Cours Meth Num
Cours Meth Num
Département de mathématiques
COURS DE METHODES
NUMERIQUES(ISL)
Dr URIEL AGUEMON
2 octobre 2024
2
Table des matières
Introduction générale 5
1 Représentation des nombres 7
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2 Les diérents types d'arithmétique . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3 Opérations élémentaires sur les ottants . . . . . . . . . . . . 9
1.4 Comment évaluer un polynôme ? . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.1 Méthode de Horner . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.2 Algorithmique de Horner . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2 Interpolation 11
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2 Interpolation de Lagrange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.3 Interpolation de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3.1 Méthode progressive de Newton . . . . . . . . . . . . . 15
2.3.2 Méthode regressive de Newton . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3.3 Polynômes de TCHEBYCHEV . . . . . . . . . . . . . 18
2.4 Interpolation de Hermite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.5 Interpolation par les splines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.5.1 Interpolation d'une fonction spline de degré 1 . . . . . 22
2.5.2 Interpolation d'une fonction spline de degré 2 . . . . . 22
2.5.3 Interpolation d'une fonction spline de degré 3 . . . . . 23
2.6 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3 Systèmes linéaires 25
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.2 Méthodes directes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.2.1 La méthode d'élimination naïve de Gauss et la facto-
risation LU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.2.2 Méthode de pivot partiel pondéré . . . . . . . . . . . . 28
3
4 TABLE DES MATIÈRES
3.3 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4 Formules de Taylor 31
4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.2 Formule de Taylor avec reste intégrale . . . . . . . . . . . . . . 31
4.3 Formule de Taylor avec reste de Young . . . . . . . . . . . . . 31
4.4 Formule de Taylor avec reste de Lagrange . . . . . . . . . . . 32
4.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
Conclusion générale 33
Introduction générale
5
6 TABLE DES MATIÈRES
1.1 Introduction
Il existe deux types de logiciels de calcul scientique :
1. Les logiciels de calcul formel
2. Les logiciels de calcul numérique
Les logiciels de calcul formel sont ceux qui dans le traitement de certains
objets mathématiques imitent les règles et procédures du mathématicien hu-
main sans se préoccuper de l'aspect numérique. On peut citer dans cette
catégorie Maple, Mupad, Maxima.
Les logiciels de calcul numérique sont ceux qui reçoivent en entrée des
données numériques (en général des ottants 32 ou 64 bits) et qui donnent à
la sortie des résultats numériques. Dans cette catégorie on peut citer R, SPSS
spécialisés en statistique et Octave, Scilab, Matlab, des logiciels généralistes.
Dans le cadre de notre cours, nous comptons utiliser le logiciel Scilab pour
faire du calcul numérique.
L'objectif du calcul numérique est de représenter de manière raisonnable
des objets mathématiques innis sous forme nie. Nous allons pour cela nous
intéresser aux outils de représentation des nombres.
Exercice 1. Soit F l'ensemble donné par F = F1 ∪ F2 avec
( 2
! )
X di
F1 = x= 2k , d1 ̸= 0, di ∈ {0; 1}, k ∈ {−1; 0; 1}
i=1
2i
( 2
! )
X di
F2 = x=− 2k , d1 ̸= 0, di ∈ {0; 1}, k ∈ {−1; 0; 1}
i=1
2i
Donner les éléments de F.
Les éléments de F sont appelés les nombres machines.
7
8 CHAPITRE 1. REPRÉSENTATION DES NOMBRES
− 11
5. x =
16
−7
6. x =
16
− 15
7. x =
16
7
8. x =
8
P ←− an
P ←− P x + an−1
..
.
P ←− P x + a1
P ←− P x + a0
Exercice 5. Soit le polynôme P déni par :
P (x) = 4.09854x3 − 5.5438x2 + 3.12345x + 2.980958
10 CHAPITRE 1. REPRÉSENTATION DES NOMBRES
1.5 Conclusion
Au cours de ce chapitre, nous avons parlé des diérentes types d'arith-
métiques, des opérations que l'on peut eectuer sur des ottants et de la
méthode d'Horner, outil pour calculer la valeur numérique d'un polynôme
en un point donné. L'arithmétique en précision nie sera également utilisée
dans la suite de ce cours.
