2019/2020
Licence Professionnelle à temps aménagé
Filiére : Management et Administration des Entreprises
RAPPORT 1 : analyse des coopératives à Madagascar
RAPPORT 2 : Visite à la coopérative "MA SOLUTION"
Travail demandé par : Dr. ATTOUCH HICHAM
Réaliser par : • M. ILLOUSSAMEN M'HAMMED
• M. EZZAHID ABDERRAHIM
REMERCIEMENTS
Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont contribué au
succès de notre rapport et qui nous ont aidé lors de la rédaction de ce
rapport.
Tout d'abord, nous adressons nous remerciements à notre
professeur, Dr. ATTOUCH HICHAM pour son aide dans le demain de la
coopérative.
Enfin, nous tenons à remercier vivement, M. Mohammed Amine ABOU
OUBAIDA, président de la coopérative "Ma Solution", pour son
accueil, le temps passé ensemble et le partage de son expertise au
quotidien.
2
SOMMAIRE :
I- INTRODUCTION..................................................... 5
II- FICHE PRESENTATIVE ......................................... 6
III- CREATION ............................................................. 7
IV- CHIFFRES .......................................................... 16
V- LA COLLABORATION AVEC AVSF ..................... 18
VI- LA POLITIQUE D’EXPORTATION ET SON
INFLUENCE SOCIALE ................................................ 20
VII- L’AUTONOMIE FNANCIERE DE LA
COOPERATIVE ........................................................... 22
3
Partie I :
Analyse de l'expérience de
Madagascar en économie
social et solidaire
4
I- INTRODUCTION
Dans les côtes de l'île rouge on trouve des activités qui
constituent des cultures essentielles de l’économie de
Madagascar. Les épices, l'ananas et le litchi
Les producteurs vendent leurs produits au collecteurs
locaux et aux intermédiaires avec des prix bas se qui
provoque des résultatsnégatifs au niveau de la qualité
livrée.
A partir de cette problématique, 364 producteurs ont
choisi de s’unir en coopérative pour exporter en direct
des produits de qualité transformés en toute
indépendance en constituant "Fanohana "
5
II- FICHE PRESENTATIVE
PAYS : Madagascar
NOM DU COPERATIVE : FANOHANA
TITRE DU PROJET : Commerce Equitable Côte Est
Madagascar
BÉNÉFICIAIRES DIRECTS : 750 familles paysannes
COUT TOTAL : 1 000 000 euros (sur 10 ans)
PRINCIPAUX BAILLEURS :
Régions Normandie et Auvergne Rhône-Alpes
Agence Française de Développement
Fondation de la Famille Firmenich
Agence Française de Développement, SCOP
Ethiquable, FIDA
6
III- CREATION
Des cultures de rente stratégiques pour la
sécurité alimentaire des familles mais sous
valorisées
Dans un contexte de pauvreté et d’insécurité alimentaire
des familles paysannes dans les régions Analanjirofo et
Antsinanana à Madagascar, avec une production
vivrière pour le marché local limitée en raison de la
surface réduite des exploitations agricoles (0,5 ha de
rizières en moyenne), les cultures de rente jouent un
rôle important. Elles assurent en effet des revenus
monétaires pour faire face aux besoins des familles,
assurer la sécurité alimentaire en période de soudure et
éviter la décapitalisation de leurs exploitations agricoles.
Les parcelles qui ne sont pas aménageables en rizières
sont dédiées à des cultures de rente diversifiées : litchi,
mangues, ananas, vanille, poivre, baie rose, cannelle,
girofle, canne à sucre... dont la production est parfois
transformée (séchage pour le girofle, production d’huiles
essentielles, etc.). Les filières de commercialisation de
ces produits sont pourtant très défavorables aux
producteurs, éloignés des axes de communication et
donc des marchés. Des collecteurs imposent des prix
déconnectés des tendances du marché en raison de leur
7
position monopolistique dans les villages reculés. De
même pour les organisations paysannes, l’accès à
l’information (marchés, prix, qualité, exportation...) est
fortement déséquilibré en faveur des entreprises agro-
alimentaires ou exportatrices établies de longue date
autour du port de Tamatave. Ces facteurs structurels
freinent l’amélioration des revenus des familles
paysannes et le développement de leurs organisations,
alors même que le potentiel d’amélioration de la
production, de la qualité et de la valeur ajoutée locale
est important.
