Rapport de Stage
Rapport de Stage
zmS
Université Montpellier II
Sciences et Techniques du Languedoc
Place Eugène Bataillon
34095 MONTPELLIER Cedex 5
CIRAD-EMVT
Campus International de Baillarguet
TA 30 / B
34398 MONTPELLIER Cedex 5
RAPPORT DE STAGE
ETUDE DES PRA TIQUES DE GESTION DES
BIOMASSES FOURRAGERES DANS LES DIVERS
SYSTEMES AGROP ASTORAUX DES SAV ANES
DU BURKINA OUEST : CAS DU TERROIR DE
KORO
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le 14 octo bn.: 2004 sai\\a rgu e t
Cette présente étude se situe dans le cadre de démarrage d'un projet de recherche-action initié
par une équipe du CIRDES conduite en partenariat avec des producteurs et leurs OP
(organisations paysannes) dans un but pluridisciplinaire. Le thème s'intitule: Gestion
multifonctionnelle de la biomasse végétale et fourragère pour l'alimentation du bétail dans les
systèmes mixtes (céréales-coton-élevage) des zones de savanes de l'Afrique de l'Ouest (Ouest
du Burkina Faso et Mali Sud). Elle est basée essentiellement sur des questionnaires pré-
établis.
L'étude a été menée sur le terroir de Koro dans la commune de Bobo-Dioulasso (Province du
Houet) sur 15 exploitations Peulhs, 15 exploitations Bobos et 9 exploitations Dioulas prises
parmi les 150 unités de production présentes. Elle a mis en évidence sept types d'exploitations
agricoles dont trois types d'éleveurs (El, E2 et E3), trois types d'agriculteurs (Al, A2 et A3)
et un type d'agro-pasteurs (AP). Ces types sont caractérisés par les moyens de production et
les surfaces cultivées chez les paysans, par la présence d'un troupeau important et d'un bon
équipement chez les agro-pasteurs et par l'importance du bétail, la façon de conduire les
animaux et la culture ou non du coton chez les éleveurs.
De cette typologie émergent cinq systèmes de cultures dominants et de pratiques de gestion de
la fertilité des sols et trois systèmes d'élevage et de pratiques d'affouragement du bétail.
La fertilité des sols connaît de sérieux problèmes, ce qui a amené les producteurs à développer
des stratégies différentes de gestion au sein de leur exploitation (parcage, transport de
poudrette) pour maintenir leur rendement.
La diminution des zones de pâturages avec l'augmentation des surfaces cultivées au sein du
terroir (70 % du terroir) ont amené les producteurs à valoriser un tout petit peu (5 %) leurs
résidus de culture (tiges de maïs et fanes de niébé) et à s'approvisionner en sous-produits
agro-industriels (tourteaux et coques) pour l'alimentation de leur bétail. Ces produits vont
servir à complémenter en période de soudure leurs animaux (allaitantes surtout). C'est ainsi
que certains ont intégré les cultures fourragères (Panicum, niébé fourrager) dans leur
assolement.
La gestion de la fertilité des sols et de l'affouragement du bétail doit être la priorité
d'intervention des pouvoirs publics et des ONG. Cette intervention doit se faire par type
d'exploitation pour les questions de fertilité et suivant les lots concernant l'alimentation du
bétail.
Mots clés : Burkina Ouest, Houet, Koro, terroir, biomasse, gestion, fertilité, affouragement,
typologie.
1
Sigles et abréviations
VP : Valeur Propre
2
Sommaire
,
R esume , et mots cl'es ........................................................................................................ J
. les et abrev1at1ons
S ig , . . ..................................................................................................... 2
Sommaire ............................................................................................................................. 3
Table des figures et des tableaux ............................................................................ s
Introduction ........................................................................................................................ s
L Cadre de l'étude ......................................................................................................... 10
1.1 Présentation générale de la province du Houet ........................................... 10
1.1.1 Climat et pluviométrie ................................. ............................................................ 10
1.1.2 Relief et sols ............................................................................................................ 10
1.1.3 Végétation ................ ............................................................ ...... ............................. 11
1.1.4 Agriculture .............................................................................................................. 11
1.1.5 Elevage .................................................................................................................... 13
1.2 Présentation du terroir de Koro ....................................................................... 13
IL Etat des connaissances sur la relation agriculture-élevage ............ 14
IIL Matériel et méthodes ........................................................................................... 15
IV. Résultats et recommandations........................................................................ 17
4.1 Diagnostic agraire du terroir de Koro ............................................................ 17
4.1.1 Organisation sociale du village et unités de productions ...... ........ .... ............. .. ....... 19
4.1.2 Evolution agraire ............................... ................. ................... .... ............................. . 20
4.2 Typologie des systèmes d'exploitations de Koro ......................................... 22
4.2.1 Présentation de l 'ACP ............................................................................................. 22
4.2.2 Présentation comparée des 7 types d'exploitation .................................................. 23
Composition des unités de production et autosuffisance alimentaire .............................. 23
4.2.3 Analyses détaillées des 7 types d'exploitation ........................................................ 29
4.2 Systèmes de culture et gestion de la fertilité ................................................. 37
4.2.1 Présentation ............................................................................ ...... ........... ................ 37
4.2.2 Présentation des systèmes de culture et pratiques de gestion de la fertilité ... ......... 40
4.2.3 Comparaison des pratiques dans la gestion de la fertilité dans les cultures
principales ............................................................ .............................. ... ........................... 45
4.3 Systèmes d'élevage et pratiques d'affouragement ..................................... 50
4.3 .1. Présentation ................................................................................................... ......... 50
4.3.2 Système d'élevage et pratiques d'affouragement par types .................................... 54
Exploitation N° 4 de Monsieur Idrissa Sidibé .................................. .. .............................. 57
3
4.4 Recommandations .................................................................................................. 58
V. Discussion .................................................................................................................... 59
5.1 Systèmes d'élevage et pratiques d'affouragement ..................................... 59
5.2 Systèmes de culture et pratiques de fertilité des sols ................................. 60
Conclusion ......................................................................................................................... 61
Bibliographie.................................................................................................................... 62
Annexes ............................................................................................................................... 65
4
Table des figures et des tableaux
5
Figure 42: Evolution des quantités de RDC distribuées aux al/ai tantes par type d'exploitation 53
Figure 43: Evolution des quantités de SPA/ distribuées aux al/ai tantes par type d'exploitation 53
Figure 44. Quantités de RDC et de SPA/ distribués annuellement par lot et par UBT selon les types d'exploitation 54
Tableau 6: Recommandations pour l'amélioration des différents types pour une meilleure gestion de la fertilité 58
Tableau 7: Recommandations par les différents lots de bovins des 7 types 58
6
Remerciements
Monsieur Henri Dominique Klein, mon tuteur de rapport pour avoir accepté de
m'encadrer pour la rédaction de ce document et pour ses observations critiques.
M. Jouve Philippe et Lhoste Philippe pour nous avoir rendu visite sur le terrain et pour
les critiques consistantes.
Toutes les personnes qui ont apporté leur pierre à la réalisation de ce document plus
particulièrement M. Dugué Patrick et M. Poccard Réné.
M. Nourou Abdou, mon binôme pour les périodes fastes passées ensemble et les
descentes dans la ville.
Nos interprètes M. Ali Sidibé et Boureïma Ouattara de Koro ainsi qu'à toute leur
famille pour tout ce qu'ils ont fait pour nous.
Tous les korois à travers leur RA V, M. Emmanuel Sanou pour leur accueil et pour tout
ce qu'ils ont enduré avec nous.
Tous les amis et amies de Bobo-Dioulasso et de Koro pour tout ce qu'ils m'ont
apporté.
Tous les camarades du DESS-PARC plus particulièrement à ceux des villas de Vic La
Gardiole (Charlotte, Linda, Gaëlle, Vio., Julien, Gaël, Seb., Alex.) et à Omar.
7
Introduction
Dans les zones de savane, on a observé au cours des dernières décennies une diversification
des activités de production et de développement d'activités mixtes agriculture et élevage à
l'intérieur des mêmes terroirs et bien souvent au sein des mêmes unités familiales. Les
exploitations s'adaptent ainsi à leur environnement propre en combinant les activités de
production mais aussi de transformation et de commercialisation. La recherche et les
structures de développement ont produit des démarches et des technologies qui n'ont pas
permis de modifier notablement les systèmes de production (faible intensification, manque de
gestion des ressources).
Face à l'accroissement démographique induisant une compétition accrue pour l'accès aux
ressources naturelles dans les zones des terroirs villageois, la gestion des biomasses végétales
est une condition indispensable au développement intégré de l'agriculture et de l'élevage ainsi
qu'à la préservation des ressources naturelles (fertilité des sols) notamment dans les zones à
forte densité de population.
Dans cette situation nous nous posons les questions suivantes :
Comment nourrir le cheptel villageois lorsque la charge en bétail est très forte (supérieure à
0,5 UBT/ha), cette situation qui se rencontre dans les zones où le ratio surface cultivée sur
surface totale villageoise est supérieur à 50 % avec un pâturage limitant en saison des pluies?
Comment entretenir la fertilité des sols en culture continue en apportant suffisamment de
matière organique et d'éléments minéraux?
Autrefois, l'agriculture et l'élevage étaient deux activités conduites séparément par des
populations distinctes. Des systèmes extensifs juxtaposés se maintenaient car la pression
foncière était faible et le partage des espèces agricoles et de parcours ne posait pas de
problème. Leur intégration au marché était faible. Depuis cinquante ans, de plus en plus
d'agriculteurs ont développé par le biais de la traction animale des noyaux d'élevage intégrés
à l'exploitation, et de plus en plus d'éleveurs s'adonnent à l'agriculture.
Aujourd'hui, l'augmentation continue de la population rurale en Afrique de l'Ouest a conduit
à une très forte extension des zones agricoles au détriment des zones de parcours et de
l'élevage extensif mais aussi au rapprochement de ces deux activités dans des systèmes de
production mixtes. L'accroissement de la demande en produits alimentaires liée à
l'urbanisation stimule ces évolutions (extension des zones cultivées et augmentation du
cheptel).
Face à cette situation, beaucoup d'exploitants ont tenté de diversifier leurs productions dans le
but de sécuriser leurs revenus : des éleveurs transhumants sont devenus agro-éleveurs et des
agriculteurs sédentaires ont investi dans l'élevage. Ainsi les systèmes mixtes agriculture et
élevage connaissent un développement rapide.
Dans les zones périurbaines, face à de nouvelles opportunités de marché, diverses formes
d'élevage se développent (lait, élevage laitier et cycles courts, etc.), ainsi que des formes de
complémentarités renouvelées entre productions animales et végétales par le biais du
commerce des fourrages et d'aliments bétail. Cependant les agro-pasteurs rencontrent des
difficultés pour répondre à la demande, pour accéder aux sous-produits agro-industriels, aux
résidus de culture et pour adapter leur exploitation à ces marchés. Ils sont demandeurs d'outils
d'aide à la gestion de leur exploitation.
8
L'objectif principal de cette étude est d'actualiser les connaissances sur les stratégies des
agro-pasteurs concernant la gestion de la biomasse, la gestion globale des exploitations,
l'adoption d'innovations et l'identification des priorités d'intervention. L'étude que nous
allons mener, vise à produire des connaissances sur les pratiques des paysans en matière de la
gestion des biomasses végétales (cultivées et naturelles) et de la fertilité des sols, sur les
innovations récentes et sur leurs conséquences. Elle permettra aussi d'élaborer des méthodes
de conseil de gestion au niveau des exploitations et au niveau du terroir villageois.
Après avoir présenté brièvement le contexte et le cadre de l'étude, nous ferons un bref état des
connaissances sur la relation agriculture-élevage avant de présenter les matériels et méthodes
utilisés. Après cette brève présentation de nos outils, nous passons au diagnostic agraire du
village, cela nous conduira à nous interroger sur les événements qui ont permis d'arriver à la
situation actuelle. Pour cela, nous étudierons l'histoire du système agraire du village. Les
fondements de la diversité des pratiques étant mieux cernés, nous procéderons à l'analyse
détaillée des différents systèmes de productions (typologie) et des systèmes de culture et
d'élevage en insistant sur les pratiques de gestion de la fertilité des sols et de l'alimentation du
bétail rencontrés au village en expliquant leur logique. Une fois cette logique assimilée nous
passerons à la discussion et aux propositions d'amélioration.
9
1. Cadre de l'étude
La province du Houet est située dans la région Ouest du Burkina à climat sud soudanien, elle
bénéficie des conditions naturelles assez favorables à la production agro-sylvo-pastorale. La
commune de Bobo-Dioulasso fait partie de cette province où se trouve notre zone d'étude
(terroir de Koro). Le terroir de Koro se situe dans les périphéries de Bobo-Dioulasso où
s'exerce une très forte pression sur les ressources naturelles. C'est l'une des raisons du choix
de cette zone.
10
associés à des sols ferrugineux en bordure des marigots caractérisés par un excès d' eau
temporaire, ces sols sont traditionnellement plantés en sorgho, en maïs et en riz
lorsque la quantité d'eau est suffisante.
1.1.3 Végétation
1.1.4 Agriculture
•
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Fort•
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Carte de la province du Houet Carte de la province du Houet
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Densit é de Population
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1.1.5 Elevage
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16-20
Figure 9: Cheptel par département Figure 10: Animaux de trait par ménage
La population de Koro compte 2000 habitants environ à majorité Bobo, suivis des Peulhs et
des Dioulas. Le village compte environ 200 ménages agricoles. C'est un village très étendu
sur une surface totale de 60,24 km 2 . La densité de population moyenne est donc relativement
faible (33 hab/km 2). Cependant, les terres cultivables s'étendent sur 4 211,9 ha (soit les 70 %
du terroir), ce qui fait que la densité de population sur la partie exploitable pour l'agriculture
est de 47,5 hab/km 2 • Dans cette partie, se trouvent les bas fonds qui ne sont pas valorisés, les
jachères courtes et quelques cuirasses (peu profondes) couvertes de végétation. Le reste du
terroir se compose de galeries forestières (169,1 ha), des forêts (1 236,4 ha) et des cuirasses
(406,6 ha).
Le village se divise en trois zones d'habitations. Koro 1, la principale se situe au nord. Elle
correspond au village historique et comprend également les quartiers construits au pied de la
colline où ont été installées les infrastructures du village (marché, école, dispensaire). Koro2
et Koro3 ont été construits à l'emplacement d'anciens villages de culture occupés chaque
année temporairement pendant l'hivernage par les paysans de Koro. Koro2 se situe au sud-est
et Koro3 au sud-ouest. Koro3 est la zone d'occupation la plus récente et se composante d'une
succession de clairières cultivées. Les campements peuls se situent sur Korol et Koro2.
13
II. Etat des connaissances sur la relation agriculture-élevage
Les systèmes de production des zones de savane de l'Afrique de l'Ouest font l'objet d'une
abondante littérature scientifique sur les relations agriculture-élevage et la gestion des
biomasses. Par le passé, les recherches engagées ont été le plus souvent sectorielles et ont
débouché principalement sur des recommandations techniques: alimentation du bétail (César,
1992; César et Zoumana, 1999; César et al., 1999; Tarawali et al., 1999; Zoumana et al.,
1999); gestion de la fertilité (Dugué, 1999); cultures fourragères plantes de couverture et SCV
(Carsky et al., 2003; Naudin et al., 2003; Klein, 2002); traction animale (Vall et al., 2003);
système d'élevage (Landais, 1983; Hoffmann, 1983), systèmes agricoles (Charpentier, 1997).
Des études plus globales sur les facteurs déterminants, les modes d'action et leurs
conséquences sur l'environnement, ont également été conduites mais n'ont pas débouché sur
des propositions opérationnelles (Bonnet, 1988; Landais et al., 1991; Lhoste, 1987; Liehoun,
2003; Augusseau, 2003), en dehors du cas du Mali sud (Diarra et al., 1999; Kanté, 2001;
Kanté et al., 1997; Sangaré et al., 1999) qui paraît être la région où l'intégration entre
l'agriculture et l'élevage soit la plus avancée (Bosma et al., 1992).
Parallèlement des recherches ont été conduites en Afrique Subsaharienne par des agro-
économistes, des spécialistes de la gestion et de l'action collective : sur la mise au point
d'outils d'aide à la gestion des exploitations agricoles (Dugué, 1999, Dugué et Faure, 2003),
sur le foncier et sur l'adaptation des règles qui président à la gestion collective des ressources
naturelles (Dugué et al., 2003; Mathieu et al., 2003; Levigne-Delville, 2004). Mais ces actions
ont encore peu concerné les systèmes d'élevage et les agro-pasteurs.
Landais et Lhoste (1990) qualifiaient l'association agriculture et élevage comme un mythe
techniciste confronté aux réalités du terrain. Cette association est plus facile à appliquer au
niveau des exploitations agricoles alors qu'au niveau plus global (région ou territoire), elle
devient plus compliquée. Pour eux l'introduction de la sole fourragère (légumineuses) et les
restitutions organiques améliorées grâce à la fabrication du fumier, donnent une meilleure
gestion de la fertilité. Boudet (1961 ), cité par Landais et Lhoste, parle d'une transformation de
l'agriculture extensive en une agriculture intensive par une association entre l'agriculture et
l'élevage (apport de fumure animale).
Un atelier a été tenu à Bobo-Dioulasso par les chercheurs de l'INERA (1995) et autres
institutions de recherche ont intitulé le titre de l'atelier «les pratiques des paysans et leur
durabilité» dans un village où la pression migratoire est forte. Dans cet atelier ils parlent de
crises foncières, de la baisse de la fertilité des sols et de très faibles équipements donnant des
productions basses.
14
III. Matériel et méthodes
> Analyse des pratiques de gestion de la biomasse et de la fertilité des sols : à partir de
cette typologie, nous avons choisi 13 exploitations pour conduire à une analyse plus
poussée des pratiques. Ces 13 individus ont été choisis pour leur représentativité de
leur type. Cette analyse est basée sur les pratiques sous forme de questionnaire (cf.
annexes) liées à la conduite des animaux. Elle a porté également sur la gestion de la
fertilité et des déchets animaux dans les exploitations avec peu ou pas d'animaux
(vente, échange, pas de gestion). Ces informations reçues ne sont que des données
déclaratives des paysans des années 2002, 2003 et 2004.