CHAPITRE 2
Interpolation
2.1 Introduction
Considérons le relevé expérimental de la température d'une solution chimique
au cours du temps(en secondes). On consigne les résultats dans le tableau
suivant :
t 0 3 6 9
T = f (t) 28 27.4 26.8 25.2
11
12 CHAPITRE 2. INTERPOLATION
1 si k = i
= = δik
0 si k ̸= i
2.2. INTERPOLATION DE LAGRANGE 13
n
X n
X n
X
P (x) = yi Li (x) =⇒ P (xk ) = yi Li (xk ) = yi δik = yk δkk = yk
i=0 i=0 i=0
n
X
donc P = yi Li est une solution du problème d'interpolation.
i=0
Unicité : Soit p, q ∈ Pn tel que p(xi ) = q(xi ) = yi avec p ̸= q alors
r = p − q ∈ Pn et r ̸= OPn
∀i ∈ {0, 1, · · · , n} , r(xi ) = p(xi )−q(xi ) = 0 =⇒ r admet n+1 zéros distincts.
Comme r ∈ R alors c'est absurde car d'après le théorème de d'Alembert :
tout polynòme de dégre ≤ n admet au plus n zéros dans C d'où p = q et on
a l'unicité.
Remarque p ∈ Pn ⇐⇒ ∃(a0 , a1 , · · · , an ) ∈ Rn+1 tel que :
n
X
p(x) = ai x i
i=0
Exercice 7. (Confère table 2.1) On utilisera dans cet exercice une arithmé-
tique arrondie à quatre chires.
1. Déterminer la base de Lagrange (Ls )3s=0 .
2. En déduire le polynôme d'interpolation de Lagrange P.
3. Déterminer la température à la date x = 4s.
14 CHAPITRE 2. INTERPOLATION
f [x1 ] − f [x0 ]
f [x0 , x1 ] =
x1 − x0
Théorème
f [xi1 , xi2 , xi3 , · · · , xik ] − f [xi0 , xi1 , xi2 , · · · , xik−1 ]
f [xi0 , xi1 , xi2 , · · · , xik ] =
xik − xi0
Les diérences divisées sont calculées en se servant de la table appélée table
des diérences divisées.
2.3. INTERPOLATION DE NEWTON 15
function F=table(X,Y)
l=length(X)
m=length(Y)
if (l==m) then
dX=X(2:$)-X(1:$-1);
dY=Y(2:$)-Y(1:$-1);
F=[X;Y];
for i=1:l-1
f=dY./dX;
S=[f,zeros(1:i)];
F=[F;S];
dX=X(2+i:$)-X(1:$-i-1);
dY=S(2:$-i)-S(1:$-i-1);
end
else
F=[];
end
endfunction
X=[0 3 6 9]
Y=[28 27.4 26.8 25.2]
F=table(X,Y)
tablediffdiv=F'
i=0
les (n + 1) racines réelles (xi , pour i ∈ {0, . . . , n}). Dans certaines
conditions, cette fonction peut osciller avec de fortes amplitudes, d'où
le risque de grandes erreurs d'interpolation. Cette propriété fait en
sorte qu'il est délicat d'eectuer des interpolations en utilisant des
polynômes de degré élevé .
3. Le polynôme d'interpolation P ne converge pas toujours vers la fonc-
tion f quel que soit le choix des points d'interpolation. Un contre
exemple célèbre a été proposé par le mathématicien allemand Runge.
On considère la fonction donnée par :
1
f (x) =
1 + 16x2
Pour des points d'interpolations régulièrement répartis, on observe
l'apparition d'oscillations importantes près de x = −1 et x = 1 lorsque
n augmente. Ce phénomène est connu sous le nom de phénomène de
Runge.
