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Cours Économie Générale 1

Ce polycopié en économie générale, élaboré par Dr Hamid Mokrani, est destiné aux étudiants de première année en classes préparatoires dans le domaine des sciences économiques. Il couvre les notions fondamentales de l'économie, y compris la microéconomie et la macroéconomie, et aborde des sujets tels que la croissance, le chômage et l'inflation. Le document est structuré en cinq chapitres, chacun traitant d'aspects clés de la science économique.

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Cours Économie Générale 1

Ce polycopié en économie générale, élaboré par Dr Hamid Mokrani, est destiné aux étudiants de première année en classes préparatoires dans le domaine des sciences économiques. Il couvre les notions fondamentales de l'économie, y compris la microéconomie et la macroéconomie, et aborde des sujets tels que la croissance, le chômage et l'inflation. Le document est structuré en cinq chapitres, chacun traitant d'aspects clés de la science économique.

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Polycopié en économie générale

Conference Paper · July 2024

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Hamid Mokrani
Ecoles des Hautes Etudes Commerciales
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‫اط ا‬ ‫ا‬ ‫ا‬ ‫ر ا‬ ‫ا‬
République Algérienne Démocratique et Populaire
‫ا‬ ‫وا‬ ‫ا‬ ‫وزارة ا‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
‫ر‬ ‫ا‬ ‫ا را ت ا‬ ‫ر‬
Ecole des Hautes Etudes Commerciales (EHEC)

Polycopié en :

Elaboré par: Dr MOKRANI Hamid

Destiné aux étudiants en première Année Classes Préparatoires Des écoles


supérieurs (domaine : SECG)

Année universitaire 2022-2023


Plan Pédagogique du cours

Module Economie générale

Niveau 1ère année classes préparatoires (semestre1)

Unité d’enseignement Fondamentale


Crédits 4
Coefficients 2
Langue d’enseignement Française

Volume horaire du module 45 heures


Evaluation Examen :60% , TD 40%
Liste des figures

N° de la Figure Titre Page

Figure 1-1 : La pyramide des besoins de Maslow 17

Figure 1-2 : problème de la rareté 18

Figure 1-3 : la frontière des possibilités de production 19

Figure 2-1 : composantes du capital global d’une entreprise 29

circuit économique pour une économie stationnaire avec


Figure2-2 : 31
deux agents
Circuit représentant l’activité d’une économie
Figure2.3 : dynamique avec deux agents 32

Circuit économique simple entre les banques et les


Figure2.4 : autres agents 33

Circuit économique simple entre l’Etat et les autres


Figure2-5 : 33
agents
Evolution du PIB réel et PIB nominal de l’Algérie en
Figure2-6 : 39
Milliards de DA (1980-2020)
Evolution du taux de croissance économique en Algérie
Figure 2-7 : 39
(1980-2020)

Figure 2-8 : Evolution du taux d’inflation en Algérie (1980-2020) 42

Figure 3-1 :
Revenus des ménages 55

Figure 4-1 : La courbe de demande 69

Figure 4-2 : Courbe de la demande élastique 71

Figure 4-3 : Courbe de la demande inélastique 71

Figure 4-4 : Courbe de la demande Unit Elastique 72

Figure 4-5 : Courbe de la demande d’une Elasticité nulle 72

Figure 4-6 : Courbe de la demande d’une Elasticité à l’infini 73

0
Figure 4-7: Déplacement de la courbe de la demande 74

Figure 4-8 : La courbe d’offre 75

Figure 4-9 : Déplacement de la courbe d’offre 76

Figure 4-10 : Equilibre entre l’offre et la demande 76

Figure 4-11 : Marchés en déséquilibre 77

Figure 4-12 : Choc d’offre et choc de demande 78

Les trois agrégats monétaires par ordre décroissant de


Figure 5-1 : 87
liquidité

Figure 5-2: Modes de financement de l’économie 92

1
Liste Des Tableaux

Tableau N° Titre Page


PIB et PNB en Algérie (2001-2015)
Tableau 2-1 : 36

Evolution de l’IPC (base 2001) et le taux d’inflation en


Tableau 2-2 : 41
Algérie (1980-2020)
Critères de classification des ME, PME en Algérie
Tableau 3-1 : 50

Le PIB en Algérien par optique : dépenses (2018-2019)


Tableau 3-2 : 57

Formes de Marchés selon le nombre d’offreurs et le


Tableau 4-1 : nombre de demandeurs 67

Demande individuelle et demande de Marché pour un


Tableau 4-2 : 69
bien X

Tableau 4-3 : L’offre individuelle et l’offre de marché pour un bien X 75

2
Liste des Abréviations

ABREVIATION SIGNIFICATION

PIB Produit Intérieur Brut

PNB Produit National Brut

IPC Indice des prix à la consommation

VA Valeurs Ajoutées

FBCF Formation brute de capital fixe

EBE Excédent bruts d’exploitation

ENE Excédent NET d’exploitation

DA Dinar Algérien

QCM Questions Aux Choix Multiples


SOMMAIRE

PLAN PEDAGOGIQUE DU COURS ......................................................................................................... 2


LISTE DES FIGURES ............................................................................................................................ 3
LISTE DES TABLEAUX ....................................................................................................................... 5
LISTE DES ABREVIATIONS .................................................................................................................. 6
SOMMAIRE ..................................................................................................................................... 7

INTRODUCTION GENERALE ....................................................................................................... 11

LE 1ER CHAPITRE : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE ? .................................... 13

OBJECTIFS DU 1ER CHAPITRE : .......................................................................................................... 13


PLAN DE COURS : ............................................................................................................................. 13
1-DEFINITION DE LA SCIENCE ECONOMIQUE : .................................................................................. 14
2-LES TERMES LES PLUS UTILISES EN ECONOMIE : ........................................................................... 15
a- Ressources limités : .............................................................................................................. 15
b- Besoin illimité : ..................................................................................................................... 17
c- La rareté :................................................................................................................................ 18
3-LES DEUX GRANDES APPROCHES EN ECONOMIE : .......................................................................... 20
a- Approche Macro-économique : ............................................................................................. 20
b-Approche Micro-économique : ................................................................................................ 20
c-Différences entre la micro-économie et la macro- économie ................................................. 20
4-LA METHODE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE : ................................................................................ 21
5-LES PREOCCUPATIONS DE LA SCIENCE ECONOMIQUE : .................................................................. 21
QUESTION PROPOSEES SUR LE 1ER CHAPITRE : .................................................................................. 23

2EME CHAPITRE : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE ................................. 26

L’OBJECTIFS DU 2EME CHAPITRE : ..................................................................................................... 26


PLAN DE COURS : ............................................................................................................................. 26
1-LES AGENTS ECONOMIQUES : ........................................................................................................ 28
a- Définition d’un agent économique : ..................................................................................... 28
b- Les 05 agents économique : .................................................................................................. 28
2-LES OPERATIONS ECONOMIQUES : ................................................................................................ 30
a- Les opérations sur Biens et Services : .................................................................................. 30
b- Les opérations de répartition : ............................................................................................. 30
c- Les opérations financières :.................................................................................................. 31
3-LE CIRCUIT ECONOMIQUE : ........................................................................................................... 31
a-Circuit économique simplifié entre deux agents économique : ............................................... 31
b- Circuit économique simplifiée entre les banques et les autres agents : ................................. 32
c- Circuit économique simplifiée entre l’Etat et les autres agents : ........................................... 33
d- Equilibre dans une économie ouverte (avec 05 agents) : ..................................................... 34
4-MESURE DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE : (PRODUIT INTERIEUR BRUT PIB ET PRODUIT NATIONAL
BRUT PNB) ..................................................................................................................................... 34
A-DEFINITION DU PIB: ..................................................................................................................... 34

b-Différence entre PIB et PNB :.................................................................................................. 35


c- Le PIB selon les trois optiques (Production, Revenus, Dépenses).......................................... 36
d- PIB réel et PIB nominal :........................................................................................................ 37
e- Comparaison du PIB entre les pays :...................................................................................... 42
f- La croissance économique :..................................................................................................... 43
QUESTIONS PROPOSEES SUR LE 2EME CHAPITRE : .............................................................................. 44

3EME CHAPITRE : PRODUCTION, CONSOMMATION, REPARTITION ................................... 49

OBJECTIFS DU 3EME CHAPITRE : ........................................................................................................ 49


PLAN DE COURS : ............................................................................................................................. 49

1 – LA PRODUCTION...................................................................................................................... 50

a- Les différentes sortes d’entreprises : ..................................................................................... 50


b- Les facteurs de production :................................................................................................... 51
2 – L’INVESTISSEMENT .................................................................................................................... 53
3-LA CONSOMMATION ..................................................................................................................... 54
a-Définition : ............................................................................................................................... 54
b– Les déterminants de la consommation : ................................................................................. 54
4-LA REPARTITION DES REVENUS : .................................................................................................. 57
a. Les revenus primaires (la distribution des revenus) : ............................................................. 57
b. Redistribution des revenus : .................................................................................................... 58
5-EPARGNE : .................................................................................................................................... 58
QUESTIONS PROPOSEES SUR LE CHAPITRE 3 : ................................................................................... 60

4EME CHAPITRE : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE .................................................................... 63

OBJECTIFS DU 4EME CHAPITRE : ........................................................................................................ 63


PLAN DE COURS : ............................................................................................................................. 63
1- LES MARCHES : ............................................................................................................................ 65
a. Définition d’un marché : ...................................................................................................... 65
b. Types des marchés : .............................................................................................................. 65
2-LA DEMANDE :.............................................................................................................................. 68
a- Loi de la demande : .............................................................................................................. 68
b- La courbe de demande : ....................................................................................................... 69
c- L’élasticité de la demande : .................................................................................................. 69
d- Les déplacements de la courbe de demande : ...................................................................... 73
3-L’OFFRE : ..................................................................................................................................... 74
a. Loi de l’offre : ....................................................................................................................... 74
b. La Courbe d’offre : ............................................................................................................... 74
c. Les déplacements de la courbe d’offre : ............................................................................... 75
4-L’OFFRE ET LA DEMANDE : ........................................................................................................... 76
a. Équilibre du marché : ........................................................................................................... 76
b. L’équilibre entre l’offre et la demande (graphiquement) : .................................................. 76
c. Marchés en déséquilibre : ....................................................................................................... 77
c. Loi de l’offre et de la demande : ........................................................................................... 77
e. Analyse des chocs de l’offre et de la demande : ...................................................................... 77
QUESTIONS PROPOSEES SUR LE CHAPITRE04 : .................................................................................. 79

5EME CHAPITRE : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE ..................................... 83

OBJECTIFS DE COURS : ..................................................................................................................... 83


PLAN DE COURS : ............................................................................................................................. 83
1-DEFINITION DE LA MONNAIE ......................................................................................................... 84
2-FONCTIONS DE LA MONNAIE : ....................................................................................................... 84
3-L’EVOLUTION DE LA MONNAIE : ................................................................................................... 84
4-LA VALEUR DE LA MONNAIE ......................................................................................................... 85
5-LA MASSE MONETAIRE ET LA MESURE DE LA MONNAIE : .............................................................. 86
a. Agrégat M1 : ......................................................................................................................... 86
b. Agrégat M2 : ......................................................................................................................... 86
c. Agrégat M3 : ......................................................................................................................... 86
6- LE SYSTEME BANCAIRE OU LE SYSTEME FINANCIER : ................................................................... 87
a. Les banques centrales : ........................................................................................................ 87
b. Les banques commerciales : ................................................................................................. 88
c. Les banques islamiques : ...................................................................................................... 90
7- LES MODES DE FINANCEMENT DE L’ECONOMIE : .......................................................................... 91
a- Le financement interne : ....................................................................................................... 91
b- Le financement externe : ....................................................................................................... 91
QUESTIONS PROPOSEES SUR LE CHAPITRE05 : .................................................................................. 93

CONCLUSION GENERALE : .......................................................................................................... 95

REPONSES DES QUESTIONS PROPOSEES SUR LES DIFFERENTS CHAPITRES ................ 97

I- REPONSES SUR LES QUESTIONS PROPOSEES POUR LE 1ER CHAPITRE: ............................................. 97


II- REPONSES SUR LES QUESTIONS PROPOSEES POUR LE 2EME CHAPITRE: .......................................... 98
III- REPONSES SUR LES QUESTIONS PROPOSEES POUR LE 3EME CHAPITRE: ....................................... 101
IV- REPONSES SUR LES QUESTIONS PROPOSEES POUR LE 4EME CHAPITRE: ....................................... 102
V- REPONSES SUR LES QUESTIONS PROPOSEES POUR LE 5EME CHAPITRE: ........................................ 103

TRADUCTION DES MOTS ECONOMIQUES EN ANGLAIS ET EN ARABE: ........................ 104

OUVRAGES ET REFERENCES ...................................................................................................... 108


Introduction générale

Ce polycopié d’Économie générale est une introduction à l’économie. Il est destiné en priorité
aux étudiants de première année classes préparatoires en Sciences Economiques, Commerciales Et
de Gestion (SECG). Ainsi aux étudiants de première année licence des universités, de la même
branche (SECG). Beaucoup d’entre eux n’ont jamais fait d’économie auparavant. Aussi ce manuel
reprend-il la matière à son début, sans connaissance préalable requise.

Le polycopié ne s’en tient pas pour autant à une simple initiation. Il a aussi pour ambition
d’ouvrir à l’étudiant débutant des perspectives sur les grandes approches de la science économique
qu’il approfondira dans les deux années préparatoires : la microéconomie et la macroéconomie.

L’enseignement de ce module permet de comprendre les notions de bases de la science


économique (besoins, ressources, problème de la rareté, agents économiques, circuit
économique….), de comprendre également comment ces notions sont mobilisés pour parler des
grandes questions telles que la croissance, le chômage, l’inflation, et aussi de développer une
réflexion structurée sur les problèmes économiques contemporains abordés dans le cadre du
programme.

Pré requis : puisque c’est l’introduction aux notions de base de l’économie, l’étudiant concerné
par ce module n’a pas besoin de prés requis, dans la matière, pour étudier ce module. Cependant, il
peut s’outiller par tous les acquis que l’enseignement fondamental peut offrir à l'étudiant,

Objectifs du polycopié : ce manuel, permet à l’étudiant :


De comprendre les notions de base de l’économie
De savoir les grands problèmes économiques.
D’avoir un esprit d’analyse et d’exercer une réflexion citrique sur certaines des grandes
questions économiques actuelles.

Le polycopié est divisé en cinq chapitres :


Chapitre 1 : qu’est-ce que la science économique ?
Chapitre 2 : l’organisation de l’activité économique
Chapitre 3 : production, consommation, répartition
Chapitre 4 : marché, prix et équilibre
Chapitre 5 : monnaie et financement de l’économie
LE PREMIER CHAPITRE :

QU’EST-CE QUE LA

SCIENCE ECONOMIQUE ?
CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE

LE 1ER CHAPITRE : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE ?


Objectifs du 1er chapitre :
Savoir la définition et l’objectif principal de la science économique ;
Comprendre les notions de base de la science économique ;
Comprendre le problème de la rareté, ses origines, et ses conséquences : possibilité de
productions limitées ; couts d’opportunité;
Savoir les deux grandes approches de la science économique et la différence entre eux.

Plan de cours :
1-Définition de La science économique :
2-Les termes les plus utilisés en économie :
a- Une ressource :
b- Besoin illimité
c- La rareté
3-Les deux grandes approches en économie :
a-Approche Macro-économique :
b-Approche Micro-économique
c-Différences entre la micro-économie et la macro- économie
4-La méthode de la science économique
5-Les préoccupations de la science économique :

13
CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE
CHAPITRE 1 : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE ?

Le mot économie provient de grec, « oîkos » qui signifie maison, et « nomos » qui représente les
règles. L’économie serait donc dans un premier temps, l’ensemble des règles de conduite des
activités domestiques. Le terme « économie politique » a marqué l’élargissement de son domaine à
la cité ou à la nation1.

1-Définition de La science économique :


L'économie est l'étude de la façon dont les humains prennent des décisions face à la pénurie. Il
peut s'agir de décisions individuelles, décisions familiales, décisions d'affaires ou décisions
sociétales. Si nous regardons attentivement autour de nous, nous verrons que la rareté est un fait de
vie2.

Donc la science économique est la science de l'administration des ressources rares. Elle étudie
les formes que prend le comportement humain dans l'aménagement de ces ressources ; elle analyse
et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société affecte des moyens limités à la
satisfaction des besoins nombreux et illimités.
Cette science essaie de répondre sur la question principale suivante :
Comment exploiter les ressources rares et limités afin de satisfaire les besoins illimités ?

Tous les individus éprouvent des besoins nombreux et variés. Pour les satisfaire, les ressources de la
nature sont insuffisantes et mal adaptées : il faut les exploiter, les valoriser et les transformer afin de
les rendre propres à la consommation. Cet ensemble séquentiel d’opérations constitue ce que l’on
appelle l’activité économique. Ainsi, l’activité économique est l’ensemble des actions destinées à
produire des biens et à les répartir entre les individus pour satisfaire leurs besoins. Ces différentes
activités relèvent de l’économie3.

Objet de l’économie politique :


L’économie politique cherche à savoir comment les ressources productives sont affectées à la
production de biens et services qui satisfont au mieux les besoins présents et futurs individuels et
collectifs

14
CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE
2-Les termes les plus utilisés en économie :

a- Ressources limités :
Une ressource est tout ce qui peut satisfaire un besoin, Les ressources comprennent les biens et les
services. Ces dernières sont limités car eux même produits a partir des facteurs limités (travail,
capital…)

a-1 Un Bien :
Un bien est tout objet matériel (exemple : une table) ou immatériel ( exemple : une marque) utile à
satisfaire directement ou indirectement un tel besoin. (Plusieurs types de biens : individuels ou
collectifs, de consommation ou de production…..)
Les biens peuvent être économique ou libre (non économique) selon qu’ils sont soumis à la rareté
ou pas.

i-Bien économique :
Un bien économique et un objet ou un service qui procure de l’utilité et qui existe en quantité limité
et s’échange sur le marché à un prix4.
Un bien économique est une chose estimée apte à la satisfaction d’un besoin humain et disponible
pour cet usage. Pour qu’il soit un bien économique, trois conditions doivent être remplies5 :
1. l’existence d’un besoin concret chez l’individu ;
2. la possibilité pour l’individu d’appliquer l’objet à la satisfaction de son besoin ;
3. la limitation des quantités disponibles par rapport aux besoins de l’homme
Donc le bien économique est un bien qui se caractérise par :
*Sa rareté relative ;
*Et son prix : car ce bien et produit et on ne le trouve pas à la nature avec des quantités illimitées.
Ce prix résulte de la confrontation d’une offre et d’une demande.

ii- Bien libre (non économique) : se sont des biens et des choses en abondance fournis par le
monde extérieur (nature) à l’homme. L’aire, par exemple, est un bien libre ; ce n’est pas un bien
économique6.
Un bien libre est donc, un bien qui se caractérise par :
* Sa disponibilité d’une manière générale, Il n’est pas rare ;
*Sa gratuité : il n’a pas de prix (non marchand).

