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Architecture

Le document traite des rôles distincts mais complémentaires de l'architecture et de la construction dans le domaine de l'ingénierie civile, soulignant l'importance de la collaboration entre divers professionnels. Il aborde également les exigences fondamentales des bâtiments, notamment la faisabilité fonctionnelle, structurelle, économique et l'expressivité architecturale. Enfin, le texte évoque l'industrialisation et l'unification dans la conception et la construction, visant à améliorer l'efficacité et la qualité des projets de construction.

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Le document traite des rôles distincts mais complémentaires de l'architecture et de la construction dans le domaine de l'ingénierie civile, soulignant l'importance de la collaboration entre divers professionnels. Il aborde également les exigences fondamentales des bâtiments, notamment la faisabilité fonctionnelle, structurelle, économique et l'expressivité architecturale. Enfin, le texte évoque l'industrialisation et l'unification dans la conception et la construction, visant à améliorer l'efficacité et la qualité des projets de construction.

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INTRODUCTION

Dans son travail pratique, un ingénieur civil est confronté à deux concepts proches mais
distincts : l'architecture et la construction. L'architecture couvre toutes les questions liées à la
création d'un environnement spatial matériel adapté aux activités humaines (travail, repos, vie
quotidienne), incluant les bâtiments, les structures et leurs complexes. Le concept de
construction, quant à lui, se réfère principalement à la résolution des problèmes techniques liés à
leur réalisation.

Historiquement, la conception et la construction des bâtiments étaient assurées par une


seule personne, généralement un architecte. Cependant, avec le développement des sciences et
des techniques, ainsi que l'augmentation de la taille et de la complexité des constructions, cette
approche a évolué. Aujourd'hui, la conception et la construction impliquent une équipe
pluridisciplinaire composée d'architectes et d'ingénieurs spécialisés dans différents domaines.

Les géologues et géomètres fournissent les données nécessaires sur le site de construction,
comme les caractéristiques géotechniques et hydrogéologiques, ainsi que la topographie du
terrain. L'architecte établit les plans du futur bâtiment, définit sa composition volumétrique et
spatiale, et crée son image artistique. L'ingénieur civil traduit cette vision en solutions techniques,
choisit les matériaux et calcule la résistance et la stabilité des structures.

D'autres spécialistes interviennent également : les ingénieurs en chauffage, gaz,


ventilation, eau et assainissement conçoivent les installations sanitaires et techniques ; les
ingénieurs mécaniciens et électriciens s'occupent des équipements (ascenseurs, éclairage, réseaux
électriques et de communication). Enfin, les techniciens et ouvriers réalisent les éléments
constructifs en usine ou sur chantier.

Tous ces professionnels doivent bien comprendre leur rôle et collaborer étroitement pour
aboutir à une structure optimale, tant sur le plan spatial que technique. C'est pourquoi le cours
"Architecture" aborde les principes fondamentaux de la conception architecturale et constructive,
en intégrant à la fois les aspects esthétiques, fonctionnels et techniques des bâtiments civils et
industriels.
PARTIE I : GENERALITES SUR LES BÂTIMENTS ET LES
STRUTURES

Selon leur destination, les bâtiments sont divisés en 3 groupes :

 Civil – résidentiel et public


 Industriel – pour l’implantation d’installations de production (ateliers, chaufferies)
 Agricole – pour le stockage des produits agricoles, l’élevage du bétail, …

Exigences de bases pour les bâtiments

Les exigences de base auxquelles tout bâtiment doit répondre sont les suivantes :

1. Faisabilité fonctionnelle : le bâtiment doit être pratique pour le processus auquel il est
destiné
2. Faisabilité structurelle : le bâtiment doit être fiable, capable de protéger les occupants
contre les influences néfastes, et durable, en résistant aux sollicitations externes
(équipements, charges, variations de température, rayonnement solaire, vent, etc.) tout en
conservant ses qualités au fil du temps
3. Faisabilité économique : capacité de construire le bâtiment avec un minimum de dépenses
en travail, en argent et en temps, tout en assurant une utilisation optimale de la zone. De
plus, les exigences d’économie doivent également s’appliquer aux coûts d’exploitation
durant toute la durée de vie du bâtiment.
4. Expressivité architecturale : le bâtiment doit produire un impact positif sur la perception,
la conscience et l’état psychologique des usagers

