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Impact de La Liberation de La Terre Sur Le Developpement Rural Au Maroc: Cas de La Reforme Agraire

La réforme agraire au Maroc vise à améliorer le développement rural en redistribuant des terres agricoles aux petits agriculteurs, mais elle fait face à des défis tels que le morcellement des propriétés et l'insécurité foncière. Les réformes de 2005 ont levé certaines restrictions, mais ont également entraîné des conséquences sociales négatives, notamment des tensions familiales liées à la succession des terres. Malgré des avancées en matière de production agricole, l'inefficacité des systèmes de financement et les contraintes juridiques continuent de freiner l'investissement et l'intensification des cultures.
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Impact de La Liberation de La Terre Sur Le Developpement Rural Au Maroc: Cas de La Reforme Agraire

La réforme agraire au Maroc vise à améliorer le développement rural en redistribuant des terres agricoles aux petits agriculteurs, mais elle fait face à des défis tels que le morcellement des propriétés et l'insécurité foncière. Les réformes de 2005 ont levé certaines restrictions, mais ont également entraîné des conséquences sociales négatives, notamment des tensions familiales liées à la succession des terres. Malgré des avancées en matière de production agricole, l'inefficacité des systèmes de financement et les contraintes juridiques continuent de freiner l'investissement et l'intensification des cultures.
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L’IMPACT DE LA LIBERATION DE LA TERRE SUR LE

DEVELOPPEMENT RURAL AU MAROC : CAS DE LA REFORME


AGRAIRE
Aissam ZINE-DINE
Université Moulay Ismail- Meknès
Contact : [email protected]

Parce que La terre est le facteur de base de la production agricole, la régularisation des
situations foncières des producteurs constituent une entrée primordiale à l’intensification du
processus de production, à la lutte contre la pauvreté et l’exode rural, à la gestion durable des
ressources naturelles, à l’aménagement du territoire et à la promotion de à l’investissent.

En effet, de par son poids dans l’économie nationale et son rôle dans le développement
rural, l’agriculture reste un vecteur vital pour la société marocaine1.

Ainsi, la structure de la propriété de la terre, le mode d’exploitation ne doivent pas


constituer un frein à l’application des mesures préconisées pour l’augmentation de la production et
l’utilisation des techniques nouvelles d’intensification.

Force est de constater qu’un bon système foncier doit assurer à l’exploitant une
sécurisation suffisante lui permettant de programmer la mise en valeur et l’exploitation de sa
propriété et de réaliser les investissements nécessaires tout en tirant profit de ses travaux. Il doit
également lui faciliter la pratique des techniques agricoles tendant à l’augmentation de la
production.

Or, comme pour un grand nombre de pays de l’Afrique du nord, les structures foncières au
Maroc sont caractérisées par un morcellement excessif des propriétés agricoles, un état
d’indivision qui touche la majorité des exploitations et des modes de faire valoir indirect précaires
dont le point commun est l’insécurité foncière.

Ces caractéristiques sont de toute évidence incompatible avec les impératifs du


développement agricole et constituent une entrave majeure à la promotion de l’investissement et à
l’intensification des cultures. Ainsi depuis son indépendance, le Maroc a envisagé de surmonter de
telle situation par de nombreuses actions, entre autres, figure : la réforme agraire.

1- Au Maroc, l’agriculture génère environ 14% du produit intérieur brut (PIB). Le taux de croissance du pays est
fortement corrélé à celui de la production agricole. Voir Rapport du ministère de l’agriculture et de la pêche
maritime « L’agriculture en chiffre »,2014.

1
Il s’agit d’un programme de développement agricole et rural qui s’articule sur des reformes
structurelles permettant d’assurer la sécurité alimentaire du pays et de contribuer à sa croissance
économique et sociale.

C’est encore un processus de redistribution ou de déconcentration de la terre. Elle


consiste en l’attribution à des petits agriculteurs sans terre, répandant à des conditions d’âge, de
résidence et de revenus fixés par la loi, de lots agricoles ou à vocation agricole faisant partie du
domaine privé de l’Etat. Cette redistribution de la terre est conditionnée(Section1).

Toutefois, la restructuration apportée par de nouvelles lois a permis la cession des lots
déjà redistribués à leurs occupants(Section2).

Section1-Une redistribution conditionnée de la terre

Après l’indépendance, et suite aux opérations de récupération des terrains détenus par les
colons, le Maroc a du gérer des disponibilités foncières très importantes. La solution adoptée,
surtout pour le périmètre rural, est de faire bénéficier la petite paysannerie d’une partie de ces
réserves foncières.

