Carte Des Sites Historiques Kairouan
Carte Des Sites Historiques Kairouan
KAIROUAN
063
R épubl ique Tunis ien ne
Mi ni s tè re de l a C ul t ure e t de Sa uv e ga rd e d u P a t ri m oi ne
In s ti t u t Na ti o na l d u P a t ri m oi ne
KAIROUAN
063
Abdellatif MRABET
TUNIS 2010
AVANT PROPOS
Décret
Décret n° 92-1443 du 3 août 1992, relatif à l'institution de la carte nationale des sites
archéologiques et des monuments historiques.
Le président de la République; Sur proposition du ministre de la culture;
Vu la loi n° 86-35 du 9 mai 1986 relative à la protection des biens archéologiques, des
monuments historiques et des sites naturels et urbains, et notamment son article 11;
Vu la loi n° 88-11 du 25 février 1988 créant l'agence nationale de mise en valeur et
d'exploitation du patrimoine archéologique et historique;
Vu la loi n° 88-44 du 19 mai 1988 relative aux biens culturels;
Vu le décret n° 66-140 du 2 avril 1966 relatif à l'organisation de l'institut national d'archéologie
et d'arts;
Vu le décret n° 87-1114 du 22 août 1987 relatif à la commission consultative de classement des
biens archéologiques et des sites naturels et urbains;
Vu le décret n° 88-1591 du 24 août 1988, relatif à la l'organisation administrative et financière
de l'agence nationale de mise en valeur et d'exploitation du patrimoine archéologique et
historique;
Vu le décret n°89-127 du 14 janvier 1989 relatif à la création du conseil supérieur de sauvegarde
des biens culturels;
Vu l’avis du ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et des ministres de la défense nationale, de
la coopération internationale et de l’investissement extérieur, de l’agriculture, des domaines de
l’Etat et des affaires foncières, de l’équipement et de l’habitat, de l’environnement et de
l’aménagement du territoire, du tourisme et de l’artisanat et de l’éducation et des sciences;
Vu l’avis du tribunal administratif ;
Décrète :
Article premier.- Il est institué une carte nationale des sites archéologiques et des monuments
historiques en terre et mer dans le but d’établir l’inventaire général des lieux et édifices qui
constituent une partie du patrimoine culturel national.
Art. 2.- pour le recensement des sites et monuments, il sera procédé à l’établissement et à
l’impression des documents suivant :
Menée par intermittence, en plusieurs missions effectuées entre fin 2000 et début 2004, la
prospection de l’espace couvert par la feuille Kairouan au 1.50 000e a été réalisée dans le cadre
du projet de la Carte Nationale des Sites archéologiques et des Monuments Historiques.
L’inventaire ci-présent en expose les résultats et consigne de ce fait tous les points
archéologiques portés sur la feuille imprimée et éditée en conséquence, c'est-à-dire la feuille
archéologique Kairouan, publiée en 2004 par le Ministère de la culture, de la jeunesse et des
loisirs.
S’intéressant au patrimoine dans son acceptation la plus large, la prospection a permis
d’enregistrer 189 sites appartenant à des temps qui vont de la préhistoire jusqu’à nos jours.
Comme l’on peut s’y attendre, en matière d’occupation du sol, c’est l’antiquité qui est la mieux
représentée avec plus de la moitié du total des sites, c'est-à-dire tous ceux auparavant signalés
par l’Atlas archéologique de Tunisie (87 sites1) et d’autres, inédits découverts par nos soins.
Toutefois, de par la particularité de son histoire, la région est aussi truffée de grands sites
médiévaux ; outre Qairouan même, il faut mentionner Raqqada, Abbassiya – dite aussi el Qsar
el Qdim ou encore Qasr al Ma - et Sabra al-Mansouriya, trois autres villes dont les vestiges,
bien qu’émoussés, en disent long sur l’importance et la grandeur de ces premières capitales de
l’Ifriqiya2. De même, l’espace prospecté a révélé une multitude d’autres sites d’époque
médiévale, témoins d’une occupation arabe à la fois attestée par les témoins céramiques et par la
toponymie locale…Celle-ci, étroitement liée aux temps de la conquête, livre toute une panoplie
d’anthroponymes et d’ethnonymes en rapport avec les premières expéditions arabes dans la
région. De même, terre de Jihad, la région de Kairouan pullule de petits mzars et de marabouts,
sanctuaires le plus souvent entourés de nécropoles et posés à même des sites antiques…
L’espace porté sur la feuille Kairouan au 1.50 000e est aussi riche en monuments
hydrauliques antiques et post-antiques. Outre l’aqueduc de Cherichira, les bassins aériens de
Raqqada et ceux de Kairouan, on y a relevé bien d’autres installations inédites non signalées ni
dans l’ouvrage inventaire de Gauckler ni dans celui de Solignac…
1
Il faut quand même préciser que certains de ces sites consignés par l’A.A.T. n’ont pas été repérés -particulièrement ceux situés du côté d’el-
Gountasse (070, 068, 071, 067). Cela bien entendu ressort à des raisons aussi diverses que la mécanisation de l’agriculture, l’érosion, l’activité
d’extraction minière, les travaux d’aménagement, les crues des oueds…
2
Nous laissons de côté Takirwan de Abu-l-Muhajir Dinar ; l’existence de cette ville-camp n’est pas sans poser problème. L’hypothèse émise par
Solignac quant à sa situation sur la butte de Draa et-Tammar n’est pas confortée par les données de la prospection. M. Solignac, Recherches sur
les installations hydrauliques de Kairouan et des steppes tunisiennes du VIIème au XIème siècle (J.-C.), Annales de l’Institut d’Etudes
Orientales, T.X, Alger, 1952, p.
Inégalement répartis dans l’espace, ces points – les grands sites médiévaux exceptés -
occupent majoritairement la partie occidentale de la feuille (4/5), face à la grande plaine
quaternaire de Kairouan. Celle-ci, courue par deux grands oueds – Marguellil et Zeroud- en
subissait les crues qui, au témoignage des sources tant médiévales que contemporaines,
pouvaient être fort dévastatrices3. Aussi l’alluvionnement y est-il particulièrement important et
les sites y sont-ils particulièrement peu nombreux- de l’ordre de la dizaine, puits mis à part 4…
La prospection archéologique de la région de Kairouan fut d’autant plus fructueuse
qu’elle nous a permis d’y associer – outre les stagiaires habituels de la carte nationale des sites
archéologiques et des monuments historiques- certains de nos étudiants doctorants.
Sousse, 2005.
3
On sait, d’après les textes arabes, que Kairouan connut diverses inondations ; ce fut le cas, entre autres, en 861 (source : Ibn Idhari, al-Bayan), en 920 et, plus près de
nous en 1969. Voir à propos de ces crues A. Oueslati, Les inondations en Tunisie, Tunis, 1999, p. 38
4
Ce phénomène est par ailleurs amplifié par la pratique kairouanaise de l’inondation dirigée. En l’espèce, on veillait à canaliser les eaux des deux oueds en les
dirigeant sur la partie la plus élevée de leur cône et en favorisant leur écoulement en larges nappes. Voir, P. Penet, Les syndicats d’inondation de la plaine de
Kairouan, Bulletin de la direction des affaires économiques, Tunis, 1908, p. 443-478. J. Despois, La Tunisie orientale. Sahel et Basse Steppe, Etude géographique,
P.U.F., Paris, 1955, p. 242-248.
PRÉSENTATION
L’espace de prospection :
La méthode:
ABDELLATIF MRABET
063.001
74,700 N ; 488,550 E.
Site antique fort arasé ne laissant apparaître que fort peu de tessons de céramique
- des fragments de jarres, essentiellement - et quelques restes de murs en moellons.
063.002
273,950 N : 488, 750 E
Alt. 263
Superficie de 5 ha.
Dimensions de la stèle reconstituée- : 0.55m x 0.24 m ; hauteur des lettres 3,5 cm. .
D. M. S
MAGNUS
VICTORI
NUS VIXIT
ANNIS ---
MEN. II D. X
Développement:
D(iis) M(anibus) S(acrum) Magnus Victorinus vixit annis… Men (sibus) II, diebus X
Traduction :
Aux dieux mânes, consécration
Magnus Victorinus a vécu --- années, deux mois, dix jours.
Datation : II-IIIème siècle (DMS abrégé)
Site n°063.003
274,600 N ; 490,500 E.
Site mentionné sur la carte mais non trouvé sur le terrain ; il a été probablement
emporté par Oued Essouk ; à son emplacement, nous avons repéré de rares tessons de
sigillée africaine.
Site n°063.004
274,200 N ; 490,250 E.
Hr. Gradou
Site très arasé dont l’antiquité est signifiée par de nombreux blocs de pierre de
grand appareil, des fragments d’auges, de metae et de catilli ; de même, on y a vu, outre
la céramique commune et sigillée, une maie taillée dans un bloc presque carré ( 1,60 m. x
1,68 m. ). Brisé sur le côté droit (diamètre : 1,30 m.), le plateau est couru par une rainure
de 0,10 m et muni d’un bec – rigole long de 0, 23 m.
Site antique arasé. On y voit, sur une superficie totale d’à peine 3000 m², de rares
alignements en moellons non dégrossis ainsi que quelques pierres calcinées. La
céramique antique –commune et sigillée – y est peu dense.
Photo : 49582
Site n°063.006
274,000 N ; 493,900 E.
Hr Garaêt en-Namousse
Photo003: Alignement
Site n°063.007
273,400 N ; 494,300 E
Site berbère perché et déserté. Il s’agit tout comme le 63008 qui lui fait face de
l’autre côté de Khanguet el-Fej de plusieurs constructions en pierres sèches, restes d’un
village Gouazine abandonné au début du XXe siècle. Sur place, cependant, on a repéré
quelques tessons de céramique sigillée tardive (D).
En contrebas, visible depuis les hauteurs du défilé mais fort arasé par les labours,
un tronçon d’aqueduc peut être rapporté au site.
Site n°063.008
273,250 N ; 494,300E
Donné comme étant des ruines romaines, ces vestiges s’apparentent eux aussi aux restes
d’une autre agglomération perchée, sans doute un ancien habitat des Gouazine.
Site n°063.009
273,150 N ; 493,800 E.
Hr el-Khenachelia
Site tardif dans lequel on voit le pendant – inférieur - du 63008, implanté à même
la crête. Ici, la forme demeurée visible est celle d’un quadrilatère à l’intérieur duquel ne
subsistent que de vagues lignes empierrées…A proximité, outre un trou de spoliation
dégageant les restes probables d’un four – cendre et couche carbonée –, il y a des tessons
de céramique tournée commune et de modelée.
Photo 006: Bazina et tombe délimitée par des orthostates 49585 et 49588
Site n°063.011
273,250 N; 490, 600 E.
Site antique si arasé qu’il n’en reste plus que de rares amas de moellons ainsi que
quelques tessons de céramique sigillée africaine tardive (D).
Site n°063.012
272,750 N ; 490,600 E.
Ces vestiges signalés par quelques traits rouges portés sur la carte au
1/50 000 sont d’autant mystérieux que le terrain ne semble pas en avoir gardé trace.
Site n°063.013
272,400 E ; 491, 300 E
Site n°063.015
272,250 N ; 491, 050 E.
Hr. Lassoued.
Site antique dont les vestiges reconnus à la fin du XIXe siècle par le Lt. De
Kernabon ont aujourd’hui disparu sans laisser de traces significatives.
Site n°063.016
271,900 N ; 492, 900 E.
Hr. Abbasse.
Site n°063.017
271,550 N, 491,300 E.
Site antique arasé laissant encore apparaître des alignements dont certains de
grande envergure. La céramique antique y est rare.
Photo : 49560.
Site n°063.018
271,250 N ; 490,700 E.
