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Cochlospermum Tinctorium, Entada Africana Combretum Micranthum Dans Le Traitement Des Hepatites A Bamako

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Cochlospermum Tinctorium, Entada Africana Combretum Micranthum Dans Le Traitement Des Hepatites A Bamako

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Pour obtention du doctorat en Pharmacie

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE REPUBLIQUE DU MALI


********** Un Peuple – Un But – Une
Foi
UNIVERSITE DE BAMAKO **********
**********
Faculté de Médecine de Pharmacie
et d’Odonto-Stomatologie

Année Universitaire 2005 - 2006 Nº…………………/

EVALUATION DE COCHLOSPERMUM
TINCTORIUM, ENTADA AFRICANA ET
COMBRETUM MICRANTHUM DANS LE
TRAITEMENT DES HEPATITES A
BAMAKO.

Présentée et soutenue publiquement le ……………………… 2005


devant la Faculté de Médecine, de Pharmacie
et d’Odonto-Stomatologie du Mali

Par Mr. Oumar SANGARE


Pour obtenir le Grade de DOCTEUR EN PHARMACIE
(Diplôme d’Etat)

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 1


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Président du jury : Professeur Amadou DIALLO


Membre du Jury : Docteur Sergio GIANI
Co-Directeur de thèse : Professeur Anatole TOUNKARA
Directeur de thèse : Professeur Drissa DIALLO

FACULTE DE MEDECINE, DE PHARMACIE ET D’ODONTO - STOMATOLOGIE


ANNEE UNIVERSITAIRE 2004 – 2005

ADMINISTRATION

DOYEN : MOUSSA TRAORE – PROFESSEUR


1er ASSESSEUR : MASSA SANOGO – MAITRE DE CONFERENCES
2ème ASSESSEUR : GANGALY DIALLO – MAITRE DE CONFERENCES AGREGE
SECRETAIRE PRINCIPAL : YENIMEGUE ALBERT DEMBELE – MAITRE DE CONFERENCES
AGREGE
AGENT COMPTABLE : Mme COULIBALY FATOUMATA TALL – CONTROLEUR DES FINANCES

LES PROFESSEURS HONORAIRES

Mr. Alou BA Ophtalmologie


Mr. Bocar SALL Orthopédie – Traumatologie – Secourisme
Mr. Souleymane SANGARE Pneumo – phtisiologie
Mr. Yaya FOFANA Hématologie
Mr. Mamadou L. TRAORE Chirurgie Générale
Mr. Balla COULIBALY Pédiatrie
Mr. Mamadou DEMBELE Chirurgie Générale
Mr. Mamadou KOUMARE Pharmacognosie
Mr. Mohamed TOURE Pédiatrie
Mr. Ali Nouhoum DIALLO Médecine interne
Mr. Aly GUINDO Gastro - Entérologie

LISTE DU PERSONNEL ENSEIGNANT PAR D.E.R. & PAR GRADE

D.E.R. CHIRURGIE RT SPECIALITES CHIRURGICALES

1. PROFESSEURS
Mr. Abdel Karim KOUMARE Chirurgie Générale
Mr. Sambou SOUMARE Chirurgie Générale
Mr. Abdou Alassane TOURE Orthopédie – Traumatologie, Chef de D.E.R.
Mr. Kalilou OUATTARA Urologie
Mr. Amadou DOLO Gynéco – Obstétrique
Mr. Alhousseini Ag MOHAMED O.R.L.

2. MAITRES DE CONFERENCES AGREGES


Mr. Abdoulaye DIALLO Ophtalmologie

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 2


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Mr. Djibril SANGARE Chirurgie Générale


Mr. Abdel Kader TRAORE Dit DIOP Chirurgie Générale
Mr. Abdoulaye DIALLO Anesthésie – Réanimation
Mr. Gangaly DIALLO Chirurgie Viscérale

3. MAITRES DE CONFERENCES
me
M SY Aïda SOW Gynéco – Obstétrique
Mr. Salif DIAKITE Gynéco - Obstétrique

4. MAITRES ASSISTANTS
me
M DIALLO Fatimata S. DIABATE Gynéco – Obstétrique
Mr. Mamadou TRAORE Gynéco – Obstétrique
Mr. Sadio YENA Chirurgie Générale et Thoracique
Mr. Filifing SISSOKO Chirurgie Générale
Mr. Issa DIARRA Gynéco - Obstétrique

5. ASSISTANTS CHEFS DE CLINIQUE


Mme Diénéba DOUMBIA Anesthésie – Réanimation
Mr. Mamadou L. DIOMBANA Stomatologie
Mr. Sékou SIDIBE Orthopédie – Traumatologie
Mr. Abdoulaye DIALLO Anesthésie – Réanimation
Mr. Tiéman COULIBALY Orthopédie – Traumatologie
Mme TRAORE J. THOMAS Ophtalmologie
Mr. Nouhoum ONGOIBA Anatomie & Chirurgie Générale
Mr. Zanafon OUATTARA Urologie
Mr. Zimogo Zié SANOGO Chirurgie Générale
Mr. Adama SANGARE Orthopédie – Traumatologie
Mme TOGOLA Fanta KONIPO O.R.L.
Mr. Sanoussi BAMANI Ophtalmologie
Mr. Doulaye SACKO Ophtalmologie
Mr. Ibrahim ALWATA Orthopédie – Traumatologie
Mr. Lamine TRAORE Ophtalmologie
Mr. Mady MAKALOU Orthopédie – Traumatologie
Mr. Aly TEMBELY Urologie
Mr. Niani MOUNKORO Gynécologie – Obstétrique
Mr. Tiemoko D. COULIBALY Odontologie
Mr. Souleymane TOGORA Odontologie
Mr. Mohamed KEITA O.R.L.

D.E.R. DE SCIENCES FONDAMENTALES

1. PROFESSEURS
Mr. Daouda DIALLO Chimie Générale & Minérale
Mr. Siné BAYO Anatomie – Pathologie – Histoembryologie
Mr. Amadou DIALLO Biologie
Mr. Moussa HARAMA Chimie Organique

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Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Mr. Ogobara DOUMBO Parasitologie – Mycologie

2. MAITRES DE CONFERENCES AGREGES


Mr. Yénimégué Albert DEMBELE Chimie Organique
Mr. Anatole TOUNKARA Immunologie, Chef de D.E.R.
Mr. Amadou TOURE Histoembryologie
Mr. Flabou BOUGOUDOGO Bactériologie - Virologie

3. MAITRES DE CONFERENCES
Mr. Bakary M. CISSE Biochimie
Mr. Abdourahamane MAIGA Parasitologie
Mr. Adama DIARRA Physiologie
Mr. Mamadou KONE Physiologie
Mr. Massa SANOGO Chimie Analytique

4. MAITRES ASSISTANTS
Mr. Mahamadou CISSE Biologie
Mr. Sékou F. M. TRAORE Entomologie Médicale
Mr. Abdoulaye DABO Malacologie, Biologie Animale
Mr. Abdourahamane TOUNKARA Biochimie
Mr. Ibrahim I. MAIGA Bactériologie – Virologie
Mr. Moussa Issa DIARRA Biophysique
Mr. Amagana DOLO Parasitologie
Mr. Kaourou DOUCOURE Biologie
Mr. Bouréma KOURIBA Immunologie
Mr. Souleymane DIALLO Bactériologie – Virologie
Mr. Cheick Bougadari TRAORE Anatomie – Pathologie
Mr. Youssouf COULIBALY Anesthésie – Réanimation
Mr. Samba Karim TIMBO O.R.L.
Mr. Lassana DOUMBIA Chimie Organique
5. ASSISTANTS
Mr. Mounirou BABY Hématologie
Mr. Mahamadou A. THERA Parasitologie
Mr. Mangara M. BAGAYOGO Entomologie Moléculaire Médicale
Mr. Guimogo DOLO Entomologie Moléculaire Médicale
Mr. Abdoulaye TOURE Entomologie Moléculaire Médicale
Mr. Djibril SANGARE Entomologie Moléculaire Médicale
Mr. Moctar DIALLO Biologie – Parasitologie
Mr. Boubacar TRAORE Immunologie

D.E.R. DE MEDECINE ET SPECIALITES MEDICALES

1. PROFESSEURS
Mr. Abdoulaye Ag RHALY Médecine Interne
Mr. Mamadou K. TOURE Cardiologie
Mr. Mahamane MAIGA Néphrologie
Mr. Baba KOUMARE Psychiatrie, Chef de D.E.R.
Mr. Moussa TRAORE Neurologie

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 4


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Mr. Issa TRAORE Radiologie


Mr. Mamadou M. KEITA Pédiatrie
Mr. Hamar A. TRAORE Médecine Interne
Mr. Dapa Aly DIALLO Hématologie
Mr. Moussa Y. MAIGA Hépato – Gastro – Entérologie

2. MAITRES DE CONFERENCES AGREGES


Mr. Toumani SIDIBE Pédiatrie
Mr. Bah KEITA Pneumo – Phtisiologie
Mr. Boubacar DIALLO Cardiologie
Mr. Somita KEITA Dermato – Léprologie
Mr. Abdel Kader TRAORE Médecine Interne
Mr. Siaka SIDIBE Radiologie

3. MAITRES ASSISTANTS
Mr. Mamadou DEMBELE Médecine Interne
Mr. Mamady KANE Radiologie
Mme Tatiana KEITA Pédiatrie
Mme TRAORE Mariam SYLLA Pédiatrie
Mr. Adama D. KEITA Radiologie
Mme SIDIBE Assa TRAORE Endocrinologie
Mme Habibatou DIAWARA Dermatologie

4. ASSISTANTS CHEFS DE CLINIQUE


Mr. Bou DIAKITE Psychiatrie
Mr. Bougouzié SANAGO Gastro – Entérologie
Mr. Saharé FONGORO Néphrologie
Mr. Bakoroba COULIBALY Psychiatrie
Mr. Kassoum SANOGO Cardiologie
Mr. Seydou DIAKITE Cardiologie
Mr. Mahamadou B. CISSE Pédiatrie
Mr. Arouna TOGORA Psychiatrie
Mme DIARRA Assétou SOUCKO Médecine Interne
Mr. Boubacar TOGO Pédiatrie
Mr. Mahamadou TOURE Radiologie
Mr. Idrissa A. CISSE Dermatologie
Mr. Mamadou B. DIARRA Cardiologie
Mr. Anselme KONATE Hépato – Gastro – Entérologie
Mr. Moussa T. DIARRA Cardiologie
Mr. Souleymane DIALLO Pneumologie
Mr. Souleymane COULIBALY Psychologie
Mr. Daouda K. MINTA Maladies Infectieuses
Mr. Soungalo DAO Maladies Infectieuses
5. ASSISTANT
Mr. Cheick Oumar GUINTO Neurologie

D.E.R. DES SCIENCES PHARMACEUTIQUES

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1. PROFESSEURS
Mr. Boubacar Sidiki CISSE Toxicologie
Mr. Gaoussou KANOUTE Chimie Analytique, Chef de D.E.R.

2. MAITRE DE CONFERENCES AGREGE


Mr. Ousmane DOUMBIA Pharmacie Chimique
Mr. Drissa DIALLO Matières Médicales

3. MAITRES DE CONFERENCES
Mr. Boulkassoum HAIDARA Législation
Mr. Elimane MARIKO Pharmacologie

4. MAITRES ASSISTANTS
Mr. Bénoit KOUMARE Chimie Analytique

Mr. Alou KEITA Galénique


Mr. Ababacar I. MAIGA Toxicologie
Mr. Yaya KANE Galénique

5. ASSISTANTS
Mme Rokia SANOGO Pharmacognosie
Mr. Saïbou MAIGA Législation
Mr. Ousmane KOITA Parasitologie Moléculaire

D.E.R. DE SANTE PUBLIQUE

1. PROFESSEUR
Mr. Sidi Yaya SIMAGA Santé Publique, Chef de D.E.R.

2. MAITRE DE CONFERENCES AGREGE


Mr. Moussa A. MAIGA Santé Publique

3. MAITRE DE CONFERENCES
Mr. Sanoussi KONATE Santé Publique

4. MAITRES ASSISTANTS
Mr. Bocar G. TOURE Santé Publique
Mr. Adama DIAWARA Santé Publique
Mr. Hamadoun SANGHO Santé Publique
Mr. Massambou SACKO Santé Publique

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Mr. Alassane A. DICKO Santé Publique

5. ASSISTANTS
Mr. Samba DIOP Anthropologie Médicale
Mr. Seydou DOUMBIA Epidémiologie
Mr. Oumar THIERO Biostatistique

CHARGES DE COURS & ENSEIGNANTS VACATAIRES

Mr. N’Golo DIARRA Botanique


Mr. Bouba DIARRA Bactériologie
Mr. Salikou SANOGO Physique
Mr. Bokary Y. SACKO Biochimie
Mr. Boubacar KANTE Galénique
Mr. Souleymane GUINDO Gestion
Mme DEMBELE Sira DIARRA Mathématiques
Mr. Modibo DIARRA Nutrition
Mme MAIGA Fatoumata SOKONA Hygiène du milieu
Mr. Mahamadou TRAORE Génétique
Mr. Yaya COULIBALY Législation

ENSEIGNANTS EN MISSION

Pr. Doudou BA Bromatologie


Pr. Babacar FAYE Pharmacodynamie
Pr. Eric PICHARD Pathologie Infectieuse
Pr. Mounirou CISSE Hydrologie
Pr. Amadou Papa DIOP Biochimie

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 7


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

DEDICACES

A Allah, le tout Puissant à Qui je rends grâce pour m’avoir donné la force
d’accomplir ce travail.

A mes grands parents IN MEMORIUM

A mon père: Karamoko Sangaré


Ce travail est le fruit de tes efforts, de tes sages conseils et de ta
grande patience

A mes maman : Mariam Diallo, Fatoumata Diallo, Batokoma Diarra.


Vos prières et bénédictions m’ont accompagné tous les jours de mes études ;
combien long, long a été ce chemin dont j’atteins le but aujourd’hui et ceci grâce
à vos encouragements. Que ce travail fasse votre fierté et reflète votre image.

A mes frères et sœurs :


Yacouba, Mahamadou, Salia, Bafoulatié, Djakarydia, Fatoumata, Aminatou, Assanatou,
En reconnaissance de vos soutiens moraux, fraternel, financier dont j’ai
bénéficié tout au long de ce travail. Par cela,vous avez chacun apporté votre
pierre à cet édifice.
Il fut un moment où nous étions tous ensemble, où nous partageons tous
ensemble. Aujourd’hui, les exigences de la vie professionnelle nous ont
dispersé. Mais je sais que même si les océans nous séparent, nous dormons sous
les mêmes cieux.
Restons toujours tolérants, travailleurs et très unis.

A mes Oncles et Tantes


Pour Vos soutiens

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 8


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

REMERCIEMENTS

Mes remerciements s’adressent tout particulièrement à :

A l’ONG "Antenna Technologie"


Pour sa participation financière et technique à la réalisation de ce travail.

Au Dr Mamadou Ouane
Vous avez toujours participé à la réalisation de ce travail malgré vos multiples
préoccupations.

A mes camarades interne du DMT


Judith Mogodé, Sory Diallo, Boubacar souley, Aminata Keïta, Aïssata Diallo,
Amadou Diallo, Moussa Doumbia, Yaya Togora, Patricia Nikiema, Fatoumata
Ouattara, Nouhoum Coulibaly, Sandrine M Fotsing.
Que dieu vous aide à prospérer tout au long de votre carrière.

A la promotion "BOUBACAR CISSE"


Pour les moments agréables et mémorables passés ensemble tout au long de nos
6 ans.

A tous les personnels de l’entreprise SIEF- SARL "Système Informatique Electronique et


Froid" : Soumaïla Keïta, Ousmane Keïta, Ibrahim keïta, Fousseyni Coulibaly,
Aliou Maïga.
Pour votre sens de solidarité, votre apport matériel et votre patience à la
réalisation de ce travail.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 9


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Au Dr Djeneba Sidibé, à son mari Youchaou Traoré et à tous les personnels de l’Officine
Carrefour N’tomikorobougou :
Boubacar Djeng, Moriba Diawara, Batourou Niaré, Fatoumata Traoré pour la
bonne collaboration.

Au pharmacien de l’Officine Lassana Samaké : Dr Abdou doumbia


Pour votre soutien financier et vos conseils.

Au Docteur Syndy Berthé au LNS (Laboratoire National de Santé)


Pour tout ce que tu as fait pour moi.

Au Docteur Ibrahima Douaré et Monsieur Camara


pour leur participation à cette étude.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 10


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

MENTION SPECIALE

A l’université d’OSLO (Norvège) pour son soutien matériel et financier à travers le


projet CNRST-NUFU plantes médicinales.

Au Professeur Drissa DIALLO

Aux Dr Rokia Sanogo et Sergio Giani pour votre disponibilité et vos


encouragements.

Au Dr Mamadou Ouane pour son encouragement, son degré d’amitié.

A Modibo Doumdia pour sa participation et sa bonne collaboration.

