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Gestion Des Déchets Biomédicaux Au Sein de Cinq Structures Hospitalières de Dakar, Sénégal

Ce document traite de maladies diarrhéiques, il est utile pour tout corps scientifique et non scientifique

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Patrice Mafuta
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Bull. Soc. Pathol. Exot.

(2012) 105:296-304
DOI 10.1007/s13149-012-0244-y

SANTÉ PUBLIQUE / PUBLIC HEALTH

Gestion des déchets biomédicaux au sein de cinq structures hospitalières


de Dakar, Sénégal
Biomedical waste management in five hospitals in Dakar, Senegal

M. Ndiaye · L. El Metghari · M.M. Soumah · M.L. Sow


Reçu le 16 juin 2011 ; accepté le 10 avril 2012
© Société de pathologie exotique et Springer-Verlag France 2012

Résumé Les déchets biomédicaux (DBM) constituent un services et de brouettes dans 33,7 %. L’élimination des
problème sanitaire et environnemental. Aussi, une étude a DBM était effectuée dans de vieux incinérateurs ou des fours
été menée au niveau des cinq hôpitaux de Dakar pour y ana- artisanaux, avec d’importantes émanations de fumées. Les
lyser la gestion et formuler des recommandations. Il s’agit conditions de travail étaient jugées mauvaises par 81,3 %
d’une étude transversale descriptive qui s’est déroulée du des travailleurs interrogés et les équipements de protection
1er avril au 31 juillet 2010. Un questionnaire soumis aux res- individuelle disponibles dans seulement 45,3 % des services.
ponsables des hôpitaux, chefs de services, surveillants de ser- Les connaissances sur la gestion des DBM étaient jugées
vices et responsables de l’hygiène hospitalière et un entretien suffisantes par 62,6 % des personnes interrogées et les ris-
avec les personnels de soins et les opérateurs d’incinérateurs ques sanitaires liés aux DBM connus par 80 %.
ont permis d’apprécier les mécanismes et les connaissances
sur la gestion des DBM. Sur les 150 questionnaires distri- Mots clés Déchets biomédicaux · Gestion · Pollution ·
bués, 98 réponses ont été obtenues, soit un taux de réponse Risques · Hôpital Principal · CHNU de Fann · CHNU
de 65,3 %. Un entretien avec 75 travailleurs directement Aristide-Le-Dantec · Hôpital communal Abass-Ndao ·
impliqués dans la gestion des DBM et des observations sur Hôpital général de Grand-Yoff · Dakar · Sénégal ·
la gestion des DBM au niveau des 86 services ont été réali- Afrique intertropicale
sés. Les déchets tranchants et piquants et ceux de sang et de
fluides étaient trouvés dans tous les services, à l’exception
des pharmacies, les déchets pharmaceutiques dans 66 servi- Abstract Biomedical waste is currently a real health and
ces, les déchets infectieux dans 49 services et les déchets environmental concern. In this regard, a study was conduc-
anatomiques dans 11 services. Le tri des DBM était inadapté ted in 5 hospitals in Dakar to review their management of
dans 53,5 % des services et l’utilisation du système de biomedical waste and to formulate recommendations. This is
codage par couleur effective dans 31,4 % des services. Des a descriptive cross-sectional study conducted from 1 April to
boîtes de sécurité pour le recueil des objets tranchants et 31 July 2010 in five major hospitals of Dakar. A question-
piquants étaient disponibles dans 82,5 % des services et leur naire administered to hospital managers, heads of depart-
utilisation effective dans 51,1 % d’entre eux. Dans la majo- ments, residents and heads of hospital hygiene departments
rité des services, un conditionnement inadapté était noté as well as interviews conducted with healthcare personnel
sous la forme d’une utilisation de bouteilles et poubelles en and operators of waste incinerators made it possible to assess
plastique pour le recueil et d’un remplissage des boîtes de mechanisms and knowledge on biomedical waste manage-
sécurité avec des débordements. À l’exception de l’Hôpital ment. Content analysis of interviews, observations and a
Principal, le lieu de stockage central était à ciel ouvert, non data sheet allowed processing the data thus gathered. Of
sécurisé, avec des DBM jonchant le sol et souvent mélangés the 150 questionnaires distributed, 98 responses were obtai-
aux déchets assimilés à des ordures ménagères (DAOM). Le ned representing a response rate of 65.3%. An interview was