I.1. Faisabilité fonctionnelle

Les bâtiments créent un cadre physique structuré pour répondre aux divers besoins
sociaux liés au travail, à la vie quotidienne et aux loisirs. Chaque espace doit être conçu pour
remplir au mieux sa fonction principale, tout en intégrant les fonctions secondaires nécessaires à
son bon fonctionnement. Il y a aussi les espace de communication comme les couloirs ou
escaliers qui représentent environ 30% de la surface totale. Ils assurent la circulation et
l'évacuation en cas d'urgence.

Voici les facteurs à considérer déterminant la qualité de l’environnement dans un bâtiment :

 L’espace nécessaire aux activités


 La qualité de l’air et du climat intérieur
 L’acoustique
 L’éclairage naturel et artificiel
 Les conditions de visibilité
 L’insolation
 Le confort visuel
 L’évolution technologique et moderne
 Les normes

Ces facteurs influencent le choix des dimensions des pièces ainsi que le choix des structures.

I.2. Faisabilité structurelle

Afin d’assurer la faisabilité structurelle des bâtiments, il est nécessaire de connaitre les
influences externes qui se divisent en actions de type mécanique et non mécanique :

Les actions mécaniques sont :

 Charge permanent (poids propre du bâtiment, …)


 Charge temporaires de longue durée (poids d’équipements fixes, …)
 Charge temporaires de courte durée (neige, vent, …)
 Charge exceptionnelles dues aux effets sismiques

Les actions non mécaniques sont :

 Les effets de température


 Les actions de l’humidité atmosphérique et du sol
 L’effet du vent
 L’action du rayonnement solaire
 Les actions biologique (pouvant entrainer la dégradation des structures
réalisées avec des matériaux de construction organique)

Figure 1. Influences extérieures perçues par le bâtiment


En fonction des actions énumérées, un ensemble d’exigences techniques est imposé aux
bâtiments et à leurs structures, qui sont :

1. Résistance – capacité à supporter les actions extérieures sans rupture ni déformations


résiduelles importantes.
2. Stabilité (rigidité) – capacité à conserver l’équilibre et l’inaltérabilité, à résister aux
déformations sous l’action des sollicitations extérieures, dépendant de la disposition
rationnelle des éléments de la structure en fonction de la grandeur et de la direction des
charges, ainsi que de la solidité de leurs assemblages.
3. Durabilité – capacité du bâtiment et de ses éléments à conserver leur résistance, leur
stabilité et leur intégrité au cours du temps, qui dépend de :
o la fluage des matériaux, c’est-à-dire du processus de petites déformations
continues se produisant dans les matériaux sous l’effet d’actions
prolongées
o la résistance au gel des matériaux, c’est-à-dire de leur capacité, lorsqu’ils
sont humides, à résister à de multiples cycles alternés de gel et de dégel ;
o la résistance à l’humidité, c’est-à-dire leur aptitude à résister à l’action
destructrice de l’eau (ramollissement, gonflement, gauchissement,
délamination, etc.) ;
o la résistance à la corrosion, c’est-à-dire leur capacité à résister à la
dégradation provoquée par des processus chimiques et électrochimiques ;
o la résistance biologique, c’est-à-dire l’aptitude des matériaux organiques
de construction à résister à l’action des insectes et des micro-organismes.

La durabilité est définie par la durée de vie limite des bâtiments. Comme il n’existe pas
encore de méthodes de calcul pratiques et fiables pour évaluer la durabilité des bâtiments, les
normes et règlements de construction la classent de manière conventionnelle en degrés :

 Ier degré – durée de vie de plus de 100 ans ;


 IIe degré – durée de vie de 50 à 100 ans ;
 IIIe degré – durée de vie de 20 à 50 ans ;
 IVe degré – durée de vie de 5 à 20 ans.