A Oumar Samaké dit "Marocain" pour son amitié.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 11


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

LISTE DES ABREVIATIONS ET FORMULES CHIMIQUE

ADN Acide désoxyribonucléique


AgHBS L’antigène à la surface du virus de l’hépatite B
ARN Acide ribonucléique
BAW Butanol-Acide acétique-Eau
CCl4 Tétrachlorure de carbone
CCM Chromatographie sur couche mince
CHCl3 (chloroforme)
cm centimètre
CNTS Centre National de Transfusion Sanguine
C.T Cochlospermum tinctorium,
DMT Département de Médecine Traditionnelle
E. A Entada africana
EtOH Ethanol
F C. M Feuille de Combretum micranthum
FeCl3 Chlorure ferrique
g gramme
GOT Glutamate oxaloacétate transaminase
GPT Glutamate pyruvate transaminase
HCl Acide chlorhydrique
HCV Virus de l’hépatite C
H2SO4 Acide sulfurique
IgM Immunoglobuline de type M
IST Infections sexuellements transmissibles
Kg Kilogramme
KI Iodure de potassium

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 12


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

KOH Hydroxyde de potassium

LAK Lymphokine actived killer


Mg Magnésium
mg miligramme
ml millilitre
mm millimètre
MTA Médicament traditionnel amélioré
NH4OH Ammoniaque
NK Natural killer
OMS Organisation Mondiale de la Santé
PAL Phosphatase alkanine
R C.T Racine de Cochlospermum tinctoriu
R E.A Racine de Entada africana
SbCl3 Trichlorure d’antimoine
TiL Tumor infiltrated lymphocyte
VHA Virus de l’hépatite A
VHB Virus de l’hépatite B
VHD Virus de l’hépatite D
VHE Virus de l’hépatite E

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 13


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

SOMMAIRES

1 INTRODUCTION……………………………….…………………………….1

2 MOTIVATIONS…………………………………………………………….………3

OBJECTIFS………………………………………………………………………………4

PREMIERE PARTIE

GENERALITES..…………………………………… …............…………….5

1 Rappel sur les hépatites……………………………….…………………………...........................5

1.1
Epidémiologie……………………………………………………………………….………………….5
1.2
Physiopathologie….……………………………………………………...........................7
1.2.1 Les virus………………………………………………………………….………………………….............7

1.2.2 Pathologie hépatique………………………………………..…………..............................9

1.2.2.1 Hépatites virales


aiguës……………………………………...…................................9
1.2.2.2 Hépatites virales
chroniques………………………………..….............…...............11
1.3 Traitements des hépatites virales………………………………………..…......................12
1.3.1 Traitement préventif……………………………………………………..……........................12

1.3.2 Traitements
curatifs……………………………………………………………............…………….15
1.3.2.1 Molécules
synthétiques………………………………………………………….................…15

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 14


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

1.3.2.2 Quelques molécules d’origine végétales ……………................18

1.3.2.3 Quelques plantes africaines utilisées dans le traitement des hépatites……22

DEUXIEME PARTIE

TRAVAUX
ANTERIEURS …………………………………......……………23
2. Monographie de Cochlospermum tinctorium, Entada africana et
Combretum micranthum......................................................23
2. 1 Cochlospermum tinctorium A. Rich.................................23
2. 2 Entada africana (Guill et Perr)……………………………………………………......…...........31

2. 3 Combretum micranthum G. Don…………………………………......39

TROISIEME PARTIE
TRAVAUX
PERSONNELS………………………….........…………….…….………...48
1.METHODOLOGIE……………………...........……………………….….48
1.1Caractères botaniques......................................................................…….49
1.1.1 Matériel végétal...........................................................................…….49
1.1.2 Caractères organoleptiques et macroscopiques…….................…………………..49

1.1.3 Caractères
microscopiques………...................................……………………….….49
1.2 Réactions générales de caractérisation…………………………………..............………….50

1.2.1 Substances
polyphénoliques………………………………………………..................……..
50
1.2.2 Dérivés anthracéniques……………….......................…..….52
1.2.3 Recherche des stérols et triterpènes, des caroténoïdes ….53
1.2.4. Hétérosides cardiotoniques………………..................….….54
1.2.5 Saponosides (indice de mousse)....................….…55
1.2.6 Autres caractérisations…………….........................…..55
1.3 Chromatographie sur couche mince…………......…..56

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 15


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

1.4 Préparation des médicaments à base de C. tinctorium, E.


africana, C. micranthum………………………………………..…58
1.4.1 Contrôle de qualité des matières premières………….……58
1.4.2 Conditionnement…………………....................................……..66
1.5 Gestion du stock des médicaments……………………………….68
1.6 Dispensation des médicaments……………….......…..68
1.6.1 Consentement éclairé………………………….......…...68
1.6.2 Schéma thérapeutique…………………………………….…….69
1.6.3 Dispensation randomisée des médicaments aux patients
inclus dans l’étude..............................................…71
1.7 Suivi des paramètres biologiques .......................……72
1.7.1 Population d’étude.....................................……72
1.7.2 Dosages des transaminases et de bilirubine totale Transaminases .......……72
1.7.3 Analyse des données……………………………………………………….......................…..72

2. Résultats .........................................……73
2.1 Résultats des Caractères botaniques................... ……73
2.1.1Caractères macroscopiques et organoleptiques.......... ……73
2.1.2 Caractères microscopiques.......................…..74
2.2 Résultats des réactions de caractérisations................ ……77
2.2.1 Réactions en tubes....................................……77
2.2.2 Chromatographie Sur couche mince.................…..78

2.3 Résultats de contrôle de qualité des matières premières......80


2.3.1 Contrôle macroscopique...................……80
2.3.2 Dosage...........................................……81
2.3.3 Contrôle microbiologique.......................…….81
2.4 Stock des médicaments......................……82
2.5 Présentation des médicaments......................……83
2.6 Résultats des paramètres biologiques......................……86
2.6.1 Répartition des patients selon le sexe et le type de
traitement............…….86

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 16


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

2.6.2 Analyse des paramètres biologiques............... ….87


2.6.3. Analyse des traitements effectués par les patients..........88
2.6.4 Suivi des paramètres biologiques en fonction du temps de
traitement..........................................................…89
3 COMMENTAIRES ET
DISCUSSIONS.......................................…….97
CONCLUSION..................................................103
RECOMMANDATION.......................................104
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES
RESUME
SERMENT DE GALIEN

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 17


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

1. INTRODUCTION

L’hépatite est une «inflammation du foie». Elle est causée le plus souvent par
des infections virales, mais également par des substances toxiques (alcool,
certains médicaments), des maladies auto-immunes et des infections parasitaires
ou bactériennes. En parlant d’hépatite virale, on fait principalement référence
aux hépatites A, B, D (delta), non A, non B, au sein desquelles le virus C a une
place prépondérante.
Les hépatites à virus B et C en devenant chronique, favorisent le développement
de cirrhose puis de cancers primitifs du foie (hépatocarcinomes).
Au niveau mondial, l’O.M.S. estime que 170 millions de personnes environ, soit
3 % de la population, sont infectées par le VHC et exposées au risque de
cirrhose et de cancer du foie (http://www.Who.int/ inf – fs/ fv/ am 164.html).
La séroprévalence du VHC varie en Afrique de 0,26 % en Afrique du Sud à
13,5 % en Egypte (Soni et al., 1996 ; Darwich et al., 1993), au Mali elle varie
de 2 à 5,4 % chez les donneurs de sang et est estimée à 2,37 % chez les femmes
enceintes (Chen et al., 1990 ; Dembélé, 1999).
Quant à l’hépatite B, l’O.M.S. estime à deux milliards le nombre de personnes
infectées y compris 400 millions de porteurs chroniques dont 60 millions en
Afrique (http://www.Who.int/ inf – fs/ fv/ am 164.html).Un million d’individus
meurent chaque année de l’infection virale B (http://www.sida-info-
service.org/page hépatites/page hépatites.php3).
Au Mali, la prévalence du portage de l’antigène HBs (AgHBs) est de 10 à 15 %
(Ndumbe et al., 1994).
L’utilisation des plantes médicinales a connu un essor important dans ces
derniers temps. Plusieurs facteurs justifient l’utilisation de la médecine
traditionnelle et/ou alternative par les populations dans les pays développés : la

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 18


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

diminution du pouvoir d’achat, le coût élevé des médicaments conventionnels, la


méfiance vis à vis des produits de synthèse, l’envie de consommer Bio
«naturel»..
Cependant, dans les pays en voie de développement, l’utilisation de la médecine
traditionnelle est un élément du patrimoine culturel. Près de 80% des
populations des pays en voie de développement de la région Afrique utilisent la
médecine traditionnelle pour des soins de santé primaires (Koumaré, 1989).
Compte – tenu de l’échec relatif de la médecine moderne devant certaines
maladies (ictères, etc...), il est important pour les chercheurs africains de faire
des investigations sur les plantes africaines reconnues pour leurs vertus
thérapeutiques par les légendes et les traditions.
Cochlospermum tinctorium A. Rich. (Cochlospermaceae) et Entada africana
Guill et Perr. (Mimosaceae), sont des plantes utilisées dans diverses affections
dont l’hépatite, sur les quelles nous avons mené une étude clinique afin
d’apporter notre contribution à la recherche d’autres médicaments traditionnels
améliorés pour le traitement des hépatites qui constituent un problème de santé.
L’étude a été réalisée grâce à l’appui technique et financier du projet " Pratiques
traditionnelles et Soins de Santé Publique ". Financier par la Direction du
Développement et de la Coopération de la Confédération Helvétique et initiée
par l’ONG "Antenna Technologie", en collaboration avec le DMT.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 19


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

2. MOTIVATIONS
Notre travail s’inscrit dans une perspective de valorisation et de développement
de la recherche sur les plantes médicinales afin de pouvoir satisfaire aux besoins
de santé des populations maliennes.
Il a été motivé par :

■ La nécessitée de faciliter l’accès des populations aux médicaments à moindre


coût, compte tenu du coût élevé des médicaments conventionnels.

■ L’absence de thérapeutiques efficaces contre les hépatites en médecine


conventionnelle.

■ La complexité de la prise en charge des infections virales en général et des


hépatites en particulier.

■ La nécessité de compléter le dossier scientifique de Entada africana, de


Cochlospermum tinctorium par des essais cliniques afin de permettre leur
utilisation dans le traitement des affections hépatiques au Mali.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 20


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

3. OBJECTIFS

Objectif général

Evaluer l’efficacité de médicaments à base de Cochlospermum tinctorium,


Entada africana, Entada africana associé au Combretum micranthum G. Don.
(Combretaceae), utilisés dans le traitement des hépatites.

Objectifs spécifiques

1. Déterminer les caractères botaniques des poudres de :


C. tinctorium, E. africana et C. micranthum

2. Identifier les contaminants bactériologiques des décoctés de : C. tinctorium,


E. africana, C. micranthum

3. Caractériser les constituants chimiques de C. tinctorium et de E. africana

4. Déterminer le profil chromatographique de chacune des deux plantes

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 21


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

5. Déterminer l’évolution des transaminases et de bilirubines chez les patients


soumis au différent type de traitement en fonction du temps

GENERALITES
1. Rappel sur les hépatites : (Http ://www. sante. gouv. Fr)
Les hépatites virales ont pour origine une infection par des virus dont le
tropisme principal est la cellule hépatique (par opposition à l'atteinte hépatique -
inconstante- secondaire à d'autres maladies virales comme la mononucléose
infectieuse ou l'herpès par exemple).
Cinq types de virus d'hépatite ont été clairement identifiés : virus A à E. Toute
fois des hépatites post - transfusionnelles (< 10 %) et sporadiques (< 20 %)
subsistent mais leur l'agent causal reste inconnu : ce sont des hépatites non A et
non E.
On peut grouper les hépatites virales selon :
● Le génome viral:
Le virus de l'hépatite B (VHB) est un virus à ADN.
● Le mode de contamination:
Le virus de l’hépatite A (VHA) et le virus de l’hépatite E (VHE) se transmettent
par voie oro-fécale. Le VHB et le VHD ont une contamination par voies
sanguine et sexuelle. Le virus de l’hépatite C (VHC) a une transmission
essentiellement sanguine.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 22


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

● Leur histoire naturelle:


Les hépatites dues aux virus B, C ou D peuvent évoluer vers une forme
chronique dont la finalité est une cirrhose. Une cirrhose virale a les mêmes
risques de complications qu’une cirrhose de cause non virale (ictère,
encéphalopathie, ascite, hémorragie digestive et carcinome hépato-cellulaire)
1.1 Epidémiologie
(Http://www.sante.gouv.fr)

● Virus A
Les pays en voie de développement constituent des zones de forte endémie. En
France, le taux de prévalence est en baisse, environ 10%, ces sujets sont donc
exposés à un risque important de contamination lors de voyages en pays de
haute endémie. Le mode de transmission oro-fécale explique les épidémies dans
les collectivités d’enfants (crèches, garderie) et les institutions psychiatriques.
La consommation d’huîtres et de coquillages provenant de lieux où les eaux sont
contaminées est également à l’origine d’épidémies d’hépatite A.

● Virus B
La répartition mondiale est très inégale. Il existe des pays de haute endémie
(certains pays d'Afrique Noire, d'Asie du Sud Est, la Chine) où la contamination
est générale et se produit le plus souvent au cours des premières années de la
vie, et le portage chronique atteint 10 % au moins de la population. Au Mali, la
prévalence du portage de l’AgHBS est de 10 à 15% (Ndumbe et al., 1994). En
Europe, aux USA, en Australie, 5 à 10 % de la population rencontre le virus B et
le portage chronique de l'AgHBs atteint 0,2 à 0,4 % de la population.
L'hépatite aiguë B guérit spontanément chez 90 % des sujets. Les deux risques
évolutifs sont l'hépatite fulminante et l'hépatite chronique.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 23


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

● Virus C
L'infection par le virus C est fréquente en Asie et en Afrique, la prévalence de
l'anticorps anti-VHC dans la population est de l'ordre de 5 % ; au Mali,
certaines études ont permis d’évaluer la fréquence des anticorps anti-VHC dans
certaines populations. Celle ci était de 28% au cours des hépatopathies
chroniques et 3,33% chez les donneurs de sang (Coulibaly, 1992).

● Virus D
Il existe des régions de haute endémie comme l'Italie du Sud où la fréquence des
infections D atteint plus de 20 % chez les porteurs chroniques du virus B.

● Virus E
Le virus E est à l'origine de larges épidémies en Inde et en Moyen-Orient où les
touristes peuvent être infectés.
L'infection aiguë par le virus E détermine souvent un ictère. Il existe un risque
important d'hépatite fulminante chez les femmes enceintes en fin de grossesse. Il
n'y a pas de passage à la chronicité.

1.2 Physiopathologie
1.2.1 Les virus :
● Virus de l’hépatite A (VHA)
Le virus de l'hépatite A fait partie des picornavirus, eux-mêmes inclus parmi les
entérovirus. Il s'agit d'un virus non enveloppé, détruit par le chauffage
(autoclavage 20 min à 120°C). Il résiste à moins 20°C pendant 1 an.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 24


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

C’est un virus à ARN qui n’est pas directement cytopathogène pour le foie ; les
lésions histologiques hépatiques semblent être dues à la réponse immunitaire
cellulaire (lymphocytes T cytotoxiques) vis-à-vis des cellules hépatiques
infectées (Gimenez et al., 1996).

● Virus de l’hépatite B (VHB)


Le virus de l'hépatite B appartient à la famille des Hepadnaviridæ. La particule
virale ou particule de Dane est composée d'une enveloppe lipoprotéique portant
l'antigène HBs et d'une nucléocapside centrale ou core qui renferme l'ADN viral
et l'ADN polymérase.
C’est donc un virus à ADN dont le génome comporte 4 gènes S, C, P et X. Le
gène S code pour 3 protéines qui portent l’antigénicité HBs. La région P code
pour l’enzyme ADN-polymérase nécessaire à la réplication virale. Les produits
du gène X semblent posséder des propriétés transactivatrices sur le génome viral
et avoir un potentiel oncogénique qui interviendrait dans la genèse du carcinome
hépato-cellulaire (CHC). La région C code pour un polypeptide porteur de deux
déterminants antigéniques HBc et HBe. L’antigène HBe est détecté dans le
sérum lors de la multiplication virale.
L’importance de la multiplication virale avant traitement est un facteur
important de réponse au traitement. Le meilleur marqueur de la multiplication
virale est la détection de l’ADN viral dans le sérum (Gimenez et al., 1996).

● Virus de l’hépatite C (VHC)


Le virus de l'hépatite C s'apparente aux pestivirus animaux et est proche de la
famille des Flaviviridæ humains. Le virus dont la taille est de 50 à 60 nm de
diamètre est constitué d'une enveloppe lipidique et d'un ARN monocaténaire de
10 000 nucléotides avec un cadre de lecture unique.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 25


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

La grande variabilité du génome du VHC a conduit au concept de génotypes du


virus. Six génotypes différents apparaissent selon le degré d’homologie de leur
ARN. La grande variabilité du VHC pourrait lui permettre d’échapper à la
réponse immunitaire et ainsi favoriser le passage à la chronicité de l’infection et
sa résistance au traitement. Il existe également des différences géographiques de
répartition des génotypes du virus C. D’autre part chez un même malade,
différentes populations virales peuvent coexister mais, en général, un génotype
est dominant. Cette hétérogénéité génétique chez un même individu a conduit à
la notion de quasi-espèces. En France, les génotypes les plus fréquents sont les
types 1, 2 et 3 (Gimenez et al., 1996)

● Virus de l’hépatite D (VHD)


Le virus de l'hépatite D est un viroïde, c'est-à-dire un pseudovirus de 35 nm à
double enveloppe.
Le VHD est un virus défectif à ARN qui dépend du VHB pour sa multiplication.
Le génome code pour l’antigène D . L’ARN et la protéine D sont contenus dans
une enveloppe constituée d’antigène HBs. Cela implique que les anticorps anti-
HBs sont protecteurs contre l’infection à virus D. L’injection
d’immunoglobulines anti-HBs et la vaccination contre le virus B protègent
contre l’infection par le virus D (Gimenez et al., 1996).

● Virus de l’hépatite E (VHE)


Le virus de l'hépatite E fait partie de la famille des Calciviridæ ou Togaviridæ. Il
s'agit d'un virus sphérique, ne présentant pas d'enveloppe, dont la taille est
comprise entre 32 et 34 nm. Le génome contient un ARN simple brin avec 7194
nucléotides. Le virus n'agit pas par un mécanisme cytopathogène et les lésions
hépatiques sont probablement liées à la réponse immunitaire de l’hôte.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 26


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Les particules virales, avec une morphologie de Calcivirus, ont été mises en
évidence en microscopie électronique dans les selles des malades. En France,
les rares cas observés concernent habituellement des voyageurs revenant d’un
pays d’endémie (Molinié, 1998).

● Virus de l’hépatite G (VHG)


Des études récentes suggèrent que ce virus est peu pathogène et qu’il n’est pas
impliqué dans la grande majorité des hépatites aiguës ou chroniques
indéterminées, non-A, non-B, non-C (Marcellin,1997).

1.2.2 Pathologie hépatique (Gimenez et al., 1996)


1.2.2.1 Hépatites virales aiguës
● Hépatite aiguë A
L’incubation est courte, de l’ordre de 2 à 4 semaines (en moyenne 1 mois).
Le mode de transmission est direct, de personne à personne, ou indirect, par les
aliments ou l’eau contaminée.
L’hépatite A est le plus souvent asymptomatique (90% des cas) et est
pratiquement toujours bénigne. Elle est exceptionnellement grave (forme
fulminante) dans 1 cas sur 10000.
Le diagnostic est confirmé par la présence de l’anticorps anti-VHA de type IgM.
L’hépatite A peut être associée à une autre infection transmise par voie hydrique
(salmonellose, hépatite E).

● Hépatite aiguë B
L’incubation est longue, de 6 semaines à 4 mois (en moyenne 3mois).
La contamination se fait essentiellement par voie parentérale. Si le virus et
l’antigène HBS sont présents dans de nombreux liquides biologiques : sperme,

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 27


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sécrétions vaginales, salive, lait maternel, bile, leur concentration est 100 à 1000
fois inférieure à celle contenue dans le sang, ce qui rend négligeable le risque de
transmission par ces liquides biologiques.
L’hépatite aiguë B est le plus souvent asymptomatique (90% des cas). L’hépatite
aiguë B est grave (forme fulminante) dans 1 cas sur 1000 et devient chronique
dans moins de 10% des cas. L’hépatite B fait partie des infections sexuellement
transmissibles (IST). La persistance de AgHBS plus de 6 mois défini le passage
à la chronicité.

● Hépatite aiguë C
L’incubation est de l’ordre de 4 à 8 semaines (en moyenne 2 mois).
Les modes de transmission sont essentiellement l’usage des voie IV
(toxicomanie), nosocomiale et plus rarement de la mère à l’enfant, les relations
sexuelles. Dans 1/3 des cas, le mode de contamination est indéterminé mais il
s’agit vraisemblablement de contamination nosocomiale.
Elle est généralement asymptomatique (90%). L’élévation du taux des
transaminases est habituellement modérée. La persistance de l’élévation du taux
des transaminases et du virus plus de 6 mois définit le passage à la chronicité.