15
CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE
Un bien libre peut devenir un bien économique à partir du moment où il devient de plus en plus
rare l’inverse est moins vrai car la rareté a tendance à se développer dans le temps au fur et à
mesure que la population croit et que les ressources mondiales deviennent de plus en plus rares.

Selon la finalité de leur usage et leur utilisateur, on peut classer les biens en trois catégories7 :
Les biens de consommation : sont directement utilisés par les individus (nourriture,
vêtements…)
Les biens de consommation intermédiaire : sont transformés par les entreprises (matières
premières, produits semis finis…)
Les biens de production : sont utilisés par les producteurs pour produire d’autres biens
(machines, robots…)
iii-Valeur d’un bien : on peut distinguer deux types de valeur pour un bien
* Une valeur d’usage : Elle s’appelle aussi Valeur Subjective, qui se définit par l’expression de
l’intérêt qu’un agent particulier porte à un bien ou à un service, qui résulte d’un processus
psychologique d’évaluation, elle est déterminée par l’utilité du produit concerné.
*Une valeur d’échange : Elle représente la conception objective, qui résulte des conditions de sa
production et peut être déterminée par un calcul économique à partir des conditions et des couts de
production du bien ou du service.
La valeur d’échange se présente, comme un rapport « quantitatif » qui change dans le temps et
dans l’espace.
L’eau à une valeur d’usage beaucoup plus grande que sa valeur d’échange
Le diamant à une valeur d’usage bien plus petite que sa valeur d’échange.

a-2 Un service :
Est une activité humaine visant à satisfaire un besoin autrui. Un service ne peut pas être stocké. On
doit le consommer au moment où il est produit.
Les services sont distingués en deux groupes :
Les services marchands : produits par les entreprises et les institutions financières et ils sont
payés par les consommateurs qui les ont acquis. (assurance, transport, virements bancaires…)
Les services non marchants : sont produits par l’Etat (administrations publiques) et ils sont
gratuits (ou presque) pour les utilisateurs. ( éducation et enseignement, sécurité, traitement dans
les hôpitaux publics…)

16
CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE
b- Besoin illimité :
Le besoin est le désir de la possession d’un bien pour répondre à un sentiment. On dit les besoins
illimités car ils se diversifient et se renouvellent sans cesse.

b-1- Types des besoins :


Nous avons plusieurs types de besoins :
*besoins physiologiques : (nourriture, logement…) ;
* // matériels : pour le bien être de l’individu (automobile, climatiseur.) ;
* // de culture, loisir….

b-2- La pyramide des besoins :


Est une représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins, une théorie de la motivation
élaborée à partir des observations réalisées dans les années 1940 par le psychologue Abraham
Maslow. Son article « Theory of Human Motivation » est paru en 1943.

Selon Abraham Maslow, une personne est motivée par cinq types de besoin, une fois les besoins
du 1er niveau assouvis, ils ne constituent plus un facteur de motivation et la personne passe aux
besoins de seconde niveau et ainsi de suite8.

Figure 1-1 : La pyramide des besoins de Maslow

Besoins d’accomplissement
Développement, résolution des problèmes

Besoins d’Estime
(respect de soi, reconnaissance des autres)

Besoins d’Appartenance (Sociaux)


(Amour et affection des autres)

Besoins de sécurité
(Environnement stable)

Besoins physiologiques
( faim, soif, sommeil…)

Source : [Link]

b-2 Caractéristiques des besoins :


Les besoins se caractérisent par :
i- La multiplicité : Manger, se vêtir, se loger …
17
CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE
ii- La satiabilité : L’intensité d’un besoin diminue au fur et à mesure qu’il est satisfait (exemple :
un consommateur veut manger des pommes, besoin 1ère unité > besoin 2ème unité > 3ème …)
iii- L’interdépendance : certains besoins sont liés entre eux, par une relation de substitution : (café
avec thé, les opérateurs téléphoniques Ooredoo et mobilis…), ou par une relation de
complémentarité (automobile er essence, café et sucre …).

c- La rareté :
La rareté signifie que les besoins humains en biens, services et ressources dépassent ce qui est
disponible comme ressources, tels que la main-d'œuvre, les outils, la terre et les matières premières,
ces ressources sont nécessaires pour produire les biens et services que nous voulons, mais ils sont
limités. A tout moment, il y a seulement une quantité limitée de ressources disponibles9.

La rareté met en lumière le caractère limité des ressources dont dispose la société, celle-ci ne
pouvant produire la totalité des biens et des services dont la population a besoin. Tout comme une
famille ne peut offrir à ses membres tout ce qu’ils veulent, une société ne peut répondre à tous les
désirs de chacun de ses membres.

Figure 1-2 : Problème de la rareté

Besoins
Ressources
Limitées < illimités

Source : réalisée par l’auteur

Comme les ressources en travail et en capital sont rares, il est impossible de produire tous les
biens nécessaires à la satisfaction des besoins illimités. Ainsi la science économique cherche à
répondre aux questions suivantes : quel bien produire ? En quelles quantités ? Comment ces biens
doivent-ils être produits ? Pour qui ?...

La problématique de l’économie politique résulte, donc, de deux constatations simples :


- Premièrement, les ressources productives sont rares.

18
CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE
- Deuxièmement, les besoins de l’homme sont nombreux et s’expriment de manière
qualitative, quantitative, individuellement et collectivement et évoluent dans le temps et
dans l’espace.
Ces deux constatations conduisent automatiquement à un choix des besoins à satisfaire. Le critère
obtenu pour arbitrer ce choix est le suivant :
meilleure satisfaction possible avec les ressources disponibles.

c-1-Le cout d’opportunité :


Renoncer à satisfaire certains besoins implique un coût que l’économiste appelle « le coût
d’opportunité ».
Si un étudiant voulait s’acheter un livre et une calculatrice et si la calculatrice est choisie, son coût
d’opportunité entraîne donc un coût de renonciation à l’achat du livre.
La consommation d’un ensemble de biens peut-être réduite pour faire face à l’épargne qui permet
d’augmenter la consommation future et le coût d’opportunité de l’épargne est donnée par la
renonciation à la consommation immédiate.
Pour un individu, trois données interviennent pour établir ses choix :
son revenu (salaire)
le prix des biens
ses goûts et ses préférences.
c-2-La frontière des possibilités de production :
Le problème de la rareté peut s’illustrer par la « frontière des possibilités de production » d’une
économie. Si on considère qu’il n’est possible de produire que deux biens X et Y, la frontière des
possibilités de production prend l’allure suivante :

Figure 1-3 : La frontière des possibilités de production

Source : F. Guyot, Elément de Microéconomie, TECHNIP Paris 1985, P109.


19
CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE

On porte sur chacun des axes les quantités produites des deux biens A et B. le point E représente
une possibilité de combinaison de production (q1B de B et q1A de A) qui peut être atteinte avec la
dotation des facteurs N° 1. Une dotation supérieure permettrait d’atteindre un niveau supérieur de la
production N°2, la surface OSS constitue le bloc de possibilité de production.

Au niveau macroéconomique la courbe N°3 représente la frontière des possibilités de production


entre la production possible et la production impossible à cause des ressources limitées. Mais cette
courbe qui représente la frontière peut se déplacer vers la droite et agrandir les possibilités de
production en cas d’utilisation d’une technologie plus développée est avancée.

Le point S représente la quantité maximale du bien B qu’il est possible d’obtenir si on ne produit
pas le bien A, c.-à-d. lorsque on affecte et on consacre toutes les ressources disponible à la
production du bien B seulement, et inversement pour le point S’.

3-Les deux grandes approches en économie :


Il existe deux grandes approches de l’économie :

a- Approche Macro-économique :
L’économie est saisie dans sa globalité. On s’intéresse aux comportements collectifs et globaux des
individus (production nationale, consommation nationale…).

b-Approche Micro-économique :
On s’intéresse aux individus. On analyse le comportement individuel des agents économiques,
(maximiser l’utilité d’un consommateur, maximiser le profil d’un producteur…).
En plus de ces deux grandes approches, on peut trouver une troisième branche, qui s’appelle la
Mésoéconomie qui est une Branche de l'économie dont le domaine est intermédiaire entre celui de
la macroéconomie et celui de la microéconomie, Elle recouvre les analyses en terme de secteur,
ensemble d’entreprises, grandes entreprises ( SONALGAZ par exemple)…

c-Différences entre la micro-économie et la macro- économie


La distinction entre analyse microéconomique et analyse macroéconomique est fondée sur la
dimension de l’entité étudiée, d’ailleurs les vocables micro et macroéconomiques viennent des
termes grecs « mikros » et « makros » qui signifient respectivement « petit » et « grand ».

20
CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE
La microéconomie cherche à comprendre les détailles des marchés particuliers et pour
parvenir à ce degré de détail, elle supprime de nombreuses interactions avec les autres
marchés.

La macroéconomie s’intéresse à l’interaction des différentes parties de l’économie, elle


simplifie les blocs de manière à se concentrer sur la façon dont ils s’ajustent et s’influencent.

Or, ces distinctions peuvent être dangereuses si elles conduisent à penser que la
microéconomie et la macroéconomie s'intéressent à des « réalités" différentes. L'une et l'autre,
en effet, sont concernées par les décisions et les choix humains. Il n'est donc pas logiquement
concevable d'avoir deux approches différentes d'une réalité humaine unique10.
La microéconomie et la macroéconomie ne sont pas donc des matières distinctes, mais
plutôt complémentaires perspectives sur le sujet global de l'économie11.

4-La méthode de la science économique :


L’économie concerne un champ d’analyse vaste et controversé. Pour saisir cette réalité complexe,
l’économiste fait abstraction d’un grand nombre de détails qu’il juge non pertinents. Dans sa
démarche, il s’appuie sur les étapes suivantes :
- L’observation : c’est la collecte d’informations et la description des phénomènes.
- L’abstraction : il s’agit de simplifier la réalité et d’éliminer les détails jugés non pertinents. A ce
niveau l’économiste souligne les hypothèses émises pour arriver à la conclusion.
- La conceptualisation : l’économiste établit des lois qui expliquent le phénomène ainsi que son
cadre.
- La confrontation avec la réalité : elle consiste à comparer les événements de la réalité avec les
prédictions de la loi.
La loi est acceptée si elle répond aux événements réels, sinon elle est refusée et réfutée. Dans ce
cas, l’économiste reformule ses hypothèses initiales et reprend la même démarche.

5-Les préoccupations de la science économique :


Elles sont multiples, nous pouvons citer certains thèmes fondamentaux :
a- les acteurs (les agents) de la vie économique et sociale (les ménages, les entreprises, …)
b- les prix et revenus (à travers l’étude des différents marchés)
c- la monnaie et le financement de l’économie

21
CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE
d- la diversité des économies réelles : (analyse des fondements du système socialiste et du
système capitaliste.
e- Les relations économiques internationales (échange des B et S, échanges intellectuels et
culturels, mouvement des personnes…)
f- Equilibre, croissance et crises économiques.

22
CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE
Question proposées sur le 1er chapitre :

A- Répondez par Vrai ou Faux :

1-dans la figure représentative de la frontière des possibilités de la production, plus qu’on se

rapproche de l’origine plus le pourcentage des ressources utilisés est faible.

2-la microéconomie et la macroéconomie s'intéressent à des « réalités » différentes.

3- Un étudiant à un revenu de 1000 UM, il veut acheter des livres et des stylos, à cause de son

revenu limité, il a choisi d’acheter des livres, son cout d’opportunité est les stylos.

4- L'exploitation de toutes les ressources disponibles ne signifie pas l'utilisation de toutes les

ressources jusqu’ à l'épuisement de ces dernières.

5- Le bien économique peut facilement devenir un bien libre.

B - QCM : Une question peut avoir une ou plusieurs réponses justes


1- L’objectif principal de la science économique est de :
a) Satisfaire les besoins des ménages ;
b) Réaliser une balance commerciale équilibrée ;
c) Réaliser un budget d’Etat équilibré ;
d) Améliorer le niveau de vie des ménages.

2- Le problème de la rareté économique est un problème posé dans :


a) Les pays sous développés ;
b) Tous les pays ;
c) Certains pays ;
d) La majorité des pays.

3- Le bien économique se caractérise par :


a) Sa qualité et son importance ;
b) Son prix et sa rareté relative ;
c) Sa gratuité et sa disponibilité ;
d) Son utilité et sa disponibilité.

23
CHAPITRE I : QU’EST-CE QUE LA SCIENCE ECONOMIQUE
4- La pyramide des besoins de Maslow représente
a) Les besoins de la nation par ordre d’importance
b) Les besoins de l’homme sans tenir compte de l'ordre d'importance.
c) Les types des besoins économiques
d) Les besoins de l’homme par ordre d’importance

24
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE

DEUXIEME CHAPITRE :

L’ORGANISATION DE

L’ACTIVITE ECONOMIQUE

25
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE

2ème CHAPITRE : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE


L’objectifs du 2ème chapitre :
Connaitre las différents agents économiques ;
Connaitre les différents types d’opérations existantes entres les agents économiques ;
Savoir comment représenter les différents types d’économie par un circuit économique
(économie stationnaire avec deux agents, économie dynamique avec deux agents ; économie
avec trois agents….);
Savoir l’équation d’équilibre entre les ressources et les emplois pour chaque type
d’économie ;
Comprendre la définition des deux principaux agrégats qui mesurent l’activité économique
(PIB et PNB) ;
Comprendre la différence entre le PIB et le PNB ;
Connaitre les trois approches pour calculer le PIB ;
Comprendre la différence entre le PIB réel et le PIB nominal ;
Apprendre les notions de la croissance économique, le déflateur, l’indice des prix et le taux
d’inflation.

Plan de cours :

1-Les agents économiques :


a- Définition d’un agent économique
b- Les 05 agents économiques

2-Les opérations économiques


a- Les opérations sur Biens et Services
b- Les opérations de répartition
c- Les opérations financières

3-le circuit économique :


a- Circuit économique simplifié entre deux agents économique
b- Circuit économique simplifiée entre les banques et les autres agents
c- Circuit économique simplifiée entre l’Etat et les autres agents

26
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
d- Equilibre dans une économie ouverte (avec 05 agents)

4-Mesure de l’activité économique (Produit Intérieur Brut PIB et Produit National Brut PNB)
a- Définition du PIB
b- Différence entre PIB et PNB
c- Le PIB selon les trois optiques (Production, Revenus, Dépenses)
d- PIB réel et PIB nominal
e- Comparaison du PIB entre les pays
f- La croissance économique

27
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE

Chapitre 2 : l’organisation de l’activité économique


1-Les agents économiques :
Pour comprendre comment s’organise l’activité économique, il est nécessaire de bien définir quels
sont les principaux acteurs qui interviennent dans la vie économique, de même il faut préciser leur
rôle au sein de la sphère économique.

a- Définition d’un agent économique :


Toute personne physiques ou morale participant à l’activité économique est appelée « agent
économique ». Ces agents économiques se caractérisent par leurs fonctions (c-a-d leur rôle
principal) qu’ils jouent dans le champ économique12.
ayants des caractéristiques communes (-même fonction économique principale – ressources de
même nature).
- En comptabilité nationale nous avons l’Unité institutionnelle qui est un centre de décision
économique indépendant (un ménage, une entreprise, une banque, une administration). Les unités
institutionnelles qui ont un comportement économique semblable sont regroupées en secteurs
institutionnels.

b- Les 05 agents économique :


b-1 Les ménages :
Un ménages désigne l’ensemble des occupants d’un même logement (un ménage peut être aussi
composé d’une seule personne), et ce, sans que ces personnes ayant nécessairement des liens de
parenté13.

En économie, un ménage est constitué d’une ou de plusieurs personnes physiques disposant d’une
unité de comportements en tant que consommateur.
-la Fonction économique principale des ménages est la consommation des Biens et Services.
Éventuellement la production si celle-ci est organisée dans le cadre d’une entreprise individuelle

-Origine des ressources principales des ménages: Le revenu des ménages est d’abord constitué de la
rémunération du travail (travail salarié ou travail indépendant).

28
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
b-2 Les entreprises (sociétés non financières):
Regroupe Toutes les entreprises non financières, leur activité principale est la production des Biens
et Services marchands non financiers.
La production de l’entreprise résulte de la combinaison de facteurs de production. Les facteurs
de production sont le travail, le capital et la terre (ou plus largement les ressources naturelles).

Figure 2-1 : Composantes du capital global d’une entreprise

Capital globale

Capital Capital Capital humain :


physique financier : Expérience accumulée
L’argent dont peut dans l’entreprise sous
disposer l’entreprise forme de savoir- faire
pour acquérir sont et de compétences
capital physique (capacités
Capital circulant : Capital fixe : intellectuelles et
-produits semi-finis Les biens de professionnelles des
-consommation production et les individus)
intermédiaires biens d’équipement
(machines)

Source : réalisée par l’auteur

L’Origine des ressources des entreprises est la vente de biens et services produits.

b-3 Les Administrations publiques « Etat » :


Regroupe toutes les organisations dont l’activité principale est de produire des services non
marchands, c’est-à-dire qui accomplissent des tâches d’intérêt général (Ministères, Wilayas,
Daïras…), leur revenu est constitué par les prélèvements fiscaux (impôts et cotisations sociales).

b-4 Les Banques : « Les institutions financières »:


Comprend les institutions de crédit et les entreprises d’assurances. Le rôle des institutions de crédit
est de collecter l’épargne et de distribuer des crédits. Leur fonction principale est l’intermédiation
financière. Quant aux entreprises d’assurances, elles sont chargées de couvrir les risques de leurs
clients, en échange des cotisations volontaires qui leur sont versées.

b-5 Le reste du monde :


Il s’agit de l’ensemble des acteurs étrangers ayant des échanges avec les acteurs résidents.
29
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
2-Les opérations économiques :
Les opérations économiques peuvent être ventilées en trois catégories14.
a- Les opérations sur Biens et Services :
elles retracent l’origine et la destination des biens et services en circulation dans une économie,
l’origine est double : production intérieure P et les importations M , la destination est triple : la
consommation C (finale Cf et intermédiaire Ci ) l’investissement I, les exportations X , ces
opération sont liées entre elles par une relation d’équilibre entre l’offre et la demande. Dans une
période donnée (un an) et dans un espace donné (économie nationale) :
P + M = Cf + Ci + I + X .
-consommation finale Cf : est l’utilisation définitive d’un bien ou d’un service sans que cela donne
lieu à une production quelconque.
- La consommation intermédiaire: est la transformation de biens ou services dans le but de produire
d’autres biens ou services. Par exemple, le boulanger utilise la farine pour fabriquer du pain.