Renforcer la coopérative Fanohana grâce à la
création de filières paysannes équitables
Dès le démarrage de l’action en 2007, AVSF a centré
son appui sur l’Union Fanohana, dont elle a a soutenu la
création en 2009 (Fanohana signifi e "ensemble" en
malgache) : un regroupement de 4 coopératives de base
de la côte est existantes depuis les années 90, mais
dont certaines étaient alors pratiquement inactives.
L’Union Fanohana a pour objectif de valoriser les
produits de ses membres : litchi, vanille, poivre,
cannelle, baies roses, gingembre... en vue d’améliorer
les revenus et les conditions de vie. La stratégie
d’accompagnement d’AVSF a été volontairement
centrée sur la commercialisation des produits des
familles paysannes. Parallèlement, des activités
8
d’assistance technique et de formation auprès des
paysans organisés ont ciblé la qualité et la
transformation des produits. Pour certains produits tels
que les épices ou la vanille, le potentiel de
commercialisation sur des segments à haute valeur
ajoutée ne pouvait pas être concrétisé d’emblée, faute
de volumes ou de qualité. L’action d’AVSF s’est donc
concentrée initialement sur la filière litchi : les relations
sur la filière étaient alors particulièrement défavorables
pour les producteurs, mais elle était pourtant porteuse
d’un fort potentiel d’organisation. L’innovation fut ainsi de
construire un cadre de référence pour la gestion d’une
première filière paysanne équitable avec l’organisation
Fanohana, pour ensuite valoriser les autres produits de
rente des familles paysannes et transférer ces
apprentissages à d’autres organisations de la côte-est
intéressées par la démarche de commerce équitable et
production biologique. Dès 2007, AVSF cherche à
identifier des débouchés commerciaux pour le litchi
malgache, qui permettraient de contourner les blocages
de la filière du litchi frais exporté vers l’Europe.
La SCOP française Ethiquable, qui commercialise alors
déjà des jus et dessert de fruits exotiques, fait part de
son intérêt pour l’importation de pulpe de litchi,
transformée en purée exportée sous forme congelée
vers la France, puis conditionnée sous forme de jus ou
de desserts, en mélange avec d’autres fruits. Avec les
dirigeants des coopératives, AVSF rencontre alors des
9
prestataires malgaches capables de réaliser ce type de
transformation ; une fois validé le modèle de gestion,
AVSF propose la mise en place d’une filière équitable de
litchi, jusqu’alors inexistante, depuis la construction et
validation des standards avec FLO/MHF jusqu’à
l’obtention de la certification par la coopérative
Fanohana. Ces appuis techniques permettent dès 2009
l’exportation à Ethiquable de 14 tonnes de pulpe de litchi
certifiée, soit 33 tonnes de litchi frais. Les années
suivantes, les appuis d’AVSF permettent de diversifier
les produits et les marchés afin d’augmenter les volumes
vendus par les paysans. L’Union Fanohana se dote d’un
niveau de maîtrise croissant tant des relations
commerciales, avec de grands opérateurs économiques
comme Migros (Suisse), Univeg/Katopé (France) que
des exigences de certification : équitable, biologique
puis Globalgap. Non seulement l’Union Fanohana
certifie ses produits mais elle réussit à exporter 100 %
du litchi sous ses différentes formes (frais, purée,
conserves, séché) dans les conditions du commerce
équitable, à un prix plus rémunérateur que le marché
local. L’opération sur le litchi s’avère être un succès
total. Les ventes de litchi par la coopérative Fanohana
sont en hausse exponentielle d’une année sur l’autre :
elles passent de 32 tonnes pour la campagne 2008-
2009 à 340 tonnes en 2013-2014 et atteint désormais
plus de 780 tonnes en 2016-2017 (voir graphique). La
proportion de vente en litchi labellisé Faitrade est en
constante augmentation. On note aussi que la part du
10
litchi transformés en jus (chez Madagascar Premium
Exotica à Tamatave) et en conserve (chez SOPRAL à
Tamatave) est de plus en plus importante. Elle passe de
25 % en 2013 à 40 % en 2016. La transformation des