● Hépatite aiguë D
Le virus D est responsable d’hépatite aiguë de co-infection (infection simultanée
B et D ) et de surinfection (infection D chez un porteur chronique du virus B ).
L’infection grave est fréquente dans le cas de la co-infection. L’évolution vers
l’hépatite chronique D est la règle générale dans le cas de surinfection.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 28


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● Hépatite aiguë E
La transmission se fait par voie oro-fécale (eau et aliments contaminés).
L’hépatite aiguë E est très rare en Occident où elle touche exclusivement les
voyageurs de retour des régions d’endémie (Asie, Amérique du Sud, Afrique du
Nord-Algérie). L’incubation est de l’ordre de 2 à 3 semaines. Elle est
habituellement bénigne mais elle peut être (rarement) grave, ces formes graves
touchant plus particulièrement la femme enceinte pour des raisons inconnues.
L’hépatite E ne devient jamais chronique.

1.2.2.2 Hépatites virales chroniques


L’hépatite virale chronique est définie biologiquement par la persistance d’une
élévation du taux des transaminases plus de 6 mois après une hépatite virale
aiguë. Cependant les épisodes aigus sont le plus souvent asymptomatiques.
L’hépatite virale chronique est en général une découverte tardive et fortuite.
Elle est définie histologiquement par l’existence de lésions hépatiques associant
une nécrose hépatocytaire et un infiltrat inflammatoire. Les hépatites chroniques
actives peuvent évoluer vers la cirrhose. Les cirrhoses dues aux hépatites
chroniques virales représentent un risque majeur de survenue d’un carcinome
hépato-cellulaire. Le diagnostic précoce des hépatites virales chroniques est
important dans l’issue du traitement.
Au total, le diagnostic d’hépatite chronique virale est suspecté sur la constatation
d’une sérologie virale positive associée à une élévation prolongée du taux des
transaminases. Le diagnostic ne peut être confirmé que par la biopsie hépatique
qui doit être systématique devant une élévation des transaminases persistant plus
de 6 mois, associée à un marqueur viral de réplication.

1.3 Traitements des hépatites virales

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 29


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1.3.1 Traitement préventif


(Http: //www. med. univ. rennes 1. Fr).
● Hépatite A
1. Règles d'hygiène
Une hygiène élémentaire des mains est nécessaire ainsi qu'un soin rigoureux
pour les aliments et les boissons dans les régions d'endémie. Il existe également
une transmission parentérale faible pour les toxicomanes intraveineux mais aussi
pour les personnels de santé après piqûre accidentelle.

2. Vaccination
Le vaccin utilisé s'appelle " Havrix 1440 " dont le schéma de vaccination
comporte une injection intramusculaire dans la région deltoïde avec un rappel à
6 mois puis tous les 10 ans. Le taux de séroconversion est de 100 % au 21e jour.
Pour les nourrissons au-dessus de 1 an et les enfants jusqu'à 15 ans, on utilise le
vaccin " Havrix 360 " avec 2 injections à un mois d'intervalle, un rappel 6 à 12
mois après la primovaccination, puis un rappel tous les 10 ans.
Le vaccin est recommandé pour tous les voyageurs allant vers les pays
endémiques, le personnel médical et paramédical, les sujets au contact des
personnes infectées, les égoutiers, les militaires, les personnels de crèche et les
puéricultrices, les usagers de drogue par voie intraveineuse, les personnels des
chaînes alimentaires et de la restauration.

● Hépatite B
Règles d'hygiène
Les mesures d'hygiène générale s'appliquent. Il est recommandé d'utiliser
systématiquement des préservatifs au cours de relations sexuelles, qu'elles soient
homo ou hétérosexuelles.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 30


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

2. Sécurité transfusionnelle
Les mesures préventives sont l'exclusion des donneurs de sang appartenant au
groupe exposé, le dépistage biologique systématique sur chaque don du sang de
l'antigène HBs et des anticorps anti-HBc, l'inactivation virale des produits
sanguins stables (albumine, fractions coagulantes, immunoglobulines et code
biologique).

3. Immunisation passive
Les immunoglobulines spécifiques ou anti-HBs réalisent une protection, soit
avant l'exposition au risque, soit dans les 24 h qui suivent le contact infectant
(piqûre accidentelle). Cette immunisation s'adresse à toute personne non
vaccinée se blessant avec du matériel souillé, au nouveau né de mère antigène
HBs positif et dans ce cas l'injection doit être pratiquée immédiatement après la
naissance et doit être accompagnée de la mise en route d'une vaccination, au
patient transplanté hépatique pour éviter la réinfection du greffon et au
partenaire sexuel d'un sujet antigène HBs positif en attendant l'efficacité de la
vaccination.

4. Vaccination
Les différents vaccins, actuellement disponibles, peuvent comporter l'antigène
HBs seul à la posologie de 20 µg chez l'adulte (Engerix B 20) ou de 10 voire 5
µg chez l'enfant et l'antigène HBs associé à l'antigène pré-S2 (GenHevac B). Le
vaccin est injecté par voie intramusculaire dans le deltoïde sauf chez le jeune
enfant jusqu'à 2 ans où l'on utilise la région quadricipitale haute. Le schéma
classique de vaccination comprend maintenant 2 injections répétées à un mois
d'intervalle, avec un rappel à 6 mois, puis tous les 5 ans.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 31


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Un autre schéma peut être utilisé, comprenant 3 injections répétées à 1 mois


d'intervalle avec 1 rappel un an après la première injection puis tous les 5 ans.
Le contrôle de l'efficacité du vaccin peut se faire chez les sujets présumés
"mauvais répondeurs" 2 mois après la dernière injection. Le taux d'anticorps est
dit "protecteur" s'il est supérieur à 10 mUI/mL d'anticorps anti-HBs. Les taux
protecteurs d'anticorps sont atteints dans 95 % des cas. Après le rappel, ils
atteignent 99,5 %. Il existe maintenant un vaccin combiné contre les hépatites A
et B (Twinrix). Certains sujets sont dits mauvais répondeurs et doivent recevoir
plusieurs injections, en particulier les hémodialysés chroniques, les cirrhotiques
et les immunodéprimés.
La vaccination est obligatoire en France pour le personnel de santé ; elle est
recommandée pour les nouveau-nés de mère antigène HBs positif, les
insuffisants rénaux, les polytransfusés hémophiles, l'entourage familial de sujets
antigène HBs positif, les partenaires sexuels de sujets antigène positif, les sujets
ayant des partenaires sexuels multiples, les toxicomanes par voie intraveineuse
et les voyageurs en zone d'endémie.
L'hépatite aiguë B est une maladie professionnelle.

● Hépatite C
Les règles d'hygiène et la sécurité transfusionnelle décrites pour l'hépatite A et
surtout pour l'hépatite B, s'appliquent à l'hépatite C. La recherche d'anticorps
anti-VHC est systématique lors du don du sang. Il n'existe pas actuellement de
vaccin ni d'immunoglobulines spécifiques anti-VHC.

● Hépatite E
Les mesures d'hygiène universelle décrites pour l'hépatite A s'appliquent pour
l'hépatite E. Actuellement, il n'existe pas de vaccin.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 32


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

1.3.2 Traitements curatifs


1.3.2.1 Molécules synthétiques (Gimenez et al., 1996)
Dans cette partie les structures chimiques ont été tirées du
(http://www.pharmacorama.com/Rubriques/Output/Synthese DNA RNAa4
5.php)

► Interferon-α (IFN-α)
Les IFN-α utilisés en thérapeutique sont des protéines recombinantes. L’IFN-α
est principalement produit par les lymphocytes B et les monocytes. La
production spontanée de cette cytokine est relativement réduite ; en revanche, en
réponse à différents stimuli, cette sécrétion dévient plus importante.
Les IFN-α confèrent aux cellules qui leurs sont réceptives un état de résistance
aux infections virales. Ils ont un effet antiprolifératif direct par stimulation de
cellules impliquées dans l’immunité antitumorale telle que les cellules NK
(Natural Killer), LAK (Lymphokine Actived Killer) et TIL (Tumor Infiltrated
Lymphocyte).
Le traitement par IFN-α a pour objectif d’arréter la multiplication virale pour
arrêter l’activation de l’hépatite chronique et d’éviter l’évolution vers la cirrhose
et le carcinome hépato-cellulaire.
Propriétés et mécanisme d’action
L’IFN-α a trois propriétés : antivirale, antitumorale et immunomodulatrice, mais
les deux premières sont plus marquées (Baseggio, 1998 ; Saracco, 1997).

► Ribavirine
C’est un analogue de la guanosine, utilisé principalement dans le traitement de
la bronchite du virus respiratoire syncytial et essayé dans l’infection VIH : 1-β-
D-ribofuranosyl-1, 2,4-triazole-3-carboxamide (Morse, 1993 ; Kucers, 1997).

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 33


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

N NH2

HO O N

HO OH

Ribavirine

Propriétés et mécanisme d’action


Cet analogue nucléosidique ayant des propriétés antivirales est utilisé en
association avec l’IFN-α dans le traitement de l’hépatite à virus C.
Plusieurs arguments sont en faveur d’une association IFN-α-ribavirine:
1- Cet analogue nucléosidique a une effcacité antivirale qui s’exerce sur des
virus à ADN et surtout à ARN ;
2- Au cours de l’hépatite chronique virale C, la ribavirine administrée seule
permet d’obtenir une diminution des transaminases mais n’entraîne ni baisse
de l’ARN du VHC ni amélioration histologique significative ;
3- Son mécanisme d’action potentiel vis-à-vis du VHC pourraient être
complémentaires à celui de l’IFN-α.
Ainsi, son action antivirale reste incertaine et consisterait en une inhibition de
l’ARN-polymérase ARN-dépendante, alors que l’interféron agit au niveau de la

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 34


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

stabilité des ARN et de l’efficacité de la traduction en protéines. En outre,


comme l’IFN-α, la ribavirine exercerait surtout une activité immunomodulatrice.

► Famciclovir
Le famciclovir est une prodrogue dont la forme active, le penciclovir analogue
nucléosidique, possède une activité antivirale sur les Herpes virus humains
(Thériaque, 1998).

N
N

H2N N
O

H3C O O CH3

Famciclovir

Propriétés et mécanisme d’action

Le penciclovir agit par un mécanisme d’inhibition compétitive de la synthèse du


génome des virus dans les cellules infectées, tout comme les autres analogues
nucléosidiques. Sa très forte affinité pour la thymidine-kinase permet son
activation intracellulaire par triple phosphorylation pour aboutir au métabolisme
actif : le penciclovir-triphosphate.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 35


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

► Lamivudine

Lamivudine est un analogue didéoxy de la cytidine et appartient à la classe des


analogues nucléosidiques. C’est l’énantiomère de la 2’3’-didéoxy3’thiacytidine.
Il inhibe la réplication du VIH et a une action antivirale contre le VHB (Morse,
1993).

NH 2

O N
O
HO

H H H
H
OH H

Lamivudine

Propriétés et mécanismes d’action

Le principal mode d’action s’effectue par son métabolite actif la lamivudine 5’-
triphosphate qui inhibe la transcriptase inverse et l’ADN-polymérase virale. Les
études montrent que la lamivudine administrée 4 à 12 semaines a permis la
clairance de l’HBV-DNA chez 100% des patients, mais que les rémissions
prolongées ne s’observent que dans 19% des cas et que l’usage prolongé peut
favoriser l’émergence de mutants très résistants.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 36


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

1.3.2.2 Quelques molécules d’origine végétales

► La phyllanthine et l’hypophyllanthine sont les principaux constituants de


Phyllanthus amarus (Schumach et Thonn) et sont réputées contenir des
propriétés antihépatotoxiques contre les rats au foie endommagé par le CCl4 et le
D-galactosamine (Ip et al., 1996).
Le P. amarus a été utilisé par les tradipraticiens pour traiter la jaunisse et
d’autres maladies ; les extraits aqueux de P. amarus inhibent les réactions
anticorps – antigènes induites par le virus de l’hépatite B (Syamsunder et al.,
1985 ; Thagrajan et al., 1982).

O CH3
H3C
O
H3C O
O CH3

O
O

Hypophyllanthine

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 37


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

► L’andrographolide est le principale constituant de Andrographis paniculata


qui (Burm. F.) est l’un des ingrédients de 26 à 40 préparations à base de
plusieurs plantes utilisées en Inde dans le traitement de diverses maladies dues
au foie, il est reconnu pour son activité hépatoprotectrice contre les maladies du
foie (Dhawan , 1995 ; Nadkani, 1976).
Andrographolide protège par son mécanisme d’inhibition des enzymes
microsomales (Choudhary et al., 1987).
Une diminution des transaminases (SGOT) et (SGPT), de phosphatase alcaline
(PAL) et de bilirubine a été observée avec l’utilisation de A. paniculata
(Chaturvedi et al., 1983).

O
HO

CH 3
CH 2

HO
H
H 3C OH

Andrographolide

► La glycyrrhizine et l’acide glycyrrhetinique qui sont les constituants actifs


de Glycyrrhizae radix, prévient contre le développement de cirrhose chez les
rats.
Glycyrrhizine a été largement utilisée cliniquement comme un puissant
médicament dans le traitement des hépatites chroniques.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 38


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

L’activité antihépatotoxique de l’acide glycyrrhetinique in vivo per os (p.o) sur


les animaux traités avec le CCl4 et la galactosamine a été démontrée par une
diminution du taux des transaminases (Zhao et al., 1983 ; Nose et al., 1994).

O OH
CH3

CH3
O
H
CH3 CH3

H CH3

HO
H 3C H
CH3

A c id e g ly c y rrh etin iq u e

1.3.2.3 Quelques plantes africaines utilisées dans le traitement des hépatites


(Pousset, 2004)
Tableau I : Quelques plantes médicinales utilisées dans le traitement des
hépatites
Familles
Parties utilisées
Nom s scientifiques
Asteraceae
Feuilles
Eclipta alba L. Hassk.
Caricaceae
Ecorce
Carica papaya L.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 39


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Clusiaceae
Graines
Garcinia kola Heckel.

Cochlospermaceae Racines

Cochlospermum angolense Welw.

Racines
Cochlospermum planchonii Hock.

Racines
Cochlospermum tinctorium A. Rich.
Euphorbiaceae
Tige + Feuilles
Phyllanthus amarus Sch et Th.
Menispermaceae
Racines
Tinsospora bakis A. Rich.
Mimosaceae
Racines
Entada africana Guill et Perr.
Papilionaceae
Tige + Feuilles
Desmodium adscendens Sw.
TRAVAUX ANTERIEURS

2. Monographie de Cochlospermum tinctorium, Entada africana et


Combretum micranthum
2. 1 Cochlospermum tinctorium A. Rich.

► Synonymes (Kerharo et Adams, 1974)


Cochlospermum niloticum
► Noms africains
Bambara : Ndribala, Ndilibara, gulubara, tilibara, trubara

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 40


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Malinké: Ntiribara, tiriba, turuba


Peul : Danduré, dandéré, darundé, fadurandé

Sérère : Fayar, mbayar

Wolof : Fayar.

► Données botaniques

► Position dans la systématique

La place qu’il occupe dans la taxonomie botanique est la suivante :

Classe................................................... Dicotylédones

Ordre.................................................... Pariétales

Famille................................................. Cochlospermaceae

Genre.................................................... Cochlospermum

Espèce.................................................. tinctorium

► Description
Cochlospermum tinctorium communément appelé le cochlospermum à teinture,
est une plante à souche vivace semi-tubéreuse et ligneuse émettant pendant la
saison des pluies, des tiges feuillées hautes de 30 à 80 cm ou plus, à feuilles
alternes. Le limbe est palmatilobé, long et large de 8 à 10 cm, parfois
d’avantage, à base légèrement rentrante. La base est 5 nervées, chacune des
nervures correspondant à un lobe.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 41


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Les lobes sont larges de 12 à 20 mm, séparées jusque dans le tiers inférieur ; le
sommet est en coin arrondi. Les bords sont crénelés dentés vers le sommet. On
observe 10 à 15 nervures latérales, séparées alors presque jusqu’à la base (feuille
à droite en haut de la planche).
Le dessous du limbe est pubescent et parfois aussi le dessus au moins dans le
jeune âge.
Le pétiole est long de 3 cm environ, pubescent, ainsi que les jeunes rameaux,
avec deux pistules filiformes caduques. Les fleurs sont d’un jaune or, larges de 8
à 12 cm, à 5 pétales largement arrondis et avec de nombreuses étamines au
centre. Les fleurs paraissent en décembre- mars, après les feux de brousse au ras
de terre ou au sommet de racèmes hauts de 5 à 10 cm. Le fruit est une capsule
ovoïde longue de 4 à 6 cm, large de 2 à 4 cm, à 4 valves contenant des graines
noires entourées de bourre soyeuse dont les poils sont insérés en spirale
(Kerharo et Adam, 1974).

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 42


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Photo N°1 : Fleurs de Cochlospermum tinctorium A. Rich (Harviche


AIDEMET)

► Répartition géographique

Plante cosmopolite, C. tinctorium est très connue dans toutes les savanes
arbustives des régions soudaniennes et soudano-sahéliennes. Elle couvre de
vastes régions allant du Sénégal en Ouganda
Au Sénégal, C. tinctorium couvre le secteur soudano-sahélien possédant des sols
ferrugineux : Nord-Ouest du Sénégal oriental et le secteur soudano-guinéen qui
possède un sol lessivé : Casamance (haute et moyenne), sud du Sine-Saloun,
sud-est du Sénégal-oriental. Ainsi donc C. tinctorium apparaît comme une
espèce soudanienne commune dans tout le sud du Sénégal (Ndiaye, 1977).
Au Mali C. tinctorium se rencontre au Nord (plateau Dogon) et au Sud (Kati,
Kangaba, Sikasso, Dioila).
Usages
► Usages médicaux traditionnels

Cochlospermum tinctorium est une importante plante médicinale Guinéenne


utilisée dans la prévention et le traitement des affections hépatiques
(Basilevkaya, 1969 ; Baldé et Diallo, 1981).
Dans d’autres régions de l’Afrique de l’Ouest comme le Sénégal et le Niger,
Cochlospermum tinctorium est connu pour la même propriété, mais elle est
aussi utilisée dans le traitement du rachitisme, de la colique, l’helminthiase et le
béribéri (Kerharo et Adam, 1974).
La racine constitue le médicament vraiment spécifique de toutes les affections
hépato-biliaires, en particulier les ictères et les fièvres bilieuses hématuriques.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 43


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Contre les ictères, on peut prendre la poudre de racine délayée dans l’eau ou
dans la bière de mil
En cas de maux de ventre, on fait boire une infusion de racines.
La décoction de la racine est donnée en boisson contre les orchites, la
bilharziose et les fièvres. Elle est donnée en bain, friction et boisson contre
l’épilepsie, la pneumonie, les douleurs intercostales, les affections des bronches
et les œdèmes généralisés.
Contre les conjonctivites, la racine est donnée en instillations et contre les
hémorroïdes, en bain de siège.
Contre les mauvaises digestions, on conseille de sucer un bâtonnet de racine
La poudre de racine appliquée localement guérirait les morsures de serpents
Avec les tiges et les racines, on fait une décoction contre la blennorragie
(Berhaut, 1974).
En association avec d’autres plantes pour le traitement de la fièvre jaune et des
ictères, on mélange les racines de C.
tinctorium avec celles du Melanthera gambica et du Combretum glutinosum :
cette composition est diurétique et purgative

► Autres usages
Nous avons rencontré un seul usage médical de C. tinctorium : la racine jaune
ou rouge foncée est râpée et laissée à macérer dans l’eau. Le macéré est alors
utilisé pour teindre en jaune les étoffes, les cuirs et les corbeilles en feuilles de
palmiers.

