SNLCC Booklet A5.compressed
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des peuples
et des nations
SNLCC
STRATEGIE NATIONALE
DE LUTTE CONTRE LA
CORRUPTION
2015 - 2025
VISION
A l’horizon 2025, Madagascar est un Etat de droit
où le développement économique, social et
environnemental est libéré de la corruption Août 2015
L’élaboration de cet ouvrage a bénéficié de l’appui du PNUD Madagascar
Photographies: ©BIANCO
Mise en page et Design de l’ouvrage: ©Raj Hassanaly/PNUD
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Sommaire
Introduction...............................................................................................................................................................................6
Résultats attendus.................................................................................................................................................................8
Opportunités à saisir.......................................................................................................................................................... 10
Méthodologie adoptée.................................................................................................................................................... 11
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Message de son Excellence
Monsieur le Président de la République de Madagascar
Hery RAJAONARIMAMPIANINA
Président de la République de Madagascar
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Introduction de la corruption. Il s’agit d’intégrer les acquis des dix
premières années de lutte contre la corruption, ainsi
que de donner de nouvelles orientations pour une
Madagascar a fait le choix de prioriser la lutte contre
nouvelle décennie.
la corruption en adoptant un programme national
de lutte contre la corruption, comprenant la mise en La vision est de sortir définitivement Madagascar du
place des structures de mise en œuvre, l’adhésion groupe des pays les plus corrompus. Cette vision est
aux diverses initiatives internationales de lutte contre de faire de Madagascar à l’horizon de 2025, un Etat
la corruption, telles que la convention des Nations de droit où le développement économique, social et
Unies ou celle de l’Union Africaine, l’adoption de environnemental est libéré de la corruption.
lois et de dispositions réglementaires contre la
corruption et le développement d’une stratégie
nationale.
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Cadre référentiel ; 3- L’élargissement de l’accès aux services sociaux de
base de qualité. En mettant en œuvre de manière
de la stratégie efficiente la SNLCC, nous contribuerons au succès du
PND.
(1) LOI N° 2004-017 du 19 août 2004 autorisant la ratification de la Convention des Nations Unies contre la Corruption
par Madagascar
(2)LOI N° 2004-018 du 19 août 2004 autorisant la ratification de la convention de l’Union Africaine sur la Prévention
et la Lutte contre la Corruption par Madagascar
(3)LOI n° 2007- 009 autorisant la ratification de l’adhésion au Protocole de la SADC contre la corruption par
Madagascar.
(4) Loi n°2014- 005 contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée
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Résultats attendus acteurs de la justice ;
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Principaux défis à relever
Protection des potentialités
Les principaux défis à relever dans la mise en œuvre
de la stratégie antérieure sont également ceux qui se
nationales contre les trafics de
posent pour la présente stratégie. ressources naturelles
Il s’agit principalement de :
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Opportunités à saisir
Le volontarisme politique réaffirmé dans les
différents discours politiques constitue un signal fort
et doit être traduits en actes.
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Méthodologie adoptée
La SNLCC a été élaborée de manière inclusive en Phase 3 : la priorisation et les choix
impliquant toutes les parties prenantes dans les des options et priorités stratégiques
différentes étapes du processus.
Des « focus groups » ont été organisés en deux
Les quatre phases clés qui ont marqué la conception temps afin d’identifier de manière constructive les
de la présente stratégie : principales options, les priorités, et les objectifs
stratégiques qui répondent au mieux aux aspirations
des acteurs énumérés lors des phases 1 et 2.
Phase 1: les consultations nationales Deux réunions de travail ont été tenues, dont la
première avec les acteurs nationaux et la seconde
Elle a consisté en la tenue d’ateliers régionaux
avec les Partenaires Techniques et Financiers. Ces
regroupant les populations sur une base multi-
deux réunions ont permis de dégager les points
acteurs et multi-niveaux (société civile, secteur privé,
de convergence sur ce qu’il convient de retenir
administration publique locale). Ces consultations
pour la stratégie et de faire ressortir des points de
ont ainsi collecté les aspirations au niveau des
désaccords probables pour lesquels des compromis
districts et des régions, et enfin au niveau national.
sont nécessaires.