A- Formes de distribution

En 1965, une étude fut entreprise pour déterminer les formes de distribution à adopter
dans le cadre d’une opération plus importante, intervenant après la première récupération par l’Etat
le 26 septembre 1963 des lots de colonisation 2. La formule retenue est la distribution de lots
individuels en propriété suffisamment grands pour assurer le plein emploi de main d’œuvre : c’était
d’objet du décret royal du 4 juillet 1966, lequel a été abrogé et remplacé par le dahir du 29
décembre 19723. Avec ce dahir , fut introduite l’attribution de lots collectifs dont la propriété et
l’exploitation devraient être assurée de façon collective entre tous les attributaires d’un même
lotissement. Les principes fondamentaux qui régissent cette opération visent la création
d’exploitations viables sur des terres agricoles faisant partie du domaine privé de l’Etat et leur
attribution à des agriculteurs qui se constituent en coopératives de service ou de production afin de
disposer de conditions nécessaires à l’exploitation rationnelle de leur terre , notamment par
l’approvisionnement en commun du matériel agricole et la commercialisation en commun de leur

2 - Il s’agit du dahir n°1.63.289 du 26 septembre 1963 fixant les conditions de la reprise par l’Etat des lots de
colonisation, publié au bulletin officiel n°2657 du 27 septembre 1963, P.1527.
3 - Dahir n°1.72.277 du 29 décembre 1972 relatif à l’attribution à des agriculteurs de terres agricoles ou à

vocation agricole faisant partie du domaine privé de l’Etat, publié au bulletin officiel n°3117 du 26 septembre
1973, P.1636.

2
production. L’Etat, en contrepartie, leur assure un encadrement technique gratuit et les équipe en
infrastructures socio-économique de base4.

La superficie totale distribuée dans le cadre de la réforme agraire s’élève à 320000


hectares et a bénéficié a 24000 attributaires regroupés dans 725 coopératives5. Les distributions
opérées entre 1971 et 1980 représentent près de 80 % de la superficie totale distribuée: la taille
moyenne des lots distribués a oscillé entre 5 ha dans les périmètres irrigués et 25 ha dans les zones
Bour défavorables.

En effet, bien que des résultats appréciables aient été obtenus au niveau de la production,
un certain nombre de difficultés en ont empêché l’essor escompté.

B- Difficultés inhérentes à ces formes de distribution

Les obligations mises à la charge des attributaires, ainsi que les procédures lentes et
épineuses de régularisation de leur situations juridiques instituées par le texte de 1972, se sont
avérées très contraignantes aussi bien pour l’intensification de la mise en valeur des lots attribués
que pour la dynamisation des investissements à travers l’accès aux financements nécessaires.

L’obligation faite par l’article 14 du dit dahir au bénéficiaire de participer directement et


effectivement à l’exploitation du lot attribué en dehors de toute forme de faire valoir indirecte
(opération de location ou association) a été ressentie par les attributaires comme une limitation
excessive à leur liberté de décision, d’autant plus que l’obligation d’adhérer à une coopérative 6 ainsi
que la déchéance de l’attributaire qui peut être prononcée par la commission provinciale dans
certains cas précis7, ont empêché l’émergence d’initiatives individuelles novatrices et ont limité les
chances de réalisation de projets d’investissements.

Concernant le financement, la coopérative joue un rôle d’intermédiation financière entre


la caisse nationale du crédit agricole (CNCA)8 et les attributaires. Les prêts sont contractés auprès de
cette caisse par les coopératives qui les distribuent aux attributaires. Ces derniers, n’étaient pas
directement liés par contrat à cet établissement financier, ne remboursent pas leur échéances, ce
qui explique la faiblesse des taux de remboursement.

4 - Voir les dispositions de l’article du 29 décembre 1972 précité.


5 - Rapport du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime (Division de la réforme des structures
foncières), 2008.
6 - L’article 3, alinéa 2 du dahir du 29 décembre 1972 prévoit que : « le lot collectif est exploité en commun par

les attributaires constitués de plein droit en une coopérative de production.


7 - Selon l’article 9 du dahir du 29 décembre 1972, l’attribution est faite à titre de vente sous condition

résolutoire…
8 - Cette institution a été remplacée par le crédit agricole du Maroc.

3
Par ailleurs, le capital social des coopératives est demeuré faible : les années de sécheresse
fréquentes, ainsi que le poids de l’endettement des attributaires n’ont pas permis d’améliorer
notablement les niveaux de libération du capital social, et à fortiori, de procéder à des
augmentations du capital.

L’article 14 du dahir de 1972 précité ne permet aucune possibilité de financement à


travers le recours aux crédits auprès des établissements financiers puisqu’il dispose que les lots
attribués sont insaisissables, il dispose également qu’ils sont impartageables et incessibles sauf au
profit de l’Etat.