4.
n
1 (n+1)
Y
|f (x) − p(x)| ≤ max |f (t)| × (x − xi )
(n + 1)! t∈[a;b] i=0
n
1
Ainsi max |f (x) − p(x)| ≤
Y
max |f (n+1) (t)| × (x − xi )
t∈[a;b] (n + 1)! t∈[a;b] i=0
18 CHAPITRE 2. INTERPOLATION
n
Comment choisir (xi )ni=0 pour que max (x − xi ) soit minimale ?
Y
t∈[a;b]
i=0
t ∈ [−1; 1] 7−→ x(t) ∈ [a; b] telle que x(t) est linéaire, x(−1) = a
et x(1) = b.
t−1 −1 t+1 1
L1 (t) = = (t − 1); L2 (t) = = (t + 1)
−1 − 1 2 1+1 2
(b − a) a+b
donc x(t) = t+
2 2
n n
b−a
(t − ti ) donc
Y Y
(x − xi ) =
i=0 i=0
2
n
! n
!!
Y Y b−a
max (x − xi ) = max (t − ti )
x∈[a;b]
i=0
t∈[−1;1]
i=0
2
n
! n
!
Minimiser max revient à minimiser max
Y Y
(x − xi ) (t − ti )
x∈[a;b] t∈[−1;1]
i=0 i=0 !!
n
Le problème est de chercher t0 , . . . , tn ∈ [−1; 1] tels que
Y
max (t − ti )
t∈[−1;1]
i=0
admet une solution qui est l'ensemble des zéros du polynôme de
TCHEBYCHEV de dégré (n + 1)
Tn−1 (x) = cos((n−1) arccos x) = cos(n arccos x) cos(arccos x)+sin(n arccos x) sin(arccos x)
2.4. INTERPOLATION DE HERMITE 19
π kπ 1 k
0≤ + ≤ π ⇐⇒ 0 ≤ + ≤1
2n n 2n n
donc k ∈ {0, . . . , n − 1}
Remarque
Le système d'équations linéaires p(j) xi = f (j) xi , ∀j ∈ {0, 1, . . . , αi },
k
X
∀i ∈ {0, 1, . . . , k} contient (αi + 1) équations pour n + 1 inconnues.
i=0
f (j−1) (xi )
f [xi , . . . , xi ] =
| {z } (j − 1)!
j fois
20 CHAPITRE 2. INTERPOLATION
0 −1 −2
3
1 0 1 6
9 5
1 0 10 11
20
1 0 10
Déterminer le polynôme d'interpolation de Hermite P de la fonction f.
Exercice 11. L'observation d'un mobile est consignée sur la table suivante
où x désigne sa position sur une droite
t 0 3 5 8 13
x(t) 0 225 385 623 993
ẋ(t) 75 77 × 74 72
3 7 3
ẍ × − ×
5 5 5
Donner une estimation de la position du mobile, ainsi que sa vitesse à la
date t = 10.
Théorème 2. Soit x0 , x1 , . . . , xk , (k + 1) points distincts de [a; b].
k
Soit (α0 , α1 , . . . , αk ) ∈ N
X
I (k+1) . n = αi + k.
i=0
Soit f ∈ C n+1 [a; b] et P ∈ Pn , le polynôme de Hermite tel que
p(j) (xi ) = f (j) (xi ), ∀j ∈ {0, 1, . . . , αi }, ∀i ∈ {0, 1, . . . , k}
alors ∀x ∈ [a; b], ∃ξ ∈ [xmin ; xmax ]
k
1 Y
f (x) − p(x) = f (n+1) (ξ) (x − xi )
(n + 1)! i=0
2.5. INTERPOLATION PAR LES SPLINES 21
où
xmin = min{x, x0 , . . . , xk }
xmax = max{x, x0 , . . . , xk }
Nous l'avons vu à travers les calculs menés plus haut, pour espérer ap-
procher précisément une fonction f par un polynôme d'interpolation p de f en
des points xi sur un intervalle I donné, il est nécessaire que le degré de p soit
élevé et cela d'autant plus que la longueur de I est grande. La construction
de p requiert alors un nombre important d'opérations, demande du temps
de calcul et, surtout, présente un risque de propagation d'erreurs numériques
pouvant aboutir in ne à un résultat de mauvaise qualité. A contrario, la
construction d'un polynme d'interpolation de petit degré, si elle fournit une
approximation peu précise, est peu coûteuse. La précision et le faible coût
(en termes de volume de calculs) de la construction d'un approximant sont
donc antagonistes. L'interpolation par morceaux peut se présenter comme
un compromis, elle permet de concilier faible coût de calcul et précision rai-
sonnable. Il s'agit de décomposer l'intervalle d'étude I en sous-intervalles de
petite taille et de construire sur chacun d'eux un polynôme d'interpolation
de faible degré.