Le BIANCO et le CSI ont mobilisé leurs propres
ressources pour réussir cette phase.
Phase 4 : atelier de consultation des
Phase 2: la consultation des acteurs acteurs directs et indirects du système
stratégiques anti-corruption
Deux consultants ont été recrutés avec l’appui Cet atelier, tenu le 25 février 2015, a été un espace
technique et financier du PNUD, en vue de d’échanges entre les parties prenantes nationales
recueillir les avis des acteurs stratégiques par le et les partenaires techniques et financiers sur les
biais d’entretiens bilatéraux. Les avis et propositions grandes orientations contenues dans un pré-rapport
d’une trentaine d’acteurs et organismes divers ont des consultants. Cette consultation a permis aux
été recueillis, incluant l’État, les organes de LCC, les acteurs de formuler des propositions, et de donner
organes de contrôle, le secteur privé, la société civile, des directives pour améliorer le draft proposé. La
les partenaires techniques et financiers. stratégie a été acceptée dans son ensemble par les
participants.
Une partie des membres du comité de pilotage lors de - Les dispositifs institutionnels de lutte contre la
l’élaboration de la Stratégie Nationale de Lutte Contre la corruption tels que le BIANCO et la chaîne pénale ;
Corruption
- Le cadre légal tel que la loi sur la lutte contre
la corruption et les dispositifs réglementaires y
afférents.
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Il s’agit d’une part, de créer un environnement
favorable à la mise en œuvre des actions de lutte
Conditions sine qua non
contre la corruption, et d’autre part de donner aux
structures dédiées à la mise en œuvre du programme,
de la réussite
les moyens d’obtenir des résultats significatifs dans
l’accomplissement des missions qui leur seront - Primauté du leadership national
assignées. Ce scénario tient compte également du fort
contexte politique, social et économique du pays à
la sortie d’une longue crise. La lutte contre la corruption est l’affaire de tous. Lutter
contre la corruption incombe à tous les acteurs, aussi
bien les gouvernants que les gouvernés, membres
de la société civile comme celui du secteur privé, du
sommet de l’État à la base de la communauté.
(5) Le financement suffisant pourrait être défini comme celui qui couvre les besoins essentiels des activités de lutte
contre la corruption (du fonctionnement aux activités régaliennes, comme les enquêtes et les actes de poursuites).
Le montant d’un dollar par habitant constitue un minimum soit 22 millions USD. A mettre en cohérence avec les
objectifs du Plan National de Développement.
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3. L’application impartiale et déterminée de la loi et Afin de prévenir les actes de corruption et pour
des sanctions par tous les organes de répression à améliorer la performance des services publics,
tous les auteurs, complices et bénéficiaires des actes plusieurs institutions et organes de contrôle ont été
de corruption sans distinction. Cela est un indicateur identifiés comme étant des acteurs indirects dans la
lutte contre la corruption :
positif d’un Etat fort;
- Médiature de la République,
4. La démonstration d’une cohérence de
comportement et de gestion, en appliquant aux - Conseil Supérieur de la Magistrature,
dirigeants eux-mêmes les principes de bonne
gouvernance : bonne gestion, transparence, - Direction de la Promotion de l’Intégrité du Ministère
redevabilité, respect de l’État de droit, intégrité de la Justice,
comportementale. Cette cohérence est une source
de crédibilité pour les dirigeants, et source de - Police Économique,
confiance de la population et des PTF envers ces
- Police Judiciaire,
derniers ;
- Gendarmerie Nationale - Armée,
5. La mobilisation significative du secteur public par
l’application des mesures appropriées, coercitives - Parlement,
ou non, et une politique de communication et
d’éducation sur la bonne gouvernance. La volonté - Inspection Générale d’État,
politique des dirigeants est ainsi concrétisée à travers
-Autorité de Régulation des Marchés Publics
cette mobilisation ;
- Inspections techniques ministériels et des directions
6. L’instauration et la mise en œuvre de toutes les (finances, douanes, impôts, etc,),
initiatives favorisant la participation active de toutes
les composantes de la sphère non-étatique dans la - Conseil de Discipline des agents de l’État
prévention et la réduction de la corruption ; c’est-
à-dire la mobilisation des citoyens, société civile, - Associations et acteurs structurés du secteur privé,
médias, secteur privé.