► Données chimiques
En 1909, Thoms, cité par Dalziel indique que C. tinctorium contient outre une
matière colorante, du sucre, du tanin et beaucoup de mucilages.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 44


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Rabaté en 1939 signale que les rhizomes renferment une forte quantité
d’amidon, de l’ordre de 50 à 60 % du matériel sec
En 1967, les essais de Persinos et al. sur les rhizomes ont été positifs pour la
présence de tanins mais négatifs pour celle des alcaloïdes et des saponosides
(Kerharo et Adam, 1974).
Dans les tubercules de l’espèce Tchadienne utilisée localement pour obtenir un
colorant jaune safran, il a été décelé en 1971, 4 types de caroténoïdes
probablement polyhydroxylés dont certains appartiennent au groupe des
époxydes.
Diallo et al en 1988 et 1992, ont trouvé dans la racine de la plante des tanins, des
flavonoïdes(7,3diméthyldihydroquercitrine),desapocaroténoïdes
(cochloxanthine, dihydrocochloxanthine), des triterpènes pentacycliques (acide
arjunolique), des triacylbenzènes et une longue chaîne volatile de cétone
Coulibaly en 1996 en plus des éléments obtenus par Diallo et al., a trouvé des
matières grasses, des composés réducteurs, des leucoanthocyanes et des traces
de saponines.

► Structures de quelques constituants chimiques de Cochlospermum


tinctorium :

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 45


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

COOH

O
Cochloxantine
OCH3
OH

H3CO

OH
OH O

7, 3'-Dimethyldihydroquercetine

COOH
H

HO

OH

Acide arjunolique

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 46


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

► Données pharmacologiques et toxicologiques

Activité antitumorale et antivirale


Les effets inhibiteurs des triterpènes sur les tumeurs de la peau et sur le virus
Epstein-barr ont été démontrés par Diallo et al. (Diallo et al., 1989).

Activité antibactérienne et antifongique


Nkiani et al. ont montré en 1990 que la cochloxanthine (pigment) aurait des
propriétés antifongiques et antibactériennes. Ces pigments inhiberaient la
croissance de Candida albicans à des concentrations élevées, de l’ordre de 500
mg /ml.

Activité hépatoprotectrice
Les extrais aqueux, hydroéthanolique et éthanolique, ont été testés par Diallo et
al. Selon ces auteurs, les composés phénoliques et probablement les
caroténoïdes et les triterpènes seraient responsables de l’activité
antihépatotoxique (Diallo et al., 1992)

Activité antiplasmodique
Des tests de l’activité antiplasmodique in vitro d’extraits de C. tinctorium
obtenus par infusion et décoction qui sont les formes pharmaceutiques les plus
utilisées dans la pharmacopée traditionnelle africaine ont été réalisés (Coulibaly,
1996 ; Benoit et al., 1995).

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 47


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

► Toxicité
Les extraits bruts aqueux et les huiles essentielles des feuilles ont été estimés
cytotoxique sur les cellules K562 et la concentration inhibitrice 50 se situe entre
33 et 2000µg/ml (Benoit-Vical, 1999).
Thiombiano Adama en 1984 dans une thèse de pharmacie soutenue sous la
direction du professeur Jean-Louis Pousset, a fait une étude toxicologique des
extraits aqueux de racines de C. tinctorium sur les rats de 200g, après avoir
administré aux rats des doses allant de 100mg/kg de poudre jusqu’à 2g/kg
dissous dans 2ml d’eau pendant 10 jours, n’ont constaté aucun signe
d’intoxication. L’étude cytotoxique a montré que la drogue est sans effet nocif
sur le foie.
Cependant, ils ont noté une légère diminution de bilirubine du sixième au
dixième jour du traitement ainsi qu’une légère prise de poids.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 48


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

2.2 Entada africana (Guill et Perr)

► Synonymes (Pousset, 2004);


Entada ubanguiensis De Wild

Entada sudanica Schweinf

Entadopsic sudanica (Schweinf) Guilbert et Boutique.

►Noms africains

Bambara : Samanéré

Peul : Padapari

Malinké : Samalino

Sérère : Mbatar, Fatar

Wolof : Mbatar

► Données botaniques

► Position dans la systématique (Crété, 1965)


La place qu’il occupe dans la taxonomie botanique est la suivante :

Classe......................................................... Dicotylédones

Ordre.......................................................... Rosales

Famille........................................................ Légumineuses

Sous-famille................................................ Mimosaceae

Genre.......................................................... Entada

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 49


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Espèce......................................................... africana

► Description

Entada africana est un arbuste de quatre à 5 m de haut, mais pouvant atteindre


environ 7 m, (Maydell, 1983) branchu près de la base. L’écorce, parfois claire
ou gris jaune, est profondément fissurée, liégeuse avec des bandes transversales.
Les feuilles, alternes, sont biparipennées. Le rachis, long de 25 à 30 cm ou
d’avantage, porte 4 à 7 paires de pinnules longues de 15 à 20 cm et portant
chacune 15 à 25 paires de foliolules oblongues, longues de 15 à 20 mm, larges
de 4 à 6 mm, à sommet arrondi et à base dissymétrique. Ces foliolules sont
glabres, subsessiles. Le pétiole est épaissi à la base.
Les fleurs, petites, isolées, odorantes, de couleur blanc-crème ou jaune verdâtre,
sont regroupées en épis axillaires de 7 à 10 cm de long et 13 mm de diamètre,
fasciculées par 3 ; 5 à l’aisselle des feuilles tombées ou à celle des jeunes
feuilles. Le rachis de l’épi est pubescent. La corolle est pentamère.
Le fruit est une gousse plate, longue de 15 à 35 cm, atteignant souvent 38 cm
(Hutchinson et al, 1966). Elle est large de 5 à 6 cm. Cette gousse pendante est
légèrement renflée de chaque côté sur l’emplacement des graines (12 à 15)
qu’elle contient. Chaque graine se trouve au centre d’un article large de 12 à 15
mm ayant comme longueur la largeur de la gousse. La gousse, fragile, de
couleur brun rouge à l’extérieur et blanc à l’intérieur. Chaque graine ovoïde
tombe séparément, restant entourée du mésocarpe membraneux.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 50


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Photo N°2 : Entada africana Guill et Perr ( Pousset, 2004)

► Distribution géographique
Entada africana est commun à la zone sahélienne méridionale et la zone
soudanienne. Il pénètre exceptionnellement au sud du Sahel. Espèce de savane,
il est répandu du Sénégal au Cameroun, mais se rencontre aussi au Congo
Démocratique (Zaïre) et en Ouganda.

► Habitat
Entada africana se rencontre au pied des versants ou sur les rives des marigots,
sur des stations proches de l’eau souterraine ou à des endroits où les
précipitations atteignent 600 à 1 200 mm. Il est très sensible au feu de brousse
qui le mutile souvent.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 51


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Usages
► Usages médicaux traditionnels
Entada africana est caractérisé par ses multiples utilisations en médecine
traditionnelle.
Selon Kerharo et Adam 1974, un décocté des écorces de tronc, des racines et des
rameaux est utilisé comme contre poison en raison de ses propriétés émétiques.
Au Sénégal, les écorces de tronc sont utilisées comme antitussif, pour le
traitement des bronchites, antiseptique et cicatrisant des plaies et blessures. Chez
les Peuls, les Toucouleurs et les Sarakolés, le décocté d’écorces de tronc est
quelques fois recommandé en boisson comme stimulant, reconstituant,
antiblenorragique, hémostatique. Les racines sont indiquées pour traiter le
rachitisme des enfants. Les racines sont réputées diurétiques, antisyphiliques.
Les écorces sont utilisées comme antidiarrhéiques. Les graines sont utilisées
comme antinévralgiques.

Entada africana est une plante polyvalente dont les diverses parties servent à
préparer des médicaments pour le traitement des hépatites. Les écorces
interviennent dans la préparation des remèdes pour le traitement des angines et
autres affections bucco- pharyngées (Adjanohoun et coll., 1981, Burkill, 1995).

Les racines réduites en poudre sont fébrifuges, utilisées contre l’ictère, les
morsures de serpents, les arthrites, le paludisme, et l’anémie. Les écorces de
tronc en décoction sont utilisées contre le rhume, et la dysenterie. Les feuilles en
application directe empêchent la suppuration des plaies et en infusion sont

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 52


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

indiquées comme tonique et pour traiter les maux d’estomac. Les graines
torréfiées et réduites en poudre sont employées contre les cataractes et les
troubles oculaires liées à l’onchocercose (Malgras, 1992).
Les écorces sont réputées être de bons médicaments. Elles sont communément
vendues sur les marchés de Côte d’Ivoire, de Haute Volta (Burkina Faso) et
Mali. Cette plante est également utilisée au Nigeria, en Zambie, (Burkill, 1995).
Au Mali E. africana est utilisé contre la fièvre causée par la malaria (Doumbia,
1984 ; Bah, 1998).
Différents enquêtes ethnobotanique réalises au Mali ont permis de recenser
diverses utilisations relatives aux effets anti-inflammatoires, hépatoprotecteurs
et contre les blessures de E. africana.
Les décoctions de la racine ou de la tige sont aussi utilisées pour nettoyer les
plaies et la poudre de ces mêmes parties de la plante est appliquée sur les plaies.
Les feuilles sont aussi utilisées pour prévenir les suppurations des plaies (Diallo
et al, 2001).

► Données Chimiques
La roténone, découverte dans Loncocarpus cyanescens (Schum et Thonn) Benth
(Cesalpiniaceae) par Olivier, a été décelée dans la plante (Kerharo et Adams,
1974). Dans les écorces et les feuilles, ont été trouvées un saponoside et du
tanin. L’arbuste fournit une gomme de qualité inférieure contenant 10 % de
tragacanthe et 90 % d’une gomme de type arabique soluble dans l’eau (Watt
citant Howes et Greenway dans Kerharo, 1974).
A partir de cette gomme, une étude faite sur la composition en acides aminés a
permis d’observer une quantité assez élevée d’hydroscyproline (Anderson et al,
1986).

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 53


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Les polysaccharides des racines de E.africana ont été étudiés par :


extraction aqueuse à 50°C (Ea50) et 100°C (Ea100) suivie d’une
chromatographie échangeuse d’ions sur DEAE – Sepharose Fast Flow. Les
compositions en monosaccharides des polysaccharides ont été déterminées par
chromatographie en phase gazeuse après méthanolyse ( Diallo et al,. 2001).

Suite à ces méthodes les résultats ci-après ont été obtenus. Les rendements des
extractions ont été de 0,5% et 0,7% respectivement à 50°C et à 100°C. Les
teneurs en polysaccharides des extraits bruts ont été de 57 et 70%
respectivement pour l’extrait à 50°C et 100°C.
Les laissons osidiques ont montré que la fraction acide de Ea50 était de type
arabinogalactane. Les fractions acide Ea1002 et Ea1003 sont de type pectines
classées comme des rhamnogalacturonanes de type I (Diallo et al., 2001 ).

►Structures de quelques constituants chimiques de Entada africana

OH
NH2

Phenylanaline
H
H O
O
O

H OCH3
O
OCH3

R oténone

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 54


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

O
H3C
O
O
H
HO O H H CH3
HO OH H

O
CH3
H
CH2
Paucine
► Données pharmacologiques et toxicologiques

Activité hépatoprotectrice
Les différentes fractions d’un extrait aqueux de la racine d’Entada africana ont
été testées.
L’extrait aqueux a été fractionné en fraction BuOH et soluble en eau. Après
administration de ces différentes fractions aux souris à foie endommagé par le
CCl4, les transaminases (GOT) et (GPT) ont significativement baissé, ce qui
indique la stabilisation de la membrane plasmique et également la réparation du
tissu hépatique endommagé par le CCl4 (Sanogo et al, 1998).

Activité antibactérienne
La concentration minimale d’inhibition des extraits EtOH sur Staphylococcus
aureus est de 1,56 mg/ml et inférieur à 0,39mg/ml respectivement pour les
extraits de racine et de ceux de l’écorce de la tige (Silva et al., 1996).

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 55


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Activité antivirale
L’effet inhibiteur de l’extrait EtOH de la racine de la plante sur virus comme
Herpès simplex virus de type l et sur le virus responsable de la fièvre chez le
porc africain a été démontré par Silva et al. (Silva et al. 1997).
L’effet antiviral de E. africana sur la multiplication du virus de l’hépatite A
(VHA) in vitro a été testé au Département Médecine Traditionnelle. L’examen a
porté sur la poudre des racines, les résultats montrent que E.africana inhibe
significativement la multiplication du VHA à partir de 125 µg/ml (Keita et al.,
1994)
Effet sur le tractus respiratoire
L’extrait aqueux des racines a été testé pour son effet sur le tractus respiratoire
de cobaye. E. africana réduit la broncho-constriction induite par l’histamine et
provoque une broncho-dilatation (Occhiuto et al., 1999).
Activité sur le système du complément
L’effet sur le système a été évalué par l’inhibition de l’hémolyse d’hématies
sensibilisées en présence de sérum humain contenant des protéines du
complément intactes. Les concentrations inhibitrices de la lyse de 50% des
hématies ont été déterminées pour les extraits bruts et les fractions de
polysaccharides.
La fraction II de l’extrait aqueux de Plantago major a été utilisée comme témoin
(Mollnes et al., 1995).

► Toxicité
Les feuilles sont utilisées comme poison de pêche (Kerharo et Adam, 1974).
Sangaré en 1999 a démontré l’activité molluscicide des racines de E. africana

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 56


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Les extrait aqueux de racines ont été administrés par voie oral à des souris de
masse comprise entre 19 et 25g. Les animaux ont été observés pendant un mois
pour déterminer leurs réactions.
Chaque dose a été administrée à un lot de 5 souris. A la dose de 6g/kg, ils n’ont
pas constaté de signes d’intoxication, comme cela a été rapporté aussi par
Burkill (1995).

► Essais cliniques
Une étude clinique faite par Douaré en 1991 sur les patients ayant l’hépatite B a
montré qu’après un mois à un mois et demi de traitement par E. africana,
l’ictère a disparu dans 93,33% des cas avec normalisation des à 100% des
transaminases SGOT et SGPT.

2.3 Combretum micranthum G. Don

► Synonymes ( Kheraro et Adams, 1974)

Combretum altum Perr.

Combretum floribundum Engel et Diels.

Combretum raimbaultii Heck .

► Noms africains

Bambara : Ngolobé

Peul : Talli

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 57


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Malinké : Ngolobé

Sérère : Sésed

Wolof : Sexeo

► Données botaniques

► Position dans la systématique (Crété, 1965)


La place qu’il occupe dans la taxonomie botanique est la suivante :

Classe................................................................... Dicotylédones

Ordre..................................................................... Myrtales

Famille.................................................................. Combretaceae

Genre..................................................................... Combretum

Espèce.................................................................... micranthum

► Description

Arbuste buissonneux ou sarmenteux à rameaux brun rougeâtres pouvant


atteindre 15 à 20 m.
Feuilles opposées, ovales, courtement cunées à la base, acuminées au sommet
avec cinq à six paires de nervures latérales ; pétiole de 2 à 5 mm ; limbe, qui
mesure 5 à 9 cm de long sur 2 à 5 cm de large, est couvert d’écailles rougeâtres
sur la face inférieure avec des touffes de poils à l’aisselle des nervures latérales.
Le limbe qui devient brun-rougeâtre en séchant présente une face supérieure
glabre. Fleurs à calice couvert d’écailles ferrugineuses et à corolle blanchâtre.
Fruits à quatre ailes couverts d’un puberulum écailleux, ferrugineux, de 1,5 cm
de long sur 1,5 cm de large (Kerharo et Adams, 1974).

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 58


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Photo N°3 : feuilles de Combretum micranthum G. Don (Pousset, 2004)

La poudre de feuille a une couleur verte, une odeur faible et une saveur
astringente. La feuille de Combretum micranthum est oblongue, cunée à la base
sur un pétiole court de 2 à 3 cm acuminée au sommet.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 59


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Elle est légèrement amère.


L’observation microscopique de la poudre de feuille de Combretum micranthum
a permis de distinguer les éléments suivants (Kamaté en 1998) :

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 60


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

1. Fragment d’épiderme avec tissu palissadique, 2. Poils étalés en rosette, 3.


Mâcles d’oxalate de calcium, 4. Fragment de tissu parenchymateux, 5.
Stomates de type anisocytique, 6. Fragments de poils tecteurs gris.

Figure N°1 : Observation microscopique de la poudre de feuilles de


Combretum micranthum.

► Distribution géographique
Combretum micranthum est une plante répandue dans les régions soudano-
saheliennes d’Afrique Occidentale.
Les pays concernés sont : Sénégal, Sierra-Leone, Guinée, Mali, Mauritanie,
Gambie, Niger, Côte-d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Bénin. (Berhaut, 1997).
Au Mali elle se rencontre sur le plateau de Koutiala (falo), le plateau mandingue
(Beledougou, Fouladougou), le plateau de Bandiagara (haut plateau Dogon) :
d’une manière générale depuis la frontière de RCI aux environs de Gossi (cercle
de Rharous) (Pirt, 1986).

►Habitat
Il existe au tour des mares du Sahel, dans les ravins, les galeries soudaniennes,
les rebords des carapaces ferrugineuses (Kerharo et Adams, 1974).

Usages
► Usages médicaux traditionnels
Nous présentons ici les utilisations par organes de la plante et par affections
traitées.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 61


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Les feuilles sont utilisées en infusé à 10% pour leurs propriétés diurétiques et
cholagogues, elles sont utilisée dans le traitement de l’insuffisance hépatique ;
de différentes formes ictères, la dyspepsie et la constipation, des bronchites et la
toux.
La feuille est utilisée en association avec Romarinus officinalis dans le
traitement du syndrome de l’insuffisance biliaire ; avec Heeria insignis et
Gardenia triacantha dans le traitement de diarrhées infantiles ; avec ou sans
l’adjonction de Gardenia triacantha dans le traitement des hémorragies et de
l’épistasie ; avec Zizyphus mucronata, Leptadenia hastata, Acacia seyal dans le
traitement de la lèpre ; dans le traitement de l’énurésie avec Securinega virosa et
Zizyphus mucronata (Kerharo et Adams, 1974).
Le décocté de racine est utilisé comme vermifuge. Il est aussi préconisé en bains
dans les angines.
La poudre fine d’écorces de racines est triturée dans l’huile de palme ou avec
du beurre de karité comme onguent dans les contusions, les entorses et comme
embrocation pour massage avant ou après un effort musculaire
La poudre de fruits est employée pour traiter les dermatoses suintantes des
enfants (type impétigo) (Burkill, 1985).

