passivement (gamma globulino prévention) ou après vaccination.)
- activement au décours de la maladie ou après vaccination.).

 Facteurs Favorisants :
- Plusieurs facteurs favorisent l’apparition, le développement et la diffusion des maladies transmissible.
- Ces facteurs sont très nombreux et agissent à différents niveaux de la chaîne épidémiologique :
- Hygiène des populations : un état d’hygiène défectueux
- (collective, individuelle) des milieux défavorisés.
- Niveau socio-économique des populations : problème d’habitat et de promiscuité, vie collective (école,
entreprise,…)
- Facteur climatiques : les conditions saisonnières (la sécheresse, le froid), climatiques (Vent, humidité, écart
de température, autre phénomène,….).
 EPIDEMIOLOGIE SYNTHETIQUE
1. La Distribution Des Maladies : (aspect quantitatifs)
- fréquence absolue : c’est une fréquence observée d’un phénomène
- fréquence absolue de 100 cas d’une maladie donnée dans la signification diffère selon qu’elle soit établie par
rapport à une population de 1000 ou 10000 sujets.
- Fréquences relative : le rapport de 2 quantités, le numérateur désignent les cas observés et un dénominateur
précisant le nombre totale des cas étudiés (les cas observés inclus).
- Le ratio : c’est le rapport entre 2 entités possédant chacune des caractères
- distincts ; exemple décès masculins rapportés aux décès feminins pour une infection qui atteint sélectivement
les 2 sexes.
- Taux : c’est un rapport qui permet de mesurer un événement dans une population durant une période donnée

2. Les Indicateurs De Morbidité Infectieuse :


constituent des paramètres qui déterminent la fréquence d’une maladie (ou 1 état morbide) dans une
population.
Prévalence : indique pour une maladie l’ensemble des cas observés,
la prévalence des malades transmissible est un indice largement utilisé en épidémiologie surtout dans les
systèmes de surveillance épidémiologique.
Incidence : représente la fréquence des cas nouveaux apparus dans une population durent une
période déterminée.
L’incidence permet d’estimer la vitesse de propagation d’une maladie dans une population
l’estimation de l’incidence des maladie est indispensable pour évaluer l’efficacité d’un programme d’action
sanitaires de masse.
Taux d’attaque : c’est un cas particulier d’incidence, le taux d’attaque est réservé aux cas ou la population
n’est exposée que pendant une période limitée (intoxication alimentaire).
Taux de létalité : c’est l’indicateur de mortalité pour la maladie transmissibles: c’est le le rapport
entre le nombre de décès par une maladie et le nombre de cas observés.

3. les distributions spatiales des maladies transmissibles


 Mode d’expression des maladies contagieuses :
a) Mode épidémique :Par rapport à une situation épidémiologique antérieur,
une épidémie s’exprime par L’appréciation d’un nombre anormalement élevé de cas d’une maladie au sein
d’une collectivité dans une région donnée et durant une période déterminée.
une épidémie se définie donc par rapport à la fréquence usuelle connue de la maladie dans la même localité et
pendant la même période.
L’épidémie de type inter humaine :la propagation de la maladie d’homme à homme est plus insidieuse, eten
tache d’huile,
le processus épidémique inter humain peut être favorisé par divers facteurs ; les condition
immunitaires(méningite cérébro-spinale) ,les conditions d’hygiène (dermatose parasitaire) ,les condition
climatiques (typhoïde).
b) Etat endémique : dans les situation endémique, la maladie existes habituellement dans une région
donnée et sévit tout au long de l’année, c’est le cas de la TBC pulmonaire, typhoïde dans notre
pays( illimité dans le temps).
c) Mode sporadique : une maladie contagieuse est sporadique, quant elle apparaît rarement. Les cas
de maladie sont isolés dans le temps et dans l’espace et n’ont aucun lien entre eux.
d) Pandemie : c’est une épidémie qui envahit plusieurs continents à la fois. C’est un processus illimité
dans l’espace( sida , covid19)

