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Connaissances, perceptions et croyances des

Patients vis à vis des rayonnements ionisants


Utilisés en radiodiagnostic au niveau des services
De la radiologie CHP HOPITAL SIDI HSAIN BENACEUR

Par :
ARJA FALLAH LATIFA
AIT AMEUR NOUHAILA

1
La problématique :
Le rayonnement X a été découvert pour la première fois le 8 novembre 1895 par le physicien
allemand Wilhelm Conrad Röntgen. Alors qu'il travaillait sur les décharges électriques dans un
tube cathodique, il observa un rayonnement inconnu capable de traverser certains matériaux
opaques à la lumière visible. N'ayant pas identifié la nature exacte de ces rayonnements, il les
nomma "rayons X". Cette découverte révolutionna la physique et la médecine, notamment
avec le développement de la radiographie. En reconnaissance de cette avancée, Röntgen reçut
le prix Nobel de physique en 1901. (Frommer,2010)

Le rayonnement X peut interagir avec la matière, entraînant l'absorption de l’énergie et donc


une réduction de l'intensité du rayonnement X. L'énergie absorbée par les tissus vivants
peuvent provoquer des changements biologiques et donc des lésions tissulaires. Les
changements sont causés par les ions et les radicaux libres créés à la suite de l'ionisation
(Frommer, 2010).

Ils sont utilisés en radiodiagnostic et ils sont essentiels dans la médecine moderne pour
identifier et évaluer diverses pathologies. Cependant, leur utilisation suscite de nombreuses
interrogations et perceptions variées chez les patients. Dans les services de radiologie, il est
fréquent d’observer que la majorité des patients croient que les examens radiologiques ont un
effet thérapeutique plutôt que diagnostique. Cette confusion peut influencer leur adhésion aux
examens et leur compréhension des risques associés aux rayonnements ionisants.

Les rayonnements ionisants sont des formes d’énergie utilisées en imagerie médicale,
notamment en radiographie, en tomodensitométrie (scanner) et en mammographie. Leur but
principal est de fournir des images diagnostiques précises, facilitant la détection des
pathologies. Cependant, leur utilisation comporte des risques potentiels, notamment en cas
d’exposition excessive, ce qui peut engendrer des effets biologiques à long terme (CRIIRAD-
Info_Fukushima_Unscear_11032021, s. d.).

Les effets des rayonnements ionisants constituent deux familles :

La première famille des effets dits << déterministes>>. Des effets des rayonnements ionisants
néfaste à la santé. Il résulte de dommages irréparables sur l'ADN causés par une dose
importante d'irradiation ; cela entraîne la mort de nombreuses cellules.

La seconde famille est celle des effets dits << stochastiques>> Ce sont des effets aléatoires
dont l’apparition est étalée dans le temps (long terme). Ils sont provoqués par une mutation
non-létale de l’ADN est sont caractérisés par la mutation des cellules touchées. Contrairement
aux effets déterministes, la gravité de ces effets n’est pas fonction de la dose reçue lors de

2
l’exposition, seule la probabilité d’apparition en dépend (Effet des rayonnements ionisants,
s. d.)

Malgré les avancées technologiques et les mesures de radioprotection, de nombreuses études


ont montré que les patients manquent d’informations sur les rayonnements ionisants. Selon
une étude réalisée par ICRP (2020), plus de 60 % des patients interrogés ignoraient la nature
ionisante des rayons X et sous-estimaient les risques liés aux expositions répétées. Par ailleurs,
certaines croyances persistent, notamment l’idée que les radiographies peuvent guérir des
maladies, une perception erronée qui s’explique par le manque de sensibilisation et
d’éducation à ce sujet (Nicol et al., 2019).

L’influence des perceptions sur l’adhésion aux examens radiologiques est également un enjeu
majeur. Selon une étude menée par Smith et al. (2018), les patients qui surestiment le rôle
thérapeutique des rayonnements sont plus enclins à exiger des examens inutiles, augmentant
ainsi leur exposition sans bénéfice médical réel. Cette méconnaissance peut également
entraîner des comportements de refus ou d’anxiété face aux examens prescrits (World Heath
Organisation, 2022).

Une étude de(Shakhreet, 2021) a révélé que la plupart des patients qui se sont rendus au
service de radiologie n'avaient pas reçu suffisamment d'informations sur les rayonnements au
début de l'examen radiologique. Cela reflète à son tour leur connaissance générale des risques
radiologiques.

