Cochlospermum Tinctorium, Entada Africana Combretum Micranthum Dans Le Traitement Des Hepatites A Bamako
Cochlospermum Tinctorium, Entada Africana Combretum Micranthum Dans Le Traitement Des Hepatites A Bamako
EVALUATION DE COCHLOSPERMUM
TINCTORIUM, ENTADA AFRICANA ET
COMBRETUM MICRANTHUM DANS LE
TRAITEMENT DES HEPATITES A
BAMAKO.
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Mr. Oumar THIERO Biostatistique
ENSEIGNANTS EN MISSION
DEDICACES
A Allah, le tout Puissant à Qui je rends grâce pour m’avoir donné la force
d’accomplir ce travail.
REMERCIEMENTS
Au Dr Mamadou Ouane
Vous avez toujours participé à la réalisation de ce travail malgré vos multiples
préoccupations.
Au Dr Djeneba Sidibé, à son mari Youchaou Traoré et à tous les personnels de l’Officine
Carrefour N’tomikorobougou :
Boubacar Djeng, Moriba Diawara, Batourou Niaré, Fatoumata Traoré pour la
bonne collaboration.
MENTION SPECIALE
SOMMAIRES
1 INTRODUCTION……………………………….…………………………….1
2 MOTIVATIONS…………………………………………………………….………3
OBJECTIFS………………………………………………………………………………4
PREMIERE PARTIE
GENERALITES..…………………………………… …............…………….5
1.1
Epidémiologie……………………………………………………………………….………………….5
1.2
Physiopathologie….……………………………………………………...........................7
1.2.1 Les virus………………………………………………………………….………………………….............7
1.3.2 Traitements
curatifs……………………………………………………………............…………….15
1.3.2.1 Molécules
synthétiques………………………………………………………….................…15
DEUXIEME PARTIE
TRAVAUX
ANTERIEURS …………………………………......……………23
2. Monographie de Cochlospermum tinctorium, Entada africana et
Combretum micranthum......................................................23
2. 1 Cochlospermum tinctorium A. Rich.................................23
2. 2 Entada africana (Guill et Perr)……………………………………………………......…...........31
TROISIEME PARTIE
TRAVAUX
PERSONNELS………………………….........…………….…….………...48
1.METHODOLOGIE……………………...........……………………….….48
1.1Caractères botaniques......................................................................…….49
1.1.1 Matériel végétal...........................................................................…….49
1.1.2 Caractères organoleptiques et macroscopiques…….................…………………..49
1.1.3 Caractères
microscopiques………...................................……………………….….49
1.2 Réactions générales de caractérisation…………………………………..............………….50
1.2.1 Substances
polyphénoliques………………………………………………..................……..
50
1.2.2 Dérivés anthracéniques……………….......................…..….52
1.2.3 Recherche des stérols et triterpènes, des caroténoïdes ….53
1.2.4. Hétérosides cardiotoniques………………..................….….54
1.2.5 Saponosides (indice de mousse)....................….…55
1.2.6 Autres caractérisations…………….........................…..55
1.3 Chromatographie sur couche mince…………......…..56
2. Résultats .........................................……73
2.1 Résultats des Caractères botaniques................... ……73
2.1.1Caractères macroscopiques et organoleptiques.......... ……73
2.1.2 Caractères microscopiques.......................…..74
2.2 Résultats des réactions de caractérisations................ ……77
2.2.1 Réactions en tubes....................................……77
2.2.2 Chromatographie Sur couche mince.................…..78
1. INTRODUCTION
L’hépatite est une «inflammation du foie». Elle est causée le plus souvent par
des infections virales, mais également par des substances toxiques (alcool,
certains médicaments), des maladies auto-immunes et des infections parasitaires
ou bactériennes. En parlant d’hépatite virale, on fait principalement référence
aux hépatites A, B, D (delta), non A, non B, au sein desquelles le virus C a une
place prépondérante.
Les hépatites à virus B et C en devenant chronique, favorisent le développement
de cirrhose puis de cancers primitifs du foie (hépatocarcinomes).
Au niveau mondial, l’O.M.S. estime que 170 millions de personnes environ, soit
3 % de la population, sont infectées par le VHC et exposées au risque de
cirrhose et de cancer du foie (http://www.Who.int/ inf – fs/ fv/ am 164.html).
La séroprévalence du VHC varie en Afrique de 0,26 % en Afrique du Sud à
13,5 % en Egypte (Soni et al., 1996 ; Darwich et al., 1993), au Mali elle varie
de 2 à 5,4 % chez les donneurs de sang et est estimée à 2,37 % chez les femmes
enceintes (Chen et al., 1990 ; Dembélé, 1999).
Quant à l’hépatite B, l’O.M.S. estime à deux milliards le nombre de personnes
infectées y compris 400 millions de porteurs chroniques dont 60 millions en
Afrique (http://www.Who.int/ inf – fs/ fv/ am 164.html).Un million d’individus
meurent chaque année de l’infection virale B (http://www.sida-info-
service.org/page hépatites/page hépatites.php3).
Au Mali, la prévalence du portage de l’antigène HBs (AgHBs) est de 10 à 15 %
(Ndumbe et al., 1994).
L’utilisation des plantes médicinales a connu un essor important dans ces
derniers temps. Plusieurs facteurs justifient l’utilisation de la médecine
traditionnelle et/ou alternative par les populations dans les pays développés : la
2. MOTIVATIONS
Notre travail s’inscrit dans une perspective de valorisation et de développement
de la recherche sur les plantes médicinales afin de pouvoir satisfaire aux besoins
de santé des populations maliennes.
Il a été motivé par :
3. OBJECTIFS
Objectif général
Objectifs spécifiques
GENERALITES
1. Rappel sur les hépatites : (Http ://www. sante. gouv. Fr)
Les hépatites virales ont pour origine une infection par des virus dont le
tropisme principal est la cellule hépatique (par opposition à l'atteinte hépatique -
inconstante- secondaire à d'autres maladies virales comme la mononucléose
infectieuse ou l'herpès par exemple).
Cinq types de virus d'hépatite ont été clairement identifiés : virus A à E. Toute
fois des hépatites post - transfusionnelles (< 10 %) et sporadiques (< 20 %)
subsistent mais leur l'agent causal reste inconnu : ce sont des hépatites non A et
non E.
On peut grouper les hépatites virales selon :
● Le génome viral:
Le virus de l'hépatite B (VHB) est un virus à ADN.
● Le mode de contamination:
Le virus de l’hépatite A (VHA) et le virus de l’hépatite E (VHE) se transmettent
par voie oro-fécale. Le VHB et le VHD ont une contamination par voies
sanguine et sexuelle. Le virus de l’hépatite C (VHC) a une transmission
essentiellement sanguine.
● Virus A
Les pays en voie de développement constituent des zones de forte endémie. En
France, le taux de prévalence est en baisse, environ 10%, ces sujets sont donc
exposés à un risque important de contamination lors de voyages en pays de
haute endémie. Le mode de transmission oro-fécale explique les épidémies dans
les collectivités d’enfants (crèches, garderie) et les institutions psychiatriques.
La consommation d’huîtres et de coquillages provenant de lieux où les eaux sont
contaminées est également à l’origine d’épidémies d’hépatite A.
● Virus B
La répartition mondiale est très inégale. Il existe des pays de haute endémie
(certains pays d'Afrique Noire, d'Asie du Sud Est, la Chine) où la contamination
est générale et se produit le plus souvent au cours des premières années de la
vie, et le portage chronique atteint 10 % au moins de la population. Au Mali, la
prévalence du portage de l’AgHBS est de 10 à 15% (Ndumbe et al., 1994). En
Europe, aux USA, en Australie, 5 à 10 % de la population rencontre le virus B et
le portage chronique de l'AgHBs atteint 0,2 à 0,4 % de la population.
L'hépatite aiguë B guérit spontanément chez 90 % des sujets. Les deux risques
évolutifs sont l'hépatite fulminante et l'hépatite chronique.
● Virus C
L'infection par le virus C est fréquente en Asie et en Afrique, la prévalence de
l'anticorps anti-VHC dans la population est de l'ordre de 5 % ; au Mali,
certaines études ont permis d’évaluer la fréquence des anticorps anti-VHC dans
certaines populations. Celle ci était de 28% au cours des hépatopathies
chroniques et 3,33% chez les donneurs de sang (Coulibaly, 1992).
● Virus D
Il existe des régions de haute endémie comme l'Italie du Sud où la fréquence des
infections D atteint plus de 20 % chez les porteurs chroniques du virus B.