- Organisations de la Société Civile,
- BIANCO,
- CSI,
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VISION
A l’Horizon 2025, Madagascar est un État de droit où développement économique,
social et environnemental est libéré de la corruption.
Se déclinant en :
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Objectifs stratégiques et axes d’interventions
Objectif stratégique 1 : Renforcer l’État de Droit de manière à disposer d’un Etat capable de répondre aux
aspirations de justice des citoyens
• Les axes d’interventions portent sur :
- le cadre institutionnel de lutte contre la corruption
- la répression.
• Trois secteurs prioritaires permettent d’atteindre cet objectif stratégique:
- la justice,
- la sécurité, et la fonction publique.
Axes d’interventions Lignes d’activités
Axe d’intervention 1: LE CADRE INSTITUTIONNEL 1 .Renforcer l’autonomie et l’efficacité des organes
anti-corruption
« Doter l’État d’un dispositif institutionnel performant
de lutte contre la corruption » 2. Disposer de chaines pénales fonctionnelles et
capables d’appliquer les sanctions et mettre fin à
Cet axe d’intervention cible le renforcement des l’impunité
acteurs étatiques et des acteurs non étatiques dans la
prévention, l’éducation et la répression de la corruption. 3. Coordonner les actions des différents organes de
Il cible également le besoin de coordination nationale contrôles des services publics
des différents organes en accroissant la confiance
des citoyens à leur endroit et en se débarrassant des 4. Assurer une couverture géographique des activités
images négatives. de lutte contre la corruption
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Secteur prioritaire 2 : Sécurité 12.Réduire les risques de corruption auprès des forces
de sécurité
Objectif : Mettre les services de sécurité hors
d’atteinte de la corruption afin de pouvoir
garantir effectivement la sécurité à tous les
citoyens
L’objectif visé à travers ce secteur prioritaire est de 15. Assurer la transparence et la sincérité des modes de
rendre effectifs les codes de conduite et de déontologie recrutement dans la fonction publique.
et d’assurer un renforcement des capacités des agents
publics pour assurer des standards de services à la
population.
Cet axe vise à fournir les connaissances nécessaires 20. Interpeller et mener des plaidoyers
et les outils adéquats aux citoyens par des actions
d’éducation, de sensibilisation et de communication 21. Promouvoir la demande de transparence, la
pour le changement de comportement par le biais de redevabilité, l’engagement citoyen dans les actions de
la réalisation d’études diagnostiques, la production de développement
contenus pédagogiques pour différents publics et la
production de contenus médiatiques.
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Axe d’intervention 5 : 22. Coordonner et harmoniser des interventions/
appuis extérieurs aux activités de lutte contre la
« Coordonner et harmoniser les appuis internationaux corruption
à la LCC »
23. Assurer la coopération internationale en matière
Cet axe cible la mise en place d’une plate-forme de de lutte contre la corruption.
dialogue politique autour des programmes d’appui
à la lutte contre la corruption, les dispositifs de 24.Renforcer la coopération dans la lutte contre le trafic
coordination des appuis, la coopération internationale des ressources naturelles
dans le combat contre les trafics des ressources
naturelles et enfin le développement de relations
d’échanges au niveau africain et mondial.
Secteur prioritaire 4: Finances Publiques et 25. Rendre la chaine de recettes et de dépenses
Dépenses Publiques transparente et crédible de manière à rationaliser la
gestion des biens publics
Objectif : Réduire les risques/opportunités de
corruption 26. Rendre fonctionnel le budget citoyen (version
simplifiée du budget)
La mise en œuvre de ce secteur prioritaire vise à mettre
en place des dispositifs adéquats permettant, d’une
part, de mobiliser de manière optimale des recettes
fiscales, douanières et non fiscales et, d’autre part, à
rendre la chaîne de dépense transparente et crédible.