Nécropole antique d’une superficie d’1/2ha. Totalement spoliée, elle livre des cratères
éventrés d’où émergent parfois de beaux fragments de plats en sigillée africaine C.
Site n°063.019
271,000 N ; 490,300 E.
Hr Mazroua
Site antique dans un grand état d’arasement. Le matériel archéologique y est divers :
fragments d’auge, mortier, claveaux, céramique diverse – dont de la sigillée de belle
facture…
Site n°063.020
270,400 N ; 490,900 E.
Site antique arasé présentant des restes de murs en opus africanum et d’autres
simplement en moellons. La céramique antique tant commune que sigillée y est bien
attestée avec notamment de nombreux fragments de lampes à huile.
Site n°063.021
270,750 N ; 494,000 E.
Superficie : 2 ha.
Site antique occupant un éperon dominant oued Essenane. On y voit des restes de
murs en opus africanum – les harpes et les orthostates sont demeurées en place malgré
l’arasement – qui semblent parfois dessiner des structures… Parmi celles-ci, à un endroit,
on reconnaît les vestiges d’une citerne voûtée en berceau – voûte effondrée – et
présentant deux rigoles opposées –impluvium d’un côté et trop plein de l’autre …
Site n°063.022
270, 150 N ; 492, 800 E.
Hr el-Gnateur
Le toponyme Gnateur (sing. Gantra) est censé évoquer des substructions, voire un pont-
aqueduc, ouvrage dont nous n’avons pas trouvé trace à l’emplacement signalé.
Site n°063.023
269,200 N ; 490,550 E.
Superficie : 10 ha .
Grand site antique arasé, composé de deux parties, l’une occidentale occupée par une
nécropole violée et totalement spoliée ; l’autre orientale, révélant quelques vestiges de
murs en moellons. Etendue sur plus d’un hectare, criblée de trous pratiqués par les
fouilleurs clandestins, la nécropole ne laisse apparaître que de la pierraille mêlée à des
tessons de céramique commune et sigillée ainsi qu’à de nombreux fragments de jarres…
Hr el-Gharianiya
Superficie : 5 ha
Site antique arasé et spolié, notamment sa nécropole qui est totalement bouleversée et
clandestinement fouillée. On y voit encore de nombreux restes de murs arasés, des seuils,
des linteaux, des auges ainsi qu’une maie double faisant 1,45 de diamètre. La céramique
antique est également attestée dans sa version commune comme en sigillée africaine de
belle facture
Site n°063.025
268,350 N ; 494,350 E.
A la fois arasé et occupé par des constructions récentes, ce site antique qui ne présente
que de rares alignements de murs en moellons est par contre assez riche en mobilier
archéologique :
Un premier mortier en pierre calcaire ; Diam : 0.56 m. ; Haut. Totale : 0.54 m. Epaisseur
paroi : 0.07 m. Prof : 0.44 m.
Site n°063.026
267,750 N ; 494,300 E
Petit site antique arasé situé au nord de Bir Aguila. A l’exception de restes fort émoussés
d’un bassin rectangulaire pourvu de contreforts, on n’y voit que des tessons de céramique
commune et sigillée ainsi que de rares fragments de lampes…
Photo 010: Bassin à contreforts 49631. Photo 011: Autre vue du bassin à contrefort 49632.
Site n°063.027
267,000 N ;494,600 E
Hr. El Hamzat
A gauche de la piste, légèrement au de Sidi Akareb, qui, en surface, s’étend sur près de
4ha. On y trouve également un mzar, celui de sidi Hassouna mais aussi les restes d’une
nécropole antique totalement spoliée ; de même, outre la céramique commune et sigillée
en abondance, Hr el-Hamzat révèle des alignements de murs arasés, une citerne à moitié
conservée, les vestiges d’une structure partiellement dégagée par des fouilles
clandestines, un bassin circulaire taillé dans la roche et aujourd’hui comblé (diam :
4,50m), un contrepoids de pressoir, un fragment de meta…. Abondante, la céramique est
aussi diverse : commune, sigillée variée…
Photo : 54640
Site n°063.028
266,500 N ; 494,000E
Hr el-Gounna
Désigné des habituelles lettres RR comme étant un site antique, Hr. el-Gonna est
aujourd’hui inconnu des riverains ; à son emplacement, nous n’avons point trouvé de
vestiges significatifs.
Site n°063.029
Site n°063.030
Superficie : 6 ha.
Aucune trace visible de ce site donné comme étant antique et à ce titre marqué de la
mention RR.
Site n°063.032
266,150 N ; 490,750 E.
Site disparu sans laisser de traces significatives. 063033 (n° interverti avec le 125 par
rapport à l’AAT)
Sidi Marched
Photo : 54622
Site n°063.033
Site n°63034
264,600 N ; 489,950 E.
Hr. el-Bohli
Superficie: 4.5ha.
Site antique arasé implanté à même un affleurement rocheux. On y voit outre quelques
rares alignements de murs en moellons et quelques harpes en place – dont un bloc de
pierre à bossage-, les traces d’une nécropole révélée par de nombreux trous de spoliation
ainsi que par les restes d’une tombe à caisson. Présente, la céramique est antique –
commune et sigillée africaine – et islamique - décorée de glaçures diverses …
Site n°063.035
Hr. Eddrablia
Site antique de part et d’autre d’une piste de direction est-ouest reliant le pays des
Gouazine à Kairouan. On y voit dans la partie septentrionale d’importants alignements de
murs- avec des harpes encore en place-, les restes d’un bassin, une auge ainsi qu’une
nécropole antique totalement spoliée. Celle-ci, d’une superficie d’environ 2500 m²,
compte un bon nombre de tombes à jarres.
La céramique antique sigillée ainsi que commune est bien attestée.
Vers le sud, oblitérés par des constructions modernes, les vestiges se résument à une
auge, un pilon une base ainsi que de nombreux blocs de pierre de grand appareil visibles
dans la cour d’une maison…
Dim. du bassin : Long : 1,30 m. ; larg : 1.15 m. ; Profondeur apparente : 0.60 m.. Ep. de
la couche d’enduit d’étanchéité : 4 cm.
Non loin de ces vestiges, nous avons aussi repéré les restes d’un petit aqueduc en tous
points analogue à celui de Oglat . Il s’agirait, à coup sûr de la même conduite.
Site n°063.036
263,650 N ; 489,900 E.
Hr. El-Meselsel
Bouleversé par les labours boisés, ce site antique est en piteux état ; cependant, çà et là,
on y voit les témoins d’une occupation qui dut être assez conséquente :
Un massif contrepoids d’huilerie ; à moitié enfoui dans le sol et de surcroît retourné, nous
n’en avons pu relever les dimensions de façon fiable ; de nombreux alignements de murs,
parfois en opus africanum ; l’un d’entre eux fait 19 m. de longueur, fragments de meules,
un fût de colonne, un fragment d’auge, de nombreux tessons de céramique tournée -
commune et sigillée – mais aussi modelée, pièces de monnaie en bronze.
Site n°063.037
263,600 N ; 490,500 E ; Alt : 292 m.
Superficie : ½ ha.
Site antique fort arasé ; on y voit deux alignements de murs en moellons ainsi que des
tessons de céramique commune et sigillée.
Photo : 46768
Avec 63037 ; aux coordonnées 263, 600 N et 490, 400 E. (non porté sur la carte)
Petit site antique à 500m. Sud-est d’El-Meselsel. Arasé, il ne révèle pas beaucoup de
témoins archéologiques, sinon des tessons de céramique sigillée et commune, des restes
d’un sol bétonné ainsi que de rares blocs de pierre de grand appareil.
Photo : 46769
Site n°063.038
262,650 N ; 490,250
Site n°063.039
262,850 N ; 493,850 E.
Site antique colonisé par une construction moderne elle-même en ruines. De ce fait, son
matériel archéologique est en grande partie réemployé. Parmi les vestiges visibles, il y a
lieu de mentionner d’importantes harpes, une auge brisée, une colonnette, une base ainsi
que de la céramique commune et de la sigillée africaine en bonne quantité.
Site n°063.040
262,700 N ; 491,050 E.
Photos : 46759.
Site n°063.041
262,100 N ; 492,100 E.
Superficie : 5 ha
Site antique arasé présentant quelques blocs encore en place, des alignements de murs,
des restes de sol bétonné, des fragments de brique et de tubes à emboîtement. Dans la
partie occidentale du site, gisant par terre, un volumineux contrepoids d’huilerie voisine
avec des fragments de meta en grès coquiller… Non loin du site, vers le nord, il y a les
restes d’une structure voûtée, vraisemblablement une citerne. La céramique – commune
et sigillée africaine - est dans l’ensemble bien attestée.
Site n°063.042
261,300 N ; 489, 050 E.
A vrai dire, ce mzar ne constitue pas un site en soi ; implanté à même l’établissement
antique de Sidi bou Arara, il a fini par lui donner son nom.
Il s’agit d’un mzar en pierres sèches et d’un cimetière tardif posé juste à proximité des
vestiges d’époque romaine. Les tombes de cette petite nécropole sont elles aussi spoliées.
La céramique antique commune comme sigillée africaine est bien attestée.
Superficie : 4 ha.
Site antique arasé dont l’étendue est d’autant plus difficile à apprécier qu’il est
actuellement boisé. Toutefois, de par la dispersion de la céramique, on peut l’estimer à 4
ha. Sur le site, les témoins archéologiques sont divers et d’inégale importance. Il y a
d’abord les restes d’une tombe à caisson construite avec des galets (premier niveau =
3,50 de long x 1,90 m. de largeur ; deuxième niveau = 3, 27 m de longueur x 1,50 m. de
largeur.). Eventrée, spoliée, cette tombe a gardé sur ses parois internes les empreintes de
10 jarres d’inhumation.
Hr. Themad est toujours menacé par l’érosion. Le boisement ne semble pas suffire à
arrêter le ravinement qui commence à l’endommager…
Site n°063.044
260,700 N ; 488, 100 E.
Aïn Smied.
Site antique arasé d’une étendue apparente voisinant les 3 ha. Il est totalement spolié au
profit d’une construction moderne établie in situ par les actuels occupants. Toutefois, on
y voit encore des alignements ainsi que les restes d’un bassin. Celui-ci, construit en
galets d’oued et fort partiellement conservé, fait 12,10 m. de long sur 9.35 m. de large.
Ses murs épais de 0.46 m sont à l’intérieur revêtus d’un enduit d’étanchéité assez fin.
Par ailleurs, le mobilier archéologique est assez divers ; à même le site, nous avons
repéré :
- de la céramique commune ainsi que de la sigillée africaine assez bien réparties sur
l’ensemble du site ; des pieds d’amphores, en quantité remarquable; des fragments de
lampes, notamment des restes d’anses et de becs ; l’un d’entre eux porte un chrisme ;
- un seuil de porte
- Du matériel archéologique est également réemployé par le propriétaire ; il s’agit de :
deux meules en calcaire blanc ; un meta en grès coquiller ; un mortier.
Site n°063.045
260,200 N ; 491,100 E.
Près de la rive gauche d’Oued Cherichira, une série de quatre mzars dont celui de Sidi
Ghrib. En l’espèce, il s’agit d’une “ houta” dessinée par des pierres sèches disposées de
façon à former un petit enclos à l’intérieur duquel gisent des offrandes en poterie
modelée – petits braseros, petits plats, etc…
Cependant, mentionné aussi en tant que R.R, le site n’a rien d’antique sinon les vestiges
d’un puits cylindrique précédé d’une chambre d’accès. Attestée, la sigillée africaine n’en
est pas moins rare.
A cet endroit, nous avons les traces émoussées de deux petits specus visibles de part et
d’autre de l’oued et appartenants sans doute à un même aqueduc.
Site n°063.047
259,500 N ; 492,050 E.