Une opération sur BetS donne naissance a deux flux de sens opposé, un flux réel et un flux
monétaire, La dualité ou la réciprocité des flux signifie que : Chaque flux réel a sa contrepartie en
flux monétaire.

Le compte schématique est un compte équilibré qui enregistre les ressources et les emplois d’un
agent économique (ressources = emplois).
Exemple sur les comptes schématiques :

Ménages Entreprises

Emploi Ressources Emploi Ressources


Consom finale 60 Salaires 75 C. Intermédiaire 500 Production 900

Impots 10 Prest sociales 05 Salaire 300 Subventions 100

Epargne 10 Crédits 00 Epargne 200 Crédits 00


*opération sur B et S *opération sur B et S
* // de répartition * // de répartition
* // financières * // financières

b- Les opérations de répartition :


se sont les opérations de distribution liées à la production (salaire, profits …) ou de redistribution
du revenu entre les agents économiques (prestations sociales, cotisation sociales..)

30
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
c- Les opérations financières :
Se sont des opérations relatives à la création, la collecte et la mise en œuvre des moyens de
financement nécessaires à l’économie, ces opérations modifient les créances et les dettes des
différents agents économiques.

3-Le circuit économique :


Le circuit est une représentation schématique de l’activité économique d’un pays sous forme de flux
entre les différents agents économiques.

a-Circuit économique simplifié entre deux agents économique :


Imaginant une économie constituée de deux agents uniquement : ménages et entreprises, Les
ménages travaillent dans les entreprises qui, en contrepartie, leur versent des salaires.
a-1 Une économie stationnaire avec deux agents :
Dans ce cas :
les ménages consomment tout leur revenu (épargne S=0)
toute la production des entreprises consommée par les ménages
les entreprises exercent sous forme des revenus la totalité de leur production.
L’activité économique peut être représentée par le circuit suivant :
Figure2-2 : Circuit économique pour une économie stationnaire avec deux agents

Travail

Salaire

Entreprises Paiement des B et S Ménages

B et S de consommation

Flux réels
Flux monétaires
Source : réalisée par l’auteur

Dans ce cas, nous avons : Production = Revenu


Et revenu = consommation
Donc nous avons un équilibre macroéconomique s’écrit : Y=C
En terme réel :Y c’est l’offre des BetS et en terme monétaire Y est le revenu distribué.
C : la consommation

31
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
a-2 Une économie dynamique avec deux agents :
Dans une économie dynamique avec deux agents, nous avons :
- les ménages épargnent une partie de leur revenu
- les entreprises réalisent des investissements pour accroitre leur production.
Dans ce cas, nous avons : Production = Consommation + Investissement (I)
Et Revenu = Consommation + Epargne (S)
L’équilibre macroéconomique s’écrit : Y = C + I (en terme réel)
Y = C + S (en terme monétaire)
Donc nous avons C+I = C+S c.-à-d. à l’équilibre : I=S

Figure2.3 : Circuit représentant l’activité d’une économie dynamique avec deux agents

Marchés des
facteurs (marchés
Travail
du travail

Salaire

Marchés des Epargne


Entreprises capitaux
Ménages

Investissement Dépenses de
Consommation

Production Biens et Services


Marchés des
Flux réels biens et services

Flux monétaires

Source : réalisée par l’auteur

b- Circuit économique simplifiée entre les banques et les autres agents :


Les principaux flux reliant les banques avec les autres agents peuvent être représentés par le
circuit suivant :

32
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
Figure2.4 : Circuit économique simple entre les banques et les autres agents
Epargne et intérêts versés sur crédits

Banques Autres agents

Crédits et intérêts versés sur les placements

Flux réels
Flux monétaires

Source : réalisée par l’auteur


c- Circuit économique simplifiée entre l’Etat et les autres agents :
L’Etat prélève des impôts et des cotisations sur les autres agents afin de produire des services
collectifs gratuits.
Figure2-5 : Circuit économique simple entre l’Etat et les autres agents

Impôts, Taxes et cotisations

Etat Autres agents

Services collectifs gratuits

Flux réels
Flux monétaires
Source : réalisée par l’auteur

L’équilibre dans cette économie dynamique avec intervention de l’Etat s’écrit :


Offre globale = demande globale : Y = C + I + G G : Dépenses publiques.
En terme monétaire : Y= C+S+T T : Impôts (supposant que TR=0)
Sinon on remplace T par (T-TR) qui est appelé l’impôt net de transfert.
donc nous avons : C + I + G = C + S + T donc : I + G = S + T
Cette égalité donne lieu à la condition d’équilibre suivante
I - S = T - G
Où « T - G » représente le budget de l’état qui est équilibré lorsque
T = G.

33
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
Dans le cas d’un déséquilibre entre les investissements privés et l’épargne, l’état compense ce
déséquilibre par un déséquilibre budgétaire.
I > S T > G le budget de l’état est excédentaire
I < S T < G le budget de l’état est déficitaire.

d- Equilibre dans une économie ouverte (avec 05 agents) :


L’équilibre entre l’offre globale et la demande globale des biens et services s’écrit :
Y+M = C + I + G + X ou Y= C + I + G + (X-M).
X : Exportations et M : Importations.
(X-M) : représente la balance commerciale (= solde commerciale = solde extérieur)

4-Mesure de l’activité économique : (Produit Intérieur Brut PIB et Produit National Brut
PNB)

a-Définition du PIB:
Le produit intérieur brut mesure la valeur de tous les biens et services finaux produits dans une
économie (par les agents résidents) pendant une période de temps (généralement un an), évaluée sur
la base des prix du marché en vigueur pendant cette période15.

A partir de cette définition on peut déduire ce qui suit :


Le PIB ne comprend pas les biens et services produit dans le passé et échangés aujourd’hui (un
réfrigérateur produit en 2019 et échangé en 2023 est compté avec le PIB de 2019).
Les échanges des actions et des obligations ne sont pas inclus dans le PIB, car ces titres financiers
n’ont pas de relations avec les biens et services.
Le PIB compte seulement les « Biens et services finaux. »
Notez que nous n'incluons que les produits finis et les services, c'est-à-dire tout ce qui est vendu
directement au consommateur et aux utilisateurs finaux. L'électricité vendue à une boulangerie n'est
pas incluse alors que toute l'électricité vendue directement aux consommateurs est incluse. La
raison est simplement que nous voulons éviter le "double comptage"
Considérons par exemple la production de voitures. Les constructeurs automobiles font fabriquer
des pièces par d'autres entreprises qui, à leur tour, font livrer des pièces par d'autres entreprises, etc.
Si nous devions compter la valeur de tout ce qui est produit par une entreprise, alors la plupart des
pièces d'une voiture seraient comptées plusieurs fois. C'est pourquoi seule la valeur de la voiture
finie est utilisée dans le calcul du PIB16.
Notez cependant que si une entreprise achète un robot qu'elle utilise dans la production de voitures,
alors ce robot est compté (s'il est produit dans le même pays). Le constructeur automobile est alors

34
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
le « consommateur final » du robot – aucune valeur ne lui est ajoutée et il n'est pas revendu à une
autre entreprise.

Il y a cependant deux exceptions à ce principe. Premièrement, on comptabilise, en considérant la


variation des stocks des entreprises, les biens intermédiaires produits et stockés pour être utilisés ou
vendus ultérieurement. Généralement, cette dépense est comprise dans les investissements. Lorsque
ces biens finissent par être utilisés ou vendus, ils apparaissent comme des investissements négatifs
dans les stocks, et leur valeur est soustraite du PIB. Deuxièmement, les biens intermédiaires
exportés sont considérés comme finaux (pour le pays exportateur). On comptabilise donc tous les
biens exportés, qu’ils soient intermédiaires ou finaux.
Le PIB est évalué aux prix de marché (prix payé par le consommateur final), ce qui nous donne le
PIB aux prix courants ou le PIB nominal qui change avec le changement des prix et/ou des
quantités produites des biens et services finaux.

b-Différence entre PIB et PNB :


Le PIB s’intéresse à la production des unités résidentes (production a l’intérieur du pays), tandis
que le PNB s’intéresse à la production des agents nationaux ( soit a l’intérieur du pays ou à
l’étranger) dans une durée déterminée (généralement 01 an).
Donc Le PIB (produit intérieur brut) est un indicateur économique permettant de quantifier la valeur
totale des biens et services finaux produits pendant une année (richesse annuelle créée) par les
agents économiques résidents à l’intérieur d’un territoire, qu’ils soient nationaux ou étrangers.
Tandis que Le PNB (produit national brut) est un indicateur économique qui mesure la richesse
annuelle créée par les agents économique de même nationalité implantés sur le territoire et à
l’étranger.

35
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE

Tableau 2-1 : PIB et PNB en Algérie (2001-2015)

ANNEE Le PIB (millions de DA) PNB (millions DA)

2001 4 227 113,10 4 103 923,00


2002 4 522 773,30 4 348 104,50
2003 5 252 321,10 5 062 343,50
2004 6 149 116,70 5 895 856,80
2005 7 561 984,30 7 225 856,90
2006 8 501 635,80 8 180 362,70
2007 9 352 886,40 9 233 660,90
2008 11 043 703,50 10 963 923,90
2009 9 968 025,30 9 884 179,70
2010 11 991 563,90 11 985 466,60
2011 14 588 531,90 14 461 453,10
2012 16 208 698,40 16 039 768,30
2013 16 650 180,60 16 352 021,70
2014 17 242 544,80 16 881 443,40
2015 16 591 875,30 16 179 140,30

Source : office nationale des statistiques (sur le lien: [Link]

A partir du tableau nous constatons que le PIB est supérieur au PNB en Algérie, ça veut dire que les
revenus réalisés par les agents étrangers sur le territoire Algérien sont supérieurs aux revenus
réalisés par les Algériens à l’étranger.
En Chine par exemple on trouve l’inverse, le PNB est supérieur au PIB car ils ont beaucoup de
grandes entreprises et des citoyens chinois à l’étranger qui réalisent des revenus importants.

c- Le PIB selon les trois optiques (Production, Revenus, Dépenses)


Toute production de biens et services au sein de l’économie engendre une distribution de revenus
du même montant dont la dépense constitue une demande permettant d’écouler la production. Du
fait de l’équilibre Emplois= Ressources, plusieurs décompositions du PIB sont possibles.

c-1 Approche par la production :


Additionne la «valeur ajoutée» à chaque stade de la production, la valeur ajoutée étant définie
comme les ventes totales moins la valeur des intrants intermédiaires dans le processus de
production. Ainsi, la farine serait un intrant intermédiaire et le pain le produit final, ou les services
d’un architecte un intrant intermédiaire et le bâtiment le produit final

36
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
PIB = Somme des valeurs ajoutées + Taxes sur Valeurs Ajoutées + Droits de douanes –
Subventions à l’importation.
Valeurs Ajoutées « VA » = Production – Consommation Intermédiaire
Ou encore17 : PIB = VA + Tp – Sbp
Avec :
• VA : la somme des valeurs ajoutées hors taxe ;
• Tp : les impôts sur les produits ;
• Sbp : les subventions sur les produits.

c-2 Approche par la demande ou dépenses :


Additionne le montant des achats effectués par les usagers finaux (par exemple la consommation de
produits alimentaires, des télévisions, et de services médicaux par ménages, l’investissement en
équipements des entreprises, et les achats de biens et de services par l’Etat et les étrangers).
PIB = Consommation finale des ménages (C)+ Consommations finale des administrations +
Formation brute de capital fixe (FBCF)+ Variation des stocks (∆ stocks) + Exportations –
Importations.
FBC = FBCF + ∆ stocks = l’investissement
Donc PIB= C+I+G+(X-M)
Avec G : sont les dépenses publiques, en Algérie sont distinguées entre deux grandes catégories
Les dépenses de fonctionnement : dépenses nécessaires au fonctionnement des administrations
publiques (salaires des fonctionnaires, achat de fournitures des bureaux…)
Les dépenses d’équipement : dépenses nécessaires pour la réalisation des différentes infrastructures
(routes, barrages, ports…)

c-3 Approche revenu :


Totalise les revenus générés par la production (par exemple la rémunération des employés et
l’excédent d’exploitation des entreprises; en somme, les ventes moins les coûts).
PIB = Rémunérations des salariés + Impôts liés à la production et à l’importation + Excédent
bruts d’exploitation (EBE) – Subventions d’exploitation reçues des administrations.
Avec : EBE :le solde généré par l’activité courante de l’entreprise.
EBE= VA + subventions d’exploitation – salaires – impôts sur production

d- PIB réel et PIB nominal :


Pour pouvoir faire des comparaisons raisonnables du PIB au fil du temps, nous devons nous ajuster
à l'inflation. Par exemple, si les prix doublent en un an, le PIB doublera même si exactement les

37
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
mêmes biens et services sont produits que l'année précédente. Pour éliminer l'effet de l'inflation,
nous divisons le PIB par un indice de prix et nous définissons le PIB réel comme le PIB divisé par
un indice de prix18
Il n'est pas très courant d'utiliser l'IPC dans la construction du PIB réel. La raison est que l'IPC
mesure l'évolution des prix des biens de consommation tandis que le PIB comprend les biens
d'investissement ainsi que les biens de consommation. Au lieu de cela, il est courant d'utiliser un
déflateur du PIB.
Le PIB non corrigé de l'inflation est souvent appelé PIB nominal

d-1 PIB nominal:


(PIB en valeur) le PIB nominale est mesuré aux prix courants
PIB nominal à l’année (t) = Σ Qi,t . Pi,t
Qi,t : quantité produite du produit (i) à l’année (t)
Pi,t : prix unitaire du produit (i) à l’année (t)

d-2 PIB réel:


(PIB en volume) le PIB réel est mesuré aux prix constants
PIB réel à l’année (t) = Σ Qi,t . Pi,0
Qi,t : quantité produite du produit (i) à l’année (t)
Pi,0 : prix unitaire du produit (i) à l’année de base ( année de référence)

PIB réel = [PIB nominal / Déflateur du PIB] x100


Ou bien nous divisons sur l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) si le déflateur est
indisponible.
On aura : PIB réel = [PIB nominal / IPC] x100

38
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE

Figure2-6 : Evolution du PIB réel et PIB nominal de l’Algérie en Milliards de DA (1980-2020)


25 000D00

20 000D00

15 000D00

10 000D00

5 000D00

PIB Nominal PIB réel (Base 2001)

Source : réalisée par l’auteur a partir des données de la banque mondiale.

Il est clair à partir du graphe que l’évolution du PIB nominal était plus rapide que l’évolution du
PIB réel, car le premier évolue avec l’évolution des prix et des quantités produites des différents
biens et services au même temps.

Figure 2-7 : Evolution du taux de croissance économique en Algérie (1980-2020)


8D00

6D00

4D00

2D00

0D00

-2D00

-4D00

-6D00

-8D00

T.C.E

Source : réalisée par l’auteur a partir des donnée de la banque mondiale

39
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
L’Algérie a enregistré des taux de croissance économique positifs pour la majorité des années, à
l’exception de quelque années : 1988 et 1989 a cause de chut des prix de pétrole en 1986 ; au début
des années 1990 à cause de l’insécurité et la crise politique, et les deux dernière années 2019 et
surtout 2020 à cause de la pandémie mondiale Covid-19 et le confinement appliqué par le
gouvernement Algérien et par la majorité des pays du monde.
-Le déflateur du PIB : Le déflateur du PIB est défini comme le rapport du PIB nominal au PIB réel.
Il mesure les prix de tous les biens et services produits dans l'économie. En effet, le déflateur du
PIB ne tient compte que des prix des biens et services produits sur le territoire national en tenant
compte des quantités produites de biens et services évolutives. En d'autres termes, Cependant, le
déflateur du PIB n'est pas le meilleur instrument de mesure de l'inflation car, en fonction du volume
et de l'évolution des prix des importations, il mésestime l'inflation. Toutefois, il faut noter que
d'après les utilisateurs, le biais observé dans l'usage de cet instrument est habituellement faible.
PIBN
Dé lateur = x 100
PIBR
- L'indice des prix à la consommation (IPC) : L'IPC est un indice synthétique qui décrit l'évolution
des prix d'un panier de biens et services entre deux périodes. Le calcul de cet indice nécessite une
période de base déterminée en effectuant des observations sur l'évolution des prix des biens et
services pendant une période relativement longue et l'estimation des coefficients budgétaires qui
rentrent dans le calcul de cet indice. L'IPC est l'instrument le plus utilisé pour mesurer l'inflation
malgré le fait qu'il reste limité. En effet, dans la pratique, ne sont pris en compte dans la mesure des
variations des prix que des biens de consommation et services achetés par les ménages. Ainsi, les
prix des biens d'équipement tels que logement et services consommés par les entreprises ou les
pouvoirs publics ne sont pas pris en compte dans le calcul de l'IPC.
En résumé, l’IPC mesure ce que coute durant la période courante un panier type de biens et de
service que consomme habituellement une famille qui vit en milieu urbain par rapport à la valeur du
même panier durant la période de référence19.
valeur du panier durant la période courante
IPC = x 100
valeur du panier durant la période de référence

La différence entre l'IPC et le déflateur du PIB réside dans le fait que :


le déflateur du PIB prend en compte l’évolution des prix de tous les biens et services
produits par les agents économiques résidents, alors que l'IPC mesure uniquement
l’évolution des prix des biens et services constituants le panier consommé par les ménages ;

40
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
le déflateur du PIB tient en compte exclusivement les prix des biens et services produits sur
le territoire national tandis que l'IPC ne fait aucune exception quant à la provenance
(l’origine) des produits entrant dans son calcul ;
l'IPC attribue des poids fixes aux prix des différents biens et services (indice de Laspeyres)
alors que le déflateur du PIB utilise des pondérations évolutives. –
L'inflation est un phénomène quantifiable dont le taux est évalué comme la variation en
pourcentage du niveau général des prix d'une période t-i à une période t. Le plus souvent, on
la mesure à l'aide de la variation de deux instruments suivants : le déflateur du PIB et
l'indice des prix à la consommation (IPC).
"#$ − "#$ !
, ! = ∗ 100
"#$ !
Tableau 2-2 : Evolution de l’IPC (base 2001) et le taux d’inflation en Algérie (1980-2020)
Année 1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990

IPC 8,39 9,61 10,24 10,85 11,74 12,97 14,57 15,65 16,58 18,12 21,14

T,Inflation 9.51 14,65 6,54 5,97 8,12 10,48 12,37 7,44 5,91 9,30 16,65

Année 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001

IPC 26,61 35,04 42,24 54,51 70,74 83,95 88,76 93,16 95,62 95,95 100,00

T,Inflation 25,89 31,67 20,54 29,05 29,78 18,68 5,73 4,95 2,65 0,34 4,23

Année 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012

IPC 101,42 105,75 109,94 111,46 114,03 118,23 123,97 131,09 136,21 142,37 155,03

T,Inflation 1,42 4,27 3,96 1,38 2,31 3,68 4,86 5,74 3,91 4,52 8,89

Année 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

IPC 160,08 164,75 172,63 183,68 193,94 202,23 206,17 211,15

T,Inflation 3,25 2,92 4,78 6,40 5,59 4,27 1,95 2,42


Sources : la banque mondiale

L’Algérie a enregistré des taux d’inflations inquiétants au début des années quatre vingt dix, le taux
d’inflation a atteint son maximum de 31.67% en 1992 ; cette augmentation était essentiellement à
cause de la privatisation et la libération des prix.
Quant à la période 1997-2020 le taux n’a pas dépassé les 6%, à l’exception de l’année 2012 qui a
connu une crise financière mondiale et l’année 2016 a cause de chute des prix de pétrole.

