Mathématiques Terminale F
Mathématiques Terminale F
𝑭𝟏 − 𝑭𝟐 − 𝑭𝟑 − 𝑭 𝟒
Auteur
Massavo Samson BOGNON
PROGRAMME D’ETUDE DE LA TERMINALE F : F1 - F2 - F3 - F4
Chapitre 2 : Primitives
Chapitre 8 : Statistiques
Chapitre 11 : Coniques
Sommaire.............................................................................................................................................................................................. 2
Rappel ................................................................................................................................................................................................ 7
4.5.1 Puissance d’exposant réel d’un nombre réel strictement positif ...................................................... 32
6.1 Rappels.............................................................................................................................................................................. 42
7.2.1 Image d’une droite – Image d’un cercle par une similitude plane directe ..................................... 52
11.2 Equations cartésiennes réduites des coniques/ Equation de la tangente en un point ...................... 69
Tableau de signe
𝑥 −∞ 𝑥1 𝑥2 +∞
Pour étudier le signe de 𝑎𝑥 + 𝑏 = 0, il faut 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 Signe de Signe de Signe de
𝑏
chercher la valeur 𝑥 tel que 𝑥 = − 𝑎 puis dresser (𝑎) (−𝑎) (𝑎)
le tableau de signe.
𝑃(𝑥)
☺ Si 𝑓(𝑥) = 𝑄(𝑥) alors
Exemple 1.2 :
𝐷𝑓 = ሼ𝑥 ∈ ℝ/ 𝑄(𝑥) ≠ 0 ሽ
On considère les fonctions suivantes :
ඥ𝑃(𝑥)
☺ Si 𝑓(𝑥) = alors
𝑄(𝑥) 𝑓:ℝ ⟶ℝ ; 𝑔∶ ℝ⟶ℝ
2) 𝑓(𝑥) = 2𝑥 𝑠𝑖𝑛 2𝑥
1
𝑒𝑡 𝑎 = +∞ 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑙𝑖𝑚 𝑔(𝑥) = 𝑏.
𝑥→𝑎
−2𝑥+1
On a des propriétés analogues lorsque 𝑥 → −∞
7) 𝑓(𝑥) = 𝑒𝑡 𝑎 = 1
ξ𝑥−1 ou vers un réel 𝑥𝑂 .
8) 𝑓(𝑥) = 2𝑥 + 1 + ξ𝑥 2 − 4𝑥 + 2 𝑒𝑡 𝑎 = −∞
Exemple 1.4 :
2𝑚𝑥 2 +3𝑥−2
𝑓(𝑥) = ;𝑚 ∈ ℝ
𝑥+2
ou 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 est une
Propriété 3
𝑙𝑖𝑚 ሾ𝑓(𝑥) − (𝑎𝑥 + 𝑏)ሿ = 0 asymptote oblique à
𝑥→+∞
Soit 𝑓 une fonction croissante sur un intervalle la courbe (∁𝑓 )
ሿ𝑎; 𝑏ሾ :
𝑓(𝑥) La courbe (∁𝑓 ) admet
𝑙𝑖𝑚 = 0 ou
𝑥→−∞ 𝑥
♠ Si 𝑓 est majorée sur ሿ𝑎; 𝑏ሾ alors 𝑓 admet une une blanche
limite finie à gauche en b. parabolique de
𝑓(𝑥)
♠ Si 𝑓 est minorée sur ሿ𝑎; 𝑏ሾ alors 𝑓 admet une 𝑙𝑖𝑚 =0
𝑥→+∞ 𝑥 direction celle de
limite finie à droite en 𝑎. l’axe des abscisses au
♠ Si 𝑓 est non majorée sur ሿ𝑎; 𝑏ሾ alors 𝑓 a pour voisinage de l’infini
limite +∞ à gauche en b. considéré.
♠ Si 𝑓 est non minorée sur ሿ𝑎; 𝑏ሾ alors 𝑓 a pour 𝑓(𝑥)
𝑙𝑖𝑚 = −∞ La courbe (∁𝑓 ) admet
limite −∞ à droite en 𝑎. 𝑥→−∞ 𝑥
𝑓(𝑥) une blanche
𝑙𝑖𝑚 = +∞
𝑥→−∞ 𝑥 parabolique de
𝑓(𝑥)
𝑙𝑖𝑚 = −∞ direction celle de
𝑥→+∞ 𝑥
1.3.2 Interprétation graphique des limites :
𝑓(𝑥) l’axe des ordonnées
Branches infinies 𝑙𝑖𝑚 = +∞
𝑥→+∞ 𝑥
au voisinage de
Soit f une fonction numérique et ൫∁𝑓 ൯ sa courbe l’infini considéré.
représentative dans un plan mini d’un repère
orthonormé (𝑂; 𝑖Ԧ, 𝑗Ԧ).
Remarque 1
Si : Alors on dit que :
𝑓(𝑥)
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑏 𝑜𝑢 La droite d’équation Si 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = ∞ alors on calcule 𝑙𝑖𝑚
𝑥→∞ 𝑥→∞ 𝑥
𝑥→−∞
𝑦=𝑏 est une 𝑓(𝑥)
Si de plus, 𝑙𝑖𝑚 = 𝑎 ; (𝑎 ∈ ℝ) alors on calcule
asymptote 𝑥→∞ 𝑥
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑏 (𝑏 ∈ ℝ)
𝑥→+∞ en suite, 𝑙𝑖𝑚 ሾ𝑓(𝑥) − 𝑎𝑥ሿ
horizontale à la 𝑥→∞
courbe (∁𝑓 )
✓ Si 𝑙𝑖𝑚 ሾ𝑓(𝑥) − 𝑎𝑥ሿ = 𝑏 alors on dit que la
𝑥→∞
𝑙𝑖𝑚− 𝑓(𝑥) = −∞ 𝑜𝑢 La droite d’équation
𝑥→𝑎 droite d’équation 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 est une
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = +∞ 𝑜𝑢 𝑥=𝑎 est une
𝑥→𝑎− asymptote à la courbe ൫∁𝑓 ൯.
asymptote verticale à
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = −∞ 𝑜𝑢 ✓ Si 𝑙𝑖𝑚 ሾ𝑓(𝑥) − 𝑎𝑥ሿ = ∞ alors on dit que la
𝑥→𝑎+ la courbe (∁𝑓 ) 𝑥→∞
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = +∞ courbe ൫∁𝑓 ൯ admet une blanche parabolique de
𝑥→𝑎+
𝑥 ⟼ ȁ𝑥ȁ ; 𝑥 ⟼ 𝑥 𝑛 (𝑛 ∈ ℕ∗ ) ; 𝑥 ⟼ 𝑐𝑜𝑠 𝑥 ;
❖ Remarque
1
𝑥 ⟼ ξ𝑥 ; 𝑥 ⟼ 𝑥 𝑛 (𝑛 ∈ ℕ∗ ) ; 𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛 𝑥
On dit qu’une fonction 𝑓 admet un prolongement
par continuité en 𝑎 lorsque 𝑎 ∉ 𝐷𝑓 et
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑙
𝑥→𝑎 [Link] Opérations sur les fonctions continues
Propriété 1
Autrement dit, tout réel 𝑘 compris entre ሾ𝑎; 𝑏ሿ ሾ𝑓(𝑎); 𝑓(𝑏)ሿ ሾ𝑓(𝑏); 𝑓(𝑎)ሿ
ሿ𝑎; 𝑏ሿ
𝑙𝑖𝑚
𝑥→𝑎
𝑓(𝑥) ; 𝑓(𝑏) ቈ𝑓(𝑏); 𝑥→𝑎
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥)ቈ
> >
Corolaire ሿ𝑎; 𝑏ሾ
൩𝑙𝑖𝑚
𝑥→𝑎
𝑓(𝑥) ; 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) ൩𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) ; 𝑥→𝑎
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥)
𝑥→𝑏 𝑥→𝑏
> < < >
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle 𝐼 ;
ሾ𝑎; +∞ሾ ቂ𝑓(𝑎); 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥)ቂ ቃ 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) ; 𝑓(𝑎)ቃ
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
♣ S’il existe deux éléments 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 (𝑎 < 𝑏) de I
ℝ ቃ 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) ; 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥)ቂ ቃ 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) ; 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥)ቂ
tels que 𝑓(𝑎) 𝑒𝑡 𝑓(𝑏) sont de signes 𝑥→−∞ 𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥→−∞
Exemple 1.13 :
Détermine les images par 𝑓 de chacun des Si 𝑓 est continue et strictement monotone sur
intervalles suivants : ሿ−∞ ; −2ሿ ; ሾ−2 ; 0ሾ 𝑒𝑡 K alors 𝑔 est bijective et 𝑔−1 est continue et
strictement monotone sur 𝑓(𝐾) et 𝑔−1 varie
ሿ0; +∞ሾ.
dans le même sens que 𝑔.
