TFC Elise Fin
TFC Elise Fin
EPIGRAPHE
« La parole médiatisée a un pouvoir qui est toujours convoité par les pouvoirs pour se
confirmer dans le pouvoir »
Kifinda-Ngoy Michel
II
DEDICACE
A tous ceux qui rêvent d’un Congo où le média sera le chien de garde de la démocratie.
AVANT-PROPOS
Pour réaliser ce travail nous avions besoin d’une personne qui nous éclaire sur notre
sujet, car seul nous ne pouvions pas parfaire notre recherche. Pour cette raison, nous tenons
sincèrement à remercier notre directeur, le professeur JACKY MPUNGU MULENDA qui,
malgré ses multiples occupations a disponibilisé de son temps pour nous aider à réaliser ce
travail qui nous rend si fier.
A nos ami(e)s envers qui nous avons tissé une relation qui va au-delà de l’amitié :
ANSELME kiwaya, YVON tshimbalanga, Fabienne Mukonkole, PAUL Lushiku, Mabilo
jeblesse, Evodie Mumena, pour l’amour et le soutien manifestés à notre personne.
0. INTRODUCTION GENERALE
0.1 PRESENTATION DU SUJET
Nous avons choisi ce sujet pour son caractère opportun dans la mesure où la
République Démocratique du Congo vient tout juste d’assister à ces élections de 2018 qui ont
occasionné la première passation pacifique et civilisée du pouvoir. Nous voulons parler de ce
sujet car il suscite une grande curiosité et un véritable souci d’apprendre et de faire une
recherche scientifique.
Nous avons choisi ce sujet parmi tant d’autres afin de montrer que nous sommes
capables de choisir un sujet et y mener une recherche scientifique. Comme tout travail qui se
veut scientifique, le nôtre comporte trois intérêts dont : l’intérêt personnel, scientifique et
l’intérêt social.
En ce qui concerne l’intérêt personnel : après cette recherche, nous pourront dire que
nous possédons le savoir-faire, c’est-à-dire nous pensons pouvoir appréhender la pratique
grâce aux théories assimilées.
Quant à l’intérêt scientifique : une fois achevé notre travail permettra aux futurs
chercheurs d’y puiser quelques idées leur permettant de continuer avec des recherches dans le
cadre des rôles que jouent les médias aux échéances électorales en République Démocratique
du Congo.
Enfin sur l’intérêt social : ce travail permettra aux lecteurs d’avoir une idée sur ce qu’à
été des medias congolais en général et Lushois en particulier pendant les élections de 2018 en
République Démocratique du Congo, afin de voir l’évolution de la démocratie congolaise à
travers les medias.
2
Nous ne sommes pas les premiers à aborder la question de rôle des medias aux
élections, d’autres chercheurs s’y sont intéressés c’est notamment, Marie-Soleil Frère qui a
publié l’ouvrage intitulé Média et élection en République Démocratique du Congo et son
étude s’est basée sur l’année électorale 2006. Nous nous servirons également du livre,
médias, pouvoirs et stratégies, de François-Bernard Huyghe qui a démontré les pouvoirs
des médias. Cependant, notre travail est original dans la mesure où nous étudions les rôles
joués par les medias aux élections de 2018 en République Démocratique du Congo et plus
précisément à Lubumbashi.
0.4. PROBLEMATIQUES
Pour bien travailler, il nous semble judicieux de commencer d’abord par tenter de
définir de manière explicite le concept « Problématique» c’est ainsi que nous allons dans les
lignes qui suivent dire c’est en quoi consiste la problématique.
Selon Louis Mpala, « dans cette rubrique, l’étudiant dira clairement et distinctement
sur quoi porte son travail ».1 En d’autres termes, on fera voir en quoi consiste la
problématique de notre travail. Pour commencer, signalons les problèmes.
L’autre problème de taille, certains hommes politiques n’ont pas eu droit à la visibilité
qu’offrent les médias. Dans le pays lors de la période électorale il aura manqué un règlement
demandant le traitement équitable de tous les candidats dans leurs visibilités médiatiques.
Pourquoi a-t-on observé à Lubumbashi une inégalité aussi flagrante dans la visibilité
médiatique des candidats à la présidentielle ainsi qu’aux législatives ?
Est-ce que la rédaction de Malaika avait le plein pouvoir de fonctionner de manière
professionnelle ?
Quel a été le caractère de traitement de l’information électorale ?
1
L. MPALA, pour vous chercheur, Lubumbashi, 2011, p. 56
3
Comme pour la problématique, nous allons dans un premier temps tenter de définir
ce que c’est une hypothèse de travail.