produits génère davantage de valeur ajoutée pour
Fanohana. Au-delà des volumes, une des clés de la
réussite est la diversification des débouchés
commerciaux. Mais AVSF et Fanohana n’en restent pas
là. Fort de son succès sur la filière litchi, Fanohana se
propose à partir de 2012 de transformer et vendre elle-
même de la vanille noire, du poivre noir, de la baie rose
et de la cannelle sous certifications biologiques et
équitables puis à partir de 2014, du girofle, de la
citronnelle et du gingembre séché grâce à l’extension de
la zone d’intervention dans la région d’Astinanana. Avec
le concours de la Région Analanjirofo et du Programme
de Promotion des Revenus Ruraux du Ministère de
l’Agriculture Malgache financé par le FIDA, AVSF
accompagne la coopérative Fanohana pour la
construction d’un atelier de transformation de vanille et
d’épices en 2011. Cet atelier permet dès 2012 à l’Union
de transformer la vanille et le poivre directement, mais
aussi de centraliser les produits pour effectuer le triage
et le conditionnement. En 2012, Fanohana collecte et
transforme ainsi plus de 5 tonnes de vanille verte et
plusieurs tonnes de poivre et de cannelle. Dans le même
temps, grâce à l’organisation de tournées commerciales
en France pour identifier de nouveaux débouchés et aux
appuis techniques d’AVSF, la coopérative exporte
11
directement et sans intermédiaire 4,5 tonnes de cannelle
biologique et équitable. A partir de 2013, le processus
de diversification de la coopérative progresse encore,
avec la commercialisation de baie rose biologique et
équitable, et d’ananas en conserve ainsi que de
gingembre et de citronnelle séchés, en partenariat avec
de nouvelles organisations paysannes de la région
Atsinanana. Fanohana dispose en 2017 de 12 clients
dont 5 en Europe.
En 2016, Fanohana vient de dépasser le chiffre d’affaire
(CA) de 500 000 euros avec un bénéfice net de 25 000
euros. En plus le montant des primes Fairtrade s’élèvent
à 43 000 euros. L’export correspond à 2/3 du CA et les
ventes locales à 1/3. Le volume total vendu en 2016
dépassent les 1200 tonnes de produits : les fruits
représentent la majorité avec 2/3 de litchi et 1/3
d’ananas. La cannelle est l’épice la plus vendue en
volume (graphe 2). En valeur, Fanohana a réussi à
diversifier ses produits entre fruits et épices : un peu
plus de la moitié en fruits (2/3 litchi et 1/3 ananas), plus
de 20 % en vanille, 13 % en cannelle et d’autres épices
en croissance comme le gingembre. La valeur ajoutée
est plus importante sur les épices notamment sur les
épices transformées en poudre dont les volumes sont en
constante croissance. Une telle croissance de Fanohana
a généré un changement d’échelle qui reste encore
difficile à gérer en 2016 par le Conseil d’Administration
et l’équipe technique tant sur le plan de la gestion des
12
certifications (biologique, commerce équitable,
GlobalGap) que sur la gouvernance par exemple. En
soutien et complément de la croissance commerciale de
l’organisation, AVSF accompagne le renforcement des
capacités de gestion des organisations, par la réalisation
de formations des dirigeants et adhérents, la mise en
place d’outils de gestion et l’appui-conseil aux dirigeants.
Il s’agit entre autres de renforcer la gouvernance de la
structure à ses différents niveaux (statuts, règlement
intérieur, animation et formation des membres du conseil
d’administration et de l’assemblée générale, etc.), pour
s’assurer que l’organisation reste à l’écoute des besoins
de ses membres, que ces derniers soient régulièrement
informés et participent effectivement au contrôle de la
bonne gestion financière et à la prise de décision dans
les différentes instances.
Le développement de filières d’exportation en
commerce équitable dynamise les économies
paysannes et l’action coopérative
L’augmentation des prix payés aux paysans est un
premier effet notable de l’accompagnement d’AVSF à la
coopérative Fanohana. Elle est par ailleurs devenue la
1ère organisation du pays à exporter directement sa
production de litchi, source de fierté de ses adhérents.
