Sujet 1 : Gestion prévisionnelle
1- Activité choisie : Pâtisserie
2- Nature de l’activité : Dans la partie d’Andrainjato, l’offre en pâtisseries artisanales de
qualité reste limiter. Les consommateurs, surtout les étudiants recherchent des gâteaux
savoureux, mais ils ont peu d’options. « Soa gâteaux Andrainjato » répond à cette
demande en proposant des produits authentiques avec des recettes modernes.
Localisation : Andrainjato Fianarantsoa
Vision : Devenir la pâtisserie de référence à Andrainjato, connu pour notre engagement
envers des ingrédients locaux et notre savoir-faire artisanal.
Mission : Créer des pâtisseries uniques et savoureuses, en valorisant les produits locaux
et en mettant en avant le talent artisanal.
Clientèle visée :
• Famille recherchent des pâtisseries artisanales
• Entreprises et événements (anniversaires, mariages, réunions)
• Etudiants et travailleurs souhaitant une pause gourmande
Produits proposés :
• Gâteaux traditionnels malgaches
• Gâteaux d’anniversaire personnalisés
• Gâteaux thématiques (Noel, paques, fêtes locales)
• Petits gâteaux emballés individuellement
3- Elaboration des budgets prévisionnels mensuels
• Budget des ventes et des encaissements sur vente
a- Budget des ventes :
J F M A M J
Prix HT 40 000 40 000 45 000 45 000 45 000 45 000
Quantité 544 544 550 600 750 600
CA HT 21 760 000 21 760 000 24 750 000 27 000 000 33 750 000 27 000 000
TVA Coll 4 352 000 4 352 000 4 950 000 5 400 000 6 750 000 5 400 000
CA TTC 26 112 000 26 112 000 29 700 000 32 400 000 40 500 000 32 400 000
b- Budget des encaissements sur ventes :
J F M A M J Créance
Créance 7 300 000 10 000 000
Vente J 5 222 400 13 056 000 7 833 600
Vente F 5 222 400 13 056 000 7 833 600
Vente M 5 940 000 14 850 000 8 910 000
Vente A 6 480 000 16 200 000 9 720 000
Vente M 8 100 000 20 250 000 12 150 000
Vente J 6 480 000 25 920 000
Total 12 522 28 278 400 26 829 600 29 163 600 33 210 000 36 450 000 38 070 000
400
• Budget des approvisionnements et des décaissements sur approvisionnements
a- Budget des approvisionnements :
J F M A M J
Montant HT 4 352 000 4 352 000 4 950 000 5 400 000 6 750 000 5 400 000
TVA déductible 870 400 870 400 990 000 1 080 000 1 350 000 1 080 000
Montant TTC 5 222 400 5 222 400 5 940 000 6 480 000 8 100 000 6 480 000
b- Budget des décaissements sur approvisionnements :
Mois J F M A M J J
Décaissement 0 5 222 400 5 222 400 5 940 000 6 480 000 8 100 000 6 480 000
Aucun paiement n’est fait le mois de Janvier, on suppose généralement qu’il y a un décalage
d’un mois entre l’achat et le paiement. Autrement dit, les achats faits en janvier sont payés en
février, ceux de février en mars, etc.