> De l'analyse des systèmes de culture aux pratiques de gestion de la fertilité: cette
analyse a été effectuée à partir des données recueillies sur le questionnaire des
pratiques de gestion de la fertilité des sols et l'alimentation de du troupeau saisi sous
Excel sous forme de BDD. Après avoir décrit les différents systèmes de culture tirés
de la typologie, nous avons essayé de comprendre comment est gérée au niveau de
chaque système la fertilité de ses parcelles.
15
>- De l'analyse des systèmes d'élevage aux pratiques de gestion de l'affouragement:
Cette analyse a été effectuée à partir des données tirées du même questionnaire
(pratiques de gestion) des pratiques paysannes. Toutes ces analyses ont été saisies et
traitées sur le logiciel Excel.
Ces dernières phases nous ont alors permis d' élaborer des recommandations par type.
16
IV. Résultats et recommandations
Le village de Koro est bordé au Nord-Ouest par une falaise continue (Figure 11). Il s'étend sur
une plaine en légère pente vers le sud-ouest et est traversé du nord au sud par la piste qui relie
Bobo à Sidéradougou. Il dispose de deux bas-fonds où sont pratiquées des cultures
maraîchères et de contre saison. Le bas fond principal se situe près de Koro 1.
Le territoire du village est spatialement divisé entre les huit grandes familles autochtones. Les
allochtones doivent adresser leur demande de terre au chef du village qui la transmet au chef
de terre. Ce dernier leur confie un lopin moyennant un geste symbolique coutumier après
avoir consulté le chef de famille propriétaire éminent des champs visés par l'allochtone.
Généralement le propriétaire n'usurpe pas sa terre.
On y trouve trois principaux types de sols, à savoir (Figure 12) :
~ Les sols sableux appelés en Dioula Tientien-mougou propices aux cultures d'arachide,
de mil, de niébé et de fonio. Ce sont les sols les plus recherchés car il sont les plus
faciles à labourer en cas début d'une mauvaise saison pluvieuse ;
~ Les sols gravillonnaires appelés en Dioula Woyogo qui sont propices aux cultures de
coton, de maïs, d'arachide, de niébé, de sorgho et de fonio;
~ Les sols argilo-sableux appelés Bogo-jin propices aux cultures de coton et du sorgho
rouge mais difficile à travailler.
A Koro 1, les sols sableux dominent par rapport aux sols gravillonnaires et argileux. Par
contre, à Koro2, tous les sols sont sableux sauf une petite partie gravillonnaire (près du
campement Peulh). Alors qu'au niveau de Koro3, ce sont essentiellement des sols
gravillonnaires que l'on trouve.
17
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Figure 12. Transect nord-sud de Koro (les différents profils du sol et leur occupation)
Le village est dirigé par 3 chefs traditionnels répartis entre les grandes familles, le chef
coutumier (Vroma), le chef du village (Sanpressira),µ le chef de terres (Dona), et par un
responsable administratif villageois (RAV) (Sanpressira). Ce sont toutes les grandes familles
Bobo qui sont considérées comme des autochtones. Par contre les Peulhs et les Dioulas sont
appelés les étrangers (allochtones).
Depuis 1969, les agriculteurs étaient organisés en un groupement villageois unique créé à
l'époque où le centre de formation de Matourkou intervenait à Koro 1 A travers ce
groupement, ils recevaient des crédits d'intrants et des crédits d'équipements de matériels
1
De 1969 à 1974, le centre de formation de Matourkou est intervenu à Koro pour former les
agriculteurs aux techniques de cultures modernes (culture attelée, culture du coton ... ) au rythme de
15 stagiaires formés par année, au niveau du génie rural (construction de ponts, radiers, magasin,
école, puits ... ), pour organiser la gestion du terroir et fixer les villages de culture dans la plaine
(piquetage de 33 exploitations de 5 ha à Kara 1) et pour la fourniture de crédit à l'équipement. Ces 5
années ont fortement marqué les habitants de Kara, à tel point que dans les discours il y a l'avant et
l'après Matourkou.
19
agricoles. En 1996, ce groupement a éclaté en plusieurs autres Groupement de Producteurs de
Coton (GPC) qui sont au nombre de six dont trois à Korol, deux à Koro3 et un seul à Koro2.
A côté des GPC coexistent deux groupements d'éleveurs qui se sont affiliés à l'UEPL et
quatre groupements féminins dont deux Peulhs et deux Bobos.
Dans ces systèmes d'élevage nous n'avons pas tenu compte des transhumants qui passent sur
le village pendant 1 à 2 jours. Au cours de nos enquêtes nous avons pu voir 4 troupeaux d'une
cinquante de tête en moyenne par troupeau. Ils n'ont aucune relation particulière ni avec les
éleveurs ni avec les paysans. Nous n'avons pas pu les contacter du fait qu'ils ne sont de
passage sur la zone qu'un à deux jours. Actuellement, il n'existe pas de relation directe entre
les populations locales (paysans et éleveurs) et eux.
Autrefois, les paysans descendaient de la colline pour aller cultiver leurs parcelles et
rentraient le soir. Ils cultivaient essentiellement les céréales (sorgho, et mil, fonio ), quelques
tubercules (patate douce) et des légumineuses (arachide et niébé). Le sorgho rouge était
surtout transformé en boisson locale (Dolo) pour satisfaire à leurs besoins quotidiens et
coutumiers. Les forgerons ne cultivaient pas mais fabriquaient des outils manuels (dabas) et
des matériels entrant dans les cultes du village. Ils échangeaient ces matériels contre des
denrées agricoles. Il régnait une bonne entente et une bonne complémentarité entre les
populations villageoises. A cette époque, la disponibilité de pâturage et de l'eau était
abondante. Il y avait moins des surfaces cultivées que de surfaces pâturables. Les Bobos et les
Dioulas avaient essentiellement un élevage de petits ruminants et de volailles alors que les
Peulhs avaient des grands troupeaux de bovins. Les Peulhs cultivaient surtout le sorgho et le
mil pour leur subsistance. La gestion de la fertilité est basée uniquement sur la jachère longue
(plus de 20 ans) ou courte (4 à 5 ans).
A partir de 1969, et suite à l'intervention des pères blancs du Centre de formation de
Matourkou, beaucoup de choses ont changé dans le système technique. De 1969 à 1974,
environ 15 jeunes volontaires partaient chaque année se former sur les nouvelles techniques
de culture (attelage) et des équipements appropriés. A la suite de la formation, les stagiaires
retournaient à Koro et étaient installés sur des parcelles piquetées de 5 ha chacun et dotés d'un
équipement complet (charrue, bœufs de trait, etc.) donnés à crédit remboursable sur 5 années.
20
Les formateurs de ce centre ont introduit aussi la culture de coton et le maïs au dépend du mil
avec les intrants (engrais chimiques) nécessaires à cet effet.
C'est à partir de cette époque que les agriculteurs ont commencé à résider en permanence loin
du village historique dans la plaine de Koro près de leurs parcelles et ne remontant au village
que pendant les cérémonies traditionnelles (mariage, funérailles, fête des masques 2).
Avec l'introduction de la culture attelée et du coton, les producteurs ont étendu les surfaces
cultivées (surtout en maïs) et ont augmenté les revenus monétaires du ménage. C'est à partir
de cette période que les forgerons ont adopté l'agriculture et que certains paysans (bobos et
dioulas) ont commencé à élever des bovins pour acquérir des bœufs de trait et fumer leurs
parcelles de coton et de maïs qui sont plus exigeantes en engrais.
Le mil et le sorgho deviennent de moins en moins cultivés au profit des cultures de maïs et de
coton qui constituent des activités génératrices de revenus.
Le déficit pluviométrique enregistré ces dernières années et l'habitude alimentaire sont en
effet les principales causes de ce phénomène. La variété de mil cultivée est tardive, donc très
exigeante en eau, selon le temps. L'exigence de la culture de mil en terme de travail et le
faible rendement de production ont davantage accentué le recul contrairement à la culture de
maïs. Le bon goût de «two» de maïs et sa valeur génératrice de revenus monétaires ont placé
cette spéculation en tête de l'assolement parmi les céréales.
2
La fête des masques se déroule en mai ; les funérailles fraîches, qui sont familiales, se déroulent
tout juste ou quelques mois après le décès selon les moyens de la famille; les funérailles sèches
concernant tout le village se font au mois d'avril ; en mars se déroule la fête des récoltes. Pendant ces
événements, toute la population bobo se retrouve au village pour se ressourcer.
21
4.2 Typologie des systèmes d'exploitations de Koro
Nous avons pris 39 individus chefs d'exploitation (dont 15 Peulhs, 15 Bobos et 9 Dioulas) au
lieu de 40 car on s'est rendu compte que la 40ème exploitation ne fait pas parti du terroir de
Koro mais elle fait parti du terroir de Kouakoualé (village voisin).
5 variables ont été choisis pour simplifier la présentation et l'analyse: Sf coton, Sf maïs, Sf
sorgho, bovins de trait, bovins d'élevage. Sur le premier axe 1 (VP 44,3 %) : Sf coton et Sf
maïs et sur l'axe 2 (VP 22,9 %) : Sf sorgho, Bovins rente, Bovins trait
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22
4.2.2 Présentation comparée des 7 types d'exploitation
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A1 A2 A3 AP E1 E2 E3 Moyenne
Figure 14. Bouches à nourrir dans les 7 types d'exploitation et quantité de céréales réservée pour l'autoconsommation de l'unité de
production
En 2003 ce sont 1 148,9 ha de surfaces qui étaient cultivées soit les 27 % des terres
cultivables (4 211,9 ha).
La surface foncière est très importante chez les exploitations de type A3, AP et A2 avec
respectivement 18,5, 16,9 et 12,5 ha. Par contre chez les éleveurs (El, E2, E3) et les petits
agriculteurs (Al), la surface foncière est inférieures ou égale à 7 ha.
Chez les agriculteurs, on constate une augmentation régulière de la surface cultivée du
type Al à AP (rapport de 1 à 4). Chez les éleveurs, la surface cultivée varie peu d'un type
à l'autre. En moyenne, elle reste inférieure à 3 ha, surface comparable au type Al.
La pratique de la jachère est particulièrement importante chez les A2 et A3, où elle
représente respectivement 26 et 10 % de la surface foncière totale 3 . C'est une pratique qui
régresse chez les grands agro-pasteurs, mais aussi chez les petits agriculteurs. Chez les
éleveurs, elle est pratiquée par quelques individus du type E3 seulement.
3
C'est l'ensemble des surfaces cultivées, des jachères et des friches
23
Toutes les catégories d' exploitation possèdent des terres en friches 4 , à l'exception du type
AP qui n' a pas non plus de jachère. Les friches sont cependant plus importantes chez les
paysans autochtones, propriétaires éminents de la terre, que chez les éleveurs chez qui les
surfaces sont très limitées.
Les AP cultivent de grandes exploitations, mais avec peu de perspectives en termes
d' extension foncières et probablement avec un système de culture continue sans jachère,
comme les éleveurs. Il sera donc très intéressant d'étudier les pratiques d'entretien de la
fertilité des AP (apport de fumier, gestion des rotations, engrais minéraux).
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A1 A2 A3 AP E1 E2 EJ Moyenne
Figure 15. Répartition de la réserve foncière dans les 7 types d' exploitation
[Link] Assolement
L' assolement est dominé par trois spéculations à savoir les cultures de maïs, de coton et de
sorgho. Mais, la répartition des cultures varie en fonction des types d'exploitations et de leurs
objectifs de production, mais aussi de la disponibilité en terre et en moyens de production.
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A1 A2 A3 AP E1 E2 E3 Moyenne
Figure 16. Surface cultivée dans les 7 types d'exploitation et sa répartition entre les cultures
4
Surfaces qui n'ont jamais été cultivées
24
Ainsi, chez les paysans A2, A3 et AP, les cultures du maïs et le coton dominent largement
l'assolement, avec près de 40 % de la surface cultivée pour chacune de ces spéculations. Les
20 % restants étant partagés entre le sorgho (6 à 12 %), l'arachide, le niébé et parfois le mil et
le riz pluvial. Chez les petits paysans (A 1), la répartition des cultures est plus équilibrée avec
une proportion plus forte de céréales traditionnelles (sorgho et mil, respectivement 20 et 22 %
de l'assolement).
Chez les éleveurs peuls, on distingue nettement l'assolement traditionnel des types El et E2
constitué à parts égales de sorgho et de maïs de l'assolement des E3 qui intègre la culture du
coton (17 % de la surface cultivée) et marginalise la culture du sorgho (24 % ) au profit du
maïs (50 % de la surface cultivée). Les cultures de riz, de l'arachide et de niébé ne sont que
très peu pratiquées chez les éleveurs peuls.
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A1 A2 A3 AP E1 E2 E3 Moyenne
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A1 A2 A3 AP E1 E2 E3 Moyenne
Les éleveurs possèdent tous au moins un attelage (E2 et E3) et parfois deux (El) et une
charrue. En revanche leur équipement en outils de désherbage est plus sommaire. Enfin la
majorité d'entre eux ne possède ni charrette asine ni âne pour le portage. Par rapport aux
paysans, ils apparaissent comme suréquipés en attelage par rapport à leur besoin d'énergie
agricole. En effet, chez les paysans, le ratio surface cultivée par paire de bœufs s'élève à 5,5
ha contre en moyenne 3,4 ha chez les éleveurs peuls. L'échange de la main d'œuvre (récolte,
désherbage) entre les bobos et les peulhs contre un attelage permet d'expliquer pourquoi les
éleveurs possèdent un équipement supplémentaire (bœufs de trait).
Chez les agriculteurs, les superficies cultivées et le nombre d' actifs augmentent régulièrement
du type Al au type AP. Il en va de même de la superficie cultivée par actif qui passe
progressivement de 1, 1 à 1,5 ha. Cette amélioration est sans doute liée à une flexibilité du
travail plus grande au fur et à mesure que le niveau d'équipement (nombre d'attelages) et le
nombre d'actifs augmentent.
Chez les éleveurs, la superficie cultivée par actif ne dépasse jamais 1 ha contre 1,3 en
moyenne chez les paysans (chez les E3 ce ratio n'est que de 0,6 ha). Une partie importante de
la force de travail de ces exploitations est consacrée à l'élevage ce qui explique la différence
avec les agriculteurs.
26
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A1 A2 113 AP E1 E2 E3 Moyenne
[Link] Cheptel
Les Eleveurs peulhs (El, E2 et E3) et les Agro-pasteurs (AP) possèdent un cheptel important,
en particuliers de bovins, qui est un des facteurs de différentiation des exploitations étudiées.
Ainsi les grands éleveurs peulhs traditionnels (El) détiennent 100 à 400 têtes de bovins, les
Eleveurs peulhs traditionnels moyens (E2) ont de 60 à 150 têtes, et les Eleveurs peulhs
modernes (E3) ont 30 à 80 têtes de bovins, tandis que les Agro-pasteurs bobo/dioula (AP)
détiennent environ 60 têtes.
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A1 A2 A3 AP E1 E2 E3 Moyenne
Figure 20. Cheptel dans les 7 types d'exploitation et sa répartition entre espèces
Chez les Agriculteurs (Al, A2 et A3), c'est les bovins de trait qui représentent principalement
le troupeau à l'exception de quelques grands agriculteurs de types A3 qui possèdent 1 à 2
têtes de bovins laitiers.
On note aussi la présence des ovins et des caprins en nombre variable au niveau de ces
différentes exploitations. Les ovins sont plus représentés avec 21 têtes chez les El, 14 têtes
27
chez les E2, 9 têtes chez les E3 et 9 têtes chez les AP. Quant aux caprins la tendance est
presque la même avec respectivement 12, 10, 7 et 9 têtes chez les El, E2, E3, et AP.
Les agriculteurs bobo préfèrent élever les caprins. L'effectif du troupeau caprins varie
également selon les types, c'est ainsi que les grands agriculteurs Bobo (A3), les agriculteurs
Bobo moyens (A2) et les petits agriculteurs Bobo (Al) élèvent respectivement 11, 3 et 4 têtes
de caprins en moyenne.
Il y a aussi des élevages de porcs, pratiqués par les types A2, A3 et AP avec une moyenne de
5 têtes par exploitation.
[Link] Ventes
Les recettes monétaires proviennent essentiellement de la vente du coton et du maïs chez les
agriculteurs et des bovins chez les éleveurs peuls.
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A1 A2 A3 AP E1 E2 E3 Moyenne
Figure 21. Les ventes dans les 7 types d'exploitation et leur répartition entre les produits agricoles et l'élevage (vente arachide non
estimées)
Ainsi chez les éleveurs Peulhs traditionnels moyens (E2), les Grands éleveurs peulhs
traditionnels (El) et les Eleveurs peulhs modernes (E3), la vente des bovins représente
respectivement 97, 94 et 78 % du total des ventes d'animaux effectuées en 2003. Le reste
provient des petits ruminants (entre 3 et 6 %). En plus des animaux, les E3 vendent aussi de
coton (16 % du total des ventes) et un peu de sorgho (2 %).
Quant aux agriculteurs, les ventes des animaux sont très faibles, sauf chez les Agro-pasteurs
(AP) où les ventes de bovins ont représenté 19 % des recettes en 2003. La contribution du
coton au total des recettes annuelles diminue progressivement du type Al (75 %) au type AP
(44 %), ce qui s'explique par des ventes de surplus de maïs de plus en plus importantes chez
les A2, A3 et AP.
Le montant total des recettes des Agro-pasteurs (AP) se distingue très nettement de la
moyenne de l'ensemble des types (environ 2,5 fois plus élevé que la moyenne). Si l'on
compare les ratios totaux des ventes I bouches à nourrir, il ressort que :
>- pour les trois types d'éleveurs, ce ratio s'élève à 65 000 Fcfa/an;
>- pour les paysans, il progresse progressivement passant de 19 000 à 55 000 ;
65 000 puis à 129 000 Fcfa respectivement pour Al, A2, A3 et AP.