transport des DBM vers le lieu de stockage central se faisait conducted with 75 employees directly involved in the mana-
à l’aide de tables roulantes ou de chariots dans 67,4 % des gement of biomedical waste and observations were made on
biomedical waste management in 86 hospital services.
Sharps as well as blood and liquid waste were found in all
services except in pharmacies, pharmaceutical waste in
M. Ndiaye (*) · L. El Metghari · M.M. Soumah · M.L. Sow
Service de médecine du travail, FMPOS, UCAD, Sénégal 66 services, infectious waste in 49 services and anatomical
e-mail : [email protected] waste in 11 services. Sorting of biomedical waste was
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ill-adapted in 53.5% (N = 46) of services and the use of the • catégorie C : les déchets infectieux et hautement infectieux
colour-coding system effective in 31.4% (N = 27) of servi- (déchets de laboratoires et cultures microbiologiques) ;
ces. Containers for the safe disposal of sharps were available • catégorie D : les autres déchets dangereux (substances
in 82.5% (N = 71) of services and were effectively utilized in chimiques, gazeuses, liquides ou solides à haute teneur
51.1% (N = 44) of these services. In most services, an ill- en métaux lourds) ;
adapted packaging was observed with the use of plastic bott- • catégorie E : les DBM radioactifs (cobalt, technétium,
les and bins for waste collection and overfilled containers. iridium).
With the exception of Hôpital Principal, the main storage
Les risques liés aux DBM sont d’ordre psychosocial, trau-
area was in open air, unsecured, with biomedical waste litte-
matique, infectieux, toxique, radioactif et environnemental.
red on the floor and often mixed with waste similar to hou-
La gestion des DBM est décrite comme le processus
sehold refuse. The transfer of biomedical waste to the main
visant à garantir l’hygiène des établissements de soins, la
storage area was done using trolleys or carts in 67.4% (N =
sécurité du personnel de santé et de la communauté. Elle
58) of services and wheelbarrows in 33.7% (N = 29). Bio-
inclut la planification, l’approvisionnement, la formation et
medical waste was disposed of in old incinerators or in arti-
le comportement du personnel de santé, l’utilisation correcte
sanal ovens with a great deal of smoke emanating from
des outils, du matériel et des produits pharmaceutiques, les
these. Working conditions were deemed poor by 81.3% (N
méthodes de traitement adaptées à l’intérieur ou à l’extérieur
= 61) of employees interviewed and personal protection
des établissements de soins et l’évaluation [2].
equipment was available in 45.3% (N = 39) of services.
L’étude menée entre 1997 et 1999 par l’Institut africain de
Knowledge about biomedical waste management was dee-
gestion urbaine au niveau de quatre villes d’Afrique de
med satisfactory by 62.6% (N = 47) of interviewees and
l’Ouest (Bamako, Ouagadougou, Cotonou, Dakar) a montré
80% (N = 60) were aware of the health risks related to bio-
une gestion défectueuse des DBM et une absence totale de
medical waste. The poor management of biomedical waste is
stratégies correctrices [7].
a reality in hospital facilities in Dakar. This can be addressed
L’enquête menée en 2002 par l’OMS dans 22 pays en
by increasing the awareness of managers for an effective
développement a révélé que la proportion d’établissements
application of the legislation, implementing realistic mana-
de soins n’appliquant pas les méthodes appropriées d’élimi-
gement programmes and providing the appropriate on-
nation des déchets de soins variait entre 18 et 64 % [9].
the-job training to staff members.
Devant cette situation préoccupante, l’OMS a lancé
en 2005 le défi mondial pour la sécurité des soins et proposé,
Keywords Biomedical waste · Management · Pollution ·
comme principale stratégie, la gestion des DBM pour préve-
Hazards · Hôpital Principal · CHNU de Fann · CHNU
nir les différents risques engendrés [11].
Aristide-Le-Dantec · Hôpital communal Abass-Ndao ·
C’est dans ce cadre qu’il nous a paru nécessaire d’effec-
Hôpital général de Grand-Yoff · Dakar · Senegal ·
tuer une étude sur la gestion des DBM au sein de cinq struc-
Sub-Saharan Africa
tures hospitalières de Dakar dans la perspective d’y réduire
les risques qui leur sont liés et d’améliorer les conditions
d’hygiène et de sécurité dans l’environnement de travail.
Introduction