Nous dirons que l’hypothèse de travail est une réponse provisoire donnée à la question
de la problématique. Elle nous servira de fil conducteur, car elle est selon Louis
MPALA, « une proposition de réponse à la question posée »2
Guy- Roger pense que la description consiste à déterminer la nature et les caractéristiques des
phénomènes et parfois à établir les associations entre eux.3
2
Ib., p. 58
3
[Link] Guy-Roger, initiation à la méthodologie de recherche, Abidjan, p.4
4
Ib., p.13
4
Pour bien travailler il est important de délimiter le sujet c’est ainsi que le nôtre est
délimité dans le temps, l’espace mais aussi la matière :
Dans le temps : ici, il s’agira de mener une étude sur les élections en en République
Démocratique du Congo en 2018, année au cours de laquelle les congolais sont allés
aux urnes avec deux ans de retard et trois reports
Dans l’espace : la délimitation spatiale nous permettra de gagner en temps et d’être
précis c’est ainsi que nous allons, nous intéressés à la république démocratique du
Congo et plus précisément à Lubumbashi au sein de malaika radio télévision.
Quant à la matière : les rôles que peuvent joués les médias étant multiples nous nous
sommes proposé d’aborder la sphère électorale. Autrement dit nous, étudierons la
manière avec laquelle les informations ont été traitées pendant la période électorale
en République Démocratique du Congo.
A. CADRE THEORIQUE
Dans cette partie, nous allons élaborer quelques théories sur lesquelles reposera notre
recherche scientifique. Il ne peut y avoir d’argument solide sans théorie. En d’autres termes
notre argumentation aura comme fondement les théories que nous aurons à énoncer dans les
lignes qui suivent.
Ainsi, nous nous servirons des théories : fonctionnalistes en communication de masse
de HAROLD LASSWELL et PAUL LAZARFIELD avec notamment le model de la
seringue hypodermique, selon laquelle les médias peuvent constituer une cloche et le citoyen
un chien, nous nous servirons également de la théorie de la théorie critique de l’école de
francfort ensuite la théorie de two-step-flow communication, pour expliciter notre
argumentation nous optons aussi la spirale du silence.
Comment définir les médias ? La réponse n’est pas si évidente que cela ne puise le
paraître chaque jour nous entendons :
« Les médias abaissent les débats politiques », « les médias sont corrompus », « les
médias nous abêtissent », « les medias sont des outils des propagandes ». A qui s’en prend-
on ? A travers ces accusations ? A des journalistes qui exercent plus ou moins bien leur
métier ? A ceux qui le dirigent ?
C’est ainsi que dans les lignes qui suivent, nous allons dans un premier temps définir
les termes « média » ou « médium » selon certains auteurs notamment FRANCOIS-
BERNARD HUYGHE et MC LUHAN et tant d’autres.
Dans son livre pour comprendre les médias, MC LUHAN, pense que ce qui est
important ce n’est pas le message mais le médium, dans la mesure où il façonne et influence
la portée du message.
7
Ibidem, p.15
7
Ainsi la parole est un média froid parce que « l’auditeur reçoit peu d’informations et
doit beaucoup compléter » Un média chaud peut être « un livre, la radio ou le cinéma ».
Mc Luhan distingue trois périodes dans l’Histoire du monde, qui ont toutes pour
origine l’apparition d’un média : l’âge de la parole (Préhistoire jusqu’au Moyen Age, l’âge de
l’imprimé (Gutenberg) et enfin l’âge électronique (Village global) depuis l’invention du
télégraphe par Marconi au XIXe siècle10.
Dans la deuxième partie il distingue plusieurs médias qui sont apparus au cours de
l’histoire il s’agit de : la parole, l’écriture, les routes, le nombre, les vêtements, l’argent, les
bandes dessinées, la photographie, la presse, la publicité, le télégraphe, Les routes et les
empires de papier
1. Types de medias
Il existe plusieurs types des médias cependant nous allons présentés les principaux :
1.4.1 LA RADIO
En 1906 Lee de Forest invente la lampe à triode qui permet la diffusion du son. Et de
la voix humaine. On passe du domaine de la Télégraphie Sans Fil à la Téléphonie Sans Fil
sans changer de sigle : T.S.F. (note) En 1913 Le français Raymond Braillard et le belge
8
MC LUHAN, Pour comprendre les médias, seuil, Paris, 1964, P.4
9
Ib, P.5
10
Ib, P.6
8
Robert Goldschmidt diffusent pour la première fois des messages à destination d'auditeurs
inconnus depuis Laeken en Belgique11.
En 1920 Première retransmission aux Etats Unis d'une véritable émission de radio :
Le 2 novembre 1920, KDKA diffuse un reportage sur l'élection présidentielle de Warren G.