28
4.2.3 Analyses détaillées des 7 types d'exploitation
[Link] Type Al : Petits agriculteurs bobo sans bœufs de trait cultivant 3 ha environ
Ce sont essentiellement des bobos et ils sont tous issus de l'éclatement des exploitations
familiales, il y a au moins 8 ans. Ils constituent les 20 % des exploitations agricoles (EA) du
terroir (soit 26 EA). Le chef d'exploitation est jeune, il est âgé de 37 ans en moyenne. L'unité
de production se compose d'un ménage, d'une famille de 7 personnes dont 4 actifs. Il dispose
d'une surface foncière totale faible (7 ha). Cette surface comprend des surfaces cultivées
(57 % de la surface foncière), une surface laissée au repos Gachère 4 %) et des surfaces en
friches (39 %). Ils ne disposent pas d'équipements. Ils ont un ratio surface cultivée par actif
faible (1, 1 ha/actif) par rapport aux autres types de paysans. La production céréalière réservée
pour l'autoconsommation ne permet pas de satisfaire correctement les besoins alimentaires de
la famille car elle est inférieure à 200 kg/an/personne (197 kg).
Dans ce type, la surface cultivée est très modeste (4 ha) et l'assolement est très diversifié. Il
est dominé par le coton et le maïs qui représentent respectivement 33 et 25 % de l'assolement
total, mais contrairement aux autres types de paysans, les soles de sorgho et de mil sont très
importantes (respectivement 14 et 20 %). Le reste de l'assolement est constitué de l'arachide
(5 %) et du niébé (3 %). L'importance des céréales traditionnelles peu consommatrices en
intrants est à mettre en rapport avec la capacité financière modeste des exploitants de ce type.
Ces paysans apportent un peu de poudrette de parc et d'engrais chimique sur certaines
parcelles (coton et maïs). Ces poudrettes proviennent des parcs de saison de pluie des éleveurs
sans contrepartie. Ces bénéficiaires de poudrette aident les peulhs à labourer et à sarcler leurs
parcelles, en contre partie ils reçoivent des peulhs un attelage. Ils produisent 567 kg de coton,
1 133 kg de maïs, 300 kg de sorgho avec des rendements très faibles de coton (433 kg/ha) et
de sorgho (450 kg/ha). Ils vendent une très faible partie de leurs productions en maïs (133 kg)
et de sorgho (200 kg).
L'élevage est limité essentiellement à l'élevage des caprins issus des revenus de l'agriculture.
[Link] Type A2: Agriculteurs bobo moyens, équipés d'une paire de bœufs cultivant 6 ha environ
Ce sont essentiellement des bobos et ils constituent les 35 % des exploitations agricoles
(46 EA). Ce type se caractérise par des chefs d'exploitation plus âgés en moyenne que dans
les autres types d' agriculteurs (47 ans). L'unité de production se compose d'un ménage, d ' une
famille de 9 personnes dont 5 actifs. Il dispose d'une surface foncière moyenne (12,4 ha). Elle
comprend des surfaces cultivées (48 % de la surface totale soit 5,9 ha de surfaces cultivées en
moyenne), une jachère importante (30 %) et des friches (22 %). Ils ont une paire de bœufs
complète, ainsi qu'une chaîne de culture attelée complète mais pas de charrette. Grâce à un
niveau d'équipement suffisant, la surface cultivée par actif est plus élevée (1,2 actif/ha) que
dans le type précédent. Les paysans de ce type sont autosuffisants, 314 kg de
céréales/an/personne réservés pour l'autoconsommation.
Dans ce type, l'assolement est moins diversifié par rapport au précédent. Il est dominé par le
maïs et le coton qui représentent respectivement 36 % et 39 %, mais contrairement au type Al
la sole de sorgho est moins importante (12 %). L'arachide, le niébé et le mil avec constituent
le reste de l'assolement avec respectivement 8 %, 3 % et 2 %.
Dans ce type, les paysans apportent un peu de poudrette de parc et d'engrais chimique sur
certaines parcelles (coton et maïs). Ils entretiennent des bonnes relations avec les peulhs par
des échanges main d'œuvre contre attelage. Ils utilisent la poudrette des peulhs pour fertiliser
une partie de leurs parcelles. Ces paysans confient leurs bovins (issus du revenu du coton) aux
peulhs qui sont payés par eux en argent. En plus de cela, leur potentiel de fertilisation par
29
apport de fumure animale n'est pas négligeable avec un ratio légèrement inférieur à 1 UBT/ha
cultivés, mais reste cependant faible. Ils produisent par an 1 465 kg de coton, 3 057 kg de
maïs, 579 kg de sorgho avec des rendements plus élevés que dans le type précédent : le coton
(762 kg/ha) et le sorgho (850 kg/ha). Ils vendent une très faible partie de leurs productions en
maïs (133 kg) et de sorgho (200 kg).
Dans ce type, l'élevage reste limité aux petits ruminants et aux porcins. On assiste aussi à un
début d'élevage de bovins (1 bovin en moyenne). Ce type élève 184 têtes de bovins en
moyenne (en tenant compte des 3 bœufs de labour et d'un bovin par unité de production).
[Link] Type A3 : Grands agriculteurs bobo équipés de deux paires de bœufs, cultivant 11 ha
environ
Les agriculteurs de ce type sont majoritairement des bobos ils constituent autant
d'exploitations agricoles que dans le type précédent (46 %). Les chefs d'exploitation sont en
moyenne moins âgés (42 ans) que dans le type précédent. L'unité de production se compose
de 2 ménages, d'une famille, plus importante que dans le type précédent, de 16 personnes
dont 8 actifs. La surface foncière totale disponible est la plus importante de tous les types
(18,5 ha). Elle comprend 59 % des terres cultivées, 31 % de friches et une petite surface en
jachère (10 %). Ils possèdent 2 paires de bœufs complètes, ainsi qu'une chaîne de culture
attelée complète et en plus du type précédent, ils possèdent une charrette. Grâce à un bon
niveau d'équipement suffisant, la surface cultivée par actif est plus importante que dans les
deux types précédents. La part de céréales vendues est beaucoup plus importante que dans les
deux autres types (38 % contre 20 % pour El et E2). Compte tenu du nombre important de
bouches à nourrir, la quantité de céréales disponible par personne et par an pour
l'autoconsommation n'est que de 234 kg ce qui est proche du seuil d'autosuffisance
alimentaire.
Dans ce type, l'assolement est moins diversifié par rapport au précédent. Il est dominé par le
coton et le maïs qui représentent respectivement 44 % et 33 % de leur assolement suivis du
sorgho (13 %). Par rapport au type précédent on notera un net recul de l'arachide (soit 4 %) et
la disparition du mil. Le riz et le niébé constituent respectivement 2 % et 4 % de l'assolement
total. Dans ce type, les paysans apportent un peu de poudrette de parc issue de leurs bœufs de
labour et d'engrais chimique sur certaines parcelles (coton et maïs). Le ratio UBT/ha cultivé
est faible, comme dans les types précédents (0,5 UBT/ha). Ils produisent 3 910 kg de coton,
5 422 kg de maïs, 1 020 kg de sorgho avec un rendement de coton plus élevé que dans le type
précédent alors que celui du sorgho est important (651 kg/ha).
Dans ce type, l'élevage reste limité aux bœufs de trait (4 têtes), auxquels s'ajoutent parfois
deux laitières, une dizaine de caprins et quelques porcs (5 en moyenne). L'élevage y est donc
plus diversifié et plus important que dans le type précédent. Les producteurs de ce type
élèvent en moyenne 276 têtes de bovins sur le terroir durant toute l'année.
Ce sont essentiellement des peulhs semi-transhumants et ils ne représentent que 5 UP sur les
20 unités de production que constituent les éleveurs. Le chef d'exploitation est âgé de 49 ans
en moyenne. L'unité de production est très importante et se compose d'une grande famille de
17 personnes dont 8 actifs, de 3 ménages en moyenne. Au niveau de Koro, 65 % de leur
surface foncière totale est cultivée et le reste est en friches (35 %). Dans ce type, ces éleveurs
ne pratiquent pas de jachère. Ils ont un équipement complet : une charrue et 2 paires de bœufs
ainsi qu'un sarcleur et un butteur. Ils possèdent aussi une charrette. Ils ont le ratio de surface
cultivée par actif le plus faible (0,6 ha/actif) de tous les types, car un nombre important des
30
actifs de l'exploitation ne s'adonne qu'à l'élevage. La part de céréales réservée pour
l'autoconsommation permet de satisfaire correctement les besoins alimentaires de la famille
car elle est estimée à 304 kg/an/personne.
Les éleveurs de ce type possèdent les troupeaux de bovins les plus importants du village avec
en moyenne 218 têtes, dont 19 % de l'effectif sont des animaux confiés par les paysans
autochtones. Les bovins allaitants dans ce type atteignent 6 %. Ils élèvent aussi des petits
effectifs de petits ruminants, des ovins essentiellement (21 têtes en moyenne) et des chèvres
(12 têtes en moyenne). Ces petits ruminants servent d'épargne pour la famille. Les ventes de
bovins (11) et de petits ruminants (10) par an sont très importants par rapport à d'autres types
d'éleveurs.
Pendant la saison des pluies, les bovins allaitants sont séparés du reste du troupeau et ils sont
conduits dans le terroir de Koro alors que les bovins de trait sont gardés séparément non loin
des parcelles cultivées. Ils ne bénéficient d'aucune complémentation d'aliments mais par
contre ils reçoivent les soins sanitaires appropriés et ils reçoivent aussi des sels minéraux. A la
même période, le reste du troupeau part en transhumance soit plus de 96 % de l'effectif total
moyen (218 têtes). Les zones les plus fréquentées par ces animaux sont : Missidougou
(30 km) et Sidéradougou (15 km). Pendant ce périple, ils sont conduits par un membre de la
famille associé à un berger salarié.
Koro
(octobre-mai)
Missidougou
Uuin-août)
Sidéradougou
(septembre)
Les éleveurs qui possèdent un très grand troupeau ne les ramènent jamais sur Koro, ils restent
en transhumance toute l'année dans des zones plus spacieuses à l'élevage (RCI). Mais la
plupart des éleveurs font venir leur troupeau sur Koro à la fin de la récolte (octobre et
décembre) et pendant la période de soudure (mars et mai) pour bénéficier de la vaine pâture
(résidus de récolte : tiges de céréales). Pendant le séjour de ces animaux dans la zone, les
bovins allaitants et les bœufs de labour sont conduits séparément du reste. Ils restent sur Koro
durant toute la saison sèche. Les éleveurs apportent des tourteaux, des coques de coton et
rarement des tiges de céréales aux bovins allaitants et aux bœufs de trait pendant la période de
soudure.
Ces éleveurs pratiquent une agriculture vivrière de subsistance dominée par le sorgho.
L'assolement pratiqué dans ce type est essentiellement céréalier : le sorgho ( 51 % ), le maïs
(44 %) et le mil (5 %). Pendant la saison sèche, ils parquent (par un système de parcs mobiles)
leurs bovins restés au village (allaitants) sur leurs parcelles SUiiout celles qui sont destinées
aux cultures de maïs. Ces parcs tournent dans les parcelles tous les 15 ou 30 jours. Alors
31
qu'en saison des pluies le parc reste immobile en marge des parcelles cultivées et pendant la
période des cultures, cette poudrette est transportée en charrette sur les parcelles non atteintes
par le parcage. En plus de ces apports, leurs parcelles bénéficient de la fertilisation horizontale
de la vaine pâture après les récoltes et un apport d'engrais chimique sur la parcelle du maïs.
Ils produisent 3 1OO kg de maïs, 1 925 kg de sorgho avec un rendement de ce dernier plus
élevé (892 kg/ha) que dans les autres types d'éleveurs. Ils ne vendent pas leurs productions,
ils consomment la totalité. Ces éleveurs gardent de bons rapports avec les paysans (prêt
d'attelage-main d'oeuvre, approvisionnement en fumure organique). Mais ils rencontrent de
plus en plus de problème d'espaces de parcours (installation anarchique des champs) et des
couloirs de passage (inexistants) dans ce terroir. Ce qui les amène à partir loin pour faire
pâturer leurs animaux et éviter les conflits avec les paysans.
32
n'apportent de compléments qu'aux allaitants et aux bœufs de labour. Ces éleveurs
entretiennent les mêmes relations et rencontrent aussi de problème d'accès au pâturage.
Koro
(décembre-janvier)
Sougoudougou
(février-mai) Laganfia
lOkm (octobre-novembre)
Missidougou
Ouin-septembre)
30km
Ces éleveurs pratiquent une agriculture vivrière de subsistance comme dans le type précédent.
Les éleveurs de ce type ont la plus faible surface foncière totale (5,1 ha) de tous les types.
L'essentiel de cette surface foncière est cultivée: 4,1 ha (soit 80 % de cette surface). Les
friches occupent les 20 % de la même surface. L'assolement se répartit entre le maïs (46 % ),
le sorgho (51 %), le niébé (2 %) et le mil (1 %). Contrairement aux El et comme les E3, les
éleveurs E2 ne cultivent pas de mil. Ils cultivent cependant un peu de niébé fourrager 5 (1 ha)
pour leurs animaux. Leurs surfaces de maïs (1,9 ha) et de sorgho (2,1 ha) sont moins
importantes que celles du type El, ainsi que leur production avec respectivement 2 940 kg de
maïs et 1 410 kg de sorgho. La totalité du maïs et du sorgho est réservée pour leur
autoconsommation. Ils ne pratiquent pas la jachère et ne disposent pas d'une grande superficie
en friche (1 ha). Ils pratiquent tous le système de parcs mobiles à l' intérieur des parcelles
destinées à la culture du maïs comme dans le type E 1. Certains suivent une rotation annuelle
ou triennale de maïs/sorgho par contre d'autres ne font pas de rotation mais ils mettent le maïs
dans la partie la plus fertile des parcelles. Leur rendement en sorgho est faible (757 kg/ha) par
rapport au type El. Par contre le rendement du maïs est difficile à estimer car la production
destinée à la consommation est gardée à l'état d'épis jusqu'à la mise dans la marmite.
Dans ce type, le chef d'exploitation a une moyenne d'âge plus importante (39 ans) que le type
précédent. L'unité de production comporte en moyenne 11 bouches à nourrir, 2 ménages et
5
Nous n'avons pas pu avoir de rendement car il n'avait pas récolté mais la parcelle a été pâturée par ses
am maux.
33
5 actifs. Avec une réserve céréalière de 415 kg par an et par personne, il semble bien que la
sécurité alimentaire soit assurée sur ces exploitations.
Ces éleveurs ont adopté la culture du coton, les cultures fourragères (de 0,5 à 1 ha),
l'utilisation du fenil (stockage de fourrage), et l'insémination artificielle pour augmenter la
production laitière et diminuer l'effectif (pour faire face au problème de pâturage).
Les éleveurs de ce type disposent d'une surface foncière totale de 6 ha en moyenne, ce qui est
intermédiaire entre El (5 ha) et E3 (7 ha). Ils cultivent 80 % de cette surface et conserve une
friche de 10 % ce qui est très peu par rapport aux autres types de producteurs (Al, A2, A3).
Environ 10 % de la surface totale est en jachère. Comme pour les autres éleveurs, il ressort de
nos enquêtes que ces éleveurs aient des difficultés à accéder à des terres cultivables
supplémentaires. Ils ont un équipement de culture attelée complet comme dans le type
précédent (3 bœufs de labour, une charrue, un sarcleur et un butteur).
L' effectif des troupeaux de bovins est le plus faible des types éleveurs rencontrés (60 têtes).
Dans ce troupeau, 70 % des bovins sont en propriété et le reste est confié par les autochtones.
L'effectif des allaitantes s'élève en moyenne à 10 têtes comme dans le type E2. Le cheptel des
petits ruminants est significativement moins important que dans les types El et E2. Ils ont
déclaré vendre en moyenne 5 bovins/an, ce qui est plus faible que dans les autres types
d'éleveurs. La vente des petits ruminants par an ne dépasse pas en moyenne 4 têtes.
Pendant la saison des pluies, les bovins allaitants sont conduits à l'intérieur de Koro sur les
zones incultes (le flanc de la colline et les jachères). Ils sont suivis par un berger salarié ou par
un membre de la famille alors que les bovins de trait sont conduits de la même manière que le
type précédent. Ils ne bénéficient d'aucune complémentation d'aliments mais par contre ils
reçoivent les soins sanitaires appropriés et ils reçoivent aussi des sels minéraux comme chez
le type E2. Le reste du troupeau part en transhumance pendant cette période de l'année dans
des zones mieux fournies en pâturage. Les zones les plus fréquentées par ces troupeaux sont :
Soundougoudjan Guin et juillet) et Missidougou (août et septembre) où se trouvent d'ailleurs
les nouvelles parcelles acquises. Les troupeaux (presque les 85 % de l'effectif moyen) passent
toute la saison des pluies dans cette zone et autour d'elle. Pendant ce périple ils sont conduits
par un membre de la famille associé à un berger salarié.
Pendant la saison sèche une partie du troupeau revient sur Koro à la fin de la récolte des
céréales (octobre et novembre) pour bénéficier de la vaine pâture (résidus de récolte: tiges de
céréales et les repousses). Ces animaux repartent en saison sèche chaude dans les zones où ils
étaient avant. L'autre partie revient plus tard dans la zone à la fin de la récolte de coton
(décembre et janvier). Certains éleveurs ne ramènent pas leur troupeau principal sur Koro
durant toute l'année. Ces éleveurs gardent de bons rapports avec les paysans comme dans les
types précédents. Mais par contre, pour résoudre leur problème de parcours et de couloirs
(surtout en saison des pluies), ils ont acquis de nouvelles terres en dehors du terroir pour ne
pas faire revenir leur troupeau au village.
Les bovins allaitants et les bœufs de labour sont conduits séparément du reste du troupeau.
Les éleveurs n'apportent de compléments alimentaires (tourteaux, coques de coton, tiges de
céréales) qu'aux allaitantes, aux animaux faibles du reste du troupeau et aux bœufs de trait (en
fin de saison sèche).