● Virus E
Le virus E est à l'origine de larges épidémies en Inde et en Moyen-Orient où les
touristes peuvent être infectés.
L'infection aiguë par le virus E détermine souvent un ictère. Il existe un risque
important d'hépatite fulminante chez les femmes enceintes en fin de grossesse. Il
n'y a pas de passage à la chronicité.
1.2 Physiopathologie
1.2.1 Les virus :
● Virus de l’hépatite A (VHA)
Le virus de l'hépatite A fait partie des picornavirus, eux-mêmes inclus parmi les
entérovirus. Il s'agit d'un virus non enveloppé, détruit par le chauffage
(autoclavage 20 min à 120°C). Il résiste à moins 20°C pendant 1 an.
C’est un virus à ARN qui n’est pas directement cytopathogène pour le foie ; les
lésions histologiques hépatiques semblent être dues à la réponse immunitaire
cellulaire (lymphocytes T cytotoxiques) vis-à-vis des cellules hépatiques
infectées (Gimenez et al., 1996).
Les particules virales, avec une morphologie de Calcivirus, ont été mises en
évidence en microscopie électronique dans les selles des malades. En France,
les rares cas observés concernent habituellement des voyageurs revenant d’un
pays d’endémie (Molinié, 1998).
● Hépatite aiguë B
L’incubation est longue, de 6 semaines à 4 mois (en moyenne 3mois).
La contamination se fait essentiellement par voie parentérale. Si le virus et
l’antigène HBS sont présents dans de nombreux liquides biologiques : sperme,
sécrétions vaginales, salive, lait maternel, bile, leur concentration est 100 à 1000
fois inférieure à celle contenue dans le sang, ce qui rend négligeable le risque de
transmission par ces liquides biologiques.
L’hépatite aiguë B est le plus souvent asymptomatique (90% des cas). L’hépatite
aiguë B est grave (forme fulminante) dans 1 cas sur 1000 et devient chronique
dans moins de 10% des cas. L’hépatite B fait partie des infections sexuellement
transmissibles (IST). La persistance de AgHBS plus de 6 mois défini le passage
à la chronicité.
● Hépatite aiguë C
L’incubation est de l’ordre de 4 à 8 semaines (en moyenne 2 mois).
Les modes de transmission sont essentiellement l’usage des voie IV
(toxicomanie), nosocomiale et plus rarement de la mère à l’enfant, les relations
sexuelles. Dans 1/3 des cas, le mode de contamination est indéterminé mais il
s’agit vraisemblablement de contamination nosocomiale.
Elle est généralement asymptomatique (90%). L’élévation du taux des
transaminases est habituellement modérée. La persistance de l’élévation du taux
des transaminases et du virus plus de 6 mois définit le passage à la chronicité.
● Hépatite aiguë D
Le virus D est responsable d’hépatite aiguë de co-infection (infection simultanée
B et D ) et de surinfection (infection D chez un porteur chronique du virus B ).
L’infection grave est fréquente dans le cas de la co-infection. L’évolution vers
l’hépatite chronique D est la règle générale dans le cas de surinfection.
● Hépatite aiguë E
La transmission se fait par voie oro-fécale (eau et aliments contaminés).
L’hépatite aiguë E est très rare en Occident où elle touche exclusivement les
voyageurs de retour des régions d’endémie (Asie, Amérique du Sud, Afrique du
Nord-Algérie). L’incubation est de l’ordre de 2 à 3 semaines. Elle est
habituellement bénigne mais elle peut être (rarement) grave, ces formes graves
touchant plus particulièrement la femme enceinte pour des raisons inconnues.
L’hépatite E ne devient jamais chronique.
2. Vaccination
Le vaccin utilisé s'appelle " Havrix 1440 " dont le schéma de vaccination
comporte une injection intramusculaire dans la région deltoïde avec un rappel à
6 mois puis tous les 10 ans. Le taux de séroconversion est de 100 % au 21e jour.
Pour les nourrissons au-dessus de 1 an et les enfants jusqu'à 15 ans, on utilise le
vaccin " Havrix 360 " avec 2 injections à un mois d'intervalle, un rappel 6 à 12
mois après la primovaccination, puis un rappel tous les 10 ans.
Le vaccin est recommandé pour tous les voyageurs allant vers les pays
endémiques, le personnel médical et paramédical, les sujets au contact des
personnes infectées, les égoutiers, les militaires, les personnels de crèche et les
puéricultrices, les usagers de drogue par voie intraveineuse, les personnels des
chaînes alimentaires et de la restauration.
● Hépatite B
Règles d'hygiène
Les mesures d'hygiène générale s'appliquent. Il est recommandé d'utiliser
systématiquement des préservatifs au cours de relations sexuelles, qu'elles soient
homo ou hétérosexuelles.
2. Sécurité transfusionnelle
Les mesures préventives sont l'exclusion des donneurs de sang appartenant au
groupe exposé, le dépistage biologique systématique sur chaque don du sang de
l'antigène HBs et des anticorps anti-HBc, l'inactivation virale des produits
sanguins stables (albumine, fractions coagulantes, immunoglobulines et code
biologique).
3. Immunisation passive
Les immunoglobulines spécifiques ou anti-HBs réalisent une protection, soit
avant l'exposition au risque, soit dans les 24 h qui suivent le contact infectant
(piqûre accidentelle). Cette immunisation s'adresse à toute personne non
vaccinée se blessant avec du matériel souillé, au nouveau né de mère antigène
HBs positif et dans ce cas l'injection doit être pratiquée immédiatement après la
naissance et doit être accompagnée de la mise en route d'une vaccination, au
patient transplanté hépatique pour éviter la réinfection du greffon et au
partenaire sexuel d'un sujet antigène HBs positif en attendant l'efficacité de la
vaccination.
4. Vaccination
Les différents vaccins, actuellement disponibles, peuvent comporter l'antigène
HBs seul à la posologie de 20 µg chez l'adulte (Engerix B 20) ou de 10 voire 5
µg chez l'enfant et l'antigène HBs associé à l'antigène pré-S2 (GenHevac B). Le
vaccin est injecté par voie intramusculaire dans le deltoïde sauf chez le jeune
enfant jusqu'à 2 ans où l'on utilise la région quadricipitale haute. Le schéma
classique de vaccination comprend maintenant 2 injections répétées à un mois
d'intervalle, avec un rappel à 6 mois, puis tous les 5 ans.
● Hépatite C
Les règles d'hygiène et la sécurité transfusionnelle décrites pour l'hépatite A et
surtout pour l'hépatite B, s'appliquent à l'hépatite C. La recherche d'anticorps
anti-VHC est systématique lors du don du sang. Il n'existe pas actuellement de
vaccin ni d'immunoglobulines spécifiques anti-VHC.
● Hépatite E
Les mesures d'hygiène universelle décrites pour l'hépatite A s'appliquent pour
l'hépatite E. Actuellement, il n'existe pas de vaccin.
► Interferon-α (IFN-α)
Les IFN-α utilisés en thérapeutique sont des protéines recombinantes. L’IFN-α
est principalement produit par les lymphocytes B et les monocytes. La
production spontanée de cette cytokine est relativement réduite ; en revanche, en
réponse à différents stimuli, cette sécrétion dévient plus importante.
Les IFN-α confèrent aux cellules qui leurs sont réceptives un état de résistance
aux infections virales. Ils ont un effet antiprolifératif direct par stimulation de
cellules impliquées dans l’immunité antitumorale telle que les cellules NK
(Natural Killer), LAK (Lymphokine Actived Killer) et TIL (Tumor Infiltrated
Lymphocyte).
Le traitement par IFN-α a pour objectif d’arréter la multiplication virale pour
arrêter l’activation de l’hépatite chronique et d’éviter l’évolution vers la cirrhose
et le carcinome hépato-cellulaire.
Propriétés et mécanisme d’action
L’IFN-α a trois propriétés : antivirale, antitumorale et immunomodulatrice, mais
les deux premières sont plus marquées (Baseggio, 1998 ; Saracco, 1997).
► Ribavirine
C’est un analogue de la guanosine, utilisé principalement dans le traitement de
la bronchite du virus respiratoire syncytial et essayé dans l’infection VIH : 1-β-
D-ribofuranosyl-1, 2,4-triazole-3-carboxamide (Morse, 1993 ; Kucers, 1997).
N NH2
HO O N
HO OH
Ribavirine
► Famciclovir
Le famciclovir est une prodrogue dont la forme active, le penciclovir analogue
nucléosidique, possède une activité antivirale sur les Herpes virus humains
(Thériaque, 1998).