On considère l’application 𝑔 ∶ 𝐼 ⟶ 𝐽
Exemple 1.14 : 𝑥 ↦ 𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥)
Propriété 3 Retenons
(𝐶) 𝑒𝑡 (𝐶′) désignent les courbes représentatives Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle
respectives des fonctions 𝑓 et 𝑓 −1 dans le plan ouvert K et 𝒂 un élément de K.
rapporté à un repère orthonormal. 𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
♠ On dit que 𝑓 est dérivable en 𝒂 si a
𝑥−𝑎
(𝐶) 𝑒𝑡 (𝐶′) sont symétriques par rapport à la
une limite finie en 𝒂. Cette limite est appelée
droite d’équation 𝑦=𝑥 (première
nombre dérivé de 𝒇 en 𝒂 et notée 𝒇′ (𝒂).
bissectrice).
♠ On dit que 𝑓 est dérivable à gauche en 𝑎
Si le point 𝐴(𝑥0 ; 𝑦0 ) ∈ (𝐶) alors 𝐴′ (𝑦0 ; 𝑥0 ) ∈ 𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
lorsque 𝑥→𝑎
𝑙𝑖𝑚 𝑥−𝑎
= 𝑒 avec 𝑒 ∈ ℝ. Cette
(𝐶). 𝑥<𝑎
Si (∆): 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 est tangente à (𝐶) alors limite est appelée nombre dérivé de 𝑓 à
(∆′ ): 𝑥 = 𝑎𝑦 + 𝑏 est tangente à (𝐶 ′ ). gauche en 𝑎 et est noté 𝒇′ 𝒈 (𝒂).
Ainsi, 𝑓 ′𝑔 (𝑎) = 𝑒.
♠ On dit que 𝑓 est dérivable à droite en 𝑎
1.4 Dérivation
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
lorsque 𝑥→𝑎
𝑙𝑖𝑚 𝑥−𝑎
= 𝑏 avec 𝑏 ∈ ℝ. Cette
1.4.1 Fonctions dérivables en un point 𝑥>𝑎
Propriétés
♦ Si 𝑓 est dérivable à gauche et à droite en 𝒂 et
Une fonction 𝑓 définie sur un intervalle ouvert
𝑓𝑔′ (𝑎) ≠ 𝑓𝑑′ (𝑎) alors le point 𝑀൫𝑎; 𝑓(𝑎)൯ est
I est dérivable sur I si et seulement si 𝑓 est
un point anguleux.
dérivable en tout élément de I.
Une fonction 𝑓 définie sur un intervalle
ሾ𝑎; 𝑏ሿ est dérivable sur ሾ𝑎; 𝑏ሿ si et seulement si
𝑓 est dérivable en tout élément de ሿ𝑎; 𝑏ሾ,
dérivable à droite en a et dérivable à gauche en
b.
Toute fonction dérivable sur un intervalle I est
continue sur I. Mais la réciproque n’est pas
toujours vraie.
[Link] Dérivées des fonctions élémentaires Soit 𝑓, 𝑔 deux fonctions dérivables sur un
intervalle I et 𝑓 ′ , 𝑔′ leurs dérivées respectives.
Fonction 𝑓 Fonction dérivée 𝑓 ′ Ensemble
de Fonctions Dérivées
dérivabilité 𝑓+𝑔 𝑓 ′ + 𝑔′
𝑓(𝑥) = 𝑘 𝑓 ′ (𝑥) = 0 ℝ
(𝑘 ∈ ℝ) 𝑘𝑓 ( 𝑘 ∈ ℝ) 𝑘𝑓 ′
𝑓(𝑥) = 𝑥 𝑓 ′ (𝑥) = 1 ℝ
𝑓. 𝑔 𝑓 ′ . 𝑔 + 𝑓. 𝑔′
𝑓(𝑥) = 𝑓 ′ (𝑥) = 𝑎 ℝ
𝑎𝑥 + 𝑏 1 𝑔′
−
𝑓(𝑥) = 𝑥 𝑛 𝑓 ′ (𝑥) = 𝑛𝑥 𝑛−1 ℝ 𝑔 𝑔2
(𝑛 ∈ ℚ∗+ ) 𝑓 𝑓 ′ . 𝑔 − 𝑓. 𝑔′
𝑔 𝑔2
𝑓(𝑥) = ξ𝑥 𝑓 ′ (𝑥) = 2
1
ℝ∗+
ξ𝑥 𝑓𝑛 𝑛𝑓 ′ 𝑓 𝑛−1
𝑓(𝑥) = 𝑥
1
𝑓 ′ (𝑥) = − 𝑥 2
1
ℝ∗ (𝑛 ∈ ℚ∗+ )
ඥ𝑓 𝑓′
𝑓(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 𝑥 𝑓 ′ (𝑥) = − 𝑠𝑖𝑛 𝑥 ℝ
2ඥ𝑓
𝑐𝑜𝑠(𝑓) −𝑓 ′ 𝑠𝑖𝑛(𝑓)
𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 𝑥 𝑓 ′ (𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 𝑥 ℝ
𝑓(𝑥) = 𝑡𝑎𝑛 𝑥 𝑓 ′ (𝑥) = 1 + 𝑡𝑎𝑛2 𝑥 𝜋
ℝ ∖ ቄ2 +
1
𝑠𝑖𝑛(𝑓) 𝑓 ′ 𝑐𝑜𝑠(𝑓)
= 𝑐𝑜𝑠2 𝑥
𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℝቅ
Toute fonction polynôme est dérivable sur ℝ. Soit 𝑓 une fonction et I un intervalle.
Toute fonction rationnelle est dérivable sur
♣ Si 𝑓 est dérivable sur I, alors on note 𝑓’ ou
chacun des intervalles de son ensemble de 𝑑𝑓
𝑓 (1) ou 𝑑𝑥 la fonction dérivée première de 𝑓.
définition.
♣ Si 𝑓′ est dérivable sur I, alors on note 𝑓’’ ou
Les fonctions trigonométriques sont
𝑑2 𝑓
dérivables en tout élément de leur ensemble 𝑓 (2) ou 𝑑𝑥 2 la fonction dérivée seconde de 𝑓 .
de définition. 𝑑𝑛 𝑓
♣ D’une manière générale, on note 𝑓 (𝑛) ou 𝑑𝑥𝑛 ,
la fonction dérivée d’ordre 𝑛 de 𝑓.
Exemple 1.17 :
𝑥 étant la variable.
Détermine dans chacun des cas suivants,
l’ensemble de dérivable I de 𝑓 puis calcule sa
Exemple 1.19 :
dérivée.
Détermine les dérivées successives de la fonction
2−𝑐𝑜𝑠 𝑥
1. 𝑓(𝑥) = 2+𝑐𝑜𝑠 𝑥 ; 2. 𝑓(𝑥) = 𝑥 + 3 + ξ𝑥 2 + 4𝑥 numérique 𝑓 définie par :
4𝑥−2 1
3. 𝑓(𝑥) = (𝑥+2)(𝑥2 +2) 𝑓(𝑥) = − 3 𝑥 4 + 3𝑥 3 − 4𝑥 2 + 𝑥 − 1
1.4.5 Dérivée de la composée de deux fonctions 1.4.7 Développement limité d’ordre 𝒏 d’une
une fonction dérivable sur un intervalle Si 𝑓 est 𝑛 fois dérivable sur un intervalle
contenant 𝑓(𝐼). Alors la fonction 𝑔𝑜𝑓 est contenant 0 alors on a :
dérivable sur I et on a : (𝑔𝑜𝑓)’ = 𝑓’ × 𝑔’𝑜𝑓 𝑥 𝑥2 𝑥3
𝑓(𝑥) = 𝑓(0) + 1! 𝑓 ′ (0) + 𝑓 ′′ (0) + 𝑓 (3) (0) +
2! 3!
𝑥𝑛
⋯+ 𝑓 (𝑛) (0) + 𝑥 𝑛 𝜀(𝑥) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑖𝑚 𝜀(𝑥) = 0.
𝑛! 𝑥→0
Exemple 1.18 :
Exemple 1.20 :
Calcule la dérivée de la fonction 𝑓 définie sur ℝ −
2 1. Donne le développement limité d’ordre 3 de la
ሼ1ሽ par : 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 ቀ ቁ
1−𝑥
fonction 𝑢 ∶ 𝑥 ↦ 𝑠𝑖𝑛 𝑥.
𝑥−𝑠𝑖𝑛 𝑥
2. Déduis-en 𝑙𝑖𝑚 𝑥3
.
𝑥→0
∀𝑥 𝐾, 𝑓’(𝑥) ≠ 0.
Théorème
La fonction 𝑓 réalise une bijection de K vers 𝑓(𝐾).