34
Koro*
(octobre-mai)
Soundougoudjan
(Kouakoualé)
(juin-juillet)
15km
Missidougou
(août-septembre)
30km
* La plupart des éleveurs de E3 ne reviennent pas sur Koro mais tournent entre Soundougoudjan et Missidougou
Figure 24. Schéma de transhumance de E3
Les éleveurs E3 cultivent en moyenne 4,8 ha sur les 6 ha les appartenant. Ils cultivent, en plus
des céréales (maïs, sorgho et mil), un peu de coton (0,8 ha). Plus de la moitié de l'assolement
est emblavé en maïs et un quart en sorgho. Alors que dans le type précédent c'est le sorgho
qui occupe la moitié (50 %) de l'assolement suivi du sorgho (25 %). Le coton, le mil et
l'arachide occupent respectivement 17 %, 7 % et 1 % de leur assolement total. Ils produisent
annuellement 633 kg de coton, 3 450 kg de maïs et 750 kg de sorgho. Ils ne vendent
seulement qu'une petite partie du sorgho (167 kg). Certains font une rotation maïs/sorgho-
coton. Par contre, d'autres ne la font pas mais choisissent les sols les plus fertiles pour le
maïs. Ne possédant pas de charrettes, ils fertilisent leurs terres essentiellement grâce à la
technique du parc mobile en saison sèche. Bien que leur ratio en UBT/ha cultivé soit le plus
faible des trois types d'éleveurs peuls (15 têtes), ils ont néanmoins un potentiel de fertilisation
suffisant pour leur surface par rapport à leur nombre d'animaux. Pourtant, les rendements
estimés en coton (758 kg/ha) et en sorgho (700 kg) ne sont pas fameux, et ceci méritera d'être
précisé dans la suite de l'étude.
[Link] Type AP: Très grands agro-pasteurs, bien équipés (3 paires de bœufs) cultivant
une grande surface (16 ha environ) et possédant 25 à 100 bovins
Ce type est caractérisé par les agro-pasteurs Dioulas et Bobo et ils ne constituent que 10 %
des unités de production6 . Ils cultivent presque toutes les spéculations et élèvent 25 à 100 têtes
de bovins. Les chefs d'exploitation ont la même moyenne d'âge que dans le type E3 (42 ans).
Les unités de productions comportent en moyenne 19 membres au total, 4 ménages et
11 actifs. Avec une réserve céréalière de 382 kg par an par personne, ils sont largement
autosuffisants.
Ces agro-pasteurs disposent d'une surface foncière totale importante (16,9 ha) dont la quasi-
totalité est mise en culture (16,3 ha soit 97 % de cette surface) Ils parviennent à exploiter sans
trop de peine une telle superficie grâce à une main-d'œuvre importante (la productivité du
6
Unités de production ou exploitations agricoles.
35
travail est élevée dans ce type : 1,5 ha/actif) et un bon niveau d'équipement (3 paires de bœufs
de trait et autant de charrue, 1 semoir, 1 sarcleur, 2 corps butteurs).
Les agro-pasteurs développent autant de culture de coton (43 %) que des cultures de maïs
(45 %) de leur assolement. En effet le coton est placé en tête de l'assolement, suivi du maïs et
des cultures secondaires (sorgho, riz, arachide et niébé respectivement 6 %, 2 %, 2 % et 2 %).
La céréale principale (maïs) est produite non seulement pour l'autoconsommation mais
également pour la commercialisation. Ils vendent plus de la moitié (52 %) de leur production
en maïs et presque la totalité de celle du sorgho (85 %). Le sorgho et une petite partie du maïs
sont transformés en boisson locale (dola). La rotation pratiquée dans ce groupe est
essentiellement annuelle et est basée sur coton/maïs. Ils produisent par an plus de 6 13 8 kg de
coton, 14 375 kg de maïs et 1 325 kg de sorgho. Les rendements par hectare de coton (942 kg)
et de sorgho (1 325 kg) sont plus importants que dans les autres types. En l'absence de
jachère, ces agro-pasteurs se doivent d'apporter les fertilisants pour entretenir la fertilité des
terres . En plus de la fertilisation minérale (NPK et urée), nécessaire tant sur maïs que sur
coton, ils valorisent tous la fumure organique produit par leur troupeau. Ils pratiquent le
parcage de saison sèche et l'épandage de poudrette. Le fait de posséder 2 charrettes asines en
moyenne leur permet ainsi d'apporter d'importantes quantités de fumure .
Ces agriculteurs sont aussi devenus des éleveurs importants en capitalisant les surplus
agricoles et parfois des revenus extra-agricoles dans le bétail. Ils élèvent un troupeau dont la
taille moyenne atteint 59 têtes, dont 8 allaitantes et 7 bovins de trait. La totalité du troupeau
est en propriété (ils ne gardent pas d'autres animaux). En revanche, l'effectif des petits
ruminants est modeste : ovins (7 têtes) et caprins (9 têtes). Certains élèvent des porcs. Chaque
année, ils vendent en moyenne 5 bovins et 4 petits ruminants. Les bovins allaitants, les bœufs
de trait et le reste des bovins sont conduits ensemble pendant toute l'année sur le territoire de
Koro. En saison des cultures, les bœufs de labour sont gardés près des parcelles cultivées. Ils
rencontrent les mêmes problèmes que les éleveurs mais ils garder leur bétail près de leurs
parcelles. Pendant la période de soudure, l'ensemble des animaux reçoit des apports de sous-
produits industriels (tourteaux et coques de coton) et des résidus de récolte (tiges de céréales
et fanes de légumineuses). Dans ce type, les producteurs élèvent en moyennent 962 têtes de
bovins sur le terroir. Ces producteurs ne font aucun achat d'animaux durant toute l'année.
36
4.2 Systèmes de culture et gestion de la fertilité
4.2.1 Présentation
[Link] L'assolement
A noter que les graphiques ci-dessous sont réalisés à partir d'un individu représentatif par
type pour mieux prendre en compte l'assolement et la rotation dans les systèmes de culture et
de la gestion de la fertilité.
Le coton est la principale culture de rente à fort besoin d'intrants dans la zone de Koro et il
permet aussi l'accès au crédit (intrants). Dans les systèmes de culture des types Al et A2 la
place du coton varie d'une année à une autre avec pour le premier type, un pic à 57 % en 2003
et pour le second on assiste à un pic à 56 % en 2002. Au niveau des systèmes des types A3 et
AP les soles du coton varient entre 40 et 64 % de l'assolement.
La progression du coton est très marquée chez les éleveurs du type E3 allant de 22 % en 2002
à 35 % en 2004. Par contre les éleveurs des types El et E2 n'ont pas de sole de coton dans
leur assolement annuel (Figure 25).
100% -
~,
75% 1
c
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:; 50% • 2003
"'C
c 02002
0
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~
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25%
0%
A1 A2 A3 AP E1 E2 E3
Le maïs constitue l'alimentation de base dans la zone de Koro. Il occupe dans les types Al et
A2 une place très variable selon l'année par contre dans les types de A3 et AP, il occupe une
place stabilisée autour de 36 à 60 % de leur assolement (Figure 26).
Au niveau des éleveurs des types El et E2, la part du maïs dans l'assolement est assez stable
mais cette part est plus importante chez E2 (59 %) que chez El (40 %) dans l'année en cours
(2004). Par contre au niveau de E3, on observe une nette progression de la part du maïs dans
leur assolement (11 à 53 %) suivant l'année.
37
Part du maïs dans l'assolement par type
100%
75% 1 1
-
50% t- - - 02004 :I
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A1 A2 A3 AP E1 E2 E3
Le sorgho, culture traditionnelle est de plus en plus abandonnée par les types dits modernes
(mieux équipés et coton). C'est ainsi que la part du sorgho (Figure 27) en Al est importante
(33 à 43 %) dans leur assolement alors qu'aux niveaux des autres types de paysans, cette part
diminue progressivement de A2 à A3 et même disparaît chez les agro-pasteurs (AP).
Au niveau des types d'éleveurs El et E2, la part du sorgho dans l'assolement reste importante,
surtout très visible chez le premier (60 %). Par contre au niveau de E3, on note une régression
significative (de 67 à 12 % en 3 ans) de la part du sorgho dans leur assolement au profit de
celle du coton.
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75%
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A3 AP E1 E2
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38
[Link] Plan parcellaire
Chez les paysans, les superficies cultivées augmentent (cf. schéma de l'assolement annexes)
d'un type à un autre c'est à dire des paysans Al aux agro-pasteurs AP. Cette évolution
pourrait s'expliquer par une augmentation de nombre de parcelles de maïs et de coton
respectivement de 1 à 4 et de 2 à 3 parcelles. Au niveau de Al ce sont surtout des cultures
traditionnelles qui dominent avec une présence remarquée de jachère alors qu'aux niveaux de
A2 et A3 on assiste à une augmentation des soles de coton au détriment des soles du sorgho.
Les agro-pasteurs intensifient leurs cultures de coton et de céréales sur des soles importantes
et ils cultivent la totalité de leurs parcelles par opposition aux systèmes précédents (A2 et A3)
qui laissent des parcelles en repos.
Chez les pasteurs El et E2, les cultures traditionnelles (sorgho, maïs) dominent largement
malgré l'introduction de plus en plus de coton7 chez quelques individus de E2 alors qu'au
niveau des éleveurs de E3 ce sont surtout le maïs et le coton qui dominent. Dans ce système le
sorgho diminue au dépend du coton.
Le nombre de parcelles augmente de El à E3, dû à l'adoption de la culture de coton et à
l'intensification de la culture de maïs au détriment de celle du sorgho. Ce phénomène est
nettement observé chez les E3 qu'on pourrait comparer aux grands agriculteurs .
[Link] La rotation
Chez les paysans, la rotation coton/maïs (cf. schéma annexes) est plus fréquente et régulière,
par contre celle du maïs/sorgho est la plus courante chez les éleveurs avec une prédominance
des soles de sorgho chez les El alors que chez les E2 et E3 c'est le maïs qui prend plus
d'importance.
Les paysans de Al ne pratiquent pas de rotation significative mais conservent des petites
surfaces en repos. Contrairement aux Al , les paysans de A2 effectuent de rotation coton-
jachère/maïs-sorgho-légumineuses. Au niveau des parcelles de A3 on trouve surtout une
rotation coton/maïs.
Les agro-pasteurs de AP ont un système de rotation presque identique au précédent mais cette
fois sans jachère.
Dans le système de culture des éleveurs E3, on constate une apparition progressive du coton
et une progression du maïs au détriment du sorgho. La rotation maïs/coton est en train de
7
Ceci a été surtout observé pendant les enquêtes sur les pratiques paysannes.
39
prendre le pas sur celle du maïs/sorgho. Dans le système de culture transhumant, on a la
rotation maïs/sorgho qui apparaît très souvent.
Dans notre zone d'étude cinq (5) principaux systèmes de culture émergent avec chacun des
pratiques différentes de gestion de la fertilité . Il est à noter que nous n'avons décrit seulement
que le système de culture dominant au niveau de chaque type. Dans notre zone la plupart des
exploitants ont leur habitat au milieu de leurs parcelles, donc c'est pourquoi nous n'avons pas
fait de distinction entre les parcelles de brousse et celles de case. Il existe de très grands bas
fonds dans la zone mais ils sont très mal valorisés par les populations autochtones bobos donc
nous n'avons pas jugé nécessaire de les décrire dans ce rapport.
La gestion de la fertilité dépend des revenus disponibles des exploitants pour les achats
d'engrais, de la présence d'un troupeau sur l'exploitation (parcage, transport de poudrette) et
de la présence de charrette ou l'accès à un équipement de transport.
Dans ce système, la possession de la force de travail est très limitée en main d'œuvre et en
traction animale (pas d'équipements). L'assolement est dominé par les céréales traditionnelles
(mil et sorgho) à faible besoin d'intrants avec des parcelles de taille modeste en moyenne (0,5
à 1 ha par parcelle). La rotation est surtout caractérisée par une alternance entre une ou deux
années de culture et une de jachère.
Les apports en éléments fertilisants dans ce système sont très modestes et ils sont limités aux
coton et maïs. Mais ces apports sont donnés uniquement en engrais chimique.
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Sorgho 0 0
Force
de production Fertilisation
40
[Link] Système de culture traditionnel amélioré: cultures de rente (coton et maïs). Cas des types
A2 etA3
Ce système regroupe les paysans bobos et dioulas des types A2 et A3 avec un équipement
plus important par rapport au système traditionnel (1 à 2 paires). Ces paysans possèdent 8 à
10 parcelles de tailles plus importantes (0,5 à 1,5 ha par parcelle) que le précédent (Figure
29). C'est un système plus amélioré que le précédent. Dans cet assolement, les légumineuses 8
occupent une place prépondérante (2 parcelles de 0,5 à 1 ha). La rotation pratiquée surtout
dans ce système est celle de coton/maïs surtout très visible chez le type A3 (Figure 30) alors
que dans le même système, mais chez A2, on remarque surtout une diversification de
spéculation avec le coton qui prend de l'importance au détriment du sorgho. Cette rotation est
complémentée par des légumineuses (arachide ou niébé) et elle tourne chaque année avec une
alternance d'une ou deux années de jachères.
Les paysans du type A3 diversifient leurs apports fertilisants (engrais organique et chimique).
La fumure provenant de leurs bœufs de trait et de leurs rares bovins leur permet fertiliser une
partie non négligeable de leurs parcelles de coton (en moyenne 9 unités N/ha) et de maïs
(2 unités N/ha en moyenne). Le coton, le maïs et le sorgho reçoivent respectivement en
moyenne 37 unités N/ha, 31 unités N/ha et 11 unités N/ha par apport chimique (NPK et urée).
Les arrières effets de la culture du maïs profitent au coton l'année suivante car les paysans
mettent plus d'engrais dans le maïs que dans le coton, alors que dans le même système mais
du type A2 la fertilisation est moindre et se fait seulement au coton et maïs. Elle est donnée
uniquement sous forme minérale avec respectivement 37 et 40 unités de N/ha en moyenne .
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Sorgho 0 0
Force
de production Fertilisation
8
Les légumineuses sont apparues au niveau de l'enquête sur les pratiques paysannes (plus détaillées que les
premières enquêtes).
41
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Sorgho 11 0
Force
de production Fertilisation
[Link] Le système de culture intensifiée: parcelles de coton et de maïs parquées. Cas du type AP
Ce système est caractérisé par une force de travail la plus importante de tous les types en main
d'œuvre (11 actifs) et en attelage (7 bœufs de labour, outils de sarcleur et butteur et
2 charrettes asines). L'assolement dans ce système est surtout marquée par la forte dominance
des cultures de coton (3 parcelles de 2,5 ha chacune) et de maïs (4 parcelles de 1,5ha chacune)
au détriment des cultures traditionnelles (sorgho, niébé, arachide) (Figure 31). La rotation est
caractérisée par l'alternance entre une ou deux années de culture de coton et une ou deux
années de maïs. Le coton est en tête de rotation et il occupe la sole la plus importante alors
que le maïs et l'arachide arrivent ensemble en deuxième position de rotation constituant ainsi
la totalité de la sole précédente du coton. Ces systèmes sont mis en pratique par les paysans
selon plusieurs modes qui conviennent le mieux à leurs objectifs. En effet, ce type de système
permet d'assurer à la fois une production vivrière essentielle à l'alimentation (le maïs est
l'aliment de base pour la plupart des familles à Koro) et à la fois permet de dégager un revenu
monétaire qui est de plus en plus apprécié par les agriculteurs.
D'un point de vue agronomique cette pratique (rotation) se justifie aussi par une meilleure
conservation de la fertilité du sol, un effet résiduel sur les céréales des engrais apportés pour
le coton et une moindre prolifération des mauvaises herbes (BERTRAND et GIGOU, 2000).
Cette rotation permet aux céréales de bénéficier de l'arrière effet de la fumure apportée sur la
sole cotonnière (BOSMA et al., 1996). Les apports de fertilisant sont très diversifiés mais
limités seulement aux soles de coton et de maïs. Ces apports sont les plus importants de tous
les types avec en moyenne 37 unités de N/ha en apport d'engrais minéral et 5 unités de N/ha
en apport d'engrais organique pour le coton. Le maïs reçoit en moyenne 3 8 unités de N/ha en
apport d'engrais chimique et 20 unités de N/ha en apport en engrais organique.
42
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7 bovins de trait
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Sorgho 0 0
Force
de production Fertilisation
[Link] Le système de culture peulh avec jachère à base de céréales : cas des types El et E2
Ce système est pratiqué essentiellement par les éleveurs peulhs transhumants. Ils sont équipés
de deux paires de bœufs de labour et certains de ces individus possèdent une charrette qui leur
sert pour le transport de poudrette de parc et des résidus de culture. L'assolement dans le
système du type El est marqué par la très forte position du sorgho par rapport au maïs. Alors
que dans le même système mais du type E2, c'est surtout le maïs qui domine avec deux
parcelles de 1,5 ha chacune. On rencontre parfois dans ce système des individus du type E2
qui introduisent la culture du coton dans leur assolement.
Les parcelles sont fertilisées à l'aide de la fumure organique provenant des parcs mobiles
construits dans les parcelles tout au long de l'année. En plus de la poudrette de parc, les
éleveurs apportent dans une moindre mesure de charettés de poudrettes et l'engrais chimique
surtout l'urée sur les parties moins fertilisées des différentes soles céréalières. Les apports
fertilisants d' origine organique constituent la principale source de fertilisation des parcelles
cultivées. Les individus de du type El apportent au maïs en moyenne 16 unités de N/ha en
engrais chimique et 26 unités de N/ha en fumure alors que ceux de E2 n'apportent
respectivement en moyenne que 3 et 56 unités de N/ha.
Par opposition aux paysans les éleveurs sont les seuls à mettre de l'engrais sur la sole du
sorgho avec 9 à 11 unités de N/ha en moyenne par apport en engrais chimique et 22 à 32
unités de N/ha d' apport en fumure organique. Par contre ils choisissent les parcelles les moins
fertiles pour installer la culture du sorgho et celles qui sont mieux fumées sont réservées au
maïs.
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Assolement Rotation
Minéral Organique
Kg N/ha Kg N/ha
1 ha/actif
3 bovins de trait C oton 19 0
o charrette asine Maïs 3 56
Sorgho 9 32
Force
de production Fertilisation
Dans ce système les individus sont très bien équipés (1,5 paire de bœufs de labour) par
rapport à leurs surfaces cultivées. Ils disposent également d'une charrette asine (acquise par
prêt au prêt des autres producteurs) pour le transport de poudrette de parc et de résidus de
culture.
Ce système est pratiqué par les éleveurs qui ont introduit les cultures du coton (1 et 1,5 ha) et
de fourrage expérimental (niébé fourrager et dolique) dans leur assolement annueL Cet
44
assolement est fait au détriment du sorgho et du mil. L'assolement dans ce type est surtout
marqué par une augmentation de surfaces du coton et du maïs (1 et 2 ha) d'année en année au
détriment du sorgho. Comme l'introduction du coton est intervenue dans leur assolement il y
a moins de 3 ans, il est difficile de faire ressortir une rotation comme mode de gestion de la
fertilité.
