These Ramdani Kamel
These Ramdani Kamel
Devant le jury:
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Résumé
L’objectif principal de la présente étude est de comprendre la bio-écologie de deux
espèces nicheuses dans une subéraie à basse altitude (Parc National d’El-Kala, Nord-Est
algérien). 62 nids ont été étudiés durant deux saisons de reproduction (2016-2017).
Les résultats obtenus montrent que les nids construits dans des strates bien définies (strate
buissonnante pour la Fauvette mélanocéphale Sylvia melanocephale melanocephala et strate
arboré pour le Pinson des arbres Fringilla coelebs africana. La date de ponte moyenne de la
Fauvette mélanocéphale est précoce (11 avril) par rapport à celle du Pinson des arbres
(2 Mai), soit une période de ponte de 54 jours et 46 jours respectivement. La grandeur de
ponte moyenne est de 4,14 œufs par nichée pour la Fauvette mélanocéphale et 3,18 œufs par
nichée pour le Pinson des arbres. Les traits des œufs des deux espèces sont similaires à ceux
trouvés en Europe. Le succès moyen à l’éclosion et le succès moyen de la reproduction des
espèces étudiées sont relativement faibles par rapport aux populations européennes.
Les matériaux de construction des nids diffèrent d’un oiseau à un autre dans le même
habitat. L’étude des ectoparasites des nids ou la faune parasite des nids a montré que les nids
des espèces étudiées sont infestés essentiellement par les mouches (Protocalliphora sp. et
Ornithomya frinfillina) et par les poux (Menopon sp.). Chez les deux espèces l’abondance des
hémoparasites ou la charge parasitaire des hémoparasites est importante, avec une dominance
de Plasmodium et Haemoproteus.
Mots clés: PNEK, Nord-Est algérien, Sylvia melanocephala melanocephala,
Fringilla coelebs africana, Biologie de la reproduction, Ectoparasites des nids, Hémoparasites
des adultes, Charge parasitaire.
Contribution to the study of the biology of breeding birds in the Algerian North-Eeast
Abstract
The main objective of the present study is to understand the bio-ecology of two
species breeding in a low altitude suberaie (El-Kala National Park, North-East Algeria). 62
nests were studied during two breeding seasons (2016-2017). The results obtained show that
the nests were built in well-defined strata (bushy stratum for the Sardinian warbler
Sylvia melanocephale melanocephala and tree strtum for the Chaffinch
Fringilla coelebs africana. The average laying date of the Sardinian warbler is early
(11 April) compared to that of the Chaffinch (2 May), with an laying period of 54 days and
46 days respectively. The average clutch size is 4.14 eggs/nest for the Sardinian warbler and
3.18 eggs/nest for the Chaffinch. The eggs traits of two species are similar to those found in
Europe. The mean hatching success and average reproductive success of the species studied
are relatively low compared to European populations.
Nests building materials differ from one bird to another in the same habitat. The study
of the nests ectoparasites or the nests parasitic fauna has shown that the nests of the species
studied are infested mainly by the flies (Protocalliphora sp. and Ornithomya frinfillina) and
the lice (Menopon sp.). In two species the abundance of haemoparasites or the parasitic load
of haemoparasites is high, with a dominance of the Plasmodium and Haemoproteus.
Key words: EKPN, North-Eeastern Algeria, Sylvia melanocephala melanocephala,
Fringilla coelebs africana, Reproductive biology, Ectoparasites of nests, Hemoparasites of
adults, Parasitic load.
دراسة أولية لبيولوجيا الطيور المعششة في شمال شرق الجزائر
الملخص
الهدف األساسي من هذه الدراسة هو فهم بيولوجيا وبيئة نوعين معششتين في غابة من الفلين ذات ارتفاع
منخفض (الحظيرة الوطنية للقالة ،شمال شرق الجزائر) .تمت دراسة 62عش خالل موسمي التكاثر (2016ـ .)2017بينت
النتائج المتحصل عليها أن بناء األعشاش يتم في طبقات محددة (شجيرية بالنسبة لهازجة سردينيا الرأساء
Sylvia melanocephala melanocephalaوشجرية بالنسبة للحسون الظالم .Fringilla coelebs Africana
يعتبر متوسط تاريخ الوضع بالنسبة لهازجة سردينيا الرأساء مبكرا ( 11ليرفأ) مقارنة بالحسون الظالم
( 2يام) ،وتقدر فترة الوضع بـ 54يوم و 46يوم على الترتيب .متوسط حجم الوضع 4,14بيضة لكل حضنة بالنسبة
لهازجة سردينيا الرأساء و 3,18بيضة لكل حضنة بالنسبة للحسون الظالم .سمات البيض عند النوعين مشابهة لتلك
المتواجدة في أوروبا .متوسط نجاح الفقس ومتوسط نجاح التكاثر لألنواع المدروسة ضعيف نسبيا مقارنة رئاشعلاب األوربية.