• Budget des charges et de décaissements sur charges
a- Budget des charges :
Mois J F M A M J
Salaires 1 200 000 1 200 000 1 200 000 1 200 000 1 200 000 1 200 000
Loyer 400 000 400 000 400 000 400 000 400 000 400 000
Frais fixes 200 000 200 000 200 000 200 000 200 000 200 000
Frais 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000
variables
Total 2 600 000 2 600 000 2 600 000 2 600 000 2 600 000 2 600 000
b- Budget des décaissements sur charges :
Mois J F M A M J J
Salaires 0 1 200 000 1 200 000 1 200 000 1 200 000 1 200 000 1 200 000
(mois -1)
Loyer 400 000 400 000 400 000 400 000 400 000 400 000
(mois)
Frais fixes 0 200 000 200 000 200 000 200 000 200 000 200 000
(mois -1)
Frais 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000 800 000
variables
(mois)
Total 1 200 000 2 600 000 2 600 000 2 600 000 2 600 000 2 600 000 1 400 000
• Budget des investissements et de décaissements sur investissements
a- Budget des investissements :
Catégorie Montant (Ar)
Matériels 8 500 000
Équipement de vente 1 500 000
Mobilier 1 000 000
Aménagement du local 1 500 000
Informatique / caisse 800 000
Transport / livraison 2 000 000
Frais divers / installation 700 000
TOTAL 16 000 000
J F M A M J
Montant HT 16 000 000 16 000 000 16 000 000 16 000 000 16 000 000 16 000 000
TVA déductible 3 200 000 3 200 000 3 200 000 3 200 000 3 200 000 3 200 000
Montant TTC 19 200 000 19 200 000 19 200 000 19 200 000 19 200 000 19 200 000
b- Budget de décaissements sur investissements :
Mois J F M A M J J
Décaissement 0 19 200 000 19 200 000 19 200 000 19 200 000 19 200 000 19 200 000
• Budget des TVA collectée et déductible
J F M A M J
TVA collectée 4 352 000 4 352 000 4 950 000 5 400 000 6 750 000 5 400 000
TVA déductible 870 400 870 400 990 000 1 080 000 1 350 000 1 080 000
TVA à payer 3 481 600 3 481 600 3 960 000 4 320 000 5 400 000 4 320 000
• Budget de trésorerie (entrées et sorties mensuelles de trésorerie)
J F M A M J
Solde Initial 0 15 140 800 22 915 200 18 762 400 15 866 000 15 396 000
Encaissement Enc. Enc. Enc. Enc. Enc. Enc.
Ventes : Ventes : Ventes : Ventes : Ventes : Ventes :
12 522 400 28 278 400 26 829 600 29 163 600 33 210 000 36 450 000
+ Créance : +Créance :
7 300 000 10 000 000
Total 19 822 400 38 278 400 26 829 600 29 163 600 33 210 000 36 450 000
Encaissement
Décaissement Appros : 0 Appros : Appros : 5 Appros : Appros : Appros :
Charges : 5 222 400 222 400 5 940 000 6 480 000 8 100 000
1 200 000 Charges : Charges : Charges : Charges : Charges :
Invest : 0 2 600 000 2 600 000 2 600 000 2 600 000 2 600 000
TVA : Invest : Invest : Invest : Invest : Invest :
3 481 600 19 200 000 19 200 000 19 200 000 19 200 000 19 200 000
TVA : TVA : TVA : TVA : TVA :
3 481 600 3 960 000 4 320 000 5 400 000 4 320 000
Total 4 681 600 30 504 000 30 982 400 32 060 000 33 680 000 34 220 000
Décaissement
Solde Final 15 140 800 22 915 200 18 762 400 15 866 000 15 396 000 17 626 000
4- Analyse de la situation prévisionnelle mensuelle
a- Solde de trésorerie final :
Mois J F M A M J
Solde final 15 140 800 22 915 200 18 762 400 15 866 000 15 396 000 17 626 000
mensuel
b- Commentaires :
• Solde positif en continu :
L’entreprise affiche un solde de trésorerie positif chaque mois, ce qui signifie que
nous disposons toujours d’une liquidité suffisante pour faire face à nos dépenses.
Cela reflète une gestion prudente des flux de trésorerie et un bon niveau de ventes
permettant de couvrir les charges.
• Investissements lourds mais soutenables :
Le document indique un paiement d’investissement important chaque mois (19 200
000 Ar), ce qui semble élevé pour une petite pâtisserie. Malgré cela, le solde reste
positif, montrant une capacité d’autofinancement solide. Toutefois, il serait plus
réaliste que ce paiement ait lieu une seule fois ou en 2 ou 3 tranches (à revoir dans
la version finale).