Site antique sur la rive gauche d’Oued Cherichira en direction de Haffouz. Présence de
blocs de pierre de grand appareil et de harpes en place. Aussi, on reconnaît les vestiges
d’un mur barrage aujourd’hui en fort mauvais état. La sigillée africaine est également
présente.
Site n°063.048
257,000 N ; 489,800 E.
Les aménagements repérés sont fort mal conservés du fait de l’action de l’eau – les crues
de l’oued – et du temps. Il s’agit de : restes probables d’un mur de dérivation et d’une
canalisation construite à partir de fragments de panses de jarres ; vestiges d’une
adduction dont on ignore la destination. Il s’agit de portions de conduites reposant à
même le sol sur un radier fait de cailloutis et de petits galets noyés dans un mortier de
sable et de chaux. A ciel ouvert et de dimensions modestes, le specus est enduit d’un
mortier d’étanchéité à base de tuileau et de cendre ; son parcours était ponctué par des
ralentisseurs circulaires faisant 0.69 m. de diamètre.
L’oued Gorbej voisin abrite lui aussi une source ; toutefois, nous n’y avons trouvé
aucune trace d’aménagement.
Site n°063.049
258,150 N ; 493,350 E.
L’alimentation du bassin était assurée à l’aide d’une conduite dont nous avons repéré les
vestiges, à l’amont ; il s’agit d’un petit aqueduc visible seulement sur une petite distance
(plus de 25 m.). Courant à même le sol en collant à une courbe naturelle du terrain, il
présente un profil irrégulier, parfois courbe, voire coudé. Vraisemblablement branchée
sur le grand aqueduc de Chrechira, cette conduite ne pouvait qu’alimenter le bassin en
question. Il est en effet probable que son parcours se poursuive jusqu’au 63051 tout
proche…
Site n°063.050
257,750 N ; 493,650 E.
Sidi Boujedaria.
Escamotant un petit site antique, Sidi Boujedaria se présente sous la forme d’un
amoncellement de pierres sèches chaulées et organisées de façon à constituer une sorte de
vestibule menant vers une “ houta”. Dans le tas de pierraille utilisée, on remarque la
présence d’un fragment de colonnette cannelée ainsi qu’une auge brisée, témoins d’une
occupation antique qui est par ailleurs signalée par des tessons de sigillée, des restes
d’enduit d’étanchéité et de nombreux fragments de brique cuite….
Le site de sidi Boujedaria se double aussi d’un cimetière ouvert comptant une vingtaine
de tombes en pierres sèches.
Site n°063.051
257,850 N ; 494,350 E.
Site antique arasé où l’on voit les restes d’une citerne voûtée en berceau et comptant
deux chambres communicantes. De même, ce site abrite aussi les traces d’un bassin-à
peine visible, car recouvert d’alluvions-, autre installation hydraulique également
alimentée par l’aqueduc de Cherichira. En surface, les signes d’antiquité sont aussi
fournis par de nombreux tessons de céramique sigillée africaine ainsi que par des
fragments de brique cuite et d’enduit d’étanchéité.
Site n°063.052
256, 250 N ; 492,950 E.
Site antique non repéré ; peut-être a-t-il été emporté par l’une des crues de l’oued
Marguellil.
Site n°063.053
255,800 N ; 494,600 E.
Aujourd’hui situé dans une olivette propriété domaniale de l’Etat, ce site antique arasé ne
fait pas plus d’1 ha de superficie. Eventré à plusieurs endroits, il présente des trous de
spoliation mettant à nu des vestiges de murs, de nombreux fragments de jarres, de la
céramique sigillée africaine, des seringues, des briques d’hypocauste, des amas de
cendre….
Site n°063.054
256,100 N ; 496,200 E ; Alt. 175 m.
Mers ed Damous
Superficie : 6 ha.
Site antique arasé ; on y voit les vestiges d’une nécropole totalement violée ainsi que
quelques restes de murs mais point “ la voûte de citerne ” signalée par le Lt. Lachèvre
des brigades topographiques.
Bibliographie :
P. Gauckler, Enquête sur les installations hydrauliques…, IV, Rapport sur les travaux des
Romains reconnus par la deuxième brigade topographique de Tunisie pendant la campagne de
1908, Répertoire II, p. 275, (Lt . Lachèvre ).
Site n°063.055
Hr. Remadi.
Superficie : 10 ha
Site antique arasé et totalement bouleversé par les travaux de CES. On y voit encore
quelques harpes- les unes en place, les autres hors contexte- de la céramique commune
et sigillée ainsi que quelques fragments de pilons et de jarres…
Site antique qui se signale par deux ouvrages hydrauliques, à savoir un puits et un bassin.
Situé au beau milieu du petit oued Bou Akhlef, le puits est de forme circulaire, fait
d’assises plus ou moins régulières employant des modules de pierre assez variables. Il est
coiffé d’une sorte de margelle. Le bassin, quant à lui, il est positionné sur la berge droite
de l’oued, à même le sentier qui emprunte le petit défilé entre les reliefs de Kef el-
Khouabi et d’el- Ras Lahmar. Partiellement conservé, il est construit en moellons plus ou
moins équarris ainsi qu’en galets, matériaux qui sont noyés dans un mortier de chaux
puis, vers l’intérieur, recouverts d’un enduit d’étanchéité fait à base de tuileaux
concassés…
Erodée, la berge gauche de l’oued recèle des témoins d’une occupation préhistorique, à
savoir les restes cendrés d’une escargotière ainsi que deux éclats de silex…
Site n°063.057
259,050 N ; 495,850 E
Superficie : 6 ha
Site antique arasé où l’on voit outre plusieurs alignements de murs - en moellons et aussi
en opus africanum- des vestiges d’un petit établissement thermal avec une suite de
bassins. La céramique – sigillée, de bonne facture et de la commune – y est densément
attestée. De même, on y a trouvé quelques pièces de monnaie romaine, de nombreux
fragments de tubes à emboîtement, des tegulae et des imbrices, des fragments de lampes
à huile et des restes de sol bétonné…
Ce petit ensemble thermal a été assimilé à un réservoir d’eau par l’officier des brigades
topographiques Lachèvre. Cf :
Site n°063.058
260,400 N ; 496,350 E.
Site antique arasé ; tout proche de Hr. Aouled Zaer (063.059), il peut en constituer la
partie occidentale. Le matériel archéologique y est fort insignifiant : restes d’enduit
d’étanchéité et quelques fragments de jarres se rapportant peut-être à une petite
nécropole…
Site n°063.059
260,750 N ; 496,750 E.
Hr. Aouled el Dzaire (ainsi orthographié sur la carte au 1/50 000e mais l’anthroponyme
Zaier est également attesté.)
Site antique arasé, spolié et boisé (acacia, eaux et forêts). Hormis quelques murs arasés et
de rares harpes en place, le site a révélé d’importants témoins céramiques –sigillée
africaine, commune, fragments de lampes, pieds d’amphores – ainsi qu’un meta.
Site n°063.060
261,250 N ; 497,900 E.
Superficie : 1 ha
Site antique arasé et de surcroît boisé (Ministère de l’agriculture, direction des eaux et
forêts). On y voit quelques restes de murs signalés par des alignements ainsi que de rares
blocs de pierre de grand appareil. La céramique tant sigillée que commune est bien
attestée ; il en va de même pour la céramique architecturale : tegulae et imbrices,
seringues…
Site n°063.061
262, 200 N ; 498, 050 E.
Ce site antique signalé par l’AAT et marqué RR sur la carte au 1.50 000e a simplement
disparu, emporté par l’érosion…
Site n°063.062
262,650 N ; 500, 050 E.
Ce site antique signalé par l’AAT et marqué RR sur la carte au 1.50 000e a du lui aussi
disparaître du fait de l’érosion assez forte dans cette zone située à l’est de Jebel el-
Afaîr…
Site n°063.063
259, 950 N ; 500, 500 E.
Site n°063.064
258, 300 N ; 500, 250 E.
Bir Ouled Zaïr
Non repéré.
Site n°063.066
258,750 N ; 503,400 E.
Cf. Al - Maliki, Riyadh an-Noufous, Ed. Baccouche/ Metoui, Beyrouth, 1983, tome 1, p. 322.
• un contrepoids d’huilerie
• un fragment d’auge
• une maie
• une meule
• un catillus
• une colonnette et une pierre de seuil.
Photo 015: Contrepoids, 54809. Photo 016: Blocs hors contexte, 54812.
Site n°063.067
260, 900 N ; 502,200 E.
Site n°063.068
261,500 N ; 503,200 E.
Photo : 54658.
Site n°063.070
261, 600 N ; 502, 000 E.
Site non repéré
Site n°063.071
261, 900 N ; 502, 350 E.
Site non repéré, à moins de l’identifier avec les modestes restes d’un four à chaux encore
visibles à cet emplacement…
Site n°063.072
264, 150 N ; 501, 350 E.
Superficie : 20 ha.
Site antique arasé et de surcroît boisé. Toutefois, les indices archéologiques y sont divers:
Hr. El Alalcha connut aussi une occupation post- antique signifiée par la présence de
nombreux tessons de céramique islamique vernissée ; de même, on y a repéré un silo
sous- terrain.
Le site est connu pour avoir livré une inscription chrétienne publiée dans le BAC 1925, p.
CCIX :
MATRONA TUNNU
OTME
ONORE VIXIT A
IN PACE
Site n°063.073
264,950 N ; 497,400 E.
Hr. Djebina dit aussi Hr el-Fesguia. Le toponyme Djebina est parfois orthographié
Djibinia (63074) et ce sur la même carte ; la forme Jibin est aussi attestée sur la nouvelle
carte de Tunisie au 1.50 000e, feuille Ash-Shbika, NI-32-XXII-4b. Selon Solignac et H.
H. Abdelwahab, l’origine de ce toponyme doit être recherchée dans l’ethnique Toujibiin
qui désignaient les yéménites compagnons d’armes de Muawiya b. Hudayj.
Comme son autre nom l’indique, il s’agit d’un bassin - antique- alimenté par un
impluvium naturel exploitant les eaux ruisselant depuis les hauteurs environnantes. A ce
titre, il est précédé d’un petit bassin de réception – et de décantation - auquel il est relié
par une canalisation large de 0.90 à 0.95m. De forme carrée (13.75m. de côté), construit
en moellons et intérieurement recouvert d’un enduit d’étanchéité, le bassin principal
est soutenu par des contreforts extérieurs encore visibles sur deux de ses murs – 3 pour
chacun, deux aux angles et un au milieu. Très mal conservé et de surcroît caché par la
broussaille, le petit bassin offre peu de particularité ; signalons toutefois qu’il est revêtu
d’un enduit d’étanchéité plutôt grisâtre.
En surface, aux abords immédiats des deux bassins, la céramique antique et médiévale –
émaillée – est bien attestée. De même, nous avons repéré un fragment d’auge brisée ainsi
que des pieds d’amphores.
Photo : 54706
Site n°063.074
268,050 N ; 497, 100 E.
Ce site signalé par la mention RR n’a pas laissé de traces remarquables, victime, sans
doute, de l’érosion assez importante sur le cône de Harcha Djibinia.
63075 268,400 N ; 489, 800 E.
Hr. Djibinia
Superficie : 10 ha
Ce site antique – avec une occupation médiévale islamique probable si l’on en juge
d’après les nombreux tessons de poterie d’époque trouvés in situ – est arasé et de surcroît
phagocyté par une plantation de figuiers de barbarie fort drue. Hr Djibinia recèle des
puits de section cylindrique dont ce Bir Roum signalé par la carte topographique au
1/50000e. Cependant, on n’y a pas vu la “ citerne carrée de 12 m. de côté, en blocage, à
laquelle est accolé un petit citerneau de puisage ” repérée en 1898 par le Lt. Roumeguère,
membre de la deuxième brigade topographique. En revanche, on y a relevé les vestiges
d’un petit établissement thermal identifié d’après ses bassins – dont un à forme d’exèdre
–aux murs revêtus d’enduit d’étanchéité et d’après le mobilier visible à cet
emplacement : briques d’hypocauste, tesselles de mosaïque… En surface, le matériel
archéologique est des plus divers et des plus hétéroclites :
De surcroît, Hr. Djibinia a livré une petite stèle en calcaire (25 x 27 cm.) portant une
inscription funéraire païenne fort mutilée et gravées de lettres hautes de 3 cm ; cependant,
aucune des 4 lignes conservées n’étant entière, nous nous ne hasardons pas à en proposer
la lecture.