Les déchets biomédicaux (DBM), ou déchets de soins médi-


Matériel et méthodologie
caux (DSM), comprennent tous les déchets issus des activi-
Il s’agit d’une étude descriptive transversale menée du
tés de diagnostic, de suivi, de traitements préventifs, curatifs
1er avril au 31 juillet 2010 au niveau des cinq hôpitaux de
et palliatifs dans le domaine de la médecine humaine et vété-
Dakar, l’hôpital communal Abass-Ndao, l’hôpital général de
rinaire. Ils sont produits par les établissements de santé
Grand-Yoff, l’Hôpital Principal, le CHNU de Fann et le
humaine, d’hygiène vétérinaire, de recherche et d’enseigne-
CHNU Aristide-Le-Dantec, qui constituent les centres
ment médical, les laboratoires d’essai ou de recherche
nationaux de référence pour les patients, de formation et
clinique et les établissements de production ou d’essai de
d’apprentissage pour les professionnels de la santé.
vaccin [19].
Une lettre a été adressée au préalable aux responsables
Les DBM sont classés en cinq catégories [20] :
des structures hospitalières pour obtenir une autorisation et
• catégorie A : les DBM sans risques (ordures de bureaux, un appui dans la réalisation de l’enquête.
emballages, restes alimentaires) ; La population de l’étude comprenait les responsables des
• catégorie B : les DBM nécessitant une attention particulière hôpitaux (directeur, responsable des ressources humaines),
(déchets anatomiques, déchets tranchants et piquants, les chefs des services médicaux, chirurgicaux, pharmaceu-
déchets pharmaceutiques, déchets sanguins et fluides) ; tiques et des laboratoires, les surveillants de service, les
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responsables de l’hygiène hospitalière, les personnels de cinq services d’imagerie médicale, quatre services d’odonto-
soins, les techniciens de surface et les opérateurs logie, cinq pharmacies, 12 laboratoires et cinq morgues
d’incinérateurs. (Tableau 1).
Les outils de collecte des données étaient : Ces hôpitaux employaient 3 833 travailleurs dont 18,3 %
au niveau de l’Hôpital Principal, 29,3 % au CHNU Aristide-
• un questionnaire adressé aux responsables des structures,
Le-Dantec, 18,9 % à l’hôpital général de Grand-Yoff, 19,6 %
chefs des services, surveillants des services et responsa-
au CHNU de Fann et 13,9 % à l’hôpital communal Abass-
bles de l’hygiène hospitalière pour apprécier les mécanis-
Ndao.
mes de gestion des DBM ;
Les administratifs représentaient 6,2 % de ce personnel,
• un guide d’entretien à l’intention des opérateurs de DBM
les médecins 20,7 %, les pharmaciens 1,9 %, les infirmiers
(techniciens de surface, opérateurs d’incinérateurs) et des
43,6 %, les sages-femmes 2,7 %, les aides-infirmiers 13,5 %,
personnels de soins (médecins, infirmiers, sages-femmes)
les agents d’hygiène 0,5 %, les techniciens de surface 10,5 %
pour apprécier leurs connaissances sur la gestion des
et les opérateurs d’incinérateurs 0,4 % (Tableau 2).
DBM ;
Sur les 150 questionnaires distribués aux responsables
• une grille d’observation pour mettre en relation et objec-
des hôpitaux, chefs de service, surveillants de service et res-
tiver les informations recueillies lors des questionnaires,
ponsables de l’hygiène hospitalière, 98 réponses ont été
entretiens et observations au sein des services ;
obtenues, soit un taux de réponses de 65,3 %.
• un appareil photo numérique pour appuyer les observa-
Un entretien a été réalisé auprès de 75 travailleurs direc-
tions au sein des services ;
tement impliqués dans la gestion des DBM, à savoir les per-
• une fiche de saisie des données pour leur traitement.
sonnels de soins, les techniciens de surface et les opérateurs
La méthode de recueil des données était basée sur les d’incinérateurs (Tableau 3).
observations directes, le questionnaire, les entretiens et les Des observations sur la gestion des DBM ont été égale-
photographies. ment réalisées dans l’ensemble des services.
Les variables étudiées étaient les différentes catégories de Les déchets tranchants et piquants et ceux de sang et de
DBM produites, les différentes étapes de gestion des DBM fluides étaient retrouvés dans tous les services à l’exception
(tri, conditionnement, stockage, transport, élimination), les des pharmacies, les déchets pharmaceutiques dans 66 servi-
moyens de protection mis à la disposition du personnel, les ces, les déchets infectieux dans 49 services et les déchets
connaissances et pratiques du personnel sur la gestion et les anatomiques dans 11 services.
risques sanitaires liés aux DBM. Les déchets assimilables aux ordures ménagères
Les difficultés rencontrées étaient essentiellement liées au (DAOM) étaient des cartons, papiers, sacs et pochettes
refus de certaines personnes à participer à l’enquête. en plastique, bouteilles d’eau minérale vides et restes
Les données collectées ont été saisies à l’aide d’un logi- alimentaires.
ciel ÉpiInfo version 6. Les déchets infectieux comprenaient des lames de cultu-
res microbiologiques, des tubes de culture et des milieux de
culture.
Résultats Les déchets anatomiques retrouvés étaient des cordons
ombilicaux, placentas, fœtus, pièces anatomiques et dents.
Les cinq hôpitaux concernés par l’étude comprennent 86 ser- Les déchets pharmaceutiques comprenaient des flacons
vices dont 31 services médicaux, 24 services chirurgicaux, vides de solutés, d’antibiotiques et de divers médicaments.