Soit 𝑓 une fonction deux fois dérivables sur un
Soit φ l’application définie de K dans 𝑓(𝐾) par
intervalle I contenant un réel 𝒂. ൫𝐶𝑓 ൯ la courbe de
𝜑(𝑥) = 𝑓(𝑥). φ est bijective et sa réciproque 𝜑 −1
𝑓 et (𝑇) la tangente à ൫𝐶𝑓 ൯ du point 𝑀൫𝑎; 𝑓(𝑎)൯. 1
est dérivable sur 𝑓(𝐾) et (𝜑 −1 )’ = 𝜑′𝑜𝜑−1
Si 𝑓 s’annule en 𝒂 en changeant de signe alors
1
le point M est un point d’inflexion de la ∀ 𝑥 ∈ 𝑓(𝐾); (𝜑 −1 )’(𝑥) = 𝜑′ ሾ𝜑−1(𝑥)ሿ
courbe.
Si ∀ 𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓 ′′ (𝑥) > 0 alors la courbe ൫𝐶𝑓 ൯ est
au-dessus de la tangente (𝑇). Note : Si ∀ 𝑥 𝐾,
Si ∀ 𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓 ′′ (𝑥) < 0 alors la courbe ൫𝐶𝑓 ൯ est
𝑓 ′ (𝑥) = 0 ⇔ 𝑥 = 𝑥1 𝑜𝑢 𝑥 = 𝑥2 … 𝑜𝑢 𝑥 = 𝑥𝑛 ,
en dessus de la tangente (𝑇).
alors l’ensemble de dérivabilité de 𝑓 −1 , bijection
Si ∀ 𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓 ′′ (𝑥) = 0 alors la courbe ൫𝐶𝑓 ൯ réciproque de 𝑓 est :
coupe la tangente (𝑇) en M.
𝑬 = 𝒇(𝑲) − ሼ𝒇(𝒙𝟏 ), 𝒇(𝒙𝟐 ), … , 𝒇(𝒙𝟐 )ሽ
∀ 𝑥 ∈ 𝐷𝑓 , (𝑥 + 𝑇) ∈ 𝐷𝑓 𝑒𝑡 𝑓(𝑥 + 𝑇) = 𝑓(𝑥).
Exemple 1.25 :
Exemple 1.24 :
Remarque
❖ Axe de symétrie
Toute fonction continue sur un intervalle 𝐼 admet 𝑓(𝑥) = 𝑡𝑎𝑛2 𝑥 𝐹(𝑥) = −𝑥 + 𝑡𝑎𝑛 𝑥 𝐼 ⊂ℝ∖
𝜋
de primitives sur 𝐼. +𝑐 + 𝑘𝜋
ቊ2 ቋ
𝑐∈ℝ ; 𝑘∈ℝ
Propriété 2 𝑓(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠2 𝑥
1
𝐹(𝑥) = 𝑡𝑎𝑛 𝑥 + 𝑐 ;
✓ 𝑙𝑛 𝑎𝑏 = 𝑙𝑛 𝑎 + 𝑙𝑛 𝑏
1
✓ 𝑙𝑛 𝑎 = − 𝑙𝑛 𝑎
Chapitre 3 : Fonction Logarithme Népérien
𝑎
✓ 𝑙𝑛 𝑏 = 𝑙𝑛 𝑎 − 𝑙𝑛 𝑏
✓ 𝑙𝑛 𝑎𝑟 = 𝑟 𝑙𝑛 𝑎
3.1 Notion de fonction logarithme népérien 1
✓ 𝑙𝑛 ξ2 = 2 𝑙𝑛 2
❖ Définition
Exemple : 𝒍𝒏 ξ𝟐 =
On appelle fonction logarithme népérien noté 𝒍𝒏
1
la primitive sur ሿ0; +∞ሾ de la fonction 𝑥 ↦ 𝑥 qui 𝒍𝒏 ξ𝟑𝟐 =
prend la valeur 0 en 1.
Exemple 3.1 :
16
❖ Conséquence Simplifie le réel 𝐴 = 𝑙𝑛 ξ32 − 𝑙𝑛 ቀ 9 ቁ + 𝑙𝑛 8.
♠ Le logarithme népérien d’un réel 𝑥 est noté
𝑙𝑛 𝑥 .
♠ 𝑙𝑛 1 = 0 3.2 Ensemble de définition de fonction
♠ La fonction logarithme népérien est définie et comportant ln
dérivable sur ሿ0; +∞ሾ et ∀𝑥 ∈
Si 𝑢 est une fonction d’ensemble de définition 𝐷𝑢
1
ሿ0; +∞ሾ, (𝑙𝑛)′(𝑥) =𝑥 alors l’ensemble de définition de la fonction :
1
∀ 𝑥 ∈ ሿ0; +∞ሾ, >0 donc (𝑙𝑛)′(𝑥) > 0. 𝑥 ↦ 𝑙𝑛ሾ𝑢(𝑥)ሿ est
𝑥
𝐷 = ሼ𝑥 ∈ ℝ/𝑥 ∈ 𝐷𝑢 𝑒𝑡 𝑢(𝑥) ≠ 0ሽ
❖ Propriétés
Exemple 3.3 :
Autres propriétés
Résous dans ℝ :
Soient 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 deux nombres réels strictement
positifs. (a) 𝑙𝑛(3𝑥 − 4) = 𝑙𝑛(𝑥 2 − 4); (b) (𝑙𝑛 𝑥)2 − 1 < 0
2𝑥+1
♠ 𝑙𝑛 𝑎 = 𝑙𝑛 𝑏 ⟺ 𝑎 = 𝑏 (c) 1 + 𝑙𝑛 𝑥 = 𝑙𝑛(−𝑥 + 2) et (d) 𝑙𝑛 ቀ 𝑥+1 ቁ > 0
♠ 𝑙𝑛 𝑎 < 𝑙𝑛 𝑏 ⟺ 𝑎 < 𝑏
♠ 𝑙𝑛 𝑎 > 𝑙𝑛 𝑏 ⟺ 𝑎 > 𝑏
3.4 Etude de la fonction ln
Exemple 3.4 :
Remarque 1
𝑙𝑛 ∶ ሿ0 ; +∞ሾ ⟶ ℝ
Soit 𝑥 ∈ ሿ0; +∞ሾ
𝑥 ⟼ 𝑙𝑛 𝑥
𝑙𝑛 𝑥 = 0 ⟺ 𝑙𝑛 𝑥 = 𝑙𝑛 1
On désigne par (𝐶) la courbe de la fonction 𝑙𝑛. On
⟺𝒙=𝟏
admet que 𝑙𝑖𝑚 𝑙𝑛 𝑥 = +∞
𝑥→+∞
𝑙𝑛 𝑥 < 0 ⟺ 𝑙𝑛 𝑥 < 𝑙𝑛 1
1. Démontre que 𝑙𝑖𝑚 𝑙𝑛 𝑥 = −∞
𝑥→0
⟺𝑥<1 >
1
ቀ𝑡𝑢 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑟𝑎𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑒𝑟 𝑡 = 𝑥ቁ
⟺ 𝒙 ∈ ሿ𝟎; 𝟏ሾ
Donne une interprétation géométrique de ce
𝑙𝑛 𝑥 > 0 ⟺ 𝑙𝑛 𝑥 > 𝑙𝑛 1
résultat.
⟺𝑥>1
2. Achève l’étude des variations de la fonction
⟺ 𝒙 ∈ ሿ𝟏; +∞ሾ
𝑙𝑛.
3. Détermine les équations des tangentes à la
courbe (𝐶) aux points 𝐴(1; 0)𝑒𝑡 𝐵(𝑒; 1).
Remarque 2 : le nombre e 4. Construis la courbe (𝐶).
On note 𝑒 l’unique nombre réel tel que 𝑙𝑛 𝑒 = 1.
fonction numérique.
1. 𝑓(𝑥) = −𝑥 + 𝑙𝑛(2𝑥 − 1)
Exemple 3.5 : Calcul de limites 𝑥+1
2. 𝑓(𝑥) = 2𝑥 − 𝑙𝑛 ቚ𝑥−1ቚ
𝑙𝑛(1+3𝑥) 𝑙𝑛 𝑥 Propriété
3. 𝑙𝑖𝑚 𝑥
4. 𝑙𝑖𝑚
𝑥→0 𝑥→+∞ 𝑥+3
3𝑥−2 𝑙𝑛 𝑥
Si 𝑢 est une fonction dérivable sur un intervalle I
5. 𝑙𝑖𝑚 6. 𝑙𝑖𝑚 𝑥(𝑙𝑛 𝑥)2
𝑥→+∞ 𝑥+𝑙𝑛 𝑥 𝑥→0 sur lequel elle ne s’annule pas, alors une primitive
>
𝑢′
𝑥+1 𝑥 𝑙𝑛(𝑥−1) sur I de la fonction est la fonction 𝑥↦
7. 𝑙𝑖𝑚 𝑥 𝑙𝑛 ቀ 𝑥
ቁ 8. 𝑙𝑖𝑚 𝑥−2
𝑢
𝑥→+∞ 𝑥→2
𝑙𝑛ȁ𝑢(𝑥)ȁ.