• Ventes croissantes et bons encaissements :
Les encaissements mensuels sont réguliers et en augmentation, ce qui témoigne
d’une activité en croissance et d’une clientèle bien ciblée. La présence de créances
importantes encaissées (7,3 millions en janvier, 10 millions en février) a permis de
lancer l’activité sans tomber dans un déficit.
Sujet 2 : Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, est une démarche stratégique qui
vise à anticiper les besoins futurs en compétences d’une organisation afin d’ajuster les
ressources humaines en conséquence. Dans un contexte économique marqué par la
digitalisation, l’évolution rapide des métiers et la transformation des modes de travail, la GPEC
s’impose comme un levier essentiel pour maintenir la compétitivité des entreprises tout en
garantissant l’employabilité des salariés.
La GPEC repose sur une double logique : d’une part, celle de l’entreprise qui cherche à répondre
efficacement à ses objectifs en adaptant ses effectifs et leurs compétences aux exigences futures
; d’autre part, celle du salarié, dont le parcours professionnel peut être valorisé et sécurisé par
une meilleure visibilité sur les évolutions possibles. Elle s’appuie sur deux éléments
fondamentaux : la définition des emplois-types, qui regroupent les postes similaires en termes
d’activités et de compétences requises, et l’analyse des compétences, entendues comme une
combinaison de savoirs, de savoir-faire et de savoir-être mobilisables dans une situation de
travail. La mise en œuvre de la GPEC suit généralement quatre grandes étapes. La première
consiste à établir un état des lieux précis des emplois et des compétences existantes à travers la
constitution d’un Référentiel des Emplois et des Compétences (REC). Ensuite, une analyse
prospective est menée afin d’anticiper les évolutions à venir en matière de métiers et de
compétences. Cette étape permet de projeter l’organisation dans l’avenir en tenant compte des
mutations technologiques, démographiques ou réglementaires. La troisième étape porte sur la
mesure des écarts entre les compétences disponibles et celles qui seront nécessaires, permettant
ainsi d’identifier les points de vigilance. Enfin, la dernière phase vise à réduire ces écarts à
travers des actions concrètes telles que la formation, la mobilité interne, le recrutement ou la
réorganisation. La réussite d’une démarche GPEC repose sur plusieurs conditions :
l’engagement du top management, la mobilisation des acteurs internes, notamment les
ressources humaines et les représentants du personnel, mais aussi une communication efficace
pour susciter l’adhésion des salariés. Il est également crucial de mettre en place un suivi régulier
de la démarche et une évaluation continue afin de l’adapter au fil du temps.
En définitive, la GPEC permet à l’entreprise d’agir plutôt que de subir. Elle transforme les
incertitudes de l’environnement en opportunités de développement, tant pour l’organisation que
pour ses collaborateurs. Véritable outil de pilotage des ressources humaines, elle contribue à
construire une organisation plus agile, plus apprenante et plus résiliente face aux mutations du
monde du travail.
Bibliographie :
Françoise Kerlan (1999), « Guide de la gestion prévisionnelle des emplois et des
compétences », Editions d’Organisation, 157p.
AFPA – Délégation à l’Anticipation et à l’Ingénierie de Certification (2011), « La Gestion
Prévisionnelle des Emplois et des Compétences Territoriale (GPEC-T) – Guide d’action »,
AFPA Éditions. (Sans pagination)
El Harrak, A (2023), « La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) :
Guide pratique de mise en place », African Scientific Journal, p439–457.
Baruel Bencherqui, D., Le Flanchec, A., & Mullenbach-Servayre, A (2011), « La Gestion
Prévisionnelle des Emplois et des Compétences et son effet sur l’employabilité des salariés »,
Management & Avenir, p14–36.
ARACT Languedoc-Roussillon (2010), « GPEC Territoriale : repères pour l’action en
Languedoc-Roussillon », ARACT Occitanie, 47 p.