Harding et des disques.
La radio qui était un des seuls ou le seul média dans la première partie du siècle a du
apprendre à faire face à l’arrivée de nouveaux médias comme la télévision qui est son
11
P. ETIENNE, la radio à travers le temps, 2010,P.11
12
Ibidem, p.11
9
concurrent direct. Malgré que la télévision regroupe plus de spectateurs la radio a su garder
une place importante dans le monde des médias et a même réussit à tirer avantage de l’arrivée
du média internet.
Pour accroître son développement et son public. Internet a par exemple permis à la
radio de diffuser ses programmes dans des zones qui n’étaient auparavant pas couvertes par
les ondes.
1.4.2. LA TELEVISION
La télévision a traversé à partir des années 1920 une longue phase de mise au point
expérimentale loin des regards du public. Au cours de cette période pionnière, la France
affiche d’emblée un retard certain par rapport aux autres grandes puissances industrielles.
Alors que les recherches ne font que commencer en France, l’ingénieur écossais John
Logie Baird a fait dès 1926, la démonstration de son Télévisor devant les scientifiques
médusés de la Royale Institution avant de réaliser deux ans plus tard la première liaison entre
Londres et New-York par ondes radio.
René Barthélemy réussit pour la première fois en France à retransmettre une image de
trente lignes sur un écran de40x30 cm, l’Emyvisor, dans l’amphithéâtre de l’Ecole Supérieure
13
[Link], L’histoire de la télé, 2012, p.4
10
A l’initiative de Georges Mandel, Ministre des Postes, est diffusée depuis le Ministère
des PTT, 103 rue de Grenelle, la première émission officielle et il fait installer un nouvel
émetteur au sommet de la Tour Eiffel. Il est 20h15 quand, sur le petit écran, apparaît le visage
de Béatrice Bretty, sociétaire de la Comédie Française. À ses côtés, Jean Toscane, la plus
célèbre voix de Radio Paris PTT, et René Barthélemy, la comédienne, les lèvres maquillées en
noir, qui raconte sa dernière tournée en Italie : « Nous avons fait un beau voyage ». Ce sont
les premiers mots entendus à la télévision. Vingt minutes plus tard la première émission était
terminée, ayant eu pour seuls témoins une poignée d’invités choisis par le Ministre.
Présenté par Pierre Sabbagh, l’équipe du journal est composée, entre autres, de Georges de
Caunes, Jacques Sallebert et Pierre Tchernia.1951, Catherine Langeais qui fut fiancée à
FrançoisMitterrand devient une speakerine aussi populaire que Jacqueline Joubert.
Il y a exactement 40 ans, naissait sous les yeux ébahis des 1500 foyers équipés du
matériel idoine, la télévision couleur sur la deuxième chaîne française. Un véritable moment
de fête, au service d’une révolution technologique, l’encodage SECAM, inventé par Henri de
France, ingénieur français qui a participé dès 1930 aux recherches qui ont mené à l’invention
de la télévision et, plus tard, du radar. Il reste une personnalité centrale dans l’histoire de la
télévision. Le passage à la couleur, ou l’art et la manière de mettre en scène avec un sens aigu
de l’efficacité télégénique, est un grand moment de l’histoire télévisuelle. La télévision fait
partie de notre quotidien ; elle est omniprésente dans les foyers. Pour les uns elle représente la
seule fenêtre ouverte sur le monde, pour les autres elle constitue une menace pour notre
culture.
La télévision occupe dans la vie des populations une place prépondérante dans la
société, à la télévision on trouve tout ce qui peut détendre, divertir, éduquer etc.
11
1.4.3 LA PRESSE
1.4.4 LE CINEMA
1.4.5 LA PHOTOGRAPHIE
14
MC LUHAN, pour comprendre les médias,1964,p.13
15
[Link], cours de cinema, g2 sic, inilu, 2017-2018, p. 3
12
jusqu’au point de toucher les choses qui sont représentées. L’exemple le plus signifiant est
celui des stars qui sont photographiées dans leur intimité.
Selon Mc Luhan, les hommes des sociétés Modernes n’ont pas eu d’éducation pour
maîtriser la photographie, c’est pourquoi cette dernière est moins utilisée à des fins artistiques
que vulgairement pour photographier tout et n’importe quoi16.