► Données Chimiques
Paris et al. en 1956 ont signalé dans les feuilles la présence des tanins dont
l’oxydation et la pulvérisation donnent le rougissement de la drogue. Jentzsch et
al. ont isolé en 1962 la vitexine cristallisée avec la saponaritine, la choline, des
substances minérales (potassium, calcium, sodium magnésium) et orientrine.
Ogan identifie en 1972 deux alcaloïdes, la combretine A et B (hydroxy-
stachydrine) et la choline. Pousset et al. en 1985 a isolé les sucres-alcools

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 62


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

(inositol, sorbitol). Kamaté en 1998 a trouvé les tanins les flavonoïdes et les
alcaloides.

► Structures de quelques constituants chimiques de Combretum


micranthum

OH
OH OH
Glucosyl
O OH H
HO H H OH

OH OH H H

OH O H OH

Orientine Inositol

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 63


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

N+ COOH

H3C CH3

Stachydrine

► Données pharmacologiques

Effet hypotenseur :

Valetas en 1939 a trouvé que l’injection chez le chien chloralosé de décocté de


feuilles à 10 et 15 p. 100, à raison 2 ml/kg provoquait une hypotension fugace
suivie d’une légère hypertension.

Activité cholagogue :

Paris en 1942 a vérifié chez le chien l’action cholagogue et surtout diurétique


par fistule du cholédoque et de l’urètre, et a émis l’hypothèse que l’action sur la

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 64


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

sécrétion biliaire est en rapport avec la présence d’acide gallique à fort pouvoir
cholagogue.

Activité diurétique :

Balansard et coll. en 1952 ont montré chez le lapin que la diurèse provoquée par
le décocté de feuille porte, non seulement sur l’élimination de l’eau mais aussi
sur l’élimination des chlorures, de l´urée avec un certain retard. L´auteur conclut
que la drogue est un diurétique tissulaire et hépato-rénal.

Activité antibactérienne

Laurens en 1983 a trouvé une action de l’extrait méthanolique des tiges


feuillées sur Sarcina lutea, Streptococcus agalactiae, Staphphylococcus aureus,
Listeria monocytogenes, Corynebacterium diphteriae, Escherichia coli,
Salmonella typhi, Klebsiella pneumoniae.

Activité antivirale :

Ferrea et coll. en 1993 ont mis en évidence l’activité de l’extrait méthanolique in


vitro sur les virus de Herpes simplex (HSV1 et HSV2). Cette activité est présente
seulement après une semaine et non avec l’extrait fraîchement préparé. Les
auteurs évoquent l’hypothèse de la présence de précurseurs inactifs qui se
transforment en composés actifs seraient des tanins catéchiques condensés qui
en milieu alcalin, subissent un réarrangement intramoléculaire et une auto-
oxydation.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 65


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

TRAVAUX PERSONNELS

1 METHODOLOGIE
Introduction
L’étude s’est déroulée à la clinique et au laboratoire du Département de
Médecine Traditionnelle (DMT), du 22 juin 2004 au 16 mars 2005 avec un volet
de dépistage et de suivi des paramètres biologiques des malades au niveau du
Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS). Elle a été réalisée par une

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 66


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

équipe composée d’un professeur en immunologie, d’un professeur en


pharmacognosie, d’un médecin généraliste, d’un pharmacien de santé publique,
d’un étudiant en médecine, de deux étudiants en pharmacie et des techniciens de
laboratoire. L’étude comportait trois volets :
¾ Production, contrôle de qualité et dispensation des MTA ;
¾ Suivi des paramètres biologiques ;
¾ Suivi clinique.
Nous avons participé principalement au premier volet de l’étude.
Nous avons ainsi produit trois médicaments traditionnels améliorés qui ont été
administrés à des patients venus en consultation au DMT:
¾ ● Médicament à base de racines de Entada. africana (Samanéré)
¾ ● Médicament à base de racines de Entada. africana associées aux feuilles
de Combretum. micranthum (Hépatisane)
¾ ● Médicament à base de racines de Cochlospermum. tinctorium (Cochlos).
Les médicaments ont été associés aux patients repartis en trois séries :
Série A : Samanéré + Hépatisane
Série B : Samanéré
Série C : Cochlos

1.1 Caractères botaniques de Cochlospermum tinctorium et Entada africana


1.1.1 Matériel végétal
Il est constitué par les racines de Entada africana et de celles de
Cochlospermum tinctorium.
Les racines de Entada africana et de celles de Cochlospermum tinctorium qui
ont servi pour la caractérisation ont été récoltées le 4 janvier 2004 à Siby à 50
Km de Bamako. Les spécimens ont été déposés au Département de Médecine

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 67


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Traditionnelle (DMT) au numéro 1799 pour Entada africana et 0,375 pour


Cochlospermum tinctorium.
Les racines ont été lavées, découpées en petits morceaux et séchées dans la salle
de séchage du DMT à la température ambiante.
Les racines séchées ont ensuite été pulvérisées à l’aide d’un mortier
traditionnel, les poudres fines obtenues ont été utilisées pour nos futures
investigations
1.1.2 Caractères organoleptiques et macroscopiques
La détermination des caractères organoleptiques s’est effectuée par une
observation de la couleur de drogue, de la sensation gustative et de l’odorat.
Quant aux caractères macroscopiques, ils ont été définis par l’observation à l’œil
nu de la drogue.
1.1.3 Caractères microscopiques
Technique :
Nous avons incorporé une petite quantité de la poudre de drogue dans deux
gouttes du réactif universel (réactif du Gazet du Chatelier) déposé sur une lame
porte-objet que nous avons recouvert d’une lamelle. Nous avons déposé
l’ensemble sur la platine du microscope pour observation à l’objectif 40. Les
différents éléments microscopiques ont été identifiés.

1.2 Réactions générales de caractérisation


Alcaloïdes : les alcaloïdes forment un groupe important de substances
naturelles d’intérêt thérapeutique par leur diversité structurale et l’éventail de
leurs activités pharmacologiques. Ce sont des substances azotées qui agissent
comme des bases.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 68


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Solution à analyser : nous avons introduit 10g de poudre végétale dans un


erlenmeyer de 500 ml à laquelle nous avons ajouté 50 ml de H2SO4 dilué au 1/10
avec de l’eau distillée. Ce mélange a été agité et macéré pendant 24 heures à la
température ambiante du laboratoire.
Nous avons filtré sur papier et lavé à l’eau distillée de manière à obtenir environ
50ml de filtrat.
Caractérisation :
Nous avons effectué la caractérisation par précipitation en nous servant d’un
témoin : la strychnine
Nous avons pris 4 tubes à essai et introduit 1 ml de filtrat dans chacun des 2
premiers et 1 ml de strychnine dans chacun des 2 autres.
Nous avons ajouté dans les tubes 1 et 3 ; 5 gouttes de réactif de Mayer, dans les
tubes 2 et 4 ; 5 gouttes de réactif de Dragendorff.
Les résultats ont été classés comme suit :
Précipité abondant : + + +
Précipité moyen : + +
Précipité louche : +
Test négatif : 0
1.2.1 Substances polyphénoliques
Solution à analyser : nous avons réalisé un infusé aqueux à 5% dans un
erlenmeyer de 250 ml pendant 15 mn et après avoir filtré sur papier, nous avons
rincé le résidu avec un peu d’eau chaude de manière à obtenir 100 ml de filtrat.
Tanins:
Leurs propriétés biologiques sont liées à leur pouvoir de former des complexes
avec les macromolécules en particulier les protéines.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 69


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Introduire 5 ml d’infusé aqueux à 5% dans un tube à essai. Ajouter 1ml de


solution de FeCl3 dilué à 1%. Il se développe une coloration verdâtre ou bleu
noirâtre.
La présence de tanins catéchiques est caractérisée en ajoutant 1 ml de HCl
concentré dans 5 ml d’infusé. Porter à l’ébullition pendant 10 mn, on obtient un
précité rouge.
La différenciation des tanins (catéchique et gallique) est obtenue par la réaction
de Stiasny : à 30 ml d’infusé à 5%, ajouter 15 ml de réactif de Stiasny (10 ml de
formol à 40%+5 ml d’HCl concentré) et chauffer au bain-marie à 90°C (15 à
20mn).
L’obtention de précipité montre la présence de tanins catéchiques. Filtrer et
saturer le filtrat d’acétate de sodium pulvérisé. Ajouter 1 ml de FeCl3 à 1%.
Le développement d’une teinte bleu noir indique la présence de tanins galliques.
Flavonoïdes :
Les flavonoïdes sont les pigments universels des végétaux responsables de la
coloration des fruits, des fleurs et souvent des feuilles.
A 5ml d’infusé, ajouter 5ml de H2SO4 puis 5ml de NH4OH.
Si la coloration s’accentue par acidification puis vire au bleu violacé en milieu
basique, on peut conclure la présence d’anthocyane.
Réactions de la cyanidine
Introduire dans un tube à essai 5ml d’alcool chlorhydrique puis quelques
copeaux de Mg et 1 ml d’alcool isoamylique. L’apparition d’une coloration rose
orangée (flavones), rose violacée (flavanones) ou rouge (flavonols , flavanonols)
rassemblée dans la couche surnageante d’alcool isoamylique indique la présence
d’un flavonoïde libre (génine).
Effectuer la réaction de la cyanidine sans ajouter de Mg et chauffer quelques
minutes au bain-marie. En présence de leucoanthocyane, il se développe une

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 70


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

coloration rouge cerise ou violacée. Les catéchols donnent une teinte brun
rouge.
1.2.2 Dérivés anthracéniques
Les dérivés anthracéniques appartiennent au groupe des quinones. Ils se
caractérisent par leur pouvoir oxydant élevé.
Solution à analyser
Extrait chloroformique : à 1 g de drogue, ajouter 10 ml de chloroforme et
chauffer 3 mn au bain-marie. Filtrer à chaud et compléter à 10 ml.
Hydrolysât : à une partie du résidu de la poudre épuisée par le chloroforme,
ajouter 10 ml d’eau et 1 ml de HCl concentré. Maintenir le tube à essai dans le
bain-marie bouillant (15min). Refroidir sous un courant d’eau et filtrer.
Caractérisation :
Anthracéniques libres
Introduire 1 ml d’extrait chloroformique dans un tube à essai, ajouter 1 ml de
NH4OH dilué et agiter. La coloration plus ou moins rouge indique la présence
d’anthracéniques libres.
Anthracéniques combinés
O-hétérosides
Prélever 5 ml d’hydrolysât et agiter avec 5 ml de CHCl3. Soutirer la phase
organique et l’introduire dans un tube à essai, ajouter 1 ml de NH4OH dilué et
Agiter. la présence d’anthraquinones est révélée par la coloration rouge plus ou
moins intense. Lorsque la réaction est négative ou faiblement positive, nous
pouvons rechercher les O-hétérosides à génines réduites.
Pour réaliser cette recherche nous avons prélevé 5 ml d’hydrolysât et ajouté 3 à
4 gouttes de FeCl3 à 10% puis chauffé pendant 5 mn au bain-marie. Refroidir,
agiter avec 5 ml de CHCl3, soutirer la phase chloroformique

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 71


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Ajouter 1 ml de NH4OH dilué et agité. En présence de produits d’oxydation des


anthranols et anthrones, la coloration rouge est plus intense que précédemment.

C –Hétérosides
Reprendre la phase aqueuse qui a été conservée par 10 ml d’eau et ajouter 1 ml
de FeCl3 à 10%. Maintenir le tube à essai dans le bain-marie bouillant pendant
30 mn, refroidir et agiter avec 5 ml de CHCl3, soutirer la phase chloroformique
dans un tube à essai. Ajouter 1 ml de NH4OH dilué et agiter. Une coloration
rouge plus ou moins intense indique la présence de génines de C-hétérosides.
Réaction de Brissemoret et Combes : (différenciation des quinones).
Introduire 1 g de poudre dans un erlenmeyer de 250ml, humecter avec H2SO4
dilué à 10%.
Ajouter 20ml d’un mélange (à volume égal) d’éther et de chloroforme, mélanger
et laisser en macération pendant 24 heures. Filtrer et laisser évaporer à l’air 5 ml
du filtrat, reprendre le résidu par quelques gouttes d’alcool à 95%. Ajouter
goutte à goutte une solution aqueuse d’acétate de nickel à 5%. Selon la nature de
la quinone on obtient :
*Benzoquinones : coloration bleue et précipité
*Naphtoquinones : coloration violette et précipité
*Anthraquinones : coloration rouge sans précipité
1.2.3 Recherche des stérols et triterpènes, des caroténoïdes
Solution à analyser : nous avons introduit dans un tube à essai 1 g de poudre et
20 ml d’éther. Boucher et agiter, laisser pendant 24 heures puis filtrer et
compléter à 20 ml par l’éther.
Stérols et triterpènes
Caractérisation

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 72


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Réaction de Lieberman-Buchard : Evaporer à sec dans une capsule 10 ml


d’extrait, dissoudre le résidu dans 1 ml d’anhydride acétique + 1 ml de
chloroforme. Recueillir dans 2 tubes à essai (l’un servira de référence). A l’aide
d’une pipette, ajouter 1 à 2 ml de H2SO4 concentré au fond du tube (ne pas
agiter). A la zone de contact des deux liquides il y a formation d’un anneau
rouge brunâtre ou violet, la couche surnageante devenant verte ou violette révèle
la présence de stérols et triterpènes.
Les caroténoïdes : Carr et Price
Evaporer 5 ml d’extrait étherique à sec dans une capsule, ajouter 2 à 3 gouttes de
solution saturée de SbCl3 ou dans le CCl4. Il se développe une coloration bleue
devenant rouge par la suite en cas de réaction positive.
1.2.4. Hétérosides cardiotoniques
Les hétérosides cardiotoniques forment un groupe homogène possédant un
intérêt thérapeutique réel. Ils demeurent des médicaments majeurs de
l’insuffisance cardiaque.
Solution à analyser : nous avons introduit 1 g de poudre dans un tube à essai,
ajouté 10 ml d’éthanol à 60% et 5 ml d’une solution d’acétate neutre de plomb à
10% ; porté au bain-marie bouillant pendant 10 mn ; et filtré sur coton.
Caractérisation
Agiter le filtrat avec 10 ml de CHCl3 sans former d’émulsion. Laisser décanter,
soutirer la phase chloroformique et la partager entre 3 tubes à essai. Evaporer à
sec au bain-marie bouillant et reprendre les résidus par 0,4 ml d’isopropanol.
Ajouter dans :
• le tube n° 1, 1 ml de réactif de Baljet
• le tube n° 2, 1 ml de réactif de Kedde
• le tube n°3, 1 ml de réactif de Raymond-Marthoud

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 73


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Puis introduire dans chacun des tubes, 4 gouttes de KOH à 5% dans l’éthanol.
En cas de réaction positive, il se développe les colorations suivantes :
• tube n°1, orangée
• tube n°2, rouge violacée
• tube n°3, violet fugace

1.2.5 Saponosides (indice de mousse)


Les saponosides sont des hétérosides caractérisés par leurs propriétés
tensioactives. Le pouvoir hémolytique des saponines est utilisé pour la lutte
biologique contre certains animaux à sang froid.
Nous avons réalisé un décocté à 1% que nous avons filtré et ajusté à 100 ml
après refroidissement.
Dans une série de 10 tubes à essai numérotés de 1 à 10. Répartir successivement
1 ;2 ;... 10 ml de décocté. Ajuster le volume de chaque tube à 10 ml avec de
l’eau distillée.
Agiter chaque tube dans le sens de la longueur, pendant 15 secondes en raison
de 2 agitations par seconde. Laisser reposer pendant 15 minutes et mesure la
hauteur de mousse dans chaque tube.
Le N° de tube dont la hauteur de mousse est de 1 cm est utilisé pour déterminer
l’indice de mousse.
1000
Indice de mousse =
N0 du tube

1.2.6 Autres caractérisations


Composés réducteurs

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 74


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Nous avons introduit 1 ml de décocté aqueux à 10% dans une capsule et évaporé
à sec au bain-marie. Nous avons ajouté au résidu 1ml de réactif de Fehling.
L’obtention d’un précipité rouge brique indique la présence de composés
réducteurs.
Oses et holosides
Les oses constituent l’unité structurale des glucides. Les holosides sont des
condensations de molécules d’oses.
Nous avons introduit 1 ml de décocté aqueux à 10% dans une capsule et
évaporé à sec au bain-marie. Nous avons ajouté au résidu 2 à 3 gouttes de H2SO4
concentré. Après 5 minutes, nous avons ajouté 3 à 4 gouttes d’alcool saturé avec
du thymol.
Le développement d’une coloration rouge révèle la présence d’oses et holosides.
Mucilages
Les mucilages sont des macromolécules osidiques qui se dissolvent au contact
de l’eau pour former des solutions colloïdales. Ce sont des agents de rétention
hydrique.
Nous avons introduit 1 ml de décocté aqueux à 10% dans un tube à essai, ajouté
5 ml d’éthanol absolu. L’obtention d’un précipité floconneux par mélange
indique la présence de mucilages.
Coumarines
Nous avons évaporé 5 ml d’extrait éthéré (macération pendant 24 heures) dans
une capsule à l’air libre. Nous avons ajouté au résidu 2 ml d’eau chaude. Nous
avons introduit 1 ml de cette solution dans un tube auquel nous avons ajouté 0,5
ml de NH4OH à 25%, nous avons mélangé et observé la fluorescence sous UV
366 mn.
Une fluorescence intense dans le tube où il a été ajouté du NH4OH indique la
présence de coumarines.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 75


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Hétérosides cyanogénétiques
Les hétérosides cyanogénétiques donnent par hydrolyse de l’acide cyanhydrique
toxique en fonction de la dose.
Pour leur caractérisation, nous avons introduit dans un tube à essai 1 g de
poudre, ajouté 5 ml d’un mélange à volume égal d’eau et de toluène. Nous avons
bien agité et nettoyé la partie supérieure du tube (sans tremper dans la solution).
La coloration rouge plus ou moins rapide du papier indique la présence
d’hétérosides cyanogénétiques.
1.3 Chromatographie sur couche mince (CCM)
Principe : La chromatographie sur couche mince est une méthode de séparation
des substances contenues dans un extrait. Les facteurs qui soutiennent cette
séparation peuvent être des phénomènes d’adsorption, de partage ou d’échange
d’ions ou encore une combinaison des différentes propriétés.
Technique :
Solutions à analyser :
Nous avons dissout 10mg des extraits éthanoliques dans un 1ml d’un mélange
méthanol – eau dans la proportion (1-1). L’ensemble a été bien agité afin d’avoir
un mélange homogène.
Dépôt :
Sur une plaque de format 10x10 cm, nous avons déposé 10µl de solutions de
chacune des deux plantes à l’aide d’une micropipette. Après les dépôts, nous
avons séché la plaque à l’aide d’un séchoir avant de cet ensemble a ensuite été
introduit dans une cuve de migration pour la séparation.
Migration :
Nous avons placé la plaque dans une cuve de développement dans laquelle se
trouve un système de solvants appropriés encore appelé phase mobile jusqu’à

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 76


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

une hauteur de 0,50 cm environ sans atteindre 1cm. Ainsi, nous avons utilisé le
système BAW (60-15-25) pour la migration.
Révélation :
La révélation a été faite à l’UV 254 et 366 nm et à l’aide du réactif de Godin.
Chaque substance a été identifiée par son Rf, par sa fluorescence sous UV et par
sa couleur au Godin.