Objectif : Protéger les potentialités nationales et 28. Réduire toutes formes de trafics illicites des
réduire les trafics de ressources naturelles ressources naturelles
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Secteur prioritaire 7: Santé 32. Réduire les risques de corruption dans les services
sanitaires et l’accès aux médicaments
Objectif : Réduire les pratiques de corruption
pour faciliter l’accès aux soins de santé et aux
médicaments
La mise en œuvre de ce secteur vise spécifiquement à
contribuer à réduire les risques de corruption dans les
services sanitaires et l’accès aux médicaments
Secteur prioritaire 8: Éducation 33. Produire des contenus pédagogiques pour la
formation civique des jeunes
Objectif : Réduire les pratiques de corruption
pour faciliter l’accès au système éducatif. 34. Réduire les fraudes dans les examens et concours
Éduquer et informer et engager les citoyens
La mise en œuvre de ce secteur vise à mettre
l’éducation au service du développement en favorisant
la production de contenus pédagogiques pour la
formation civique des jeunes et en mettant en place
des dispositifs permettant de réduire les fraudes dans
les examens et concours (écoles professionnelles,
universités , écoles primaires et secondaires).
Secteur prioritaire 9 : Secteur privé
Objectif : Réduire les risques/opportunités de
corruption
Cette priorité met l’accent sur la lutte contre la
corruption dans le secteur privé en privilégiant
l’approche dialectique et universelle de la prévention
et de la répression.
Objectif stratégique 3: Susciter l’émergence d’un leadership national fort exprimant la volonté
politique
Les axes d’interventions concernent :
- L’octroi de financements suffisants de la LCC
- La contribution des Acteurs Non Étatiques au succès de la LCC
Axe d’intervention 6: 35. Doter les organes de lutte contre la corruption
et les programmes de LCC de ressources financières
« Doter la LCC de Financements nationaux suffisants suffisantes et autonomes
et autonomes »
36. Associer la société civile, le secteur privé et les
Cet axe permet d’assurer un autofinancement et une médias au suivi de l’octroi de financements pour la
certaine souveraineté dans la lutte contre la corruption. gouvernance et la lutte contre la corruption
L’engagement politique se traduit dans la capacité du
pays à fournir les ressources financières suffisantes
pour les activités de la LCC.
Axe d’intervention 7 : 37. Inciter le public à se mobiliser pour la LCC.
« Mobiliser la société dans la lutte contre la corruption, 38. Encourager la société civile, le secteur privé et les
une des conditions de réussite de la LCC » médias à s’approprier et à être aussi responsables de la
mise en œuvre de la SNLCC
Cet axe élargit les acteurs de la lutte contre la
corruption à tous les acteurs, le citoyen au niveau
individuel et le citoyen impliqué dans les organisations
en tant qu’acteurs non Étatiques qui, en plus des
organes officiels de lutte la corruption, prennent une
part active à la mobilisation et la veille citoyenne.
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Innovations majeures et (4) Une politique sectorielle de lutte contre la
corruption, impliquant davantage d’appropriation
orientations spécifiques par les secteurs à travers les cellules anti-corruption,
la coordination par les premiers responsables de
 L’adoption de la nouvelle stratégie nationale l’Administration ainsi qu’une redevabilité à tous les
repose sur l’introduction d’un certain nombre niveaux sur les avancées des actions de lutte contre
d’innovations visant à permettre l’atteinte des la corruption ;
objectifs assignés au programme de lutte contre la
corruption. Ces innovations portent sur neuf points: (5) Le choix de sept axes stratégiques et de neuf
secteurs prioritaires ;
(1) La concrétisation du leadership national en appui
politique et financier ; (6) La définition d’indicateurs de performance
réalistes et adaptés au contexte socio-économique ;
(2) La réforme portant sur les structures de mise en
œuvre de la lutte contre la corruption, comme le (7) Une politique pénale améliorée, orientée vers la
BIANCO et la chaine pénale anti-corruption. répression sévère et le recouvrement effectif des
avoirs ;
Concernant en particulier le volet traitement
judiciaire des dossiers de corruption, il s’agit de (8) Une gestion dynamique des déclarations de
la mise en place d’un Pôle Anti-Corruption en patrimoine par la mise à contribution des nouvelles
remplacement de la chaîne pénale anti-corruption. technologies de l’information, les nouvelles
orientations telles que : l’exploitation, la vérification
Le Pôle Anti-Corruption à mettre en place est et de la publicité des déclarations de patrimoine ;
caractérisé par un certain nombre de points :
(9) Une coordination systématique des actions par
- Plus d’indépendance de par un statut aménagé les réunions périodiques des premiers responsables
pour les magistrats et le personnel de cette structure des organes de la LCC.