N
N
H2N N
O
H3C O O CH3
Famciclovir
► Lamivudine
NH 2
O N
O
HO
H H H
H
OH H
Lamivudine
Le principal mode d’action s’effectue par son métabolite actif la lamivudine 5’-
triphosphate qui inhibe la transcriptase inverse et l’ADN-polymérase virale. Les
études montrent que la lamivudine administrée 4 à 12 semaines a permis la
clairance de l’HBV-DNA chez 100% des patients, mais que les rémissions
prolongées ne s’observent que dans 19% des cas et que l’usage prolongé peut
favoriser l’émergence de mutants très résistants.
O CH3
H3C
O
H3C O
O CH3
O
O
Hypophyllanthine
O
HO
CH 3
CH 2
HO
H
H 3C OH
Andrographolide
O OH
CH3
CH3
O
H
CH3 CH3
H CH3
HO
H 3C H
CH3
A c id e g ly c y rrh etin iq u e
Clusiaceae
Graines
Garcinia kola Heckel.
Cochlospermaceae Racines
Racines
Cochlospermum planchonii Hock.
Racines
Cochlospermum tinctorium A. Rich.
Euphorbiaceae
Tige + Feuilles
Phyllanthus amarus Sch et Th.
Menispermaceae
Racines
Tinsospora bakis A. Rich.
Mimosaceae
Racines
Entada africana Guill et Perr.
Papilionaceae
Tige + Feuilles
Desmodium adscendens Sw.
TRAVAUX ANTERIEURS
Wolof : Fayar.
► Données botaniques
Classe................................................... Dicotylédones
Ordre.................................................... Pariétales
Famille................................................. Cochlospermaceae
Genre.................................................... Cochlospermum
Espèce.................................................. tinctorium
► Description
Cochlospermum tinctorium communément appelé le cochlospermum à teinture,
est une plante à souche vivace semi-tubéreuse et ligneuse émettant pendant la
saison des pluies, des tiges feuillées hautes de 30 à 80 cm ou plus, à feuilles
alternes. Le limbe est palmatilobé, long et large de 8 à 10 cm, parfois
d’avantage, à base légèrement rentrante. La base est 5 nervées, chacune des
nervures correspondant à un lobe.
Les lobes sont larges de 12 à 20 mm, séparées jusque dans le tiers inférieur ; le
sommet est en coin arrondi. Les bords sont crénelés dentés vers le sommet. On
observe 10 à 15 nervures latérales, séparées alors presque jusqu’à la base (feuille
à droite en haut de la planche).
Le dessous du limbe est pubescent et parfois aussi le dessus au moins dans le
jeune âge.
Le pétiole est long de 3 cm environ, pubescent, ainsi que les jeunes rameaux,
avec deux pistules filiformes caduques. Les fleurs sont d’un jaune or, larges de 8
à 12 cm, à 5 pétales largement arrondis et avec de nombreuses étamines au
centre. Les fleurs paraissent en décembre- mars, après les feux de brousse au ras
de terre ou au sommet de racèmes hauts de 5 à 10 cm. Le fruit est une capsule
ovoïde longue de 4 à 6 cm, large de 2 à 4 cm, à 4 valves contenant des graines
noires entourées de bourre soyeuse dont les poils sont insérés en spirale
(Kerharo et Adam, 1974).
► Répartition géographique
Plante cosmopolite, C. tinctorium est très connue dans toutes les savanes
arbustives des régions soudaniennes et soudano-sahéliennes. Elle couvre de
vastes régions allant du Sénégal en Ouganda
Au Sénégal, C. tinctorium couvre le secteur soudano-sahélien possédant des sols
ferrugineux : Nord-Ouest du Sénégal oriental et le secteur soudano-guinéen qui
possède un sol lessivé : Casamance (haute et moyenne), sud du Sine-Saloun,
sud-est du Sénégal-oriental. Ainsi donc C. tinctorium apparaît comme une
espèce soudanienne commune dans tout le sud du Sénégal (Ndiaye, 1977).
Au Mali C. tinctorium se rencontre au Nord (plateau Dogon) et au Sud (Kati,
Kangaba, Sikasso, Dioila).
Usages
► Usages médicaux traditionnels
Contre les ictères, on peut prendre la poudre de racine délayée dans l’eau ou
dans la bière de mil
En cas de maux de ventre, on fait boire une infusion de racines.
La décoction de la racine est donnée en boisson contre les orchites, la
bilharziose et les fièvres. Elle est donnée en bain, friction et boisson contre
l’épilepsie, la pneumonie, les douleurs intercostales, les affections des bronches
et les œdèmes généralisés.
Contre les conjonctivites, la racine est donnée en instillations et contre les
hémorroïdes, en bain de siège.
Contre les mauvaises digestions, on conseille de sucer un bâtonnet de racine
La poudre de racine appliquée localement guérirait les morsures de serpents
Avec les tiges et les racines, on fait une décoction contre la blennorragie
(Berhaut, 1974).
En association avec d’autres plantes pour le traitement de la fièvre jaune et des
ictères, on mélange les racines de C.
tinctorium avec celles du Melanthera gambica et du Combretum glutinosum :
cette composition est diurétique et purgative
► Autres usages
Nous avons rencontré un seul usage médical de C. tinctorium : la racine jaune
ou rouge foncée est râpée et laissée à macérer dans l’eau. Le macéré est alors
utilisé pour teindre en jaune les étoffes, les cuirs et les corbeilles en feuilles de
palmiers.
► Données chimiques
En 1909, Thoms, cité par Dalziel indique que C. tinctorium contient outre une
matière colorante, du sucre, du tanin et beaucoup de mucilages.
Rabaté en 1939 signale que les rhizomes renferment une forte quantité
d’amidon, de l’ordre de 50 à 60 % du matériel sec
En 1967, les essais de Persinos et al. sur les rhizomes ont été positifs pour la
présence de tanins mais négatifs pour celle des alcaloïdes et des saponosides
(Kerharo et Adam, 1974).
Dans les tubercules de l’espèce Tchadienne utilisée localement pour obtenir un
colorant jaune safran, il a été décelé en 1971, 4 types de caroténoïdes
probablement polyhydroxylés dont certains appartiennent au groupe des
époxydes.
Diallo et al en 1988 et 1992, ont trouvé dans la racine de la plante des tanins, des
flavonoïdes(7,3diméthyldihydroquercitrine),desapocaroténoïdes
(cochloxanthine, dihydrocochloxanthine), des triterpènes pentacycliques (acide
arjunolique), des triacylbenzènes et une longue chaîne volatile de cétone
Coulibaly en 1996 en plus des éléments obtenus par Diallo et al., a trouvé des
matières grasses, des composés réducteurs, des leucoanthocyanes et des traces
de saponines.
COOH
O
Cochloxantine
OCH3
OH
H3CO
OH
OH O
7, 3'-Dimethyldihydroquercetine
COOH
H
HO
OH
Acide arjunolique
Activité hépatoprotectrice
Les extrais aqueux, hydroéthanolique et éthanolique, ont été testés par Diallo et
al. Selon ces auteurs, les composés phénoliques et probablement les
caroténoïdes et les triterpènes seraient responsables de l’activité
antihépatotoxique (Diallo et al., 1992)
Activité antiplasmodique
Des tests de l’activité antiplasmodique in vitro d’extraits de C. tinctorium
obtenus par infusion et décoction qui sont les formes pharmaceutiques les plus
utilisées dans la pharmacopée traditionnelle africaine ont été réalisés (Coulibaly,
1996 ; Benoit et al., 1995).
► Toxicité
Les extraits bruts aqueux et les huiles essentielles des feuilles ont été estimés
cytotoxique sur les cellules K562 et la concentration inhibitrice 50 se situe entre
33 et 2000µg/ml (Benoit-Vical, 1999).
Thiombiano Adama en 1984 dans une thèse de pharmacie soutenue sous la
direction du professeur Jean-Louis Pousset, a fait une étude toxicologique des
extraits aqueux de racines de C. tinctorium sur les rats de 200g, après avoir
administré aux rats des doses allant de 100mg/kg de poudre jusqu’à 2g/kg
dissous dans 2ml d’eau pendant 10 jours, n’ont constaté aucun signe
d’intoxication. L’étude cytotoxique a montré que la drogue est sans effet nocif
sur le foie.
Cependant, ils ont noté une légère diminution de bilirubine du sixième au
dixième jour du traitement ainsi qu’une légère prise de poids.