مواد بناء األعشاش تختلف من طائر إلى آخر في نفس المسكن .دراسة التطفل الخارجي لألعشاش أو الحيوانات
المتطفلة على األعشاش بينت أن أعشاش األنواع المدروسة معرضة باألساس للذباب (Protocalliphora sp. et
)Ornithomya frinfillinaوالقمل ) .(Menopon sp.بالنسبة للنوعين فإن وفرة الطفيليات الدموية أو الحمولة الطفيلية
للطفيليات الدموية معتبرة ،مع سيادة لكل من Plasmodiumو.Haemoprote
الكلمات المفتاحية :الحظيرة الوطنية للقالة ،شمال شرق الجزائر،Sylvia melanocephala melanocephala ،
،Fringilla coelebs africanaبيولوجيا التكاثر ،التطفل الخارجي لألعشاش ،التطفل الدموي عند البالغين ،الحمولة
الطفيلية.
REMERCIEMENTS
1
INTRODUCTION
Les oiseaux forestiers insectivores optent généralement pour le mode territorial à cause
de la limitation de la disponibilité des ressources trophiques et de leur abondance saisonnière.
En effet, ces derniers sont contraints d’ajuster leur période de reproduction de manière à ce
que les jeunes soient dans le nid au moment ou la disponibilité alimentaire est à son comble
dans le milieu (Chabi, 1998).
Généralement les oiseaux sont de bons modèles biologiques pour comprendre le
comportement des populations animales et l’étude de leur répartition biogéographique. Les
espèces qui occupent une aire de répartition géographique importante sont soumises à des
conditions écologiques variées. Ainsi, pour survivre, les populations qui les constituent,
doivent s'adapter aux contraintes spécifiques propres à chaque habitat (Blondel, 1995;
Chabi, 1998; Tabib, 2017). Selon Doumanji et Doumanji-Mittiche (1994), les oiseaux sont
présents dans presque toutes les régions de la Terre, notamment la région du Paléarctique, qui
englobe entre autre l'Afrique du Nord. Cette région représente les limites sud des aires de
nidification de plusieurs espèces de passereaux (Heim de Balzac, 1926;
Heim de Balsac et Mayaud, 1962; Etchécopar et Hüe, 1964; Isenmann et Moali, 2000) et
offre encore, des conditions écologiques favorables malgré la dégradation actuelle.
En région méditerranéenne, le paysage est représenté par une mosaïque d’habitats. La
densité des forêts est moins importante que celle d’Europe centrale et du Nord. Ce qui a des
conséquences sur la structure forestière qui présente alors une complexité spatiale dans
l’organisation de la végétation (Arriero et Fargallo, 2006). Cette complexité influence la
structure de la communauté animale (Hunter, 1999). Les régions de l’Algérie du Nord dont le
caractère paléarctique ne fait aucun doute sont moins originales et par conséquent ont été
délaissées (Benyacoub, 1993). C’est grâce aux travaux de Heim de Balsac (1926, 1936), puis
de Heim de Balsac et Mayaud (1962), que le premier ouvrage synthétique de l’avifaune du
Nord-Ouest de l’Afrique. Par la suite, Etchécopare et Hüe (1964) ont réalisé un guide illustré
des oiseaux d’Afrique du Nord et Isenmann et Moali (2000) ont réalisés un autre guide
illustré les oiseaux d’Algérie, qui comprend 406 espèces observées pendant l’escale,
l’hivernage et la reproduction. Plusieurs passereaux qui nichent en Europe, hivernent en
Afrique du Nord. En Algérie ces espèces se répandent du Tell jusqu’aux Oasis méridionales
du Sahara algérien (Heim de Balsac et Mayaud, 1962; Etchécopare et Hüe, 1964;
Isenmann et Moali, 2000).
2
INTRODUCTION
Au niveau du Parc National d’El-Kala (Nord-Est algérien), les études sur les
passereaux forestiers sont peu nombreux. Elles n’ont concerné que les deux espèces des
Mésanges (la Mésange bleue Cyanistes caeruleus ultramarinus et la Mésange charbonnière
Parus major) (Chabi et al., 1995; Chabi et Isenmann, 1997; Chabi, 1998;
Chabi et al., 2001; Bouslama et al., 2001, 2002; Boulahbal et al., 2008;
Rouag-Ziane et Chabi, 2008; Djenidi et al., 2011; Brahmia et al., 2013),
la Pie Grièche à tête rousse Lanius senator (Brahmia et al., 2003), le Merle noir
Turdus merula mauritanicus (Bouslama et al., 2006; Khelfaoui et al., 2006) et
le Gobe-mouche de l’Atlas Ficedula speculigera (Boudeffa et al., 2014). Dans cette présente
étude, nous avons choisis d’étudier deux espèces de passereaux abondantes dans le Parc
National d’El-Kala (Benyacoub et Chabi, 2000) ; la population de la Fauvette mélanocéphale
Sylvia melanocephala melanocephala, qui appartienne à la famille des Sylviidae et
du Pinson des arbres Fringilla coelebs africana, qui appartient à la famille des Fringillidae.