MAIORCAELI
FRARIACE- F ?
ANNIS XXIII
Nous n’avons rien trouvé à cet emplacement que la carte signale par la mention RR si
non de rarissimes tessons de céramique commune et sigillée.
Site n°063.077
271,900 N ; 497, 050 E.
Hr. Eddaouia
Superficie : 3 ha.
Site antique si arasé qu’il n’a rien gardé de ses vestiges, si non un alignement, deux
fragments d’auge, des tessons de céramique - commune et sigillée - et un bloc de pierre
de grand appareil…
Site n°063.078
274, 250 N ; 495, 950 E.
Superficie : 10 ha.
Erodé, spolié, traversé par une piste, cet important site antique de la zone Fej el-
Merabtia, à l’ouest de Djebel Ech-Cheniche est dans un état d’arasement fort avancé.
Vers le nord, on y voit des harpes en place, des blocs arrachés à leur contexte et quelques
alignements qui, bien qu’intermittents, dessinent des structures ponctuées par des pierres
de seuil. Vers l’ouest, des restes de voûte mêlés à des fragments d’enduit d’étanchéité
ainsi qu’à des restes de sol mosaïqué semblent appartenir à une structure thermale par
ailleurs signifiée par bien d’autres indices : tubes à emboîtement (seringues), briques
d’hypocauste, cendre, restes d’une citerne – voûtée en berceau…. Vers le sud, un tell
archéologique laisse entrevoir des alignements matérialisés par des harpes demeurées en
place …
Outre des auges, le site a gardé les restes d’un petit aqueduc dont le point de départ
semble se situer du côté d’el-Fej ; petit, courant à même le sol, son specus est revêtu à
l’intérieur d’un enduit d’étanchéité fort cendré. Abondant, le matériel céramique présente
des faciès variés : poterie modelée, céramique tournée commune et sigillée, tegulae,
imbrices et même de la brique émaillée islamique…
Photo 019:Vue sur Fedj Merabtiha depuis le site, 47288.
Site n°063.079
271,500 N ; 498,600 E.
Hr. El-Fquirine
Superficie : ½ ha.
Site antique arasé situé entre Hériet el-Batène et la montagne. On n’y a vu que de rares
tessons de cramique – commune et sigillée- ainsi qu’un fragment de mortier…
Photo : 46752
Site n°063.080
269, 350 N ; 502, 000 E.
Site antique fort arasé ; outre certains blocs difformes et de rares alignements on y voit
les restes d’un sarcophage brisé ainsi que des tessons de céramique antique - commune et
sigillée – et islamique.
Site n°063.081
269,600 N ; 504, 250 E.
Au nord de Bir el Maleh, dans la plaine délimitée par les jebels Al-Qarn à l’est et Hogaf
es-Sefaia à l’ouest, un petit site antique arasé et spolié à différents endroits. Toutefois, les
indices archéologiques n’y manquent pas totalement. Outre des fragments de meules –
notamment un catillus brisé- on y trouve de nombreux tessons de commune et de
sigillée, des pieds d’amphores et des tegulae ; mêlé à quelques ratés de four, ce matériel
constitue une preuve indirecte d’une activité céramique sur place. De même, on voit dans
des restes de tubes à emboîtement, de briques d’hypocauste et de tesselles de mosaïque
des témoins pouvant se rapporter à quelque installation thermale.
Site n°063.082
267,000 N ; 503, 200 E.
Superficie : 3ha.
Site fort arasé où subsistent quelques témoins d’antiquité, à savoir des blocs – hors
contexte - bien équarris, des fragments d’enduit d’étanchéité et de mosaïque, les restes
d’un bassin, ainsi que les vestiges d’une nécropole – au nord-ouest du site - avec
notamment des fragments de jarres funéraires et un sarcophage exhumé et endommagé
suite à des fouilles clandestines. Outre la céramique antique qui est bien attestée –
sigillée, pieds d’amphores, fragments de lampes - Hr el Guellal a aussi livré des tessons
de céramique islamique à pâte jaune et à décor imprimé à la mollette ou incisé.
Site n°063.083
267,200 N ; 505,600 E.
Site antique arasé situé tout près de Djebel el Batène et à proximité d’Oglat ech Chourfa
dans la zone d’el-Qarn. En dehors d’un matériel céramique aussi bien antique -commune,
sigillée, fragments de jarres, pieds d’amphores – qu’islamique – rare-, il ne livre que de
petits fragments de meules…
Photo : 47 290
Site n°063.084
259,000 N ; 507,400 E.
Hr. El-Bellar
Superficie : 2 ha
Tout aussi arasé que le site voisin d’El-Hofra, Hr el-Bellar présente davantage de
matériel archéologique. Ainsi, la céramique y est-elle plus dense et plus variée. Comme
pour le site précédent, il y a de l’islamique et de l’antique ; celle-ci, fort abondante
comporte de la commune, de la sigillée de plusieurs types, des pieds d’amphores, des
tegulae, des imbrices, des tubes à emboîtement, de la brique cuite ainsi que des carreaux
de terre cuite… Le verre, comme l’indique le toponyme, est également attesté ; de
même, il y a de la monnaie antique, des fragments de meule et de catillus et quelques
tesselles de mosaïque de différentes couleurs …
Photo 020: Vue du site, 54752.
Site n°063.085
259,400 N ; 507,650 E ; Alt. 97 m.
Bir el Hofra
Superficie : 2 ha
Sous ce toponyme qui, aujourd’hui, désigne un puits cylindrique tardif, se cache un site
antique si arasé qu’il n’en reste plus que quelques blocs remployés - dans l’installation
hydraulique même - ainsi qu’un important matériel céramique. Celui-ci, composé de
commune, de sigillée, de pieds d’amphores et de fragments de mortiers incrustés de petits
dés de basalte, compte aussi quelques tessons de céramique islamique.
Photo: 54751.
Site n°063.086
261,850 N ; 517,900 E ; Alt. 60 m.
Sinistrée depuis un nombre d’années, Sabra connaît aujourd’hui une importante opération
de fouille archéologique menée dans le cadre de la coopération tuniso- française.
Appréciée d’après photographie aérienne, la superficie initiale du site est de loin
supérieure à son étendue archéologique actuelle laquelle, fort réduite du fait de la
spoliation et de l’extension des constructions modernes, ne couvre plus qu’une dizaine
d’hectares…
Photo 021: Différentes vues du site avec à droite les fameuses colonnes «rouges» de Sabra
Sabra a fort peu gardé de ses vestiges. A l’exception des restes aujourd’hui émoussés du
prétendu palais fouillé en 1952-56 par S. M. Zbiss et en 1974-82 par B. Chabbouh et M.
Terrasse, il nous faut signaler la présence de fragments de colonnes monumentales (1.
05m. de diamètre) taillées dans un marbre à granulométrie polychrome (rouge, gris et
blanc). Ces fûts déjà signalés par V. Guérin lors de son passage sur le site de Sabra sont
localement qualifiés de « arsat el-dam» ; les Kairouanais, y voyant les restes du corps
d’une certaine « dame de Sabra », leur vouent un culte demeuré à ce jour vivace.
• four à barres
• deux fours à glaçure ;
• fours de verre…
Aussi, dans ce même espace palatial, on peut encore constater la présence de deux
grandes citernes….
Ailleurs, au milieu du site, un cratère d’un diamètre voisinant les 60m semble
correspondre à une dépression laissée par une pièce d’eau aujourd’hui disparue…
Bibliographie :
H. Ajabi, Sabra al-Mansuriya, Bulletin des travaux de l’INAA, fasc. 2, oct.-déc. 1988, p. 90-79
(en arabe).
H. Ajabi, Khazaf Sabra al-Mansuriya, Africa XI-XII, 1992-1993, p. 7-81.
Site n°063.087
255,500N ; 514,200 E.
Solignac a évalué la superficie de l’ensemble des ruines de Raqqada à 200 ha, soit un
périmètre de 6 km, étendue dit-il proche de celle donnée par En-Nouweiri à propos de la
cité d’Ibrahim II mais de moitié inférieure à celle avancée par Al-Bekri. Pour notre part,
bien que connaissant le site et l’ayant visité à maintes reprises, nous nous abstenons d’en
estimer la superficie. Ce faire est d’autant plus difficile que le toponyme désigne moins
un site précis qu’une zone comprise entre Bled Ben Atmine au nord et Sidi Amor el
Kenani au sud. Etendu dans l’espace, Hr. El-Ouiba l’est aussi dans le temps, ayant été
occupé, sans interruption, de l’antiquité au Moyen Age.
Photo 022: Restes de bassin, 54771. Photo 023: Vestiges du palais, 47294.
Photo 024: Bassins subaériens, 47299-47301.
Bibliographie :
P. Gauckler, Enquête …, p. 268.
M. Solignac, Recherches sur les installations hydrauliques…p. 240 et s.
M. Ennaïfer, La mosaïque africaine à la fin de l’antiquité et au début de l’époque a
médiévale, Fifth international colloquim on ancient mosaics, USA, 1994, p. 307-318.
A. Mahjoubi, J.W. Salomonson et A. Ennabli, La nécropole romaine de Raqqada, Tunis, 1970.
A. Mahjoubi, Nouveau témoignage épigraphique sur la communauté chrétienne de Kairouan au
XIe s., Africa, I,1966, p. 85-96.
F. Mahfoudh, Architecture et urbanisme…p. 96-103.
M. Chabbi, rapport préliminaire sur les fouilles menées à Raqqada, Africa, II, 1967-1968, p. 331
et 374.
Site n°063.088
273,900 N ; 499,950 ; Alt : 68.
Hr Zerbib
Superficie : 2 ha.
Site antique si arasé qu’il n’est plus signalé que par des tessons de céramique sigillée et
commune.
Site n°063.089
274,600 N ; 489, 750 E
Peu importants, mentionnés par deux traits sur la carte, ces vestiges de Fej el-Agba ont
aujourd’hui disparu sans laisser de traces…
Site n°063.090
273,800 N ; 497,650 E.
Photo : 47279
Site n°063.091
274,050 N ; 488,500 E.
On y voit entre autres vestiges les restes d’une structure carrée (13 m. de côté) délimitée
par des murs en opus africanum ; à l’extérieur, du côté ouest, cette bâtisse est bordée par
un mur de soutènement en galets/ Le site abrite d’autres structures très émoussées ne
laissant apparaître que de rares alignements…La céramique commune ainsi que sigillée y
est bien attestée.
Photos : 49573-49574.
Site n°063.092
273, 700 N ; 489, 950 E.
Superficie : 2 ha.
Site antique spolié et arasé ; il se signale par de grands blocs équarris, par des tessons de
céramique commune et sigillée ainsi que par des fragments d’enduit d’étanchéité.
Site n°063.093
272,800 N ; 499,700 E.
Hr. Si Tliba
Petit site antique arasé révélant seulement un bloc hors contexte, quelques tessons de
céramique tournée – sigillée et commune – et modelée ainsi que de rares fragments de
brique cuite.
Site n°063.094
Bir el Ouesfane
Site n°063.095
273,000 N ; 491, 000 E.
Site n°063.096
272, 350 N ; 490, 600 E.
Hr. Maarouf.