Tableau 1 Répartition des services concernés / Distribution of the concerned services

Hôpitaux Services Total


Médecine Chirurgie Imagerie Odontologie Pharmacie Laboratoire Morgue
médicale
Hôpital Principal 6 5 1 1 1 3 1 18
CHNU A.-Le-Dantec 8 8 1 1 1 4 1 24
Hôpital général 6 5 1 1 1 2 1 17
de Grand-Yoff
CHNU de Fann 6 3 1 1 1 2 1 15
Hôpital Abass-Ndao 5 3 1 0 1 1 1 12
Total 31 24 5 4 5 12 5 86
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Les autres types de déchets produits étaient des films

1 125 (29,3 %)

3 833 (100 %)
radiologiques, des solutions de fixation et de développement

703 (18,3 %)

724 (18,9 %)

751 (19,6 %)
530 (13,9 %)
des films de radiologie, des colorants de laboratoires, des
amalgames et des thermomètres médicaux. Les déchets les

Total
plus fréquemment retrouvés étaient des déchets tranchants et
piquants, suivis de déchets de sang et de fluides, des déchets
incinérateur
pharmaceutiques, des déchets infectieux et des déchets
Opérateur

4 (0,12 %)
5 (0,14 %)
1 (0,02 %)

3 (0,07 %)
2 (0,05 %)
402 (10,5 %) 15 (0,4 %)
anatomiques.
Le tri était systématique dans 46,5 % de l’ensemble des
services des cinq hôpitaux, soit dans 19,8 % des services
de l’Hôpital Principal, dans 11,6 % au CHNU, dans 7 % à
Technicien
de surface
74 (1,9 %)
96 (2,5 %)
77 (2,1 %)

86 (2,2 %)
69 (1,8 %)
l’hôpital général de Grand-Yoff, dans 4,6 % au CHNU de
Fann et dans 3,5 % des services de l’hôpital Abass-Ndao
(Tableau 4).
Le tri des DBM était inadapté (absence de séparation des
3 (0,08 %)
6 (0,16 %)
4 (0,07 %)

3 (0,08 %)
517 (13,5 %) 21 (0,5 %)
107 (2,8 %) 5 (0,11 %)
d’hygiène

DBM et des DAOM) dans 53,5 % de l’ensemble des servi-


ces. Ce tri inadapté concernait 16,3 % des services du CHNU
Agent

Aristide-Le-Dantec, respectivement 12,8 % de ceux de l’hô-


pital général de Grand-Yoff et du CHNU de Fann, 10,5 % de
165 (4,3 %)

ceux de l’hôpital communal Abass-Ndao et 1,1 % de ceux de


69 (1,8 %)

96 (2,5 %)

80 (2,1 %)
infirmier

l’Hôpital Principal.
Sage-femme Aide-

Le système de codage par couleur des différentes catégo-


ries de déchets était utilisé dans 31,4 % de l’ensemble des
services et concernait 12,8 % de ceux de l’Hôpital Principal,
25 (0,66 %)

24 (0,64 %)
1 670 (43,6 %) 103 (2,7 %)
22 (0,6 %)
32 (0,8 %)

7 % de ceux du CHNU A.-Le-Dantec, respectivement 5,8 %


de ceux du CHNU de Fann et de l’hôpital général de Grand-
Tableau 2 Distribution du nombre des employés / Casting of the number of the employees

Yoff. Cependant, ce système de codage n’était pas utilisé au


0

niveau de l’hôpital Abass-Ndao (Tableau 4).


Des boîtes de sécurité pour le recueil des objets tranchants
358 (9,4 %)

317 (8,3 %)

295 (7,7 %)
199 (5,2 %)
501 (13 %)
Infirmier

et piquants étaient disponibles dans 82,5 % des services.


Cette disponibilité était constatée dans 20,9 % des services
de l’Hôpital Principal (tous les services), dans 22,1 % de
ceux du CHNU A.-Le-Dantec, 17,4 % de ceux de l’hôpital
17 (0,5 %)
24 (0,6 %)
15 (0,4 %)

195 (5,1 %) 14 (0,3 %)

793 (20,7 %) 75 (1,9 %)


111 (2,9 %) 5 (0,1 %)
Pharma-

général de Grand-Yoff, 13,9 % de ceux du CHNU de Fann et


8,2 % de ceux de l’hôpital Abass-Ndao. Cependant, l’utili-
cien

sation de ces boîtes n’était effective que dans 51,1 % des


services (Tableau 4).
107 (2,8 %)
238 (6,2 %)
142 (3,7 %)

À l’exception de l’Hôpital Principal, ces boîtes de sécurité


Administratif Médecin

étaient remplies à bord avec des débordements dans les


autres hôpitaux où des bouteilles ou poubelles en plastique
étaient utilisées pour le recueil des déchets piquants et tran-
chants (Figs. 1 et 2).
47 (1,26 %)