Ce travail a pour objectif d’analyser les paramètres locaux de la nidification et de la survie des
deux populations d’oiseaux nicheurs à travers leurs phénologies de reproduction. Cette
dernière a fait l’objet de plusieurs travaux concernant sa distribution géographique, son
écologie, sa migration, sa reproduction et son comportement, principalment en Afrique du
Nord (Heim De Balsac, 1926; Heim de Balsac et Mayaud, 1962;
Benyacoub et chabi, 2000; Isenmann et Moali, 2000; Thévenot et al., 2003;
Isenmann et al., 2005) et en Europe (Cramp, 1992; Cramp et Perrins, 1994).
Les parasites sont un des facteurs biotiques qui déterminant la répartition des espèces
d’oiseaux. Ils profitent de leur hôte par la consommation de tissus du sang, le détournement
de ressources, les modifications du comportement, la transmission d’agent pathogènes
(Chaster, 1988; Atkinson et Van Riper, 1991; Loye et Moore, 1997). Deux grandes
catégories peuvent être distinguées selon leur taille: les microparasites (virus, bactéries,
protozoaires sanguins) et les macroparasites (helminthes et arthropodes) (Blondel, 1995;
Cassier et al., 1998; Bush et al., 2001). Les parasites présentent des aires de distribution qui
coïncident parfois avec celles de leurs vecteurs (Seguy, 1944; Greiner et al. 1975;
Whitman et Wilson, 1992; Young et al., 1993; Tella et al., 2000; Krasnov et al., 2004;
Kouidri, 2013) ou de leurs espèces hôtes (Price et Clancy, 1983; Shaw et al. 1998;
Peirce, 2005; Valkiunas 2005; Atkinson et al., 2008; Kouidri, 2013). Selon quelques
chercheurs, les parasites ont un impact sur les traits d’histoire de vie des espèces hôtes, sur
leurs croissances, sur leurs expositions aux prédateurs, sur les valeurs sélectives, sur les
3
INTRODUCTION
comportement et sur leurs distributions (Møller, 1990, 1994; Hamilton et al., 1982;
Blondel et al., 1987; Blondel, 1995; Martin et al., 2003; Baroca, 2005).
Le travail présenté est structuré en trois chapitres; le premier expose d’une part les
matériels et les méthodes utilisées, à savoir la région d’étude avec la situation géographique,
les caractères géomorphologiques et la climatologie et d’autre, des généralités sur les modèles
biologiques, leurs descriptions, leurs répartitions ainsi que les techniques utilisées sur le
terrain et au laboratoire sont énoncées. Le deuxième est consacré aux résultats obtenus. Il
expose les données obtenues sur la bio-écologie de la reproduction avec ses deux aspects
(phénologie et écologie de la reproduction) ainsi que les interactions parasites-hôtes
déterminées. Dans le troisième et le dernier chapitre, les résultats obtenus sont discutés par
rapport aux données antérieures disponibles (régionales et internationales). Enfin, une
conclusion générale des principaux résultats obtenus ainsi que des perspectives émises
clôturent cette thèse.
4
II. MATERIEL ET METHODES
MATERIEL ET METHODES
5
MATERIEL ET METHODES
mer Méditerranée
Cap de Fer
Cap de Garde
EL-KALA
ANNABA
ALGERIA
0 20 Km
TUNISIA
EL-KALA
lac
Oum Teboul
Mellah
Lac
Lac Tonga
Oubeira El -Aioun
El Frin
Lac
Mexa
Bougous TUNISIA
ALGERIA 0 4 Km
6
MATERIEL ET METHODES
D’une manière générale, nous distinguons du littoral, vers le Sud, trois grands
ensembles géomorphologiques:
- Le cordon dunaire littoral qui s’étant sur une longueur de 40 Km d’Ouest en l’Est et se
prolonge vers le Sud jusqu’au pied de Djebel Segleb. Il est formé essentiellement de sable du
quaternaire.
- Les plaines sub-littorales qui représente un relief plat ou ondulé avec des altitudes qui ne
dépasse pas 600 m et qui sont caractérisées par une multitude de cuvette et de dépressions
inter-collinaires occupées par des lacs et des étangs de toutes les tailles.
- Les montagnes telliennes qui sont caractérisées par l’élévation d’une partie du versant Nord
de la chaîne de montagnes de la Medjerda qui atteint une altitude moyenne de 1100 m et dont
culminant est le Djebel Ghorra avec 1202 m d’altitude.