Exercice 16. Soit une fonction f donnée par f ′ (0) = 1 et par le tableau
suivant :
x 0 0.5 0.75 1
y 0 4 − 34 −2
On posera xi+1 − xi = h
1. Quand dit-on que S est une spline de degré 3?
2. Quand S est une spline de degré 3, quelle est le degré de la spline S ′′ ?
3. Soit Mi = Si′′ (xi ) et Mi+1 = Si′′ (xi+1 ). Exprimer Si′′ en fonction de
Mi , Mi+1 , et h.
4. En déduire que :
Mi Mi+1
Si′ (x) = − (x − xi+1 )2 + (x − xi )2 + A.
2h 2h
Mi Mi+1
Si (x) = − (x − xi+1 )3 + (x − xi )3 + A(x − xi ) + B.
6h 6h
5. Sachant que Si (xi ) = yi , déterminer B.
6. Sachant que Si (xi+1 ) = yi+1 , déterminer A.
7. En déduire la nouvelle expression de Si (x).
8. Sachant que Si′ (xi ) = Si−1
′
(xi ), montrer que :
1 1
(Mi+1 + 4Mi + Mi−1 ) = 2 (yi+1 − 2yi + yi−1 ), ∀i = 1, . . . , n − 1.
6 h
24 CHAPITRE 2. INTERPOLATION
2.6 Conclusion
A la n de ce cours, nous retenons que nous avons abordé plusieurs tech-
niques d'interpolation d'une fonction :
1. L'interpolation de Lagrange.
2. L'interpolation de Newton qui utilise les diérences divisées.
3. L'interpolation de Hermite.
4. L'interpolation par les splines de degré 1, de degré 2 et de degré 3.
L'interpolation de Newton est une technique qui sera utilisée dans le
cours de schémas numériques pour les équations diérentielles ordinaires an
de construire des méthodes numériques de résolutions des équations diéren-
tielles.
CHAPITRE 3
Systèmes linéaires
3.1 Introduction
Les systèmes d'équations jouent un rôle très important en ingénierie. On
peut classer ces systèmes en deux grandes familles : les systèmes linéaires et
les systèmes non linéaires. Ici encore, les progrès de l'informatique et de l'ana-
lyse numérique permettent d'aborder des problèmes de taille prodigieuse. On
résout couramment aujourd'hui des systèmes de plusieurs centaines de mil-
liers d'inconnues. On rencontre ces applications par exemple en mécanique
des uides. On peut par exemple calculer l'écoulement de l'air autour d'un
avion. On peut également analyser la résistance de la carlingue d'un avion
à diérentes contraintes extérieures et en vérier numériquement la solidité.
Ces calculs complexes requièrent l'utilisation de méthodes numériques. On
obtient généralement des systèmes d'équations de taille considérable, qu'on
doit résoudre. Dans ce chapitre, nous allons nous pencher sur les principales
méthodes de résolution des systèmes linéaires, à savoir la méthode d'élimi-
nation naïve de Gauss, la décomposition LU et la méthode de Gauss avec
stratégie de pivot partiel pondéré.
25
26 CHAPITRE 3. SYSTÈMES LINÉAIRES
a11 a12 ... a1n
a21 a22 ... a2n
A=
a31 a32 ... a3n
.. .. ..
. . .
...
an1 an2 . . . ann
b1 x1
b2 x2
B = b3 et X = x3
.. ..