La fertilisation pratiquée dans ce système est obtenue de la même manière que dans le cas
précédent. Le maïs reçoit autant d'engrais organique que chimique (9 unités N/ha en
moyenne). Par contre le coton reçoit 15 unités N/ha en engrais minéral et presque le double en
unités d'azote en fumure organique (28 unités N/ha). Quant au sorgho, il reçoit un faible
apport d'éléments fertilisants : 3 unités de N/ha en moyenne par apport en engrais chimique et
8 unités de N/ha par apport en fumure par rapport au système précédent.
Actuellement dans ce système, les éleveurs ont acquis des nouvelles terres dans des terroirs
voisins moins fermés (Missidougou et Soundougoudjan) à l'élevage. Ces terres leur servent
en plus d'espaces de culture, de zones de pâturage et de parcage en saison des pluies à une
partie de leurs animaux car au niveau du territoire de Koro l'espace agricole a pris le pas sur
l'espace pastoral.
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Rotation
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[Link]
AnN+1
Minéral Organique
0,9 ha/actif Kg N/ha Kg N/ha
Sorgho 3 B
Force
de production Fertilisation
4.2.3 Comparaison des pratiques dans la gestion de la fertilité dans les cultures
principales
Une bonne gestion de la fertilité vise à conserver le sol en état de produire, dans des
conditions rentables, et non à maintenir inchangés tous les paramètres du sol. C'est ainsi que
les teneurs en matières organiques diminuent presque toujours après la mise en culture d'une
parcelle défrichée, il serait donc vain et inutilement coûteux de vouloir s'y opposer. Par
contre, il faut éviter les évolutions qui risquent d'empêcher la poursuite des cultures ou de
rendre la production plus coûteuse (BERTRAND et GIGOU, 2000).
45
[Link] Cas du coton
La figure ci-dessous nous indique sur l'apport de la même quantité de dose d'azote (35 à 50
kg/ha provenant essentiellement de l'engrais chimique) apportée par tous les types
d'exploitation sur la sole du coton (Figure 35 et Tableau 3). Ce qui donne un rendement
identique pour tous les types rencontrés dans la zone. A noter cependant que les doses
apportées sur les parcelles du coton sont surévaluées car la plupart des exploitants se réfèrent
aux doses vulgarisées par la Sofitex. Alors qu'une partie de ces doses est détournée au profit
d'autres spéculations (sorgho) ou pour se procurer l'argent frais à un moment où la liquidité
fait défaut pour faire face aux frais de la main d'œuvres. Par contre les éleveurs de E3 ont un
rendement de 1 700 kg/ha par apport à plus de 66 % de fumure organique alors que les
paysans de A2 ont un rendement de 1 000 kg/ha par apport essentiellement en engrais
minéral.
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COTON
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Unité N par ha
Figure 35: Le rendement de coton par hectare suivant la dose d'azote par hectare pat type
46
Tableau 3: Les différents apports de fertilisants sur le coton par type
Coton Al A2 A3 AP El E2 E3
kgNPK/ha 150 146 142 152 0 0 76
kg Urée/ha 75 54 56 50 0 0 12
kg Poudrette/ha par parcage 0 0 0 364 0 0 2824
kg Poudrette transportée/ha 0 0 912 150 0 0 0
Unité N/ha 44 37 46 42 0 0 43
Unité K20/ha 23 22 35 30 0 0 54
Unité P205/ha 30 29 32 32 0 0 25
N (NPK) (%) 52 59 46 54 0 0 26
N (Urée)(%) 48 41 34 33 0 0 8
N (Poudrette parc) (%) 0 0 0 9 0 0 66
N (Poudrette transportée) (%) 0 0 20 4 0 0 0
Rendement (kg/ha) 900 1000 958 986 0 0 1700
Surface9 (ha) 0,7 1,6 1,6 2,1 0 0 1,1
9
Cette surface (moyenne) ne représente que deux parcelles puisque le questionnaire que nous disposions n'a prévu que deux
parcelles par spéculation (coton, maïs et sorgho) et par individu (limite du questionnaire).
47
MAÏS
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Unités N par ha .
Figure 36: Le rendement de maïs par hectare suivant la dose d'azote par hectare
Maïs Al A2 A3 AP El E2 E3
kgNPK/ha 150 150 109 149 8 0 37
kg Urée/ha 50 62 52 57 54 10 12
kg Poudrette/ha par parcage 0 0 78 695 2329 4963 819
kg Poudrette transportée/ha 0 0 104 1267 277 677 126
Unité N/ha 37 40 33 58 42 59 18
Unité K20/ha 23 23 19 52 40 85 20
Unité P205/ha 30 30 22 37 10 20 11
N (NPK) (%) 62 57 50 39 3 0 30
N (Urée)(%) 38 43 45 28 35 5 18
N (Poudrette parc) (%) 0 0 2 12 55 84 45
N (Poudrette transportée) (%) 0 0 3 22 7 11 7
Rendement (kg/ha) ? 1033 1413 1767 1200 1867 1289
Surface (ha) 1 1,3 1,6 2 2,2 1,1 1,5
Le sorgho est la culture secondaire par excellence, c'est une culture qui rentre dans la
consommation socioculturelle (cérémonies des funérailles et de fêtes traditionnelles) de la
population par sa transformation en boisson locale (dola) pour les cérémonies religieuses de
cette communauté. Cette spéculation permet surtout un revenu non négligeable aux
exploitants car elle est très demandée sur le marché local pour sa consommation sous forme
de boisson. Elle ne reçoit aucune fertilisation de la part des agro-pasteurs et des paysans (à
l'exception de A3 qui apporte 15 unités de N/ha provenant de l'engrais chimique). Alors que
les éleveurs apportent presque les mêmes quantités de poudrette et des engrais organiques
issus des parcs mobiles installés tout au long de l'année dans le maïs
48
(Tableau 5). Mais en plus de ces apports, les soles du sorgho reçoivent de l'engrais chimique
(NPK et urée). En se référant à la Figure 37, nous constatons que E2 apporte une forte dose
d'azote (62 kg/ha d'unités) ce qui se traduit par un rendement exceptionnel de 1 367 kg/ha par
rapport aux autres types. Cette dose provient essentiellement des engrais organiques (78 %).
SORGHO
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E
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ID
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0 5 10 15 20 25 30 35 40
Unités N par ha 45 1
Figure 37: Le rendement de sorgho par hectare suivant la dose d'azote par hectare
Sorgho Al A2 A3 AP El E2 E3
kgNPK/ha 0 0 38 0 49 38 19
kg Urée/ha 0 0 19 0 12 13 0
kg Poudrette/ha par parcage 0 0 0 0 1469 2640 600
kg Poudrette transportée/ha 0 0 0 0 735 525 225
Unité N/ha 8 6 15 8 32 62 8
Unité K20/ha 12 8 10 13 47 93 12
Unité P205/ha 3 2 6 3 13 22 3
N (NPK) (%) - - 52 - 22 14 25
N (Urée)(%) - - 48 - 11 8 0
N (Poudrette parc) (%) - - 0 - 45 65 55
N (Poudrette transportée) (%) - - 0 - 22 13 20
Rendement (kg/ha) 800 367 1100 600 1360 1367 1000
Surface (ha) 0,6 1,2 1,1 0,8 2 0,8 1,3
49
4.3 Systèmes d'élevage et pratiques d'affouragement
4.3.1. Présentation
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Légende
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Pâturage naturel Koro
Zone de transhumance : • Zone2
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Troupeau d'élevage
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Figure 38 Succession des zones de pâturage des différents troupeaux (allaitantes, bovins de trait et troupeau d'élevage) dans l'espace
et dans le temps pour les différents types d'exploitations
50
Les résidus de cultures (RDC) à savoir les fanes de niébé et d'arachide, les chaumes de sorgho
et de maïs sont utilisés en matière d'affouragement des troupeaux par les paysans et éleveurs
peulh. Les fanes de niébé sont en grande partie achetées à des paysans des villages voisins par
d'autres producteurs (A3, E2 et E3), ce qui fait l'objet de dépenses d'affouragement. Les
fanes de niébé sont mieux valorisées (5 % de la production totale selon les dires des paysans)
que les fanes d'arachide qui pourrissent dans les champs, car ses graines sont récoltées en
pleine saison pluvieuse (août). Il est donc difficile de les sécher à cette période.
Les sous produits agro-industriels (SP AI), notamment les coques et les tourteaux de coton, la
complémentation est faite en même que celles des RDC, pendant la période de soudure (avril
à mai).
L'affouragement en RDC (Figure 39) démarre tôt pour les allaitantes et s'étend sur une longue
période (de novembre à mai). Tandis que les bœufs de trait et le reste du troupeau (animaux
faibles) ne sont alimentés que de janvier à mai. Mais nous constatons que la fréquence
d'affouragement est pratiquée par près de 70 % pour les allaitantes, 60 % pour les bœufs de
trait et 40 % pour les animaux faibles (de mars à avril).
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Figure 39. Evolution de la proportion de producteurs (tous types confondus) distribuant des résidus de culture aux différents lots
(A : allaitants, B : bovins de trait, T : troupeau d'élevage)
La complémentation en SPAI s'étend sur la même période que celle des résidus selon les lots
mais près de 90 % des éleveurs complémentent leurs animaux allaitants de mars à mai avec
un pic en avril, tandis que seulement 42 % et 25 % d'éleveurs complémentent respectivement
les bœufs de trait et les animaux faibles en ce mois (Figure 40 ).
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août-03 sept-03 oct-03 nov-03 déc-03 janv-04 févr-04 mars-04 avr-04 mai-04
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juil-04
Figure 40. Evolution de la proportion de producteurs (tous types confondus) distribuant des SPAI aux différents lots (A: allaitantes,
B : bovins de trait, T: troupeau d'élevage)
En général ces aliments sont donc destinés aux trois types de lots à savoir les allaitantes, les
bœufs de trait et les animaux faibles, mais ils sont distribués à différents degrés. Les
allaitantes et les bœufs de trait sont les principaux bénéficiaires de la complémentation (RDC
et SPAI) (Figure41).
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Figure 41. Quantités de RDC récoltés et de SPAI distribués annuellement par lot et par UBT selon les types d'exploitation
52
Chez les éleveurs, l'apport en SP AI est plus considérable que celui des RDC avec des
fréquences de distribution bien supérieures à celles des paysans (Figure 42 et Figure 43 ).
Kg RDC/UBT/mois : Allaitantes
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Figure 42 : Evolution des quantités de RDC distribuées aux allaitantes par type d'exploitation
Kg SPAl/UBT/mois : Allaitantes
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août-03 sept-03 oct-03 nov-03 déc-03 janv-04 févr-04 mars-04 avr-04 mai-04 juin-04 juil-04
Figure 43: Evolution des quantités de SPAI distribuées aux allaitantes par type d'exploitation
Les frais des compléments sont plus ou moins importants suivant le lot et le type (Figure 44).
53
Les dépenses occasionnées par les résidus concernent exclusivement l'achat des fanes de
niébé et rarement celles d'arachide. C'est ainsi que nous voyons qu'à part les paysans de A3
qui dépensent plus de 5 000 Fcfa par an/UBT pour une quantité de 630 kg de fanes de niébé
en moyenne (de mars à mai), les frais restent très faibles pour les autres types. Cette quantité
est surtout destinée aux 6 bœufs de labour. Les frais des éleveurs en SP AI pour les allaitantes
sont énormes par rapport aux paysans, avec plus de 15 150 Fcfa pour le type El et 4 150 et
3 250 Fcfa respectivement pour les types E3 et E2. Alors que les types A3 et AP ne dépensent
pour le même lot que 1 500 et 570 Fcfa par an en moyenne. Pour les bœufs de trait ce sont les
éleveurs qui apportent plus mais les charges sont moins importantes (3 620 Fcfa pour E2 et
1 460 pour E2) que dans le lot précédent.
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Figure 44. Quantités de ROC et de SPAI distribués annuellement par lot et par UBT selon les types d'exploitation
Ce sont essentiellement des paysans qui ne possèdent que des bœufs de trait pour A2 et
quelques têtes des vaches allaitantes en plus pour A3. Certains paysans qui ont moins de
5 têtes, confient leurs animaux en échange de la libre pâture sur leurs parcelles avant la fin de
la récolte et surtout de salaire (pas standarisé). Cela permet aussi aux éleveurs de garder des
bons rapports, avec les paysans, ce qui n' est pas toujours évident.
En saison des pluies les allaitantes sont conduites sur les zones non cultivées par un enfant de
l'exploitation, alors que les bœufs de labour sont gardés non loin des parcelles à cultiver.
Pendant la récolte, ce sont seulement leurs animaux qui pâturent sur les parties récoltées sous
la surveillance d'un enfant. Les autres animaux, surtout peulh, ne sont autorisés à pâturer dans
ces parcelles qu'à la fin de récolte totale de toutes les parcelles.
En saison sèche les allaitantes et les bœufs de labour sont laissés en divagation.
54
Les allaitantes sont supplémentées de mars à avril et les bœufs de mars à mai.
Les paysans de A2 ne stockent (sur des hangars saisonniers) qu'en moyenne 750 kg de tiges
de maïs et de sorgho, alors que ceux de A3, ils stockent exclusivement des tiges de maïs à
hauteur de 6 950 kg. Ces paysans du type A3 fournissent plus de résidus aux bœufs de trait
qu'aux allaitantes. C'est ainsi que les bœufs de trait reçoivent 11,08 kg/j/UBT 10 . Ce qui veut
dire qu'ils donnent plus que la consommation journalière (5 à 6 kg de MS). Les allaitantes ne
reçoivent par contre que 4,45 kg/j/UBT. Cependant ces paysans ne donnent que
0,41 kg/j/UBT à leurs bovins, ce qui leur coûte moins de 700 Fcfa/an/UBT.
Les A2 fournissent aux bœufs de trait uniquement des RDC avec une quantité de
375 kg/an/UBT durant les deux mois d'affouragement (de mars à avril).
Ce sont des paysans bobo/dioula qui détiennent un troupeau de bovins assez important jusqu'à
60 têtes en moyenne.
En saison sèche, les trois lots (allaitantes, bœufs de trait et le reste du troupeau) sont conduits
ensemble par un berger rémunéré en argent et en nature (céréales, lait) à l'intérieure Koro.
En saison des pluies, les bœufs de labour sont gardés près des parcelles comme dans le cas
précédent et le reste des animaux est conduit toujours par un berger peulh dans les zones non
cultivées. Les animaux n'ont pas d'étable, ils sont gardés dans des parcs mobiles localisés
dans les parcelles des agriculteurs en saison sèche et près des parcelles cultivées en saison des
pluies.
En début de récolte (octobre et novembre), ce sont seulement leurs animaux qui pâturent sur
leurs parcelles comme dans le cas précédent. Les autres n'arrivent à cette vaine pâture
qu'après la récolte du coton (décembre).
Ces agro-pasteurs distribuent plus de résidus à leurs animaux que des SPAI. Ils alimentent en
priorité les animaux allaitants, ensuite viennent les bœufs de trait. Cette période se situe de
mars à mai sauf chez le reste de troupeau où l'apport des SP AI se situe d'avril à mai. Ils
donnent en moyenne plus de 2 700 kg de résidus aux allaitantes (7 têtes) dont 80 % sont des
tiges de maïs et 20 % des fanes de niébé. Alors qu'ils ne donnent que 3750 et 675 kg/UBT de
tiges de maïs respectivement aux animaux faibles (20 têtes) et aux bœufs de trait (4 têtes).
Les allaitantes reçoivent des résidus en moyenne 4,28 kg/j/UBT, alors que les bœufs de trait et
les animaux faibles ne reçoivent respectivement que 2,07 et 1,43 kg/j/UBT. Les dépenses en
fanes de niébé s'élèvent 350 Fcfa/an/UBT pour les allaitantes.
Par contre, les SPAI sont très peu distribués, les apports sont de l'ordre de 21, 19, et
28 kg/an/UBT respectivement aux troupeaux allaitants, bœufs de trait et au reste du troupeau.
Ce qui correspond à 0,23, 0,21 et 0,35 kg/j/UBT durant la période de complémentation (mars
à mai). Les dépenses en SPAI s'élèvent entre 574 et 360 Fcfa/an/UBT suivant les lots.
Ces agro-pasteurs essaient actuellement d'intégrer les cultures fourragères dans leur
assolement et cherchent aussi à acquérir des nouvelles terres pour libérer de l'espace (sur les
anciennes parcelles) à ces animaux. Ils sont plutôt plus proches des éleveurs peulhs que des
agriculteurs de leur communauté. Cela s'explique par les difficultés rencontrées par leur
élevage et par l'occupation anarchique des espaces pastoraux par les paysans.
Ce sont des éleveurs peuhls à l'origine nomades qui se sont sédentarisés à Koro depuis 3
générations. Ces éleveurs pratiquent un système d'élevage sédentaire et transhumant avec
10
Ce sont des calculs effectués d'après les données brutes des enquêtes auprès des producteurs.
55
d'une part un troupeau allaitant et des bœufs de trait qui restent au village durant toute l'année
gardé par un enfant de la famille, et d'autre part un troupeau qui fait la transhumance. Cette
transhumance est typiquement saisonnière, avec comme objectif principal la recherche de
pâturage et d'eau. Ces animaux sont gardés par un berger rémunéré et un jeune de la famille.
Ainsi deux types de transhumance sont identifiés, la petite transhumance en début de saison
pluvieuse de mai à juin qui se fait aux alentours de Koro (villages voisins) sur 15 à 30 km, et
la grande transhumance en saison sèche qui peut atteindre jusqu'à 150 km pour des cas isolés
de El.
En saison sèche chaude (mars à avril), les animaux des types El et E2 partent dans une
première zone de pâturage, ils n'amorcent leur retour qu'en début de saison des pluies en
passant par deux autres zones (tous les individus n'ont pas le même itinéraire).
Les Peulhs sont les seuls à bénéficier de l'ensemble de leurs résidus (tiges de céréales, coton,
les repousses, etc.) de la vaine pâture pour leurs animaux. Une fois que la récolte est
complètement finie, les producteurs ne peuvent plus s'opposer à la présence d'autres animaux
sur leurs parcelles car il y a libre accès à la vaine pâture.