1.4.6 LA PUBLICITE
La publicité est assimilée par Mc Luhan comme une technique qui n’a rien à envier au
lavage de cerveau puisque l’inconscient est influencée. La publicité est cette technique qui
vise à mécaniser l’ensemble des esprits à l’image du travail industriel. Elle vise à transmettre
des réflexes inconscients aux individus : « les annonces qui calquent les stéréotypes du public
sont des pilules subliminales pour l’inconscient, conçues pour provoquer une transe
hypnotique. »
1.4.7 LE TELEPHONE
1.4.8 INTERNET
Le nom internet est issu de deux mots anglais : Interconnected et Networks (réseaux
interconnectés, en français). On peut définir internet comme le réseau informatique mondial
rendant accessible au public des services comme le courrier électronique17
16
Ibidem, p.15
17
N. KALENGA, cours de télécom, g3 sic, unilu, 2018-2019, p.26
13
Aujourd’hui internet fait partie de la vie des hommes, il est même une addiction pour certains
hommes, dans la mesure où il devient omniprésent dans la vie quotidienne, sans internet,
plusieurs entreprises auront difficile à fonctionnées
1.5. ELECTION
Ainsi à l’époque aristocratique le roi athénien est « l’élu des grandes familles ». A
l’époque démocratique, les archontes formant l’équivalent de l’exécutif de nos gouvernements
ainsi que les membres de l’héliée (le tribunal populaire) sont tirés au sort. Seuls les magistrats
spécialisés, choisis au sein des grandes familles, sont élus. Il s’agit alors d’élire le
« meilleur » « le gouvernement des meilleurs ».
18
S.A. SIKITIKO, cours d’introduction à la science politique, G1 RI, UNILU 2017-2018, P.65
19
Ib, P.65
14
1.5.3 SUFFRAGE
Un suffrage est dit restreint lorsqu’il est réservé aux personnes remplissant certaines
conditions : fortune, niveau d’instruction…
Le suffrage universel celui où le droit de vote est accordé à tous les citoyens qui ont la
capacité électorale, c’est-à-dire sous certaines conditions minimales d’âge, de la nationalité,
de la capacité morale et d’inscription sur les listes électorales.
20
Ib, P.67
15
L’installation de l’organisme de gestion des élections est une étape très importante
vers l’organisation des élections dans le pays où les autorités ne peuvent pas organiser les
élections.
La plupart des pays qui sortent d’un conflit ont des organes de gestion des élections sous
forme d’une commission électorale indépendante (CEI).
[Link]. LE VOTE
Un vote est la manifestation d’une opinion, d’une volonté ou d’un choix lors d’une
consultation au sein d’un Corps politique, d’un collège électoral, d’une assemblée délibérante,
etc., en vue d’une élection, d’un referendum ou d’une prise de décision21.
21
S.A. SIKITIKO, cours d’introduction à la science politique, G1 RI, UNILU, 2017-2018, P.73
16
Conclusion
Dans le premier chapitre il a été question pour nous de choisir d’abord les théories
sur lesquelles reposera notre argumentation dans la mesure où il ne peut y avoir d’argument
valable sans théorie. Après cette étape, nous avons défini les concepts de base de notre travail
dont le média et les élections. C’est ainsi que nous avons lu des auteurs comme MC
LUHAN, FRANCOIS HUGUE que nous avons jugé incontournables, pour mener à bien notre
recherche.
Ainsi donc nous pensons que le média constitue un moyen de communication, les
élections quant à elles constituent une désignation par le biais d’un vote. À l’heure actuelle
chaque être humain peut se servir d’un média afin de réaliser tel ou tel autre but ; encore faut-
il savoir s’en servir avec plus de subtilité c’est-à-dire l’utiliser tout en restant dans le respect
des droits individuels.
17
La Radio et Télévision Malaïka émet sur 571.25 MHZ en bande UHF à la télévision et
sur 87.5 Mhz en Fréquence modulée à la radio. La télévision Malaïka couvre sur toute la ville
de Lubumbashi et ses environs, vers le Sud, elle est aussi captée à Kasumbalesa. La radio
quant à elle a un rayonnement d’environs 200km à vol d’oiseau. C’est ainsi qu’elle peut être
captée au delà de la ville de Likasi vers Lwita à quelques kilomètres de la ville de Kolwezi.
2.3 HISTORIQUE
La Radio et Télévision Malaïka est une chaîne initiée par monsieur NAZEM
NAZEMBE, qui en même temps est le président du parti politique, Le Courant du Futur. Il a
l’ambition de faire de la Radio et Télévision Malaïka une chaîne satellitaire, la première
émettant du Katanga et qui devra donner le point de vue des Katangais sur le déroulement de
l’actualité dans le monde.
22
Source : Direction Malaika tv
18
Le premier signal est lancé d’abord en date du 18 juin 2011 au cours de la période qui a
précédé les élections présidentielle et législatives nationales d’octobre 2011. Le lancement
officiel de la radio est intervenu le 19 décembre 2013 et le signal de la télévision le 28 janvier
2013.