III. prévention des maladies transmissibles

Surveillance épidémiologique
- "On entend par surveillance épidémiologique, la collecte, l’analyse et la diffusion systématique des données
sanitaires pour la planification , l’exécution et l’évaluation des programmes de santé publique".
- Processus continu/enquêtes :
 Collecte des données
 Regroupement et tabulation des données
 Analyse et interprétation
 Diffusion des données et des résultats à ceux qui ont en besoin
- Elle s’appuie en Algérie sur :
 Les Services d'Epidémiologie et de Médecine Préventive (SEMEP) à l'échelon locale
 Les Directions de Santé et de Population (DSP) à l'échelle de wilaya
 La Direction Générale de la Prévention et l'Institut Nationale de Santé Publique (INSP) à
l'échelle centrale.
Surveillance des maladies transmissibles
1. Objectifs:
 Identifier l’apparition d’une nouvelle maladie
 Suivre dans le temps l ’extension d ’une maladie connue
 Repérer, pour une maladie donnée, le franchissement d’un seuil, afin de mettre en œuvre
précocement un contrôle de la maladie, des actions curatives ou préventives
2. Méthodes de surveillance:
 Déclarations obligatoires (DO)
 Réseau sentinelle (depuis 1984 en France):
- Un pour cent (1%) des médecins généralistes volontaires selon la technique de sondage
- Fonctionne par téléinformatique
- Résultats sont mis à jour de façon hebdomadaire
- Hépatite virale, urétrite masculine, rougeole, oreillons, grippe
- Critères diagnostiques standardisés
 Centres nationaux de référence (CNR):
- Contribuent à la connaissance épidémiologique d'un agent infectieux
- toute constatation pouvant avoir des répercussions graves sur l'état sanitaire du pays doit être signalé
aux autorités sanitaires".
 Réseaux spécialisés :
- Constitués de laboratoires et de praticiens
- Concernent des agents pathogène précis: Renago(gonocoque) Grog (Groupes Régionaux d’Observation
de la Grippe …)
 Autres sources :
- Enquêtes périodiques ou ponctuelles
- Certificats de décès
- Activités de dépistage : don du sang
- Morbidité hospitalière
La déclaration obligatoire des maladies
- Moyen de surveiller certaines maladies, reconnu par l'Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S) et utilisé par
tous les pays
- Mode de surveillance des maladies transmissibles très ancien et est universellement utilisé. L’O.M.S collige
ainsi pour un certain nombre de maladies transmissibles les cas notifiés par les états membres.
- Basé sur la transmission de données individuelles à l'autorité sanitaire.
- Recueil exhaustif de données, permettant une analyse aussi exacte que possible de la situation et de l'évolution
de ces maladies, afin de mettre en place des actions préventives et de conduire des programmes adaptés aux
besoins de santé publique.
- Les objectifs: est double
 Alerter les services de santé publique qui, éventuellement, décident de mesures relatives aux soins et
à la prévention (isolement, vaccination, chimio prophylaxie),
 Recueillir les données qui établissent, le plus exactement possible, le nombre de cas observés de
chacune de ces maladies.
Intervenir rapidement afin d’investiguer et limiter les épidémies
Analyser l’évolution dans le temps de ces maladies
évaluation les différents interventions réalisées dans le cadre des programmes de santé (vaccination,
dépistage…)
- En Algérie la déclaration obligatoire des maladies est régie par:
 l’arrêté N° 179/MS/CAB du 17/11/90 fixant la liste de maladies à déclaration obligatoire et les
modalités de notification et
 la circulaire N° 1126/MS/DP/SDPG du 17/11/90 relative au système de surveillance des maladies
transmissibles
- Toutes les MDO doivent être déclarées par les unités sanitaires de base et les médecins libéraux au Service
d’épidémiologie et de Médecine Préventive (SEMEP) des Établissement Publics de Santé de Proximité (EPSP)
sur un relevé hebdomadaire, qu’ils doivent transmettre après traitement à:
 La Direction de la Santé et de la Population (DSP),
 L’Institut National de Santé publique (INSP),
 Et à la Direction de la Prévention Générale et de la Promotion de la Santé du Ministère
- Depuis décembre 2013, l’arrêté N°133/MSPRH/SG du 30 décembre 2013 a modifié et complété la liste des
maladies à déclaration obligatoire fixée par l’arrêté N°179/MS du 17 novembre 1990 en distinguant dans la
circulaire N°01/MSPRH/du 05 janvier 2014 deux catégories de maladies :
 une catégorie de 39 maladies mise sous surveillance nationale et soumises à une déclaration
obligatoire selon les modalités de l’arrêté N° 179/MS/CAB du 17/11/90
 Et une autre catégorie de 10 maladies sous surveillance internationale soumises à déclaration
obligatoire à l’autorité sanitaire nationale et obligatoirement notifiables à l’OMS.
Liste des Maladies à Déclaration Obligatoire (MDO) en Algérie
 Catégorie 1 : Maladies sous surveillance nationale
1. Bilharziose 21. Méningites à haemophilus influenza
2. Botulisme 22. Autres méningites (à préciser)
3. Brucellose 23. Paludisme
4. Charbon 24. Paralysie flasque aigué
5.Coqueluche 25. Peste
6. Diphtérie 26. Rage
7. Dysenterie amibienne et bacillaire 27. Rickettsiose (Fièvre Boutonneuse
8. Fièvre typhoïde et paratyphoïde Méditerranéenne)
9. Hépatite A 28. Rougeole
10. Hépatite B 29. Rubéole
11. Hépatite C 30. Syphilis
12. Infection à VIH/SIDA symptomatique et 31. Tétanos néonatal
asymptomatique 32. Tétanos non néonatal
13. Kyste hydatique 33. Toxi-Infection alimentaire collective
14. Légionellose 34. Trachome
15. Leishmaniose cutanée 35. Tuberculose pulmonaire
16. Leishmaniose viscérale 36. Tuberculose extra pulmonaire
17. Lèpre 37. Typhus exanthématique
18. Leptospirose 38.Uretrites gonococciques et non
19. Méningites à méningocoque gonococciques
20. Méningites à pneumocoque

 Catégorie 2 : Maladies sous surveillance internationale


1. Chikungunya 7. Grippe humaine causée par un nouveau sous
2. Cholera type
3. Dengue 8. Poliomyélite due à poliovirus sauvage
4. Fièvres hémorragiques 9. Syndrome respiratoire aigue sévère
5. Fièvre de la vallée du rift 10. Variole
6. Fièvre du West Nile
 RELEVE DES MALADIES A DECLARATION OBLIGATOIRE

Etablissement Public Hospitalier (EPH), ou CHU de : ………………………………………………


Service : ……………………………………………………………………………………………………...
Semaine du……………………au…..................................

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