L’organisation parvient à collecter le litchi de ses
13
producteurs associés à un prix de 1200 Ariary/kg
(environ 0,35 €) durant toute la campagne, alors que les
acheteurs locaux payaient 900 Ar/kg (0,26 €) en début
de campagne, puis baissaient leurs prix jusqu’à atteindre
600 Ar/kg en fin de campagne (0,17 €). Ces prix plus
élevés ont amené les producteurs adhérents à mieux
prendre soin de la qualité de leurs cultures et à
renouveler leur matériel végétal. Les succès rencontrés
par les membres ont incité d’autres paysans issus des
communautés voisines à rejoindre la coopérative.
L’organisation a ainsi vu sa base sociale passer de 152
familles membres en 2011 à 550 en 2017. Outre
l’augmentation progressive des revenus des familles
membres de la coopérative, Fanohana est devenu un
acteur local du développement communautaire, grâce à
l’utilisation de la prime du commerce équitable : 17
millions d’Ar en 2011 (environ 6 000 €) et 34 millions
d’Ar en 2012 (environ 12 140 €) et désormais 150 000
millions Ar en 2016 (environ 43 000 €). Celle-ci a permis
la mise en place de greniers à riz, la réfection de toits et
de salles de classe dans les villages de brousse, le
paiement du salaire d’enseignants, l’organisation
d’actions de reboisement, la construction d’une cuisine
pour un dispensaire communautaire, de plusieurs ponts,
la réfection de pistes rurales et l’achat d’un camion pour
transporter les produits des membres jusqu’à l’unité
d’épice à Fénérive Est. Le développement des activités
de la coopérative a également engendré la création
d’emplois : une équipe technique assurant la gestion de
14
la coopérative (gérant, responsable administratif et
financier, secrétaire comptable, responsable
qualité/certification, responsable magasin et deux
ouvriers), mais également une équipe de préparateurs
pour la vanille et les épices qui peut compter jusqu’à 80
ouvriers journaliers.
15
IV- CHIFFRES
Chiffres Financiers :
2016 : Fanohana vient de dépasser le (CA) de
500 000 euros
Un bénéfice net : de 25 000 euros.
Le montant des primes Fairtrade s’élèvent : à
43 000 euros.
L’export correspond à 2/3 du CA
Les ventes locales à 1/3.
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CHIFFRES EN TONNE ET EN POURCENTAGE
Le volume total vendu en 2016 dépasse les 1200 tonnes
de produits : les fruits représentent la majorité avec 2/3
de litchi et 1/3 d’ananas.
La cannelle est l’épice la plus vendue en volume.
La coopérative a réussi à diversifier ses produits entre
fruits et épices :
Un peu plus de la moitié en fruits (2/3 litchi et 1/3
ananas).
Plus de 20 % en vanille, 13 % en cannelle et d’autres
épices en croissance comme le gingembre.
La valeur ajoutée est plus importante sur les épices
notamment sur les épices transformées en poudre dont
les volumes sont en constante croissance
17
V- LA COLLABORATION AVEC AVSF
Les appuis et les relations internationales d’AVSF
contribuent de diversifier les produits et les marchés afin
d’évoluer les ventes par les paysans et le CA.
Fanohana vient de créer des relations commerciales,
avec de grands opérateurs économiques comme Migros
(Suisse), Univeg/Katopé (France) que des exigences de
certification : équitable, biologique…
L’union réussit à exporter 100 % du litchi sous ses
différentes formes (frais, purée, conserves, séché) dans
les conditions du commerce équitable, à un prix plus
rémunérateur que le marché local.
Les ventes de litchi par la coopérative Fanohana sont en
hausse exponentielle d’une année sur l’autre : elles
passent de 32 tonnes pour la campagne 2008-2009 à
340 tonnes en 2013-2014 et atteint désormais plus de
780 tonnes en 2016-2017.
18
AVSF et Fanohana viennent de développer l’activité en
2012 en transformant et vendant de la vanille noire, du
poivre noir, de la baie rose et de la cannelle sous
certifications biologiques et équitables puis à partir de
2014, du girofle, de la citronnelle et du gingembre séché
grâce à l’extension de la zone d’intervention dans la
région d’Astinanana. Avec le concours de la Région
Analanjirofo et du Programme de Promotion des
Revenus Ruraux du Ministère de l’Agriculture Malgache
financé par le FIDA, AVSF accompagne la coopérative
Fanohana pour la construction d’un atelier de
transformation de vanille et d’épices en 2011. Cet atelier
permet dès 2012 à l’Union de transformer la vanille et le
19
poivre directement, mais aussi de centraliser les produits
pour effectuer le triage et le conditionnement.