Site totalement arasé. Les témoins archéologiques y sont quasiment absents. Hr. Maarouf
est connu pour avoir livré deux inscriptions latines, à savoir deux épitaphes païennes sur
stèles de même facture :
1. Texte
/ MS
////IUS VE
NUSTUS MA
SCIMIANUS
P VIXIT AN
// II D V
HSE
2. Développement
D(iis) M(anibus) S(acrum)/…ius Venustus Mascimianus/ p(ius) vixit an nis … II
d(iebus) V/ h(ic) s(itus) e(st)/
3. Traduction
Aux dieux mânes consécration. Venustus Mascimianus, pieux, a vécu ( ?) ans, cinq jours.
Il repose ici.
CIL VIII 12093
1. Texte
--- IV ----
--- A VIIII ---
--- E ---
2. Développement
P iu s / Vix(it) a (nnis) VIIII / Hic situs e(st)
3. Traduction
…pieux …
a vécu 9 ans…
Il repose ici.
Site n°063.097
271,950 N ; 490,990 E.
Signalé sur la carte par la mention RR, ce site n’a pu être repéré sur le terrain.
Site n°063.098
271, 200 N ; 490, 150 E.
Bir el Mourra -sans doute, pour el-Mourr, ici mal transcrit.
Comblé, le puits en question semble plutôt tardif.
Site n°063.099
270,950 N ; 489,600 E.
Cirque naturel où se rencontrent les eaux. Pas d’indices archéologiques. Cependant à son
emplacement la carte indique la présence de vestiges que nous n’avons pas trouvés.
Site n°063.100
269,900 N ; 497,000 E.
Ce marabout se compose d’un mzar / houta en pierres sèches ainsi que d’un cimetière
ouvert ; le tout, posé sur une petite éminence entourée de deux petits ravins, fait à peine
2500 m². La nécropole compte quelques dizaines de tombes dont deux seulement sont
maçonnées.
On ignore si le site est bien celui qui a livré dans les années 1900 cette dédicace à
Saturne signalée dans l’année épigraphique de 1906.
Site n°063.101
270,350 N ; 488,830 E
Alt. 295.
Bir el Gassaa
Puits circulaire (2m. de diamètre, environ) et déversoir rectangulaire tous deux revêtus de
ciment. L’antiquité suggérée par le mot gassâa qui renvoie habituellement à un plateau
de pressoir n’est étayée par aucune donnée archéologique visible.
Photo : 49540
Site n°063.102
Sidi Dhaher
Site n°063.103
267,050 N ; 512,450 E.
Puits tardif qui, comme Bir Chalghoum, est construit en brique cuite.
Site n°063.104
267,750 N ; 489,200 E.
A cet endroit appelé Bou Regouba, il y a un mzar en pierres sèches dessinant un petit
enclos circulaire et un petit cimetière comptant quelques tombes d’enfants, également en
pierres sèches.
Cependant, un peu plus au sud-est, à moins d’un kilomètre, il y a le site de Hr. El-Fessi
qui n’est pas porté sur la carte. Arasé, il comporte deux parties inégales, l’une orientale
(1 ha), l’autre occidentale (4 ha.), ayant toutes deux, en surface, livré et de la céramique
antique – commune et sigillée – et de la céramique islamique médiévale. La partie
occidentale a de surcroît gardé les vestiges d’un puits romain, cylindrique de 0.80 m. de
diamètre.
Site n°063.105
266, 850 N ; 511, 600 E
Bir Chalghoum
Dans les environs, il y a bien d’autres puits qui ne sont pas tous portés sur la carte.
Signalons entre autres ce Bir Chouicha (267,250 N ; 511,100 E) qui, construit en
moellons, se double d’un mzar – celui de Lalla Hlima – et d’un petit cimetière où
semble-t-il on inhumait des enfants en bas âge…
Borj El-Farik
Actuellement habité ce borj tardif n’a pu être visité. En façade, par-dessus un porche
d’entrée, un chapiteau est haut encastré dans le mur.
Photo : 54762
Site n°063.107
268,000 N ; 488,400 E.
Puits tardif auquel est accolé un petit bassin ; de forme cylindrique, entièrement bétonné,
il est profond seulement de 5 à 6 m. A proximité, il y a une auge rectangulaire sans doute
récupérée sur un site antique proche, Hr. Bir Aziz ou Hr. Ali Bahelèle…
Ce même schéma s’observe aussi du côté de Bir el-Ktitesse – coord. Lambert 269,200
N ; 488,500 E - puits tout aussi tardif et à côté duquel se trouve une auge carrée de 0.55m
de côté.
Photo 027: Vue du puits, 54748.
Photo : 54750.
Site n°063.108
266, 850 N ; 502, 000 E.
Comme son nom l’indique ce monument est d’abord un marabout ; à ce titre, il est coiffé
d’une coupole sur trompes montée sur un octogone soutenu de l’extérieur par des
contreforts. De volume carré, le mausolée abrite le catafalque - “ thabut ” - de Sidi
Abdallah, surmonté d’une planche épigraphe appartenant au répertoire de Sidi Abada.
Celle-ci, dont on peut croire qu’elle retrace la “ sira ” du Saint en question est en fait un
« habous », ciselé dans le bois et consigné sur les deux faces de la planche en 44 lignes –
22 de chaque côté -. Rédigé en arabe fort approximatif, le texte comporte des versets du
Coran employés pour la « fermeture » du habous lequel, en tant qu’acte juridique
invoque des témoins, un cadi et situe les biens en question…
A l’extérieur, des tombes en pierres sèches constituent une aire d’inhumation qui voisine
avec un puits cylindrique, tous deux tardifs. En surface, çà et là, à côté des restes osseux,
gisent des tessons de céramique antique –de la sigillée mais aussi de la commune – et de
céramique islamique médiévale vernissée, des fragments de meules, ainsi que de rares
pièces de monnaie à la fois d’époque antique et d’époque islamique, le tout par dessus
quelques alignements d’orientation est /ouest… Non loin du site, vers le nord-ouest,
gisent deux colonnettes.
Sidi Abdallah bel Hadj occupe une position centrale dans la zone d’El-Qarn,
pratiquement à égale distance des montagnes d’El-Baten à l’est et de Hogaf es Sefeia à
l’ouest…
De plan rectangulaire faisant 5,80 m. en façade et 7.90 m. sur le côté, le marabout de sidi
Mohammed Djadi se compose de deux espaces :
Une sorte d’avant-corps, petite pièce couverte d’une voûte en berceau construite de
briques et de tubes en céramique ;
Le marabout proprement dit abritant le tombeau du saint et, à ce titre, couvert d’une
coupole hémisphérique reposant sur des trompes avec des voussoirs aux angles.
A l’extérieur, il y a une petite nécropole avec des tombes marquées de petits tas de
pierres sèches. En surface, point de céramique mais un fragment de meule
traditionnelle…
Site n°063.110
266,850 N ; 495,000 E.
Le site a aussi révélé les restes d’une autre structure arasée avec des vestiges de murs en
opus africanum ainsi que des traces d’un autre petit bassin dont les vestiges voisinent
avec d’abondants dés de mosaïque…
Site n°063.111
266,700 N ; 499,000 E
Sidi el-Behilil.
Situé 300m. à l’est de Sidi Ounisse, le marabout de Sidi el-Behilil est un édifice carré de
9 m de côté. Ruiné, ses murs - qui ne sont conservés que sur une hauteur d’1,5 m.-
présentent un appareil régulier en pierres bien équarries avec emploi de rondins de bois
en chaînage horizontal. A l’intérieur de cet espace, un mzar en pierres sèches semble
perpétuer la mémoire du Saint…
Superficie : 3 ha.
La nécropole récente occupe les abords immédiats du mausolée qu’elle entoure dans un
rayon de 10 m, tout au plus. Les tombes, peu nombreuses, sont marquées de pierres
sèches disposées en petits tas par dessus la sépulture.
Site n°063.113
266,400 N ; 502,400 E ; Alt. 54 m.
Site n°063.114
266,750 N ; 494, 950 E.
Il s’agit d’un mzar doublé d’un site antique. Le mzar de sidi Agareb est matérialisé par
une “ houta ” faite de 6 à 7 assises de pierres sèches disposées en arc de cercle.
Photo 028: Bassin circulaire taillé dans la roche, 54640. Photo 029: Restes de citerne, 54643.
Site n°063.115
266,800 N ; 493,000 E.
Mzar de Sidi Gherib avec cimetière ouvert attenant ; le tout est en pierres sèches.
Site n°063.116
265,900 N ; 500, 500 E
Hr Bent Toumia.
Site antique arasé et méthodiquement spolié par son actuel propriétaire (clichés 47195 à
47198). Cependant, le matériel archéologique y est encore visible et fort divers :
- un bloc rainuré si bien qu’on peut y voir un montant de pressoir à huile. Il est long d’1,03 m.,
large de 0.50 m. et épais de 0.42 m ; sa rainure opérée sur une longueur de 0.90 m. est
profonde de 7 cm.;.
- trois meta dont deux en grès coquiller et un en calcaire blanc :
1. hauteur 0.37 m ; base 0.36 m. largeur de la partie supérieure : 0.20 m.
2. hauteur 0.42 m ; base 0.45 m. largeur de la partie supérieure 0. 10 m.
- des tegulae
- une colonnette en marbre gris ;
- deux bases de colonnes dont une brisée ;
- des blocs taillés gisant hors contexte ;
- restes d’une structure révélés par une fouille clandestine qui a mis au jour des thermes d’une
superficie de 540 m² ; on y voit, entre autres vestiges ceux d’un praefurnium, des traces de
murs, des fragments d’hypocaustes et des sols mosaïqués – tesselles bichromes- ;
- restes de bassins non exhumés ;
- abondant matériel céramique (commune et sigillée).
- De surcroît, revisité, le site a aussi livré des claveaux ainsi que plusieurs fragments de
carreaux de terre cuite décorés de motifs zoomorphes divers ( cerf, chien, volatile… ) ; sur
l’un d’entre eux, une véritable scène mettant aux prises un cavalier – sur son cheval – armé
d’une lance et un reptile semble renvoyer à ce thème du Saint combattant le serpent…Il
s’agirait, en l’espèce de Saint Théodore, figuré dans la même posture sur des carreaux
analogues trouvés par Dubiez (1909) du côté de Hr. Naja , à 30 km. au sud de Kairouan.
Site n°063.118
265,800 N ; 492,300 E ; Alt : 255 m.
Il ne reste plus rien à l’emplacement de ce mzar signalé sur la carte au 1/50 000e. Les
riverains n’ont en pas gardé souvenir…
Site n°063.119
265,750 N ; 489, 500 E.
Mtimeur Mediouna
Il s’agit d’un petit site antique complètement arasé où l’on ne voit qu’un seul bloc
antique et de rares tessons de céramique commune et sigillée.
Photo : 49644.
Site n°063.120
265,400 N ; 496,900 E.
Ruines berbères sur les hauteurs de Djebel Hogaf, à même un promontoire de direction
est-ouest ; il s’agit de structures imprécises dont les murs sont tantôt en pierres sèches
tantôt en pierres liaisonnées avec de la glaise. Tout près de ces vestiges, également en
hauteur, il y a des restes de fours à chaux.
Site n°063.122
265,600 N ; 491,700 E.
Sidi Hassine
Photo : 46771
Site n°063.123
265,500 N ; 490, 150 E.
Mzar en pierres sèches disposées tout autour d’un jujubier. Céramique modelée
d’offrande.
Photo : 54629
Site n°063.124
265,350 N ; 492,400 E ; Alt : 244 m.
Sidi Abderrahmane
Superficie : ½ ha.