►Noms africains
Bambara : Samanéré
Peul : Padapari
Malinké : Samalino
Wolof : Mbatar
► Données botaniques
Classe......................................................... Dicotylédones
Ordre.......................................................... Rosales
Famille........................................................ Légumineuses
Sous-famille................................................ Mimosaceae
Genre.......................................................... Entada
Espèce......................................................... africana
► Description
► Distribution géographique
Entada africana est commun à la zone sahélienne méridionale et la zone
soudanienne. Il pénètre exceptionnellement au sud du Sahel. Espèce de savane,
il est répandu du Sénégal au Cameroun, mais se rencontre aussi au Congo
Démocratique (Zaïre) et en Ouganda.
► Habitat
Entada africana se rencontre au pied des versants ou sur les rives des marigots,
sur des stations proches de l’eau souterraine ou à des endroits où les
précipitations atteignent 600 à 1 200 mm. Il est très sensible au feu de brousse
qui le mutile souvent.
Usages
► Usages médicaux traditionnels
Entada africana est caractérisé par ses multiples utilisations en médecine
traditionnelle.
Selon Kerharo et Adam 1974, un décocté des écorces de tronc, des racines et des
rameaux est utilisé comme contre poison en raison de ses propriétés émétiques.
Au Sénégal, les écorces de tronc sont utilisées comme antitussif, pour le
traitement des bronchites, antiseptique et cicatrisant des plaies et blessures. Chez
les Peuls, les Toucouleurs et les Sarakolés, le décocté d’écorces de tronc est
quelques fois recommandé en boisson comme stimulant, reconstituant,
antiblenorragique, hémostatique. Les racines sont indiquées pour traiter le
rachitisme des enfants. Les racines sont réputées diurétiques, antisyphiliques.
Les écorces sont utilisées comme antidiarrhéiques. Les graines sont utilisées
comme antinévralgiques.
Entada africana est une plante polyvalente dont les diverses parties servent à
préparer des médicaments pour le traitement des hépatites. Les écorces
interviennent dans la préparation des remèdes pour le traitement des angines et
autres affections bucco- pharyngées (Adjanohoun et coll., 1981, Burkill, 1995).
Les racines réduites en poudre sont fébrifuges, utilisées contre l’ictère, les
morsures de serpents, les arthrites, le paludisme, et l’anémie. Les écorces de
tronc en décoction sont utilisées contre le rhume, et la dysenterie. Les feuilles en
application directe empêchent la suppuration des plaies et en infusion sont
indiquées comme tonique et pour traiter les maux d’estomac. Les graines
torréfiées et réduites en poudre sont employées contre les cataractes et les
troubles oculaires liées à l’onchocercose (Malgras, 1992).
Les écorces sont réputées être de bons médicaments. Elles sont communément
vendues sur les marchés de Côte d’Ivoire, de Haute Volta (Burkina Faso) et
Mali. Cette plante est également utilisée au Nigeria, en Zambie, (Burkill, 1995).
Au Mali E. africana est utilisé contre la fièvre causée par la malaria (Doumbia,
1984 ; Bah, 1998).
Différents enquêtes ethnobotanique réalises au Mali ont permis de recenser
diverses utilisations relatives aux effets anti-inflammatoires, hépatoprotecteurs
et contre les blessures de E. africana.
Les décoctions de la racine ou de la tige sont aussi utilisées pour nettoyer les
plaies et la poudre de ces mêmes parties de la plante est appliquée sur les plaies.
Les feuilles sont aussi utilisées pour prévenir les suppurations des plaies (Diallo
et al, 2001).
► Données Chimiques
La roténone, découverte dans Loncocarpus cyanescens (Schum et Thonn) Benth
(Cesalpiniaceae) par Olivier, a été décelée dans la plante (Kerharo et Adams,
1974). Dans les écorces et les feuilles, ont été trouvées un saponoside et du
tanin. L’arbuste fournit une gomme de qualité inférieure contenant 10 % de
tragacanthe et 90 % d’une gomme de type arabique soluble dans l’eau (Watt
citant Howes et Greenway dans Kerharo, 1974).
A partir de cette gomme, une étude faite sur la composition en acides aminés a
permis d’observer une quantité assez élevée d’hydroscyproline (Anderson et al,
1986).
Suite à ces méthodes les résultats ci-après ont été obtenus. Les rendements des
extractions ont été de 0,5% et 0,7% respectivement à 50°C et à 100°C. Les
teneurs en polysaccharides des extraits bruts ont été de 57 et 70%
respectivement pour l’extrait à 50°C et 100°C.
Les laissons osidiques ont montré que la fraction acide de Ea50 était de type
arabinogalactane. Les fractions acide Ea1002 et Ea1003 sont de type pectines
classées comme des rhamnogalacturonanes de type I (Diallo et al., 2001 ).
OH
NH2
Phenylanaline
H
H O
O
O
H OCH3
O
OCH3
R oténone
O
H3C
O
O
H
HO O H H CH3
HO OH H
O
CH3
H
CH2
Paucine
► Données pharmacologiques et toxicologiques
Activité hépatoprotectrice
Les différentes fractions d’un extrait aqueux de la racine d’Entada africana ont
été testées.
L’extrait aqueux a été fractionné en fraction BuOH et soluble en eau. Après
administration de ces différentes fractions aux souris à foie endommagé par le
CCl4, les transaminases (GOT) et (GPT) ont significativement baissé, ce qui
indique la stabilisation de la membrane plasmique et également la réparation du
tissu hépatique endommagé par le CCl4 (Sanogo et al, 1998).
Activité antibactérienne
La concentration minimale d’inhibition des extraits EtOH sur Staphylococcus
aureus est de 1,56 mg/ml et inférieur à 0,39mg/ml respectivement pour les
extraits de racine et de ceux de l’écorce de la tige (Silva et al., 1996).
Activité antivirale
L’effet inhibiteur de l’extrait EtOH de la racine de la plante sur virus comme
Herpès simplex virus de type l et sur le virus responsable de la fièvre chez le
porc africain a été démontré par Silva et al. (Silva et al. 1997).
L’effet antiviral de E. africana sur la multiplication du virus de l’hépatite A
(VHA) in vitro a été testé au Département Médecine Traditionnelle. L’examen a
porté sur la poudre des racines, les résultats montrent que E.africana inhibe
significativement la multiplication du VHA à partir de 125 µg/ml (Keita et al.,
1994)
Effet sur le tractus respiratoire
L’extrait aqueux des racines a été testé pour son effet sur le tractus respiratoire
de cobaye. E. africana réduit la broncho-constriction induite par l’histamine et
provoque une broncho-dilatation (Occhiuto et al., 1999).
Activité sur le système du complément
L’effet sur le système a été évalué par l’inhibition de l’hémolyse d’hématies
sensibilisées en présence de sérum humain contenant des protéines du
complément intactes. Les concentrations inhibitrices de la lyse de 50% des
hématies ont été déterminées pour les extraits bruts et les fractions de
polysaccharides.
La fraction II de l’extrait aqueux de Plantago major a été utilisée comme témoin
(Mollnes et al., 1995).
► Toxicité
Les feuilles sont utilisées comme poison de pêche (Kerharo et Adam, 1974).
Sangaré en 1999 a démontré l’activité molluscicide des racines de E. africana
Les extrait aqueux de racines ont été administrés par voie oral à des souris de
masse comprise entre 19 et 25g. Les animaux ont été observés pendant un mois
pour déterminer leurs réactions.
Chaque dose a été administrée à un lot de 5 souris. A la dose de 6g/kg, ils n’ont
pas constaté de signes d’intoxication, comme cela a été rapporté aussi par
Burkill (1995).
► Essais cliniques
Une étude clinique faite par Douaré en 1991 sur les patients ayant l’hépatite B a
montré qu’après un mois à un mois et demi de traitement par E. africana,
l’ictère a disparu dans 93,33% des cas avec normalisation des à 100% des
transaminases SGOT et SGPT.
► Noms africains
Bambara : Ngolobé
Peul : Talli
Malinké : Ngolobé
Sérère : Sésed
Wolof : Sexeo
► Données botaniques
Classe................................................................... Dicotylédones
Ordre..................................................................... Myrtales
Famille.................................................................. Combretaceae
Genre..................................................................... Combretum
Espèce.................................................................... micranthum
► Description
La poudre de feuille a une couleur verte, une odeur faible et une saveur
astringente. La feuille de Combretum micranthum est oblongue, cunée à la base
sur un pétiole court de 2 à 3 cm acuminée au sommet.
► Distribution géographique
Combretum micranthum est une plante répandue dans les régions soudano-
saheliennes d’Afrique Occidentale.