En 2012, Fanohana collecte et transforme ainsi plus de
5 tonnes de vanille verte et plusieurs tonnes de poivre et
de cannelle.
VI- LA POLITIQUE D’EXPORTATION
ET SON INFLUENCE SOCIALE
L’objectif d’exportation réalisé a permet de développer
l’activité et augmenter les prix de vente des produits qui
ont été monopolisés par les acheteurs locaux, ce qui a
attirer aussi d’autres paysans.
Des bons résultats sociaux à travers cette politique
Développementimportant au niveau des familles
bénéficiaires : 152 familles membres en 2011 à 550 en
2017
l’augmentation progressive des revenus des familles
membres de la coopérative, Fanohana est devenu un
acteur local du développement communautaire, grâce à
20
l’utilisation de la prime du commerce équitable : 17
millions d’Ar en 2011 (environ 6 000 €)
34 millions d’Ar en 2012 (environ 12 140 €) et
désormais 150 000 millions Ar en 2016 (environ 43 000
€).
Celle-ci a permis :
- La réfection de toits et de salles de classe dans les
villages de brousse
- Le paiement du salaire d’enseignants
- L’organisation d’actions de reboisement
- La construction d’une cuisine pour un dispensaire
communautaire, de plusieurs ponts
- La réfection de pistes rurales
- et l’achat d’un camion pour transporter les produits des
membres jusqu’à l’unité d’épice à Fénérive Est
21
VII- L’AUTONOMIE FNANCIERE DE LA
COOPERATIVE
Au-delà de l’autonomie technique et commerciale à
laquelle est déjà parvenue la coopérative Fanohana, un
des effets de l’action engagée est la consolidation d’un
modèle de gouvernance et de gestion démocratique au
sein de la coopérative, avec une participation croissante
de ses membres (ciblés jeunes et femmes) non
seulement pour la vente de produits mais également
pour la gestion de l’organisation. Au vu des résultats
commerciaux et financiers des dernières campagnes, la
coopérative Fanohana est aujourd’hui en mesure d’offrir
à davantage de familles paysannes un service en
constante amélioration, et a atteint sa totale autonomie
financière fin 2014. L’augmentation des volumes
commercialisés sur des marchés rémunérateurs permet
à la coopérative de financer sur fonds propres tous les
postes principaux de gérant et comptable ainsi que les
salariés temporaires des unités de transformation des
épices. La coopérative Fanohana s’est ainsi constituée
peu à peu comme une référence, fondamentale dans un
pays comptant peu d’expériences d’organisations
économiques paysannes sur les filières. Son succès
motive d’autres organisations de producteurs de la
région à s’engager dans le développement de filières
paysannes d’exportation en commerce équitable. Depuis
2014, AVSF accompagne le renforcement de capacités
22
des organisations paysannes Paaco, Mintsinjo et
Magneva basées dans la province Tamatave pour le
développement respectif des filières sucre complet,
gingembre, curcuma et ananas, en partenariat avec la
coopérative Fanohana ou en exportation directe. Nous
nous proposons donc d’affronter maintenant le défi non
seulement du changement d’échelle mais aussi de la
réplication de l’expérience la plus aboutie à Madagascar
de structuration de coopératives autonomes sur les
marchés d’exportation.
23
Partie II :
Visite de la coopérative
"MA SOLUTION"
24
En application de la loi N° 112.12 lié a la création des
coopératives promulguée par le dahir 1.14.189 La
coopérative "MA SOLUTION" a été crée a la date du
13-04-2017
La coopérative a défini son objectif dans :
- La réparation, maintenance et installation de tous les
appareils électroniques
- La vente de dispositifs électroniques et accessoires
Dans cet interview réalisé avec le président de la
coopérative "MA SOLUTION", on va essayer de
présenter cette dernière et de jeter quelque lumière sur
son activité, ces membre, ...
25
Bonjour monsieur Abou oubaida, nous vous
remercions pour votre accueil et votre temps,
vous pouvez se présenter ? Et nous présenter
votre coopérative ?