La première émission à y être diffusée est l’émission sportive Goal présenté par Jean-
Luc KAPEND, l’actuel Directeur des sports.
La Radio et Télévision Malaïka s’identifie par le slogan : « C’est plus qu’une vision ».
ce slogan traduit son ambition d’aller plus loin et de faire la différence dans la diffusion de
l’information en se servant des nouvelles technologies pour arroser d’abord le province du
Katanga, puis la République Démocratique du Congo, l’Afrique et pourquoi pas le monde
entier. A cet effet, les jeunes qui y travaillent ont reçu une formation suffisante pour être à la
hauteur de cette ambition. C’est la raison pour laquelle la période qui a précédé le lancement
officiel de la station a duré plus d’une année.
La Radio et Télévision Malaïka compte deux directions : l’une des Sports confiée à
Jean-Luc KAPEND MWIN MANGAND et l’autre Technique sous la houlette de Monsieur
Landry MIJI MUKAZA.
Deux services sont attachés à la Direction Générale. Il s’agit des Ressources Humaines
et le Secrétariat de Direction. Le chargé du Personnel s’occupe des aspects administratifs et
des Relations Publiques tandis que le Secrétaire de Direction s’occupe de la correspondance et
gère l’agenda du Directeur Général.
Lundi
7h 00 M SPORT
8H 30’ SERIE
10H OO DOCUMENTAIRE
00H CINEMA
LE MARDI
8H 30’ SERIE
23H M SPORT
00H CINEMA
23
LE MERCREDI
7H 00’ M SPORT
7H 30’ NOTEZ-BIEN
8H 30’ SERIE
16H DOCUMENTAIRE
17H SERIE
LE JEUDI
8H 30’ SERIE
23H M SPORT
00H CINEMA
25
LE VENDREDI
7h 00 M SPORT
8H 30’ SERIE
10H OO DOCUMENTAIRE
OOH CINEMA
26
LE SAMEDI
7H 00’ M SPORT
LE DIMANCHE
27
7H 00’ M SPORT
13H 00 CINEMA
Nous voici arrivé au chapitre phare de notre travail, pendant les élections de 2018,
malaika a joué un rôle, dans le traitement de l’information y compris dans le choix des acteurs
politiques à interviewer afin d’enrichir une information à caractère politique. Pendant cette
période, nous étions stagiaires dans cet organe de presse et nous avions évolué au sein de la
rédaction politique de malaika.
Avant de donner la ligne éditoriale de malaika, nous allons tenté de définir ce que
qu’une ligne éditoriale ; la ligne éditoriale représente l’ensemble des choix et décisions que
fait un comité de rédaction, un producteur de radio ou de télévision pour se conformer à une
ligne morale ou éthique définie (la lgne éditoriale, 2018)
Une fois en stage nous avions vite compris la logique dans laquelle travaillait cette
chaine, au sein de cette dernière, les interdictions sont les suivantes : aucune information
pouvant compromettre les gouvernements (national et provincial).
23
Mtv historique, p.3
29
édition d’information, cet espace était consacré aux informations en rapport avec les actions
du gouvernement, ainsi le gouvernement provincial avait le devoir de verser une rançon à la
fin de chaque mois.
Cet état des choses fait à ce que la rédaction traite les questions politiques avec
subtilité, on choisit même quel type d’opposant prendre, certaines informations ne sont
diffusées qu’après avoir été diffusées sur la RTNC.
Avant d’aller plus loin, lors de notre période de stage une artère très fréquentée de la
ville était impraticable, le croisement des routes kipushi et kasumbalesa, des camions à grande
tonne y passait à longueur de journée. Nous avions proposé cette information au conseil de
rédaction, et le président du conseil nous fait savoir que cette information était bonne mais
elle ne pouvait pas être diffusée car le patron de la chaine, monsieur Nazem Nazembe était
alors le ministre des infrastructures en province et donc cette information était classée.
Les fonctions politiques occupées par le promoteur ont en quelque sorte freiné les
journalistes œuvrant au sein de cette chaine car faire certaines révélations était synonyme
d’accuser indirectement le boss, même si en réalité cette information n’était pas politique, à
notre avis, elle était une information sociale car plusieurs personnes avaient de difficultés
chaque fois que les véhicules trainaient.
Pendant cette période les informations en rapport avec les candidats opposants étaient
incomplètes et même traiter avec délicatesse.
Et donc il y’avait chaque jours un invité qui payait un montant dont nous ne
connaissons pas précisément la valeur, aussi il faut dire que plusieurs candidats ont essayé de
s’exprimer dans ce magazine.
