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UNIVERSITE ADVENTISTE

COSENDAI
NANGA-EBOKO
B.P.401 Yaoundé, Cameroun
Tel : (00237) 677 597 674
Mail: [email protected]
Tel:( 237) 696 541 099

Institut Supérieur des Sciences de la Santé

LES INFORMATIONS QUE LE CLINICIEN CHERCHE À OBTENIR CHEZ LE PATIENT

Pour l’accomplissement des exigences partielles du cours :


Psychologie clinique

Rédigé par :

Ndabono Evina marcia Flora: 23075

Sous la supervision de: Mr ETOUA Ondoua

Année Académique 2019 - 2020

INTRODUCTION

Les objectifs détermine la nature de l’entretien. Pour les cerner, il convient


d’éclaircir l’origine de la demande.
Quel est le résultat à atteindre à l’issue de l’entretien compte-tenu de la demande
? Comment saura –ton que cet objectif est atteint ? Quels sont les indices, les
éléments d’observation (discours, comportements) qui permettront de reconnaître que
les objectifs sont atteints ? Le résultat attendu est-il le résultat final ou
constitue-t- il un objectif intermédiaire, une étape dans un long terme ?
Il faut savoir adapter et développer des stratégies pour atteindre ses objectifs :
envisager divers scénarios d’action, maîtriser une grande variété de comportements,
d’attitudes, de techniques, interagir.
Selon le cas du patient,le clinicien recherche de différentes informations dès la
rencontre. Il y a plusieurs niveaux dans l’étude de cas :
1) Le niveau sémiologique : c’est le niveau des signes, le niveau descriptif.
Elle consiste en une reprise de tous les signes et suppose donc la connaissance de
l’ensemble de ces signes. Dans le cas des psychoses, il appartient au clinicien de
rechercher les signes évocateurs d’idées délirantes, d’hallucinations, de
discordance, de troubles du cours de la pensée, de troubles majeurs du
comportement, signes qui se repèrent autant dans ce que dit le malade, que dans la
relation qu’il établit avec le psy. Il ne saurait toutefois être question de se
limiter à ces seuls signes ; il convient de relever aussi les signes généraux.
Il y a plusieurs temps :
a) Présentation du patient (son nom, son âge…)
b) Motif de la consultation
c) Les antécédents personnels et familiaux (pathologies, troubles…)
d) L’anamnèse : c’est l’histoire des troubles du patient mise à plat par le dossier
médical, la famille. Elle est extérieure au patient dans la mesure où ce n’est pas
lui qui donne les éléments de l’anamnèse.
e) Les évènements récents
f) Nature de l’épisode actuel : c’est l’analyse sémiologique complète, les signes,
les troubles présents chez le patient dans différentes sphères (langage, pensée,
sphère affective, sphère relationnelle et sociale, sphère comportementale, la
conscience de soi et de l’environnement, sphère corporelle…
g) Sémiologie de la personnalité : la personnalité est la manière relativement
stable d’être et de réagir de l’individu, ses modes de réaction, ses attitudes
privilégiées (ce sont ses traits de personnalité). La personnalité ne détermine pas
forcement la pathologie. Il faut connaître les différentes personnalités recensées
dans le DSM et le Guelfi.
h) Eléments médicaux organiques
i) Evolution des troubles.
? on peut alors faire un DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL :
On discute, càd on pèse les « ça ne peut pas être… parce que… » et les
« ça pourrait être… parce que… ».
On regroupe tous les signes en faisant attention de ne pas se fier aux
apparences. On se réfère aux classifications (DSM, classification française…sans
les mélanger).
Exclure l’éthiologie organique (aucun élément médical ne permet de
penser qu’il y a une pathologie organique)
2 Niveau psychopathologique : comment le patient appréhende le monde (sa
subjectivité), ce qu’il est lui et pas sa pathologie ainsi que l’organisation
psychique. On tient en compte aussi l’inter-subjectivité (la dimension de la
relation entre le patient et le clinicien).
1. Étude du « mode de fonctionnement mental du sujet » (métapsychologie)
a) Appréhender les mécanismes de défense : les mécanismes de défense (MDD) sont la
manière qu’a le sujet de se protéger contre l’angoisse d’un conflit intra-