Dans la région d’étude les ressources hydriques sont importantes et le réseau
hydrographique est complexe. Les trois lacs caractérisant cette région sont: le Lac El Mellah,
le Lac Oubeîra et le Lac Tonga, qui constituent à eux seuls une importante réserve hydrique.
Le réseau hydrographique est constitué également de quelques Oueds: Oued Bougous, Oued
Mellila qui se jettent dans l’Oued El-Kebir dans la partie Sud-Est du Parc, Oued Reguibet,
Oued Mellah, Oued El-Aroug, Oued Bou Merchen, Oued Bougous, Oued Dey et Oued Garâa
dans la partie Ouest du Parc (Benyacoub et al., 1998; Bakaria, 2002). Les sources sont
nombreuses et réparties à travers tout le Parc. Les plus importantes sont celles de Bouglès,
Bouredim et El-Bhaim au Sud-Est de la région (Brahmia, 2002).
II.1.2. Caractères climatiques
Le climat de la région d’étude est du type méditerranéen, avec alternance d’une saison
pluvieuse de l’automne jusqu’au printemps et d’une longue saison sèche et chaude, pendant
l’été (Benyacoub et al., 1998). Cette variabilité est le résultat de la combinaison de plusieurs
facteurs climatiques.
II.1.2.1. Température
La température est un facteur qui influencé par l’altitude, la latitude, l’éloignement à
la mer, l’exposition, l’orientation des reliefs, la réverbération au sol et la densité de la
couverture végétal (Daget, 1977; Chabi, 1998).
Les températures agissent principalement par le (M) qui représentant la moyenne des
températures maximales du mois le plus Chaud et le (m) qui représentant la moyenne des
températures minimales du mois le plus froid. Selon Kouidri (2013), Ces derniers sont très
importants, car ils donnent réellement les limites de résistance des êtres vivants. Elles
7
MATERIEL ET METHODES
25
20
15
(C°)
10
8
MATERIEL ET METHODES
120
100
80
60
40
20
9
MATERIEL ET METHODES
72
70
68
66
64
4
Vitesse moyenne mensuelle de vent
3.5
3
2.5
2
(m/s)
1.5
1
0.5
0
10
MATERIEL ET METHODES
11
MATERIEL ET METHODES
70 140
60 120
50 100
40 80
30 Période humide Période humide 60
20 Période sèche 40
10 20
0 0
Jan. Fév. Mar. Avr. Mai. Juin. Juil. Aou. Sep. Oct. Nov. Déc.
Température (C°) Précipitation (mm)
12
MATERIEL ET METHODES
El-Kala
13
MATERIEL ET METHODES
14
MATERIEL ET METHODES
même plumage, mais la tête est beaucoup moins sombre, les parties supérieurs sont brunes et
les parties inferieurs moins pures, teintées de roussâtres clair (Etchécopar et Hüe, 1964).
La Fauvette mélanocéphale est un oiseau forestier qui se reproduit accidentellement en
Italie, en Roumanie, en Bulgarie, en Bretagne, dans l’Ouest de l’Allemagne, au Danemark, en
Finlande, en Hongrie, en Australie et au Kuwait (Cramp, 1992) (Figure 8). La sous espèce
nicheuse en Algérie Sylvia melanocephala melanocephala (Race typiquement
méditerranéenne), se reproduit également dans l’Atlas Saharien (Heim De Balsac, 1926;
Etchécopar et Hüe, 1964; Isenmann et Moali, 2000; Thévenot et al., 2003;
Isenmann et al., 2005).
En Algérie, la Fauvette mélanocéphale est abondante dans toute la zone du littoral, sur
les collines couvertes de Cistes, de Lentisques et de Genêts épineux. Dans l’Atlas Tellien, sa
présence est rare et dans l’Atlas Saharien, elle est quasi absente (Heim De Balsac 1926;
Heim de Balsac et Mayaud, 1962). Au Maroc, elle est très répondue, sauf dans les zones
désertiques de l’Est et du Sud, et dans les hautes terres (Thévenot et al., 2003). Selon
Heim De Balsac et Heim De Balsac (1954) et Thévenot et al., (2003), elle se répond
beaucoup plus à l’Est du Maroc jusqu’aux les limites du Haut Plateau et dans le Maroc
Atlantique, mais peu répondue et locale plus au Sud dans l’Anti-Atlas occidental et dans le
Bas-Draa. Son aire de répartition s'étend au Sud jusqu'à Saquiat Al-Hamra (par exemple de
Layoune à Smara, et à Oued Ad-Dehb à Imlilik), mais la nidification n'y a pas été confirmée
depuis les années 1970 (Congost-Tor, 1976; Heim de Balsac et Mayaud, 1962;
Peris, 1981; Thévenot et al., 2003). Elle est répondue dans le Rif et dans le Plateau central
jusqu'à une altitude de 800 à 1000 m, mais rare entre 1000 et 1400 m
(Heim de Balsac et Mayaud, 1962; Thévenot et al., 2003). Répondue dans le Moyen Atlas
oriental (par exemple jusqu'à 1000 m dans le Jbel Tazekka), mais moins répondue sur les
pentes inférieures du Moyen Atlas occidental (par exemple à Sefrou, El-Hajeb et à l'Est de
Khénifra, et jusqu'à 1500 m à Dayet Aoua) (Heim de Balsac et Mayaud, 1962;
Thévenot, 1982;Thévenot et al., 2003). Elle est également fréquente jusqu'à 1500-1800 m
dans les contreforts du Haut Atlas occidental et central, à l'Est d'Azilal (Barreau et al., 1987;
Thévenot et al., 2003). En Algérie, elle niche dans les garrigues, les maquis du Tell, les
Aurès, mais elle n’atteint pas les Hauts-plateaux (Heim De Balsac, 1926;
Heim de Balsac et Mayaud, 1962; Benyacoub, 1993; Isenmann et Moali, 2000),
les oliveraies et les buissons au bord des cultures du Nord (Ile de la Galite incluse) et du
centre du pays jusqu'à Jerba vers le Sud, les oasis du Sud (en Tunisie)
15
MATERIEL ET METHODES
(Heim de Balsac et Mayaud, 1962; Isenmann et al., 2005 ), les buissons ou les arbres bas,
des Tamarix, des Limoniastrum et des Euphorbes cactoïdes (au Maroc)
(Heim de Balsac et Mayaud, 1962; Thévenot et al., 2003).