L’autre émission de malaika diffusée pendant cette période c’est :
A cœur ouvert
Ce magazine était lui, aussi diriger par un journaliste de la rédaction politique de
Malaika tv, il est comme le premier magazine car il parlait aussi des élections il était présenté
par un journaliste de la rédaction politique il avait pour vision, donner la parole aux différents
candidats de cette élections afin de leur permettre de donner une belle image d’eux pour
attirer un grand nombre d’électeurs.
Cette émission elle aussi passait tous les jours, pendant la période électorale en République
Démocratique du Congo.
Au cours de cette dernière, l’invité prenait la parole et parlait en long et en large,
l’émission avait une durée de 30 minutes durant lesquelles le présentateur posait des
questions en rapport avec le mouvement du candidat, son projet de société, ses aspirations.
L’émission du 10 décembre avait pour présentateur, monsieur, CHRIS LUMBU et l’invité du
jour était Christian Baraka, candidat aux législatives provinciales.
Au cours de cette émission il avait parlé de beaucoup des choses notamment, le fait que lui et
son parti soutenaient la machine à voter qui selon lui était rapide, efficace, moderne bref
moderne pour être utilisée par les congolais afin de permettre au pays d’assister à sa première
passation pacifique du pouvoir, il avait également parler de son parti qui est l’AFDC tout en
donnant sa position quant aux choix du candidat et avait opté le camp shadary puisque son
parti, l’AFDC qui est un regroupement de la plateforme FCC.
Il avait également parlé des nouvelles reformes envisageables dans le fonctionnement de la
province.
L’autre émission c’est : ENTRETIEN, ce magazine avait pour présentateur, le
rédacteur en chef de Malaika, SERGE MUKADI, la philosophie de ce dernier n’est pas
différente des Précédentes dans la mesure où le magazine est totalement politique.
par moment, le présentateur organisait un débat mais très souvent, il y’avait un seul
invité nous prenons par exemple l’émission du 9 décembre 2018, l’invité du jour était,
monsieur Nazem Nazembe, candidat aux législatives nationale et provinciale il avait lui aussi
appelé les Lushois à voter massivement pour lui et son parti le courant du futur, tout en
donnant sa vision politique qu’il avait résumé en ce terme : le Congo d’abord.
32
Avant, l’émission n’était pas diffusée sur une base régulière, mais pendant la
campagne l’émission était régulièrement diffusée car les acteurs politiques avaient manifesté
un intérêt particulier envers le magazine, Entretien.
Les candidats que nous avons vu battre campagne à Lubumbashi ont maquillé le contenu de
leurs messages par un certain altruisme, dans les émissions ils ne demandaient pas
seulement à la population de voter en leur faveur mais ils montraient les différentes œuvres,
les dons et toutes ces choses faisaient partie du contenu des émissions relatives à la campagne
électorale.
Aussi signalons que même si les candidats étaient invités, ils s’arrangeaient avec le
service commercial pour passer dans les émissions.
Pendant la période électorale, Malaika a joué un rôle, comme nous l’avons dit
précédemment, nous avons constaté que comme pour plusieurs médias œuvrant à
Lubumbashi, Malaika n’a pas fait de l’information politique sa priorité car dans son
traitement il y’avait un recul par rapport à la diffusion des informations en rapport avec les
élections.
3.5. INTERPRETATION
La contribution des médias congolais à la consolidation de la démocratie et de l’État
de droit est entravée par une série de contraintes qui relèvent à la fois du contexte externe et
de l’organisation interne des médias.
Une société développée sur le plan médiatique jouit de plusieurs facteurs dont : la
liberté de presse, la liberté d’opinion. A dire vrai dans une telle société le média constitue
véritablement le chien de garde de la démocratie.
Voici par exemple à Lubumbashi comment les médias sont repartis, vous avez ici la liste de
principales chaines et leurs propriétaires :
Ces médias n’informent pas, ils ont pour contenu : la prédication, la musique gospel,
la prière etc. ces chaine ont été créées pour que les communautés religieuses à qui elles
appartiennent puissent avoir beaucoup de membres, et pour que les gens voyent comment se
déroulent leurs cultes ou messes.
Nous pensons que la politique englobe tous les domaines cités ci-haut car la politique
domine sur le social, l’économie aussi sur ce qui est culturel et même encore sur le droit et
donc de manière cachée, celui qui a créé cette chaine ne l’a pas fait pour qu’elle devienne la
chienne de garde de la démocratie.
Chose qui renforce le constat que nous avons fait en tout début de chapitre, constat selon
laquelle les patrons de médias n’investissent pas parce qu’ils sont passionnés par ce que font
les journalistes.