Dans le même sens une autre étude a révélé que 56,4 % des personnes interrogées ne savaient
pas quelle modalité utilise les rayonnements ionisants. 74,7 % n'avaient jamais discuté avec les
professionnels de santé du risque concernant leurs actes de radiologie médicale. 70,1 % ne
connaissaient pas les professionnels compétents pour discuter de l'utilisation des
rayonnements ionisants à des fins médicales, et 84,7 % pensent qu'il est important que les
informations sur la dose de rayonnement soient indiquées dans le rapport médical. (Ria,
Bergantin, Vai, Bonfanti, Martinotti et Redaelli Samei (2017))

D’après les résultats d'une étude réalisée auprès les patients pour estimer leurs perceptions
envers les examens radiologiques ; 57 % des répondants étaient d'accord avec l'affirmation
selon laquelle une mère qui allaite pourrait passer une radiographie. Ceux qui étaient d'accord
ont donné des réponses telles qu’ils n'ont jamais entendu le contraire alors que ceux qui
n'étaient pas d'accord pensaient que le les radiations peuvent affecter le lait maternel. (Emer
Kennya, Brenda Byrnea, Mandy Lewisa et Deirdre King (2019))

Dr Kawooya (médecin radiologue à Ouganda) indique que les patients pensent souvent que
l’examen radiologique fait partie du traitement, sans connaître les risques qu’il implique. Ce qui
mène à la réalisation de plusieurs examens radiologiques.

3
Selon l’OMS à l’échelle mondiale ; 3,6 milliards d’examens médicaux de diagnostic, comme les
examens radiologiques, sont fait chaque année. Ce nombre continue de croître avec
l’élargissement de l’accès aux soins médicaux.

« Si les patients et leurs familles ne sont pas bien informés des risques et des bénéfices d’un
examen faisant appel à l’imagerie médicale, ils peuvent faire des choix qui seront plus
néfastes qu’utiles pour leur santé, comme de refuser un scanner nécessaire ou d’en exiger un
alors qu’il n’est pas justifié. » affirme Dr Maria Del Rosario Perez.

Les patients consultant les services de radiologie du CHP Hôpital Sidi Hsian Benaceur ont des
niveaux de connaissances et des perceptions variables concernant les rayonnements ionisants
utilisés en radiodiagnostic. Certains perçoivent ces rayonnements comme totalement
inoffensifs, tandis que d’autres en exagèrent les dangers, influencés par des croyances erronées
ou un manque d’information.

Alors comment les connaissances, perceptions et croyances des patients influencent-elles leur
attitude vis-à-vis des examens radiologiques, et quelles stratégies de sensibilisation
pourraient être mises en place pour améliorer leur compréhension et optimiser l’utilisation de
ces examens ?

Ce que l’on croit savoir que L’absence de sensibilisation et d’explications claires sur la finalité des
examens radiologiques conduit à une perception erronée de leur utilité, où les patients
associent ces techniques à un traitement plutôt qu’à un diagnostic. Cette croyance erronée
pourrait entraîner une surconsommation d’examens radiologiques inutiles et une exposition
excessive aux rayonnements ionisants, augmentant ainsi les risques sanitaires.

4
 REFERENCES:

1. CRIIRAD-Info_Fukushima_Unscear_11032021. (s. d.).


2. ICRP, 2020. Patient Radiation Exposure and Risk Awareness: A Global Perspective.
International Commission on Radiological Protection.
3. Effet des rayonnements ionisants. (S. d.).
4. Frommer, H. H. (avec Stabulas-Savage, J. J.). (2010). Radiology for the Dental
Professional - E-Book: Radiology for the Dental Professional - E-Book (9th ed). Mosby.
5. Shakhreet, B. Z. (2021). Patient Awareness and Knowledge Level for Radiation in
Different Radiology Modalities in Hospitals. Journal of Scientific Research and Reports,
84-92. https://doi.org/10.9734/jsrr/2021/v27i330371
6. Ria, Bergantin, Vai, Bonfanti, S. Martinotti, Redaelli, Invernizzi, Pedinielli, Bernini,
Papa, Samei novembre 2017
7. Nicol, A. M., et al., 2019. Misconceptions about Diagnostic Imaging: A Systematic
Review. Journal of Radiology Research.
8. UNSCEAR, 2021. Radiation Effects and Risks from Diagnostic Imaging. United Nations
Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation.
9. World Health Organization, 2022. Public Awareness and Education on Medical
Radiation Safety.
10. Dr Michael Grace Kawooya,2016 l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) intitulé
"Imagerie médicale : faire une radio ou pas ?"

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