16
MATERIEL ET METHODES
Cramp, 1992; Isenmann et Moali, 2000; Thévenot et al., 2003; Isenmann et al., 2005), et
les couve seule durant 12 à 15 jours (Cramp, 1992). Après l’éclosion, les pulli sont
nourris pendant 12 à 13 jours environs par les deux parents (Cramp, 1992) par des
insectes, des larves, ainsi que d’autre petits invertébrés (Cramp et al., 1992; Jonson, 1992;
Perrins, 1993; Baker, 1997).
II.2.2. Pinson des arbres
La famille des Fringillidae compte trente-une (31) espèces dans le Paléarctique
occidental (Beaman et Madge, 1998). Ce sont des petits oiseaux granivore à bec court, fort,
et à vol généralement onduleux (Cramp et Perrins, 1994; Beaman et Madge, 1998). Parmi
ces espèces, nous nous sommes intéressés au Pinson des arbres Fringilla coelebs africana qui
niche en Afrique du Nord.
Le Pinson des arbres Fringilla coelebs africana (Passériformes, Frigillidae) est un
passereau, granivore en hiver et insectivore durant la saison de reproduction
(Cramp et Perrins, 1994). Il mesure 14,5 à 15 cm de long pour un poids de 19 à 24 g
(Etchécopar et Hüe, 1964; Beaman et Madge, 1998). Il est caractérisé par une nuque bleue,
des barres alaires blanches très visible, un croupion vert, une tache noire au front et, chez le
mâle, un dessous rouge brique (Etchécopar et Hüe, 1964; Cramp et Perrins, 1994;
Beaman et Madge, 1998). Les femelles sont brun olive dessus mais plus pâle dessous, tout
en conservant les barre blanches alaires (Etchécopar et Hüe, 1964). En général les juvéniles
ressemblent à la femelle (Cramp et Perrins, 1994; Beaman et Madge, 1998). Chez les
adultes, le dimorphisme sexuel est légèrement différent dans la taille, le mâle est légèrement
plus grand que la femelle (Cramp et Perrins, 1994).
Le Pinson des arbres est un passereau, dont l’aire de distribution occupe tout le
Paléarctique; c'est-à-dire l’Europe, l’Asie centrale et l’Afrique du Nord
(Cramp et Perrins, 1994) (Figure 9). Il existe différentes sous-espèces suivant la répartition
géographique. Les populations Européennes appartiennent à la forme nominale Fringilla
coelebs coelebs, de Madère Fringilla coelebs maderensis, d’Iles de la Gomera, de Tenerife et
de Gran Canaria aux Canaries Fringilla coelebs tintillon, d’Ile d’Hierro aux Canaries
Fringilla coelebs ombriosa et d’Ile de la Palma aux Canaries Fringilla coelebs palmae
(Etchécopar et Hüe, 1964; Cramp et Perrins, 1994). En Afrique du Nord, elle est
représentée par deux sous-espèces: Fringilla coelebs africana qui niche en Algérie et au
Maroc et à l’Ouest de la Tunisie, et Fringilla coelebs spodiogenys qui niche au Nord-Est de la
Tunisie (Heim de Balsac et Mayaud, 1962; Etchécopar et Hüe, 1964; Svensson, 2015).