4. Résistance au feu

Les structures de construction se caractérisent aussi par leur résistance au feu et leur danger
d’incendie. L’indicateur de résistance au feu est la limite de résistance au feu, tandis que le
danger d’incendie de la structure est caractérisé par sa classe de danger d’incendie.

La limite de résistance au feu des structures est déterminée par le temps (en minutes) à partir
duquel apparaît un ou plusieurs des états limites normalisés pour la structure considérée :

 Perte de la capacité portante (R),


 Perte de l’intégrité (E),
 Perte de la capacité d’isolation thermique (I).

Selon leur danger d’incendie, les structures de construction se répartissent en quatre classes :

 K0 – non dangereuses,
 K1 – peu dangereuses,
 K2 – moyennement dangereuses,
 K3 – dangereuses.

Les locaux de production et de stockage, selon leur danger d’incendie et d’explosion, se classent
en :

 A – à danger accru d’explosion et d’incendie,


 B – explosifs et inflammables,
 V1 à V4 – inflammables,
 G – modérément inflammables,
 D – à faible danger d’incendie.

En fonction de cette classification incendie-technique, les documents normatifs de sécurité


incendie définissent les exigences applicables aux bâtiments, ouvrages et constructions,
notamment pour :

 Les distances de sécurité entre bâtiments,


 Les voies d’évacuation,
 Les escaliers, etc.

I.3. Faisabilité économique

La pertinence économique est l’une des exigences les plus importantes pour les bâtiments.
Afin de choisir des solutions économiquement rationnelles, il a été établi une classification des
bâtiments selon leur caractère de durabilité.

Selon la destination des bâtiments et leur importance, on distingue :

a) Bâtiments hors classe : les plus significatifs, bâtiments uniques d’importance nationale,
conçus pour une durée de vie de plus de 100 ans
b) Bâtiments de classe I : bâtiments majeure dans une espace urbaine, conçus pour une durée
de vie de plus de 100 ans (théâtres, musées, palais de la culture, gares, etc.) ;
c) Bâtiments de classe II : bâtiments de construction massive, constituant la base de
l’urbanisation et conçus pour une durée de vie d’au moins 50 ans (immeubles résidentiels
de 6 à 9 étages, hôtels, bâtiments administratifs, etc.) ;
d) Bâtiments de classe III : bâtiments allégés, avec une durée de vie de 25 à 50 ans ;
e) Bâtiments de classe IV : avec des exigences minimales.

Les grands bâtiments publics et résidentiels appartiennent à la classe I (sans limitation du


nombre d’étages). La plupart des bâtiments civils appartiennent à la classe II, tandis que les petits
immeubles résidentiels de moins de 5 étages relèvent de la classe III. Conformément à la classe
de l’ouvrage, les matériaux de construction sont également choisis. Pour les classes supérieures,
on utilise des matériaux et des structures plus durables, fiables et résistants au feu, garantissant
une exploitation continue et de longue durée, sans réparations fréquentes.

Tableau 1. Classification des bâtiments et critères techniques associés

Durabilité Nombre
Classe du Résistance au feu Exigences
requise (au d’étages
bâtiment requise (au moins) d’exploitation
moins) autorisé
I I II Non limité Élevées
Maximum 9
II II II Moyennes
étages
Maximum 5
III III III Moyennes
étages
Maximum 2
IV III Non normalisée Minimales
étages

I.4. Expressivité architecturale

La forme et l’organisation d’un bâtiment découlent avant tout de ses exigences


fonctionnelles et techniques, liées aux besoins sociaux (travail, vie, culture, loisirs). Cependant,
puisqu’ils s’adressent à l’homme, les bâtiments portent aussi une dimension spirituelle, exprimée
par leurs qualités esthétiques et architecturales.

L’expressivité artistique doit exister dans tout édifice, car il est perçu à la fois par ses
usagers et par la société. Pour qu’un bâtiment soit esthétiquement réussi, il doit être à la fois
fonctionnellement commode et techniquement abouti. L’esthétique découle donc de la logique
constructive (ex. : les fenêtres d’un immeuble d’habitation sont à la fois nécessaires et
contribuent à la beauté).