Lorsque nous étions entrain de parcourir le document relatif à la présentation de
Malaika, nous avons vu une chose qui nous a frappé et malaika n’est pas la chaine qui sort ce
triple objectif : former, informer, divertir.
Informer, n’est pas toujours dire qui marche ou ce qui est fait mais aussi dire
clairement ce qui ne va pas même si certaines personnes ne sont pas arrangées par
l’information, c’est en cela que nous admirons beaucoup ALBERT LONDRE qui a beaucoup
dit en une phrase voici ce qu’il dit « le journalisme est un métier qui consiste à porter la
plume dans la plaie ».
Le fait que le journaliste fait certaine révélations rend encore l’aventure parfaite, la
passion vient lorsque le journaliste porte la plume dans la plaie.
Une chose se pose alors comment porter la plume dans la plaie de son patron ? Le journaliste
se retrouve paralyser, il ne peut pas faire certaines révélations car il est contrôlé par une
personne très puissantes qui lui dit ce qui doit être fait, comment doit-il dire ce qui doit être
dit.
Malaika appartient à un homme politique, comme c’est le cas avec plusieurs chaines,
et puisque cet acteur politique était candidat de la plateforme FCC, coalition au pouvoir, les
journalistes de la rédaction avaient les mains liées.
Le régime kabila était critiqué par toute l’opinion extérieure, car en réalité les
dirigeants on constituant un cartel difficile à cerner tout était contrôlé. La situation est réelle
car comment peut-on espérer avoir une liberté entière lorsque nous somme contraint de subir
la domination.
En République Démocratique du Congo tant que les hommes politiques auront une
main mise sur les médias, le journaliste sera toujours considéré comme une marionnette. Bien
que très mal payé le journaliste se laisse dominé par son ennemi car si nous essayons de
parcourir l’histoire nous nous rendons vite compte que depuis toujours, les politiques ont
toujours constitués un mur difficile à escalader par le chevalier de la plume et de l’ancre (le
journaliste).
36
Toutes les situations relevés dans les pages précédentes montrent comment est-ce qu’il
a été difficile pour la rédaction de Malaika d’avoir une certaine liberté dans l’exercice du
métier, plus les restrictions sont multiples, plus l’exercice du métier dans le respect de la
déontologie devient difficile à entrevoir.
Bien qu’il est arrivé des fois où la rédaction a parlé des informations en rapport avec les
candidats de l’opposition, on sentait que le journaliste avait beaucoup de réserves ce
qui a fait en sorte que le journaliste donne une information sans répondre aux questions de
référence, jusqu’à ce que finalement une décision était tombée de la hiérarchie, décision
selon laquelle, personne n’avait le droit de diffuser une information en rapport avec les
mouvements des candidats à la présidentielle.
Ce qui nous fait réellement dire qu’il y’avait inégalité dans la manière de donner la parole
alors que les médias se doivent de porter un regard sur tout ce qui peut captiver l’attention du
public.
le Conseil supérieur de l’audiovisuel lui aussi a sa part de responsabilité dans cette
affaire dans la mesure où il avait le devoir de faire un suivie sur la manière avec laquelle le
journaliste exerce son métier, cependant même cette institution était elle aussi sous la
domination du régime car nous n’avons pas senti son rôle pendant cette période, il arrivait
même de fois où le gouvernement fermait une chaine sans même informer le CSAC qui,
constatait également ces types de décisions, cette institution n’a pas non plus était dans son
rôle, s’il avait joué son rôle la situation se serait pas aussi catastrophique, car l’applicabilité de
certains principes permettant au journaliste de jouir de son métier serait effective mais non , le
pouvoir était tellement intimidateur qu’il a su taire tout le monde et faire les choses comme
bon lui semblait fermant à une certaine période les autres médias auxquels le public pouvait
recourir comme : l’internet mobile, la chaine étrangère qui était considérée par régime de
l’époque comme était le terrain de l’opposition congolaise.
La liberté d’expression est la règle. Elle n’a de borne que l’interdiction de porter
atteinte aux droits d’autrui, qu’ils soient individuels et collectifs24.
24
Paul N. NTEMO, manuel d’observation des médias pendant la période électorale, 2017, p.34
37
A notre façon de voir les choses, les limites à la liberté d’expression en République
Démocratique du Congo sont imposées au journaliste par une classe qui n’est tout autre que la
classe politique.
Les hommes politiques ont envahi le secteur médiatique congolais, et cet
envahissement n’est pas un signe positif dans la mesure où comme c’est l’homme politique
qui patronne tout, il donne des directives, il crée un média non pas par simple volonté
d’investir dans la presse, mais plutôt parce qu’il veut bénéficier d’une propagande
permanente, lorsqu’il ouvre son organe de presse le principe est simple, celui qui possède l’or
fixe les règles.