41
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE

Figure 2-8 : Evolution du taux d’inflation en Algérie (1980-2020)


35D00

30D00

25D00

20D00

15D00

10D00

5D00

-
1980
1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
2016
2018
2020
[Link]

Source : réalisée par l’auteur


e- Comparaison du PIB entre les pays :
Le PIB est mesuré par la monnaie du pays concerné. Un ajustement s’impose donc lorsque l’on
souhaite comparer la valeur de la production de deux pays utilisant des monnaies différentes. La
méthode habituelle consiste à convertir la valeur du PIB de chaque pays en dollars $ et de les
comparer.
La conversion peut s’effectuer au moyen des taux de change. Lorsque la taille de la population est
différente entre les pays, le PIB par tête devient le meilleur indice de comparaison.

'()*é+, -
Le PIB par tête ou par habitant à l’année (t) =
./.012 3/4-

Le PIB par tête comme indicateur du niveau de vie : Le PIB ou le PIB par tête reste donc parmi
les meilleurs indicateurs pour mesurer le niveau de vie dans un pays, mais cet indicateur a connu
quelques critiques pour les causes suivantes20 :

D’une part, cet indicateur ne contient pas certains éléments qui augmentent le niveau de bien-être
des individus, tels que l'amélioration de la qualité des biens et services produits, les activités
domestiques telles que les activités des femmes au foyer, les activités informelles, l'amélioration de
la santé et de l'espérance de vie. .
D’autre part, cet indicateur ne contient pas certains éléments qui baissent le niveau de bien-être des
individus, tels que l'épuisement des ressources, la pollution causée par le processus de production...
42
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
f- La croissance économique :
le taux de croissance économique est la variation en pourcentage du PIB réel (PIB en volume) entre
deux périodes différentes.(t et t-i).
#"9:é;< − #"9:é;< !
5. $( !, ) = × 100
#"9:é;< !

43
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
Questions proposées sur le 2ème chapitre :
A- Répondez par Vrai ou Faux.
1. La dualité des flux signifie que : chaque flux financier a sa contrepartie en flux monétaire.

2. L’économie stationnaire se caractérise par une épargne des ménages nulle.

3. La répartition primaire est la distribution des salaires, tandis que la répartition secondaire est

la répartition des profits.

4. dans une économie dynamique avec deux agents, toujours l’investissement = Epargne.

5. Un produit finis d’une entreprise Egyptienne implantée à Biskra est compté avec le produit

intérieur brut (PIB) Egyptien et le produit national brut (PNB) Algérien

6. Le PNB est toujours supérieur au PIB.

7. Nous n’utilisons pas le PIB nominal pour calculer le taux de croissance économique.

8. Le changement des prix des produits importés affecte le déflateur du PIB.

9. Le taux d’inflation calculé a partir de l’IPC est différent par rapport à celui calculé a partir

du déflateur

B- QCM : Une question peut avoir une ou plusieurs réponses justes :

1. L’Epargne S dans une économie sans intervention de l’Etat est égal :


a) Y – I
b) Y – X
c) C – T
d) Y – C

2. Les impôts font parties :


a) Des opérations de répartition
b) Des opérations financières
c) Des opérations sur biens et services
d) Des opérations réelles.

44
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE
3. Les sociétés d’assurance font parties :
a) De l’agent économique Ménages
b) De l’agent économique Etat
c) De l’agent économique institutions financières
d) Tous les agents cités.

4. Un bien intermédiaire produit et stocké en 2019, utilisé pour produire un autre bien en 2020
est:
a) Inclus dans le PIB 2019 ;
b) Inclus dans le PIB 2020 ;
c) N'est pas inclus dans les PIB des deux années ;
d) Inclus dans les investissements de 2019.

5. Ces biens ne sont pas inclus dans le PIB Algérien :


a) Un grand Pétrin électrique utilisé dans une boulangerie ;
b) Des olives récoltées et consommées par la famille de ABBANE ;
c) Bois exporté à l'étranger ;
d) Des pneus d’une marque « IRIS » produits à Sétif, utilisés dans l'usine des véhicules à
Tiaret.

6. Pour calculer le taux de croissance économique, on peut utiliser :


a) Le PIB Nominal par habitant
b) Le PIB réel par habitant
c) Le PIB Nominal
d) Le PIB réel

7. Le meilleur indice pour suivre l’évolution du niveau de vie dans un pays est :
a) Le PIB nominal
b) Le PNB réel
c) Le PIB réel
d) Le PIB réel par habitant

45
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE

C- Les exercices
Exercice01 :
Déduire les ressources et les emplois de chaque agent à partir du circuit ci-dessous et compléter le
tableau suivant :
Fonction
Ressources Emplois
Agents économique
(Recettes) (Dépenses)
principale

Ménages Salaires Consommation


…….. ……….

Entreprise ………….. Impôts et cotisations


………….

banques Collecte d’épargne Intérêts versés sur les


…………….. placements
………………..

………………. Production des Services


Etat publics
……………

Reste du monde Importations des agents …………………


résidents

46
CHAPITRE II : L’ORGANISATION DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE

Exercice02 :
En 2015 l’Algérie a réalisé un PIB de 16 591.9 milliards de DA. La population algérienne était de
39 900 000, et le Maroc a enregistré un PIB par habitant de 2875.3 $, comparer le niveau de vie
entre ces deux pays, sachant qu’à cette année 1 $ était l’équivalent de 108 DA. (Solution à la fin du
polycopie)

47
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

TROISIEME CHAPITRE :
PRODUCTION,
CONSOMMATION,
REPARTITION

48
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

3ème CHAPITRE : PRODUCTION, CONSOMMATION, REPARTITION

Objectifs du 3ème chapitre :

Avoir des connaissances théoriques sur les trois opérations les plus importantes dans une
économie (production, consommation et répartition) ;
Connaitre le classement des entreprises selon : la taille, le statut juridique et selon le secteur
économique ;
Savoir les facteurs de production ;
Connaitre les déterminants de la consommation ;
Comprendre la différence entre les opérations de la répartition primaire des revenus
(distribution) et les opérations de la répartition secondaire des revenus (redistribution).

Plan de cours :
1– La production
Les différentes sortes d’entreprises
Les facteurs de production
2 – L’investissement
3-La consommation
Définition
Les déterminants de la consommation
4-La répartition des revenus
Les revenus primaires
Redistribution des revenus
5-Epargne :

49
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

Chapitre 3 : production, consommation, répartition

1 – La production
Pour satisfaire ses besoins, l’homme devait se procurer soit directement les biens dans la nature, soit
contraint de produire lui même les biens et services, cette fonction de production s’est organisée
dans le cadre de structures spécifiques appelées l’entreprise, ces dernières prennent divers formes
et constituent le système productif.
L’acte de production est un acte positif créateur. Il consiste à mettre en œuvre un certain nombre de
moyens en vue d’obtenir des biens économiques. Les moyens mis en œuvres sont les facteurs de
production (facteur humain et facteur technique). Ces facteurs sont associés au sein et durant le
processus de production, ces processus sont en constante améliorations grâce au progrès technique
afin d’améliorer la productivité.

a- Les différentes sortes d’entreprises21 :


On peut classer les entreprises selon divers critères pris en référence : taille, statut juridique, secteur
d’activité…

a-1 Selon la taille de l’entreprise :


Nous pouvons classer les entreprises selon l’effectif, le chiffre d’affaire, le montant du capital, le
montant du profit……, nous obtenons ainsi selon l’effectifs employés et le capital : la Micro
entreprise (ME), ou très petite entreprise (TPE), petite et moyenne entreprises (PME), grande
entreprise (GE)…

Tableau 3-1 Critères de classification des ME, PME en Algérie


Chiffre d’affaire
Employés Bilan annuel (milliards DA)
(milliards DA)
Moyennes
50-250 0,4 < [Link]<= 4 0.2 < B.A <= 1
Entreprises
Petites
10-49 [Link] <= 0,4 B.A <= 0.2
Entreprises
TPE, Micro
1-9 [Link] <= 0,04 B.A <= 0.02
Entreprises

Source : journal officiel 11 janvier 2017, p6

50
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

a-2 le statut juridique :


On peut distinguer plusieurs formes :
-entreprise individuelle EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée),
- société privée SARL (société à responsabilité limitée), SPA (société par action), SNC (société au
nom collectif)
-Entreprise privée, entreprise publique.

a-3 le secteur économique :


L’activité de l’entreprise peut intervenir dans des secteurs différents :
- secteur primaire : il concerne les activités liées à la nature : l’agriculture, la pêche, les forêts, les
mines..
- secteur secondaire : il correspond à l’industrie et à toutes les activités de transformation, y compris
BTP (bâtiment et travaux publics).
- Secteur tertiaire : celui-ci regroupe toutes les activités du commerce et services. Néanmoins, vu la
grande variété et la diversité des activités qui s’y trouve, et surtout la nouveauté de certaines, l’on
parle souvent de secteur quaternaire englobe les entreprises spécialisées dans les services
développées (sociétés de conseil et de consulting, des bureaux d’études…)

b- Les facteurs de production :


Les facteurs de production Les plus connus sont le travail, le capital et la terre (ou plus largement
les ressources naturelles).

b-1 le travail :
Le travail est un effort humain, Cet effort peut être Physique (menuisier) ou mental (enseignant), les
deux types d’effort sont complémentaires.
Le facteur travail et l’un des deux principaux facteurs de production que les entreprises utilisent
pour produire des biens et services, il est principalement fourni par les ménages en vendant ou
échangeant leur travail contre un salaire.
L’aspect quantitatif du travail : c’est le volume de l’offre de travail disponible, il est fonction de
la population active, cette dernière comprend les personnes occupées et les chômeurs
L’aspect qualitatif du travail : outre le volume du travail, ce dernier nécessite des compétences
particulières, donc le travail n’est pas une donnée homogène car il induit l’acquisition de
connaissances et de savoir-faire spécifique, ce dernier dépend souvent de la qualification de
travailleurs.

51
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

b-2 Le capital :
Le capital en économie, est tous ce que l’homme fabrique comme moyens de production, tels que
les machines, les équipements, les appareils et les bâtiments. Les matières premières, après les avoir
extraites de la terre, considérées comme une partie du capital.
La notion de capital renvoie à une triple dimension : physique, financière et humaine22

i- Le capital physique : est constitué de tous les biens concourant à la production d’autres
biens. On distingue le capital circulant, c’est-à-dire les biens qui sont transformés dans le
processus de production en produits finis pour être vendus et les produits semis finis pour la
consommation intermédiaire, afin de subir d’autres transformations et rentre dans d’autres produit
finis (les matières premières, les produits semis finis, les pièces détachées et l’énergie), et le capital
fixe, c’est-à-dire les biens qui restent une fois la production réalisée (les bâtiments, les installations
et les machines), La notion de capital physique ne renvoie donc pas seulement aux machines
nécessaires à la production mais aussi à l’énergie utilisée, aux matières premières et aux pièces
détachées consommées. L’importance des matériels dans le capital tend cependant à diminuer au fil
du temps (par exemple, les logiciels utilisés par les entreprises coûtent plus cher que les
ordinateurs). On parle de la dématérialisation du capital.

ii- Le capital financier : est constitué de l’argent dont peut disposer l’entreprise pour acquérir
son capital physique. D’où vient cet argent ? Il a trois origines :
- les particuliers qui mettent directement leur argent à disposition de l’entreprise en achetant des
titres ou en souscrivant des parts du capital (les obligations et les actions). Les associés figurent
dans cette catégorie ;
– les banques qui prêtent à court ou long terme ;
– les fonds que l’entreprise a gardés en réserve, pour son fonctionnement (son fonds de roulement)
ou pour son développement (l’autofinancement, surtout constitué des bénéfices non distribués).

iii- Le capital humain : désigne l’expérience accumulée dans l’entreprise sous forme de
savoir-faire et de compétences. Plus généralement, cette notion désigne les capacités intellectuelles
et professionnelles de l’individu qui lui permettront d’avoir des revenus à l’avenir. Dès lors,
l’entreprise (ou la nation) peut investir en capital humain, à travers l’éducation, la formation
professionnelle ou même les soins médicaux.

52
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

b-3 les ressources naturelles :


Les ressources naturelles que Dieu nous a données, dont tout ce que l'homme n'a pas contribué à sa
production (La terre et ce qu'elle contient à sa surface de plantes, de forêts et d’animaux, sur son
atmosphère de gaz, et à son intérieur de minéraux et de pétrole, sont toutes des ressources
naturelles.)

b-4 L’organisation et l’entrepreneuriat :


L’entrepreneur est la personne qui mélange les 03 premiers types des ressources afin de produire les
biens et de les vendre aux consommateurs pour avoir un profit, Mais en même temps, il supporte le
risque de perte ou de faillite, c’est celui qui organise et gère la production.

2 – L’investissement
L’investissement est l’acte par lequel l’entreprise engage l’avenir. L’acte d’investissement consiste
à augmenter ou à renouveler le capital de l’entreprise. Il existe des investissements matériels et des
investissements immatériels, ces derniers comprenant les frais de recherche et développement, la
formation des personnels, l’acquisition de logiciels23
L’investissement matériel correspond aux dépenses faites pour des biens qui seront utilisés dans le
futur pour produire des biens et des services. Ces biens sont appelés biens d’équipement ou biens de
capital. Les dépenses d’investissement comprennent les dépenses en équipements, en infrastructures
et en stocks. L’investissement comprend également l’acquisition des maisons neuves (cette dépense
des ménages étant la seule qui figure dans la catégorie des investissements plutôt que dans celle de
la consommation)24.

L’investissement est donc le moyen de constituer le capital de l’entreprise. On dit que la formation
du capital se réalise par l’investissement. Pour cela, l’Investissement est appelé Formation Brute de
Capital Fixe (FBCF) dans la Comptabilité nationale25.

Notons que le mot investissement prend un sens différent dans la comptabilité nationale, par rapport
à la langue de tous les jours. Lorsqu’on entend parler d’investissement, on pense généralement à des
investissements financiers, tels que des actions, des obligations. En macroéconomie, le terme
investissement réfère plutôt à l’achat de biens, comme des biens de capital, des infrastructures et
des stocks, utilisés pour produire d’autres biens.

53
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

3-La consommation
a-Définition :
La consommation peut être définie de plusieurs manières :
La consommation consiste en la destruction immédiate ou progressive d’un bien ou d’un
service pour satisfaire un besoin26.
La consommation et l’utilisation d’un bien ou d’un service à des fins individuelles ou
collectifs.
La consommation finale représente la valeur des biens et des services utilisés pour la satisfaction
directe des besoins humains, individuels ou collectifs.27
Les dépenses faites pour des biens comprennent celles effectuées pour les biens durables, tels que
les voitures et les appareils électroménagers, et pour les biens non durables, tels que la nourriture.
Les dépenses faites pour des services comprennent celles effectuées chez le coiffeur et le dentiste28.

b– Les déterminants de la consommation :


La consommation et le choix de la consommation sont déterminés par un certain nombre de
facteurs, de nature économique ou non économique.

b-1. Les déterminants économiques de la consommation :


Le revenu des ménages et le prix des biens sont les deux principaux éléments qui déterminent le
niveau et la structure de la consommation. Des comportements sociologiques interviennent
également.

i- Consommation et revenu : Si le revenu d’un ménage augmente, il pourra consommer davantage


de chaque bien. Consommation et revenu sont donc étroitement liés. Cette règle n’est cependant pas
vérifiée pour tous les biens. Ainsi, la consommation de certains produits alimentaires baisse quand
le niveau de vie augmente. (les biens inférieurs) Prenons l’exemple de la Karantika, lait des
sachets subventionné….
Plus généralement, il est établi que la part des dépenses alimentaires dans le budget des ménages
diminue avec l’augmentation de revenu. C’est la loi d’Engel, du nom du statisticien allemand qui a
le premier montré cette relation dès le milieu du 19ème siècle.