Distance parcourue par la substance

Rf =
Distance parcourue par le front du solvant

1.4 Préparation des médicaments à base de C. tinctorium, E. africana, C.


micranthum
Matériel végétal :
Les matières premières pour la production de nos médicaments nous sont
parvenues (dans des sacs de 50 à 100 Kg) des localités de Nionsola, Talko,
Sokolonbougou, Siby. Les matières premières provenant d’une même localité
ont constitué un lot. Dans un lot nous pouvions avoir les trois types de matières
premières c’est à dire des sacs contenant les racines de C. tinctorium, ou E.
africana ou des feuilles de C. micranthum. Les lots ont été classés selon l’ordre
chronologique d’arrivée.
Lot1 : Siby
Lot2 : Niosonla
Lot3 : Talko

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 77


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Lot4 : Sogolobougou.
Les lots 2 et 3 ne contenaient pas de C. tinctorium cela s’explique par le fait que,
la période de commande de ces lots a coïncidé avec l’hivernage, période pendant
laquelle le sechage de C. tinctorium est difficile en milieu rural.
Le lot 4 n’était constitué que de C. tinctorium car les quantités recherchées pour
C. micranthum et pour E. africana étaient déjà atteintes.
Sur chaque lot, nous avons pris au hasard un sac par type de traitement sur
lequel nous avons effectué le contrôle de qualité.
1.4.1 Contrôle de qualité des matières premières
● Contrôles physiques :
Contrôle macroscopique
Nous avons vérifié les caractères morphologiques, la couleur et l’odeur des
matières premières dès la réception par l’observation.
Pourcentage de corps étrangers
Définition de corps étrangers :
Les éléments étrangers des drogues végétales peuvent répondre à la définition
suivante "les éléments étrangers se composent en partie ou en totalité, des
matières suivantes".
a) Les parties de l’organe ou des organes dont dérive la drogue outre que celles
citées dans la définition ou la description ou pour lesquelles une limite est
fixée dans la monographie.
b) Tout organe ou partie ou produits d’organes, outres que ceux cités dans la
définition ou la description.
c) Les mélanges de minéraux n’adhérant pas à la drogue, tels que les pierres, le
sable, fragment de sol et poussières.
Echantillonnage :

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 78


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

C’est une technique de détermination du pourcentage (%) de corps étrangers.


Pour ce faire, nous avons divisé le sac représentatif de chaque lot en trois parties
égales (le 1/3 inférieur, le milieu, le 1/3 supérieur ) avec lesquelles nous avons
constitué trois tas. Sur chaque tas nous avons prélevé au hasard cinq poignets de
matières premières qui sont ensuite regroupés en trois nouveaux tas. Après avoir
trié et pesé les corps étrangers de chaque nouveau tas de cinq poignets, de masse
préalablement déterminée, nous avons calculé le pourcentage de corps étrangers
en rapportant ces valeurs à cent.

Après avoir fait le contrôle macroscopique et la détermination du taux de corps


étrangers, les matières premières ont été broyées à l’aide d’un broyeur de
Keneya Yiriwa Ton, à Missira en poudre pour Cochlospermum tinctorium et
Combretum micranthum et en poudre grossière Entada africana.
● Dosages
Nous avons déterminé le pourcentage des cendres : totale, sulfurique,
chlorhydrique, teneur en eau et le pourcentage de substances extractibles par
l’eau et par éthanol sur les poudres de drogues. Les procédés utilisés sont décrits
dans les réactions de caractérisations. Après les tests de contrôle de qualité de
nos médicaments, nous avons entamé le conditionnement.
► Dosage des cendres et de l’eau
Dosage des cendres totales
Les cendres proviennent des tissus de la plante ou des éléments étrangers (sable,
terre...) qui adhèrent à la drogue végétale. Elles sont obtenues par calcination
complète de la matière végétale dans l’air.
La teneur est obtenue par dosage pondéral des cendres obtenues par incinération
de la drogue végétale dans un four à moufle à 800°C.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 79


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Dans 5 creusets en quartz chauffés au rouge et refroidit de tare T1, T2, T3, T4,
T5 sont introduites respectivement les prises d’essai P1, P2, P3, P4, P5.
Les creusets sont refroidis dans un four à moufle, chauffés avec précaution
d’abord, puis au rouge sans dépasser la température de 800°C jusqu’à obtention
de cendres.
Les creusets sont refroidis dans un dessiccateur puis pesés.
Les valeurs obtenues sont : P’1, P’2, P’3, P’4, P’5.
Calcul de la teneur en cendres totales :
La masse moyenne (C) en cendres totales est :

(P’1- T1) + (P’2- T2) + (P’3- T3) + (P’4 -T4) +(P’5 -T5)
C = -----------------------------------------------------------------------
5
La masse moyenne des prises d’essai (PE) est :
P1 + P2 + P3 + P4 + P5
PE = ----------------------------------
5
La teneur en cendres totales est obtenue en rapportant ces valeurs à 100 g de la
poudre végétale.
C x 100
Teneur en cendres =
PE

Détermination de la teneur en cendres sulfuriques


C’est une méthode d’évaluation des substances inorganiques de la drogue
végétale.
Les cendres sulfuriques sont obtenues après une attaque de la drogue par l’acide
sulfurique.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 80


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

La teneur est déterminée par dosage pondéral des sulfates non volatils obtenus
par calcination de la matière végétale préalablement traitée avec de l’acide
sulfurique dilué à 50%. Les sulfates résultent de la conversion des sels
organiques.
Nous avons introduit la prise d’essai P dans un creuset en platine chauffé au
rouge refroidi et taré. Elle-même mouillée avec une quantité suffisant de H2SO4
dilué au demi, triturée avec une baguette.
Nous avons placé le creuset à l’étuve jusqu’à évaporation à sec puis au four
jusqu’à obtention de cendres. Il est refroidi dans un dessiccateur, sa masse P’ est
déterminée.
La masse de cendres sulfuriques (S) de la prise d’essai est :
S = P’ – T
S x 100
Teneur en cendre sulfurique =
P

S = masse en gramme des cendres sulfuriques de la prise d’essai


P = masse en gramme de la prise d’essai
T = tare du creuset
P’ = masse en gramme du creuset après calcination
Dosage des cendres insolubles dans l’acide chlorhydrique à 10%
C’est une évaluation du contenu en sable et en terre siliceuse de la matière
végétale. Ces cendres sont obtenues en un dosage pondéral du résidu en faisant
bouillir les cendres totales dans HCl dilué à 10%. La matière insoluble recueillie
sur du papier filtre sans cendre est incinérée.
Nous avons introduit dans une fiole, une quantité définie de cendre totale
obtenue à partir d’une prise d’essai connue de drogue végétale, 20 ml de HCl
sont ajoutés aux cendres.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 81


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

L’ensemble est chauffé au bain-marie pendant 15 minutes. Après


refroidissement, la solution est filtrée sur papier filtre sans cendre. Le papier
filtre et le résidu insoluble est lavé avec l’eau distillée très chaude. Ils sont
ensuite recueillis dans un creuset préalablement taré. Le creuset est placé à
l’étuve jusqu’à évaporation à sec puis au four jusqu’à calcination totale.
Une seconde pesée est effectuée après refroidissement. La teneur en cendres
insolubles dans HCl à 10% se calcule comme suit :
P’ = la masse en gramme du creuset après calcination.
T = la masse du creuset vide.
P = la masse du creuset avant calcination.
PE = la masse en gamme de la prise d’essai.
La masse de cendres de notre prise d’essai est obtenue par la différence P’ – T.
Elle est rapportée à 100 g de poudre pour déterminer la teneur.
P' - T
Teneur en cendre insoluble dans HCl à 10 % = x 100
PE
Dosage de l’eau
Méthode gravimétrique
Elle consiste à la détermination de la perte en masse d’une quantité connue de
poudre par dessiccation à l’étuve réglée à la température de 100 ± 3°C pendant
24 heures.
Nous avons introduit 5 prises d’essais (environ 1 à 2 g) respectivement dans 5
verres de montre préalablement tarés. Les masses des prises d’essai plus celles
des verres de montre ont été notées P1, P2, P3, P4, P5. Les verres et leurs
contenus sont placés à la température de 100 ± 3°C pendant 24 heures.
Après refroidissement dans un dessiccateur à la température ambiante, les
verres de montre sont pesés avec les prises d’essai. Les masses P’1, P’2, P’3,

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 82


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

P’4, P’5, des échantillons séchés sont obtenus en déduisant les tares T1, T2, T3,T4,
T5
Calcul de la teneur en eau :
C’est la moyenne des pertes de masses des prises d’essai rapportée à 100 g de
poudre.
La masse moyenne des prises d’essai (PE) est obtenue par la formule :

(P1 - T1) + (P2 -T2) + (P3 -T3) + (P4- T4) + (P5 - T5)
PE = ------------------------------------------------------------------------------
5
La perte de masse correspondante est :

(P1- P’1) + (P2 -P’2) + (P3 -P’3) + (P4 -P’4) + (P5 -P’5)
P= -----------------------------------------------------------------------------
5

100 x P
teneur en eau =
PE

Méthode azéotropique
Cette méthode encore appelée méthode volumétrique consiste à mesurer le
volume d’eau entraîné par distillation à température constante d’un solvant non
miscible à l’eau auquel une masse connue de drogue végétale est ajoutée.
Appareillage
• un ballon en verre de 500 ml,
• un tube collecteur gradué surmonté par un tube cylindrique de condensation,

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 83


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

• un réfrigérant placé au-dessus du tube cylindrique,


• un chauffe-ballon sert de source de chaleur.
Dans le ballon, nous avons introduit 100 ml de toluène et 1 ml d’eau distillée. Le
mélange est distillé pendant une heure, refroidi pendant 30 minutes. L’eau se
condense dans la partie inférieure du tube collecteur gradué, son volume (V) est
lu.
Ensuite, nous avons introduit dans le ballon une prise d’essai de 5 g de la poudre
à analyser. Le ballon est chauffé, la distillation se fait à température constante
pendant une heure. Après refroidissement d’une demi-heure, le deuxième
volume (V’) de l’eau est déterminé
(V’ – V) x 100

% en eau =
P
V’ = volume d’eau en ml de la deuxième lecture
V = volume d’eau en ml de la première lecture
P = masse de la prise d’essai en g.
►Dosage des substances extractibles par l’eau
Dans un erlenmeyer, nous avons introduit 1 g de poudre végétale et 20 ml d’eau.
L’ensemble est porté à l’ébullition pendant 10 mn. Après refroidissement, la
solution est filtrée sur coton dans une capsule en verre préalablement tarée (T).
La solution est évaporée à sec à l’étuve. La capsule refroidie est pesée à nouveau
(P).
(P –T) x 100
% Substances extractibles par l’eau = --------------------
PE
PE = masse de la prise d’essai.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 84


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Nous avons opéré de la même manière pour la poudre de racines de Entada


africana, de feuilles de Combretum micranthum mais pour la poudre de racines
de Cochlospermum tinctorium, nous avons fait une digestion dans l’eau à 50°C
pendant 15 mn. Pour chacune des plantes nous avons répété cette opération trois
fois. Nous avons ensuite déterminé le pourcentage des substances extractibles
par l’eau en calculant la moyenne de résultats des trois opérations.
►Extraction par l’éthanol 80%
Nous avons fait une macération pendant 15 mn. Nous avons introduit 1g de
poudre de racines dans un becher contenant 10 ml d’éthanol 80%. L’ensemble
est laissé macérer pendant 15 mn. Après filtration, les extraits éthanoliques ont
été évaporés à sec à la température ambiante du laboratoire. A partir de ces
extraits secs, nous avons déterminé le pourcentage de substances extractibles par
l’éthanol en procédant de la même manière que le procédé d’écrit dans la partie
substance extractible par l’eau. Les extraits secs ont ensuite été récupérés avec
un peu d’éthanol 80% et réutilisés pour la CCM.
Nous avons opéré de la même manière pour Entada africana et pour
Cochlospermum tinctorium et Combretum micranthum.

Solvant utilisé : Ethanol 80%

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 85


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Poudre de racine 1g

Macération de 15 mn
EtOH

Macéré EtOH Marc

Figure N°2 : schéma de la macération dans l’éthanol des racines de


Cochlospermum tinctorium et de celle de Entada africana

► Contrôle microbiologique
Cet essai a été réalisé au laboratoire de biochimie de l’hôpital du point G sur les
décoctés de poudres de racines de Entada africana de feuilles de Combretum

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 86


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

micranthum et de digesté de racines de Cochlospermum tinctorium dans l’eau.


Nous avons cherché ; Salmonella typhi et para typhi et Escherichia coli selon le
protocole recommandé par l’OMS. L’ensemencement a été fait sur milieu de
culture Drigaslki coulé dans une boîte de pétri et incubé à l’étuve pendant 24
heures. Sur chaque lot ce contrôle a été répété deux fois par type de traitement.
1.4.2 Conditionnement
Confection des sachets et grands emballage :
Les sachets ont été faits à partir de gaines (plastiques transparents, cylindriques),
nous avons utilisé trois types de gaines :
- La gaine de 8 cm, destinée à faire les sachets de 10g de poudre des feuilles
d’hépatisane et de poudre de racines de Cochlos. Elle est coupée de manière à
avoir un sachet de 12 cm de longueur sur 8 cm de largeur.
- La gaine de 17 cm de largeur, destiné à faire des sachets (paquets) pouvant
contenir 30 petits sachets de 10 g de Cochlos, de 14 petits sachets de 10 g
d’hépatisane, de 7 sachets de 30 g de Samanéré. Cette gaine est découpée de
manière à avoir des paquets mesurants 17 cm sur 12cm pour hépatisane, 17 cm
sur 16 cm pour Samanéré, 17 cm sur 20 cm pour Cochlos .
- La gaine de 50 cm de largeur destinée à faire les emballages pouvant contenir
20 paquets de chacun des types de médicaments. Cette gaine a été découpée de
manière à avoir des emballages de 50 cm sur 65 cm pour le conditionnement des
paquets de Samanere et de Cochlos ; des emballages de 50 cm sur 55 cm pour le
conditionnement des paquets d’hépatisane.
Après les découpage : les petits sachets, les paquets, les emballages ont été
soudés à l’un des deux cotés ouverts par un thermosoudeur et l’autre coté non
fermé a servi d’ouverture pour l’introduction des médicaments.
Le remplissage et la fermeture des petits sachets, des paquets, des emballages

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 87


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Nous avons commencé par remplir les petits sachets de poudre de drogues. Pour
l’hepatisane et pour le Cochlos, nous avons introduit les poudres à l’aide d’une
cuillère à café dans les petits sachets de 10g. A chaque deux cuillères, on pose le
sachet sur une balance électrique de type MFD préalablement taré du poids du
sachet vide et on ajuste à 10g. Pour les petits sachets de Samanere dont la
drogue réduite en poudre grossière, nous avons introduit à l’aide de la main dans
des petits sachets de 30g ensuite, posé sur la balance du sachet de Samanere et
ajusté à 30g.
Après remplissage les petits sachets ont été fermés à l’aide d’une
thermosoudeuse.
Les médicaments se présentaient comme suit :
Cochlos : paquet de 30 sachets de 10g
Samanéré : paquet de 7 sachets de 30g
Hépatisane : paquet de 14 sachets de 10g.
Les étiquettes comportaient les informations suivantes :
Composition du médicament, date de péremption, numéro du lot, indication,
posologie, DMT/INRSP, mode d’emploi, mention gratuit
Enfin, des emballages de 20 paquets ont été réalisés pour chaque médicament

1.5 Gestion du stock des médicaments


Les médicaments sont stockés dans un magasin après le conditionnement.
Nous avons démarré l’étude avec un stock suffisant de chaque type de
médicament et le stock d’alerte à été fixé à cent (100) traitements afin d’éviter
la rupture.
Pour chaque type de médicaments, nous avons constitué une fiche de stock qui
comporte quatre (4) colonnes : date, entrée, sortie et solde (voir annexe).

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 88


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Pour contrôler les sorties, nous nous sommes servis du registre de consultation,
dans lequel les quantités de médicaments délivrés aux patients sont marquées
devant leur nom dans la colonne réservée au nombre de traitements.
Chaque fin de journée, nous avons rempli la fiche de stock de chaque type de
médicaments.