Le cimetière est composé de tombes diverses, les unes maçonnées, les autres – les plus
nombreuses -, en pierres sèches. Aux abords de la nécropole, nous avons repéré un
chapiteau islamique ainsi qu’une meule antique. Vers le nord, 100 m. plus loin, il y a
également un mzar en pierres sèches ; à ses pieds, gisent, entières, quelques poteries
votives parfois badigeonnées de henné.
Site n°063.127
Kairouan
En tant que site urbain, la ville de Kairouan doit faire l’objet d’une prospection et d’une
carte à part (1/2000). De ce fait, à l’exception de Sabra al-Mansouriyya (063.086), de Hr
Si Tebène (063.036) et de Abbassiya /Qasr el-Ma (063.159), aujourd’hui rattrapés par
l’extension urbaine mais initialement éloignés du noyau de la ville, nous ne livrons
aucune description détaillée des monuments de la cité. Toutefois, et sans pour autant
empiéter sur les prérogatives et compétences de l’équipe de prospection urbaine, nous
pensons utile d’une part de donner un aperçu historique du site et, de l’autre, de livrer un
inventaire des inscriptions latines païennes ou chrétiennes découvertes réemployées dans
certains des monuments de la cité médiévale, principalement dans la grande mosquée de
Oqba.
Nombreuses sources arabes situent sur l’emplacement de Kairouan avant qu’il ne soit
fondé par Oqba un site préislamique appelé Qamouniya. Sur cet établissement antique
évoqué aussi bien par Yaqut que par les différents chroniqueurs de la conquête arabe de
l’Ifriqiya, nous savons peu sinon qu’il abritait, aux dires d’Al-Maliki, un fortin et une
église où se trouvaient deux colonnes monumentales…Est-ce à dire que Kairouan a été
bâti sur ses décombres ? La prospection que nous avons menée n’infirme pas entièrement
les textes ; les témoins d’antiquité ne manquent pas à Kairouan que ce soit à même le
noyau urbain actuel – notamment dans la grande mosquée avec le réemploi criard de
colonnes et de chapiteaux antiques - ou dans les environs immédiats !
On admet désormais que Kairouan a été implanté à l’intérieur d’un espace domanial,
propriété impériale où se trouvait le Fundus Iubaltianensis, village appartenant au district
de Gamonia et auquel on rapporte maintenant quelques inscriptions d’époque païenne.
On sait par ailleurs d’après la documentation ecclésiastique qu’il y avait dans les
environs une plebs iubaltianensis représentée en 397 par un certain Ninus et en 411 par le
catholique Geta episcopus plebis Iubaltianensis. Mentionné à l’époque vandale dans la
notitia de 484, le nom de l’évêché de Iubaltiana est également attesté en 646, date de la
tenue du concile où il était représenté par un certain Restutus episc. Eccl. Iubalidiensis.
Révélée par les nombreuses trouvailles de fragments de carreaux de terre cuite, la
christianisation de Iubaltiana est par ailleurs attestée par des données épigraphiques
5
Nous ne donnons pas les inscriptions incomplètes (CIL VIII, 11219, CIL VIII, 11224, CIL VIII, 11222, CIL VIII
11223).
6
Selon Broadley, cette inscription a été trouvée au cours de travaux de « réparations » effectués au dehors de la
mosquée.
CIL VIII, 11218,
Deux fragments d’inscription sur pierre encastrés dans une des faces du minaret. Le
texte évoque une construction de temple entre 199 et 208 ap. J.-C.
[PRO SAL(UTE) IMP(ERATORIS) CAES(ARIS) L(UCII) SEPTIMI(I) SEVERI PII PERTINACIS
AUG(USTI) ARAB(ICI) ADIAB(ENICI) PAR]THICI MAXIMI DIV[I] M(ARCI) ANTONINI FILI(I)
[DIVI COMMODI FRATRIS ]/ DIVI PII NEP(OTIS) DIVI HADRIANI PRON(EPOTIS) DIVI TRAIANI
PARTHICI ABN(EPOTIS)DIVI NERVAE ADN(EPOTIS) ET IMPE]RATORIS CAESARIS
M(ARCI)[A]URELLI(I) ANTONINI [PII FELICIS AUGUSTI]/[IMP(ERATORIS) CAES(ARIS)
L(UCII) SEPTIMI SEVERI PII PERTINACIS AUG(USTI) F(ILII) DIVI M(ARCI) ANTONINI
NEP(OTIS) DIVI PII PRON(EPOTIS) DIVI HADRIANI ABN(EPOTIS) DIVI NERVAE ADNEPOTIS [-
--]/ [--- PUBLI]CAE AEDEM FECERUNT ET DEDICAVERUNT.
R. Cagnat, P. Gauckler, Les monuments historiques de la Tunisie, t. 1. Leroux, Paris, 1888, p.
125.
Il faut ajouter à toutes ces inscriptions au moins deux autres. La première publiée par
Merlin et trouvée « posée à plat sur des chapiteaux de colonnes de la grande mosquée de
Kairouan », n’est pas sans évoquer d’autres fragments de même teneur épigraphique
trouvés à Carthage, notamment ce 12e fragment de la fameuse inscription des ethniques.
La seconde, également trouvée réemployée dans la mosquée Okba, est d’une teneur
proche de celle de la précédente, ressemblant toutefois davantage au fragment G de la
grande inscription. On y trouve en effet les mêmes lettres TM (pour tritici modios)
également suivies de chiffres et de signes qui correspondent aux subdivisions du
modius….
E. Vassel, L’inscription des ethniques, Revue tunisienne, n° 20, 1917, 1918, p. 359-367 et 57-69.
A. Merlin, BAC, 1913 p. CCXXXII.
F. Mahfoudh, Architecture et urbanisme en Ifriqiya médiévale, CPU, F. des Lettres de la
Manouba, Tunis, 2003, p.141.
Chrétiennes :
CIL 23127 a et b
ILTun 268
Fragments en marbre d’une charte lapidaire trouvés dans la mosquée Okba à
Kairouan. Il s’agit d’une sorte de décret (b) qui mentionne un monastère consacré à
Saint Etienne (a) et dont nous ignorons l’emplacement précis car la pierre a
vraisemblablement voyagé…
Ch. Diehl, Une charte lapidaire du VI e siècle, CRAI, 1894, p. 384-393.
Y. Duval, Loca Sanctorum Africae. Le culte des martyrs en Afrique du IVe au VIIe
siècle, p. 68-71.
CIL 23128 a et b
IL Tun 269
Plaque de marbre inscrite sur les deux faces et dont on ignore la provenance exacte.
Sur la 1ere face (a), une épitaphe en latin organisée en quatre lignes et datant soit de
1007 (A. Mahjoubi), soit de 998 (L. Ennabli). La seconde face (b) donne aussi un
texte funéraire en grec de datation sans doute postérieure à celle de la première. Ces
deux inscriptions ainsi que de la précédente ne laissent aucun doute quant à la
présence de chrétiens dans la ville médiévale de Kairouan.
W. Seston, Sur les derniers temps du christianisme en Afrique, M. E. F. R., 1936, p.
110-113.
L. Ennabli, Nouvelle lecture et commentaire de l’inscription CIL VIII, 23128 a et
b=ILTun 269, Bulletin des travaux de l’Institut d’Art et d’archéologie de Tunis, Fasc
2. oct-déc, 1988, p/ 55-63.
IL Tun, 271
Stèle trouvée en 1928 au lieu-dit Khraïb ben Saâd, à l’emplacement du camp
militaire. Il s’agit de l’épitaphe de Firmo, lecteur, fils de Sissinius, qui a vécu dans la
foi 65 ans durant…
W. Seston, Sur les derniers temps du christianisme en Afrique, MEFRA, 1936, p. 106-
129.
Site antique arasé où l’on voit encore outre quelques blocs de pierre de grand appareil –
hors contexte –, des restes de sol bétonné, un fragment de pilon, une auge en mauvais état
de conservation – abreuvoir ? - un fut de colonne, un fragment de chapiteau (?), les traces
émoussées d’un bassin rectangulaire soutenu par des contreforts semi-circulaires
extérieurs. Arasé, ce grand bassin ( 10,80m. côté ouest x plus de 14,25 m. côté nord)
avait une contenance d’autant plus importante qu’il était lié à un petit aqueduc -
aujourd’hui à peine visible – qui descendait l’alimenter depuis les hauteurs d’une petite
ragouba située 250 m à l’est…
Site n°063.129
264,600 N ; 491,050 E ; Alt : 269 m
Ayant perdu jusqu’à sa “ houta ”, Sidi Ali est aujourd’hui un mzar désaffecté. A
proximité, nous avons repéré une auge et un abreuvoir en calcaire blanc – jaune, sans
doute ramenés depuis le site d’El-Mselsel. En surface, il y a aussi quelques éclats de silex
blanc…
Site n°063.130
263,850 N ; 504, 300 E.
Outre un petit chapiteau de type rustique, quelques petits fragments de marbre, des restes
de tubes à emboîtement ainsi que de la céramique sigillée et commune en petite quantité ;
les environs immédiats du marabout ont aussi livré les traces d’un bassin circulaire fort
mal conservé. De même, nous avons repéré à proximité de Tourbet el-Ferradi une base
antique.
Photo 034: Vue du mausolée, 54663.
Site n°063.131
264,400 N ; 491,800 ; Alt : 246 m.
Oglat
Dim. 1ere auge : Long : 1m. ; Larg : 0.60 m; Ep.du bord : 15 cm; prof : 22 cm..
Dim. 2eme auge : Long : 0.87 m ; larg : 0.52 m; Ep. Bord : 7 cm; prof : 21 cm.
Dim. 3eme auge : Long : 1 m ; larg : 0.81 m. ; Ep. bord : 6 cm. ; prof : 10 cm.
Dim. 4eme auge : Long : 0.70 m. ; larg : 0.70 m. ; Ep. bord : 13 cm. ; prof : 15 cm.
Dessins d’auges.
Lors d’une nouvelle visite du site le 26 ou le 27/04/2002, nous avons constaté que des
travaux d’entretien de l’une des pistes menant à el-Oglat avaient mis à nu , sur deux
mètres, un petit aqueduc auparavant invisible. Courant à même le sol et reposant sur un
radier, cette conduite large de 0.70 m présente un specus de 12 cm. enduit d’un mortier
de tuileau. Nous ignorons tout de son parcours.
De même, une découverte en entraînant une autre, les abords d’el-Oglat nous ont aussi
livré les restes d’une petite escargotière, de quelques foyers, de la cendre et des éclats de
silex, autant de témoins pouvant se rapporter à un campement ou aux restes d’un
établissement préhistorique…
Site n°063.133
263,00 N ; 512,550 E ; Alt. 74 m.
Dar el-Aouani
Site n°063.134
263, 700 N ; 501, 100 E.
A cet emplacement, il n’y a plus que des restes d’un muret en pierres sèches avec de
rares tessons de céramique modelée et de commune tardive – modelée.
Site n°063.135
263, 500 N ; 504, 800 E ; UTM : N 35 40 173 ; E 09 56500
Superficie : 1 hectare.
Site n°063.136
263,750 N ; 496,650 E.
Aïn el-Afia
Source presque tarie suintant souterrainement dans une cavité - tunnel taillée dans un
grand rocher. Aïn el-Afia est par ailleurs doublée d’un mzar voué au culte de Oummi
Afia – la source – et signalé par quelques dépôts cultuels – bougies, encens, fanion avec
les couleurs de Oummi Afia – la source…
Il faut aussi signaler – sans que cela ne soit porté sur la carte en tant que site - que dans le
lit du petit oued dit oued el-Aïn, 250 m. à l’est de la source, une présence significative
d’éclats de silex ainsi que de quelques fragments d’œuf d’autruche…
Cliché : 54691
De même, encore plus loin – 1 km.- dans la même direction, nous avons repéré les
vestiges d’une carrière antique d’où l’on extrayait des blocs parallélépipédiques et
d’autres sphériques – meules ? Sur place, une petite surface aplanie porte des restes de
murs arasés et recèle quelques tessons de céramique commune.