54
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

La fonction de consommation expliquée dans l’ouvrage de G.M Keynes en 1936, était une simple
relation à courte durée entre la consommation des ménages et le revenu global courant basée
essentiellement sur la loi psychologique fondamentale de Keynes*.

ii- Consommation et richesse : Le revenu des ménages est sans doute la variable qui influence le
plus leur consommation. Mais au-delà du revenu, c’est la richesse des ménages qui est
prépondérante. La richesse englobe tous les revenus que l’individu espère obtenir aujourd’hui et
dans le futur en fonction de son patrimoine humain (formation, capacités...) et matériel (actifs réels,
financiers et monétaires). Friedman parlait ainsi de revenu permanent. Selon Friedmann, les agents
font des plans de consommation pour une durée assez longue. Et pour déterminer leur
consommation actuelle, ils se fient, non à leur revenu présent, mais à leur revenu permanent29.
Le comportement de consommation est donc fonction de tous les revenus prévus par un individu et
non du seul revenu effectivement perçu à un moment donné.

Figure 3-1 : Revenus des ménages

Revenus des
ménages

Revenus primaires Revenus secondaires ou les


revenus de transferts :
Certains ménages ne participent
pas à l’activité économique. Ils en
sont le plus souvent empêchés par
Revenu d’activité : Revenu de patrimoine : des considérations indépendantes
- travail salarié - location des maisons , de leur volonté (maladie, retraite,
- travail indépendant : des appartements, des insuffisance d’emploi), ce type
locaux… contient la bourse de chômeurs,
des retraités…)

Source : réalisée par l’auteur

iii- Consommation et prix : La loi de la demande indique qu’en règle générale la demande
diminue lorsque le prix du bien demandé augmente. La demande varie en sens inverse du prix. Est-
il possible que l’augmentation du prix d’un bien entraîne une augmentation de ses quantités
demandées ? C’est rare, mais pas impossible, une hausse du prix ayant en fait deux effets : l’effet de
substitution et l’effet de revenu. L’effet de substitution incite les individus à consommer davantage
*
La loi psychologique fondamentale de Keynes « la consommation augmente avec l’augmentation du revenu mais
moins proportionnellement.
55
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

les biens qui peuvent remplacer celui dont le prix a augmenté. Par exemple, si le prix du café
augmente, dans une certaine mesure, on consommera davantage de thé.
L’effet de revenu résulte du fait que la hausse du prix d’un bien appauvrit ceux qui le
consomment. Avec un même revenu, on consomme moins de café, si son prix augmente. Vue sous
cet angle, une hausse du prix d’un bien a exactement les mêmes conséquences qu’une baisse du
revenu.
Comme pour le revenu, la sensibilité des quantités consommées au prix s’exprime par l’élasticité-
prix.

b-2. Les déterminants non économiques de la consommation :


Plusieurs facteurs sociologiques et psychologiques exercent une influence sur la consommation des
ménages. (la classe sociale, la catégorie socioprofessionnelle, l’âge, le sexe….).
Les explications sociales de la consommation sont importantes pour expliquer son évolution.
Ainsi, dans le cas où la consommation d’un bien augmente quand son prix augmente, les
explications sociologiques sont plus convaincantes que l’explication économique.
L’erreur du modèle keynésien, selon J. Duesembrry, est d’avoir posé une relation entre des
grandeurs absolues et non point entre des grandeurs relatives, Duesembrry estime que le
comportement du consommateur est guidé avant tous par la comparaison de son revenu avec
d’autres revenus. Il propose pour l’analyse de la consommation en coupe instantanée, une fonction
fondée sur l’hypothèse dite du revenu relatif, et la consommation sselon lui est affectée par le
revenu moyen du groupe de ménages considéré.

56
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

Tableau 3-2 : Le PIB en Algérien par optique : dépenses (2018-2019)


Unité : Milliards DA

2018 2019

Valeur % sur ressources valeur % sur ressources

PIB 20 452,30 75,69 20 428,30 77,38

Importations (M) 6 567,60 24,31 5 971,60 22,62

Total des ressources 27 019,90 100,00 26 399,90 100,00

Cf des ménages 8 568,30 31,71 8 886,40 33,66


Cf des administrations
3 508,10 12,98 3 461,80 13,11
publiques
FBC (FBCF + ∆
9 669,60 35,79 9 395,20 35,59
Stocks)
X 5 274,00 19,52 4 656,50 17,64

X-M - 1 293,60 - 1 315,10

Source : office national des statistiques

A partir du tableau ci-dessus, nous remarquons que la consommation finale des ménages représente
environ de 32% en 2018 et 34% en 2019 du total des ressources, c.-à-d. qu’un tiers de l’offre
globale des biens et services (production locale et importations) et demandée par les ménages.

4-La répartition des revenus :


Les opérations de répartition des revenus comprennent les opérations de distribution (les revenus
primaires) liées à la production, et les opérations de redistribution ou les revenus secondaires
(prestations sociales, bourse de chômage …).

a. Les revenus primaires30 (la distribution des revenus) :


Le revenu primaire est la somme des revenus de facteurs de production. Le terme primaire signifie
qu’il est calculé avant tout prélèvement fiscal ou social et toute redistribution.
Les revenus primaires des ménages rémunèrent leur participation aux activités productives, ils
constituent la rémunération du travail et du patrimoine.
Les revenus du travail sont constitués des salaires et traitements.
Les revenus du patrimoine se composent des dividendes reçus (par les détenteurs d’actions)
par exemple ; des loyers (qui rémunèrent la propriété immobilière et foncière).

57
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

Des revenus mixtes (revenus du travail non salarié) rémunèrent le travail et le capital dans le
cas des entreprises individuelles (professions libérales, entreprises agricoles…).

b. Redistribution des revenus :


Afin de réduire les inégalités dans la répartition des revenus primaires et d’apporter des revenus à
ceux qui n’en ont pas, les pouvoirs publics (l’Etat) opèrent une redistribution. Des prélèvements
sont opérés et des prestations sont accordées (elles sont appelées revenus de transferts).
Les prélèvements sont constitués par les cotisations sociales ; des impôts directs sur le revenu ; des
impôts directs sur le patrimoine.
Le processus de distribution des revenus institué par l’administration publique repose sur deux
mécanismes :
La redistribution de richesses opérée par l’Etat en fonction du principe d’une plus grande
justice sociale.
les prestations versées par les organismes de sécurité sociale au titre de la couverture de
certains risques de la vie (maladie, vieillesse, …..) en Algérie nous avons : CNAS.
CASNOS. CNR*…..

5-Epargne :
Après la répartition primaire et la redistribution, les ménages disposent d’un revenu disponible
qu’ils consacrent en grande partie à des dépenses de consommations, cependant, une partie de ce
revenu n’est pas dépensée immédiatement par les ménages qui préfèrent l’épargner en vue d’une
utilisation future.
Donc : le Revenu disponible = Revenu Brut – impôts directes + transferts
Yd = Y –Td + TR
Et Yd = C + S
L’épargne correspond à la partie du revenu disponible qui n’est pas destinée à la consommation
immédiate. C’est un acte de renonciation à une satisfaction actuelle au profit d’une satisfaction
future.
S = Yd – C
En économie, l’épargne est donc considérée comme une consommation différée dans le futur31.
L’épargne représente la part des ressources courantes qui reste disponible pour accumuler des actifs
physiques ou financiers.

*
CNAS : Caisse nationale d’assurance sociale pour les salariés.
CNR: Caisse nationale des retraites
CASNOS : Caisse d’assurance sociale des non salariés.

58
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

L'analyse de l'épargne fait l'objet d'une dualité d'approche, selon le courant de pensée : pour les uns,
keynésiens, elle n'est qu'un reliquat du revenu non consommé, pour les autres, classiques, elle a une
raison d'être en tant que telle, indépendamment de la consommation, avec ses facteurs d'influence
propre, au premier rang desquels le taux d'intérêt.

59
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

Questions proposées sur le chapitre 3 :

A- Répondre par Vrai ou Faux :

1. L’âge et le sexe se sont deux déterminants non économiques de la consommation ;

2. Les deux principaux facteurs de production sont le travail et le capital ;

3. L’activité des opérateurs téléphoniques est classée dans le secteur secondaire ;

4. Selon le statut juridique, on peut distinguer les types d’entreprises suivants : Micro

Entreprises, Petites et Moyennes Entreprises, Grandes Entreprises ;

5. La consommation des ménages augmente avec l’augmentation de leur revenu courant, cette

règle est valable pour tous type de bien ;

6. Les opérations de redistributions des revenus sont effectuées par les pouvoirs publics (Etat).

B- QCM : Une question peut avoir une ou plusieurs réponses juste

1- La seule dépense des ménages qui figure dans les investissements est:
a) L'achat des véhicules neufs ;
b) L'achat des micro-portables ;
c) L'achat des maisons neuves ;
d) L'achat des médicaments.

2- Dans une économie dynamique avec deux agents, l’épargne S est égal :
a) S = Y – C
b) S = Y – T
c) S = Yd – C
d) S= Y + C

3- Lorsque le revenu courant des ménages augmente :


a) Leur Epargne augmente
b) Leur consommation diminue
c) La consommation des biens normaux augmente
d) La consommation des biens inférieurs diminue

60
CHAPITRE III : PRODUCTION ; CONSOMMATION, REPARTITION

4- Air Algérie est une entreprises publique, son activité fait partie :
a) Du secteur Primaire
b) Du secteur Secondaire
c) Du secteur Tertiaire
d) Du secteur Quaternaire

61
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

QUATRIEME CHAPITRE :

MARCHE, PRIX ET

EQUILIBRE

62
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

4ème CHAPITRE : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE


Objectifs du 4ème chapitre :
Savoir la définition d’un marché et Connaitre ses différents types selon différents critères ;
Connaitre les formes des marchés selon le nombre de vendeurs et le nombre de
demandeurs ;
Comprendre la loi de la demande et apprendre comment représenter la fonction de la
demande graphiquement ;
Savoir comment calculer et interpréter les différentes élasticités de la demande (élasticité
prix de la demande, élasticité prix croisé de la demande, élasticité revenu de la demande) ;
Connaitre les autres déterminants de la demande Au-delà du prix et le déplacement de la
courbe de la demande ;
Comprendre la loi de l’offre et apprendre comment représenter la fonction de l’offre
graphiquement ;
Connaitre les autres déterminants de l’offre Au-delà du prix et le déplacement de la courbe
de l’offre.
Comprendre la rencontre entre l’offre et la demande et savoir déterminer les prix et les
quantités d’équilibre algébriquement et graphiquement
Comprendre les situations de déséquilibre entre l’offre et la demande notamment le surplus
et la pénurie

Plan de cours :
1-Les marchés
a. Définition d’un marché
b. Types des marchés

2-La demande
a. Loi de la demande.
b. La courbe de demande
c. L’élasticité de la demande
d. Les déplacements de la courbe de demande

3-L’offre.
a. Loi de l’offre

63
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

b. La Courbe d’offre
c. Les déplacements de la courbe d’offre

4-L’offre et la demande
a. Équilibre du marché
b. L’équilibre entre l’offre et la demande (graphiquement)
c. Marchés en déséquilibre
d. Analyse des chocs de l’offre et de la demande

64
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

Chapitre 4 : marché, prix et équilibre

1- Les marchés :
a. Définition d’un marché :
Le marché peut être défini de plusieurs manières :
• Le marché est le lieu physique ou moral de confrontation entre une offre une demande32.
• Le marché est l’ensemble de dispositifs par lesquels les acheteurs et les vendeurs entrent en contact
pour échanger des objets
Un marché se compose d’acheteurs et de vendeurs pour un certain type de biens ou de services.
En tant que groupe, les acheteurs déterminent la demande d’un produit, tandis que les vendeurs en
déterminent l’offre33.

b. Types des marchés :


On pet distinguer plusieurs types selon différents critères.

b-1 Selon l’objet échangé :


i- Marché du travail
a) Les intervenants : Ce sont les demandeurs d'emploi (offre de la force de travail = chômeurs)
et les offreurs d'emploi (demandeur de force de travail = employeurs).
b) Les lieux du marché : Multiplicité des lieux : Agence d’emploi, journaux, agences
intérimaire... etc.
c) Mouvements perpétuels (permanent) : les nouvelle offres de travail dépendent des
mouvements démographiques, des désirs des travailleurs, et des niveaux de salaires
proposés ; demande permanente de force de travail dépendant de la croissance générale de
l'économie, du développement particulier de certaines branches économiques, des
technologies de production utilisées, des niveaux de salaires.

ii- Marché de biens et services


Biens de productions :
Les intervenants : Ce sont les entrepreneurs.
Les lieux du marché : Salon, foire, pub...
Mouvements perpétuels : Désir d'augmenter son efficacité, usure, augmentation du marché
de l'entreprise, accroître le marché de l'offreur, innovations technologiques...
Marchés des ressources et matières premières : (exm : pétrole) ;

65
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

Marchés de la technologie des brevets et du conseil : Ils contribuent à améliorer les


performances de l’entreprise et à l’innovation

Biens de consommations :
Les intervenants : Ménages (grande distribution, petit commerce...)
Les lieux du marché : Boutiques, téléphone, catalogue...
Mouvements perpétuels : Fonction du goût, niveau de vie, augmentation des technologies...

iii- Marché financier et des capitaux


Marché financier : marché des capitaux à long terme (bourse)
Entreprises qui vendent des titres mobiliers (action, obligation) entreprises et ménages
Bourse
nouveaux pour les entreprises, placement
marché monétaire (bancaire) marché des capitaux à court terme ou s’échangent des titres
courts contre des liquidités.
Banques, institutions de crédit = ménages, entreprises
Banques
Virement, chèques, emprunt, circulation de l'épargne.

iv- Le marché des changes


C'est le marché sur lequel on achète et on vent des monnaies étrangères (=devises)
Entreprises qui exportent (pour changer devise en DA) & entreprises qui importent & des
particuliers (touristes)
Bureau de change, banques. Bourse (lorsqu'il y a pas suffisamment de devise on va sur le
marché d'échange... = la bourse)
Mouvements perpétuels :
Toujours de plus en plus d'échanges internationaux du fait de la mondialisation de l'économie.
L'essentiel du mouvement du change aujourd'hui est lié à la spéculation. Spéculer = acheter
quelque chose à prix pour revendre à prix élevé, c'est faire de l'argent par la différence entre
le prix d'achat et le prix de vente d'un titre.

v- Les marchés publics : Ils consacrent la performance des dépenses de l’Etat en disposant des
produits et des services les plus performants à l’occasion des appels d’offres émis.

66
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

b-2 selon le nombre d’offreurs et le nombre de demandeurs : on peut distinguer plusieurs


Positions et formes de Marchés selon le nombre d’offreurs et le nombre de demandeurs.

Tableau 4-1 : Formes de Marchés selon le nombre d’offreurs et le nombre de demandeurs

Offreurs
Un (1) QUELQUES Plusieurs

Demandeurs

Monopsone contrarie Monopsone


Monopole bilatéral Exemple : Appel offre (acheteur en position de
Un (1) dans bâtiment force)
(état collectivités Exemple : fourniture
territoriales) bureau pour
l’administration

Monopole contrarie Oligopole bilatéral Oligopsone


Exemple : Electricité Marché des biens Fabricants coffrages
QUELQUES industrielle industriels et biens collectivités territoriales
Transport ferroviaire d’équipements

Monopole Oligopole Concurrence


(vendeur en position de Automobile, assurance Viennoiserie, restauration.
force)
Plusieurs Exemple : SONELGAZ
pour l’Electricité, Air
Algérie pour le transport
aérien

b-3 Selon la période : selon la période nous avons


-Marché quotidien : (marché couvert, boutiques …)
-Marché hebdomadaire (marché communaux hebdomadaires)
-Marché annuel : (salon et foire)

En schématisant l’activité économique, nous serions ainsi dans un espace où les marchés tels que
cités consacreront le lien entre ce qui caractérise l’activité économique à savoir l’activité de
production et l’activité de consommation
L’acte de consommation traduirait ainsi cette capacité des agents économique à disposer de moyens
pour s’assurer satisfaire leurs besoins en ayant acquis suffisamment de biens de services, moyens
qui seraient compris comme étant la contre partie de l’activité

67
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

Nous sommes ainsi dans un circuit économique qui mettrait en relation d’une part l’activité de
production de biens et services dont la destination serait double une pour satisfaire les besoins
collectifs des agents dans un cadre non marchand une autre individuelle mais dans un cadre
marchand.
Il est clair que le système économique en tant que loi de régulation devient complexe, dés lors qu’il
est demandé à chaque marché de contribuer à construire l’Idéal économique parce que les marchés
constituent les seuls lieux de prise de décisions des agents économique. de nombreuses questions
restent ouvertes, bien évidement .La réalité malheureusement nous interpelle souvent lorsque on
interroge la situation économique actuelle marquée par de graves crises, chômage, guerres avec
enjeux d’interets économiques, appauvrissement de la population, concentration des plus grosses
richesses chez une minorité… etc

2-La demande :
La demande (D) se définit comme la volonté d’acquérir un bien contre le paiement d’un prix.

La demande est donc liée à :


-Un besoin, de n’importe quelle nature. Un mobile, quelque chose qui pousse à agir, quelle que soit
sa nature.
- Un revenu, qui rend la demande solvable. La demande non solvable est laissée aux bons soins des
œuvres caritatives ou de l’Etat34.

Plusieurs variables influent sur la quantité demandée d’un produit, mais l’une d’entre elles joue
un rôle déterminant : le prix du produit lui-même.
Donc, on écrit : Quantité Demandée = F(prix) , Qd = F(P)

La relation entre le prix et la quantité demandée est inverse et vérifiée pour la plupart des biens
et services,

a- Loi de la demande :
Toutes choses étant égales par ailleurs, lorsque le prix d’un bien augmente, la quantité demandée
diminue, et lorsque le prix diminue, la quantité demandée augmente.

Notant que la quantité demandée est la quantité d’un bien que les acheteurs désirent acheter à un
prix donné.

68
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

b- La courbe de demande :
C’est une Courbe qui montre la relation entre le prix d’un bien et la quantité demandée.
Figure 4-1 : La courbe de demande
Prix de X

Quantité
demandée de
X

Source : [Link] Mankiw, German Belzil, Benoit Pépin, principes de Macroéconomie, mudolo,
2ème edition, montréal, 2014; p66

Cette courbe présente une pente négative, parce qu’une baisse du prix entraîne une augmentation de
la quantité demandée.

La demande de marché : La quantité demandée sur un marché correspond à la somme des


quantités demandées par chacun des acheteurs (consommateurs) pour chaque niveau de prix.