. .
bn xn
factorisation LU
E1
E2 ← E2 + λ21 E1
E3 ← E3 + λ31 E1
(S) ⇐⇒
.. .. .. .. ..
. . . . .
En ← En + λn1 E1
ai1
Avec λi1 = − , 2 ≤ i ≤ n.
a11
A l'étape 2, on suppose que a22 ̸= 0.
3.2. MÉTHODES DIRECTES 27
E1
E2
E3 ← E3 + λ32 E2
(S) ⇐⇒ E4 ← E4 + λ42 E2
.. .. .. .. ..
. . . . .
En ← En + λn2 E2
ai2
Avec λi2 = − , 3 ≤ i ≤ n.
a22
Ce processus est répété jusqu'à l'étape (n − 1).
La factorisation LU consiste à transformer A sous la forme A = LU où
L est une matrice triangulaire inférieure et U est une matrice triangulaire
supérieure. L se met sous la forme :
1 0 0 ... 0
−λ21 1 0 ... 0
L=
−λ31 −λ32 1 ... 0
.. .. ..
. . .
...
−λn1 −λn2 −λn3 ... 1
U est la matrice triangulaire supérieure obtenue en utilisant la méthode naïve
de Gauss. La factorisation LU est possible toutes les fois qu'on utilise la
méthode naïve de Gauss.
AX = B ⇐⇒ LU X = B.
LY = B
AX = B ⇐⇒
UX = Y
Par exemple, lorsque AX = B où A ∈ M3 (R),
b1 x1
B = b2 et X = x2
b3 x3
28 CHAPITRE 3. SYSTÈMES LINÉAIRES
On obtient
1 0 0
L = −λ21 1 0
−λ31 −λ32 1
Exercice 19. On veut résoudre AX = B où
1 2 1
A= 2 3 3 ,
−1 −3 1
1 x1
B = 3 et
X = x2
1 x3
1. Déterminer la factorisation LU de A.
2. En déduire la solution X du système AX = B.
Exercice 20. Résoudre les systèmes (S1 ) et (S2 ) en utilisant une arithmé-
tique tronquée à 3 chires.
0.001x + y = 1.001
(S1 )
2x + y = 3
2x + y = 3
(S2 )
0.001x + y = 1.001
3.3 Conclusion
Ce chapitre a abordé certaines techniques de base pour la résolution des
systèmes linéaires. Il s'agit de la méthode d'élimination naïve de Gauss, la
décomposition LU et la méthode de Gauss avec stratégie de pivot partiel
pondéré. Pour l'étudiant désireux d'approfondir ses connaissances sur les
systèmes linéaires, il pourra faire des recherches sur les méthodes itératives
qui sont des techniques utiles pour résoudre des systèmes de la forme AX =
B, lorsque A n'est pas inversible.
30 CHAPITRE 3. SYSTÈMES LINÉAIRES
CHAPITRE 4
Formules de Taylor
4.1 Introduction
La formule de Taylor est utilisée en analyse numérique. Nous l'utiliserons
surtout dans la deuxième partie de notre cours, intitulée schémas numériques
pour les Equations Diérentielles Ordinaires(EDO). Il est donc important
d'en parler.
Ce chapitre aborde les diérentes variantes de la formule de Taylor :
1. La formule de Taylor avec reste intégrale.
2. La formule de Taylor avec reste de Young.
3. La formule de Taylor avec reste de Lagrange.
m
X (y − x)k
f (y) = f (k) (x) + o((y − x)m )
k=0
k!
31
32 CHAPITRE 4. FORMULES DE TAYLOR
4.5 Conclusion
Nous avons passé en revue les diérentes variantes de la formule de Taylor.
En raison de leur importance, il était nécessaire de les aborder. Dans la
deuxième partie du cours intitulée schémas numériques pour les équations
diérentielles ordinaires, nous utiliserons la formule de Taylor avec reste de
Young.
Conclusion générale
33
34 CHAPITRE 4. FORMULES DE TAYLOR
Bibliographie
35