C’est pour lever ces entraves qu’il a été proposé de réviser la législation régissant le
secteur de la réforme agraire dans le sens de la libéralisation dudit secteur et de la simplification de
la procédure d’appropriation des terrains à travers l’accélération du processus de régularisation de
la situation juridique des attributaires en procédant, notamment, à la suppression des restrictions
et des charges grevant leur doit de propriété. Ce qui a nécessité une restructuration du mode
d’attribution de la terre

Section 2 – une restructuration du mode d’attribution de la terre :

Dans la pratique, il s’est avéré très difficile d’appliquer la légalisation sur la réforme agraire
à ces distributions et ce pour plusieurs raisons à savoir :

- Le comportement des attributaires qui se considèrent comme propriétaires


à part entière,

- Le refus des attributaires de s’impliquer dans tout système instituant des


obligations et des restrictions jugées très contraignantes.

- Les transactions immobilières et partages successoraux de fait intervenus


entre les héritiers des attributaires initiaux rendant impossible l’application des
dispositions de la réforme agraire, notamment, celles relatives à la réattribution de ces
lots à un seul héritier

- L’hétérogénéité de la taille des lots d’un lotissement à un autre et au sein du


même lotissement.

- Les conflits judiciaires entre les attributions et les tiers à propos du droit
d’exploitation de ces lots.

Ces difficultés ont poussé les autorités gouvernementales à sursoir à toute nouvelle
distribution en attendant que de nouvelles modalités soient élaborées.

4
A- Réformes adoptées

En 2005, deux grandes lois viennent bouleverser l’arsenal juridique régissant le secteur de
la reforme agraire. Il s’agit de la loi 05-019 relative à la cession à leurs occupants réguliers de certains
lots agricoles ou à vocation agricole relevant du domaine privé de l’Etat et de la loi 06-0110 modifiant
et complétant le dahir portant loi n°1-72-77 du 29 décembre 1972 relatif à l’attribution à des
agriculteurs des terres agricoles ou à vocation agricole faisant partie du domaine privé de l’Etat.

Cette nouvelle législation prévoit une levée des obligations et des restrictions auxquelles
étaient soumis les bénéficiaires de la réforme agraire et qui limitaient considérablement leur droit
de propriété

En effet, l’article premier de la loi 05-01 prévoit que « les lots agricoles ou à vocation
agricole relevant du domaine privé de l’Etat attribué avant le 09 juillet 1966, sont cédés à leurs
occupants réguliers selon les conditions fixées par la présente loi »

La cession de ces lots se fait sur proposition d’une commission provinciale ou préfectorale,
présidée par le gouverneur de la province ou de la préfecture.

Pour bénéficier de la cession, les intéressés sont tenus de déposer contre récépissé, une
demande accompagnée, le cas échéant, des pièces justifiant leurs qualités d’occupants réguliers au
secrétariat de la dite commission dans les délais légaux sous peine de forclusion11.

Les actes de cession établie en application de cette loi sont dispensés des droits
d’enregistrement et de timbre. Leur inscription sur les livres forcies est requise par l’administration
et effectuée sans frais12.

En effet, aux termes de l’article 8 de la loi 05-01 : « ne seront pas reportés sur les titres
fonciers établis au nom des bénéficiaires les charges et les droits réels, autres que les servitudes,
inscrits sur des propriétés objets de la cession ».

Par dérogation aux dispositions de l’article 91 du dahir du 12 aout 1913 sur


l’immatriculation foncière, les conservateurs de la Propriété foncière sont appelés à radier d’office
ces charges et droits réels qui sont transformés en droits de créance et réglés aux titulaires sous
forme d’indemnité fixée à l’amiable entre l’Etat et ces derniers.

9 -Publiée au bulletin officiel n°5284 du 20 janvier 2005, P.59.


10- -Publiée au bulletin officiel n°5284 du 20 janvier 2005, P.60.
11 - Article 4 de la loi n° 05-01.
12 - Article 7 de la loi n° 05-01.

5
A défaut d’accord sur le montant de l’indemnité, celui-ci est fixé comme en matière
d’expropriation.

Il reste à mentionner que les opérations de cession auxquelles donne lieu l’application de la
loi 05-01 ne sont pas soumises aux dispositions de la loi 34-94 relative à la limitation du morcellent
des Propriété agricoles situées à l’intérieur des périmètres d’irrigation et des périmètres de mise en
valeur en Bour promulguée par le dahir n° 1-95-152 du 11 aout1995 .

Certes, les lois intervenues en 2005 ont pour finalité sur le plan économique de libérer
entièrement le secteur agraire qui, par la suite, deviendra soumis aux dispositions de droit commun
en matière foncière. Toutefois, sur le plan social, elles ont des répercussions néfastes.