Tableau 4-2 : Demande individuelle et demande de Marché pour un bien X

Demande de Demande de Demande de Demande de


Prix de X
consommateur 1 consommateur 2 consommateur 3 Marché
7 30 25 20 75
10 21 15 17 53
14 15 7 13 35
19 5 0 6 11

Source : exemple proposé par l’auteur

c- L’élasticité de la demande :
C’est la sensibilité de la quantité demandé à la variation de l’un des déterminant de la demande
(revenu, prix)

c-1 Elasticité Revenu de la demande :


L’élasticité de la demande par rapport au revenu, ou élasticité-revenu de la demande représente
la sensibilité de la demande d’un produit à la variation du revenu de l’individu. Elle se calcule en

69
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

faisant le rapport entre la variation relative de la quantité demandée et la variation relative de


revenu.
∆A/A ∆A C ∆A C
>? = = D = D
∆C/C A ∆C ∆C A

- Les lois d’Engel.


Engel a classé les biens en fonction de leur élasticité-revenu. Certains biens ont une élasticité
inférieure à 1 (alimentation) : leur part dans le budget diminue quand le revenu augmente.
D’autres ont une élasticité proche de 1 : leur part reste stable (habillement, logement). Les derniers
biens ont une élasticité supérieure à 1. Ils augmentent quand le revenu augmente (santé, culture,
loisirs)

Cela permet de définir les catégories des biens35:


- Biens normaux : Elasticité comprise entre 0 et 1, c’est-à-dire augmentation de
consommation moins que proportionnelle au revenu (exm : le revenu augmente de 15% la
consommation du bien normal x augmente de 9%)
- Biens supérieurs : Elasticité supérieur à 1 = augmentation plus que proportionnelle.
- Biens inférieurs : chiffre négatif : baisse quand le revenu augmente.

c-2 Elasticité-prix :
Égale au rapport de la variation relative des quantités demandées à la variation relative du prix.
∆A/A ∆A # ∆A #
>E = = D = D
∆#/# A ∆# ∆# A

-lorsque Ep > 1 En valeur absolue (Ep < -1) : une faible variation du prix d’un bien entraine une forte
variation de sa demande. On dit que la demande est très élastique (Elastic Demand) .
Par exemple si le prix d’un bien X augmente de 100 à 110 unités monétaires, et la demande
pour ce bien a baissé de 1000 à 600 unités, dans ce cas* :
∆A/A ∆A # 600 − 1000 100
>E = = D = D = −4
∆#/# A ∆# 110 − 100 1000

*
L’élasticité prix de A vers B est différente à celle de B vers A, car le comportement du consommateur
diffère entre l’augmentation et la diminution des prix.
L’élasticité prix de B vers A est :
1000 − 600 110
>E = D = −7.33
100 − 110 600
70
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

Figure 4-2 : Courbe de la demande élastique


Prix de x

B
110 EP >1
A
100

Quantité
demandée de x
600 1000
Source : ،20094 ‫وا ز‬ 5 6‫ ھ‬5 ‫ دار ا‬،‫ت‬ - ‫ ت وا‬85 ‫)ا‬ ‫ د ا‬$ %&‫ ا‬،‫ * ا ) ي‬+ ,-. ،‫وي‬/ 0 ‫وي ا‬/1 2 3
.33‫ ص‬،‫ ن‬1

-lorsque 0 < Ep < 1 En valeur absolue (-1<Ep <0) : la demande ne varie pas ou peu quand le prix
varie. Elle est inélastique (Inelastic Demand) au prix.
Par exemple si le prix d’un bien X diminue de 200 à 150 unités monétaires, et la demande pour
ce bien a augmenté de 1000 à 1050 unités, dans ce cas :
∆A/A ∆A # 1050 − 1000 200
>E = = D = D = −0.2
∆#/# A ∆# 150 − 200 1000

Figure 4-3 : Courbe de la demande inélastique


Prix de x

A
200
EP < 1
B
150

Quantité
demandée de x
1000 1050
Source : .34‫ ص‬،4; ‫< ا‬0= ،‫ * ا ) ي‬+ ,-. ،‫وي‬/ 0 ‫وي ا‬/1 2 3

-lorsque l’élasticité prix > 0 ( Ep > 0) : la demande augmente avec le prix. Ce cas est rare. Il s’agit
des biens de Giffen (biens de première nécessité) et des biens de Veblen (biens de luxe) dont
l’augmentation du prix accroit la consommation.

71
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

On peut avoir aussi d’autres cas de la demande selon l’élasticité prix36 :


Demande unit Elastique (Unit Elastic) : dans ce cas la variation relative du prix est égale à la
variation relative de la quantité demandée et l’élasticité prix est égale à (1).

Figure 4-4 : Courbe de la demande Unit Elastique


Prix de x

A
P1
EP = 1
B
P2

Quantité
demandée de x
Q1 Q2
Source : .35‫ ص‬،>) 4; ،‫ * ا ) ي‬+ ,-. ،‫وي‬/ 0 ‫وي ا‬/1 2 3
Demande d’une élasticité nulle, ou la variation du prix d’un bien X n’affecte pas sa quantité
demandée, comme le cas des médicaments.
La courbe de la demande d’une élasticité nulle peut être représentée comme suit :

Figure 4-5 : Courbe de la demande d’une Elasticité nulle


Prix de x

P1
EP = 0
P2

Quantité
demandée de x
Q1 Q2
Source : .35‫ ص‬، >) 4; ،‫ * ا ) ي‬+ ,-. ،‫وي‬/ 0 ‫وي ا‬/1 2 3

Demande d’une élasticité à l’infini (infinity elasticity) : dans ce cas une petite variation sur les
prix entraine une très grande variation de la quantité demandée.

72
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

Figure 4-6 : Courbe de la demande d’une Elasticité à l’infini


Prix de X

EP = ∞

Quantité
demandée de x
Q1 Q2

Source : .35‫ ص‬، >) 4; ،‫ * ا ) ي‬+ ,-. ،‫وي‬/ 0 ‫وي ا‬/1 2 3

c-3 Elasticité-prix croisée :


On mesure enfin le caractère substituable ou complémentaire des biens en calculant leurs
élasticités-prix croisées.
∆AM /AM ∆AM #O
>EL? = = D
∆#N /#N ∆#N AP
A partir de l’élasticité croisée, nous pouvons distinguer 37 :
- Biens complémentaire : Biens pour lesquels une augmentation du prix de l’un conduit à une
diminution de la demande de l’autre. Donc l’élasticité croisée est négative (si le prix du café
augmente, la consommation de sucre diminue)
- Biens substituables : Biens pour lesquels une augmentation du prix de l’un conduit à une
augmentation de la demande de l’autre. Donc l’élasticité croisée est positive (exm : si le prix du
café augmente celle du thé augmente).
- Biens indépendants : dans ce cas l’élasticité croisée est nulle ( exm : sucre et sel ).

d- Les déplacements de la courbe de demande :


Tout événement qui fait augmenter la quantité que les acheteurs sont prêts à consommer pour
chaque niveau de prix entraîne un déplacement de la courbe vers la droite. Tout événement qui
réduit la quantité que les acheteurs sont prêts à consommer pour chaque niveau de prix entraîne un
déplacement de la courbe vers la gauche.

Outre (Au-delà) le prix du bien, les autres déterminants de la demande comprennent le revenu, le
prix des biens substituts ou des biens complémentaires, les goûts, les anticipations et le nombre
d’acheteurs.
Lorsque l’un de ces acteurs change, la courbe de demande se déplace.
73
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

Figure 4-7: Déplacement de la courbe de la demande


Prix de X

Augmentation
de la demande

Diminution de
la demande
Quantité
Source : réalisée par l’auteur demandée X

3-L’offre :

L’offre est la volonté de céder un bien, ou un service, contre le paiement d’un prix. La logique de
l’offre est opposée à celle de la demande. L’offre est directement proportionnelle au prix. Quand le
prix augmente, l’offre augmente.

La quantité offerte d’un bien ou d’un service correspond à la quantité que les vendeurs sont
disposés à mettre en marché. Plusieurs variables influent sur la quantité offerte d’un produit, mais
ici aussi, l’une d’entre elles joue un rôle déterminant : le prix du bien en question. Un prix élevé
signifie une hausse des bénéfices. Ce qui se traduit par une augmentation de la quantité offerte.
En revanche, lorsque le prix baisse, les profits se font rares et la production diminue.
Si cette baisse de prix s’accentue, le producteur risque même de décider de cesser ses activités. La
relation entre le prix et la quantité offerte correspond à la loi de l’offre.
Donc : Quantité offerte = F(prix) , QOF = F(P)

a. Loi de l’offre :
Toutes choses étant égales par ailleurs, la quantité offerte d’un bien augmente quand le prix du bien
augmente, et lorsque le prix diminue, la quantité offerte diminue (relation directe).

b. La Courbe d’offre :
Est une Courbe qui montre la relation entre le prix d’un bien et la quantité offerte.

74
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

Figure 4-8 : La courbe d’offre


Prix de x

Quantité
offerte de x

Source : Gregory Mankiw, op cit, p73

Cette courbe présente une pente positive, parce qu’une augmentation du prix entraîne une
augmentation de la quantité offerte.
L’offre du marché : La quantité offerte sur le marché correspond à la somme des quantités offertes
par tous les vendeurs
Tableau 4-3 : L’offre individuelle et l’offre de marché pour un bien X

L’offre du 1er L’offre du 2ème


Prix du bien X L’offre du marché
Vendeur vendeur
0 0 0 0
10 0 0 0
30 10 0 10
40 20 20 40
50 30 40 70

Source : exemple proposé par l’auteur

c. Les déplacements de la courbe d’offre :


Mis à part le prix du bien, d’autres acteurs déterminent l’offre : le prix des intrants, la technologie,
les anticipations et le nombre de vendeurs. Si l’un de ces acteurs change, la courbe d’offre se
déplace.
-Tout changement incitant les vendeurs à augmenter la quantité offerte pour chaque niveau de prix
se traduit par un déplacement de la courbe d’offre vers la droite.
-Tout changement réduisant la quantité offerte pour chaque niveau de prix entraîne un déplacement
de la courbe d’offre vers la gauche.

75
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

Figure 4-9 : Déplacement de la courbe d’offre


Prix de x

Diminution
de l’offre

Augmentation
de l’offre

Quantité
offerte de x

Source : réalisée par l’auteur

4-L’offre et la demande :

Après avoir analysé séparément l’offre et la demande, nous les combinerons maintenant pour voir
comment elles permettent de déterminer simultanément le prix et la quantité échangée d’un bien sur
le marché.
a. Équilibre du marché :
Situation dans laquelle la quantité offerte est égale à la quantité demandée.
i. Prix d’équilibre : Prix qui assure l’égalité de la quantité offerte et de la quantité demandée.
ii. Quantité d’équilibre : Quantité offerte et quantité demandée au prix d’équilibre.

b. L’équilibre entre l’offre et la demande (graphiquement) :


L’équilibre graphiquement correspond à l’intersection des courbes d’offre et de demande. Au prix
d’équilibre, la quantité offerte est égale à la quantité demandée.

Figure 4-10 : Equilibre entre l’offre et la demande

Prix de x
Offre

Prix
d’équilibre

Demande
Quantité de
Quantité
d’équilibre
Source : réalisé par l’auteur
76
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

c. Marchés en déséquilibre :
La figure suivante représente les deux situations de déséquilibre entre l’offre et la demande

Figure 4-11 : Marchés en déséquilibre

Source : Gregory Mankiw, op cit, p77.

Surplus : Situation où la quantité offerte est supérieure à la quantité demandée.

Pénurie : Situation où la quantité demandée est supérieure à la quantité offerte.

c. Loi de l’offre et de la demande :

Le prix d’un bien s’ajuste de façon à maintenir une égalité entre la quantité offerte et la quantité
demandée*.
L’économie de marché est caractérisée par le fait que le prix et les quantités produites dépendent
pour l’essentiel de la confrontation de l’offre et la demande. Elle est synonyme d’économie libérale
et d’économie capitaliste. L’efficacité de l’économie de marché s’explique par la concurrence qui a
pour effet de permettre l’ajustement de l’offre à la demande.
Le fondateur de l’économie classique A. Smith assimile le marché à un organisme qui s’autorégule
grâce à la "main invisible″ et dans lequel l’intervention de l’Etat n’est pas décisive. Cependant A.
Smith n’exclut pas une certaine forme de régulation par l’autorité publique.

e. Analyse des chocs de l’offre et de la demande :


À des chocs auxquels elles réagissent. Catastrophe naturelle, pandémie mondiale, la faillite
inattendue d'une grande entreprise, sont des exemples de chocs qui modifient l'offre et la demande
de l'économie.

*
Selon les économistes classiques, La flexibilité des prix fait que le marché est auto régulateur, mais les keynésiens ne
sont pas d’accord avec cette idée, ils disent que l’intervention de l’Etat est nécessaire pour réaliser l’équilibre
77
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

En temps normal, des chocs positifs sur l'offre et la demande annulent en moyenne les chocs
négatifs, et la résultante de l'ensemble de ces chocs sur l'économie est minime. Toutefois, il existe
des situations où un choc domine clairement les autres ou encore des situations dans lesquelles tous
les chocs sont de même nature (positifs, par exemple) et touchent principalement à un pan de
l'économie (l'offre ou la demande). Dans ces situations, la croissance économique accélère si les
chocs sont majoritairement positifs et décélère s'ils sont majoritairement négatifs. Les effets sur les
prix nous aident à savoir si les chocs à un moment donné affectent surtout le côté offre de
l'économie ou le côté demande.

La figure suivante illustre cela : dans la (partie a) du graphique, on représente schématiquement


ce qui se passe sur l'activité et les prix en cas de choc positif sur la demande. La situation initiale est
celle où l'offre et la demande se rencontrent pour un niveau de prix P, et un niveau d'activité Y.
En cas de choc positif sur la demande, pour un niveau donné des prix, il y a plus de demande : la
courbe de demande se déplace vers la droite. À la nouvelle intersection de l'offre et de la demande,
l'activité Y2 est supérieure au niveau initial Y, et les prix à un niveau P2 supérieur au niveau initial
P1.
La (partie b) du graphique représente ce qu'il advient en cas de choc positif sur l'offre. Dans ce cas,
c'est la courbe d'offre qui se déplace vers la droite pour signifier que, à un niveau de prix donné, les
entreprises sont prêtes à produire davantage. Dans ce cas-là, après le choc, l'économie se positionne
à un niveau d'activité supérieur au niveau initial, mais avec un niveau de prix inférieur.
Figure 4-12 : Choc d’offre et choc de demande

Source : Anne Epaulard, Aude Pommeret, introduction à la macroéconomie, la découverte Paris


2017, p19.
78
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

Questions proposées sur le chapitre04 :

A- Répondez par Vrai ou Faux.

1. Le marché monétaire (bancaire) est le marché des capitaux à court terme, tandis que le

marché financier est le marché des capitaux à long terme.

2. Dans le marché monopolistique on trouve plusieurs acheteurs et un seul vendeur.

3. Dans le marché concurrentiel on trouve plusieurs acheteurs et quelques vendeurs.

4. Les courbes de demande et d’offre sont des courbes décroissantes.

5. Si l’élasticité prix croisée entre deux bien X et Y est égale à Zéro (0), nous pouvons

conclure que X et Y sont deux biens différents.

6. X et Y deux biens complémentaires, lorsque le prix du bien X baisse, la quantité demandée

du bien Y baisse. Faux

7. X et Y deux biens substituables, lorsque le prix de X augmente, la quantité demandée de Y

augmente.

8. L’élasticité Prix de la demande pour un bien X est la variation de la quantité demandée de ce

bien divisée sur la variation du prix du même bien.

C- QCM : Une question peut avoir une ou plusieurs réponses justes

1- Mis à part le prix du bien, d’autres acteurs déterminent l’offre :


a) L’Epargne des ménages
b) La technologie
c) Le niveau d’instruction
d) Le nombre de vendeur

2- Lorsque le prix du bien X augmente :


a) La quantité demandée de ce bien augmente
b) La quantité offerte de ce bien augmente
c) La courbe de demande de ce bien se déplace vers la droite
d) La courbe de demande de ce bien se déplace vers la gauche.

79
CHAPITRE IV : MARCHE, PRIX ET EQUILIBRE

3- L’élasticité prix croisée entre X et Y est négative, donc :


a) X et Y deux bien substituables.
b) X et Y deux bien complémentaires.
c) X et Y deux bien indépendants.
d) X et Y deux bien différents.

C- Exercice:
Vous avez la figure suivante :
Figure : Marché du fromage

Prix du fromage
Offre

Prix
d’équilibre

Demande
Quantité du
Quantité fromage
d’équilibre

Qu’est ce qui se passe avec les prix d’équilibre et la quantité d’équilibre si :


1- le prix de lait diminue ;
2- les ménages consomment moins du fromage ;
3 -les deux évènements précédents ont lieu en même temps.

80
CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

CINQUIEME CHAPITRE

MONNAIE ET

FINANCEMENT DE

L’ECONOMIE

82
CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

5ème CHAPITRE : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

Objectifs de cours :
Savoir la définition de la monnaie, ses fonctions, ainsi son évolution avec le temps ;
Comprendre la relation entre la valeur de la monnaie et la quantité de monnaie en
circulation ;
Connaitre les différents agrégats de la masse monétaire ;
Connaitre les composantes du système monétaire, les fonctions de la banque centrale et les
banques commerciales, ainsi l’importance des banques islamiques, le substitue des banques
conventionnelles ;
Connaitre les modes de financement de l’économie.

Plan de cours :
1- Définition de la monnaie
2- Fonctions de la monnaie
3- L’évolution de la monnaie
4- La valeur de la monnaie
5- La masse monétaire et la Mesure De La Monnaie
a. Agrégat M1
b. Agrégat M2
c. Agrégat M3
6- Le système bancaire ou le système financier
a. Les banques centrales
b. Les banques commerciales
c. Les banques islamiques
7- Les modes de financement de l’économie
a. Le financement interne
b. Le financement externe (Le financement direct et indirect)

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CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

Chapitre 5 : monnaie et financement de l’économie

1-Définition de la monnaie

L'argent est défini comme toute marchandise ou jeton qui est généralement accepté comme
paiement de biens et de services38.