46 (1,24 %)

237 (6,2 %)
49 (1,3 %)
58 (1,5 %)

37 (0,9 %)

Le système de codage par couleur utilise le rouge pour les


déchets anatomiques, l’orange pour les déchets d’animaux et
le jaune pour les déchets de sang et fluides, les déchets
piquants et tranchants et les déchets de laboratoires.
CHNU A.-Le-Dantec

Les déchets anatomiques étaient conditionnés dans des


Hôpital Abass-Ndao

sacs plastiques déposés dans des poubelles plastiques


Hôpital Principal

CHNU de Fann
Hôpital général
de Grand-Yoff

munies de couvercles au niveau de tous les hôpitaux, sauf


au niveau de l’hôpital communal Abass-Ndao où ils étaient
Hôpitaux
Services

jetés dans des poubelles plastiques démunies de couvercles.


Total

Les déchets d’activités de soins à risque infectieux


(DASRI) solides étaient conditionnés dans des sacs
300 Bull. Soc. Pathol. Exot. (2012) 105:296-304

Tableau 3 Distribution des différentes activités de l’enquête / Casting of the various activities of the survey employees

Activités de l’enquête Services enquêtés Questionnaires Questionnaires Nombre


Hôpitaux distribués remplis d’interviews
Hôpital Principal 17 (19,8 %) 32 (21,3 %) 23 (15,3 %) 20 (26,7 %)
CHNU A.-Le-Dantec 20 (23,2 %) 41 (27,4 %) 30 (20 %) 23 (30,7 %)
Hôpital général de Grand-Yoff 14 (16,3 %) 29 (19,3 %) 19 (12,7 %) 13 (17,3 %)
CHNU de Fann 14 (16,3 %) 27 (18 %) 15 (10 %) 10 (13,3 %)
Hôpital Abass-Ndao 10 (11,6 %) 21 (14 %) 11 (7,3 %) 9 (12 %)
Total 75 (87,2 %) 150 (100 %) 98 (65,3 %) 75 (100 %)

Tableau 4 Résultats globaux / Global results

Résultats Tri Tri inadapté Codage Disponibilité Utilisation Existence Disponibilité


Hôpitaux systématique boîtes boîtes lieu des EPI
de sécurité de sécurité stockage
sécurisé
Hôpital Principal 17 (19,8 %) 1 (1,1 %) 11 (12,8 %) 18 (20,9 %) 16 (18,6 %) 18 (20,9 %) 13 (15,2 %)
CHNU A.-Le-Dantec 10 (11,6 %) 14 (16,3 %) 6 (7 %) 19 (22,1 %) 11 (12,8 %) 15 (17,4 %) 10 (11,6 %)
Hôpital général 6 (7 %) 11 (12,8 %) 5 (5,8 %) 15 (17,4 %) 8 (9,3 %) 13 (15,2 %) 7 (8,2 %)
de Grand-Yoff
CHNU de Fann 4 (4,6 %) 11 (12,8 %) 5 (5,8 %) 12 (13,9 %) 6 (7 %) 10 (11,6 %) 6 (7 %)
Hôpital Abass-Ndao 3 (3,5 %) 9 (10,4 %) 0 7 (8,2 %) 3 (3,5 %) 5 (5,8 %) 3 (3,5 %)
Total 40 (46,5 %) 46 (53,4 %) 27 (31,4 %) 71 (82,5 %) 44 (51,2 %) 61 (70,9 %) 39 (45,5 %)

Fig. 1 Boîtes de sécurité remplies de déchets piquants avec débordements et bouteilles en plastiques remplies de déchets piquants /
Safety plastic bottles filled with over flowing sharps waste in and plastic bottles filled with sharps waste

autoclavables alors que les DASRI liquides étaient dilués où elle est réalisée tous les mardis et vendredis avec achemi-
dans de l’eau de Javel. nement des DBM vers le CHNU Aristide-Le-Dantec.
La collecte des DBM était journalière au sein de tous les Un lieu de stockage sécurisé existait dans 70,9 % (n = 61)
hôpitaux, sauf au niveau de l’hôpital général de Grand-Yoff des services alors que le lieu de stockage central était non
Bull. Soc. Pathol. Exot. (2012) 105:296-304 301