En saison sèche chaude, ces animaux partent en transhumance dans une autre zone (le lieu de
pâturage est fonction de l'abondance de la pâture). Pendant toute l'année, ils sont conduits par
un berger et un jeune de la famille. Alors que les deux autres lots (allaitantes et bœufs de trait)
sont conduits sur les zones non cultivées (saison des pluies) et sur les résidus et pâturages
naturels (saison sèche) par un enfant de la famille.
56
Les éleveurs de E3 ne valorisent pas leurs tiges de céréales, ils alimentent les allaitantes et les
bœufs de trait de mars à mai. Ces deux lots ne reçoivent que les fanes de niébé comme résidus
d'avril à mai. Les vaches allaitantes et les bœufs de trait reçoivent un apport annuel de 75 et
113 kg/UBT en RDC correspondant à 0,83 et 1,18 kg/j/UBT durant la période d'apport, ce qui
entraîne un coût respectif de 500 à 750 Fcfa/an/UBT.
Quant aux SPAI, ils sont distribués uniquement aux allaitantes avec 64 kg/an/UBT
correspondant à 1,07 kg/j/UBT durant les trois mois de complémentation avec un coût annuel
de 4 153 Fcfa/UBT moins importants que chez El et plus.
Le reste de troupeau n'est pas complémenté en SPAI ni en RDC durant l'année en raison de
leur absence totale du village selon les dires des éleveurs.
Tous les éleveurs produisent de lait en donnant des compléments (SPAI) dans le but de tirer le
maximum de revenus. Le problème de trésorerie, que connaît l'unité laitière (Faso-Kossam), a
amené les producteurs à chercher d'autres débouchés (pas toujours faciles). La production
journalière est ramassée d'habitude par un salarié de l'unité laitière, et le producteur ne
perçoit son argent q' en en fin du mois. De cette somme, l'unité prélève le crédit des tourteaux
et les frais de transport du lait (10 Fcfa/litre). Mais actuellement ce sont les femmes des
producteurs qui ont repris la vente du lait (porte à porte) comme dans les traditions.
Voici un exemple d'exploitant en quête de nouvelles techniques et d'amélioration:
Cet exploitant a une cinquantaine de têtes dont 8 allaitantes, il n'est devenu chef
d'exploitation qu'en 1998 après une séparation à l'amiable avec son frère. En effet, il voulait
être maître de son destin pour adopter les nouvelles technologies. Depuis ce temps, il a
cherché à améliorer la race de ses animaux par des inséminations artificielles et à produire du
fourrage pour mieux répondre à leur besoin alimentaire. C'est ainsi qu'il a fait une clôture en
grillage dans laquelle il a semé du Panicum et de Brachiaria et Andropogon gayanus d'une
superficie d' 1 ha. Actuellement à l'intérieur de la clôture ce sont surtout les pieds
d'Andropogon et de Brachiaria qui s'y trouve. Ces fourrages sont soit pâturés par ses
allaitantes ou ses bœufs de trait (période de travaux champêtres) soit coupés et transformés
(surtout l'Andropogon) en foin. En plus de ces fourragers bien clôturés, il cultive également
du niébé fourrager (0,25 ha) pour alimenter ses allaitantes (450 kg de fanes par mois de mars
à mai pour 8 allaitantes) et 2 bœufs de trait (225 kg/mois d'avril à mai). Il donne des tourteaux
pendant deux mois aussi aux 8 allaitantes (d'avril à mai). Cet éleveur a acquis des nouvelles
parcelles (par des dons) à Kouakoualé (17 km de Koro) car le terroir de Koro est devenu trop
étroit surtout en période de culture. Ce site lui permet non seulement de cultiver mais aussi de
faire séjourner librement ses animaux durant une partie de l'année (période de culture).
Ainsi le grand troupeau d'élevage fait la petite transhumance à Kouakoualé pour exploiter
leur vaine pâture des résidus de cultures et cela lui permet d'avoir de la poudrette de parc et
du pâturage. Son dynamisme et son ouverture aux innovations lui ont permis d'être «la porte
d'entrée» des ONG et des services techniques. Par exemple certains éleveurs du campement
ont intégré un programme d'insémination artificielle initié par les services de l'Elevage. Par
contre l'introduction des cultures fourragères au niveau des exploitations reste liée toujours à
la capacité de protection de ces cultures (clôture en grillage) contre la divagation des animaux.
La construction d'une clôture n'est pas interdite par les autochtones et donc ils ne sont mêmes
pas consultés pour cela.
57
4.4 Recommandations
Après l'analyse de différents résultats et les contraintes rencontrées par les producteurs, pour
leur bien être, nous avons produit des recommandations qui pourraient faire l'objet d'autres
améliorations et de suivis. Ces recommandations peuvent être appliquées car elles sont
produites suivant les moyens et les capacités de chaque type. Elles se trouvent présenter dans
les Tableau 6 et Tableau 7.
Tableau 6: Recommandations pour l'amélioration des différents types pour une meilleure gestion de la fertilité
Al A2 A3 AP El E2 E3
Déchets ménagers, Respect des doses, Respect des doses, Respect des doses,
Coton
Contrat fumier apport de fumier apport de fumier apport de fumier+
- - Bon
Apport
de
Recommandations Déchets ménagers, Apport fumier, contrat Respect des doses, Apport de fumier, parc
Maïs Bon fumier, Bon
par spéculation Contrat fumier fumier apport de fumier amélioré
parc
amélioré
1
Apport de fumier++, Apport de fumier+, Apport de fumier++,
Idem, association Idem, association
Sorgho association association Bon Bon association
Céréales/légumineuses Céréales/légumineuses
1 Céréales/légumineuses Céréales/légumineuses Céréales/légumineuses 1
1
1 1
Al A2 A3 AP El E2 E3
Valorisation
Valorisation des des ROC,
Valorisation
Recommandations générales ROC, hangar de SPA!, Idem Idem Idem
des ROC
séchage construction
de fenil
Idem, Idem,
Recommandations par lots Allai tantes SPA! et ROC fourrages fourrages Idem Idem
aquatiques aquatiques
ROC,
Reste du fourrages
Idem Idem Idem
troupeau ligneux et
aquatiques
58
V. Discussion
L'agriculture occupe une place prépondérante dans l'économie nationale. Il serait donc
indispensable que des mesures soient prises pour pouvoir offrir la possibilité aux producteurs
de pérenniser leur activité.
L'élevage dans notre zone d'étude occupe une place de choix pour les agriculteurs et les
éleveurs de ce terroir. Il permet aux premiers de se procurer de la force de travail et du fumier
et au second un élevage de prestige, de production de fumier et de lait. Mais cet élevage
connaît de sérieux problèmes de pâturage et de couloirs de passage en saison de pluie. Si rien
n'est fait d'ici les 5 à 10 ans, la zone ne pourra plus faire face à la demande croissante des
besoins en affouragement et en eau. Les pertes des résidus de récolte sont très importantes au
niveau du terroir car c'est seulement une petite partie qui est récoltée (le reste est laissé dans
la parcelle) par ces producteurs (soit 2 à 5 % de la production totale d'après les déclarations
des producteurs) alors que les fanes de niébé et surtout d'arachide pourrissent dans les
parcelles. La récolte de ces fanes se fait au milieu de la saison des pluies (août) et les
producteurs n'ont aucune possibilité de les faire sécher. Pourtant, il existe une réelle
possibilité de mieux les valoriser et cela peut apporter un complément conséquent au bétail et
à moindre frais pour leurs producteurs. Cela passe par la construction de fenils ou de hangars
pour faire sécher et stocker ces résidus.
Pour les SP AI, il n'y a pas pour le moment une possibilité de les diversifier car la gamme est
limitée aux tourteaux et aux coques de coton. Ces sous-produits ne sont pas d'un accès facile
pour les producteurs. Actuellement l'acquisition se fait individuellement avec beaucoup de
retard donc ces sous-produits reviennent plus chers aux producteurs (3 250 Fcfa le sac de
50 kg). Le besoin de complémentation ne cesse d'accroître car certains éleveurs ont entrepris
de faire de l'insémination artificielle pour produire plus de lait. L'unité laitière (Faso-
Kossam) qui facilitait l'accès au crédit aux éleveurs pour les tourteaux, n'arrive plus à honorer
ses engagements (paye des producteurs, fournitures de tourteaux) ce qui a accentué le besoin
croissant en intrants (tourteaux) et les difficultés d'écoulement du lait malgré la proximité de
la ville (15 km de Bobo). C'est pourquoi, la production laitière reste très marginale malgré les
objectifs fixés par les producteurs. Il est urgent que les producteurs se trouvent des nouvelles
alternatives pour faire face à ces situations et améliorer leur cadre de vie. Ces alternatives
pourraient être des structures d'organisation telles que l'UEPL, pour pouvoir défendre leurs
intérêts devant les pouvoirs publics et les ONG. C'est ainsi que les éleveurs tentent de
dynamiser leurs organisations existantes (Kaoral, Nassiroulahi) pour faire face aux différents
défis qui se présentent à eux (soins sanitaires, approvisionnement en SPAI, etc.). Ces
organisations sont toutes membres de l'Union d'Elevage et des Producteurs de Lait (bureau
national). Mais c'est surtout Kaoral qui fonctionne tant bien que mal alors que Nassouralahi
ne fonctionne plus.
Une organisation structurée va permettre aux producteurs de s'approvisionner Par contre, il
existe des opportunités pour accroître l'approvisionnement. Cela pourrait s'envisager par un
vrai engouement des producteurs de s'organiser et de se faire entendre.
La culture des productions fourragères (Panicum, dolique, Mucuna, Andropogon gayanus,
etc.) au sein des organisations ou au sein des exploitations peut contribuer à améliorer
l'affouragement. Mais cette pratique nécessite une sécurisation des parcelles par des clôtures
(grillage).
59
Les efforts doivent être faits par les autorités administrative et locale pour faciliter l'accès des
animaux aux pâturages en saison des pluies (traçage et délimitation des couloirs de passage)
et pour maintenir un juste équilibre entre l'agriculture et l'élevage, au lieu d'un écrasement
total de cette première sur la seconde. Il existe des nombreuses zones non cultivées mais
l'accès est toujours difficile voire impossible pour les animaux (mitage du paysage).
C'est ainsi que nous avons un certain nombre du cheptel qui est présent sur le terroir en des
moments précis de l'année avec des charges plus ou moins importantes. En saison sèche
froide plus 3 188 UBT sur 3 886 UBT d'effectifs que comptent les habitants du terroir de
Koro. Ce qui donne une charge de 0,36 UBT/ha sur la vaine pâture 2004. Par contre si on tient
compte de l'ensemble des terres cultivables c'est à dire les terres pâturables du terroir, cette
charge devient 0,76 UBT/ha.
En saison sèche chaude, il ne reste que 1 728 UBT essentiellement constitués des animaux des
paysans et les allitantes et bœufs de trait des éleveurs. Pendant cette période, la charge devient
0,41 UBT/ha sur les zones cultivables.
En saison des pluies, on rencontre le même effectif qui reste sur Koro que celui de la période
précédente (1 728 UBT). La charge de cette période est très importante (0,56 UBT/ha) sur les
zones non cultivées (3 063 ha).
Les rendements dans la zone sont très bas par rapport à ceux de la province, donc il existe
réellement un problème de fertilité des sols.
L'importance de la fumure organique est connue de tous mais son accessibilité, pour ceux qui
n'ont pas ou peu d'animaux, demeure un défi majeur.
Les éleveurs qui valorisent mieux la fumure organique (parcage, transport de poudrette)
arrivent à des résultats aussi bons que chez les agro-pasteurs qui apportent en même temps de
la poudrette et de l'engrais minéral.
Dans la zone de Koro, la fumure n'est pas totalement valorisée par les producteurs car aucun
d'eux ne dispose d'étables ni ne produit du fumier en lieu et place de la poudrette de parc qui
est de moindre qualité par rapport au fumier. Il serait intéressant d'expliquer et de faire savoir
aux producteurs la différence qualitative entre la poudrette de parc et le fumier.
Les autres possibilités de fertilisation des sols ne sont pas aussi mises en pratiques, soit par
manque de moyens (fabrication des fosses fumières), soit par question d'éthique (les gens
voient très mal l'utilisation des déchets humains comme engrais organique). Il serait bon de
valoriser les déchets ménagers en fabriquant des composts et de valoriser les déchets humains
(fosses sanitaires) comme dans Mali Sud.
Certains éleveurs (E2) arrivent des rendements moyens en maïs (1867 kg/ha) avec
essentiellement de la fumure animale (95 %) identiques à ceux des agro-pasteurs qui
diversifient leur fertilisation avec plus 60 % d'apport minéral. Mais ces agro-pasteurs
dépensent plus que les éleveurs. Les rendements moyen de ces deux types (E2 et AP) sont au
dessus de celui de la province (1 300 kg/ha). Il serait judicieux donc de mettre l'accent sur la
production de la fumure en partie dans cette zone pour ramener les producteurs à un bon
rendement surtout avec peu de frais.
60
Conclusion
Cette agriculture est confrontée à des problèmes de fertilité des sols (raréfaction des jachères),
ce qui amène les producteurs à adopter des nouvelles pratiques de gestion (multiplication des
parcelles, fertilisants chimiques, parcage et apport de poudrette). L'utilisation de la fumure
organique et minérale est devenue essentielle pour le maintien de la fertilité de ces sols
(culture continue). Mais cette fertilisation est limitée aux capacités de l'exploitation de
produire du fumier, à ses revenus et à sa capacité de solvabilité auprès de la filière coton
(Sofitex).
L'élevage connaît aussi de sérieux problèmes tels que le pâturage et l'alimentation au cours
de l'année. Ce qui a amené les éleveurs et les agro-éleveurs à adopter des nouvelles pratiques
de gestion d'affouragement. La régression des zones de pâturage, avec une capacité de charge
atteignant 0,56 UBT/ha en saison des pluies, a amené les producteurs à faire partir une partie
de leurs animaux en transhumance (troupeau). Cette régression les a amené aussi à valoriser
une faible partie de leurs résidus de culture (tiges de maïs et fanes de niébé) pour ses
allaitantes et bœufs de trait qui restent sur place en saison sèche. Les allaitantes sont
complémentées aussi en aliments concentrés (tourteaux). Par contre, en saison des pluies, les
animaux des éleveurs partent en transhumance car les zones de parcours sont inaccessibles
faute de couloirs de passage et elles sont peu nombreuses.
Une gestion concertée (formation), entre les agriculteurs et les éleveurs à travers les
organisations paysannes et celles d'éleveurs, n'est-elle pas indispensable pour le bon
fonctionnement de l'intégration agriculture-élevage dans ces zones?
61
Bibliographie
62
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64
S9
s~x~uuv
Liste d loitaf 1
NOM Prénom Age Surface coton Surface maïs Bovins de trait Bovins d'élevage Caprins Ovins Groupement Quartier
Rapport_Diallo A. M._DESS_03-04
SAN OU Abou Bakary 36 0,5 0,5 0 0 0 GPC BENKADI KI
Rapport_Diallo A. M._DESS_03-04 ii
SAN OU Sv Marcellin 30 5 1,5 2 0 3 0 GPC SINIGNASSIGUI KI
Rapport_Diallo A. M._DESS_03-04 iv
SAN OU Sibirv de Jean 40 1 0,5 2 0 3 2 GPCNIATAGA K3
SANSSOUM 38 2 1 2 0 5 0 GPCNlATAGA K3
Rapport_Diallo A. M._DESS_03-04 V
SIBIRI De Sogo 1 1 1 0 2 GPC YEREGNINI K3
Rapport_Diallo A. M._DESS_03-04 vi
Questionnaire de caractérisation des exploitations
1. Identité :
Terroir : Quartier:
2. Historique de l'exploitation :
Propriétaire : D
locataire : D modalité: . .. ...... .... . .......... .... ...... ... . . .
N'utilise pas : D
Labour
Semis
Sarclage
Désherbage
Récolte
Gardiennage
Rapport_Diallo A. M._DESS_03-04 ix
Gestion de la fertilité
Maïs
Sorgho
Arachide
Autres
Rapport_Diallo A. M._DESS_03-04 X
4. Elevage
Le cheptel
Bovins femelles
Bovins mâles
Bœufs de trait
Asins
Ovins
Caprins
Porcins
Rapport_Diallo A. M._DESS_03-04 xi
Modes de conduite par saison
En saison sèche
Localisation
Lots Nbre Affouragement SPA! Commentaire
(lieu/km)
Bovins
allaitants
Bœufs de
labour
Reste du
troupeau
Petits
ruminants
Asins
Localisation
Lots Nbre Affouragement SPA! Commentaire
(lieu/km)
Bovins
allaitants
Bœufs de
labour
Reste du
troupeau
Petits
ruminants
Asins
Vente d'animaux
Bovins femelles
Bovins mâles
Bœufs de labour
Ovins
Bovins femelles
Bovins mâles
Bœufs de labour
Ovins
Caprins
Asins
Vente de lait
Faites-vous des cultures fourragères ? . . . . .... ...si oui lesquelles ......... ....... . ... . ....... .
s1. non pourquoi. ?............. .. .. . ....... .. . .. . . ............ .... .. ........ . ......... . ... . ............................ . . .
Accès aux sous produits ? .... ....... si oui par comment ? .. .. .. . ............ . ......................................... .
Si non pourquoi ? . ........ ................... ... .... . ............. ............................................... . ......... ....... ..... ... .
Collecte du bois de chauffe ....... proche ....... . ...... .... ..... . .loin ......... .. .. ... ...... .. . ... . .
Espèces . .. ... .............................. . ....................... .. . ...................... .............. .
Paille pour les toits oui/non .. .. . .... ...... . . . .. . ... ..... . .. ...... ... . ...... ........ .... .. ..... .... . .. ... .
Espèces . .. .. ....... ... .... ....... ....... .. .. . . . ... ... ... . ... .. .... .. ... .. ..... . . ... . .. .. . .. .... . .. . .. .. .... .
Paille pour les animaux oui/non ............ . ...... ... . .... . . . .... . .............. .. ........... .. .. . .. .. .
Espèces ...... .. . .......... .. .. . ................. . ........... . .. . .. . ....... ...... .......... . ... . ........ ... . .
Paille pour les secco oui/non .... .. .. . .... .. ..... .... . .... .. .. .. .... ... .... ..... ... . ... ... .... . . . ... . .. .
Espèces ..... ............. . ... ....... .. ......... . ..... . . . .. .. ... . .. ....... . ......... .... ......... .. ... ... .. ..