Exemple 3.8 :
Soit la fonction 𝑓 ∶ ℝ ⟶ ℝ
𝑥
𝑥 ↦ 𝑓(𝑥) = 𝑥 − 1 − 2 𝑙𝑛 ቀ𝑥+1ቁ
Exemple 3.9 :
Soit la fonction 𝑔 ∶ ℝ ⟶ ℝ
𝑙𝑛 𝑥
𝑥 ↦ 𝑔(𝑥) = 1 − 𝑥
∎ 𝑒 𝑎+𝑏 = 𝑒 𝑎 × 𝑒 𝑏 ∎ (𝑒 𝑎 )𝑟 = 𝑒 𝑎𝑟
1 𝑒𝑎
Chapitre 4 : Fonction Exponentielle ∎ 𝑒 −𝑏 = 𝑒 𝑏 ∎ 𝑒 𝑎−𝑏 = 𝑒 𝑏
Népérienne
∎ 𝑒𝑎 = 𝑒𝑏 ⟺ 𝑎 = 𝑏
∎ 𝑒𝑎 < 𝑒𝑏 ⟺ 𝑎 < 𝑏
4.1 Notion de fonction exponentielle
népérienne ∎ 𝑒𝑎 > 𝑒𝑏 ⟺ 𝑎 > 𝑏
❖ Définition ▪ 𝑒 𝑥 = 1 ⟺ 𝑒 𝑥 = 𝑒0 ⟺ 𝑥 = 0
▪ 𝑒 𝑥 < 1 ⟺ 𝑒 𝑥 < 𝑒0 ⟺ 𝑥 < 0
On appelle fonction exponentielle népérienne
▪ 𝑒 𝑥 > 1 ⟺ 𝑒 𝑥 > 𝑒0 ⟺ 𝑥 > 0
notée 𝒆𝒙𝒑, la bijection réciproque de la fonction
logarithme népérien. Note :
𝑥 ↦ 𝑒𝑥𝑝(𝑥) = 𝑒 𝑥
Exemple 4.1 :
1. Simplifie les nombres suivants :
❖ Conséquences
3
♠ ∀ 𝑥 ∈ ℝ, 𝑒 𝑥 > 0 1 1
𝑎 = ቀ𝑒 2 𝑙𝑛 4−3 𝑙𝑛 2 ቁ 𝑒𝑡 𝑏 = 𝑒 2+𝑙𝑛2 + 𝑒 2−𝑙𝑛2
♠ ∀ 𝑥 ∈ ℝ, 𝑙𝑛 𝑒 𝑥 = 𝑥
♠ ∀ 𝑥 ∈ ሿ0; +∞ሾ, 𝑒 𝑙𝑛 𝑥 = 𝑥 2. Résous dans ℝ ∶
♠ ∀ 𝑥 ∈ ℝ, ∀ 𝑦 ∈ ሿ0; +∞ሾ, 𝑒 𝑥 = 𝑦 ⟺ 𝑥 = 𝑙𝑛 𝑦 (a) 2𝑒 6𝑥 − 5𝑒 3𝑥 − 3 = 0
1
♠ 𝑒𝑥𝑝(0) = 𝑒 0 = 1 ; 𝑒𝑥𝑝(−1) = 𝑒 −1 = 𝑒
(b) (𝑒 𝑥 − 2)(4 − 𝑒 𝑥 ) < 0
La fonction 𝑒𝑥𝑝 est dérivable sur ℝ et est égale à 4.3.1 Dérivée de la fonction 𝒆𝒖
sa dérivée. On a donc ∀ 𝑥 ∈ ℝ, 𝑒𝑥𝑝′ (𝑥) = 𝑒 𝑥 .
Soit 𝑢 une fonction dérivable sur un intervalle I.
Conséquence : Une primitive sur ℝ de la fonction
La fonction 𝑒 𝑢 est dérivable sur I et on a : ∀𝑥 ∈
𝑥 𝑥
𝑥 ↦ 𝑒 est la fonction 𝑥 ↦ 𝑒 ′
ℝ, ൫𝑒 𝑢(𝑥) ൯ = 𝑢′(𝑥)𝑒 𝑢(𝑥)
𝑒 𝑥 −1 𝑒𝑥
5. 𝑙𝑖𝑚 𝑥
=1 5. 𝑙𝑖𝑚 = +∞ Exemple 4.5 :
𝑥→0 𝑥→+∞ 𝑙𝑛 𝑥
Détermine une primitive sur I de la fonction 𝑓
dans chacun des cas suivants :
𝑠𝑖𝑛 3𝑥
3. 𝑙𝑖𝑚 1−𝑒 𝑥 = 0 4. 𝑙𝑖𝑚 (𝑥 + 2 + 𝑒 −𝑥 )
𝑥→0 𝑥→−∞
𝑎𝛼
Soit 𝑓 la fonction définie de ℝ vers ℝ par : 𝑓(𝑥) = 5. = 𝑎 𝛼 −𝛽
𝑎𝛽
𝑒 −𝑥 (1 − 𝑒 −𝑥 ) ; (𝐶) la courbe de 𝑓.
∎ Pour tous nombres réels strictement positifs ∎ Si 𝛼 < 0 alors (𝑎𝛼 < 𝑏 𝛼 ) (𝑎 > 𝑏)
𝑙𝑖𝑚 𝑥 𝛼 𝑙𝑛 𝑥 = 0
𝑥→0
sur ℝ∗+ ′
𝑒𝑡 ∀ 𝑥 ∈ ℝ, 𝑓 𝛼 (𝑥) = 𝛼𝑥 𝛼−1
>
1
𝑥 ⟼ 𝑥 𝛼 est la fonction 𝑥 ⟼ 𝛼+1 𝑥 𝛼+1
Exemple 4.9 :
∎ Si 𝑔 est une fonction dérivable et 1. Etudie dans chacun des cas suivants, la limite
strictement positive sur un intervalle I de la fonction f en l’endroit indiqué.
alors une primitive sur I de la 𝑒𝑥
(a) 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑛(𝑥 2 +1) 𝑒𝑛 + ∞
1
fonction 𝑔’𝑔𝛼 est la fonction 𝛼+1 𝑔𝛼+1 𝑒 2𝑥+1 −𝑒 𝑥
(b) 𝑓(𝑥) = 𝑥 2 −𝑥+1
𝑒𝑛 + ∞
(c) 𝑓(𝑥) = 𝑒 𝑥 ξ1 − 𝑥 𝑒𝑛 − ∞
Exemple 4.8 : 1
Précise dans chacun des cas suivants l’ensemble 2. Etudie les variations de la fonction 𝑓: 𝑥 ↦ 𝑥 𝑥
Limites remarquables
Pour tout réel 𝛼 > 0, on a :
𝑒𝑥 𝑥𝛼
❶ 𝑙𝑖𝑚 𝑥𝛼
= +∞ ; 𝑙𝑖𝑚 = +∞ et
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑙𝑛 𝑥
𝑒𝑥
𝑙𝑖𝑚 = +∞. Réciproquement :
𝑥→+∞ 𝑙𝑛 𝑥
𝑥𝛼 𝑙𝑛 𝑥 𝑙𝑛 𝑥
𝑙𝑖𝑚 = 0 ; 𝑙𝑖𝑚 = 0; 𝑙𝑖𝑚 =0
𝑥→+∞ 𝑒 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥 𝛼 𝑥→+∞ 𝑒 𝑥
𝑅é𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛
Exemple 5.1 :
1 3
1. ∀ 𝑥 ∈ ℝ, 𝐹(𝑥) = 3 𝑥 3 + 2 𝑥 2 𝐶𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑡é𝑔𝑟𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠
15
2. 𝐹(2) − 𝐹(−1) = 0 2 1
2 𝐴 = 𝑛𝑙2 𝑒 2𝑥 𝑑𝑥 𝑒𝑡 𝐵 = 1 𝑑𝑥
𝑡2
𝑎 𝑒𝑡 𝑏 𝑑𝑒𝑢𝑥 é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝐾.