Certains bâtiments ou ensembles, en raison de leur importance publique ou urbaine, peuvent


atteindre une véritable valeur artistique, devenant porteurs d’une idée et influençant la conscience
collective.
PARTIE II : Industrialisation, unification, typification et normalisation
en conception et construction

II.1. Industrialisation

La principale méthode de construction permettant de réduire le temps de réalisation,


d’améliorer la qualité et de diminuer les coûts est l’industrialisation.

L’industrialisation de la construction repose sur les processus suivants :

 La division du bâtiment en éléments structurels destinés à être fabriqués en usine.


 La production en série de structures préfabriquées.
 La mécanisation et l’automatisation complètes des travaux de construction.
 La construction de bâtiments selon la méthode en flux.

L’industrialisation constitue une organisation progressive de la production dans le


domaine du bâtiment, en utilisant une mécanisation avancée des processus de construction et en
ayant recours de manière importante aux éléments préfabriqués en usine.

Ces éléments préfabriqués deviennent économiquement rentables lorsqu’ils sont produits


en masse et peuvent être utilisés aussi bien dans des bâtiments aux fonctions similaires que dans
des constructions présentant des fonctions différentes.

Pour parvenir à ce résultat, l’unification est nécessaire : il s’agit d’uniformiser les dimensions
des parties de bâtiments et, par conséquent, les dimensions et les formes des éléments structurels.

II.2. Unification

L'unification est une réduction, fondée sur des bases scientifiques, du nombre de types et
de dimensions standards des volumes, des paramètres de planification et des éléments structurels.
Elle a pour objectif principal de garantir leur interchangeabilité et leur compatibilité maximales.
Cette approche permet de rationaliser la production, de simplifier la conception et d'accélérer le
processus de construction. L’unification est réalisée sur la base d’une coordination modulaire
unique des dimensions dans la construction (EMKR).
II.2.1. Coordination modulaire des dimensions géométriques en
construction

La coordination dimensionnelle modulaire unifiée constitue un ensemble de règles


fondamentales permettant d'harmoniser les dimensions des bâtiments et de leurs composants.

 Modules de base : En Russie, le module principal est : M = 100 mm

Toute dimension structurelle ou architecturale significative doit être un multiple de ce module.


Pour améliorer l’unification, des modules dérivés sont utilisés :

 Modules agrandis : 200 mm, 300 mm, 600 mm, 1200 mm, 1500 mm, 3000 mm,
6000 mm. Ces modules servent pour les grandes structures et les dimensions de
planification volumétrique (largeur, hauteur, longueur).
 Modules fractionnaires : 50 mm, 20 mm, 10 mm, 5 mm, 2 mm, 1 mm. Ces
modules sont utilisés pour les petites dimensions, comme les cadres de fenêtres,
les poutres, l’épaisseur des matériaux de dalles et de tôles.

Pour les bâtiments civils, on utilise généralement le module agrandi de 300 mm.
Pour les bâtiments industriels :

 Dimensions horizontales : modules agrandis de 3000 mm (30M) ou 6000 mm (60M)


 Dimensions verticales : 600 mm (6M)

Ainsi, différents modules agrandis sont employés selon le type de bâtiment (civil ou industriel).

II.2.2. Dimensions utilisées dans la conception et la construction

L’EMS (Système modulaire unifié de construction) prévoit l’usage de trois types de dimension :

1. Dimension nominale (Lн) : Dimension de référence, correspondant à la distance entre


les axes de coordination du bâtiment. Elle sert de base au calcul modulaire.
2. Dimension constructive (Lк) : Dimension théorique de l'élément préfabriqué, définie en
soustrayant un écart prédéterminé (Δ) à la dimension nominale. Cet écart permet de
prévoir un joint ou un espace nécessaire à la mise en œuvre.
3. Dimension naturelle (Lф) : Dimension réelle de l'élément après fabrication. Elle peut
varier par rapport à la dimension constructive dans les limites d'une tolérance (c)
autorisée, définie par la classe de précision de fabrication.