Je m’appelle Mohamed amine Abou-Oubaida âgé de 37
ans titulaire d’une licence en droit public et d’un diplôme
en infographie, je suis le président de la coopérative
"MA SOLUTION" crée en 2014 sa spécialité la
réparation et la maintenance des systèmes
électroniques, et la vente de ces derniers.
Vous êtes combien dans le bureau ? et quelle est
la degré de votre homogénéité ?
Nous sommes 5 dans le bureau, et avant de créer la
coopérative on a bien choisi des bons éléments afin
d’assurer une bonne collaboration et l’homogénéité
comme vous avez cité et garantir la réalisation les
objectifs visés.
Vous voyez que votre activité rentable dans le
marché ?
Avant de créer ce projet on a bien étudié ce domaine et
sa liaison avec le marché, ce qui nous a bien aidé de
confirmer que le domaine technologique est un élément
important dans la vie quotidienne des gens dans notre
ville et surtout dans le quartier ou se trouve notre local
commercial Yaacoub El mansour.
26
Suite à la dernière question comment il est le
niveau de votre activité ainsi que le chiffre
d’affaire réalisé ?
C’est une question sensible… mais on essaie de
développer l’activité chaque année pour augmenter le
chiffre d’affaire, et garantir des bons profits pour notre
coopérative, dans les premières années on a
programmé un budget pour se connaitre dans le marché
ainsi que d’attirer des bons de commande,
malheureusement on est fort seulement que dans notre
entourage c'est-à-dire avec nos client directs, ce qui a
influencé notre chiffre d’affaire négativement pour les
deux premières années… dans la 3ème année on vient
de développer le chiffre d’affaire en attirant des projets
avec plusieurs sociétés ce qui a assurer un équilibre
entre les recettes et les charges ainsi un profit pour
notre coopérative et notre équipe .
Vous pouvez nous donner les chiffres actuels de
votre chiffre d’affaires ?
Entre 220.000 dhs et 250.000 dhs annuellement
Comment vous voyez votre niveau en
comparaison avec les coopératives marocaines ?
Ecouter nous sommes qu’une petite coopérative notre
objectif de se bénéficier des opportunités économiques
et garantir un profit pour notre groupe, bien sur nous
sommes ambitieux, on a toujours un rêve d’être leader
27
dans ce domaine et avoir une grande boite dans ce
métier.
Est-ce que " Ma Solution" (la coopérative ) a des
résultats au niveau social et surtout dans son
entourage ?
C’est une bonne question, la coopérative actuellement
touche que les membres de bureau et quelques
personnes collaborateurs avec notre projet, comme les
transporteurs des marchandises, les fournisseurs, le
gardien du quartier, car comme j’avais cité que nous
sommes qu’une petite coopérative, et trois personnes
dans le bureau qui sont actifs et dynamiques et qui
s’occupent de toutes les taches.
Vous avez un directeur ou vous qui gère
l’établissement ?
Suite a la dernière réponse nous sommes trois
personnes qui gère la coopérative, moi le président
j’occupe du coté gestion et administration etc.… et le
responsable financier gère le coté financier et le coté
technique, car il a une expérience importante dans le
domaine, et la conseillère occupe du coté commerciale
afin d’attirer des nouveaux clients.
28
Concernant les soutiens financiers Est-ce que
vous avez essayé de chercher des subventions
avec l’Etat, et avec les collectivités locales ?
Oui dernièrement on a déposé un projet au niveau de la
commune locale el CYM-Rabat, il est accordé par la
commission de l’INDH, mais on attend toujours l’accord
financier pour avoir le budget de ce projet. On prépare
aussi un autre projet pour le déposer au conseil de la
région de Rabat-Kenitra.
Avez-vous un esprit de diversification pour
développer l’activité et votre chiffre d’affaires ?
Dans les derniers réunions, j’ai proposé de développer
un projet qui est demandé dans le marché malgré les
concurrents présents dans ce dernier c’est l’impression
numérique, tous les membres sont d’accord a condition
d’avoir une subvention pour cette activité, c’est pour cela
qu’on va commencer de collaborer avec une imprimerie
pour bénéficier des prix spéciales, avant d’acheter nos
propres machines pour être indépendant.
Comment vous distribuiez vos profits avec les
membres ?