2-Fonctions de la monnaie :
La fonction principale de la monnaie est la fonction de paiement :
La monnaie st utilisée comme moyen de paiement, deux propriétés sont attachées à cette
fonction39 :
-la monnaie est un moyen de paiement universel : utilisable partout à l’intérieur d’une zone
géographique déterminée.
-La monnaie est aussi un moyen de paiement instantané, on dit pour cela que la monnaie est la
liquidité par excellence.
Le degré de liquidité d’un actif dépend de délai et du cout de conversion de l’actif en monnaie. Tout
actif dont le délai et le cout de conversion en monnaie sont nuls, ou quasiment nuls, est assimilé à la
monnaie, est parfois appelé quasi-monnaie.

Les fonctions annexes de la monnaie : une fonction de mesure des valeurs, qui fait de la
monnaie une unité de compte ; une fonction de réserve de valeur, qui fait de la monnaie un pouvoir
d’achat permanent.

3-L’évolution de la monnaie40 :
A travers le temps, les formes de la monnaie ont évolué. Une tendance historique à sa
dématérialisation est identifiable.

La monnaie est constituée à l’origine, dans les sociétés traditionnelles, de marchandises


(coquillages, animaux, métaux). Peu à peu l’utilisation du métal se répand (cuivre, argent, or, divers
alliages) pour des raisons pratiques, essentiellement du fait de ses propriétés (rareté, facilité de
transport et de transformation).

Au 19ème siècle, la monnaie fiduciaire (billets) parvient à vaincre la réticence des individus qui
à la suite de catastrophes monétaires peinaient à associer papier et valeur.

84
CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

Jusqu’au début du 20ème siècle, les billets émis par les banques centrales restent d’ailleurs
théoriquement convertibles en métal pour asseoir la confiance des agents. Aujourd’hui, la monnaie
est essentiellement scripturale. Cette monnaie scripturale est constituée par l’ensemble des soldes
créditeurs des comptes à vue gérés par les institutions financières. Le terme monnaie électronique
est parfois utilisé, il désigne en réalité le moyen de faire circuler la monnaie scripturale. Cette
tendance historique à la dématérialisation de la monnaie traduit une montée de la confiance des
agents économiques dans le système de paiement.

Les monnaies virtuelles


On voit également apparaître sur le web des monnaies virtuelles, à l’instar des Amazon coins (1
dollar équivaut à 100 Amazon coins) lancés en 2013, visant à l’achat d’application et de jeux
conçus pour la tablette KindleFire. L’idée est d’accroître les possibilités de monétisation – de
revenus – pour les développeurs d’application de la tablette d’Amazon. Mais la monnaie virtuelle
qui remporte le succès le plus important est le Bitcoin, une monnaie que l’on acquiert en installant
sur son ordinateur un logiciel qui permet d’allouer une partie de sa capacité de calcul. La création
de Bitcoins est contrôlée par un algorithme qui doit en amener le volume à 21 millions d’ici 2030,
Cette monnaie s’échange ensuite contre dollars ou euros sur des plateformes.

4-La valeur de la monnaie


La valeur d’une unité monétaire est fondée sur la quantité de biens et services qu’elle permet
d’acquérir. Partant la valeur interne de la monnaie est égale à l’inverse du niveau général des
prix. Le gonflement de la quantité de monnaie en circulation (l’inflation) se traduit par une baisse
de la valeur de la monnaie.

Sur ces bases une monnaie forte est une monnaie qui conserve sa valeur sur le long terme. Une
monnaie faible voit son pouvoir d’achat en marchandises se réduire à travers le temps.
La valeur externe de la monnaie nationale dépend de l’évolution de son cours de change vis-à-vis
des autres devises.

A long terme, une monnaie faible voit son cours de change se déprécier mais à court terme
l’évolution des cours de change ne peut constituer un indice fiable de force d’une monnaie.

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CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

5-La masse monétaire et la mesure de la monnaie :

La monnaie occupe une place importante dans l’économie. Trop de monnaie et les prix
grimpent, pas assez de monnaie et l’activité économique ralentit. Pour savoir s’il y a trop ou pas
assez de monnaie, il faut la mesurer. La base monétaire, ou « monnaie banque centrale », désigne la
monnaie qui a été créée directement par la Banque centrale : elle est constituée des espèces (pièces
et billets), et du solde des comptes des banques dans les livres de la Banque centrale, aussi appelés «
réserves » ainsi que les facilités de dépôt accordées. À partir de cette base monétaire, les banques,
par les crédits qu’elles accordent, accroissent la monnaie scripturale et donc la masse monétaire.
Elles créent de la monnaie.

La masse monétaire désigne la quantité de monnaie en circulation dans un pays donné ou dans
une zone déterminée, elle concerne la monnaie au sens large, elle regroupe l’ensemble des avoirs
détenus par les agents économiques non financiers ((banques et institutions financiers exclues).
Cependant il est nécessaire de pouvoir la définir de manière précise pour que la banque centrale
puisse mettre en place une politique monétaire appropriée41.

Les statistiques officielles regroupent les différentes formes d’argent (placé ou non) sous forme
d’agrégats monétaires appelés M1, M2 et M3. Ces trois agrégats monétaires sont emboîtés les uns
dans les autres par ordre décroissant de liquidité

a. Agrégat M1 :
L’agrégat M1 est le plus restrictif. Il contient seulement l’ensemble des pièces et des billets en
circulation ainsi que les comptes courants, c’est-à-dire les avoirs les plus liquides. Donc M1
regroupe les deux formes de monnaie immédiatement utilisables pour régler des transactions

b. Agrégat M2 :
L’agrégat M2 correspond à M1 + les dépôts sur livrets et les crédits à court terme. La liquidité
reste forte dans cet agrégat, qui englobe notamment les dépôts à terme d’une durée inférieure à deux
ans ainsi que les dépôts remboursables avec préavis d’une durée inférieure ou égale à trois ans.

c. Agrégat M3 :
L’agrégat M3 égale M2 + divers placements monétaires. Soit, principalement, les dépôts à terme
d’une durée supérieure à deux ans. La caractéristique commune des différents placements de
86
CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

l’agrégat M3 est que tous figurent parmi les moins « liquides » de la masse monétaire : ils ne
peuvent être convertis en monnaie qu’à condition de respecter un certain délai.

On peut trouver aussi : Agrégat M4. L’agrégat M4 comprend M3 + certains titres du marché
monétaire (billets de trésorerie et bons du Trésor). M4 est un agrégat monétaire qui n’est pas
retenu par l’ensemble des banques centrales, dont la BCE, qui se limite à M1, M2 et M3 ainsi
qu’aux « agrégats de placements ».

Figure 5-1 : Les trois agrégats monétaires par ordre décroissant de liquidité

M3= M2 + divers placements


monétaires

M2= ( M1 + livrets d’épargne +


crédits à cour terme)

M1
(Pièces + billets+
dépôts à vue)

Source : réalisée par l’auteur

6- le système bancaire ou le système financier :


Le système bancaire dans un pays est constitué de :
La banque centrale ;
Les banques commerciales (banques conventionnelles), parmi eux des banques spécialisées
dans des domaines spécifiques ;
Les banques islamiques dans certains pays.

a. Les banques centrales :


Les banques centrales sont, en quelque sorte, les banques des banques. Une banque centrale
dispose du monopole d’émission de la monnaie sur un territoire donné et exerce un contrôle sur le
système monétaire et financier. Les principales fonctions d’une banque centrale sont la conduite de
la politique monétaire et l’exercice du rôle de prêteur en dernier ressort.

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CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

Historiquement, les banques centrales ont exercé trois grandes fonctions. Banquier de l’Etat. En
échange des revenus associés au monopole d’émission des billets les Etats exigeaient des « avances
directes » ou indirectes qui permettaient au Trésor national de répondre à leurs besoins de
financement.
Fonction de prêteur en dernier ressort. Elle garantit la stabilité financière en venant au secours
d’institutions financières en difficulté.
La banque centrale conduit la politique monétaire, elle approvisionne l’économie en liquidité.
Elle dispose de plus ou moins de marge de manœuvre dans la définition des objectifs de la politique
monétaire et dans le maniement d’instrument lui permettant d’atteindre ses objectifs.
Aujourd’hui, la politique monétaire accorde la priorité à l’objectif de stabilité des prix. La politique
monétaire a changé de statut depuis le début des années 1980. Elle est aujourd’hui un instrument
indirect de soutien de la croissance à travers l’ancrage des anticipations inflationnistes et moins un
outil direct de contrôle de l’activité.

Donc, en générale, les fonctions de la banque centrale sont déterminées dans le règlement
intérieur de cette dernière, et on peut les résumer dans les points suivants42 :
Emission de la monnaie nécessaire pour le développement économique en réservant la
valeur de la monnaie et en gardant la stabilité des prix ;
Conduite de la politique monétaire de la meilleure façon et garantir la stabilité financière en
venant au secours d’institutions financières en difficulté ;
Règlement des opérations financières entre les différentes banques ;
Fournir des services bancaires et de crédit au gouvernement, puisque la banque centrale est
la banque de l’Etat ;
Gestion des réserves de devise, et règlement des paiements internationaux de l’Etat.

b. Les banques commerciales :


Les banques sont des institutions financières qui recueillent les dépôts d’épargne des agents
économiques, accordent des crédits aux particuliers et aux entreprises et proposent des services
financiers de natures diverses43.

Elles ont fondamentalement une activité d’intermédiation entre agents à capacité de financement
et agents à besoins de financement. Elles travaillent principalement avec une clientèle de
particuliers (ménages, très petites entreprises) et de professionnels (entreprises de plus grandes
tailles). Elles recueillent des dépôts (épargne des ménages pour l’essentiel) et accordent des prêts
(crédits immobiliers, financement de projet d’investissement, crédits à la consommation…). La
88
CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

banque se rémunère par le différentiel de taux entre taux débiteurs et taux créditeurs et surtout sous
forme de diverses commissions (sur l’utilisation des cartes bancaires, frais de dossiers, de gestion de
compte…).

Les banques ont ensuite pour fonction de faire correspondre les durées de placement et
d’emprunt.
*Ceux qui prêtent ne veulent pas s’engager pour longtemps. Pour le moins, ils veulent être sûrs de
récupérer rapidement leur argent en cas de problème. Une partie importante des dépôts est donc à
court ou moyen terme.

*Ceux qui empruntent, souvent pour réaliser des investissements, veulent du temps pour
rembourser. Une partie importante des emprunts est à long terme.

Sans la banque, il serait impossible de faire coïncider la volonté des uns avec celle des autres. La
banque, elle, sait le faire, puisque la succession des dépôts à court terme fait des emprunts à long
terme : un prêt à un an reconduit dix fois a la même caractéristique qu’un prêt à dix ans. Ceci
fonctionne parfaitement à condition que les volumes collectés ne changent pas44.

Les banques ont enfin pour fonction de créer de la monnaie. La création de monnaie est
indispensable à la croissance économique.

Les banques commerciales participent au processus de création monétaire sous l’égide de la


Banque centrale qui détient seule le droit de battre monnaie. Une banque crée de la monnaie dès
lors qu’elle accorde un crédit : ce crédit se traduit par une création de monnaie scripturale, par un
dépôt à vue pour son bénéficiaire qui peut mobiliser ces fonds. Selon une formule consacrée « les
crédits font les dépôts ». Cette monnaie est ensuite détruite lorsque le crédit est remboursé. La
Banque centrale approvisionne les banques en billets et organise la compensation des chèques que
les banques reçoivent de leurs clients.

La création monétaire qui est effectuée par les banques ne se fait évidemment pas sans
contrepartie. Elle n’est possible que parce que les émetteurs de monnaie ont acquis un certain
nombre d’actifs soit auprès des agents économiques nationaux, soit auprès des agents économiques
étrangers. Il s’agit principalement :

89
CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

b-1 Des créances à l’étranger : constituées de l’ensemble des devises détenues par les institutions
financières. L’acquisition de ces devises étrangères se traduit par la création de monnaie nationale.
b-2 Du crédit interne : celui-ci est constitué par l’ensemble des créances détenues par les
institutions financières sur l’Etat et l’économie

c. Les banques islamiques :


Depuis les années 1950, date de la 1ère expérience (au Pakistan) en matière de finance islamique,
suivie de l’expérience Egyptienne dans les années 1690, les banques islamiques se sont fortement
développées à partir des années 1990. Ainsi le montant des actifs détenus par ces banques est passé
d’environ 100 MD$ en 1996 à 400 MD$ en 2006 pour atteindre, après la crise financière de 2008,
qui a poussé les gents encore vers ces banques, les 1100 MD$ en 2012 (rapport HSBC 2010,
rapport Ernest et Young 2012).

Jusqu’à l’année 2013, les banques islamiques étaient présentes dans presque une trentaine de
pays dans le monde, avec aune croissance rapide dans les pays du Golfe (65 banques), en Malaisie
(17 banques) et au Royaume-Uni (5 banques). Ce développement s’explique par le fait que ces
banques ont su trouver un équilibre entre, d’une part, le développement des relations commerciales
avec leurs clients et, d’autre part la maitrise des risques et le partage des profits et des pertes (PPP)
qui minimise le risque de défaillance bancaire.

Concernant notre pays, la promulgation en 2020 du règlement n° 2020-02 du 15/03/2020


abrogeant le règlement n° 2018-02 du 04/11/2018 (Règlement n° 2018-02 ) a permis d’introduire et
de clarifier pour la première fois les règles juridiques qui organise l’exercice et le contrôle des
activités économiques de la banque islamique. Dans ce sens, si on se réfère à l’évolution des textes
législatifs encadrant en particulier l’organisation de la profession bancaire en Algérie ainsi qu’au
règlement n°.2020-02, on peut déduire que la banque islamique est considérée ou réputée comme
étant « une personne morale qui effectue à titre de profession habituelle les opérations
relevant de la finance islamique, c’est-à-dire, les opérations de banque ne donnent pas lieu à la
perception ou au versement d’intérêts. Ces opérations doivent répondre aux dispositions des
articles 66 à 69 de l’ordonnance n° 03-11 du 26 août 2003, modifiée et complétée, relative à la
monnaie et au crédit »(Règlement n ° 2020-02 ).

La finance islamique En Algérie a vu le jour dès le début de l’année 1991 avec la création de la
première banque islamique à capitaux mixtes, à savoir ; la Banque Al Baraka d’Algérie. Une
90
CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

banque créée dans le cadre d’un partenariat entre la Banque de l'Agriculture et du Développement
Rural d’Algérie (BADR) et le Groupe AGB. En 2008, Al Salam Bank Algéria est le second acteur
bancaire islamique agrée par la Banque d’Algérie45.

Après le règlement n° 2020-02, qui a permis de promouvoir le secteur de la banque islamique et


d’offrir aux banques publiques la possibilité de commercialiser des produits bancaires islamiques,
plusieurs banques ont ouvert des guichets spécialisés dans la finance islamiques comme la Banque
Nationale d’Algérie BNA, Crédit Populaire d’Algérie CPA….ect.

7- Les modes de financement de l’économie :


Le financement de l’activité économique se fait soit par des financements internes soit par des
financements externes.

a- Le financement interne :
Dans le financement interne les agents économiques et spécialement les entreprises financent
leurs investissements par leurs propres moyens financiers, d’ailleurs ce type de financement est
appelé l’autofinancement.

b- Le financement externe :
Les agents économiques ayant des besoins de financement peuvent attirer les capitaux détenus
par les agents économiques ayant des capacités de financement directement ou indirectement.

b-1 Le financement indirect :


Le financement indirect de l’économie implique qu’il est un agent économique qui face le lien
entre les divers agents. On parle alors d’intermédiation financière des institutions financières. Une
économie qui fonctionne essentiellement grâce au rôle d’intermédiation des banques est appelée
« économie d’endettement ».

b-2 Le financement direct:


Dans ce mode de financement les agents économiques s’adressent directement aux agents ayant
des capacités de financement. Les entreprises ou l’Etat vont donc passer par le biais des marchés
financiers en émettant des valeurs mobilières de placement qui seront acquises directement par les
agents économiques souhaitant faire fructifier leur épargne disponible. Une économie qui
fonctionne essentiellement grâce aux marchés financiers appelée « économie de marchés ».

91
CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

Figure 5-2: Modes de financement de l’économie

Financement de
l’économie

Financement interne Financement externe


(autofinancement)

Financement indirect Financement direct

Economie d’Endettement Economie de Marché

Source : réalisée par l’auteur

92
CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

Questions proposées sur le chapitre05 :

A-répondez par Vrai ou Faux :

1. La monnaie est un moyen de paiement universel, ça veut dire elle est utilisable partout dans

le monde.

2. L’utilisation des métaux (cuivre, argent, or, divers alliages) comme moyens de paiement

était essentiellement a cause de leurs propriétés (rareté, facilité de transport et de

transformation).

3. La valeur de la monnaie est en relation inverse avec la quantité de monnaie en circulation.

4. Une monnaie forte est une monnaie qui conserve sa valeur sur le moyen terme.

5. Le financement direct de l’économie se fait par l’intermédiation d’un agent qui fait le lien

entre les différents autres agents.

6. Une économie qui fonctionne essentiellement grâce au rôle d’intermédiation des banques est

appelée « économie d’endettement ».

B. QCM : une question peut avoir une au plusieurs réponses.

1- Les comptes courants postales (CCP) font partie de :


a) La masse monétaire M1
b) La masse monétaire M2
c) La masse monétaire M3
d) La masse monétaire M4

2- Ces organismes font partie du système financier:


a) Trésor publique
b) Banque islamique
c) Ministère des finances
d) Banque centrale

93
CHAPITRE V : MONNAIE ET FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

3- Dans le financement interne, les entreprises financent leurs investissements par :


a) Leurs propres moyens financiers
b) Crédits externes
c) Crédits internes
d) Epargne des ménages

94
Conclusion générale :

L’objet de ce polycopié d’économie est de permettre aux étudiants de se familiariser avec les
concepts, de comprendre la logique économique et de l’apprécier en tant que science susceptible
d’expliquer des phénomènes particuliers concernant les relations qu’entretiennent les individus dans
la manière de chercher à obtenir un équilibre dans une nature complexe caractérisée par la rareté,
alors que les besoins sont complexes aussi , nombreux et en perpétuel évolution.

La science économique n’est pas une chose isolée. Nous sommes tous impliqués dans la vie
économique : en tant que consommateurs, nous engendrons une demande, en tant qu’épargnants :
nous permettons la formation d’investissements.

Pour que nous puissions être consommateurs et épargnants nous devons disposer de revenus
qui à leur tour peuvent être reversés que s’il y a une activité productrice.