Relations entre les dimensions

 La taille nominale doit être un multiple du module de base : Lн = k x M, où kest un entier


 La dimension constructive se calcule comme suit : Lк = Lн - Δ.
 * La dimension naturelle doit respecter l'intervalle : Lф = Lк ± (c/2)

Exemple : Pour un panneau mural d’une portée nominale de 6000 mm, la dimension constructive
est de 5980 mm (avec un écart Δ = 20 mm pour les joints) et la dimension réelle varie de 5975 à
5985 mm (avec une tolérance c = 10 mm).

II.2.3. Axes de coordination

La position de tous les éléments structurels est définie par un réseau tridimensionnel de
plans de coordination modulaires, dont les intersections correspondent aux axes de coordination.
La distance entre ces axes correspond au module principal ou dérivé.

Repérage sur plan et sur site :

 Les axes longitudinaux sont généralement numérotés 1, 2, 3…


 Les axes transversaux sont désignés par des lettres majuscules de l’alphabet A, B, C…
Certaines lettres ambiguës ou rares comme O,Q,Z sont souvent évitées pour prévenir
toutes confusions.

Liaison des éléments aux axes :

Le principe de liaison définit la position d'un élément par rapport aux axes de
coordination.

 Éléments porteurs centraux (colonnes, murs intérieurs) : l'axe géométrique de


l'élément coïncide avec l'axe de coordination.
 Éléments de façade (mur-rideau, murs extérieurs) :la face intérieure de l'élément
est généralement alignée sur l'axe de coordination, laissant le débord à l'extérieur.

Ces règles assurent l’unification des piliers, colonnes, poutres, pannes, dalles et toitures,
en réduisant le nombre de tailles et en facilitant la production standardisée.

Figure 2. Types de dimensions dans la construction

II.2.4. Unification des paramètres d’aménagement de l’espace

a) Portée (L) : distance entre axes des supports principaux


b) Entraxe (B) : distance entre axes dans la direction perpendiculaire à la portée
c) Hauteur d'étage (H) : distance verticale entre niveaux finis d'étages consécutifs. Le
niveau fini du Rez-de-chaussée est conventionnellement noté ±0,00.

Hauteurs standardisées :

 Bâtiments résidentiels : 2,8 m / 3,0 m / 3,3 m.


 Bâtiments publics (écoles, bureaux) : 3,3 m / 3,6 m / 4,2 m.
 Bâtiments industriels : Module de 600 mm (6m) ou 1200 mm (12m), avec des
hauteurs communes de 3,6 m ; 4,8 m ; 6,0 m ; 7,2 m, etc.

L’unification est également renforcée par l’emploi d’éléments répétés tels que cages
d’escaliers, puits, ascenseurs et sanitaires. Ces cellules spatiales (étages, pièces, escaliers) sont
appelées éléments de planification volumétrique (OPE). L’unification des principaux OPE
conditionne l’unification globale des conceptions.
II.3. Typification et normalisation

Une autre manière de réduire la diversité des éléments de conception est la typification.
Elle consiste à limiter le nombre de types de structures et de bâtiments à une quantité raisonnable
et restreinte.

Les conceptions, produits et pièces standard sont élaborés à partir de la sélection des
meilleurs exemples, en respectant les principes d’unification. Après avoir été testés et validés en
conditions réelles, ces modèles types sont approuvés pour une utilisation obligatoire.

Ces conceptions et produits deviennent des standards : leur forme, leurs dimensions et
leurs caractéristiques techniques sont fixées par les normes de l’État de l’Union (GOST). Le non-
respect de ces exigences entraîne des défauts et peut donner lieu à des sanctions légales.

Les conceptions standardisées sont regroupées dans des catalogues de produits et de modèles
types, intégrés à des normes régionales mises à jour régulièrement.