17
MATERIEL ET METHODES
18
MATERIEL ET METHODES
chants de parade. Une fois la femelle attirée dans le territoire, la reproduction débute et le
couple commence à construire son nid en forme d’une demi-coupe constituée de lichens, de
mousses, et de fibres liées avec la soie d'Araignée. Le nid est tapissé par les tiges, des
radicelles, des cheveux, et des plumes. Il est construit sur la branche ou sur plusieurs
brindilles minces, à une hauteur de 1 à 6 m du sol, et la durée de la construction du nid est
d’environ 7 à 14 jours.
Après la construction du nid, la femelle commence à pondre les œufs au rythme d’un
œuf par jour (Cramp et Perrins, 1994). Le poids moyen de l’œuf est de 2,16 g pour une
dimension moyenne de 19,3 mm X 14,6 mm (Heim De Balsac, 1926;
Etchécopar et Hüe, 1964; Cramp et Perrins, 1994). La femelle pond 3 à 5 œufs et très
rarement 6 œufs (Heim De Balsac, 1926; Heim de Balsac et Mayaud, 1962;
Etchécopar et Hüe, 1964; Cramp et Perrins, 1994; Isenmann et Moali, 2000;
Thévenot et al., 2003; Isenmann et al., 2005) et les couve seule durant 10 à 16 jours
( Newton, 1964; Cramp et Perrins, 1994). Les pulli sont nourris pendant 14 jours environ
par les deux parents par différents invertébrés (Cramp et Perrins, 1994).
Le régime alimentaire pendant la période de reproduction est principalement
insectivore pour nourrir ses jeunes et granivore et autre matière végétale en hiver
(Cramp et Perrins, 1994).
II.3. Présentation des modèles parasites
II.3.1. Les ectoparasites
Les ectoparasites communs chez les oiseaux sont surtout:
- Les poux: Arthropodes, appartenant à l’ordre des Phtiraptères (Anaptérygotes; petite taille;
permanents), avec plus de 3500 espèces. Ils passent leur cycle biologique entier sur l’hôte,
leurs œufs sont collés aux plumes avec un ciment glandulaire et leur propagation dépend
fortement du contact direct entre les différents hôtes. Il existe deux types des poux: les poux
suceurs (Anoploures), se nourrissent essentiellement du sang de l’hôte et les poux broyeurs
(Mallophages), se nourrissent sur les débris d'épidermes et des
(Wall et Shearer, 2001; Hugon, 2015). Selon Wall et Shearer (2001), l’ordre des
Phtiraptères est subdivisé en quatre sous-ordres: Amblycera, Ischnocera, Anoplura et
Rhynchophthirina. Les deux premiers sont des ectoparasites des oiseaux et des mammifères,
et les deux derniers sont des ectoparasites des mammifères.
19
MATERIEL ET METHODES
- Les mites: Arthropodes, appartenant à la classe des Arachnides, de petite taille, avec 30000
espèces connues et parasite à tous les stades de leur développement. Leur propagation dépend
fortement du contact direct entre les adultes ou durant la période de reproduction entre les
adultes et les oisillons. Les mites se nourrissent des écailles de la peau ou des particules de
plumes (Hugon, 2015). Les mites sont des ectoparasites qui affect plusieurs classes des
invertébrés et toutes les classes des vertébrés, particulièrement les oiseaux et les mammifères
(Wall et Shearer, 2001). Il existe trois lignées principales: les Opiloacariformes, les
Parasitiformes et les Acariformes (Wall et Shearer, 2001).
- Les tiques: Arthropodes, appartenant à la classe des Arachnides, leurs taille est plus
importante que les mites, temporaires, avec 800 espèces. Elles passent une partie de leur cycle
au sol (éclosion, métamorphose et quête d'un hôte) et une autre partie (deux ou trois stades)
ancrées sur la peau des mammifères, des oiseaux ou des reptiles (Wall et Shearer, 2001).
Selon Wall et Shearer (2001), les tiques sont subdivisées en trois familles: Ixodidae ou tiques
dures, Argasidae ou tiques molles et Nuttalliellidae. Cette dernière famille, comporte une
seule espèce qui parasite les hirondelles en Afrique du Sud. Les deux premières familles sont
toutes hématophages.
- Les puces: Arthropodes, appartenant à l’ordre des Siphonaptères (Anaptérygotes; de petite
taille; temporaires), avec 2500 espèces connues, 15 à 16 familles et 239 genres. La plupart
sont des ectoparasites des mammifères, alors qu’environ 80 espèces parasites les oiseaux
(Wall et Shearer, 2001).
- Les diptères: Arthropodes, appartenant à la classe des insectes (Ptérygotes), avec 120000
espèces connues. Ils sont subdivisés en trois sous-ordres: Nematocera, Brachycera et
Cyclorrhapha. Les oiseaux sont parasités par plusieurs familles à savoir: Calliphoridae,
Ceratopogonidae, Culicidae, Simuliidae et Hippoboscidae, dont les espèces aspirent le sang
pathogènes (Wall et Shearer, 2001).