𝑏
On note = 𝑥𝑑)𝑥(𝑓 𝑎ሾ𝐹(𝑥)ሿ𝑏𝑎 = 𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎)
𝑏
𝑙 𝑡𝑠𝑒 𝑡𝑑)𝑡(𝑓 𝑎′ 𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑒𝑥𝑝𝑟𝑖𝑚é𝑒 𝑒𝑛 𝑢𝑛𝑖𝑡é𝑠 𝑑 ′ 𝑎𝑖𝑟𝑒
Si pour tout 𝑥 ∈ ሾ𝑎; 𝑏ሿ, 𝑚 ≤ 𝑓(𝑥) ≤ 𝑀 alors Pour tout couple (𝑎, 𝑏) ∈ 𝐼2 , on a :
1 𝑏 𝑏 𝑏
𝑚 ≤ 𝑏−𝑎 𝑀 ≤ 𝑥𝑑 )𝑥(𝑓 𝑎. )𝑣𝑢( 𝑎′(𝑥) 𝑑𝑥 = 𝑢 𝑎′ (𝑥)𝑣(𝑥)𝑑𝑥 +
Il existe au moins un réel c de l’intervalle 𝑏
𝑣)𝑥(𝑢 𝑎′ (𝑥)𝑑𝑥
1 𝑏
ሾ𝑎; 𝑏ሿ tel que 𝑓(𝑐) = 𝑥𝑑 )𝑥(𝑓 .
𝑏−𝑎 𝑎 𝑏
Or )𝑣𝑢( 𝑎′(𝑥) 𝑑𝑥 = ሾ𝑢(𝑥)𝑣(𝑥)ሿ𝑏𝑎 𝑑𝑜𝑛𝑐
1 𝑏
Le nombre réel 𝜇 = 𝑏−𝑎 𝑥𝑑 )𝑥(𝑓 𝑎est appelé 𝑏
ሾ𝑢(𝑥)𝑣(𝑥)ሿ𝑏𝑎 = 𝑢 𝑎′ (𝑥)𝑣(𝑥)𝑑𝑥 +
valeur moyenne de 𝑓 sur ሾ𝑎; 𝑏ሿ.
𝑏
𝑣)𝑥(𝑢 𝑎′ (𝑥)𝑑𝑥
Ainsi,
Exemple 5.4 :
𝑏
𝑢 𝑎′ (𝑥)𝑣(𝑥)𝑑𝑥 = ሾ𝑢(𝑥)𝑣(𝑥)ሿ𝑏𝑎 −
Soit 𝑓 une fonction numérique définie par 𝑓(𝑥) = 𝑏
1 𝑣)𝑥(𝑢 𝑎′ (𝑥)𝑑𝑥
.
ξ𝑥+1
C’est la formule d’intégration par parties
Calcule la valeur moyenne de 𝑓 sur 𝐾 = ሾ8; 15ሿ.
Propriétés
5.2 Quelques techniques de calcul intégral
Soient 𝑢 𝑒𝑡 𝑣 deux fonctions dérivables sur un
5.2.1 Utilisation des primitives
intervalle I telles les fonctions dérivées 𝑢′ 𝑒𝑡 𝑣 ′
Exemple 5.5 : soient continues sur I, 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 deux éléments de I.
Calcule chacune des intégrales suivantes : On a :
𝑏
2
𝐴 = 0 𝑒 −3𝑥 𝑑𝑥 ; 𝐵 = 1
3 𝑥+3
𝑑𝑥 𝑢 𝑎′ (𝑥)𝑣(𝑥)𝑑𝑥 = ሾ𝑢(𝑥)𝑣(𝑥)ሿ𝑏𝑎 −
(𝑥+1)3
𝑏
𝑣)𝑥(𝑢 𝑎′ (𝑥)𝑑𝑥
Exemple 5.6 :
1
𝐶 = 0 𝑥ξ𝑥 + 1 𝑑𝑥
𝒃
Alors 𝑨(𝑫) = ቀ𝒙𝒅 )𝒙(𝒇 𝒂ቁ × 𝒖. 𝒂
5.3 Utilisations du calcul intégral Si le domaine (𝐷) est l’ensemble des points
𝑎≤𝑥≤𝑏
𝑀(𝑥; 𝑦) vérifiant ൜
𝑓(𝑥) ≤ 𝑦 ≤ 0
5.3.1 Calcul d’aire
𝒃
Alors 𝑨(𝑫) = ቀ 𝒂ሾ 𝒇(𝒙) − (𝛼𝑥 + 𝛽)ሿ 𝒅𝒙ቁ × 𝒖. 𝒂
Le volume de ce solide (S) est donné par : 𝑽= Exemple 5.8 : Volume du cône
𝒃
ቀ𝝅 𝒂ሾ𝒇(𝒙)ሿ𝟐 𝒅𝒙ቁ × 𝒖. 𝒗
Soit h la hauteur (ℎ ≠ 0) et R le rayon de base du
cône.
Alors son aire est :
Propriété 𝑆(𝑧) = 𝜋𝑅 2
D’après le théorème de
Soit Σ un solide délimité par les plans d’équations
𝑟 𝑧
𝑧 = 𝑎 𝑒𝑡 𝑧 = 𝑏 (𝑎 < 𝑏) et S la fonction qui à tout Thales on a : 𝑅 = ℎ
𝑅2
élément z de ሾ𝑎 ; 𝑏ሿ associe l’aire de la section du 𝐷𝑜𝑛𝑐, 𝑆(𝑧) = 𝜋 ℎ2 𝑧 2 .
solide Σ par le plan de cote z. Ainsi,
𝑅2 ℎ
Si la fonction 𝑧 → 𝑆(𝑧) est continue sur ሾ𝑎; 𝑏ሿ, 𝑉 = 𝜋 ℎ2 0 𝑧 2 𝑑𝑧
alors le volume du solide Σ est donné par la 𝜋𝑅 2 ℎ
Soit 𝑉 = 3
𝑢. 𝑣
𝒃
formule : 𝑽 = ቀ𝒛𝒅)𝒛(𝑺 𝒂ቁ × 𝒖. 𝒗
Exemple 5.9 :
𝟒
la courbe ൫𝐶𝑓 ൯, l’axe des abscisses et les droites
𝟑
Ainsi, 𝑽 = 𝟑 𝝅𝑹 𝒖. 𝒗
d’équations 𝑥 = 0 𝑒𝑡 𝑥 = 2.
𝑅𝑒(𝑧) = 0
~ 𝑧 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑎𝑔𝑖𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑝𝑢𝑟 ⇔ ൜
𝐼𝑚(𝑧) ≠ 0
Chapitre 6 : Nombres Complexes
Note 6.3
Vocabulaire 𝑖 3 = −𝑖 ; 𝑖 4 = 1 ;
Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏, un nombre complexe 𝑖 4𝑛 = 1 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛 ∈ ℝ∗
♣ L’écriture 𝒂 + 𝒊𝒃 est appelée forme algébrique 𝑖 4𝑛+𝑘 = 𝑖 𝑘 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛 ∈ ℝ∗ 𝑒𝑡 𝑘 ∈ ℝ
de 𝑧. 1
= −𝑖
𝑖
♣ Le nombre réel 𝒂 est appelé la partie réelle de
(1 + 𝑖)2 = 2𝑖
𝒛 et noté 𝑹𝒆(𝒛).
(1 − 𝑖)2 = −2𝑖
♣ Le nombre réel b est appelé la partie
imaginaire de 𝒛 et noté 𝑰𝒎(𝒛).
♣ Si 𝒃 = 𝟎 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝒛 = 𝒂 𝒆𝒔𝒕 𝒅𝒊𝒕 𝒓é𝒆𝒍. Remarque
♣ 𝑆𝑖 𝒂 = 𝟎 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝒛 = 𝒊𝒃 𝒆𝒔𝒕 𝒅𝒊𝒕 𝒊𝒎𝒂𝒈𝒊𝒏𝒂𝒊𝒓𝒆 Soient 𝑧 𝑒𝑡 𝑧 ′ deux nombres complexes tels que
♣ Si 𝒂 = 𝟎 𝒆𝒕 𝒃 ≠ 𝟎 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝒛 = 𝒊𝒃 est dit 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 𝑒𝑡 𝑧 ′ = 𝑎′ + 𝑖𝑏 ′ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑎, 𝑏, 𝑎′ 𝑒𝑡 𝑏 ′ des
imaginaire pur. nombres réels. On a :
♣ L’ensemble des imaginaires pur est noté 𝒊𝑹∗ ∎ 𝑧 + 𝑧 ′ = (𝑎 + 𝑎′ ) + 𝑖(𝑏 + 𝑏 ′ )
∎ 𝑧 − 𝑧 ′ = (𝑎 − 𝑎′ ) + 𝑖(𝑏 − 𝑏 ′ )
∎ 𝑧 × 𝑧 ′ = (𝑎𝑎′ − 𝑏𝑏 ′ ) + 𝑖(𝑎𝑏 ′ + 𝑎′ 𝑏)
Note 6.2 :
∎ (𝑎 + 𝑖𝑏)(𝑎 − 𝑖𝑏) = 𝑎2 + 𝑏 2
Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏, un nombre complexe.