PARTIE III : INFORMATIONS GÉNÉRALES SUR LES ÉLÉMENTS


DE BÂTIMENT

Les bâtiments sont constitués des pièces distinctes mais interconnectées, chacune ayant une
fonction précise. Ces pièces se classent, selon leur taille et leur rôle, en éléments de planification
volumétriques, éléments structurels et petits éléments et détails.

 Éléments de planification volumétriques (VPE) : ce sont des parties de grande


dimension qui définissent ou divisent le volume intérieur du bâtiment, telles que les
pièces, les appartements, les étages, les sections, les cages d’escalier, les sous-sols, les
greniers ou encore les halls d’entrée.
 Éléments structurels du bâtiment (SEB) : ils regroupent les fondations, les murs
porteurs, les piliers, les planchers, les toitures, les escaliers, ainsi que les fermetures et
séparations comme les fenêtres, les portes et les cloisons. Ces éléments constituent
l’ossature et assurent la stabilité de l’édifice.
Certains de ces éléments peuvent également être appelés fonctionnels. dispositifs
structurels (escaliers, fenêtres, lanternes, portes, balcons, etc…) car ces éléments sont d'une
grande importance pour la mise en œuvre de ceci

Figure 3. Planification volumétrique et éléments structurels du bâtiment

I - grenier ; II - cage d'escalier ; III - sous-sol ; IV - étage ; 1 - fondation ; 2 - plinthe; 3 - mur


extérieur ; 4- mur intérieur ; 5 - sous-sol ; 6 –dalle ; 7 -plafond; 8 - chevrons ; 9 - toit en pente ; 10-
cloison ; 11 - fenêtre ;12- escalier; 1 - rampe ; 14- porte ; 15– dallage ; 16- auvent ; 17 - corniche
III.1. Solutions de planification volumétrique pour les bâtiments
La solution de planification volumétrique d'un bâtiment désigne l'agencement de ses locaux,
de leurs dimensions, de leurs formes et de leurs interrelations au sein d'un ensemble cohérent.
Cette solution doit satisfaire aux exigences fonctionnelles, structurelles, architecturales,
compositionnelles et économiques.

 Conception et Agencement : la conception du bâtiment, c'est-à-dire l'agencement pratique


des locaux, est généralement réalisée à l'aide d'une grille définie par des axes. Les
dimensions des travées et des pas sont déterminées en fonction de la taille et des
proportions souhaitées pour les locaux ainsi qu’aux dimensions standardisées.

La disposition des locaux est ensuite définie en tenant compte de la superficie requise.

 Forme et Configuration : la forme de base d'un local en plan est le rectangle, bien que des
formes plus complexes soient possibles. La configuration des locaux doit répondre à des
exigences fonctionnelles, techniques, architecturales, compositionnelles et économiques.
 Détermination du Nombre d'Étages

Le nombre d'étages dépend de plusieurs facteurs :

1. La destination du bâtiment

2. Des considérations économiques

3. Des exigences d'urbanisme

4. Des données naturelles du site : topographie, caractéristiques hydrogéologiques


du sol.

 Classification des Niveaux

Selon leur position, les niveaux d'un bâtiment se classent comme suit :

 Étage hors-sol : dont le plancher est situé au-dessus du niveau du sol.


 Étage enterré (sous-sol) : dont le plancher est situé au-dessous du niveau du sol sur
une hauteur supérieure à la moitié de la hauteur du local.
 Étage semi-enterré : dont le plancher est situé au-dessous du niveau du sol sur une
hauteur ne dépassant pas la moitié de la hauteur du local.
 Étage en attique : aménagé dans les combles, dont la façade est formée
partiellement ou totalement par la toiture. La ligne d'intersection du plan de toit et
de la façade ne doit pas dépasser 1,5 mètre du niveau du plancher.
 Étage technique : dédié au placement des équipements et des conduites. Il peut
être situé en sous-sol, en toiture, ou au milieu du bâtiment.

III.2. Éléments fondamentaux de l'aménagement de l'espace des bâtiments


De nombreux bâtiments, quelle que soit leur destination, partagent des caractéristiques
communes dans l'agencement de leurs locaux et de leurs groupes fonctionnels, qui ont une
influence significative sur l'organisation générale du plan.