Les déchets fluides étaient dilués dans l’eau de javel,


contenus dans des bidons, puis déversés dans le système
des égouts.
Les lames en verre étaient récupérées et réutilisées après
désinfection et autoclavage.
Les déchets piquants/tranchants, anatomiques et les
DASRI solides étaient incinérés au niveau de la structure
productrice, sauf au niveau de l’hôpital général de Grand-
Yoff qui ne dispose pas d’incinérateur. Au niveau de l’hôpi-
tal communal Abass-Ndao, ces déchets étaient brûlés dans
un four artisanal. Les incinérateurs utilisés au niveau des
deux CHNU étaient de vieux modèles produisant beaucoup
de fumées (Fig. 4).
Les conditions de travail étaient jugées mauvaises par
81,3 % (n = 61) des travailleurs interrogés et bonnes par
18,7 % (n = 14).
Les équipements de protection individuelle (EPI) étaient
Fig. 2 Poubelle en plastique remplie de DBM non triés disponibles dans 45,5 % (n = 39) des services avec des gants
avec des DBM au niveau du sol à côté de boîtes de sécurité vides de protection en caoutchouc dans tous ces services, des mas-
/ Plastic bottles filled with unsorted biomedical waste in with bio- ques dans 74,3 % (n = 29) d’entre eux, des tabliers dans
medical waste on the flour next to empty safety bottles 25,6 % (n = 10) et des bottes dans 15,4 % (n = 6).
Les connaissances sur la gestion des DBM étaient jugées
sécurisé, à ciel ouvert avec des DBM jonchant le sol au insuffisantes par 62,6 % (n = 47) des personnes interrogées
niveau de tous les hôpitaux sauf au niveau de l’Hôpital Prin- et les risques sanitaires liés aux DBM connus par 80 % (n =
cipal (Fig. 3). 60) d’entre eux.
Le transport des DBM à l’intérieur des services se faisait Au niveau de la formation sur la gestion des DBM, une
par manutention manuelle dans 55,8 % (n = 48) des services, séance a été organisée pour chaque catégorie professionnelle
à l’aide de tables roulantes ou chariots servant au transport à l’Hôpital Principal et aux CHNU de Fann et Aristide-
des patients dans 22,1 % (n = 19) alors que le transport vers Le-Dantec. Cette séance de formation a concerné 15 surveil-
le lieu de stockage central se faisait grâce aux tables roulan- lants de service, trois responsables de l’hygiène hospitalière,
tes ou chariots dans 67,4 % (n = 58) des services et par des 55 personnels de soins, 30 techniciens de surface et neuf
brouettes dans 33,7 % (n = 29). opérateurs d’incinérateurs.
Au niveau des cinq hôpitaux, l’évacuation des DAOM est
assurée par des entreprises privées jusqu’à la décharge à Discussion
ordures de Mbeubeuss.
La faible proportion de déchets anatomiques notée dans
notre enquête n’est pas retrouvée dans une étude antérieure
similaire où ces types de déchets étaient les plus importants
[5]. Il faut également signaler que, chez les musulmans, les
déchets anatomiques comme les membres ou segments de
membres sont souvent récupérés par les familles pour être
enterrés dans un cimetière.
Le tri des DBM est inadapté dans la majorité des services
des hôpitaux enquêtés (entre 75 % à l’hôpital Abass-Ndao et
58,3 % au CHNU A.-Le-Dantec), sauf à l’Hôpital Principal
de Dakar où seuls 5,5 % des services sont concernés. L’Hô-
pital Principal, hôpital d’instruction des armées, dispose
d’un budget deux à trois fois supérieur à celui des autres
hôpitaux et d’un personnel médical et administratif majori-
Fig. 3 Lieu de stockage central avec mélange des DBM, restes tairement militaire, ce qui explique en grande partie la bonne
alimentaires et DAOM / Central storage area mixing biomedical, marche de la gestion des DBM. À l’opposé, l’hôpital com-
food and household waste munal Abass-Ndao, directement géré par la mairie de Dakar,
302 Bull. Soc. Pathol. Exot. (2012) 105:296-304

Fig. 4 Incinérateur et four artisanal pour l’élimination des DBM/ Incinerators and artisanal ovens for biomedical waste