Mais alors que faire pour remettre les choses sur la bonne route ? Les réponses à cette
question sont multiples cependant nous allons tentés de donner quelques pistes de solution,
car avant toute thérapie efficace, il faut préalablement un diagnostic juste. Pour vivre une
liberté que le journaliste congolais n’a jamais vécu il lui faudra être pleinement dans son rôle
tout en envisageant des nouveaux modèles dans la pratique ou encore dans l’exercice de son
métier.
qu’un journaliste veut faire un reportage ou est invité à faire une couverture d’un événement,
il demande aux organisateurs un petit-rien ce phénomène est connu sous le nom de
« KAWAMA », tous ceux qui sont déjà dans la boite savent de quoi je parle.
Sans peut être s’en rendre compte, il vend sa conscience et dès qu’il rédige un papier
on sent une touche importante de flatterie, pour se faire le « KAWAMA », le journaliste use
des termes aux connotations trop flatteuses c’est des formules telles que :
« le dignitaire d’Etat », « l’honorable », tout le monde peut être appelé honorable pourvue
qu’il glisse quelque chose afin d’avoir un « Libanga ».
Aussi longtemps que celui qui est censé éclairer l’opinion publique, se livre à cette
pratique, le journalisme en tant que métier se retrouvera toujours dans une précarité.
Lors de la période électorale, plusieurs on considéré cette période comme le temps de la grâce
puisqu’ils couvraient des événements tous les jours. Il est temps que le journaliste congolais
se prenne en charge et décide de l’avenir de son métier.
il est impérial qu’on écarte tous les noms professionnels dans le métier, car ils n’ont
pas le même niveau, encore moins la même passion que ceux qui se sont totalement consacrés
à cette profession.
Pour un meilleur journalisme aux prochaines élections il nous faudra envisager des
nouvelles pratiques qui pourraient rendre le journaliste heureux d’avoir choisi l’un des métiers
les plus passionnants au monde.
Avant toute chose il est important que le journaliste soit conscient de la situation
difficile dans laquelle il nage depuis des années, sans cela il n’y aura pas un changement
radical, il doit se dire qu’il est un monsieur important, qu’on lui doit du respect car sa
profession est normale au même titre que celle des avocats, médecins etc.
En étant ainsi, il va exiger qu’on respecte son métier au même titre que ce que nous
avons cité ci-haut.
Conclusion
Nous avons dit que les élections de 2018 ont été organisées dans un climat où le
danger était visible à cause de la méfiance qu’avaient les congolais envers l’institution
habilitée à organiser les élections (CENI).
Lors de ces élections, le fait que nous ayons plusieurs organes de presse n’a pas joué à
l’avantage des congolais, cependant, aux promoteurs des chaines en même temps acteurs
politiques cela était un atout car lors de notre recherche nous avons fait le constat selon lequel
les médias Lushois ont été instrumentalisées par des hommes politiques.
40
CONCLUSION GENERALE
Après avoir consacré un temps à notre recherche scientifique, nous voici arrivé au
terme de cette dernière.
Pour répondre à un besoin scientifique, nous avons d’abord posé le problème au travers notre
problématique qui nous a conduit aux questionnements suivants :
1. Pourquoi a-t-on observé à Lubumbashi une inégalité aussi flagrante dans la visibilité
médiatique des candidats à la présidentielle ainsi qu’aux législatives ?
2. Est-ce que la rédaction de Malaika avait le plein pouvoir de fonctionner de manière
professionnelle ?
41
lequel ils pourront puiser beaucoup des choses et aborder peut être un autre angle lié même à
la législation de la presse congolaise car nous ne l’avons pas fait.
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
4. B FRANÇOIS, comprendre le pouvoir stratégique des médias, paris, éd. Armand colin,
2009
5. M. SOLEIL, Paysage médiatique congolais, M soleil frère, 2019
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II. ARTICLES
Groupe d’étude sur le Congo, les élections de tous les dangers, 2018.
EPIGRAPHE.............................................................................................................................................I
DEDICACE.............................................................................................................................................II
AVANT-PROPOS..................................................................................................................................III
0.1 PRESENTATION DU SUJET.................................................................................................1
0.2 CHOIX ET INTERET DU SUJET.................................................................................................1
0.3. ETAT DE LA QUESTION...........................................................................................................2
0.4. PROBLEMATIQUES...................................................................................................................2
0.5 HYPOTHESES DE TRAVAIL................................................................................................3
0.6 METHODES ET TECHNIQUES.............................................................................................3
44