III.2.1. Les éléments de planification volumétrique

a) Les entrées

Un bâtiment dispose généralement d'une « entrée principale », conçue pour accueillir le flux
majoritaire des usagers, et de plusieurs « entrées secondaires » (entrées de service ou de secours).
L'entrée principale doit être clairement identifiable et souvent protégée des intempéries par un
auvent.

b) Le hall et les locaux de service

Le hall est une pièce de distribution centrale qui oriente les usagers vers les couloirs, les
escaliers et les ascenseurs. Il est souvent accompagné de locaux de service comme les vestiaires,
un poste de sécurité, ou des sanitaires.

c) La communication verticale

La liaison entre les étages est assurée par des rampes, des escaliers et des ascenseurs, escalator.

o Les rampes (plans inclinés sans marches) sont utilisées pour de faibles dénivelés (< 0,45
m) et pour l'accessibilité des personnes à mobilité réduite.
o Les escaliers : une suite régulière de marches qui servent à monter ou à descendre
Un bâtiment à plusieurs étages doit comporter au moins deux cages d'escalier encloses,
éclairées naturellement et avec accès direct à l'extérieur. L'escalier le plus courant et économique
est l'escalier à deux volées droites. D'autres configurations existent (à trois volées, croisées, etc.)
pour s'adapter aux contraintes spatiales. Les escaliers circulaires sont d'un usage limité en raison
de leur inconfort.

Les dimensions sont standardisées : largeur de volée entre 0,9 m et 2,2 m, avec une pente
(hauteur de marche / giron) commune de 1 :2 (150x300 mm), 1:1,75 (165x290 mm) ou 1:1,5
(173x260 mm). Les volées les plus douces sont réservées aux escaliers principaux des bâtiments
élevés.

Figure 4. Type d'escaliers

a) b) c)

d) e) f)

g) h) i) j)

a)-b) Escaliers à 2 volets ; c) Escalier avec des volées entrecroisées ; d) Escalier avec
une volée médiane cérémonielle ; e) Escalier à trois volées ; f) Escalier à quatre volées
; g) Escalier en colimaçon ; h) Escalier à une volée intra-appartement ;
i) j) intra-appartement avec marches tournantes
II)
I)

III)

I) marche; II) coupe; III) vue en plan d'escalier;

1 - contremarche; 2 - marche; 3 - cage d'escalier; 4 - palier inter-étage; 5 - palier d'étage;

H - hauteur de l’escalier; h - hauteur des marches, contremarche ; B - longueur de l'escalier ; D -


largeur de l'escalier ; c - largeur de la volée d'escalier ;

o Ascenseur : obligatoire dans les bâtiments de plus de 4-5 étages et sont généralement
regroupés avec les cages d'escalier.
o Escalator: escaliers mécaniques à fonctionnement continu, utilisé dans les bâtiments
accueillant de très grands flux de personnes (gares, centres commerciaux).

III.2.2. Principes d’agencement pour l’efficacité structurelle


et technique

L'emplacement des éléments verticaux est crucial pour l'efficacité de la conception :


 Alignement vertical : Les cages d'escalier/ascenseur et les structures porteuses
verticales (murs, poteaux) doivent idéalement traverser tous les niveaux c’est-à-
dire à la même position en plan à chaque étage. Cet alignement assure un chemin
de charge continu et simplifie la structure.
 Regroupement des gaines techniques : Les locaux "humides" (sanitaires, cuisines)
doivent être superposés verticalement sur tous les étages. Ce principe simplifie
considérablement le passage des conduites d'eau, de gaz et d'évacuation, et confine
l'humidité à une zone compacte.
 Gestion des grandes portées : Les espaces nécessitant de grandes portées (sans
poteaux) sont de préférence placés dans les étages supérieurs ou dans des ailes
basses du bâtiment pour éviter de complexifier la structure des niveaux inférieurs.