Fourrages ligneux oui/non ...... . ..... ... . ..... .... . .... ...... .. .. . ......... .. .. .. . ...... . ........ .... ..
Espèces ........................................ . ... . ... ... .... .... .. .. . ....... .. .... .. ............. . .... . .. .
Fourrages aquatiques oui/non ...... ....... .... ............ .... ... ........... ... .... ... ........... .....
Espèces .. .. . .. .............. . .. . ..... .. ..... . .... ................................... . .................... .. .
5. Fonctionnement
Activités principales : · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · ·.
······················· ·········· ······· ··············· ··········· ··· ···· ········ ··
A~ti;ités...... .... ...... ...
secondaires .... ..... ..... ..... .. ......... ··· ·· · ············ ·· · ···· · .. ........ . ············ ······· ··· ············· ······ ····
... ·······························
En agriculture
... .. . ............... Assolement moyen au niveau de l'exploitation ...... .............. ..................... ...... ...... ............. ......... ..
Cultures principales : ........ ... . .................... ....... ............................. ......... ......... . ... ... ....................... .
Cultures secondaires : .. .... ... . .. ......... ... ..... ............... ........... .... ..... ... .............. .......... . .... ......... . ..... .. . .
Evolution de l'assolement ces dix dernières années et perspectives ....... . .. ... ....... . .. .... . ....... . . .. ..
En élevage
Quels sont les principaux objectifs de votre exploitation ? . .. ... ........... ... . .. . .............. .. .... ...... ....... .
Elevage principal : ............. .......... ... ... . . ..... ................... ... .................... . .... .
Elevage secondaire ............. . .. ....... .............. .. ....... .. ... .. .. . .............................. .
Commentaire Solutions
Activités Atouts Contraintes
envisagées
Agriculture
Elevage
Autres
7. Relations
Communautaire
Personnes
Echanges Conflits Nature du conflit Solutions envisagées
impliquées
=
8
·
5" ::l
;, [JJ
œ.
g
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....c:
(1)
0
0
3
3(1)
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;
;=r
~-
Questionnaire sur les pratiques de gestion de la fertilité et l'alimentation du troupeau
Système de culture
Plan parcellaire
1°) Placer quelques points de repères sur la cadre (le nord, les pistes, la falaise ... )
2°) Positionner les parcelles, indiquer la surface, la culture 2004 et la distance de la parcelle à l'habitat (km)
3°) Relever la position de la parcelle au GPS et lui affecter un Numéro
HABITAT
Total
Rapport_Diallo A. M._DESS_03-04 X
Feuille 2
Caractéristiques du champ
1
2004 2003
Rotation
2002
1
N° GPS Sol Arbres 2001 2000
cuit. Nom local Texture Fertilité Espèces Nbre (sf, culture, production) (sf, culture, production) (sf, culture, production) (sf, culture, production) (sf, culture, production)
2004 01+/++/+++
Total
Rapport_Diallo A. M._DESS_03-04 xi
Gestion de la fertilité et devenir des résidus de culture 2004
Quantité poudrette
apportée (kg)
Provenance de la
poudrette
Utilisation de
résidus de Quantité stockée (kg)
récolte
Période de stockage
Modalité de transport
(nbre de voyage, coût)
Lieu de stockage
Animaux complémentés
Période de distribution
Mode de transport
Période de l'apport de
poudrette (mois)
Quantité poudrette
apportée (kg)
Provenance de la
poudrette
Utilisation de
résidus de Quantité stockée (kg)
récolte
Période de stockage
Modalité de transport
(nbre de voyage, coût)
Lieu de stockage
Animaux complémentés
Période de distribution
Mode de transport
Rapport_Diallo A. M._DESS_03-04 XV
SORGHO 04 N°GPS: N°GPS:
Surface 04
Interligne
Interpoquet
NPK04
Urée 04
Production
Période du parcage
(mois)
Nombre UBT
parquées
Durée du parcage
Apport de Gours)
fumure
organique Période de l'apport de
poudrette (mois)
Quantité poudrette
apportée (kg)
Provenance de la
poudrette
Utilisation de
résidus de Quantité stockée (kg)
récolte
Période de stockage
Modalité de transport
(nbre de voyage, coût)
Lieu de stockage
Animaux
complémentés
Période de distribution
Mode de transport
Modalité de transport
(nbre de voyage, coût)
Lieu de stockage
Animaux
complémentés
Période de distribution
Mode de transport
Modalité de transport
(nbre de voyage, coût)
Lieu de stockage
Animaux
complémentés
Période de distribution
Rapport_Diallo A. M._DESS_03-04 XX
Nombre d'UBT sur la
vaine pâture
Durée de la vaine
pâture
Nature du contrat avec
les éleveurs
Quantité de RdC
stockés pour la litière
Période du stockage
de la litière
Mode d'utilisation de
la litière
Mode de transport
Modalité de transport
(nbre de voyage, coût)
Lieu de stockage
Animaux
complémentés
Période de distribution
Mode de transport
Modalité de transport
(nbre de voyage, coût)
Lieu de stockage
Animaux
complémentés
Période de distribution
Mode de transport
Modalité de transport
(nbre de voyage, coût)
Lieu de stockage
Animaux
complémentés
Période de distribution
Mode de transport
Mode Chaume de maïs Chaume de sorgho Fane d'arachide Fane de niébé Autres
d'utilisation
Laisser sur
champ
Construction
Combustible
Fourrage
Vente
Autres
Pratiquez-vous la fenaison ?
Oui o Nono
Si oui, pourquoi et quand ?
SPAI
...............................................- ·-----··--············ ·······················-·· ··-·-·-···· ··························- ······················· ·······- ............................................ ···--··-······-- ............. _.. _ ...... ............... ............................ ....... ................................ __ ............. ..................... .............. ............... ....................................._ ............ ·-··-·---··--·-·- ...................... ···-···--··---------·- ····························--··········--······-·
Sel
Station
-·-··············-············-- ------·-· ·······-···-·····-·-·······-··· .................................·----········- ········································--- --·---·-··-········ --·········----- ·----····--·- ·····-·-········-· ················-··-·· ·································-- -·····-············---· ········---····---··········- - · · · · - - -
Km/home
········-·-····-·---········-···-······ ·-··---·..--·--···-··· ··-·-····--··-·-······ ······- ······················----..-···- ··-·- ···········-······ ........... ···------········-- -- ······-······ ·············-·······-· ··············--···--····················· ·····················-··········-·····---- --·-··-······· - - ·················-··-·-····..-··--·-- - - - - - ·
NbUBT
Reste du
··········-··- .............................. ........·---·--······· -·········---·- ........... ········-----·- ·······-·········· ······--- -··········-······-·····--·-- ---· .. ··················--- ~·--- ....................... ··········- ···-······------ __ ...........____ ..................... -----·-· -·-·-·--- - - ·
Pât. Nat.
troupeau ·-- ..................................,_._ ··--·-·-·············--· """ ............-..... ··········---·-- ····· ·····-····- .........................___...._,, ···-- .................................. ---·- ···-····-··--············---- ................ .........-...·-- ................................ ....... .............................................. ... ------········· .. ················ ·······································-·······--·- ···-···-··-··········-··-- - · · - ········- ···-·-·..-·- ..·--.. --·-··-···- ····--···-··-- -··- ·- - · -·
RdC
.................................................. .................................. ............ .................................... ................. .............................---··· ........... ........................................................ ........................................................ ·---- ....................................... ................................................. ... ········-·-·--····-··--- _
····- .......... ................................................-·--...................·-··-···· ................ ..................... ..................... ,.. .. ···················-··········-·-······
SPAI
.................................................. .. _..____..__ ············- ......... ............... ,,,_,, ............................... ... ·-··-·-··------ .................. ··-····-·---·-··................. -....... ·-..--..--..... ···········--·· ···---··..··----·-····- ·········-· ....................................- -r------··-·-······ . ..........·--·------· -··-········-··-····-········· ........................·-·-··-···-····-- --······---.....- ....- ......
Sel
xxi
- - ------- -- ---- -- -- --- ----- - -- - ----- - - --- - ,- - - --- - - - - - -- - - - - -,
Lot Habitat et Pâturages Naturels Résidus de culture SPAI Abreuvement
garde Type Oui/Non A bond. Qualité Type Qté totale Coût Type Qté. Coût Type Qualité Dist/cam
(O/+/++) (O/+/++) (kg) (Fcfa) Totale (Fcfa) (O/+/++)
(kg)
Plein air o
Noms: Parc o Pâturage P. maïs TdC Marigot
Étable o
UBT: Herbe Mare, Bas
P. sorgho Son
Nombre: coupée fond
Naissances : Famille o Fourrage
Achats : Berger o F. arach Coques Puits
ligneux
Morts: Rémunération
Ventes: ... .... .......... Fourrage
F niéb Sel Forage
......... ........ aquatique
Plein air o
Noms: Parc o Pâturage P. maïs TdC Marigot
Étable o
UBT: Herbe Mare, Bas
P. sorgho Son
Nombre: coupée fond
Naissances : Famille o Fourrage
Achats : Berger o F. arach Coques Puits
ligneux
Morts : Rémunération
Ventes: ..... ............ Fourrage
F niéb Sel Forage
..... . ........... aquatique
Plein air o
Noms: Parc o Pâturage P. maïs TdC Marigot
Étable o
UBT: Herbe Mare, Bas
P. sorgho Son
Nombre: coupée fond
Naissances : Famille o Fourrage
Achats: Berger o F. arach Coques Puits
ligneux
Morts: Rémunération
Ventes: Fourrage
···· ·· ········· ·· aquatique
Fniéb Sel Forage
······ ··· ········
xxii
Lot Habitat et Pâtura2es Naturels Résidus de culture SPAI Abreuvement
garde Type Oui/Non A bond. Qualité Type Qté totale Coût Type Qté. Coût Type Qualité Dist/cam
(O/+/++) (O/+/++) (kg) (Fcfa) Totale (Fcfa) (O/+/++)
(kg)
Plein air o
Noms: Parc o Pâturage P. maïs TdC Marigot
Étable o
UBT: Herbe Mare, Bas
P. sorgho Son
Nombre: coupée fond
Naissances : Famille o Fourrage
Achats : Berger o F. arach Coques Puits
ligneux
Morts: Rémunération
Ventes : Fourrage
·· ·· ············· aquatique
F niéb Sel Forage
······· ··········
Plein air o
Noms: Parc o Pâturage P. maïs TdC Marigot
Étable o
UBT: Herbe Mare, Bas
P. sorgho Son
Nombre : coupée fond
Naissances : Famille o Fourrage
Achats : Berger o F. arach Coques Puits
ligneux
Morts: Rémunération
Ventes : Fourrage
······ ··········· F niéb Sel Forage
.............. ... aquatique
Plein air o
Noms: Parc o Pâturage P. maïs TdC Marigot
Étable o
UBT: Herbe Mare, Bas
P. sorgho Son
Nombre: coupée fond
Naissances : Famille o Fourrage
Achats: Berger o F. arach Coques Puits
ligneux
Morts : Rémunération
Ventes : Fourrage
·········· ······· aquatique
F niéb Sel Forage
.. ...............
xxiii
,
Lot Habitat et Pâtura!!es Naturels Résidus de culture SPAI Abreuvement
garde Type Oui/Non A bond. Qualité Type Qté totale Coût Type Qté. Coût Type Qualité Dist/cam
(O/+/++) (O/+/++) (kg) (Fcfa) Totale (Fcfa) (O/+/++)
(kg)
Plein air o
Noms: Parc o Pâturage P. maïs TdC Marigot
Étable o
UBT: Herbe Mare, Bas
P. sorgho Son
Nombre: coupée fond
Naissances : Famille o Fourrage
Achats: Berger o F. arach Coques Puits
ligneux
Morts: Rémunération
Ventes: ................. Fourrage
F niéb Sel Forage
............. .... aquatique
Plein air o
Noms: Parc o Pâturage P. maïs TdC Marigot
Étable o
UBT: Herbe Mare, Bas
P. sorgho Son
Nombre: coupée fond
Naissances : Famille o Fourrage
Achats: Berger o F. arach Coques Puits
ligneux
Morts: Rémunération
Ventes: ......... .... .... Fourrage
F niéb Sel Forage
aquatique
····· ···· ········
Plein air o
Noms: Parc o Pâturage P. maïs TdC Marigot
Étable o
UBT: Herbe Mare, Bas
P. sorgho Son
Nombre: coupée fond
Naissances : Famille o Fourrage
Achats : Berger o F. arach Coques Puits
ligneux
Morts: Rémunération
Ventes : Fourrage
·············· ··· aquatique
F niéb Sel Forage
.................
xxiv
Caractéristiques de 7 types d'exploitation
Al A2 A3 AP El E2 E3 Moyenne
Petits Agriculteurs Grands Très grands Grands Eleveurs Eleveurs
agriculteurs bobo moyens agriculteurs agropasteurs éleveurs peulhs peuls
TYPES
bobos mal (1 PdB-6ha bobo (2 PdB- Bobo/Dioula peulhs traditionnels modernes
équipés (4ha cultivés) 11 ha (4PdB- l 6 ha- traditionnels moyens (60- (30-80 bv),
cultivés) cultivés) 60bv) (100-400 bv) 150 bv) coton, maïs
UNITE DE PRODUCTION
ETHNIE Bobo Bobo Bobo Bobo/Dioula Peuls Peuls Peuls
AGE 37 47 42 42 49 35 39 42
MENAGES 1 1 2 4 3 2 2 2
BAN 7 9 16 19 17 13 li 13
ACTIFS 4 5 8 11 8 4 5 7
SURF. FONCIERE 7,0 12,4 18,5 16,9 6,9 5, 1 6,0 11 ,3
SF CULTIVEE 4,0 5,9 10,8 16,3 4,5 4,1 4,8 7,5
SF CULTIVEE% 57% 48% 59% 97% 65% 80% 80% 66%
SF JACHERE% 4% 26% 10% 3% 0% 0% 8% 11%
SF FRICHES% 46% 78% 52% 7% 34% 20% 28% 45%
SF CULT/ACT 1, 1 1,2 1,3 1,5 0,6 1,0 0,9 1,1
UBT 1 4 8 69 228 92 66 56
UBT/ha cultivés 0,1 0,7 0,5 4,6 58,8 23,1 15,4 12,4
UBT/ACT 0,1 0,9 0,6 6,0 29,2 27,3 18,4 10,5
KG CEREALE/BAN/AN 197 314 234 382 304 361 415 314
TRACTION ANIMALE
BVTRAIT 1 3 4 7 4 3 3 3
ASINS 0 0 1 2 1 0 0 0
SF CULT/PDB 4,5 5,4 5,8 5,3 1,9 3,5 4,2 4,7
CHARRUE 1 1 2 4 1 1 1 2
SEMOIR 0 0 0 1 0 0 0 0
SARCLEUR 1 1 1 1 1 0 1 1
BUTTE UR 1 1 1 2 1 0 1 1
CHARRETTE 0 0 1 2 1 0 0 1
ELEVAGE
BV ELEVAGE 0 1 1 59 218 84 60 50
BV ALLAITANTES 0 0 1 8 13 10 10 5
BV en PROPRIETE 0 1 1 59 180 61 44 41
BV en CONFIAGE 0 0 0 0 42 21 16 10
XXV
OVINS 0 1 1 7 21 14 9 7
CAPRINS 4 3 11 9 12 10 7 8
PORCS 0 4 5 5 0 0 0 2
VENTE BV 2003 0 1 0 5 Il 8 5 4
VENTE PTR 2003 0 0 5 4 10 3 4 4
VT PORCS 2003 0 1 1 1 0 0 0 1
AG RI CULTURE
SOLE COTON 33% 36% 44% 43% 0% 0% 17% 33%
SOLE MAIS 25% 39% 33% 45% 44% 46% 50% 40%
SOLE SORGHO 14% 12% 13% 6% 51% 51% 25% 17%
SOLE ARACHIDE 5% 8% 4% 2% 0% 0% 1% 3%
SOLE MIL 20% 2% 0% 0% 5% 1% 7% 2%
SOLE RIZ 0% 0% 2% 2% 0% 0% 0% 2%
SOLENIEBE 3% 3% 4% 2% 0% 2% 0% 3%
PROD COTON 567 1465 3910 6138 0 0 633 1987
PROD MAIS 1133 3057 5422 14375 3100 2940 3450 4708
PROD SORGHO 300 579 1020 1325 1925 1410 750 1018
ROT COTON 433 762 857 942 758 785
ROT SORGHO 450 850 651 1325 892 757 700 768
VENTE MAIS 133 1214 2389 7500 0 0 0 1589
VENTE SORGHO 200 171 444 1125 0 0 167 297
xxvi
,n~0~--;=--
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1 - ;
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1
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N
m
VJ
Description des types
Moyenne Al 1 3 1 3 0 0 0 3 0 1 0 0
Moyenne A2 1 4 3 4 0 0 1 3 4 1 0 1
Moyenne A3 1 1 4 1 0 1 1 11 5 0 5 1
Moyenne AP 8 59 7 59 0 2 7 9 5 5 4 1
Moyenne El 13 218 4 180 42 1 21 12 0 11 10 0
Moyenne E2 10 84 3 61 21 0 14 10 0 8 3 0
Moyenne E3 10 60 3 44 16 0 9 7 0 5 4 0
TYPE RFT SFC SFCOTON SFMAIS SFSORGH SFARACH SFMI SFRlZ SFNIE SFJACHERE RESFONC PRCO PRMA PRSO RDTCO RDTSO
Moyenne 10,9 7,2 2,4 2,9 1,3 0,2 0,2 0, 1 0,2 1,2 2,5 1 952 4 565 977 795 769
Moyenne Al 5,6 3,4 1,0 1,0 0,6 0,1 0,6 0,0 0, 1 0,3 2,0 425 1 225 325 433 567
Moyenne A2 11,3 5,7 2,1 2,1 0,6 0,5 0, 1 0,0 0,2 3,3 2,4 1 607 2 950 506 797 850
Moyenne A3 18,5 10,8 4,7 3,6 1,4 0,4 0,0 0,3 0,4 1,9 5,8 3 910 5 422 1 020 857 651
Moyenne AP 16,9 16,3 7,0 7,3 1,0 0,4 0,0 0,3 0,4 0,5 0,1 6 138 14 375 1 325 942 1 325
Moyenne El 6,9 4,5 0,0 2,0 2,3 0,0 0,3 0,0 0,0 0,0 2,4 0 3 100 1 925 892
Moyenne E2 5, 1 4,1 0,0 1,9 2,1 0,0 0,0 0,0 0,1 0,0 1,0 0 2 940 1 410 757
Moyenne E3 6,0 4,8 0,8 2,4 1,2 0,0 0,3 0,0 0,0 0,5 0,8 633 3 450 750 758 700
xxi
Calendrier agricole
Expression
_J
Ristournes
...