est confronté à des difficultés financières et organisationnel- personnel et surtout l’existence de ruptures dans l’approvi-
les, du fait du désaccord existant entre les différentes forces sionnement de ce matériel.
politiques composant l’organe de décision, le conseil muni- Le transport des DBM à l’intérieur des services et vers le
cipal et d’un personnel sous-qualifié recruté sur la base du lieu de stockage central constitue une étape à risque car
clientélisme politique. effectué par manutention manuelle ou à l’aide de chariot,
Au niveau des trois autres structures hospitalières (CHNU table roulante et brouette. En effet, ce transport devrait suivre
de Fann et Aristide-Le-Dantec, hôpital général de Grand- un circuit éloigné des zones fréquentées par les patients et
Yoff), théoriquement gérées par l’État, la mise en œuvre de visiteurs et s’effectuer avec le maximum de sécurité à l’aide
la réforme hospitalière, avec le désengagement de l’État et de chariots sanitaires ajustables. Ce type de chariot doit être
l’autonomie de gestion transférée aux collectivités locales et facile à charger, à décharger, à nettoyer et être fabriqué à
associations de consommateurs, a engendré de nombreuses moindre coût par l’artisanat local. La collecte et le transport
difficultés sur le plan humain, financier et technique. nécessitent un matériel spécifique indisponible dans les
L’absence d’une utilisation du système de codage dans hôpitaux enquêtés, sauf à l’Hôpital Principal qui en dispose
68,6 % des services hospitaliers obéit aux mêmes explica- grâce aux efforts budgétaires et surtout à la coopération tech-
tions fournies dans le domaine du tri. Ce codage, en permet- nique établie avec les hôpitaux militaires français du Val-
tant l’identification et la séparation des DBM, réduit de de-Grâce et Percy à Clamart.
façon significative la quantité de déchets nécessitant un trai- Une étude sur la gestion des DBM à l’hôpital régional de
tement spécial et le coût de ce traitement [12–14]. Ziguinchor dans la région sud du Sénégal a montré égale-
Dans une étude menée au Mali, le tri basé sur la sépara- ment des conditions de transport à risque avec l’utilisation
tion des déchets en deux catégories, avec des poubelles rou- des tables roulantes et des poubelles portées sur le dos ou la
ges pour les DBM et noires pour les DAOM, avait permis tête [8]. Au niveau des hôpitaux de Bamako, le transport vers
une amélioration dans la gestion des DBM [18]. les lieux de stockage confié à des groupements d’intérêt éco-
Une étude indienne propose un système de tri en trois caté- nomique (GIE) se fait par manutention manuelle, chariot et
gories avec une séparation des déchets domestiques, des charrette à âne [18].
déchets piquants et tranchants, et des déchets infectieux [4]. La situation désastreuse notée dans la collecte et le trans-
Malgré leur disponibilité dans 82,5 % des services, les port des DBM engendre des risques professionnels (accident
boîtes de sécurité ne sont utilisées que dans la moitié d’entre de travail, maladie professionnelle, usure prématurée au tra-
eux (51,1 %). Cette utilisation moyenne, l’observation de vail) et des risques infectieux pour les patients, visiteurs et
boîtes remplies à bord avec des débordements et l’utilisation animaux.
de bouteilles ou de poubelles en plastique pour le recueil Le stockage des déchets à risque exige des conditions
soulignent l’absence ou le non-respect des consignes par le spéciales, à savoir des locaux sécurisés, fermés à clé, faciles
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à nettoyer, bien éclairés, ventilés et interdits d’accès à toute nés ou recyclés de manière écologiquement rationnelle afin
personne étrangère au service [3]. de réduire leurs effets nocifs sur la santé de l’homme, les
Si, dans notre étude, des lieux de stockage existent dans ressources naturelles, la faune ou la qualité de l’environne-
toutes les structures, avec cependant une sécurisation notée ment » [15,16]. Cependant, force est de reconnaître que cette
dans le seul Hôpital Principal, il n’en est pas de même dans législation n’est pas appliquée, car méconnue des responsa-
l’étude de Daoudi [1] menée au niveau de l’hôpital Hassan-II bles et professionnels de la santé. À la lumière de cette étude,
d’Agadir où on note une absence totale de lieux de stockage. nous recommandons :