et une délocalisation géographique par rapport aux
juridictions de rattachement ; Au final, la SNLCC 2015-2025 se décline en une vision,
trois objectifs stratégiques, sept axes d’intervention
- Une spécialisation des fonctions pour les magistrats avec trente-huit lignes d’activités, neuf secteurs
et le personnel ; prioritaires tels que la justice, la sécurité, la fonction
publique, les finances publiques, les ressources
- Une proximité de par l’implantation au niveau des naturelles, la décentralisation, la santé, l’éducation et
chefs-lieux de province ; l’économie rurale.
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Indicateurs de résultats et performances visées
Pour la présente SNLCC 2015-2025, les indicateurs de performance (Indice de Perception de la corruption) (6) ;
Indice Mo Ibrahim (7); Doing Business (8) sont déclinés autour des trois axes stratégiques mentionnés.
Objectif stratégique 1: «Renforcer l’État de Droit de manière à disposer d’un Etat capable de répondre
aux aspirations de justice des citoyens»
Les institutions/organes de lutte contre la corruption réussissent à réduire les pratiques de corruption dans les
services publics et sont crédibles auprès des citoyens et dirigeants politiques
- L’objectif visé est d’augmenter le degré de confiance des citoyens envers les organes anti-corruption
parce que le taux de dossiers jugés passe de 8% à 50% des cas de corruption dénoncé.
- L’objectif visé est d’améliorer la qualité des décisions pénales en matière de corruption et assimilés
en les motivant. Le taux de décisions pénales motivées passe à 100%.
La justice sanctionne les infractions de corruption en appliquant la législation anti-corruption et augmente le
degré d’intégrité des acteurs de la justice
- L’objectif visé est d’augmenter le taux de recouvrement des produits de la corruption de 0% à
40% et d’appliquer les sanctions contre les auteurs de corruption à hauteur de 100% des cas jugés
coupables.
Objectif stratégique 3: « Susciter l’émergence d’un leadership national fort exprimant la volonté
politique»
Le financement des organes de lutte contre la corruption et des programmes de LCC est suffisant et de source
nationale pérenne, et parvient à terme à 0,3 % du budget de l’État, contre 0,1 % actuellement (cf. enveloppe
prévue dans le PND, axe 1).
- L’objectif visé est double : augmenter le volume global et augmenter progressivement la part
nationale du financement de la LCC en commençant par un taux de 50% au moins en année 1
(s’inspirer de la SNLCC 2004-2008).
La population adhère et comprend son rôle en tant que soutien moral actif à la LCC. Elle est informés
régulièrement de la mise en œuvre et des résultats de la SNLCC, car les acteurs non étatiques (ANE) sont
informés, formés sur la SNLCC et en font un suivi régulier.
- L’objectif visé est un taux d’adhésion minimum de 50% de la population (mesuré par sondages)
et un taux d’implication consistante sur le plan numérique et qualitatif des ANE dans le suivi de la
SNLCC.
(6)
IPC de Transparency International: le score de Madagascar n’a jamais pu dépasser les 34 sur 100 durant les 10
dernières années. Son score le plus faible est de 26.
(7)
Indice Mo Ibrahim: durant ces cinq dernières années, Madagascar a enregistré la plus forte chute. Le secteur le
plus touché est l’Etat de droit (rule of law).
(8)
Biggest Deteriorations : en 2012, le rang de Madagascar est de 37ême sur 52 avec un score de 45, 7 sur 100 et
régression de 11, 7 depuis 2000.
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Liste des abréviatons
CT : Comité Technique
21 SNLCC
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Ministère de la Justice
Faravohitra Antananarivo - BP:101 - 101 Antananarivo
Tel : +261 20 22 233 65
BIANCO
Villa « La Piscine Ambohibao» BP : 399 - 101 Antananarivo
Tel: +261 20 22 489 79/ 459 52 Fax: +261 20 22 489 93
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et des nations
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