1 𝑎 𝑏
~ 𝑧 𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑒𝑙 ⇔ 𝐼𝑚(𝑧) = 0 ∎ 𝑠𝑖 𝑧 ≠ 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 = 𝑎2 +𝑏2 − 𝑖 𝑎2 +𝑏2
𝑧
𝑧 𝑎𝑎′ +𝑏𝑏 ′ 𝑎𝑏 ′ −𝑎′ 𝑏
~ 𝑧 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑎𝑔𝑖𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒 ⇔ 𝑅𝑒(𝑧) = 0 ∎ 𝑠𝑖 𝑧 ′ ≠ 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑧′ = +𝑖
𝑎′2 +𝑏 ′2 𝑎′2 +𝑏 ′2
Exemple 6.1 :
On considère les nombres complexes
𝑧1 = 4 + 3𝑖 𝑒𝑡 𝑧2 = 3 − 4𝑖
Ecris sous forme algébrique les nombres
complexes :
1 𝑧
𝑧3 = 𝑧1 + 𝑧2 ; 𝑧4 = 𝑧1 × 𝑧2 ; 𝑧5 = 𝑧 𝑒𝑡 𝑧6 = 𝑧1
1 2
Exemple
Ecris sous la forme algébrique le complexe
(2 − 3𝑖)5
Définition
Soit 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 𝑢𝑛 nombre complexe avec 𝑎 𝑒𝑡 𝑏
des réels.
Formule du binôme de newton On appelle conjugué de z, le nombre complexe
Soient a et b deux nombres complexes non nuls et 𝑎 − 𝑖𝑏 et noté 𝑧ҧ.
𝑛 ∈ ℕ 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑛 ≥ 2.
𝑛
(𝑎 + 𝑏) = 𝐶𝑛𝑘 𝑎𝑛−𝑘 𝑏 𝑘
𝑛 Propriété
𝑘=0 Soient 𝑧 𝑒𝑡 𝑧 ′ deux nombres complexes et n un
entier relatif.
1. Si 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏, 𝑎 ∈ ℝ, 𝑏 ∈ ℝ 𝑜𝑛 𝑎 ∶
• 𝑧𝑧ҧ = 𝑎2 + 𝑏 2
• 𝑧 + 𝑧ҧ = 2𝑎 = 2𝑅𝑒(𝑧)
• 𝑧 − 𝑧ҧ = 2𝑖𝑏 = 2𝑖 𝐼𝑚(𝑧)
2.
Définition
Remarque
Propriété
• Si M est à l’origine du repère alors l’angle
Soient z et z’ deux nombre complexe et n un entier ሬԦ; ሬሬሬሬሬሬԦ
൫𝑢 𝑂𝑀൯ n'est pas défini. Ainsi un argument du
relatif. On a : complexe nul n’est pas défini.
1. ȁ𝑧ȁ = 0 ⇔ 𝑧 = 0 ; 2. ȁ𝑧𝑧 ′ ȁ = ȁ𝑧ȁ × ȁ𝑧 ′ ȁ • Si 𝑡Ԧ est un vecteur quelconque d’affixe z alors
ሬԦ; 𝑡Ԧ൯ = 𝑎𝑟𝑔 𝑧 + 2𝑘𝜋 ; (𝑘 ∈ ℤ)
𝑚𝑒𝑠൫𝑢
1 1
3. ȁ−𝑧ȁ = ȁ𝑧ҧȁ = ȁ𝑧ȁ ; 4. ቚ𝑧ቚ = 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑧 ≠ 0,
ȁ𝑍ȁ • Si 𝐴(𝑧𝐴 ) 𝑒𝑡 𝐵(𝑧𝐵 ) alors
𝑧 ȁ𝑧ȁ
5. ቚ𝑧 ′ ቚ = ȁ𝑍 ′ ȁ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑧 ′ ≠0; 6. ∀𝛼 ∈ ℝ, ȁ𝛼𝑧ȁ = ȁ𝛼ȁȁ𝑧ȁ ሬԦ; ሬሬሬሬሬԦ
𝑚𝑒𝑠൫𝑢 𝐴𝐵 ൯ = 𝑎𝑟𝑔(𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 ) + 2𝑘𝜋 ; (𝑘 ∈ ℤ)
𝑧2 = 1 − 𝑖.
1. Ecris sous forme trigonométrique les 6.2 Forme exponentielle d’un nombre
𝑧1
complexes 𝑧1 ; 𝑧2 ; 𝑧3 = 𝑧 𝑒𝑡 𝑧4 = 𝑧1 × 𝑧2 complexe
2
Le plan complexe est muni d’un repère Soit z un nombre complexe de module 𝑟 ; 𝛼 un
orthonormé direct (𝑂 ; 𝑢ሬԦ, 𝑣Ԧ). argument de z.
𝑧𝐴 , 𝑧𝐵 , 𝑧𝐶 𝑒𝑡 𝑧𝐷 .
5. 𝑧 = 𝑟 𝑒 −𝑖𝛼 5. 𝑧 𝑛 = 𝑟 𝑛 𝑒 𝑖𝑛𝛼
𝑧𝐶 −𝑧𝐴
❖ Le triangle ABC est isocèle en A ⟺ ቚ𝑧 ቚ=1
𝐵 −𝑧𝐴
𝑎2 + 𝑏 2 = ȁ∆ȁ
ቐ 𝑎2 − 𝑏 2 = 𝑅𝑒(∆)
6.3.2 Formule d’Euler 2𝑎𝑏 𝑒𝑡 𝐼𝑚(∆)𝑜𝑛𝑡 𝑚ê𝑚𝑒 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒
𝑒 𝑖𝛼 +𝑒 −𝑖𝛼 𝑒 𝑖𝛼 −𝑒 −𝑖𝛼
𝑐𝑜𝑠 𝛼 = 𝑒𝑡 𝑠𝑖𝑛 𝛼 = Exemple 6.6 :
2 2𝑖
Détermine les racines carrées du nombre
Retenons
complexe Z dans chacun des cas suivants :
𝑒 𝑖𝛼 + 𝑒 −𝑖𝛼 = 2 𝑐𝑜𝑠 𝛼 et 𝑒 𝑖𝛼 − 𝑒 −𝑖𝛼 = 2𝑖 𝑐𝑜𝑠 𝛼
1. 𝑍 = 5 + 12𝑖 2. 𝑍 = 3 − 4𝑖
∆= 𝑏 2 − 4𝑎𝑐
Exemple 6.5 :
𝑏
☺ Si ∆= 0, on a une solution double 𝑧0 = − 2𝑎
Linéarise 𝑐𝑜𝑠 4 𝑥 , 𝑠𝑖𝑛 𝑥 𝑐𝑜𝑠 𝑥 𝑒𝑡 𝑠𝑖𝑛7 𝑥
☺ Si ∆≠ 0, alors l’équation admet deux
solutions distinctes 𝑧1 et 𝑧2 telles que
−𝑏−ξ∆ −𝑏+ξ∆
𝑧1 = 𝑒𝑡 𝑧2 =
2𝑎 2𝑎
Exemple 6.7 :
1. On considère dans ℂ l’équation (𝐸) ∶
𝑧 2 − (1 + 6𝑖)𝑧 − 2010𝑖 = 0
Soit 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦, 𝑧 ′ = 𝑥 ′ + 𝑖𝑦 ′ 𝑒𝑡 𝑏 = 𝛼 + 𝑖𝛽
𝒙′ = 𝒙 + 𝜶
Chapitre 7 : Similitude Plane 𝑧′ = 𝑧 + 𝑏 ⇔ ൜ ′ . Ce système est appelé
𝒚 =𝒚+𝜷
expression analytique de la translation 𝑡𝑢ሬԦ .
7.1 Ecriture complexe d’une transformation
7.1.1 Définition
Exemple 7.1 :
Définition
1. Détermine l’écriture complexe de la
Le plan complexe (𝑃) est muni d’un repère translation de vecteur 𝑢ሬԦ d’affixe 3 + 2𝑖.
orthonormal direct (𝑂; 𝑢ሬԦ, 𝑣Ԧ). 2. Détermine l’image (∆′ ) de la droite (∆) ∶
𝑦 = −4𝑥 + 3
Toute application de (𝑃) dans ℂ qui a un point
associe son affixe est une bijection.
Toute transformation T qui à chaque point 𝑀(𝑧) 7.1.3 Ecriture complexe d’une rotation
On suppose que 𝑀 ≠ 𝛺
𝑒𝑡 ȁ𝑎ȁ ≠ 1 d’angle 𝑎𝑟𝑔 𝑎 et de l’homothétie 7.2.1 Image d’une droite – Image d’un cercle par
de même centre 𝛺 et de rapport une similitude plane directe
ȁ𝑎ȁ.
Propretés
Remarque
Soit 𝑓 une similitude plane directe de rapport 𝑘
Le point 𝛺, 𝑎𝑟𝑔 𝑎 𝑒𝑡 ȁ𝑎ȁ sont les caractéristiques (𝑘 ∈ ℝ∗+ )
de la similitude.
L’image de la droite (𝐴𝐵) par 𝑓 est la droite
(𝐴′ 𝐵 ′ ) avec 𝐴′ = 𝑓(𝐴) 𝑒𝑡 𝐵 ′ = 𝑓(𝐴).