Site n°063.137
263,800 N ; 492,750 E.
Mzar.
Site n°063.138
262,350 N ; 518,700 ; Alt. 55 m.
Marabout. Petit édicule coiffé d’une coupole et abritant la tombe du Saint éponyme.
De quel Tébène s’agit-il ? Ibn Naji, dans ses Maalim el-Iman fi maarifat ahl al Qairawan,
Tunis, 2e édition, 1993. mentionne un : Mohammed ibn Ishaq ibn al-Tabban (tome 3, p.
130) ;
Abdallah ibn Ishaq ibn al-Tabban ( tome 1, p. 20, tome 3, p. 25, 26 et 88.
Photo : 47259.
Il ne reste plus rien du Hr. du même nom, également mentionné sur la carte. Par contre, il
y a encore les restes d’un cimetière médiéval…
M. Sakly, Kairouan, dans Grandes villes méditerranéennes du monde musulman médiéval, sous
la direction de J.-C. Garcin, Coll. de l’école française de Rome, 269, p. 57-85.
Site n°063.139
263,800 N ; 491,650 E.
Mzar en pierres sèches disposées en arc de cercle. Tombes également en pierres sèches.
Cliché : 54630
Site n°063.140
263,600 N ; 493,000 E.
Cliché : 54631
Site n°063.142
262, 000 N ; 504, 900 E.
Site n°063.143
262,050 N ; 498,900 E.
Oglat el Hassiane
Photo : 47 255.
Site n°063.144
261,750 N ; 506,400 E.
Sidi Abdelkader
Marabout non visité car fermé ; aux alentours, un cimetière ouvert avec des tombes non
maçonnées.
Photo 037: Vue du Mausolée, 47311.
Site n°063.145
262,050 N ; 489, 100 E.
Photo : 46794.
Site n°063.146
261,950 N; 493,850 E.
Sidi Bouzitouna
Site n°063.147
261,000 N; 505, 050 E.
Marabout coiffé d’une coupole hémisphérique posée par-dessus un espace carré. Devant,
un cimetière compte plusieurs tombes ainsi qu’un mzar construit et lui aussi monté d’une
petite coupole.
Photo 038: Vue du Mausolée, 43712.
Site n°063.148
261,300 N ; 498,500 E.
Qualifiés de ruines berbères, les vestiges de Jebel el-Blida sont ceux d’un petit
établissement perché délimité par un mur d’enceinte en pierres sèches. A l’intérieur, on y
voit différentes structures qu’on ne peut assurément identifier à l’exception toutefois de
quelques silos taillés dans la roche et d’une citerne dont la voûte a été réalisée à l’aide
d’un coffrage végétal, de l’alfa dont l’empreinte est à ce jour visible sur l’intrados.
Pourvue d’un trou de puisage, d’un autre de trop plein, cette installation hydraulique est
par ailleurs munie de deux trous d’aération ; de même, ses murs sont enduits d’un stuc
d’étanchéité à base de chaux légèrement cendrée.
Les ruines de Dj. El-Blida correspondent probablement aux restes d’une ancienne
agglomération Gouazine.
Site n°063.149
261,500N ; 492, 950 E.
Site n°063.151
261,300 N ; 488,900 E.
Site antique, arasé, spolié par des fouilleurs clandestins mais aussi défiguré par des
travaux de CES effectués par les autorités régionales du ministère de l’Agriculture. Le
site, il est vrai est fortement menacé par l’érosion causée par les affluents de Oued el-
Kharrouba.
Vers le sud-ouest, le site livre d’abord une nécropole d’une étendue relativement
importante – 0,5 ha – et dont les tombes sont toutes éventrées. A son emplacement, il y a
beaucoup de matériel céramique, notamment des fragments de jarre, des plats et des
fragments de lampes en sigillée…
Ailleurs, passé les ravins qui entaillent le site et menacent de l’emporter, on trouve de
nombreux alignements ainsi que des restes plus conséquents de constructions dont l’une,
vers l’est, semble s’apparenter à des vestiges de thermes avec notamment un bassin
rectangulaire d’une superficie d’à peu près 50m² et des fragments de briques
d’hypocauste et de tubuli. Certes, inégalement conservé, le bassin a beaucoup perdu de
son revêtement hydraulique interne ; toutefois, son sol a gardé traces de la mosaïque qui
le tapissait de tesselles blanches (3,5 x 2,5 x 2 cm) et, aux environs, d’importantes tâches
de cendre semblent indiquer l’emplacement d’un praefurnium probable…
• deux plateaux de pressoir taillés dans le calcaire local ; il s’agit, dans les deux cas
de maies circulaires - 1 ; 65 m. et 1.76 m. de diamètre - dont une à double rigole ;
• un plateau de broyage qui semble être en place ; diamètre total : 1,60 m. diamètre
intérieur : 1,22 m. hauteur : 0.33 m; trou de columelle carré (23 cm x 23 cm) profond de
9 cm.
• un contrepoids si enfoui dans le sable qu’on n’a pas pu en relever les dimensions ;
• une meule cylindrique en calcaire blanc avec un diamètre inférieur de 38 cm et
supérieur de 41 cm ; une autre, plus effilée avec 0.27 m inf. et 0 .50 m sup. pour une
longueur de 0.37 m.
• un fragment de margelle de puits ;
• un seuil ;
• une auge à deux cases ; longue de 2 m et large d’1 m, elle est profonde de seulement
0.12m.
• de nombreux blocs de pierre de grand appareil dont certains, fort volumineux,
présentent des trous de bardage ;
• un fût de colonne ;
• de la céramique commune et sigillée en très grande quantité et d’une remarquable
variété.
Il n’y a plus trace de ce mzar qui, aux dires des riverains, fut emporté par Oued Zeroud.
Site n°063.153
260,900 N ; 491,000 E ; Alt m 259 m.
Site n°063.154
259, 500 N ; 519,400 E.
Bir Fathallah
A cet emplacement, à côté d’un puits qui semble être celui dit Bir Fathallah, un petit tell
archéologique révèle quelques amoncellements de pierres ainsi que les restes d’une
structure en adobe…
Site n°063.155
260,600 N ; 488, 300 E.
A proximité de la source de Ain Smied, sur une superficie de 0.1 ha, les vestiges d’une
escargotière contenant des os de rongeurs, des restes de coquillages, un outillage lithique
et de la cendre en grande quantité.
Photo : 47208.
Site n°063.156
259,950 N ; 495,550 E.
Située dans l’oued Defla, la source antique d’Aïn Akrlef alimentait le bassin du site el-
Fesguia (063.161) - situé plus au sud.- auquel elle était reliée par un petit aqueduc dont le
specus est encore visible sur quelques dizaines de mètres et à plusieurs endroits de son
parcours. Non repérée par le Lt. Lachèvre lors des travaux menés par la 2eme brigade
topographique en 1908- cette petite conduite construite en galets liaisonnés au mortier de
chaux et de sable est pourtant bien visible, souvent même mise à nu parle ravinement du
terrain. Courant à même le sol, elle présente un specus d’environ 15 cm de section avec
des piédroits de 0.25 m. chacun.
Photo 044: L’aqueduc courant à même le sol, 54723.
Site n°063.157
258,750 N ; 518,400 E ; Alt. 71 m.
Bir el Gdami
Puits totalement comblé. Selon Solignac, il serait à mettre en rapport avec el Qacr el-
Qadim, c’est-à-dire, Abbassiya qui, toujours, selon le même auteur se dressait à côté sur
un petit « Tel » côté 74, là où Marçais a mené sa fouille du dit site !
Bib : Cf Solignac, Recherches sur les installations hydrauliques de Kairouan et des steppes
tunisiennes du VIIe au XIe siècle (J.-C.), AIEO Alger, 1952.
Site n°063.158
260,050 N ; 491,650 E.
A cet emplacement se trouvent une station moderne de pompage, des puits et des regards
datant de l’époque coloniale… Toutefois, 100 m. plus au nord, il y a les traces d’un mur
de dérivation et d’un ralentisseur antiques ; la sigillée est aussi attestée.
Photo : 46801
Site n°063.159
Hr. El Berka
Site antique et islamique. Arasé et de surcroît recouvert par les alluvions de Oued
Marguellil-Remel, il se présente sous la forme d’un petit tell d’à peu près 70 m. de
diamètre et à la surface duquel les vestiges se résument à quelques tesselles de mosaïque,
des tessons de céramique antique - sigillée et commune- et islamique, des pieds
d’amphores, de la brique cuite et quelques pièces de monnaie antique…
Selon Solignac, ce bassin serait celui qu’aurait construit Abou Ibrahim Ahmed, en 863
ap. J.-C.
Bibliographie :
F. Mahfoudh, ، المعھد الوطني للتراث،19 افريقية، تعددت األ سماء والموضع واحد ا: القصر القديم، العباسية،قصر الماء
.144-119 ص،2002 ،تونس
M. Solignac, Recherches sur les installations hydrauliques de Kairouan et des steppes
tunisiennes du VIIe au XIe siècle (J.-C.), Annales de l’Institut d’études orientales, Alger, 1952, p.
1-273.
P. Gauckler, Enquête sur les travaux hydrauliques des Romains en Tunisie,
G. Marçais, Fouilles à Abbassiya près de Kairouan, Bulletin archéologique du comité des travaux
historiques et scientifiques, 1925, p. 295-306.
Site n°063.160
259,500 n ; 492, 500 E.
Aqueduc de Cherichira.
Du même genre que dans le cas d’oued el-Mouta, les franchissements des oueds el-Bghel
et el-Ghareg sont cependant d’une envergure beaucoup plus modeste. De surcroît, à ces
deux endroits, les ponts sont aujourd’hui totalement ruinés. Cependant, à proximité du
franchissement de Oued el-Beghel nous avons repéré les vestiges d’un bassin de 4 m de
long et de 3.65 m. de large ; finement étanchéisée, cette structure posée à même le sol ne
laisse pas d’étonner.
Au delà de ces cours d’eau, suivant une direction sud-est, la canalisation – qui est à
nouveau double – plonge dans une tranchée pour atteindre le site de Sidi Boujedaria.
Site n°063.161
259,400 N ; 496,200 E.
El-Fesguia
Ce bassin qui occupe une petite crête se distingue des autres structures de ce genre par
des contreforts rattachés à la paroi par une section circulaire.. Il est malheureusement en
mauvais état de conservation, deux de ses côtés étant détruits et des pans entiers de son
mur sud –avec leurs contreforts– gisant dans le ravin quelques mètres plus bas.
Ce bassin est alimenté par un petit aqueduc qui court à même le sol et dont le point de
départ se situe du côté de Aîn Khlef (63156).
Bibliographie :
P. Gauckler, Enquête sur les installations…, IV, Répertoire II, Rapport sur les travaux des
Romains reconnus par la deuxième brigade topographique de Tunisie pendant la campagne de
1908, Lt. Lachèvre, p. 274-275.
Site n°063.162
259,450 N ; 491,750 E.
Es sebaa regoud
Quatre mzars en pierre séches sur les hauteurs qui surplombent la rive droite de oued
Cherichira. Présence de céramique tardive – modelée – votive…
Site n°063.163
259,000 N ; 497,700 E.
Mzar sous forme d’enclos rectangulaire de 17, 20 x 14, 20 m délimité par des murets
partie en pierres sèches et partie en moellons liaisonnés à l’argile – 4 à 5 assises. A
l’intérieur côté ouest, un petit compartimentage révèle 5 petites cellules à peine marquées
par des alignements de pierres. L’une d’entre elles recèle des offrandes et des objets
cultuels : bougies, pierre sphérique, traces de badigeonnage de henné, etc.. En dehors de
l’enceinte du mzar, il y a un petit cimetière tardif où les tombes sont maçonnées.