psychique. Le conflit intra-psychique provoque de l’angoisse contre lesquels
protègent les MDD. Des fois, les mécanismes fonctionnent et des fois non, et dans
ce cas se forment des compromis (comme les lapsus, par exemple) et la formation de
symptômes. Il faut donc connaître la liste des MDD. Ne pas confondre avec les
défenses du DSM qui ont une tonalité comportementale.
Les mécanismes sont : l’intuition (idée admise comme telle sans vérification, ni
logique : « je le sais… j’en suis convaincu, tout simplement, ça ne s’explique
pas…« ), l’imagination, l’illusion (perception réelle mais dénaturée par le sujet
qui la reçoit), l’interprétation (explication erronée d’un fait réel : « il est
passé devant chez moi c’est donc qu’il me surveille« ), l’hallucination (perception
sans objet à percevoir).
b) Type d’angoisse du sujet : morcellement, castration, intrusion…
c) La relation d’objet : fusionnelle, génital (triangulaire). Le mode de relation
que le sujet a avec le monde qui l’entoure, le résultat de l’organisation de la
personnalité, du mode d’appréhension de l’objet (plus ou moins fantasmatique) et
des mécanismes de défense.
d) Les conflits et modes de résolution
e) Analyser le symptôme et la demande latente. Il y a plusieurs niveaux d’écoute :
le discours manifeste et la manière dont le sujet se place par rapport à ce qu’il
dit (le discours latent). Ce qui est entendu au premier abord n’est pas suffisant.
La demande, elle est adressée au psychologue qui est « supposé savoir ». Quant au
symptôme, analyser la manière dont il survient, et quel sens il prend dans la vie
du sujet.
f) étude des modes d’investissements libidinaux ,
g) étude de la nature du conflit psychique,
h) analyse de la relation avec l’interlocuteur (qui ne se confond pas avec
l’analyse de la demande).
2. Analyse de l’histoire du sujet
Le principe de ce mode d’analyse, qui est complémentaire du précédent, est de
s’appuyer sur le récit de la vie du sujet telle qu’il la raconte. Il va alors être
possible de relever des « faits saillants » (événements externes) mais ce qui
importe ce sont :
– les liens temporels qui sont établis par le psychologue dans la linéarité
de l’histoire : cette analyse diachronique permet de faire des hypothèses sur les
réactions possibles du sujet.
– les faits saillants de l’histoire tels que le sujet les rapporte et la
manière dont il les interprète.
Il s’agit en fait d’une analyse synchronique puisque ce qui importe c’est ce que
dit le sujet au moment où il parle (hic et nunc : ici et maintenant).
– les répétitions de son histoire.
– les zones inabordables.
Cette approche doit être considérée comme clinique puisqu’elle prend en compte
différents aspects du sujet.
4. Interprétation clinique
L’ensemble des éléments précédents doit aboutir à une analyse clinique des
différentes positions du sujet. Cette analyse clinique représente la formulation
d’une série d’hypothèses tenant directement compte de la singularité de ce sujet et
non un placage de théories ou de modèles tout faits.
Parler d’analyse psychopathologique, c’est donc se référer à des paradigmes
permettant de faire des hypothèses soit sur la pathologie considérée, soit sur la
manière dont se constitue le sujet.
On voit aussi apparaître la question de la nécessité d’une forme de diagnostic,
d’évaluation diagnostique, ou de représentation des problèmes. Ce diagnostic opère
à plusieurs niveaux, mais il ne constitue pas forcément une réponse. Il faut en
effet distinguer le diagnostic qui permet de nommer les symptômes et la maladie, et
le diagnostic qui permet, en définissant une structure ou un mode de
fonctionnement, de poser certaines questions au matériel clinique, de faire
certaines hypothèses (représentation des « possibles ») à partir de la théorie de
la structure concernée.

CONCLUSION

En sommes,les informations obtenues par entretien concernent : l’histoire du sujet,


les symptômes ou signes cliniques, la problématiques, les mécanismes de défense,
les représentations, les émotions, les affects, les troubles du langage. Accès à la
subjectivité et au contexte.

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