L’image d’un cercle (𝒞) de centre I et de rayon
Exemple 7.4 :
r est le cercle (𝒞 ′ ) de centre 𝐼′ = 𝑓(𝐼) et de
1. Dans chacun des cas suivants, détermine la rayon 𝑟 ′ = 𝑘 × 𝑟.
transformation du plan qui a pour écriture L’image du triangle ou d’un quadrilatère
complexe : d’aire 𝐴 est encore le triangel ou quadrilatère
(a) 𝑓 ∶ 𝑧 ′ = −2𝑧 + 3𝑖 ; d’aire 𝐴′ = 𝑘 2 𝐴.
(b) 𝑔 ∶ 𝑧 ′ = (1 + 𝑖)𝑧 + 1
1 ξ3 Exemple 7.5 :
(c) ℎ ∶ 𝑧 ′ = ቀ2 − 𝑖 2
ቁ𝑧 + 𝑖
d’une population donne une série statistique 𝐸𝑐𝑎𝑟𝑡 − 𝑡𝑦𝑝𝑒 𝜎(𝑥) = ඥ𝑉(𝑥) .
double.
8.1.3 Covariance de 𝒙 𝒆𝒕 𝒚
𝑥𝑖 𝑥1 𝑥2 … 𝑥𝑝
𝑛𝑖 𝑛1 𝑛2 … 𝑛𝑝 8.1.4 Représentation graphique
𝒏
𝟏
𝑉𝑎𝑟𝑖𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑉(𝑥) = 𝒚𝒊 𝟐 − 𝒚
ഥ𝟐
8.2 Cas particulier : série double injective 𝑵
𝒊=𝟏
moyen du nuage.
Si les points du nuage ont l’allure d’une droite, on La méthode de Mayer consiste à partager la série
peut trouver une droite « très proche » de ces double en deux sous séries d’effectifs égaux (à
points. une unité près car le nombre de valeurs peut être
8.3.1 Ajustement affine par la droite des impair). On calcule les coordonnées des points
8.3.5 Estimation
Exemple 8.2 :
L’inconnue f est en général notée y. Soient 𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 des nombres réels tels que a ≠ 0.
premier ordre à coefficients constants sans appelée équation caractéristique associée à cette
forme 𝑎𝑦 ′ + 𝑏𝑦 = 0
2𝑦 ′′ − 3𝑦 ′ + 𝑦 = 𝑂 ; 𝑦 ′′ + 4𝑦 = 0
Propriété
Exemple 9.4 :
deux racines distinctes (𝐴; 𝐵) ∈ ℝ 2 1. Détermine les réels 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 tels que la fonction
𝑟1 𝑒𝑡 𝑟2 . ℎ définie par ℎ(𝑥) = 𝑎 𝑐𝑜𝑠 2𝑥 + 𝑏 𝑠𝑖𝑛 2𝑥 soit
Si ∆ < 0, alors (𝑒) admet solution de (𝐸).
𝛼𝑥
deux racines complexe 𝑓(𝑥) = 𝑒 (𝐴 𝑐𝑜𝑠 𝛽𝑥 2. Démontre que 𝑔 est solution de (𝐸) si et
conjuguées 𝑟 𝑒𝑡 𝑟ҧ telles +𝐵 𝑠𝑖𝑛 𝛽𝑥), seulement si 𝑔 − ℎ est solution de (𝐸1 ).
que 𝑟 = 𝛼 + 𝑖𝛽 ; (𝐴; 𝐵) ∈ ℝ 2 3. (a) Résous (𝐸1 )
2
(𝛼; 𝛽 ) ∈ ℝ .
(b) Déduire les solutions de (𝐸).
Si ∆ = 0, alors (𝑒) admet 𝑓(𝑥) = (𝐴𝑥 + 𝐵)𝑒 𝑟0𝑥 ,
une racine double 𝑟0 . (𝐴; 𝐵) ∈ ℝ 2 4. Détermine 𝑓 solution de (𝐸) telle que 𝑓(0) =
0 𝑒𝑡 𝑓 ′ (0) = 1.
Exemple 9.3 :
(𝐸1 ) ∶ 𝑦 ′′ − 𝑦 ′ − 2𝑦 = 0.
(𝐸2 ) ∶ 𝑦 ′′ − 4𝑦 ′ + 4𝑦 = 0
existe un nombre réel M tel que, pour tout 𝑛 Soit (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐸 une suite numérique.
élément de E, on a : 𝑢𝑛 ≤ 𝑀.
Si pour tout nombre entier naturel 𝑛 de E,
♠ (𝑢𝑛 ) est dite bornée si et seulement si elle est
𝑢𝑛 ≤ 𝑢𝑛+1 alors la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐸 est croissante.
à la fois minorée et majorée.
Si pour tout nombre entier naturel 𝑛 de E,
On dit que 𝑚 est un minorant de (𝑢𝑛 ) et M un 𝑢𝑛 ≥ 𝑢𝑛+1 alors la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐸 est
majorant de (𝑢𝑛 ). décroissante.
Si pour tout nombre entier naturel 𝑛 de E,
𝑢𝑛 < 𝑢𝑛+1 alors la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐸 est
Remarque strictement croissante.
Si pour tout nombre entier naturel 𝑛 de E,
Lorsqu’il existe un nombre réel 𝑙 tel que
𝑢𝑛 > 𝑢𝑛+1 alors la suite (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐸 est
pour tout 𝑛 ∈ 𝐸 on a : ȁ𝑢𝑛 ȁ ≤ 𝑙 g f alors la
strictement décroissante.
suite (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐸 est bornée.
Une suite est positive (respectivement
négative) si elle est minorée
(respectivement majorée) par 0. ❖ Méthode d’étude du sens de variation d’une
suite
♦ Une suite est divergente si sa limite en +∞ est vraie. Puis, on montre que (𝑃𝑛+1 ) est vraie.
Remarques
Toute suite qui n’est pas convergente est 10.6 Suite Arithmétique et Suite Géométrique
divergente.
Si la fonction 𝑓 n’a pas de limite en +∞ alors
10.6.1 Suite Arithmétique
on ne peut rien conclure quant à la
convergence de la suite (𝑢𝑛 ) définie [Link] Définition
par 𝑢𝑛 = 𝑓(𝑛).
Définition
Propriétés
♦ Une suite (𝑢𝑛 ) est dite arithmétique Si (𝑢𝑛 ) une suite arithmétique de premier
lorsqu'on passe de chaque terme au suivant terme 𝑢0 et de raison 𝑟 alors ∀ 𝒏 ∈ ℕ, 𝒖𝒏 =
en ajoutant toujours le même nombre 𝑟. 𝒖𝟎 + 𝒏𝒓
Ainsi, on a : 𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 + 𝑟 pour tout indice Plus généralement, si (𝑢𝑛 ) une suite
𝑛. Ou encore arithmétique de premier terme 𝑢𝑘 et de
♦ Une suite numérique (𝑢𝑛 )𝑛∈𝐸 est dite raison 𝑟 alors ∀ 𝑛 ≥ 𝑘, 𝒖𝒏 = 𝒖𝒌 + (𝒏 − 𝒌)𝒓
arithmétique si et seulement s’il existe un
nombre réel 𝑟 tel que pour tout élément 𝑛 de
[Link] Convergence d’une suite arithmétique
𝐸 , on a : 𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 + 𝑟.
Soit (𝑢𝑛 ) une suite arithmétique de raison 𝑟.
Ce nombre 𝑟 s'appelle la raison de la suite (𝑢𝑛 ).
Si 𝑟 = 0 alors la suite (𝑢𝑛 ) est convergente sinon
[Link] Comment vérifier qu'une suite (𝒖𝒏 ) est
elle est divergente.
arithmétique ?
𝑁(𝑃 + 𝐷)
a) 𝑢𝑛 = 3𝑛 − 2 On utilise la relation suivante : 𝑆 = avec
2
b) 𝑢𝑛 = 𝑛2 + 1
N = nombre de termes de la somme
(𝑛−1)×( 𝑢0 +𝑢𝑛−2 )
géométrique ?
Alors 𝑆 = 2
Après s'être assuré que 𝑢𝑛 n'est jamais nul, on
Remarque calcule, pour tout indice n, le rapport de deux
𝑢𝑛+1
𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 sont trois termes consécutifs d’une termes consécutifs 𝑢𝑛
.
𝑎+𝑐
suite arithmétique si et seulement si 𝑏 = 2 ☺ Si on obtient une quantité constante
𝑞, (𝑞 ∈ ℝ) alors la suite est géométrique de
raison 𝑞.
Exemple ☺ Si on obtient une quantité variable, alors la
suite n'est pas géométrique.
Définition
q = raison de la suite.