L’incinération par de vieux modèles d’incinérateurs
une sensibilisation des responsables des hôpitaux enquê-
constitue le mode de traitement des déchets à risque le plus
tés pour une application effective de la législation sur la
utilisé dans nos structures, sauf au niveau de l’hôpital com-
gestion des DBM, la médecine du travail, l’adoption et la
munal Abass-Ndao où on pratique le brûlage dans un four
mise en œuvre de programmes de gestion des DBM adap-
artisanal. Lors des activités d’incinération, se dégagent des
tés, réalisables et régulièrement évalués ;
émanations chargées de métaux lourds, gaz nocifs et parti-
cules organochlorées qui polluent l’air et engendrent des ris- • une formation adaptée et continue des professionnels de la
santé pour espérer un changement durable des comporte-
ques de dégradation de l’environnement, contamination des
ments à risque et l’instauration d’une culture de la préven-
eaux et sols et intoxication des populations et animaux [6].
tion des risques professionnels.
Les EPI sont disponibles dans 45,3 % des services seule-
ment. Selon l’OMS, plus de 100 000 cas d’infections liées La gestion défectueuse des DBM est une réalité au niveau
aux procédures de soins sont observés chaque année en des structures hospitalières de Dakar où des dysfonctionne-
Angleterre alors que, dans les pays en développement, ces ments sont notés à toutes les étapes. Cette situation entraîne
cas sont majorés de 2 à 20 [10]. De même, la manipulation des risques pour la santé et la sécurité du personnel de la
des déchets sanitaires infectés par le VIH est responsable de santé, des patients, des populations et une dégradation de
0,2 % des cas de transmission au niveau mondial selon des l’environnement.
statistiques datées de 2003 [4]. La réponse à cette gestion défectueuse passe par l’appli-
Les conditions de travail, jugées mauvaises par 81,3 % cation effective de la législation sur la gestion des DBM, la
des travailleurs interrogés, engendrent un stress, facteur médecine du travail, l’adoption de programmes de gestion
d’aggravation des risques liés aux DBM, et un climat d’in- des DBM adaptés et réalisables et la formation du personnel.
sécurité source de conflits sociaux.
Le faible niveau des connaissances sur la gestion des Conflit d’intérêt : les auteurs déclarent ne pas avoir de
DBM, noté chez 62,6 % des travailleurs interrogés, explique conflit d’intérêt.
la mauvaise gestion notée dans quatre des structures enquê-
tées et met en évidence la nécessité de créer des services de
médecine du travail et de former le personnel. Cette forma- Références
tion doit être adaptée à la réalité vécue au niveau de chaque
hôpital, mais surtout basée sur la correction des comporte- 1. Daoudi MA (2008) Évaluation de la gestion des déchets solides
ments à risque et l’utilisation judicieuse du matériel existant. médicaux et pharmaceutiques à l’hôpital Hassan-II d’Agadir. Ins-
De même, une sensibilisation doit être menée en direction titut national d’administration sanitaire. 9e cours de maîtrise en
administration sanitaire et santé publique. Mémoire, pp 28–9
des responsables des hôpitaux pour une application effective
2. Diaz LF, Fisher S, World Health Organization, Health Care
de la législation et la création de services de médecine du Without Harm (2005) Management of healthcare wastes. Waste
travail, structures essentielles dans la connaissance et la pré- Manag 25(6):567–74
vention des risques professionnels [17]. 3. Faye P (1997) Évaluation du projet de collecte, évacuation et trai-
tement des ordures ménagères. Mémoire de génie sanitaire. CES
de santé publique, Institut de santé et développement (ISED),
UCAD Sénégal, 41 p
Conclusion 4. Gayathri VP, Pokhrel K (2005) Biomedical solid waste manage-
ment in an Indian hospital: a case study. Waste Manag 25(6):592–9
Au Sénégal, il existe une législation sur la gestion des DBM 5. Giroult E (1996) Règles de gestion des déchets hospitaliers (pour
les pays en développement). OMS/UEH/EOS, Genève, 12 p
avec l’article 33 de la loi no 83-71 du 5 juillet 1983 portant 6. Kane MS (2005) Inventaire des sources de dioxines en Afrique
code de l’hygiène et l’article 30 de la loi no 2001-01 du subsaharienne. Identification des déchets précurseurs de dioxines
15 janvier 2001 portant code de l’environnement, qui stipu- en fonction des pratiques de gestion endogènes (Sénégal). Centre
lent respectivement « il est interdit de mélanger aux ordures régional de la convention de Bâle pour les pays africains franco-
phones, Rapport, 14 p
ménagères des déchets contagieux ou anatomiques, des pro- 7. Mbengue MF (1999) Déchets biomédicaux en Afrique de
duits pharmaceutiques et tout autre produit toxique ainsi que l’Ouest : problèmes de gestion et esquisse de solution, IAGU–
les déchets issus d’abattoirs et les DBM doivent être élimi- PGU, pp 13–27
304 Bull. Soc. Pathol. Exot. (2012) 105:296-304

8. Ndiaye P, Fall C, Diedhiou A, et al (2003) Gestion des déchets 15. République du Sénégal (1983) Loi no 83-71 du 5 juillet 1983
biomédicaux (DBM) au centre hospitalier régional (CHR) de portant code de l’hygiène publique du Sénégal. Journal officiel
Ziguinchor. Cahiers d’études et de recherches francophones/ de la République du Sénégal 4960: 692
Santé 13(3): 171–6 16. République du Sénégal (2001) Loi no 2001-01 du 15 janvier
9. OMS (2000) Les déchets liés aux soins de santé. Aide-mémoire 2001 portant code de l’environnement du Sénégal. Journal offi-
no 253 ciel de la République du Sénégal 5972: 115
10. OMS (2004) Gestion des déchets d’activités de soins. Aide- 17. République du Sénégal (2006) Décret no 2006-1258 du
mémoire no 281 15 novembre 2006 fixant l’organisation et les règles de fonction-
11. OMS (2005) Défi mondial pour la sécurité des patients 2005– nement des services de médecine du travail. Journal officiel de la
2006. Genève, 36 p République du Sénégal 6347: 2855–63
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tion des déchets de soins médicaux en Afrique subsaharienne. la mise en place d’un système de gestion durable des déchets
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