1.6 Dispensation des médicaments


1.6.1 Consentement éclairé :
Quand les malades sont venus avec leur fiche de dépistage sur laquelle est
marqué l’AgHBs positif ; nous leur avons conduit chez le médecin qui leur a
livré à chacun une fiche d’analyse complémentaire relative au bilan hépatique.
Avant de faire ces analyses, nous leur avons fait savoir que nous sommes entrain
de faire une étude, un essai clinique de trois médicaments, qui a pour but de
chercher à mieux connaître l’efficacité de certains traitements traditionnels des
hépatites. Toutes les informations sur ces médicaments ont été fournies aux
malades avant de demander leur consentement éclairé. Nous avons ensuite
donné à chaque patient une fiche (voir annexe) sur laquelle toutes les
informations relatives à cette étude sont mentionnées pour leur permettre d’en
prendre connaissance avant de donner leur consentement.
C’est après qu’ils soient bien éclairés sur les conditions de l’étude que les
patients ont volontairement accepté d’en faire partie ou pas.
A partir de cet instant les premières consultations ont été faites et le médecin a
attribué à chaque malade un dossier auquel il a joint une copie du formulaire de
consentement éclairé signé du malade qui atteste de l’adhésion du patient à
l’étude.
1.6.2 Schéma thérapeutique
Les patients ont été choisis au hasard et soumis au traitement suivi :

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 89


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Groupe I : Samanéré
Groupe II : Samanéré + hépatisane
Groupe III : Cochlos.
Chaque groupe comportaient 120 patients, tous ayant l’AgHBS positif associé
ou non à d’autres formes d’hépatites telles que HCV , VHA, VHD.
Posologie :
Pour la détermination des posologies, nous avons tenu compte d’un poids
standard : 60 kg, qui est supposé être le poids normal d’un adulte en
pharmacologie.
Le pourcentage de substances extractibles par l’eau en plus des données fournies
par les résultats des essais pharmacologiques in vivo sur les rats relatifs aux
quantités d’extraits qui traite par jour a permis de calculer la dose quotidienne de
Cochlos. Quant à Samanéré et hépatisane, leurs posologies ont été déterminées
dans des études antérieures
Si :
A= quantité en g de substance extractible par l’eau dans 100g de poudre.
B= quantité d’extrait en g qui traite par kgp/jour.
En considérant 60kg le poids d’un adulte normale en pharmacologie.
100 x 60 x B

La quantité en g/jour qui traite : Q =


A
Ainsi, tout patient ayant 18 ans ou plus fut considéré comme un adulte et, par
conséquent, a pris la dose correspondante. Les enfants, c’est à dire les patients
de moins de 18 ans, ont reçu une dose quotidienne correspondant à celle de 40
Kg.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 90


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Tableau II : Schémas de traitement en fonction de l’âge

Durée
Patients Samanéré Cochlos Hépatisane de
Traitement
Adulte
(âge > 18 ans) 30 g /jour 30 g /jour 20 g /jour 90 jour
Enfant
(âge < 18 ans) 20 g /jour 20 g /jour 10 g /jour 90 jour

Mode d’emploi :
Tous les trois types de médicaments sont préparés avec de l’eau et ils sont pris
sans interruption jour après jour pendant 3 mois.
Le Samanéré est préparé en décoction dans trois litres d’eau ; boir à un verre du
décocté et se laver avec le reste.
Le Cochlos est préparé en infusion de 10g dans un verre d’eau tiède ; il en est
de même pour l’Hépatisane qui est préparé en décoction de 10g dans un demi-
litre d’eau.
Dans l’association Samnéré Hépatisane, les deux médicaments sont préparés et
pris séparement.
1.6.3 Dispensation randomisée des médicaments aux patients inclus dans
l’étude
Après les analyses complémentaires, le médecin a délivré à chaque patient un
dossier qui est un type de questionnaire de 16 pages comportant l’identité, le
numéro relatif à l’ordre d’arrivage et des questions relatives à la clinique et la
paraclinique.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 91


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Au premier passage, nous avons procédé à un tirage au hasard à fin d’attribuer à


chaque patient l’un des Schémas thérapeutiques qui étaient codés sous les
dénominatifs de A, B et C. La lettre correspondant au médicament tiré pour chaque
patient est portée sur son dossier. Pour chaque patient nous avons enregistré les
informations suivantes : nom, prénom, nombre de passage, âge, profession, numéro
du dossier, groupe thérapeutique, nombre de traitements, date, passage et l’adresse.
Chaque patient est soumis à son seul type de traitement pendant trois mois.
Pendant le premier mois de traitement, les rendez vous ont été hebdomadaire, les
deuxième et troisième mois ; chaque deux semaines.
A chaque rendez-vous les malades sont passés d’abord chez le médecin pour y être
consultés et ensuite ils ont reçu les médicaments nécessaires pour couvrir
l’intervalle entre deux passages.

1.7 Suivi des paramètres biologiques


1.7.1 Population d’étude
Notre étude a porté sur 360 patients (adultes et enfants) tous ayant l’AgHBs
positif associé ou non à d’autres formes d’hépatites (HVC, VHA) dont 120

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 92


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

patients par type de traitement. Ce nombre a été choisi afin d’avoir 60 cas
analysables sur chaque type de médicament
1.7.2 Dosages des transaminases et de bilirubine totale
Transaminases (GOT, GPT)
Le principe est la détermination colorimétrique de l’activité de GOT ou GPT
selon les réactions suivantes :
GOT: asparate + α céto-glutamate → oxaloacétate + glutamate
GPT: alanine + α céto-glutamate → glutarate + pyruvate + glutamate
Le pyruvate et l’oxaloacétate formé sont doses sous forme de leurs dérives
2,4-dinitrophenylhydrazines.
Bilirubine totale (BT)
La bilirubine réagit avec de l’acide sulfanilique diazoté (ASD) en formant un
colorant diazoïque rouge, dont l’absorbance à 546 nm est directement
proportionnelle à la concentration de bilirubine dans l’échantillon.
La glucoronide de bilirubine soluble dans l’eau réagit directement avec l’ASD,
tandisque la bilirubine indirecte liée à l’albumine ne réagit qu’en présence d’un
accélérateur :
Bilirubine totale = bilirubine directe + bilirubine indirecte.
1.7.3 Analyse des données
Les données ont été saisies et analysées sur le logiciel Epi info par le test Qd
avec comme seuil de significativité p<0,05

2 RESULTATS

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 93


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

2.1 Résultats des caractères botaniques


2.1.1 Caractères macroscopiques et organoleptiques

Photo N°4 : Racines de Cochlospermum tinctorium

La racine a une écorce externe grise, le bois de la racine est non malléable c’est
à dire cassant. Une coupe de la racine fraîche montre une surface blanchâtre et
farineuse qui se tache rapidement par un exsudat orange, elle jaunit avec le
temps.
La poudre de la racine est jaune, odeur forte, saveur faiblement astringente et
légèrement amère.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 94


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Photo N°5: Racine de Entada africana

La racine est recouverte d’une écorce externe noirâtre et d’une écorce interne
rougeâtre. Le bois est fibreux, malléable et blanchâtre. La poudre de la racine a
une couleur blanchâtre, avec une odeur faible et une saveur légèrement sucrée

2.1.2 Caractères microscopiques


Les observations microscopiques des poudres de drogue ont permis de
distinguer les éléments suivants :

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 95


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

1-Fragment épidermique , 2-Grains d’amidon, 3-Fragment de fibres, 4-fibres


associées au tissu parenchymateux, 5-cellule isolée, 6-Cristaux d’oxalate de
calcium, 7-Endoderme parenchymateux

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 96


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Figure N°3 : Observation microscopique de la poudre de racine de


Cochlospermum tinctorium

1-Fragment de tissu avec cellules, 2-Groupe de fibres, 3-Grains d’amidon, 4-


Cellules sclérifiees, 5-Fibre isolée, 6-Fragment de bois,
7- Fragment d’épiderme, 8-Cristaux d’oxalate de calcium, 9-Fragment de large
vaisseau

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 97


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Figure N°4 : Observation microscopique de la poudre de racine de Entada


africana

2.2 Résultats des réactions de caractérisations


2.2.1 Réactions en tubes
Tableau III : Résultats des réactions en tubes sur les racines de Cochlospermum
tinctorium et Entada africana .

Recherches C.T E.A

Flavonoïdes :génines flavoniques (Shibata) + + ++++


Anthracénosides libres (Borntrager) ++++ ++
Anthracénosides combinés C-Hétérosides ++ ++
Caroténoїdes (Carr et Price) ++++ -
Saponosides : Mousse <100 500
Tanins : Réaction avec FeCl3 ++++ ++++
Tanins : Réaction avec HCl ++++ ++++
Tanins catéchiques : Réaction de Stiasny ++++ ++++
Tanins galliques : Réactions de Stiasny ++++ ++++
Composés réducteurs - -
Oses et holosides ++ -
Mucilages ++++ ++++
Stérols et triterpènes ++++ ++++

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 98


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Les réactions ont été négatives pour les Alcaloïdes, anthocyanes, hétérosides
cyanogénétiques, cardiotoniques, coumarines, hétérosides, anthracénosides,
leucoanthocyanes,
C.T : Cochlospermum tinctorium, E.A : Entada africana.
Ces caractérisations ont étés déjà réalisées sur Combretum micranthum dans les
travaux antérieurs

2.2.2 Chromatographie Sur couche mince (CCM)

Tableau IV : Résultats de la CCM de l’extrait éthanolique des racines de


Cochlospermum tinctorium, Entada africana

Extraits/
Organes Rf UV 254nm UV 366nm Godin

Mac 10%

0,16 - - verdâtre
0,22 - - vert clair
0,25 visible vert clair -
0,31 - - gris verdâtre
0,38 visible vert clair -
RC.T 0,56 - - verdâtre
0,69 visible vert clair -
0,81 visible vert clair -
0,91 visible sombre marron foncé

0,20 - - verte
0,31 visible vert clair gris verdâtre

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 99


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

0,47 - - gris verdâtre


0,53 visible vert clair -
RE.A 0,59 - vert clair -
0,69 visible vert clair -
0,75 - vert clair -
0,88 - sombre marron

Mac 10% : macéré à 10 %, RC.T : racines de Cochlospermum tinctorium


RE.A : racines de Entada africana

Figure N°5 : Chromatogramme des extraits ethanoliques de Cochlospermum


tinctorium et de Entada africana
Conditions :

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 100


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Support : Plaque de silice G60F254


Extraits : Ethanolique
Dépôt : 10 μl
Système de solvants : (BAW) Butanol - acide acétique – eau (55 : 25 : 20)
Révélateur : Réactif de Godin

2.3 Résultats de contrôle de qualité des matières premières


2.3.1 Contrôle macroscopique
A la réception, les trois types de matières premières selon nos observations, dans
les différents lots étaient toutes sèches, bien conservées et authentiques

Tableau V : Pourcentage de corps étrangers présent dans les trois types matières
premières des quatres (4) lots.

Résultats %
Lots R C.T R E.A F C.M

Lot1 0,06 0,1 0,07

Lot2 - 0,28 0,65

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 101


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Lot3 - 0,61 0,015

Lot4 0,20 - -

R C.T : Racine de Cochlospermum tinctoriu; R E.A: Racine de Entada


africana ; F C. M: Feuille de Combretum micranthum
La valeur la plus basse est 0,015% pour les feuilles de C. micranthum et la plus
haute est 0,65 ce qui montre que nos échantillon possédaient moins de corps
étranger et étaient bons à être utiliser pour la production.

2.3.2 Dosage
Tableau VI : Résultats des substances dosées dans les drogues des trois plantes
des quatres lots

Résultats %
Substances Lot1 Lot2 Lot 3 Lot 4
C.T E.A C.M E.A C.M E.A C.M C.T
Substances extractibles par EtOH 17,8 6,3 11,2 7,7 13,7 6,1 15,3 15,9

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 102


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Substances extractibles par l’eau 7,1 16,3 16,1 14,9 18,2 7,2 15,9 9,07
Méthode gravimétrique 8 7,9 5,2 5,6 7 8 8
Pourcentage en eau
Méthode volumétrique 7 6 6 5,9 6 6,1 6 6,7
% des cendres totales 5 3,9 5 4 6 7 6,15 6
% des cendres sulfuriques 5 3 4 4,2 5,1 2 5 5
% des cendres chlorhydriques 0,5 0,4 1 1,02 2 2,8 1,6 1,9

C.T : Cochlospermum tinctoriu E.A: Entada africana


C. M: Combretum micranthum
Les cendres chlorhydriques les plus élevées ont été de 2,8% dans les racines de
E. africana provenant de Talko

2.3.3 Contrôle microbiologique


Dans tous nos échantillons, nous n’avons observé aucun développement de
Salmonella thyphi et Escherichia coli après 24 heures d’ensemencement.

2.4 Stock des médicaments


Tableau VII : Stock des médicaments à base de Cochlospermum
tinctorium, de Entada africana et de Combretum micranthum

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 103


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Quantité Quantité
Médicaments Stock (paquet) Consommée Restante
(paquet) (paquet)

Samanere 3 645 3 452 193

Hépatisane 2 100 1 854 346

Cochlos 1 445 1 310 138

2.5 Présentation des médicaments

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 104


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

2.5.1 Médicament à base de Cochlospermum tinctorium

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 105


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

2.5.2 Médicament à base de Entada africana

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 106


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

2.5.3 Médicament à base de Combretum micranthum

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 107


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

2.6 Résultats des paramètres biologiques


168 patients Sur 360 ont suivi les différents traitements jusqu’à terme.
L’analyse des données issues des fiches de suivi des patients a abouti aux
tableaux ci – dessous.

2.6.1 Répartition des patients selon le sexe et le type de traitement

Tableau VIII : Répartition des patients selon le sexe

Sexe Effectif Fréquence %

Homme 281 78,5

Femme 77 21,5

Total 358 100

Ce tableau nous montre que 78,5% de nos patients étaient des hommes et 21,5%
les femmes.

Tableau IX : Répartition des patients selon le type de traitement

Types de Patients
traitements Effectif Fréquence %

A 118 33

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 108


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

B 120 33,5

C 120 33,5

Total 358 100

Les traitements A, B, C ont été suivi respectivement par 33% , 33,5%, 33,5% de
nos patients. Après comptage de l’ensemble des dossiers enregistrés, nous avons
eu 358 patients au lieu de 360 qui étaient prévus

2.6.2 Analyse des paramètres biologiques

Tableau X: Répartition des patients en fonction de la transaminase GOT

Transaminases
UI/L Patients
Effectif Fréquence % Moyenne Ecart type

GOT ≤ 40 244 68 26,21 9,59

GOT > 40 114 32 65,41 46,32

Total 358 100

Tableau XI : Répartition des patients en fonction de la transaminase GPT

Transaminases Patients
UI/L
Effectif Fréquence % Moyenne Ecart type

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 109


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

GPT ≤ 45 278 78 22,99 10,03

GPT > 45 80 22 87,61 65,62

Total 358 100

Ces deux tableaux nous indiquent que 32% des patients avaient un GOT
supérieur à 40 UI/L et 22% un GPT supérieur à 45 UI/L

Tableau XII : Répartition des patients selon la bilirubine totale (BT)

Bilirubine Patients
Umol/L
Effectif Fréquence % Moyenne Ecart type

BT ≤ 17 94 26 9,26 4,26

BT non marqué 14 4

BT > 17 250 70 33,51 26,61

Total 358 100

Il ressort de ce tableau que 70% des patients avaient un taux de BT supérieur à


17 Umol/L

2.6.3. Analyse des traitements effectués par les 168 patients ayant suivi le
traitement jusqu’à terme

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 110


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Tableau XIII : Répartition des patients selon le type de traitement

Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %

A 55 32,74

B 56 33,33

C 57 33,93

Total 168 100

Ce tableau nous illustre que sur les 168 patients, 33,33% ont suivi le traitement
B, 33,9 3 le traitement C et 32,74% le traitement A.

2.6.4 Suivi des paramètres biologiques des 168 cas en fonction du temps de
traitement

- Au début du traitement

Tableau XIV: Répartition des patients ayant une GOT > 40 UI/L en fonction du
type de traitement.

Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %

A 18 36,7

B 15 30,6

C 16 32,7

Total 49 100

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 111


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Le taux de GOT pathologique était 36,7% pour le traitement A

Tableau XV: Répartition des patients ayant une GPT > 45 UI/L en fonction du
type de traitement.

Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %

A 12 38,7

B 11 35,5

C 8 25,8

Total 31 100

31 patients ont présenté un taux de transaminase GPT pathologique.

Tableau XVI: Répartition des patients ayant le taux de bilirubine > 17 Umol/L
en fonction du type de traitement.

Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %

A 20 41,7

B 10 20,8

C 18 37,5

Total 48 100

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 112


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

La bilirubinémie de 48 patients était anormale.

- Après un mois de traitement

Tableau XVII: Répartition des patients ayant une GOT > 40 UI/L en fonction
du type de traitement.

Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %

A 18 50

B 7 19,4

C 11 30,6

Total 36 100

Ce tableau montre que 36 patients avaient une GOT pathologique après un mois.

Tableau XVIII: Répartition des patients ayant GPT > 45 UI/L en fonction du
type de traitement.

Types de Patients
traitements Effectif Fréquence %

A 12 48

B 10 40

C 3 12

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 113


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Total 25 100

Ce tableau nous montre que 25 patients avaient un taux de transaminase GPT


pathologique

Tableau XIX: Répartition des patients ayant le taux de bilirubine > 17 Umol/L
en fonction du type de traitement.

Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %

A 12 37,5

B 7 21,9

C 13 40,6

Total 32 100

Il ressort de ce tableau que 32 patients ont présenté une bilirubinémie élevée.

- Après deux mois de traitement

Tableau XX : Répartition des patients ayant GOT > 40 UI/L en fonction du type
de traitement.

Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 114


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

A 13 28,8

B 16 35,6

C 16 35,6

Total 45 100

45 patients présentaient une GOT pathologique

Tableau XXI: Répartition des patients ayant GPT > 45 UI/L en fonction du type
de traitement.

Types de Patients
traitements Effectif Fréquence %

A 9 37,5

B 10 41,7

C 5 20,8

Total 24 100

Ce tableau nous montre que 24 patients avaient une GPT supérieure à la


normale.

Tableau XXII: Répartition des patients ayant le taux de bilirubine > 17 Umol/L
en fonction du type de traitement.

Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 115


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

A 7 28

B 8 32

C 10 40

Total 25 100

25 patients présentaient un taux de bilirubine élevé

- Après trois mois de traitement

Tableau XXIII: Répartition des patients ayant GOT > 40 UI/L en fonction du
type de traitement.

Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %

A 14 28,6

B 16 32,7

C 19 38,8

Total 49 100

Ce tableau nous indique que 49 patients avaient une GOT pathologique

Tableau XXIV: Répartition des patients ayant GPT > 45 UI/L en fonction du
type de traitement.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 116


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %

A 7 41,2

B 5 29,4

C 5 29,4

Total 17 100

Ce tableau nous montre que 17 patients avaient une GPT pathologique

Tableau XXV: Répartition des patients ayant le taux de bilirubine > 17 Umol/L
en fonction du type de traitement.

Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %

A 4 16,7

B 11 45,8

C 9 37,5

Total 24 100

Ce tableau nous illustre que 24 patients avaient un taux de bilirubine élevé.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 117


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

80
70
60
50
A
40
B
30 C
20
10
0
Jo J30 J60 J90

Figure N°4 : Histogramme de l’évolution de l’effectif des patients


ayant la transaminase GOT pathologique selon le type et le temps de
traitement

100
90
80
70
60
A
50
B
40 C
30
20
10
0
Jo J30 J60 J90

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 118


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

Figure N°5 : Histogramme de l’évolution de l’effectif des patients


ayant la transaminase GPT pathologique selon le type et le temps de
traitement

60

50

40
A
30
B
C
20

10

0
Jo J30 J60 J90

Figure N°6 : Histogramme de l’évolution de l’effectif des patients


ayant la bilirubine pathologique selon le type et le temps de traitement

Pour les 3 histogrammes on a :

● En abscisse les temps de traitement


● En ordonnée les moyennes des effectifs
A = traitement A
B = traitement B
C = traitement C

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 119


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3 COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS

C’est une étude qui vient en complément aux études précédentes qui ont été
réalisées sur C.tinctorium et E.africana.
Les résultats sont composés de trois parties :
- les caractères botaniques et physico-chimiques.
- la production et contrôle de qualité des médicaments
- les essais cliniques.