Notre coopérative respecte les fondements de
l’économie sociale, toutes les bénéfices se distribuent
selon les lois des coopératives et selon notre statut qui
se base bien sur les principes de l’économie sociale.
29
Un dernier mot Monsieur Abou Oubaida ?
D’abord Je vous remercie pour cet interview en espérant
avoir une copie de ce dialogue, et je veut montrer que
chaque projet a des difficultés et des avantages au
même temps, et notre objectif bien sur c’est de
développer la coopérative pour que tout le monde avoir
des bons resultats, les membres, l’entourage… c’est
pour cela que je demande a tous les acteurs
s’interviennent et surtout l’Etat et les collectivités locales
pour aider les coopératives en présentant des
subventions et des formations pour ces derniers , pour
avoir des resultats au niveau social et économique pour
notre pays et d’être leader dans ce domaine comme les
payes européens et américains.
30
Partie III :
Les Annexes
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محضر الجمع العام التأسيس للتعاونية
إقهٍى انشتاط ٌٕ,و انجًؼح اَؼقذ انجًغ انؼاو انرؤعٍغً نرؼأٍَح ياطٕنٍظٌٍٕ تذً ٌؼقٕب انًُظٕس تًذٌُح انشتاط،
14أتشٌم 2017ػهى انغاػح انثانثح تؼذ انضٔالٔ,قذ ذضًٍ جذٔل أػًال انجًغ انؼاو انُقظ انرانٍح :
ػشع انقإٌَ األعاعً لليظادقح
إَرخاب أػضاء انًكرة انًغٍش
فً انثذاٌح إفررذد انجهغح تآٌاخ يٍ انزكش انذكٍى ثى كهًح انهجُح انرذضٍشٌح دٍث ذُأل انك نًح انغٍذ يذًذ أيٍٍ أتٕ ػثٍذج
انزي سدة تانذاضشٌٍ ٔ شكشْى ػهى ذهثٍح انذػٕج نذضٕس اإلجرًاع,ثى ركش تٓذف اإلجرًاع انهزي عٍرى يٍ خالنّ ذؤعٍظ
ذؼأٍَح ذٓرى تئطالح انٕٓاذف انزكٍح ٔانذٕاعٍة ٔانهٕداخ اإلنكرشٍَٔح ٔذشكٍة أجٓضج االعرقثال ٔكايٍشاخ انًشاقثح ,ثى
ذُأل انكهًح انغٍذ عفٍاٌ انذٕاكًً انزي قاو تؼشع فظٕل انقإٌَ األعاعً انًُٕرجً انهزي أػذذّ انهجُح انرذضٍشٌح.
ٔتؼذ رنك فرخ تاب انًُاقشح ٔ اإلعرًاع إنى ذذخالخ انذاضشٌٍ ٔ يالدظاذٓى دٕل انقإٌَ األعاعً نهجًؼٍح ٔانذظض
نهرؼأٍَح ٔكزا انذظض انًٕصػح ػهى انًقرشدح ٔ تؼذ ذقذٌى انرٕقٍؼاخ انًطهٕتح ذًد انًظادقح ػهى انقإٌَ األعاعً
األشخاص انزاذٍٍٍ.
ثى فرخ تاب انرششٍخ نؼضٌٕح يجهظ اإلداسج ٔ انزي جائد َرائجّ ػهى انشكم انرانً :
انشئٍظ :يذًذ أيٍٍ أتٕ ػثٍذج
أيٍٍ انًال :عفٍاٌ انذٕاكًً
انكاذة ٌ:اعٍٍ أسجذال
ٔ فً انخراو سفؼد أكف انضشاػح إنى انؼهً انقذٌش أٌ ٌذفظ أيٍش انًؤيٍٍُ طادة انجالنح انًهك يذًذ انغادط ٔ أٌ ٌقش
ػٍُّ تٕنً ػٓذِ انًذثٕب يٕالي انذغٍ ٔ أٌ ٌذفظ األيٍش يٕالي سشٍذ ٔ عائش األعشج انًهكٍح انششٌفح إَّ عًٍغ يجٍة
ٔسفؼد انجهغح ػهى انغاػح انخايغح ٔ انُظف تؼذ انضٔال
ذٕقٍغ أيٍٍ انًال ذٕقٍغ انشئٍظ
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