Les pays concernés sont : Sénégal, Sierra-Leone, Guinée, Mali, Mauritanie,
Gambie, Niger, Côte-d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Bénin. (Berhaut, 1997).
Au Mali elle se rencontre sur le plateau de Koutiala (falo), le plateau mandingue
(Beledougou, Fouladougou), le plateau de Bandiagara (haut plateau Dogon) :
d’une manière générale depuis la frontière de RCI aux environs de Gossi (cercle
de Rharous) (Pirt, 1986).
►Habitat
Il existe au tour des mares du Sahel, dans les ravins, les galeries soudaniennes,
les rebords des carapaces ferrugineuses (Kerharo et Adams, 1974).
Usages
► Usages médicaux traditionnels
Nous présentons ici les utilisations par organes de la plante et par affections
traitées.
Les feuilles sont utilisées en infusé à 10% pour leurs propriétés diurétiques et
cholagogues, elles sont utilisée dans le traitement de l’insuffisance hépatique ;
de différentes formes ictères, la dyspepsie et la constipation, des bronchites et la
toux.
La feuille est utilisée en association avec Romarinus officinalis dans le
traitement du syndrome de l’insuffisance biliaire ; avec Heeria insignis et
Gardenia triacantha dans le traitement de diarrhées infantiles ; avec ou sans
l’adjonction de Gardenia triacantha dans le traitement des hémorragies et de
l’épistasie ; avec Zizyphus mucronata, Leptadenia hastata, Acacia seyal dans le
traitement de la lèpre ; dans le traitement de l’énurésie avec Securinega virosa et
Zizyphus mucronata (Kerharo et Adams, 1974).
Le décocté de racine est utilisé comme vermifuge. Il est aussi préconisé en bains
dans les angines.
La poudre fine d’écorces de racines est triturée dans l’huile de palme ou avec
du beurre de karité comme onguent dans les contusions, les entorses et comme
embrocation pour massage avant ou après un effort musculaire
La poudre de fruits est employée pour traiter les dermatoses suintantes des
enfants (type impétigo) (Burkill, 1985).
► Données Chimiques
Paris et al. en 1956 ont signalé dans les feuilles la présence des tanins dont
l’oxydation et la pulvérisation donnent le rougissement de la drogue. Jentzsch et
al. ont isolé en 1962 la vitexine cristallisée avec la saponaritine, la choline, des
substances minérales (potassium, calcium, sodium magnésium) et orientrine.
Ogan identifie en 1972 deux alcaloïdes, la combretine A et B (hydroxy-
stachydrine) et la choline. Pousset et al. en 1985 a isolé les sucres-alcools
(inositol, sorbitol). Kamaté en 1998 a trouvé les tanins les flavonoïdes et les
alcaloides.
OH
OH OH
Glucosyl
O OH H
HO H H OH
OH OH H H
OH O H OH
Orientine Inositol
N+ COOH
H3C CH3
Stachydrine
► Données pharmacologiques
Effet hypotenseur :
Activité cholagogue :
sécrétion biliaire est en rapport avec la présence d’acide gallique à fort pouvoir
cholagogue.
Activité diurétique :
Balansard et coll. en 1952 ont montré chez le lapin que la diurèse provoquée par
le décocté de feuille porte, non seulement sur l’élimination de l’eau mais aussi
sur l’élimination des chlorures, de l´urée avec un certain retard. L´auteur conclut
que la drogue est un diurétique tissulaire et hépato-rénal.
Activité antibactérienne
Activité antivirale :
TRAVAUX PERSONNELS
1 METHODOLOGIE
Introduction
L’étude s’est déroulée à la clinique et au laboratoire du Département de
Médecine Traditionnelle (DMT), du 22 juin 2004 au 16 mars 2005 avec un volet
de dépistage et de suivi des paramètres biologiques des malades au niveau du
Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS). Elle a été réalisée par une
coloration rouge cerise ou violacée. Les catéchols donnent une teinte brun
rouge.
1.2.2 Dérivés anthracéniques
Les dérivés anthracéniques appartiennent au groupe des quinones. Ils se
caractérisent par leur pouvoir oxydant élevé.
Solution à analyser
Extrait chloroformique : à 1 g de drogue, ajouter 10 ml de chloroforme et
chauffer 3 mn au bain-marie. Filtrer à chaud et compléter à 10 ml.
Hydrolysât : à une partie du résidu de la poudre épuisée par le chloroforme,
ajouter 10 ml d’eau et 1 ml de HCl concentré. Maintenir le tube à essai dans le
bain-marie bouillant (15min). Refroidir sous un courant d’eau et filtrer.
Caractérisation :
Anthracéniques libres
Introduire 1 ml d’extrait chloroformique dans un tube à essai, ajouter 1 ml de
NH4OH dilué et agiter. La coloration plus ou moins rouge indique la présence
d’anthracéniques libres.
Anthracéniques combinés
O-hétérosides
Prélever 5 ml d’hydrolysât et agiter avec 5 ml de CHCl3. Soutirer la phase
organique et l’introduire dans un tube à essai, ajouter 1 ml de NH4OH dilué et
Agiter. la présence d’anthraquinones est révélée par la coloration rouge plus ou
moins intense. Lorsque la réaction est négative ou faiblement positive, nous
pouvons rechercher les O-hétérosides à génines réduites.
Pour réaliser cette recherche nous avons prélevé 5 ml d’hydrolysât et ajouté 3 à
4 gouttes de FeCl3 à 10% puis chauffé pendant 5 mn au bain-marie. Refroidir,
agiter avec 5 ml de CHCl3, soutirer la phase chloroformique
C –Hétérosides
Reprendre la phase aqueuse qui a été conservée par 10 ml d’eau et ajouter 1 ml
de FeCl3 à 10%. Maintenir le tube à essai dans le bain-marie bouillant pendant
30 mn, refroidir et agiter avec 5 ml de CHCl3, soutirer la phase chloroformique
dans un tube à essai. Ajouter 1 ml de NH4OH dilué et agiter. Une coloration
rouge plus ou moins intense indique la présence de génines de C-hétérosides.
Réaction de Brissemoret et Combes : (différenciation des quinones).
Introduire 1 g de poudre dans un erlenmeyer de 250ml, humecter avec H2SO4
dilué à 10%.
Ajouter 20ml d’un mélange (à volume égal) d’éther et de chloroforme, mélanger
et laisser en macération pendant 24 heures. Filtrer et laisser évaporer à l’air 5 ml
du filtrat, reprendre le résidu par quelques gouttes d’alcool à 95%. Ajouter
goutte à goutte une solution aqueuse d’acétate de nickel à 5%. Selon la nature de
la quinone on obtient :
*Benzoquinones : coloration bleue et précipité
*Naphtoquinones : coloration violette et précipité
*Anthraquinones : coloration rouge sans précipité
1.2.3 Recherche des stérols et triterpènes, des caroténoïdes
Solution à analyser : nous avons introduit dans un tube à essai 1 g de poudre et
20 ml d’éther. Boucher et agiter, laisser pendant 24 heures puis filtrer et
compléter à 20 ml par l’éther.
Stérols et triterpènes
Caractérisation
Puis introduire dans chacun des tubes, 4 gouttes de KOH à 5% dans l’éthanol.
En cas de réaction positive, il se développe les colorations suivantes :
• tube n°1, orangée
• tube n°2, rouge violacée
• tube n°3, violet fugace
Nous avons introduit 1 ml de décocté aqueux à 10% dans une capsule et évaporé
à sec au bain-marie. Nous avons ajouté au résidu 1ml de réactif de Fehling.
L’obtention d’un précipité rouge brique indique la présence de composés
réducteurs.
Oses et holosides
Les oses constituent l’unité structurale des glucides. Les holosides sont des
condensations de molécules d’oses.
Nous avons introduit 1 ml de décocté aqueux à 10% dans une capsule et
évaporé à sec au bain-marie. Nous avons ajouté au résidu 2 à 3 gouttes de H2SO4
concentré. Après 5 minutes, nous avons ajouté 3 à 4 gouttes d’alcool saturé avec
du thymol.
Le développement d’une coloration rouge révèle la présence d’oses et holosides.
Mucilages
Les mucilages sont des macromolécules osidiques qui se dissolvent au contact
de l’eau pour former des solutions colloïdales. Ce sont des agents de rétention
hydrique.
Nous avons introduit 1 ml de décocté aqueux à 10% dans un tube à essai, ajouté
5 ml d’éthanol absolu. L’obtention d’un précipité floconneux par mélange
indique la présence de mucilages.