Photo : 54671.
Site n°063.164
259,200 N ; 497,200 E ; Alt. 275 m.
Carrière taillée dans le petit massif d’er Ras el Ahmar ; actuellement abandonnée, il
semble qu’elle ait fait l’objet d’une exploitation tardive. Toutefois, on lui rapporte la
colonnette signalée à Bir Chalghoum (site 63105).
Photo : 54 768
Site n°063.165
258,550 N ; 497,700 E ; Alt m 175 m.
Sidi Mheddheb
Photo 048: Mzar de sidi Ali Ben Salem. Vue sur la citerne éventrée, 54673.
Photos : 54675
A vrai dire, ce sont deux mzars, l’un dédié à Sidi Mhedheb, l’autre à Lalla M’barka. Les
deux sont de petits enclos en pierres sèches disposées en arc de cercle. Aux environs, il y
a de la céramique commune et modelée – sans doute votive.
Entre ce mzar et celui de sidi Abdelkader, s’intercale un troisième qui n’a pas été porté
sur la carte archéologique : le mzar de Sidi Ali ben Salem. A égale distance des deux
autres, il offre la particularité d’être placé à même un site antique, précisément à
l’intérieur d’une citerne éventrée longue de 18,50 m., large de 6,70 m. Le mzar est aussi
un cimetière ouvert abritant des tombes également en pierres sèches.
Dans les environs aussi, il y a Sidi Edhaher – également non porté sur la carte. Là, une
construction imposante blanchie à la chaux et maintenue fermée semble plutôt renvoyer à
un marabout qu’à un simple mzar. Tout autour, un cimetière avec des tombes maçonnées
et d’autres, moins récentes, en pierres sèches.
Photo : 54676.
Site n°063.166
Parcours de l’aqueduc ?
Site n°063.136
263,750 N ; 496,650 E.
Aïn el-Afia
Source presque tarie suintant souterrainement dans une cavité - tunnel taillée dans un
grand rocher. Aïn el-Afia est par ailleurs doublée d’un mzar voué au culte de Oummi
Afia – la source – et signalé par quelques dépôts cultuels – bougies, encens, fanion avec
les couleurs de Oummi Afia – la source…
Photos : 54692 à 54694
Il faut aussi signaler – sans que cela ne soit porté sur la carte en tant que site - que dans le
lit du petit oued dit oued el-Aïn, 250 m. à l’est de la source, une présence significative
d’éclats de silex ainsi que de quelques fragments d’œuf d’autruche…
Photo : 54691
De même, encore plus loin – 1 km.- dans la même direction, nous avons repéré les
vestiges d’une carrière antique d’où l’on extrayait des blocs parallélépipédiques et
d’autres sphériques – meules ? Sur place, une petite surface aplanie porte des restes de
murs arasés et recèle quelques tessons de céramique commune.
Site n°063.167
257,750 N ; 200,800 E ;
Photo : 46810
Site n°063.168
256,750 N ; 517,000 E.
Il ne reste plus rien du barrage signalé à cet emplacement.
Site n°063.169
Site n°063.170
257,300 N ; 501, 550 E.
El-Ksar
Site n°063.171
257,450 N ; 496,600 E
Sous forme d’enclos rectangulaire comme son homonyme situé un peu plus loin - moins
de 2 km au nord – cet autre mzar de sidi Abdelkader est ceint par de tous petits murets
faits de 4 à 5 assises de pierres en partie sèches, en partie liaisonnées à l’argile. A
l’intérieur de ce quadrilatère de 15,30 x 12 m. côté ouest, un petit compartimentage en
pierres sèches dégage 5 petites cellules dont une contenant des objets et des signes
cultuels : une pierre sphérique, des bougies ainsi que des traces de badigeonnage au
henné.
Photo : 47245
Site n°063.172
255, 200 N ; 517, 200 E.
Récent, ce puits cylindrique n’offre rien de particulier si non qu’il fait partie d’une ferme
coloniale à laquelle nous n’avions pu accéder. Aux environs, il y a de rares tessons de
céramique actuelle.
Hr. Ettrab
Site n°063.174
255, 500 N ; 509, 300 E.
Petit marabout dont la coupole est aujourd’hui effondrée. Aux alentours, un cimetière
compte quelque dizaines de tombes simplement recouvertes de terre.
Photo : 47324.
Site n°063.175
256,500 N ; 489,500 E.
El-Houafa
Cimetière islamique non clôturé. On y voit des tombes de toutes sortes – maçonnées, en
pierres sèches ou simplement couvertes de briques – ainsi que des mzars. Dans le douar,
tout à proximité, un fût de colonne en provenance d’un site antique des environs…
Site n°063.176
Site en partie enseveli sous le palais de Raqqada ; de par son emplacement, il pourrait
s’agir d’une petite adduction destinée à alimenter le grand bassin de Raqqada.
Site n°063.177
255, 000 N ; 516, 050 E.
Précédé d’un avant corps formant une sorte de vestibule en arcades, le marabout-zaouia
de Sidi Amor el-Knani est un véritable petit complexe cultuel. On y trouve outre un
espace central coiffé d’une coupole sphérique - montée sur pendentifs et allégée par des
tubes en céramique- deux pièces latérales – à toit plat – dont une donnant sur un mihrab.
Le catafalque de Sidi Amor est un ouvrage de Sidi Abada ; il est - tout comme dans le
cas de celui de Sidi Abdallah bel Haj (63 108)- flanqué d’une planche épigraphe.
Photo 050: Vue du Mausolée, 47314.
Photo : 47314
Bibliographie :
ه ‘ تحقيق1992 تكميل الصلحاء و االعيان لمعالم االيمان في أولياء القيروان‘ تأليف محمد بن صالح عيسى الكنانى القيروانى
.20-14 . ص، المكتبة العتيقة،1970 ،و تعليق محمد العنابى ‘ تونس
Site n°063.178
256,650 N ; 488,100 E.
Site n°063.179
256,650 N ; 488,900 E.
A cet emplacement, du côté d’el-Houfia, nous avons deux cimetières tardifs et ouverts,
l’un abandonné, l’autre encore utilisé. Le premier immédiatement situé sur le flanc de la
montagne est le plus ancien. Les tombes en pierres sèches y sont exclusives. Le second,
posé un peu plus bas, compte aussi quelques sépultures maçonnées, chaulées et marquées
de chouahed. L’ancien cimetière abrite aussi trois mzars matérialisés par de petits arcs en
pierres sèches …
Trois mzars en pierres sèches respectivement voués au culte de Sidi Maammar, Lalla
Hnia et sidi el-Bachir. Celui de sidi Mammar, siué en hauteur domine la zone.
Site n°063.181
256,150 N ; 489,700 E.
Sidi Abdelhfidh
Mzar en pierres sèches posé à l’ombre d’une jedaria. Aux environs immédiats, on a
repéré deux meules antiques, un tambour de colonne et quelques tessons de céramique
commune. Aussi, à proximité, un autre mzar dédié à une certaine Lalla Mannoubia.
Site n°063.182
509, 000 N ; 255,000 E.
Hr el-Haouaria
On ignore quelle signification donner au toponyme de Haouaria tant il est vrai qu’il peut
tout aussi bien se rapporter à la notion latine d’horreum que dériver de l’ethnique arabe
Haouara ; Aujourd’hui, à l’emplacement matérialisé sur la carte par de légers traits, il n’y a
point de vestiges archéologiques…
Site n°063.183
254,900 N ; 507, 000 E.
Sidi Fredj
Mzar entièrement construit. Il s’agit d’un espace carré de 5,30 m. de côté coiffé d’une
coupole sur pendentifs initialement montée à l’aide de tubes en céramique mais depuis
reconstruite avec des briques rouges creuses. Aux alentours, une petite aire d’inhumation
comporte des tombes simplement signalées par de petits amas de pierres sèches ainsi que des
tessons de céramique tardive votive – modelée essentiellement.
A proximité, également, un puits cylindrique d’ 1.30m. de diamètre.
Site n°063.184
255,300 N ; 492,150 E.
Superficie : 1 ha.
Victime de l’alluvionnement, important aux abords du Zeroud, ce site antique n’est plus
signifié que par des tessons de céramique sigillée –rare -, commune et islamique – à
glaçure à base de vert et de brun aubergine…
Site n°063.185
254, 600 N ; 505, 000 E.
Bir Terroud
Photo : 47327.
Site n°063.186
254, 000 N ; 511, 750 E.
Photos : 47320-47321.
Site n°063.187
254, 250 N ; 504, 250 E.
Hr. Terroud
Superficie : 2 ha.
Site n°063.188
253, 400 N ; 514, 250 E.
Sidi Mohammed Gatel ed Djoua ; ainsi orthographié sur la carte au 1.50000e mais en
fait il s’agit de : . المدعو ﺑقاتل الجوع، القديدى- ﺑالفتح- و ھو محمد،قاتل الجوع
Marabout du Saint Mohmmed el-Qadidi qui a vécu au IXe siècle de l’hégire. Difficile
d’accès car situé sur une étroite langue de terre cernée par les oueds Zeroud et el-Maleh,
le marabout lui-même occupe aujourd’hui les restes d’une construction ruinée …En
vérité, il n’en reste qu’un pan de mur contre lequel est accolée la tombe du Saint…
Construit en brique cuite, ce mur offre la particularité d’être renforcé aux angles par deux
colonnettes, l’une en marbre blanc veiné de gris, l’autre en marbre vert serpentin avec
des tâches également en gris… Gisant par terre, une troisième colonnette de même
couleur que la première semble participer du même décor ; on ignore toutefois qu’elle ait
pu être son emplacement…
Photo 051: Vestiges du Mausolée de Guatel el joua, 47316-47317.
A proximité, en direction sud, une petite butte supporte un cimetière avec des tombes les
unes en pierres sèches, les autres construites… Les pourtours de cette aire d’inhumation
ont révélé une large palette de matériel archéologique :
Photos : 47325-47326.
Bibliographie :
‘ ه1992 تكميل الصلحاء و االعيان لمعالم االيمان في أولياء القيروان‘ تأليف محمد بن صالح عيسى الكنانى القيروانى
22 . ص، المكتبة العتيقة،1970 ،تحقيق و تعليق محمد العنابى ‘ تونس
Site n°063.189
253, 000 N ; 513, 750 E.
Bir Kraouda.
Photo: 46772
BIBLIOGRAPHIE GENERALE
1. Atlas
1. Atlas archéologique de Tunisie, par R. Cagnat, R. Babelon et S. Reinach, 1893-1913,
1ere série au 1/50000 : Feuille Kairouan, n° 63
2 ème série au 1/100000 par R. Cagnat et A. Merlin, 1914-1926 : Feuille jebel
Boudabbous, n° 31.
2. Atlas Préhistorique de Tunisie par A. Zoghlami, M. Harbi Riahi, A. Gragueb et G.
Camps, 1985 : Feuille Kairouan au 1/200 000
2. Cartes
La deuxième brigade topographique de Tunisie a exécuté, en 1898, des levés au 1/40000e
et au1/80000e. Ces travaux sur terrain qui ont été exécutés par les lieutenants de
Kernabon, Hullot de Collart, Bassot, Roumeguère et Lachèvre ont par la suite permis
l’impression des feuilles :
Kairouan – topographique – au 1/50000e, n° 63 ;
Kairouan – géologique – au 1/50000e, n° 63 ; avec notice explicative réalisée par G.
Kastany, S.E.F.A.N., Tunis, 1952.
Feuille Kairouan au 1/100 000, n° 37 ;
Il faut également mentionner les feuilles :
Kairouan au 1/ 100 000, n° 37
Kairouan au 1/ 200000, n°11 ;
Ash-Shbika au 1/50000, feuille NI-32-XXII-4b ;
3. Photographies aériennes
Mission 1996 ; échelle 1/2500