La science économique cherche à savoir et répondre à une problématique principale, qui est la
suivante :
Comment les ressources productives sont affectées à la production de biens et services qui
satisfont au mieux les besoins présents et futurs individuels et collectifs ?
Cette problématique résulte de deux constatations simples :
- Premièrement, les ressources productives sont rares.
- Deuxièmement, les besoins de l’homme sont nombreux.

Comme le tableau de bord d’un véhicule nous donne des indicateurs afin de bien contrôler ce
dernier, nous avons aussi des indicateurs clés de la performance économique Pour que l’Etat arrive
à savoir et contrôler la situation et la santé de l’économie, ces indicateurs sont : la croissance
économique, le taux de chômage, le taux d’inflation et la balance commerciale, d’ailleurs le carré
magique de Kaldor qui est une représentation graphique, établie au début des années 1960 par
l’économiste britannique Nicolas Kaldor, permettant de visualiser la situation économique à court
terme d’un pays en regard de quatre objectifs souhaitables : le plein emploi, la stabilité des prix, une
croissance économique soutenue et l’équilibre de la balance courante, ce carré est en fait un
indicateur de la santé économique d’un pays.

95
Comme était expliquée dans ce polycopié, La croissance économique indique l’évolution du
volume de production ou des quantités produites des différents biens et services finaux, dans une
économie, d’une année à une autre, elle est calculée a partir du PIB réel. L’évolution des prix est
mesurée par le taux d’inflation à partir souvent de l’indice des prix à la consommation IPC, ou
encore à partir du déflateur. Quant au plein emploi, il est mesuré par le taux de chômage, tandis que
la balance courante est un indicateur des échanges avec le monde extérieur (échanges réels et
monétaires).

A partir de ces quatre principaux indicateurs et autres, l’Etat intervient dans l’activité
économique et applique ses politiques économiques (politique budgétaire et politique monétaire)
pour régler et remédier des problèmes posés ou encore pour atteindre des objectifs tracés.

96
REPONSES DES QUESTIONS PROPOSEES SUR LES DIFFERENTS CHAPITRES

I- Réponses sur les questions proposées pour le 1er chapitre:


A -Réponses par Vrai ou Faux
1. Vrai
2. Faux
3. Vrai
4. Vrai
5. Faux

B – Réponses sur QCM :


1. a) et d)
2. b).
3. b).
4. d).

97
II- Réponses sur les questions proposées pour le 2ème chapitre:
A -Réponses par Vrai ou Faux
1. Faux
2. Vrai
3. Faux
4. Vrai
5. Faux
6. Faux
7. Vrai
8. Faux
9. Vrai

B – Réponses sur QCM :


1. d)
2. a)
3. c)
4. a) et d)
5. b) et d)
6. b) et d)
7. d)

98
C- Solution des exercices
Exercice01 :
Fonction
Agents économique Ressources Emplois
principale

Ménages Consommation des Salaires, Prestations Consommation, impôts et


biens et services sociales, crédits, Intérêts Cotisations sociales,
perçus sur les Epargne versement des
placements Intérêts des crédits

Entreprise Production des B et Vente des Biens et Salaires, Impôts et


Services marchands Services, crédits, cotisations, Epargne,
non financiers Exportations, Intérêts importations, versement
perçus sur les des Intérêts des crédits
placements

Institutions Production des Collecte des fonds des Prêt aux agents, Intérêts
financières Services financiers clients, Intérêts perçus versés sur les placements
(Services bancaires) sur les prêts

Etat Production des Impôts et Cotisations Production de services


(Administrations Services collectifs sociales des entreprises publics, Prestations
publiques) non marchands et des ménages Sociales
(gratuits)

Reste du monde plusieurs fonctions Importations des agents Exportations des agents
car cet agent résidents résidents
regroupe les agents
non résidents qui
échangent avec les
agents résidents

Solution de l’exercice 02 :
Comparaison du niveau de vie entre l’Algérie est le Maroc en 2015, en utilisant le PIB par tête
évalué en $ Américain :
EUVWXYZ[ abcdadee∗aef
PIB par tête Algérien en DA = = = 415837.1 ij
\]\^<_ !]` XYZ[ gd.d ∗ aef

yz{|}~. z
klm nop qêqr stuépvrw rw $ = = }|{•. }y$
z•|
99
Ou bien : on calcule le PIBN de 2015 en $ et on divise sur la population

16591.9 ∗ 10d
PIBN€eac en $ = = 153628703703,70$
108
z{}‚ƒ|~•}~•}, ~•
klm nop qêqr stuépvrw rw $ = = }|{•. }y$
}„„•••••
Donc en 2015 le PIB par tête Algérien (3850.3$) était supérieur (>) au PIB par tête Marocain
(2875.3$)

100
III- Réponses sur les questions proposées pour le 3ème chapitre:
A -Réponses par Vrai ou Faux
1- Vrai
2- Vrai
3- Faux
4- Faux
5- Faux
6- Vrai

B – Réponses sur QCM :


1- c)
2- a) et c)
3- a), c) et d)
4- c)

101
IV- Réponses sur les questions proposées pour le 4ème chapitre:
A -Réponses par Vrai ou Faux
1. Vrai
2. Vrai
3. Faux
4. Faux
5. Faux
6. Faux
7. Vrai
8. Faux.

B – Réponses sur QCM :


1- b) et d)
2- b)
3- b) et d)

C- Solution de l’exercice :
1-L’offre et la Quantité d’équilibre augmentent, prix d’équilibre baisse.
2-La demande baisse, par la suite le Prix et la Quantité d’équilibre baissent.
3- Le Prix d’équilibre diminue, la Quantité d’équilibre peut augmenter, peut descendre ou reste
stable.

102
V- Réponses sur les questions proposées pour le 5ème chapitre:
A -Réponses par Vrai ou Faux
1- Faux
2- Vrai
3- Vrai
4- Faux
5- Faux
6- Vrai

B – Réponses sur QCM :


1- a) ; b) ; c) ; et d).
2- b) et d)
3- a).

103
Traduction des mots économiques en Anglais et en Arabe:

Le mot en français Traduction en Anglais Traduction en Arabe

Analyse macroéconomique Macro Economic Analysis ‫دي ا‬ ‫ا‬


Analyse microéconomique Micro Economic Analysis ‫دي ا‬ ‫ا‬
Balance des paiements Balance Of Payments ‫ت‬ ‫! ان ا‬
Banque centrale Centralbank ‫" ي‬# ‫ ا‬$%& ‫ا‬
Banques commerciales Commercial Banks '(‫ ك ا * ر‬%& ‫ا‬
Banques islamiques Islamic Banks ' !,- ‫ ك‬%& ‫ا‬
Besoins Needs ‫ ت‬./ ‫ا‬
Bien normaux Normal Goods '1‫ د‬0 -
Biens complémentaires Complement Goods '!2!0-
Biens substituables Substitute Goods ' ‫& د‬3 0 -
Capital Capital ‫رأس ا ل‬
Chômage Unemployment ' 7& ‫ا‬
Compte courant Current Account ‫ ري‬. ‫ ب‬9:
Consommation Consumption ‫ك‬,;<-
Cout d’opportunité Opportunity Cost '=#> ‫ >' ا‬23
Demande agrégée Aggregate Demand ‫?ا‬7‫ا‬
Demande du travail Demand For Labour ' @A ‫ ا‬B ? 7 ‫ا‬
Demande effective Effective Demand ‫ ل‬A> ‫ ? ا‬7 ‫ا‬
Dépenses publiques Government Expenditure ' ! 2/ ‫ ت ا‬C>% ‫ا‬
Développement durable Sustainable Development '!‫ ا‬9 ‫@ ' ا‬% ‫ا‬
Développement
Economic Development ‫دي‬ ‫ر‬7 ‫ا‬
économique
Croissance
Economic Growth ‫دي‬ @% ‫ا‬
économique
Ecart déflationniste Deflationary Gap ' D @ E‫* ة ا‬
Ecart inflationniste Inflationary Gap ' @GH3 ‫* ة‬

104
Economie Economy ‫د‬ ‫ا‬
Elasticité Elasticity 'E‫و‬#!
Elasticité prix croisée de la
Cross Elasticity Of Demand ' AJ C ‫(' ا‬#A9 ‫ ? ا‬7 ‫' ا‬E‫و‬#!
demande
Elasticité prix de la
Price Elasticity Of Demand '(#A9 ‫ ? ا‬7 ‫' ا‬E‫و‬#!
demande
Elasticité revenu de la
Incom Elasticity Of Demand ' K ‫ ? ا‬7 ‫' ا‬E‫و‬#!
demande
Epargne Saving ‫ ر‬K‫د‬
Exportations Exports ‫درات‬ ‫ا‬
Facteurs de production Factors Of Production ‫ ج‬E !‫ا‬
Importations Imports ‫ا اردات‬
Impôts Taxes ?M‫ا‬#N ‫ا‬
Impôts directs Direct Taxes ‫ة‬#D & ‫? ا‬M‫ا‬#N ‫ا‬
Impôts indirects Indirect Taxes ‫ة‬#D & ‫ا‬O P ?M‫ا‬#N ‫ا‬
Inflation Inflation QGH ‫ا‬
Investissement Investment ‫@ ر‬RS-
Investissement étranger
Foreign Direct Investment #D & ‫ ا‬TU%.V‫@ ر‬RS-
direct
L’année de base Base Year ‫ س‬-V '%-
Loi de l’offre Law Of Supply ‫ض‬#A ‫ ن ا‬E
Loi de la demande Law Of Demand ?7‫ نا‬%
Main invisible Invisible Hand ' >G ‫ا‬ ‫ا‬
Marché Market ‫ ق‬9‫ا‬
Modèle économique Economic Model ‫دي‬ ‫@ ذج‬% ‫ا‬
Monopole Monopoly ‫ر‬2:
Motif de précaution Precautionary Motive ‫ ط‬: 0 ‫دا‬
Motif de spéculation Speculative Motive '[‫ ر‬N ‫ ا‬0 ‫دا‬
Motif de transactions Transactions Motive ‫ ا & د\ت‬0 ‫دا‬
Multiplicateur Multiplier ] N‫ا‬

105
Multiplicateur
Investment Multiplier ‫@ ر‬RS- ] N!
d’investissement
Multiplicateur des
Expenditure Multiplier ' ! 2/ ‫ ت ا‬C>% ‫ ] ا‬N!
dépenses
Obligations Bonds ‫ ات‬%9 ‫ا‬
Offre agrégée Aggregate Supply ‫ض ا‬#A ‫ا‬
Offre du travail Supply For Labour @A ‫ض ا‬#
Produit intérieur brut Gross Domestic Product ‫ م‬G ‫(ا‬ ‫ )ا‬K‫^ ا ا‬3 % ‫ا‬
Produit national brut Gross National Product ‫ م‬G ‫ ا‬TbJ ‫^ ا‬3 % ‫ا‬
PIB nominal Nominal GDP Tc- ‫ م‬G ‫ ا‬K‫^ ا ا‬3 % ‫ا‬
PIB réel Real GDP C CG ‫ م ا‬G ‫ ا‬K‫^ ا ا‬3 % ‫ا‬
Plein emploi Full Employment ‫ ا م‬deS ‫ا‬
PNB nominal Nominal Gnp Tc- ‫ م‬G ‫ ا‬TbJ ‫^ ا‬3 % ‫ا‬
PNB réel Real Gnp C C/ ‫ م ا‬G ‫ ا‬TbJ ‫^ ا‬3 % ‫ا‬
Politique budgétaire Fiscal Policy ' ‫' ا‬- 9 ‫ا‬
Politique budgétaire
Explanation Fiscal Policy ' A- ‫' ا‬ ‫' ا‬- 9 ‫ا‬
expansionniste
Politique budgétaire
Tighten Fiscal Policy 'D@ E ' ‫' ا‬- 9 ‫ا‬
restrictive
Politique monétaire Monetary Policy '1 C% ‫' ا‬- 9 ‫ا‬
Politique monétaire
Explanation Monetary Policy ' A- ‫' ا‬1 C% ‫' ا‬- 9 ‫ا‬
expansionniste
Politique monétaire
Tighten Monetary Policy ' D @ E '1 C% ‫' ا‬- 9 ‫ا‬
restrictive
Politiques économiques Economic Policies '1‫د‬ ‫ت‬- 9‫ا‬
Prix Price #A9 ‫ا‬
Prix d’équilibre Equilibrium Price ‫ا ازن‬#A-
Problématique
Economic Problem '1‫د‬ ' 2D
économique
Profits Profits ‫ر[ ح‬V
Propension marginale à Marginal Propensity To
‫ك‬,;<-, ‫ ي‬/ ‫ا‬ ‫ا‬
consommer Consume
Propension marginale à
Marginal Propensity To Save ‫ ر‬K‫د‬, ‫ ي‬/ ‫ا‬ ‫ا‬
épargner
Propension moyenne à Average Propensity To
‫ك‬,;<-, h- ‫ا‬ ‫ا‬
consommer Consume
106
Propension moyenne à
Average Propensity To Save ‫ ر‬K‫د‬, h- ‫ا‬ ‫ا‬
épargner
Rareté Scarcity ‫ رة‬% ‫ا‬
Revenu Income K ‫ا‬
Revenu d’équilibre Equilibrium Income i‫ ا از‬K ‫ا‬
Revenu disponible Disposable Income ‫ ا ح‬K ‫ا‬
Revenu national National Income TbJ ‫ ا‬K ‫ا‬
Salaires Wages ‫ ر‬.V
Taux d’inflation Inflation Rate QGH ‫ ل ا‬A!
Taux d’intérêt Interest Rate ‫ ة‬M > ‫ ل ا‬A!
Taux de chômage Unemployment Rate ' 7& ‫ ل ا‬A!
Théorie économique Economic Theory '1‫د‬ '(#j% ‫ا‬
Travail Labour @A ‫ا‬
Valeur ajoutée Value Added ' N ‫ @' ا‬C ‫ا‬

107
Ouvrages et Références

1
Jean longatte pascal vanhove, économie, dunod paris 4ème edition 2015.p1.
2
STEVEN A., DAVID SHAPIRO, Principles of Macroeconomics 2e, OpenStax, Texas 2011, p10.
3
Matouk BELATTAF, économie générale, l’office des publications universitaires, Alger, 2017 ;
p43.

4 Isabelle Géneau, Jean-François, principes de géographie économique, Bréal Paris, année non
citée, p24.

5
Dominique Chamblay, Marc Montoussé, Pierre-André Corpron, Sciences économiques et sociales,
Editions Bréal, Paris,2008, p123.

6
Dominique Chamblay et autres, op cité, p123.
7
Matouk BELATTAF, op cit, p45.
8 Frédérique Alexandre-Bailly, comportement humain et management, Pearson Education
France,2ème édition 2006, p150
9
STEVEN A, op cit, p10.
10 Pascal Salin, macroéconomie, presses universitaires de France; Paris 1991, p09.
11
STEVEN A, op cit, p14.
12 Mohamed Loucif, L'économie générale en tableaux, Ellipes Paris 2021, p18.
13 Mohamed Loucif, op cité ; p18.
14
Pascal Monier, Economie Générale, 2ème Edition Gualimo, Paris 2003, p100.
15
‫رة‬ ‫ا‬ 3 ‫ د‬$ %&‫ ا‬-% ، C ‫ د ا‬$ %&‫ا‬ 85 ‫ ا‬D ،*E = +1 ‫ إ ن‬، 3‫ ز‬A ‫ إ ن‬،‫ ور‬5 .‫أ‬
.9‫ص‬،2003 ‫ ر‬5C F‫ا‬
16
Peter Jochumzen, essentiel of macroéconomics, ventus biblishing 2010, p22.
17
Bertrand Blancheton, sciences économiques « maxi fiches », 3ème édition, dunod Paris, 2016.
Pp2.3
18
Peter Jochumzen, p22.
19
Harvey [Link], Avi [Link], Dimitri Sanga, introduction à la macroéconomie moderne, 2ème
édition, renouveau pédagogique INC QUEBEC 2000,p64.
20
Parkin Bade, introduction à la macroéconomie moderne, 2ème édition, renouveau pédagogique
INC QUEBEC 2000,p65.
21
Matouk BELATTAF, op cit; p64.
22
Pascal Monier, Economie Générale, 7ème Edition Gualimo, Paris 2013, p31.

108
23
Pascal Monier, op cit, p33.
24
[Link] Mankiw, German Belzil, Benoit Pépin, principes de Macroéconomie, mudolo, 2ème
edition, montréal, 2014,p100
25
Pascal Monier, op cit, p33.
26
Matouk BELATTAF, op cit, p140.
27
Pascal Monier ; op cit, p47.
28
[Link] Mankiw, et autres, op cit,p100.
29
Frédéric Poulon, économie générale, Dunod, Paris, 8ème édition 2015, p280.
30
Bertrand Blancheton, sciences économiques « maxi fiches », 3ème édition, dunod Paris, 2016. P8
31
Matouk BELATTAF, op cit, p162.
32
Belattaf, op cit, p195.
33
Mankiw et autres, op cit, p64.
34
Michel musolino, L’économie pour les nuls, édition et année non citées, p78.
35
Pascal Monier, op cit, p49.
36
،20094 ‫وا ز‬ 5 6‫ ھ‬5 ‫ دار ا‬،(‫ت‬ - ‫ ت وا‬85 ‫)ا‬ ‫ د ا‬$ %&‫ ا‬،‫ * ا ) ي‬+ ,-. ،‫وي‬/ 0 ‫وي ا‬/1 2 3
.34‫ ص‬،‫ ن‬1
37
[Link] Mankiw, et autres, op cit,p69.
38
Peter Jochumzen, op cit, p38.
39
Fredéric Poulon, économie générale, 8ème édition, dunod, paris2015, p152.
40
Bertrand Blancheton, opn cit, P34
41
Belattaf, op cit, p179
42
.209-208HE ،‫ رة‬3I J 5- ‫ ا‬،‫ ء‬5E ،4 ‫وا ز‬ 5 , G‫ ا‬، C ‫ د ا‬$ %&‫ ا‬D ،‫ ي‬5DG‫ ا‬.‫أ‬
43
Blancheton ; op cit p148.
44
Pascal Monier, op cit, p56.
45
Halim ARROUDJ, Les Banques Islamiques : Concepts et Fonctionnement, Revue Algérienne
d’Economie et gestion Vol. 16, N° 01 (2022) (307-327), p309. Téléchargé sur
[Link]

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