III.2.3. Influence de facteurs externes

La solution de planification volumétrique est également contrainte par des facteurs externes :

 Climat : Un climat rigoureux privilégie des volumes compacts avec une surface de
façade minimale pour réduire les déperditions thermiques.
 Règles d'urbanisme : Le plan de masse peut influencer la forme et la hauteur du
bâtiment.
 Topographie : La pente du terrain peut dicter l'implantation des niveaux (sous-
sols, rez-de-chaussée partiels).

III.2.4. Schéma d’aménagement de bâtiment

Les pièces d’un bâtiment, selon la manière dont elles sont reliées entre elles, peuvent être
isolé ou pas. Dans ce dernier cas, la communication s’effectue généralement par une troisième
pièce, qui joue le rôle de liaison fonctionnelle (par exemple, un couloir ou une cage d’escalier).

Les combinaisons possibles d’espaces à l’intérieur des bâtiments se ramènent aux


schémas d’implantation de base suivants : couloir, enfilade, hall, pavillon, mixte.
 Schéma du couloir : espace intérieur d’un bâtiment qui sert à relier d’autres pièces et
pouvant être disposées d’un seul côté (unilatéral) ou des deux côtés (bilatéral) du couloir.
Dans le cas d’une disposition unilatérale, le couloir bénéficie d’un bon éclairage naturel,
ce qui est essentiel dans certains cas, comme dans les écoles où le couloir sert également
d’espace de récréation.
 Schéma en enfilade : utilisé lorsqu’il existe une unité fonctionnelle forte, ne nécessitant
qu’une faible subdivision des espaces, permettant une continuité visuelle et fonctionnelle.
Bien qu’il soit économique (car il minimise les surfaces de circulation), il présente
l’inconvénient des pièces de passage, ce qui limite son usage. On le retrouve surtout dans
les musées, galeries d’exposition, certains magasins ou établissements de services (par ex.
salons).
 Schéma du hall : repose sur la création d’un grand espace unique et ouvert, destiné à
accueillir un grand nombre de visiteurs. Ce schéma est typique des bâtiments de
divertissement, équipements sportifs, marchés couverts, gares, etc. Les espaces
secondaires (bureaux, loges, services techniques, etc.) y sont généralement associés sous
forme de couloir ou d’enfilade.
 Schéma du pavillon : Ce modèle se caractérise par la répartition des espaces en volumes
séparés (pavillons), reliés entre eux par une organisation commune (plan d’ensemble). On
le retrouve dans les marchés ou aussi dans les complexes de loisirs (maisons de repos,
colonies de vacances, dortoirs, etc.).

Exemple : un marché composé de pavillons distincts pour les fruits et légumes, la viande, le lait,
etc.

 Schéma mixte : souvent adopté par des bâtiment complexes. Ce type de schéma reflète la
complexité fonctionnelle et permet d’adapter la disposition aux différents processus
qu’abrite le bâtiment.

Exemple : les clubs, bibliothèques ou palais de la culture, où un hall central est complété par des
espaces secondaires en couloir ou en enfilade.

Dans les bâtiments industriels notamment, il est essentiel de disposer les espaces liés à un
même processus technologique à proximité immédiate les uns des autres, afin de réduire la
longueur des parcours, d’améliorer l’efficacité et de diminuer les coûts. Pour éviter les
intersections de flux (humains ou de matériaux), souvent problématiques pour des raisons de
sécurité et de fonctionnement, il est recommandé d’élaborer préalablement un schéma
fonctionnel ou technologique. Celui-ci prend la forme d’une représentation graphique simplifiée,

indiquant le regroupement des locaux et leurs relations de communication.

a) Couloir avec disposition unilatérale des pièces ; b) Couloir avec disposition bilatérale ;
c) enfilade ; d) hall ; e) pavillon ; f) enfilade- anneau ; g) couloir-anneau ; h) sans couloir
PARTIE IV : Les éléments structurels des bâtiments

PARTIE V : Techniques de solutions constructives pour les bâtiments de


grande portée

PARTIE VI : Planification des villes et des établissements

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