Coumarines
Nous avons évaporé 5 ml d’extrait éthéré (macération pendant 24 heures) dans
une capsule à l’air libre. Nous avons ajouté au résidu 2 ml d’eau chaude. Nous
avons introduit 1 ml de cette solution dans un tube auquel nous avons ajouté 0,5
ml de NH4OH à 25%, nous avons mélangé et observé la fluorescence sous UV
366 mn.
Une fluorescence intense dans le tube où il a été ajouté du NH4OH indique la
présence de coumarines.
Hétérosides cyanogénétiques
Les hétérosides cyanogénétiques donnent par hydrolyse de l’acide cyanhydrique
toxique en fonction de la dose.
Pour leur caractérisation, nous avons introduit dans un tube à essai 1 g de
poudre, ajouté 5 ml d’un mélange à volume égal d’eau et de toluène. Nous avons
bien agité et nettoyé la partie supérieure du tube (sans tremper dans la solution).
La coloration rouge plus ou moins rapide du papier indique la présence
d’hétérosides cyanogénétiques.
1.3 Chromatographie sur couche mince (CCM)
Principe : La chromatographie sur couche mince est une méthode de séparation
des substances contenues dans un extrait. Les facteurs qui soutiennent cette
séparation peuvent être des phénomènes d’adsorption, de partage ou d’échange
d’ions ou encore une combinaison des différentes propriétés.
Technique :
Solutions à analyser :
Nous avons dissout 10mg des extraits éthanoliques dans un 1ml d’un mélange
méthanol – eau dans la proportion (1-1). L’ensemble a été bien agité afin d’avoir
un mélange homogène.
Dépôt :
Sur une plaque de format 10x10 cm, nous avons déposé 10µl de solutions de
chacune des deux plantes à l’aide d’une micropipette. Après les dépôts, nous
avons séché la plaque à l’aide d’un séchoir avant de cet ensemble a ensuite été
introduit dans une cuve de migration pour la séparation.
Migration :
Nous avons placé la plaque dans une cuve de développement dans laquelle se
trouve un système de solvants appropriés encore appelé phase mobile jusqu’à
une hauteur de 0,50 cm environ sans atteindre 1cm. Ainsi, nous avons utilisé le
système BAW (60-15-25) pour la migration.
Révélation :
La révélation a été faite à l’UV 254 et 366 nm et à l’aide du réactif de Godin.
Chaque substance a été identifiée par son Rf, par sa fluorescence sous UV et par
sa couleur au Godin.
Rf =
Distance parcourue par le front du solvant
Lot4 : Sogolobougou.
Les lots 2 et 3 ne contenaient pas de C. tinctorium cela s’explique par le fait que,
la période de commande de ces lots a coïncidé avec l’hivernage, période pendant
laquelle le sechage de C. tinctorium est difficile en milieu rural.
Le lot 4 n’était constitué que de C. tinctorium car les quantités recherchées pour
C. micranthum et pour E. africana étaient déjà atteintes.
Sur chaque lot, nous avons pris au hasard un sac par type de traitement sur
lequel nous avons effectué le contrôle de qualité.
1.4.1 Contrôle de qualité des matières premières
● Contrôles physiques :
Contrôle macroscopique
Nous avons vérifié les caractères morphologiques, la couleur et l’odeur des
matières premières dès la réception par l’observation.
Pourcentage de corps étrangers
Définition de corps étrangers :
Les éléments étrangers des drogues végétales peuvent répondre à la définition
suivante "les éléments étrangers se composent en partie ou en totalité, des
matières suivantes".
a) Les parties de l’organe ou des organes dont dérive la drogue outre que celles
citées dans la définition ou la description ou pour lesquelles une limite est
fixée dans la monographie.
b) Tout organe ou partie ou produits d’organes, outres que ceux cités dans la
définition ou la description.
c) Les mélanges de minéraux n’adhérant pas à la drogue, tels que les pierres, le
sable, fragment de sol et poussières.
Echantillonnage :
Dans 5 creusets en quartz chauffés au rouge et refroidit de tare T1, T2, T3, T4,
T5 sont introduites respectivement les prises d’essai P1, P2, P3, P4, P5.
Les creusets sont refroidis dans un four à moufle, chauffés avec précaution
d’abord, puis au rouge sans dépasser la température de 800°C jusqu’à obtention
de cendres.
Les creusets sont refroidis dans un dessiccateur puis pesés.
Les valeurs obtenues sont : P’1, P’2, P’3, P’4, P’5.
Calcul de la teneur en cendres totales :
La masse moyenne (C) en cendres totales est :
(P’1- T1) + (P’2- T2) + (P’3- T3) + (P’4 -T4) +(P’5 -T5)
C = -----------------------------------------------------------------------
5
La masse moyenne des prises d’essai (PE) est :
P1 + P2 + P3 + P4 + P5
PE = ----------------------------------
5
La teneur en cendres totales est obtenue en rapportant ces valeurs à 100 g de la
poudre végétale.
C x 100
Teneur en cendres =
PE
La teneur est déterminée par dosage pondéral des sulfates non volatils obtenus
par calcination de la matière végétale préalablement traitée avec de l’acide
sulfurique dilué à 50%. Les sulfates résultent de la conversion des sels
organiques.
Nous avons introduit la prise d’essai P dans un creuset en platine chauffé au
rouge refroidi et taré. Elle-même mouillée avec une quantité suffisant de H2SO4
dilué au demi, triturée avec une baguette.
Nous avons placé le creuset à l’étuve jusqu’à évaporation à sec puis au four
jusqu’à obtention de cendres. Il est refroidi dans un dessiccateur, sa masse P’ est
déterminée.
La masse de cendres sulfuriques (S) de la prise d’essai est :
S = P’ – T
S x 100
Teneur en cendre sulfurique =
P
P’4, P’5, des échantillons séchés sont obtenus en déduisant les tares T1, T2, T3,T4,
T5
Calcul de la teneur en eau :
C’est la moyenne des pertes de masses des prises d’essai rapportée à 100 g de
poudre.
La masse moyenne des prises d’essai (PE) est obtenue par la formule :
(P1 - T1) + (P2 -T2) + (P3 -T3) + (P4- T4) + (P5 - T5)
PE = ------------------------------------------------------------------------------
5
La perte de masse correspondante est :
(P1- P’1) + (P2 -P’2) + (P3 -P’3) + (P4 -P’4) + (P5 -P’5)
P= -----------------------------------------------------------------------------
5
100 x P
teneur en eau =
PE
Méthode azéotropique
Cette méthode encore appelée méthode volumétrique consiste à mesurer le
volume d’eau entraîné par distillation à température constante d’un solvant non
miscible à l’eau auquel une masse connue de drogue végétale est ajoutée.
Appareillage
• un ballon en verre de 500 ml,
• un tube collecteur gradué surmonté par un tube cylindrique de condensation,
% en eau =
P
V’ = volume d’eau en ml de la deuxième lecture
V = volume d’eau en ml de la première lecture
P = masse de la prise d’essai en g.
►Dosage des substances extractibles par l’eau
Dans un erlenmeyer, nous avons introduit 1 g de poudre végétale et 20 ml d’eau.
L’ensemble est porté à l’ébullition pendant 10 mn. Après refroidissement, la
solution est filtrée sur coton dans une capsule en verre préalablement tarée (T).
La solution est évaporée à sec à l’étuve. La capsule refroidie est pesée à nouveau
(P).
(P –T) x 100
% Substances extractibles par l’eau = --------------------
PE
PE = masse de la prise d’essai.
Poudre de racine 1g
Macération de 15 mn
EtOH
► Contrôle microbiologique
Cet essai a été réalisé au laboratoire de biochimie de l’hôpital du point G sur les
décoctés de poudres de racines de Entada africana de feuilles de Combretum
Nous avons commencé par remplir les petits sachets de poudre de drogues. Pour
l’hepatisane et pour le Cochlos, nous avons introduit les poudres à l’aide d’une
cuillère à café dans les petits sachets de 10g. A chaque deux cuillères, on pose le
sachet sur une balance électrique de type MFD préalablement taré du poids du
sachet vide et on ajuste à 10g. Pour les petits sachets de Samanere dont la
drogue réduite en poudre grossière, nous avons introduit à l’aide de la main dans
des petits sachets de 30g ensuite, posé sur la balance du sachet de Samanere et
ajusté à 30g.
Après remplissage les petits sachets ont été fermés à l’aide d’une
thermosoudeuse.