II.3.2. Les hémoparasites
Les parasites du sang chez les oiseaux ont été découverts par Danilewsky en 1884. Ils
touchent plus de 4000 espèces examinées (Atkinson et Van Riper, 1991; Kouidri, 2013).
Ces haemosporidae sont des protozoaires parasites à faible pathogénécité dans les populations
sauvages, mais, il a été démontré que ces hématozoaires peuvent avoir des implications
importantes sur la structure de la communauté d’oiseau (Van Riper et al., 1986;
Kouidri, 2013), sur la croissance, la maintenance et la reproduction des hôtes (Price, 1980;
Kouidri, 2013), aussi bien que les traits d'histoire de vie des oiseaux hôtes
20
MATERIEL ET METHODES
(Merino et al., 2000; Hõrak et al., 2001; Sanz et al., 2001a, b; Sol et al., 2003;
Marzal et al., 2005; Kouidri, 2013).
Les hémoparasites communs chez les oiseaux sont surtout les parasites intra-
érythrocytaires, comme les hémosporidés des genres Plasmodium, Haemoproteus, et
Leucocytozoon et les parasites inter-érythrocytaires, comme Plasmodium et Microfilaria
(Valkiũnas, 2005). On peut distinguer des familles et des genres de vecteurs en fonction des
parasites:
- Plasmodium: Genre d’un hémosporidie intra-érythrocytaire, de la famille des Plasmodiidae.
L’infection par ce parasite chez les oiseaux se caractérise par la présence de pigments dans le
parasite intra-érythrocytaire, par une schizogonie exo et endo-érythrocytaire et par une
gamétogonie endo-érythrocytaire (Raharimanga et al., 2002; Valkiũnas, 2005;
Adamou, 2011). Le sang périphérique contient à la fois des schizontes et des gamétocytes
contrairement aux genres Haemoproteus et Leucocytozoon qui ne présentent que des
gamétocytes (Raharimanga et al., 2002; Valkiũnas, 2005; Adamou, 2011). Il est transmit
par des diptères (Culicidae) essentiellement du genre Culex, Aedes, Anopheles et Mansonia
(Raharimanga et al., 2002; Barroca, 2005; Valkiũnas, 2005; Adamou, 2011).
- Haemoproteus: Genre d’un hémosporidie intra-érythrocytaire, de la famille des
Haemoproteidae. L’infection par ce parasite chez les oiseaux se caractérise par une
schizogonie uniquement dans les cellules endothéliales viscérales et par la présence de
gamétocytes dans le sang circulant (Raharimanga et al., 2002; Valkiũnas, 2005;
Adamou, 2011). Il est transmit par divers diptères de la famille des Hippoboscidae ou
Ceratopagaonidae (Raharimanga et al., 2002; Barroca, 2005; Valkiũnas, 2005;
Adamou, 2011).
- Leucocytozoon: Genre d’un hémosporidie intra-érythrocytaire, de la famille des
Leucocytozoidae. L’infection par ce parasite chez les oiseaux se caractérise par la présence de
gamétocytes non pigmentés de grande taille, dans les globules rouges ou les globules blanc,
ceci entraînant une déformation caractéristique (Raharimanga et al., 2002; Adamou, 2011).
La transmission se fait par des mouches noires (Simuliidae) du genre Simulium, un
Ceratopogonidae (Raharimanga et al., 2002; Barroca, 2005; Valkiũnas, 2005;
Adamou, 2011).
- Microfilaire: C’est un parasite inter-érythrocytaire, filiforme, de la superfamille des
Filarioidae. La transmission de se parasite se fait par un diptère hématophage de la famille des
Ceratopogonidae (Raharimanga et al., 2002; Adamou, 2011). L’affection par une filariose
21
MATERIEL ET METHODES
22
MATERIEL ET METHODES
Figure 10: Localisation des stations d’étude dans le Parc National d’El-Kala
(Google earth 2019).
II.4.2. Etude des paramètres de la reproduction
II.4.2.1. Biologie de la reproduction
- La date de ponte c’est l'intervalle qui sépare la ponte du premier œuf du couple le plus
précoce et la ponte du premier œuf du couple le plus tardif (Chabi, 1998). Pour toutes les
dates le premier mars correspond au jour 1;
- La période de ponte c’est la durée entre la ponte du premier œuf du couple le plus précoce et
la ponte du premier œuf du couple le plus tardif;
- La grandeur de ponte c’est le nombre d'œufs qu'une femelle peut pondre, en sachant qu’elle
pond un œuf par jour tôt le matin;
- Les mensurations des œufs de chaque couvée, en déterminant la masse moyenne de l'œuf à
partir de la pesée de la couvée entière, à l'aide d’une balance électronique (précision 0,1 g). La
longueur et la largeur ont été mesurées pour chaque œuf à l'aide d'un pied à coulisse
(précision 0,01 cm). Celles ci ont été réalisées durant les premiers jours d’incubation. Nous
avons calculé le volume des œufs en utilisant l’équation développée par Hoyt (1979):
EV = 0,51 x EL x EB2 (EV: volume, EL: longueur et EB: largeur de l’œuf);
- La durée d’incubation est le nombre de jour qu’une femelle passe à couver les œufs (entre le
commencement de l’incubation et l’éclosion de chaque œuf) (in Kouidri, 2013);
- Le succès moyen d’éclosion représente le nombre d’œufs éclos sur le nombre d’œufs
pondus;
23
MATERIEL ET METHODES
- Le succès moyen à l’envol correspond au nombre des poussins envolés sur le nombre
d’œufs éclos;
- Le succès moyen de la reproduction correspond au nombre des poussins envolés sur le
nombre d’œufs pondus.