Paiement
.. ..
coton Année coton Année
N-1 des besoins GPC
N-1
"'"' "'
·~E *
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·-"'6
E -Ë
û)
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·Cll ·-
.().,
•QJ ·-
c:
~
"' ~
"'c:
Nettoyage parcelles Nettoyage parcelles
.. ~ Sorgho
....
Mise en place Coton
Maïs
Désherbage et Buttage
..------·
Fertilisation organique ._Fertilisation
____________ _.,..
min éraie Fertilisation organique
___ __ _.,..
.---------· ._ ______________________ ______ _..
·--------.... Lutte phyto
Récolte
Commercialisation
~ ~
xxii
Fertilité des sols 2003-2004
TYPE 1 SF 1 PROD 1 RDT 031 UBT 1 DUREE 1 NPK 1 UREE 1POUDR 1 POUDR 1
COTON 03 PARC PARC PARC TR 1
Moyenn
1,5 1 285 1 083 6 8 4,0 1,5 292 486
e
Moyenn
0,7 900 900 0 0 2,0 1,0 0 0
eAI
Moyenn
1,6 1 000 1 000 0 0 4,8 1,8 0 0
eA2
Moyenn
1,6 1 500 958 0 0 4,6 1,8 0 1 481
e A3
Moyenn
2, 1 1 475 986 4 30 6,5 2,1 780 321
eAP
Moyenn
1,0 0 0 1,5 0,8 0 0
e El
Moyenn
1,5 0 0 0,0 2,0 0 0
e E2
Moyenn
1,1 950 1 700 150 20 1,6 0,3 3 000 0
e E3
Moyenn
1, 1 2 033 1 867 83 64 0,0 0,2 5 494 750
e E2
Moyenn
1,5 1 475 1 289 41 15 1,1 0,4 1 257 193
e E3
xxxvi
PROD UBT DUREE POU DR POU DR
TYPE SF SOR RDT03 NPK UREE
03 PARC PARC PARC TR
Moyenn
1,2 810 913 13 20 0,7 0,2 1 032 400
e
Moyenn
0,6 300 800 0 0 0,0 0,0 0 0
eAl
Moyenn
1,2 350 367 0 0 0,0 0,0 0 0
eA2
Moyenn
1, 1 1 100 1 100 0 0 0,8 0,4 0 0
eA3
Moyenn
0,8 300 600 0 0 0,0 0,0 0 0
eAP
Moyenn
2,0 1 700 1 360 33 30 2,0 0,5 3 000 1 500
e El
SF PROD UBT DUREE POU DR POU DR
TYPE RDT03 NPK UREE
COTON 03 PARC PARC PARC TR
Moyenn
0,8 850 1 367 36 35 0,6 0,2 2 112 420
e E2
Moyenn
1,3 2 000 1 000 3 80 0,5 0,0 800 300
e E3
p N
TYPE NPK/ha Urée/ha P Tr/ha N P205 K20 N/ha P205/ha K20/ha NNPK
Parc/ha UREE
Moyenn 59,2793
132,203 50 191 318,644 43 41 ,9 39 28 27 30 21
e 103
Moyenn
150 75 0 0 29 20 15 44 30 23 15 14
eAI
Moyenn
146,154 54 0 0 60, 125 48 35,6 37 29 22 36 25
eA2
Moyenn
142,308 56 0 911,538 74,875 51 56,9 46 32 35 35 25
e A3
Moyenn 89,7642
151 ,667 50 364 150 69 65,3 42 32 30 49 30
eAP 857
Moyenn
75 38 0 0 21,75 15 11 ,3 22 15 11 11 Il
e El
Moyenn
0 67 0 0 28 0 0 19 0 0 0 28
e E2
Moyenn
76,4706 12 2 824 0 45,7 27 57,2 43 25 54 12 4
e E3
xxxvii
--
p N
TYPE NPK/ha Urée/ha P Tr/ha N P205 K20 N/ha P205/ha K20/ha NNPK
Parc/ha UREE
Moyenn 67,8817
78,8679 43 1 349 475,755 36 63,1 42 22 39 19 19
e 073
Moyenn
150 50 0 0 36,5 30 22,5 37 30 23 23 14
eAI
Moyenn
150 62 0 0 51 ,65 39 29,3 40 30 23 29 22
eA2
Moyenn 53,7857
108,696 52 78 104,348 37 31 ,3 33 22 19 27 24
eA3 143
Moyenn 114, 187
149,206 57 695 1266,67 72 102 58 37 52 44 32
eAP 5
Moyenn 90,6333
7,69231 54 2 329 276,923 23 85,7 42 10 40 3 33
e El 333
Moyenn 65,4428
0 10 4 963 677,419 22 93,7 59 20 85 0 3
e E2 571
Moyenn 28,0714
37,2093 12 819 125,581 17 30,3 18 11 20 9 5
e E3 286
p N
TYPE NPK/ha Urée/ha P Tr/ha N P205 K20 N/ha P205/ha K20/ha NNPK
Parc/ha UREE
Moyenn 30,5664
28,6713 8 866 335,664 12 43,5 26 10 37 5 3
e 286
Moyenn
0 0 0 0 4,74 1,7 7, 11 8 3 12 0 0
eAI
Moyenn
0 0 0 0 6,775 2,4 10,2 6 2 8 0 0
eA2
Moyenn
38,0952 19 0 0 15,25 6,6 10,5 15 6 10 6 6
eA3
Moyenn
0 0 0 0 6,96 2,4 10,4 8 3 13 0 0
eAP
SF PROD UBT DUREE POU DR POU DR
TYPE RDT03 NPK UREE
COTON 03 PARC PARC PARC TR
Moyenn
48,9796 12 1 469 734,694 64,56 26 95 32 13 47 15 7
e El
Moyenn
37,5 13 2 640 525 49,35 17 74 62 22 93 5 3
e E2
Moyenn
18,75 0 600 225 10,5 3,7 15,8 8 3 12 4 0
e E3
xxxviii
------
N N N
TYPE NTR NTOT NNPK NTR NMin N org N/ha RDT03
PARC UREE PARC
Moyenn 0,35832
2,91724 5 59 0,51044 0 0,08 1 0 39
e 703
Moyenn 0,48275
0 0 29 0,51724 0 0 1 0 44 900
eAI 862
Moyenn 0,40748
0 0 60 0,59252 0 0 1 0 37 1 000
eA2 441
Moyenn 0,33889
0 15 75 0,46327 0 0,2 1 0 46 958
eA3 816
Moyenn 0,33420
7,8 3 90 0,54309 0,1 0,04 1 0 42 986
eAP 864
Moyenn 0,48275
0 0 22 0,51724 0 0 1 0
e El 862
Moyenn
0 0 28 0 1 0 0 1 0
e E2
Moyenn 0,07660
30 0 46 0,26676 0,7 0 0 1 43 1 700
e E3 739
N N N
TYPE NTR NTOT NNPK NTR NMin N org N/ha RDT03
PARC UREE PARC
Moyenn 0,28593
21,8024 8 68 0,28083 0,3 0, 11 1 0 42
e 567
Moyenn 0,38356
0 0 37 0,61644 0 0 1 0 37
eAI 164
Moyenn 0,43368
0 0 52 0,56631 0 0 1 0 40 1 033
eA2 829
Moyenn 0,44621
1,28571 2 54 0,49801 0 0,03 1 0 33 1 413
eA3 514
Moyenn 0,27586
13,6875 25 114 0,38588 0,1 0,22 1 0 58 1 767
eAP 207
Moyenn 0,35649
50,4667 6 92 0,02728 0,6 0,07 0 1 42 1 200
e El 327
Moyenn 0,04584
54,9429 8 65 0 0,8 0,11 0 1 59 1 867
e E2 152
Moyenn 0,17811
12,5714 2 28 0,30534 0,4 0,07 0 1 18 1 289
e E3 705
xxxix
--
N N N
TYPE NTR NTOT NNPK NTR NMin N org N/ha RDT03
PARC UR EE PARC
Moyenn 0,12587
10,32 4 22 0,23039 0,5 0, 18 0 1 26
e 098
Moyenn
0 0 0 8 800
eAI
Moyenn
0 0 0 6 367
e A2
TYPE
SF PROD
RDT03
UBT DUREE
NPK
POU DR POU DR
UR EE
COTON 03 PARC PARC PARC TR
Moyenn 0,48275
0 0 12 0,51724 0 0 1 0 15 1 100
eA3 862
Moyenn
0 0 0 8 600
e AP
Moyenn 0, 10447
30 15 67 0,22388 0,4 0,22 0 1 32 1 360
e El 761
Moyenn 0,08583
21 , 12 4 33 0, 13795 0,6 0,13 0 1 62 1 367
e E2 691
Moyenn
8 3 15 0,25424 0 0,5 0,2 0 1 8 1 000
e E3
xi
----- -
Affouragement 2003-2004
TYPES LOT Catégorie !-août !-sept !-oct 1-nov 1-déc !-janv !-févr !-mars 1-avr 1-mai !-juin !-juil Total/an Total/UBT
A2 8 Total M 7 7 7 6 6 6 6 6 6 6 7 7 71 36
A2 8 Total RDC 0 0 0 0 0 0 0 225 225 0 0 0 750 375
A2 B Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
A2 8 Total UBT 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
TYPES LOT Catégorie 1-août !-sept 1-oct 1-nov 1-déc 1-janv 1-févr 1-mars 1-avr 1-mai !-juin 1-juil Total/an Total/UBT
A3 A Total M 5 5 5 6 6 6 6 8 8 8 5 5 74 12
A3 A Total RDC 0 0 0 0 0 0 0 800 800 0 0 0 1 600 267
A3 A Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 75 75 0 0 0 150 25
A3 A Total UBT 6 6 6 6 6 6 6 6 6 4 4 4
A3 8 Total M 3 3 3 3 3 3 3 5 5 5 3 3 39 6
A3 B Total RDC 0 0 0 0 0 0 0 2 160 2 160 1 660 0 0 5 980 1 139
A3 B Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 50 88 88 0 0 225 41
A3 B Total UBT 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6
TYPES LOT Catégorie 1-août 1-sept !-oct 1-nov 1-déc !-janv 1-févr 1-mars 1-avr !-mai 1-juin )-juil Total/an Total/UBT
AP A Total M 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 48 7
AP A Total RDC 0 0 0 0 0 0 0 1 150 1 150 400 0 0 2 700 386
AP A Total SPAI 0 0 0 0 0 0 0 50 50 50 0 0 150 21
AP A Total UBT 6 7 7 7 6 6 6 5 8 8 8 8
AP B Total M 4 4 4 3 3 3 3 3 3 3 4 4 35 9
AP B Total RDC 0 0 0 0 0 0 0 288 288 100 0 0 675 169
AP 8 Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 25 25 25 0 0 75 19
AP 8 Total UBT 5 5 4 4 4 4 4 4 4 4 5 5
AP T Total M 10 JO IO 10 10 10 10 6 6 6 IO IO 105 4
AP T Total RDC 0 0 0 0 0 0 0 375 1 875 1 500 0 0 3 750 120
AP T Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 0 275 275 0 0 550 13
xli
--
AP T Total UBT 30 29 29 29 30 30 30 31 28 28 28 28
TYPES LOT Catégorie !-août !-sept 1-oct !-nov 1-déc 1-janv !-févr ]-mars 1-avr 1-mai 1-juin 1-juil Total/an Total/UBT
El A Total M 15 15 15 13 13 13 13 13 13 13 15 15 165 10
El A Total ROC 0 0 0 788 788 788 788 2 075 2 075 2 075 0 0 9 375 313
El A Total SPAI 0 0 0 1 407 1 407 1 682 1 682 5 577 5 577 5 577 0 0 22 907 1 104
El A Total UBT 20 20 20 21 21 21 21 20 19 18 20 20
El B Total M 3 3 3 3 3 3 3 9 9 9 3 3 50 10
El B Total ROC 0 0 0 0 0 0 0 335 335 335 0 0 1 005 201
El B Total SPAI 0 0 0 0 0 25 25 0 0 0 0 0 50 10
El B Total UBT 6 6 6 6 6 6 4 4 4 6 6 6
El T Total M 45 45 45 19 19 19 19 25 25 25 45 45 376 4
El T Total ROC 0 0 0 0 0 60 60 60 60 60 0 0 300 4
El T Total SPAI 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
El T Total UBT 120 121 121 119 119 119 119 121 121 122 120 120
TYPES LOT Catégorie 1-août 1-sept 1-oct 1-nov 1-déc 1-janv 1-févr ]-mars 1-avr 1-mai 1-juin 1-juil Total/an Total/UBT
E2 A Total M 9 8 9 7 8 7 8 4 6 4 9 8 84 6
E2 A Total ROC 0 0 0 0 0 0 67 67 67 0 0 0 200 40
E2 A Total SPAI 0 0 0 0 0 0 313 496 496 446 0 0 1 751 123
E2 A Total UBT 14 14 14 9 9 9 9 7 7 7 16 16
E2 B Total M 2 1 2 2 2 2 2 4 5 4 2 1 26 8
E2 B Total RDC 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
E2 B Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 142 142 117 0 0 401 113
E2 B Total UBT 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3
E2 T Total M 104 100 104 10 14 10 14 9 18 9 104 100 594 8
E2 T Total ROC 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
E2 T Total SPA! 0 0 0 0 0 0 4 500 1 334 1 334 1 334 0 0 8 501 106
E2 T Total UBT 74 74 74 72 72 72 72 72 72 72 72 72
xlii
---··
TYPES LOT Catégorie !-août 1-sept 1-oct 1-nov 1-déc !-janv 1-févr 1-mars 1-avr !-mai !-juin 1-juil Total/an Total/UBT
E3 A Total M 8 8 8 11 11 11 11 9 9 9 8 8 108 12
TYPES LOT Catégorie !-août 1-sept 1-oct !-nov !-déc !-janv )-févr !-mars 1-avr 1-mai 1-iuin 1-iuil Total/an Total/UBT
E3 A Total ROC 0 0 0 0 0 0 0 225 225 225 0 0 675 75
E3 A Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 0 288 288 0 0 575 64
E3 A Total UBT 10 IO 10 5 5 8 8 8 8 12 12 12
E3 B Total M 3 3 3 3 3 3 3 4 4 4 4 4 37 20
E3 B Total ROC 0 0 0 0 0 0 0 0 113 113 0 0 225 113
E3 B Total SPAI 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
E3 B Total UBT 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 2 2
E3 T Total M 30 30 30 26 26 26 26 25 25 25 30 30 327 5
E3 T Total ROC 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
E3 T Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
E3 T Total UBT 59 59 59 63 63 61 61 61 65 61 60 62
TYPES LOT Catégorie !-août !-sept !-oct 1-nov !-déc 1-janv !-févr !-mars 1-avr !-mai !-juin !-juil UBT
A3 A Total ROC 0 0 0 0 0 0 0 800 800 0 0 0 6
AP A Total ROC 0 0 0 0 0 0 0 1 150 1 150 400 0 0 7
El A Total ROC 0 0 0 788 788 788 788 2 075 2 075 2 075 0 0 20
E2 A Total ROC 0 0 0 0 0 0 67 67 67 0 0 0 11
E3 A Total ROC 0 0 0 0 0 0 0 225 225 225 0 0 9
TYPES LOT Catégorie 1-août 1-sept 1-oct !-nov !-déc !-janv )-févr !-mars 1-avr !-mai !-juin !-juil UBT
A3 A Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 75 75 0 0 0 6
AP A Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 50 50 50 0 0 7
El A Total SPA! 0 0 0 469 469 561 561 1 859 1 859 1 859 0 0 20
E2 A Total SPA! 0 0 0 0 0 0 313 496 496 446 0 0 11
xliii
E3 A Total SPAI 0 0 0 0 0 0 0 0 288 288 0 0 9
Kg/an/UBT A B T A B T
ROC ROC ROC SPAI SPA! SPA!
A2 0 375 0 0 0 0
A3 267 1119 0 25 41 0
AP 386 169 120 21 19 13
El 313 201 4 300 10 0
E2 40 0 0 123 113 106
E3 75 113 0 64 0 0
1104
Kg/an/UBT A B T A B T
ROC ROC ROC SPA! SPA! SPA!
A2 0 375 0 0 0 0
A3 267 997 0 25 38 0
AP 386 169 129 21 19 19
El 469 201 3 300 10 0
E2 25 0 0 219 134 118
E3 75 113 0 64 0 0
MOIS
Kg/J/UBT A B T A B T A B T A B T
ROC ROC ROC SPAI SPA! SPAI ROC ROC ROC SPAI SPA! SPAI
A2 0 6.25 0 0 0 0 2
A3 4.45 11.08 0 0.41 0.42 0 2 3 2 3
xliv
~--
Fcfa/an/ UBT A B T A B T
ROC ROC ROC SPA! SPA! SPA!
A2 0 0 0 0 0 0
A3 0 5010 0 1500 643 0
AP 357 0 0 574 503 360
El 83 0 143 15151 1460 0
E2 699 0 0 3250 3624 638
E3 500 750 0 4153 0 0
LOT Catégorie !-août !-sept 1-oct !-nov !-déc 1-j anv !-févr !-mars 1-avr !-mai !-juin 1-juil
A Total ROC 0 0 0 0 0 0 0 133 133 0 0 0
A Total ROC 0 0 0 0 0 0 0 164 164 57 0 0
A Total ROC 0 0 0 39 39 39 39 104 104 104 0 0
A Total ROC 0 0 0 0 0 0 6 6 6 0 0 0
A Total ROC 0 0 0 0 0 0 0 25 25 25 0 0
LOT Catégorie 1-août 1-sept 1-oct 1-nov 1-déc !-janv !-févr 1-mars 1-avr !-mai 1-juin !-juil
A Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 13 13 0 0 0
A Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 7 7 7 0 0
A Total SPA! 0 0 0 23 23 28 28 93 93 93 0 0
A Total SPA! 0 0 0 0 0 0 28 45 45 41 0 0
A Total SPA! 0 0 0 0 0 0 0 0 32 32 0 0
xlv