Les médicaments se présentaient comme suit :
Cochlos : paquet de 30 sachets de 10g
Samanéré : paquet de 7 sachets de 30g
Hépatisane : paquet de 14 sachets de 10g.
Les étiquettes comportaient les informations suivantes :
Composition du médicament, date de péremption, numéro du lot, indication,
posologie, DMT/INRSP, mode d’emploi, mention gratuit
Enfin, des emballages de 20 paquets ont été réalisés pour chaque médicament
Pour contrôler les sorties, nous nous sommes servis du registre de consultation,
dans lequel les quantités de médicaments délivrés aux patients sont marquées
devant leur nom dans la colonne réservée au nombre de traitements.
Chaque fin de journée, nous avons rempli la fiche de stock de chaque type de
médicaments.
Groupe I : Samanéré
Groupe II : Samanéré + hépatisane
Groupe III : Cochlos.
Chaque groupe comportaient 120 patients, tous ayant l’AgHBS positif associé
ou non à d’autres formes d’hépatites telles que HCV , VHA, VHD.
Posologie :
Pour la détermination des posologies, nous avons tenu compte d’un poids
standard : 60 kg, qui est supposé être le poids normal d’un adulte en
pharmacologie.
Le pourcentage de substances extractibles par l’eau en plus des données fournies
par les résultats des essais pharmacologiques in vivo sur les rats relatifs aux
quantités d’extraits qui traite par jour a permis de calculer la dose quotidienne de
Cochlos. Quant à Samanéré et hépatisane, leurs posologies ont été déterminées
dans des études antérieures
Si :
A= quantité en g de substance extractible par l’eau dans 100g de poudre.
B= quantité d’extrait en g qui traite par kgp/jour.
En considérant 60kg le poids d’un adulte normale en pharmacologie.
100 x 60 x B
Durée
Patients Samanéré Cochlos Hépatisane de
Traitement
Adulte
(âge > 18 ans) 30 g /jour 30 g /jour 20 g /jour 90 jour
Enfant
(âge < 18 ans) 20 g /jour 20 g /jour 10 g /jour 90 jour
Mode d’emploi :
Tous les trois types de médicaments sont préparés avec de l’eau et ils sont pris
sans interruption jour après jour pendant 3 mois.
Le Samanéré est préparé en décoction dans trois litres d’eau ; boir à un verre du
décocté et se laver avec le reste.
Le Cochlos est préparé en infusion de 10g dans un verre d’eau tiède ; il en est
de même pour l’Hépatisane qui est préparé en décoction de 10g dans un demi-
litre d’eau.
Dans l’association Samnéré Hépatisane, les deux médicaments sont préparés et
pris séparement.
1.6.3 Dispensation randomisée des médicaments aux patients inclus dans
l’étude
Après les analyses complémentaires, le médecin a délivré à chaque patient un
dossier qui est un type de questionnaire de 16 pages comportant l’identité, le
numéro relatif à l’ordre d’arrivage et des questions relatives à la clinique et la
paraclinique.
patients par type de traitement. Ce nombre a été choisi afin d’avoir 60 cas
analysables sur chaque type de médicament
1.7.2 Dosages des transaminases et de bilirubine totale
Transaminases (GOT, GPT)
Le principe est la détermination colorimétrique de l’activité de GOT ou GPT
selon les réactions suivantes :
GOT: asparate + α céto-glutamate → oxaloacétate + glutamate
GPT: alanine + α céto-glutamate → glutarate + pyruvate + glutamate
Le pyruvate et l’oxaloacétate formé sont doses sous forme de leurs dérives
2,4-dinitrophenylhydrazines.
Bilirubine totale (BT)
La bilirubine réagit avec de l’acide sulfanilique diazoté (ASD) en formant un
colorant diazoïque rouge, dont l’absorbance à 546 nm est directement
proportionnelle à la concentration de bilirubine dans l’échantillon.
La glucoronide de bilirubine soluble dans l’eau réagit directement avec l’ASD,
tandisque la bilirubine indirecte liée à l’albumine ne réagit qu’en présence d’un
accélérateur :
Bilirubine totale = bilirubine directe + bilirubine indirecte.
1.7.3 Analyse des données
Les données ont été saisies et analysées sur le logiciel Epi info par le test Qd
avec comme seuil de significativité p<0,05
2 RESULTATS
La racine a une écorce externe grise, le bois de la racine est non malléable c’est
à dire cassant. Une coupe de la racine fraîche montre une surface blanchâtre et
farineuse qui se tache rapidement par un exsudat orange, elle jaunit avec le
temps.
La poudre de la racine est jaune, odeur forte, saveur faiblement astringente et
légèrement amère.
La racine est recouverte d’une écorce externe noirâtre et d’une écorce interne
rougeâtre. Le bois est fibreux, malléable et blanchâtre. La poudre de la racine a
une couleur blanchâtre, avec une odeur faible et une saveur légèrement sucrée
Les réactions ont été négatives pour les Alcaloïdes, anthocyanes, hétérosides
cyanogénétiques, cardiotoniques, coumarines, hétérosides, anthracénosides,
leucoanthocyanes,
C.T : Cochlospermum tinctorium, E.A : Entada africana.
Ces caractérisations ont étés déjà réalisées sur Combretum micranthum dans les
travaux antérieurs
Extraits/
Organes Rf UV 254nm UV 366nm Godin
Mac 10%
0,16 - - verdâtre
0,22 - - vert clair
0,25 visible vert clair -
0,31 - - gris verdâtre
0,38 visible vert clair -
RC.T 0,56 - - verdâtre
0,69 visible vert clair -
0,81 visible vert clair -
0,91 visible sombre marron foncé
0,20 - - verte
0,31 visible vert clair gris verdâtre
Tableau V : Pourcentage de corps étrangers présent dans les trois types matières
premières des quatres (4) lots.
Résultats %
Lots R C.T R E.A F C.M
Lot4 0,20 - -
2.3.2 Dosage
Tableau VI : Résultats des substances dosées dans les drogues des trois plantes
des quatres lots
Résultats %
Substances Lot1 Lot2 Lot 3 Lot 4
C.T E.A C.M E.A C.M E.A C.M C.T
Substances extractibles par EtOH 17,8 6,3 11,2 7,7 13,7 6,1 15,3 15,9
Substances extractibles par l’eau 7,1 16,3 16,1 14,9 18,2 7,2 15,9 9,07
Méthode gravimétrique 8 7,9 5,2 5,6 7 8 8
Pourcentage en eau
Méthode volumétrique 7 6 6 5,9 6 6,1 6 6,7
% des cendres totales 5 3,9 5 4 6 7 6,15 6
% des cendres sulfuriques 5 3 4 4,2 5,1 2 5 5
% des cendres chlorhydriques 0,5 0,4 1 1,02 2 2,8 1,6 1,9
Quantité Quantité
Médicaments Stock (paquet) Consommée Restante
(paquet) (paquet)
Femme 77 21,5
Ce tableau nous montre que 78,5% de nos patients étaient des hommes et 21,5%
les femmes.
Types de Patients
traitements Effectif Fréquence %
A 118 33
B 120 33,5
C 120 33,5
Les traitements A, B, C ont été suivi respectivement par 33% , 33,5%, 33,5% de
nos patients. Après comptage de l’ensemble des dossiers enregistrés, nous avons
eu 358 patients au lieu de 360 qui étaient prévus
Transaminases
UI/L Patients
Effectif Fréquence % Moyenne Ecart type
Transaminases Patients
UI/L
Effectif Fréquence % Moyenne Ecart type
Ces deux tableaux nous indiquent que 32% des patients avaient un GOT
supérieur à 40 UI/L et 22% un GPT supérieur à 45 UI/L
Bilirubine Patients
Umol/L
Effectif Fréquence % Moyenne Ecart type
BT ≤ 17 94 26 9,26 4,26
BT non marqué 14 4
2.6.3. Analyse des traitements effectués par les 168 patients ayant suivi le
traitement jusqu’à terme
Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %
A 55 32,74
B 56 33,33
C 57 33,93
Ce tableau nous illustre que sur les 168 patients, 33,33% ont suivi le traitement
B, 33,9 3 le traitement C et 32,74% le traitement A.
2.6.4 Suivi des paramètres biologiques des 168 cas en fonction du temps de
traitement
- Au début du traitement
Tableau XIV: Répartition des patients ayant une GOT > 40 UI/L en fonction du
type de traitement.
Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %
A 18 36,7
B 15 30,6
C 16 32,7
Total 49 100
Tableau XV: Répartition des patients ayant une GPT > 45 UI/L en fonction du
type de traitement.
Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %
A 12 38,7
B 11 35,5
C 8 25,8
Total 31 100
Tableau XVI: Répartition des patients ayant le taux de bilirubine > 17 Umol/L
en fonction du type de traitement.
Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %
A 20 41,7
B 10 20,8
C 18 37,5
Total 48 100
Tableau XVII: Répartition des patients ayant une GOT > 40 UI/L en fonction
du type de traitement.
Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %
A 18 50
B 7 19,4
C 11 30,6
Total 36 100
Ce tableau montre que 36 patients avaient une GOT pathologique après un mois.
Tableau XVIII: Répartition des patients ayant GPT > 45 UI/L en fonction du
type de traitement.
Types de Patients
traitements Effectif Fréquence %
A 12 48
B 10 40
C 3 12
Total 25 100
Tableau XIX: Répartition des patients ayant le taux de bilirubine > 17 Umol/L
en fonction du type de traitement.
Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %
A 12 37,5
B 7 21,9
C 13 40,6
Total 32 100
Tableau XX : Répartition des patients ayant GOT > 40 UI/L en fonction du type
de traitement.
Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %
A 13 28,8
B 16 35,6
C 16 35,6
Total 45 100
Tableau XXI: Répartition des patients ayant GPT > 45 UI/L en fonction du type
de traitement.
Types de Patients
traitements Effectif Fréquence %
A 9 37,5
B 10 41,7
C 5 20,8
Total 24 100
Tableau XXII: Répartition des patients ayant le taux de bilirubine > 17 Umol/L
en fonction du type de traitement.
Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %
A 7 28
B 8 32
C 10 40
Total 25 100
Tableau XXIII: Répartition des patients ayant GOT > 40 UI/L en fonction du
type de traitement.
Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %
A 14 28,6
B 16 32,7
C 19 38,8
Total 49 100
Tableau XXIV: Répartition des patients ayant GPT > 45 UI/L en fonction du
type de traitement.
Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %
A 7 41,2
B 5 29,4
C 5 29,4
Total 17 100
Tableau XXV: Répartition des patients ayant le taux de bilirubine > 17 Umol/L
en fonction du type de traitement.
Types de Patients
traitement Effectif Fréquence %
A 4 16,7
B 11 45,8
C 9 37,5
Total 24 100
80
70
60
50
A
40
B
30 C
20
10
0
Jo J30 J60 J90
100
90
80
70
60
A
50
B
40 C
30
20
10
0
Jo J30 J60 J90
60
50
40
A
30
B
C
20
10
0
Jo J30 J60 J90
3 COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS
C’est une étude qui vient en complément aux études précédentes qui ont été
réalisées sur C.tinctorium et E.africana.
Les résultats sont composés de trois parties :
- les caractères botaniques et physico-chimiques.
- la production et contrôle de qualité des médicaments
- les essais cliniques.
C - Essais cliniques
● Contraintes méthodologiques
C’est une étude prospective à simple aveugle que nous avons mené au sein du
DMT avec un volet au CNTS.
Nous avions voulu une soixantaine de cas par type de traitement au départ ainsi
que leur suivi jusqu’au terme du traitement. Les patients étaient suivis en
externe. Nous avons suivi 168 patients qui ont pu respecter intégralement le
protocole.
Les résultats obtenus ont montré la place qu’occupe cette pathologie (l’hépatite)
et la pertinence de notre étude.
● Suivi des patients
A propos du sexe
Il ressort une prédominance de cas de sexe masculin avec 78,5% contre 21,5%
de femme.
Ce qui confirme les résultats obtenus par Douaré en 1991 avec 80% d’AgHBs
positif chez les hommes et 20% chez les femmes.
Sidibé dans son étude en 1985 trouvait 13,91% d’AgHBs positif chez les
garçons et 12,12% chez les filles.
● Les paramètres biologiques
A propos des transaminases
Plus de la moitié des patients de notre échantillon présentaient un taux anormal
de transaminases.
A propos de la bilirubine
La majorité de nos patients avaient également une bilirubinémie anormale.
●Analyse des traitements des 168 cas en fonction du temps et des
paramètres biologiques
A propos des transaminases GOT
La différence n’apparaît pas significativement car p a été supérieur à 0,05 pour
les trois types de traitement. Toute fois le traitement A semble être un peu plus
efficace que les autres avec une baisse de 22,23% du taux après trois mois de
traitement.
A propos des transaminases GPT
Les traitements A, B et C qui ont produit une baisse respective de 41,67% ;
54,55% et 37,5%.
Douaré en 1991 dans son étude a trouvé 100% de normalisation des
transaminases (GOT) et (GPT).
A propos de la bilirubine
Dans ce dernier cas, nous avons observé une différence significative pour le
traitement A car les valeurs de p ont été : 0,00075 à J30 ; 0,009 à J60 ; 0,017 à
J90. Pour les traitements B et C, les p ont été supérieurs à 0,05.
Au vu des résultats ci-dessus, nous pouvons dire que le traitement A a été
efficace sur les trois types de paramètres (GOT, GPT, BT) même si le seuil de
significativité ne montre une différence significative qu’au niveau de bilirubine,
tandisque le traitement B n’a été efficace que sur le GPT et le traitement C sur la
GPT et le BT.
Par conséquent le traitement A suivi du traitement C sera plus efficace et
acceptable que B.
CONCLUSION
RECOMMANDATION
AU DMT
► Créer un laboratoire d’analyse Biomédicale au sein du DMT afin de rendre
rapidement disponible les résultats des analyses demandées par le médecin.
ANNEXES
Réactions de caractérisation
Réactif de Godin
Réactif pour les tanins : Solution de chlorure ferrique (FeCl3) à 10% dans le
méthanol à 50%
Etudes de l’efficacité des deux plantes africaines dans le traitement des hépatites
Par cette étude, on cherche à mieux connaître l’efficacité de certains traitements traditionnels des hépatites. A
terme, il s’agit d’améliorer la formule des traitements disponibles afin de lutter contre les hépatites au Mali.
Les hépatites virales sont des maladies assez fréquentes qui touchent le foie. Certaines hépatites se transmettent
facilement par de l’eau ou des aliments contaminés (hépatites A). D’autres hépatites se transmettent surtout par
le sang ou les contacts sexuels (hépatites B et C).
Il existe des traitements modernes pour certaines hépatites, mais ils ne sont pas disponibles au Mali. A noter
aussi que les traitements modernes sont chers, pas toujours efficaces et provoquent parfois d’importants effets
secondaires.
Les patients acceptant de faire partir de cette étude reçoivent un médicament traditionnel qu’ils devront prendre
selon les explications du médecin, pour une durée de trois mois.
Au cours de ces trois mois, les patients seront contrôlés plusieurs fois au DM ; des prises de sang pour des
analyses de contrôle seront effectuées :
Lors de ces visites, les patients seront interrogés par un médecin afin de déterminer leur état de santé et,
éventuellement, les effets secondaires du traitement pris. Le médecin prendra aussi leur température, mesurera
leur poids et pourra effectuer une prise de sang.
Les traitements étudiés sont traditionnels et fréquemment utilisés au Mali : leur réputation est excellente et ils ne
provoquent généralement aucun effets indésirables. Il faut toutefois noter que, comme pour tout traitement
médical, des intolérances individuelles peuvent survenir.
La participation à cette étude procure les avantages suivants : gratuité du traitement tout au long de l’étude ; très
bon suivi médical du patient ; au terme de l’étude, un bref résumé des résultats sera envoyé à tous les participant.
4. Droit du patient :
La participation à cette étude est volontaire et le patient peut, à tout moment et sans préjudice, se retirer de
l’étude. Si, au cours de l’étude, un traitement se montrait beaucoup plus efficace que les autres, tous les patients
se verraient offrir ce traitement.
La participation à cette étude ne donne droit à aucune rémunération.
5. Confidentialité :
Toutes les données ainsi que tous les renseignements obtenus restent soumis au secret médical. Afin d’assurer la
confidentialité, les patients seront désignés par des codes tout au long des travaux d’analyses qui suivront la
collecte des données. Seul le personnel médical aura accès aux dossiers des patients.
6. Questions
Toute question relative à cette étude peuvent être posées aux responsables en charge :
5) J’ai pu poser toutes les questions voulues concernant ce projet et j’ai obtenu
des réponses satisfaisantes.
Nombre Adresse
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– 47.
RESUME
SERMENT DE GALIEN
D’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art
et de leur témoigner ma reconnaissance en restant fidèle à leur
enseignement ;
Je le jure