B- Retombées de ces reformes sur le plan social

Si l’objectif primordial du législateur est de faire de la réforme agraire un vecteur


stratégique du développement social et rural puisque elle a permis aux attributaires de bénéficier de
l’électrification et l’adduction de l’eau portable et la plupart d’entre eux ont construit leurs
logements en dur, bref, le niveau et les conditions de leur vie ont été améliorés, force est constater
que les réformes introduites en 2005 risquent de porter atteinte à l’unité familiale sinon à l’union
sociale. Ces lois constituent un détournement pur et simple des règles successorales puisqu’au décès
de l’attributaire initial, la totalité de la Propriété revient à un seul des héritiers13.

Dans la pratique, tous les héritiers déposent, pour bénéficier du lot attribué, leurs dossiers
de candidature auprès de la commission provinciale : la veuve(le veuf), les fils, les filles, frères et
sœurs le cas échéant. Chacun d’eux remplit minutieusement son dossier de candidature afin d’être le
bénéficiaire exclusif de la propriété, autrement dit afin d’écarter purement et simplement les
autres candidats qui ne sont en fin de compte que les membres de sa famille.

Le résultat, soit que les héritiers arrivent à des compromis et procèdent à une répartition
de fait de la terre entre eux en appliquant les règles successorales au détriment de la législation
agraire, soit que le bénéficiaire promet aux autres héritiers une application stricte des dispositions de
l’article 15 de la loi 06-01 qui lui oblige de rembourser les autres cohéritiers14.

Toutefois, dans ce dernier cas, il faut attendre la production de la mainlevée pour procéder
à la vente du terrain afin que les autres héritiers puissent se faire rembourser sur le produit de
cession.

13 - L’article 15 alinéa n°1 de la loi 06-01 prévoit que « …Au décès de l’attributaire sont attribués à un seul de
ses héritiers le lot et les biens d’équipement nécessaires à son exploitation ».
14 - Selon l’article 15 alinéa n°2 de la loi 06-01 : « l’héritier attributaire est tenu de payer à ses cohéritiers la

valeur de leurs droits ».

6
La réalité des choses a montré qu’une fois inscrit en tant que propriétaire exclusif sur un
titre foncier sans charges foncières, le reattributaire tourne le dos aux autres héritiers. Ainsi, par
méfiance et sous la pression des cohéritiers, la vente se produit le plus souvent avant même
l’assainissement juridique du terrain par le biais à la promesse de vente. Cette mesure juridique
prématurée est due à la nécessité de surveiller le comportant du bénéficiaire quant à la répartition
du produit cession.

Les autres héritiers se contentent le plus souvent de la somme d’argent avancée,


mentionnée dans la promesse de vente.

Ainsi, suite à la multiplication des doléances de ceux écartés de l’héritage dont les procès
engorgent les tribunaux marocains, un projet de loi n° 13-14 a été formulé récemment par la ministre
de l’agriculture afin de remédier à cette situation. L’article 13 dudit projet dispose qu’au décès de
l’attributaire initial, la propriété revient à la totalité des héritiers.

Certes, il s’agit d’une reforme de taille, mais après quoi ? Après avoir épuisé la grande
superficie de terrains relevant du secteur de la réforme agraire. Une question dans ce cadre se pose :
quel sera le sort des procès qui se déroulent encore au sein des tribunaux et dont les défendeurs ont
déjà cédés leurs terrains et ils ne sont donc plus inscrits sur les livres fonciers en tant que
propriétaire.

En effet, ce qui est regrettable le plus c’est que le projet de loi n’envisage aucune
simplification des procédures d’assainissement juridique de ces terrains.

Etant donnée la lenteur et la complexité de ces procédures ainsi que l’intervention de


plusieurs administrations dans le processus de régularisation juridique de ces terres15, l’inscription
des lots au nom des bénéficiaires, et partant la reconnaissance définitive de leurs droits sur les
terrains n’a été réalisée que pour une partie des attributaires.

En effet, la quasi-totalité des agriculteurs qui ignorent les rouges de l’administration ont été
dans l’obligation de vendre leur terrain, parfois sous l’influence de certains courtiers qui se sont
multipliés et qui ont fait fortune de ces transactions prématurées.

L’agriculteur (pauvre, riche puis misérable) que le système de la réforme agraire a été mis
en place à son profit quitte forcément son terrain pour rejoindre la ville. Après avoir passé des jours
de luxe (voiture, hôtels…) il se plonge encore une fois dans la misère.

15 - Trois ministères interviennent dans ce processus d’assainissement juridiques des lots de la réforme
agraire : le ministère des finances (direction du domaine privé de l’Etat) en tant que propriétaire ; le ministère
de l’agriculture qui assure le secrétariat et le ministère de l’intérieur puisque la commission provincial est
présidée par le gouverneur.

7
Il en découle, que le secteur de la réforme agraire doit être repensé dans le sens de fixer au
sol l’agriculteur et éviter les spéculations foncières ; et pourquoi l’Etat ne récupère-t-il pas une partie
des terres attribuées afin de reconstituer des réserves foncières indispensables pour la promotion
de l’investissement.

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