A – Caractères botaniques, microscopiques et physico-chimiques


L’observation microscopique des poudres de racines a révelé la présence : de
grains d’amidon, de groupes de fibre, de fragments d’épiderme, des cristaux
d’oxalate de calcium dans les racines de C.tinctorium et de E.africana.
Des groupes de fibre associés au tissu parenchymateux n’ont été présents que
dans la racine de C.tinctorium.
Les cellules sclérifiées, les fragments de tissus avec cellules palissadiques dans
la racine de E.africana, confirme le résultat trouvé par (Sangaré, 1999).
L’étude phytochimique a consisté en la caractérisation des groupes chimiques
suivis des extractions et la CCM.
Les réactions de caractérisation des racines de nos drogues ont permis
d’identifier dans les racines de E. africana et C. tinctorium, par coloration ou
par précipitation plusieurs groupes chimiques notamment : les flavonoïdes à

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genines flavaniques, C-héterroside, les tanins, les mucilages, les stérols et


triterpènes. Ces résultats confirment ceux reportés par (Kerharo et Adams,
1974 ; Maïga, 1992 ; Placide, 1999).
Les saponosides, les oses et holosides ne sont présents que dans la racine de
E.africana. Les caroténoïdes n’ont été retrouvées que dans les racines de C.
tinctorium.
L’absence des alcaloïdes, des caroténoïdes, des composés réducteurs, des
coumarines dans la racine de E.africana sont contraires aux résultats reportés
par Kerharo et Adams, 1974 et Maïga, 1992.
L’observation à l’UV et la révélation du chromatogramme obtenu avec les
extraits éthanoliques de racines de C. tinctorium et E. africana avec le réactif de
Godin ont permis de confirmer la présence de plusieurs composés.
Selon Ybert, les tanins permettent de lutter contre les infections et les
flavonoïdes ont des propriétés anti-inflammatoires (Ybert et al, 2000). Les
flavonoïdes possèdent aussi des propriétés antivirales et antihépatotoxiques
(Bhattacharya et Firozi, 1988).
Les triterpènes ont des propriétés antihépatotoxique et anti-inflammatoires
(Hikino et al., 1984 ; Tamaï et al., 1989 ; Capasso et al., 1983).
Selon les études antérieures, les effets inhibiteurs des triterpènes sur les tumeurs
de la peau et sur le virus Epstein barr ont été démontrés par (Diallo et al., 1989).
Les caroténoïdes ont des propriétés antihépatotoxique et antioxydante (Kläui,
1982). Les polysaccharides sont responsables de la cicatrisation.
L’activité antifongique et antibactériènne de C. tinctorium à été démontrée par
(Nkiani et al., 1990). Cette activité pourrait être expliquée par la présence de
cochloxantine. L’activité antihépatotoxique des extraits aqueux,
hydroéthanoliques et éthanoliques a été démontrée par (Diallo et al., 1992). Ce
qui pourrait se traduire par la présence dans la racine de C. tinctorium de

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 121


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composés phénoliques, des caroténoïdes et des triterpènes (Kläui, 1982 ; Hikino


et al., 1984 ; Tamaï et al., 1989).
L’extrait aqueux de E. africana, après administration aux souris à foie
endommagé par le CCl4 a entrainé une baisse significative des transaminases
(GOT et GPT). Ce qui explique son activité hépatoprotectrice (Sanogo et al.,
1998). L’effet inhibiteur de l’extrait EtOH de la racine de E. africana sur le
virus responsable de la fièvre chez le porc africain et sur Herpès simplexe virus
de type1a été démontré par (Silva et al., 1997).
La poudre de racine de E. africana inhibe significativement la multiplication du
VHA à partir de 125µg /ml (Keita et al., 1994).
Combretum micranthum qui est associé à l’un des trois types de médicaments a
fait l’objet de beaucoup d’études antérieures. Ces études ont prouvé que la
poudre de feuilles de C. micranthum est diurétique et cholagogue. L’expérience
faite sur le chien par Paris en 1942 prouve ces actions. Bassene en 1986 a estimé
que la choline associée au m-inositol est responsable des propriétés lipotropes et
chologogues du décocté des feuilles de C.micranthum.
L’activité antivirale de C.micranthum sur les virus de l’Herpes simplex (type 1
et 2) a été attribuée aux tanins (Ferrea et coll.,1993).
Ce sont les propriétés cholagogue et cholérétique de C. micranthum qui sont
exploitées au DMT dans le MTA (médicament traditionnel amélioré),
Hépatisane.
Balansard en 1951 a conclut que les feuilles de C. micranthum ont une activité
diurétique tissulaire et hépato-renale. Cette propriété est aussi en faveur de
l’indication qui lui est attribuée au DMT.
Nos résultats apportent une justification à l’utilisation traditionnelle des extraits
aqueux de nos médicaments dans le traitement des hépatites.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 122


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B - La production des médicaments


● Contrôle de qualité
Jusqu’à 9 ; 18% ; 18,20% respectivement pour C. tinctorium, E. africana et
C. micranthum des substances constituantes nos drogues dans les 4 lots sont
extractibles par l’eau. La richesse des substances hydrosolubles à savoir les
saponines, les polysaccharides, les flavonoïdes, les tanins, les oses et holosides
justifient l’utilisation traditionnelle en MT (Diallo et al, 1992) ; de même le
mode d’emploi qui est la décoction et l’infusion.
Les teneurs en cendres chlorhydriques ont été inférieures oà 2.8%, ce qui
explique une faible contamination par la poussière.
Nos drogues se prêtent bien à la conservation sans altération des principes actifs
avec des teneurs en eau inférieures à 10%.
La plus faible valeur du pourcentage de corps étrangers dans les 4 lots de
matières premières est 0,015% et la plus forte est 0,65%.
Les essais de stérilité réalisés pour la recherche d’Escherichia coli et de
Salmonella typhi et para – typhi sur les extraits aqueux de chacun des trois
médicaments, obtenus par décoction pour E.africana et C. micranthum et par
infusion pour C. tinctorium, n’ont révélé la présence d’aucun germe.
Nos médicaments se présentaient sous forme de poudre pour C. tinctorium et C.
micranthum et de poudre grossière pour E. africana, contenus respectivement
dans des sachets de 30g, 10g et 30g. Ces formes sont différentes de celles
utilisées par Douaré en 1991 qui a fait une étude similaire sur E. africana et
utilisé les extraits aqueux de racine de cette plante sous forme de gélules.

C - Essais cliniques
● Contraintes méthodologiques

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C’est une étude prospective à simple aveugle que nous avons mené au sein du
DMT avec un volet au CNTS.
Nous avions voulu une soixantaine de cas par type de traitement au départ ainsi
que leur suivi jusqu’au terme du traitement. Les patients étaient suivis en
externe. Nous avons suivi 168 patients qui ont pu respecter intégralement le
protocole.
Les résultats obtenus ont montré la place qu’occupe cette pathologie (l’hépatite)
et la pertinence de notre étude.
● Suivi des patients
A propos du sexe
Il ressort une prédominance de cas de sexe masculin avec 78,5% contre 21,5%
de femme.
Ce qui confirme les résultats obtenus par Douaré en 1991 avec 80% d’AgHBs
positif chez les hommes et 20% chez les femmes.
Sidibé dans son étude en 1985 trouvait 13,91% d’AgHBs positif chez les
garçons et 12,12% chez les filles.
● Les paramètres biologiques
A propos des transaminases
Plus de la moitié des patients de notre échantillon présentaient un taux anormal
de transaminases.
A propos de la bilirubine
La majorité de nos patients avaient également une bilirubinémie anormale.
●Analyse des traitements des 168 cas en fonction du temps et des
paramètres biologiques
A propos des transaminases GOT
La différence n’apparaît pas significativement car p a été supérieur à 0,05 pour
les trois types de traitement. Toute fois le traitement A semble être un peu plus

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 124


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efficace que les autres avec une baisse de 22,23% du taux après trois mois de
traitement.
A propos des transaminases GPT
Les traitements A, B et C qui ont produit une baisse respective de 41,67% ;
54,55% et 37,5%.
Douaré en 1991 dans son étude a trouvé 100% de normalisation des
transaminases (GOT) et (GPT).
A propos de la bilirubine
Dans ce dernier cas, nous avons observé une différence significative pour le
traitement A car les valeurs de p ont été : 0,00075 à J30 ; 0,009 à J60 ; 0,017 à
J90. Pour les traitements B et C, les p ont été supérieurs à 0,05.
Au vu des résultats ci-dessus, nous pouvons dire que le traitement A a été
efficace sur les trois types de paramètres (GOT, GPT, BT) même si le seuil de
significativité ne montre une différence significative qu’au niveau de bilirubine,
tandisque le traitement B n’a été efficace que sur le GPT et le traitement C sur la
GPT et le BT.
Par conséquent le traitement A suivi du traitement C sera plus efficace et
acceptable que B.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 125


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CONCLUSION

La médecine traditionnelle qui relève du savoir traditionnel mérite d’être


valorisée. Cette valorisation passe par la production de médicaments
traditionnels améliorés, c’est à dire efficaces dont l’innocuité est prouvée et avec
des posologies précises.
Après avoir botaniquement caractérisé les racines, nous avons identifié les
groupes chimiques par des réactions en tube et confirmé par la CCM. Les
activités biologiques hépatoprotectrice, antitussive, anticomplémentaire et
antiviral ont été démontrées.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 126


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Le contrôle de qualité a permis de connaître la qualité de nos drogues avant le


conditionnement. Nous avons adopté la forme poudre pour les trois types de
médicament.
Notre étude nous a permis de constater un effet bénéfique du traitement A sur
les transaminases et la bilirubine même si la différence n 'est pas significative au
niveau de certains paramètres avec :
- Respectivement 22,23% et 41,67% de normalisation des transaminases GOT
et GPT.
- 80% de normalisation de bilirubine.
Nous espérons par ce travail avoir participé à la valorisation de la médecine
traditionnelle, car nous pensons que dans l’arsenal thérapeutique moderne, les
plantes remèdes de la nature devraient trouver une juste place

RECOMMANDATION

Elles sont les suivantes :

AU DMT
► Créer un laboratoire d’analyse Biomédicale au sein du DMT afin de rendre
rapidement disponible les résultats des analyses demandées par le médecin.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 127


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► Utiliser d’autres formes galéniques beaucoup plus pratiques et plus simples à


utiliser par le malade que les formes à décoction.

AUX AUTORITES SANITAIRES


► La nécessité de financier des études de ce genre sur d’autres plantes afin de
permettre au DMT de pouvoir disposer davantage de MTA.

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ANNEXES

Annexe N° 1 : Liste de matériels, utilisés pour les extractions et les études


phytochimiques

Préparation des extraits

Balance de précision de type MFD, tasse, baguette magnétique, éprouvette


graduée, plaque chauffante, erlenmeyer, entonnoir, compresse pour filtrer,
agitateur magnétique.

Réactions de caractérisation

Verre de montre, creusets en silice, balance analytique de précision type


Sortorius, spatule métallique, pinces, étuve memmert, four électrique,
dessiccateur, erlenmeyer de 250 ml, éprouvettes, pipettes de 1 ml, 2 ml, 5 ml, 10
ml, entonnoir, coton papier filtre, tube à essai de 10 ml, 20 ml, poire, fioles,
bêcher, portoir métallique, bain-marie Büchi 461 Water Bath, ampoule à
décanter, chauffe-ballon type Heraeus-Wittman, pissette, règle graduée, ballon
de 250 ml, source de chaleur réfrigérant à reflux tube droit de 20 cm de long,
tube cylindrique gradué.

Chromatographie sur couche mince

plaque de silicagel 60F254, règle graduée, crayon de


papier, micropipettes de 5µl, cuve de migration pour C.C.M et couvercle,
séchoir électrique marque Solis, lampe UV abnehmbar. Removable. UV
254/366 nm, support pour pulvériser et pulvérisateur.

Préparation des médicaments


Broyeur, ciseau, thermosoudeur, aiguille, couteau, gaines, balance analytique de
précision type Sertorius

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Annexe N°2 : composition des réactifs

Réactif de Gazet du Chatelier


Acide lactique pur........................................................ 60g
Acide lactique saturé à froid de Soudan III et filtré..... 45g
Sulfate d’aniline........................................................... 1,00g
Iode bisublimé.............................................................. 0,10g
Iodure de potassium. ................................................... 1,00g
Alcool à 95° alcoolique............................................... 10,00g
Acide chlorhydrique pur............................................... 6,00g
Eau distillée................................................................... 8,00g

Réactif de Godin

Solution A : Solution éthanolique de vanilline à 1% + solution d’acide


perchlorique à 3%.

Solution B : Solution éthanolique d’acide sulfurique à 1%.

Révélation : la plaque est d’abord giclée avec le mélange A et ensuite de la


solution B puis chauffée à l’aide d’un séchoir en observant.

Les substances détectées : Réactifs polyvalents.

Réactif pour les flavonoïdes


Solution éthanolique de chlorure d’alminium (AlCl3) à 5%

Réactif pour les tanins : Solution de chlorure ferrique (FeCl3) à 10% dans le
méthanol à 50%

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 130


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Annexe N°3 : Fiche de consentement

Etudes de l’efficacité des deux plantes africaines dans le traitement des hépatites

Responsable : Pr Drissa Diallo, DMT(Bamako), Dr Jacques Falquet, AT (Suisse)

Informations destinées aux patients participant à l’étude

1. But de l’étude et renseignements généraux :

Par cette étude, on cherche à mieux connaître l’efficacité de certains traitements traditionnels des hépatites. A
terme, il s’agit d’améliorer la formule des traitements disponibles afin de lutter contre les hépatites au Mali.
Les hépatites virales sont des maladies assez fréquentes qui touchent le foie. Certaines hépatites se transmettent
facilement par de l’eau ou des aliments contaminés (hépatites A). D’autres hépatites se transmettent surtout par
le sang ou les contacts sexuels (hépatites B et C).

Il existe des traitements modernes pour certaines hépatites, mais ils ne sont pas disponibles au Mali. A noter
aussi que les traitements modernes sont chers, pas toujours efficaces et provoquent parfois d’importants effets
secondaires.

2. Nature de la participation des patients

Les patients acceptant de faire partir de cette étude reçoivent un médicament traditionnel qu’ils devront prendre
selon les explications du médecin, pour une durée de trois mois.
Au cours de ces trois mois, les patients seront contrôlés plusieurs fois au DM ; des prises de sang pour des
analyses de contrôle seront effectuées :

¾ Au début du traitement (jour zéro)

¾ Après 30 jours de traitement

¾ Après 90 jours de traitement

Lors de ces visites, les patients seront interrogés par un médecin afin de déterminer leur état de santé et,
éventuellement, les effets secondaires du traitement pris. Le médecin prendra aussi leur température, mesurera
leur poids et pourra effectuer une prise de sang.

3. Risques potentiels et avantages possibles :

Les traitements étudiés sont traditionnels et fréquemment utilisés au Mali : leur réputation est excellente et ils ne
provoquent généralement aucun effets indésirables. Il faut toutefois noter que, comme pour tout traitement
médical, des intolérances individuelles peuvent survenir.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 131


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La participation à cette étude procure les avantages suivants : gratuité du traitement tout au long de l’étude ; très
bon suivi médical du patient ; au terme de l’étude, un bref résumé des résultats sera envoyé à tous les participant.

4. Droit du patient :
La participation à cette étude est volontaire et le patient peut, à tout moment et sans préjudice, se retirer de
l’étude. Si, au cours de l’étude, un traitement se montrait beaucoup plus efficace que les autres, tous les patients
se verraient offrir ce traitement.
La participation à cette étude ne donne droit à aucune rémunération.

5. Confidentialité :

Toutes les données ainsi que tous les renseignements obtenus restent soumis au secret médical. Afin d’assurer la
confidentialité, les patients seront désignés par des codes tout au long des travaux d’analyses qui suivront la
collecte des données. Seul le personnel médical aura accès aux dossiers des patients.

6. Questions
Toute question relative à cette étude peuvent être posées aux responsables en charge :

Pr Drissa Diallo, Département de Médecine Traditionnelle (Bamako)


Dr Jacques Falquet, Antenna Technologies (Genève, Suisse)

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 132


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Annexe N°4 : FORMULAIRE DE CONSENTEMENT ECLAIRE

Titre du projet : Projet DMT/Antenna Volet Hépatites

Responsable du projet : Pr Drissa Diallo, chef du Département Médecine


Traditionnelle

Je soussigné déclare que :

1) On m’a informé(e) de la nature et des buts de ce projet de rechercher, ainsi


que de son déroulement.

2) On m’a informé(e) des risques et inconvénients associés à ma participation.

3) Ma participation à cette étude est volontaire et je peux me retire en tout


temps sans préjudice.

4) Les donnes de cette seront traitées en toute confidentialité et elles ne seront


utilisées qu’a des fins scientifiques par les partenaires identifiés au formulaire
d’information.

5) J’ai pu poser toutes les questions voulues concernant ce projet et j’ai obtenu
des réponses satisfaisantes.

6) Ma décision de participer à cette étude ne libère ni les chercheurs, ni


l’établissement hôte, de leurs obligations envers moi.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 133


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7) Je sais qu’aucune rémunération n’est rattachée à ma participation et que tous


les traitements et analyses sont gratuits.

8) On m’a remis un exemplaire du feuillet d’information sur l’étude en cours.

9) Je suis au courant du contenu du présent formulaire et je consens


volontairement à participer à cette étude.

Nom du sujet : Date : Signature :

Nom du chercheur : Date : Signature :

Annexe N°5 : Registre d’enregistrement des patients

Nombre Adresse

Date Nom Prénom Age Groupe Profession Numéro De A


traitements Bamako

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Annexe N°6 : Fiche de stock

Date Entrée Sortie Solde

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Pour obtention du doctorat en Pharmacie

RESUME

Notre travail a porté sur l’évaluation de Cochlospermum tinctorium (Cohlos),


Entada africana (Samanéré), Combretum micranthum (Hépatisane) dans le
traitement des hépatites virales à travers un essai clinique.
Ce travail a engendré l’aspect pharmaceutique.
Les réactions en tube et la CCM ont montré la présence de nombreux composés
chimiques susceptibles de manifester les activités recherchées
(hépatoprotectrice, antivirale).
Le contrôle microbiologique n’a montré la présence d’aucun germe (Salmonella
typhi et paratyphi, Escherichia coli), les cendres chlorhydriques les plus élevées
ont été de 2,8% et les teneurs en eau ont été inférieurs à 10%, ce qui explique
respectivement une faible contamination par la poussière et une bonne
conservation de nos matières premières.
Au cour de l’étude clinique, nous avons produit 1445 traitements de Cochlos,
3645 traitements de Samanéré, 2100 traitements d’Hépatisane.
Le traitement A (Samanéré associé à l’Hépatisane) a été le plus efficace avec
respectivement 22,23% ; 41,67% ; 80% de normalisation de GOT, GPT, et BT.

MOTS CLES : Médecine Traditionnelle, Plantes Médicinales, Cochlospermum


tinctorium, Entada africana, Combretum micranthum, Hépatites.

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 147


Pour obtention du doctorat en Pharmacie

SERMENT DE GALIEN

Je jure en présence des maîtres de la faculté, des conseillers de


l’ordre des pharmaciens et de mes condisciples :

D’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art
et de leur témoigner ma reconnaissance en restant fidèle à leur
enseignement ;

D’exercer dans l’intérêt de la Santé publique ma profession, avec


conscience et de respecter non seulement la législation en vigueur
mais aussi les règles de l’honneur, de la probité et du
désintéressement ;

De ne jamais oublier ma responsabilité et mes devoirs envers le


malade et sa dignité humaine.

En aucun cas, je ne consentirai à utiliser mes connaissances et


mon état pour corrompre les mœurs et favoriser les actes
criminels.

Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes


promesses.

Que je sois couvert d’opprobre méprisé de mes confrères si j’y


manque.

Je le jure

Thèse de Pharmacie Oumar SANGARE 148

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