☺ Si 𝑞 = 1, alors 𝑆 = 𝑁 × 𝑃
Exemple
Remarque
Chapitre 11 : Coniques
ou deux droites, ce sont des coniques impropres Si le plan contient l’axe et coupe les deux nappes
ou dégénérées. selon une génératrice, l’intersection sera un
Plusieurs définitions des coniques sont possibles couple de droites. Si le plan coupe les deux nappes
(foyers et directrice, définition bifocale, …), la à leur point commun, l’intersection sera ce point.
seule qui englobe tous les cas particuliers est la Ces deux cas limites font encore partie des
La définition de Γ à l’aide du triplet (𝐹, 𝔇, 𝑒) est ☺ Si 𝑒 = 1, Γ (qui est ici une parabole) coupe
appelé définition mono-focale de Γ. (∆) en un seul point S appelé sommet de la
parabole. S est le milieu de ሾ𝐾𝐹ሿ.
Dans toute la suite : 𝛤 = 𝒞(𝐹, 𝔇, 𝑒) est la conique
☺ Si 𝑒 ≠ 1, Γ (Qui est une ellipse ou une
de foyer F, de directrice (𝔇) et d’excentricité 𝑒.
hyperbole) coupe (∆) en deux points A et A ′
ሬሬሬሬሬԦ = −𝑒𝐴𝐾
appelés sommets de Γ tels que 𝐴𝐹 ሬሬሬሬሬԦ et
ሬሬሬሬሬሬሬԦ
𝐴′ 𝐹 = 𝑒𝐴ሬሬሬሬሬሬሬԦ
′ 𝐾.
11.1.1 Axe focal d’une conique
♦ Position de A et A ′ par rapport à [KF].
Propriété
• Si 0 < 𝑒 < 1, alors 𝐴 ∈ ሾ𝐾𝐹ሿ 𝑒𝑡 𝐴′ ∈ ሾ𝐾𝐹).
Soit 𝛤 = 𝒞(𝐹, 𝔇, 𝑒)
• Si 𝑒 > 1, alors alors 𝐴 ∈ ሾ𝐾𝐹ሿ et 𝐴′
La droite (∆) passant par F et perpendiculaire à appartient à la demi-droite opposée à [KF).
(𝔇) est un axe de symétrie de (Γ). Elle est appelée
♦ Relation entre OF et OA d’une part et OK et
axe focal de la conique.
OA d’autre.
𝟏
𝑶𝑭 = 𝒆𝑶𝑨 𝒆𝒕 𝑶𝑲 = 𝒆 𝑶𝑨
♠ L’ensemble des point M du plan tels que Le nombre réel strictement positif 𝑝 est appelé
𝑀𝐹
< 𝑒 est l’intérieur de la conique Γ. paramètre de la parabole.
𝑀𝐻
Propriété
Propriété
Soit (P) la parabole d’équation 𝑦 2 = 2𝑎𝑥 (𝑎 ≠ 0)
Soit (𝛤 ) la parabole de foyer F, de directrice (𝔇) La tangente en un point 𝑀0 (𝑥0 ; 𝑦0 ) de (P) a pour
et de sommet S. équation : 𝑦𝑦0 = 𝑎(𝑥 − 𝑥0 )
Dans un repère orthonormé (𝑆, 𝑖Ԧ, 𝑗Ԧ) tel que Note : Lorsque (P) a pour équation 𝑥 2 = 2𝑎𝑦 , la
1
ሬሬሬሬԦ , (𝛤 ) est la courbe d’équation 𝒚𝟐 = 𝟐𝒑𝒙
𝑖Ԧ = 𝑆𝐹 𝑆𝐹 tangente a pour équation 𝑥𝑥0 = 𝑎(𝑦 − 𝑦0 ).
où 𝑝 est la distance de F à (𝔇).
(b) Donner les équations des tangentes (𝑇) et 11.2.3 Équation réduite d’une conique à centre
(𝑇 ′ ) à (P), autre que l’axe des (𝒆 ≠ 𝟏).
ordonnées respectivement aux points
M et 𝑀’.
Propriété
Soit 𝛤 = 𝒞(𝐹, 𝔇, 𝑒)
Exemple 11.2 :
Soit 𝛤 = 𝒞(𝐹, 𝔇, 𝑒) ; (𝑒 ≠ 1).
Le plan (P) est muni d’un repère orthonormé
(𝑂; 𝑖Ԧ, 𝑗Ԧ ). On désigne par A et A’ les sommets de (Γ) situés
sur son axe focal. Dans un repère orthonormé
1. Dans chacun des cas ci-après, donne la nature
(𝑂, 𝑖Ԧ, 𝑗Ԧ) tel que O est le milieu de ሾAA’ሿ et
et les éléments caractéristiques de la courbe : 1
𝑖Ԧ = 𝑂𝐴 ሬሬሬሬሬԦ
𝑂𝐴, (Γ) est la courbe d’équation
2 2
𝛤 ∶ 𝑦 =𝑥; 𝛤 ∶ 𝑦 − 6𝑦 + 2𝑥 + 10 = 0 𝑥2 𝑦2
+ 𝑎2−𝑐 2 = 1, où 𝑎 = 𝑂𝐴 et 𝑐 = 𝑂𝐹 .
𝑎2
𝛤 ∶ 6𝑦 = −𝑥 2 et 𝛤 ∶ 10𝑦 = −𝑥 2 + 4𝑥 + 21
𝑥2 𝑦2
L’équation 𝑎2
+ 𝑎2−𝑐 2 = 1 est l’équation réduite
2. Détermine une équation cartésienne de la
de la conique à centre (𝑒 ≠ 1).
tangente à la courbe 𝛤 ∶ 𝑦 2 − 6𝑦 + 2𝑥 + 10 =
0 aux points d’abscisses −1.
Remarques
3. Donne l’équation cartésienne de la parabole
de foyer A(3 , 0) et de directrice D ∶ 𝑥 = −3. ♠ Un échange des axes de repères (𝑂, 𝑖Ԧ) et
4. (a) Détermine une équation cartésienne de la (𝑂, 𝑗Ԧ) conduit à une équation de la forme :
1 𝑥2 𝑦2
parabole P de foyer 𝐹 ቀ2 , 2ቁ et de directrice + 𝑏2 = 1.
𝑏 2 −𝑐 2
D∶𝑥 = 3.
L’axe focal de la conique est alors la droite de
repère (𝑂, 𝑗Ԧ) ; 𝐹(𝑂; 𝑐) est un foyer,
et 𝑐 < 𝑎.
♠ Dans le repère orthonormé (𝑂; 𝑖Ԧ, 𝑗Ԧ), la
L’équation d’une hyperbole en particulier est
𝑥2 𝑦2
courbe d’équation 𝑎2
+ 𝑎2 −𝑐 2 = 1 (𝑎 > 𝑥2 𝑦2
de la forme : 𝑎2 − 𝑏2 = 1 avec 𝑏2 = 𝑐 2 − 𝑎2
0 ; 𝑎 ≠ 𝑐; 𝑐 > 0) est la conique de foyer
et 𝑐 > 𝑎.
𝑎2
𝐹(𝑐; 0), de directrice (𝔇) : 𝑥 = et
𝑐
𝑐
d’excentricité 𝑒 = 𝑎.
11.2.4 Équation de la tangente en un point de
l’ellipse.
Conséquences
✓ La médiatrice de ሾAA’ሿ est un axe de symétrie La tangente en un point 𝑀0 (𝑥0 ; 𝑦0 ) de (E) a pour
𝑥𝑥0 𝑦𝑦0
de (Γ). équation : + = 1 avec 𝑎 > 0 𝑒𝑡 𝑏 > 0.
𝑎2 𝑏2
✓ Le milieu O de ሾAA’ሿ est un centre de symétrie
de (Γ).
(De telles coniques sont appelées coniques à 11.2.5 Équation de la tangente en un point de
centre ; le centre de symétrie est appelé centre de l’hyperbole
la conique).
Propriété
𝑥2 𝑦2
Soit (H) l’hyperbole d’équation − 𝑏2 = 1.
𝑎2
Remarques
La tangente en un point 𝑀0 (𝑥0 ; 𝑦0 ) de (H) a pour
𝑥𝑥0 𝑦𝑦0
𝐹 ′ et (𝔇′ ), images respectives de F et (𝔇) par équation : − = 1.
𝑎2 𝑏2
la symétrie de centre O, sont également un
foyer et une directrice de (Γ). Ainsi, (Γ) est
parfaitement déterminée par la donnée 𝐹’, Exemple 11.3 :
′
(𝔇 ), et e.
𝐹𝐹′ = 2𝑐 , 𝐹′𝐹 est appelé distance focale de la
conique à centre.
Exemple 11.4 :
9𝑥 2 + 54𝑥 + 𝑦 2 − 2𝑦 = −46
Exemple 11.5 :
4𝑥 2 − 9𝑦 2 − 16𝑥 − 18𝑦 − 29 = 0