DEFENSE
Monsieur le Président du jury, Honorables membres du jury,
C’est avec une grande émotion et un profond respect que je me tiens
devant vous aujourd’hui pour défendre mon mémoire.
Mon travail porte sur :
« De l'application de l’article 14 bis du Protocole de Maputo face à l’article
86 de la loi portant Code de la santé en République Démocratique du
Congo »
Un constat fait revele qu’
En RDC, le Code de la santé adopté en 2018 interdit l’avortement sauf
pour des raisons thérapeutiques ou eugéniques.
Or, le Protocole de Maputo élargit ce droit et autorise l’avortement en cas
de viol, d’inceste, de danger pour la santé de la mère ou du fœtus, ou
encore en cas de détresse sociale.
Ce contraste soulève une question de compatibilité entre la loi nationale et
les engagements internationaux de la RDC.
Deux questions principales ont guidé ma réflexion :
1. L’avortement est-il permis en République Démocratique du Congo ?
2. Comment concilier l’article 86 du Code de la santé avec l’article 14 bis
du Protocole de Maputo pour garantir le droit des femmes à un avortement
sécurisé ?
L’Objectif est d’ analyser la contradiction entre les deux textes et proposer
des pistes de réforme.
Méthodes utilisées : analyse juridique et exégétique, recherche
documentaire et entretiens.
La législation congolaise réprime l’avortement mais admet certaines
exceptions limitées.
Le Protocole de Maputo reconnaît plus largement le droit à l’avortement
sécurisé.
Il existe donc une zone de silence du législateur congolais, qui ouvre la
porte à des interprétations divergentes et met en péril la santé des
femmes.
Nous recommandons ce qui suit :
Adopter une loi interne qui harmonise le Code de la santé avec le
Protocole de Maputo.
Renforcer le contrôle des structures médicales pour prévenir les
avortements clandestins.
Garantir un encadrement légal clair afin de protéger à la fois la santé des
femmes et la valeur sacrée de la vie.
En conclusion, ce travail montre que le législateur congolais doit clarifier la
question de l’avortement pour éviter des contradictions juridiques et
répondre aux engagements internationaux de la RDC.
Je termine en rappelant que toute œuvre humaine est perfectible. Je suis
donc ouvert à vos critiques, observations et suggestions.
Je vous remercie de votre attention