II.4.2.2. Ecologie de la reproduction
II.[Link]. Recherche des nids
La recherche des nids dans les milieux étudiés est un travail difficile (Adamou, 2011;
Kouidri, 2013). Nous avons cherché systématiquement les nids dans la végétation (strate
arboricole pour la Fauvette mélanocéphale et strate arborée pour le Pinson des arbres) ou par
l’observation des couples nicheurs transportant des matériaux de construction
(Drachmann et al., 1997 et 2002; Macleod et al., 2004; Kouidri et al., 2012). Une bonne
proportion a été également trouvée de façon accidentelle, en marchant à proximité des nids,
provoquant l’envol des femelles en couvaison (Kouidri et al., 2012 et 2016). Une fois les
nids sont repérés, nous avons procédé à caractériser la végétation par le suivi de deux traits
importants à savoir (Kouidri, 2013):
- Supports de construction des nids, en notant:
• Nom de l’espèce végétale;
• Hauteur des nids par rapport au sol.
- Paramètres biométriques des nids, en notant:
• Diamètre interne et externe de la coupe;
• Hauteur et profondeur de la coupe;
• Epaisseur de la coupe, ainsi que sa masse.
II.5. Méthodologie d’étude des nids
II.5.1. Séparation des composantes et récolte des spécimens
Les nids ont été récupérés après l’envoles des poussins et les conservés dans des
sachets de congélation au laboratoire. La séparation des composantes des nids nécessite
plusieurs étapes: une extraction par tamisage (Tamis de 2 mm de diamètre) pour séparer les
éléments selon leurs calibres; une deuxième séparation des différentes parties trouvées: la
partie animale (laine, poils, plumes,…..etc), la partie végétale (feuilles, rameau, racine,
radicelles, épines,.....ect) et une autre partie sous forme de terre (boue); après la séparation des
composantes des nids, nous avons pesé le poids de chaque fraction (animal, végétal et terre)
pour connaître son importance par rapport au poids total du nid. Dans cette étape, nous avons
aussi isolés tous les individus d’insectes ou d’autres taxons qui occupe les nids des espèces
24
MATERIEL ET METHODES
étudiées et les conservés dans des tubes à essais secs ou des tubes Eppendorf contenant de
l’éthanol à 70° (Greiner et Ritchie, 1994; Adamou, 2011; Kouidri, 2013).
II.5.2. Identification des spécimens
L’identification de ces derniers a été réalisée sous la loupe binoculaire à différents
grossissements. Nous nous sommes basés sur les clés d’identification disponibles dans les
ouvrages spécialisés (Séguy, 1923, 1934 et 1944; Wall et Richard, 2001;
Wolfgang et Werner, 2009; Hugon, 2015).
II.6. Méthodologie d’étude des hémoparasites
II.6.1. Capture des adultes
Nous avons effectué des captures des espèces étudiées (Fauvette mélanocéphale et
Pinson des arbres) au cours et à la fin de la période de reproduction, à l’aide d’un filet
ornithologique placé dans notre site d’étude tôt le matin.
II.6.2. Prélèvement sanguin
Un prélèvement sanguin a été effectué sur les adultes à partir de la veine alaire ou de la
veine des pattes ou de la veine jugulaire à l’aide d’une aiguille stérile et récolté dans un
micro-capillaire pré-hapariné (Hoysak et Weatherhead, 1991; Campbell, 1994;
Adamou, 2011; Kouidri, 2013).
II.6.3. Préparation du Frottis sanguin
Les frottis sanguin ont été préparés directement juste après le prélèvement sanguin sur
le terrain. Pour réalisé un bon frottis sanguin mince, nous plaçons une goutte de sang sur une
lame porte-objet nettoyée avec l’alcool (1). Une deuxième lame porte-objet est appliquée à un
angle de 45° de manière à toucher la goutte de sang qui coule le long du bord (2). La
deuxième lame porte-objet est ensuite étalée le long de la première lame porte-objet, avec un
mouvement régulier, ni trop lent, ni trop rapide (3) et laisser sécher à l’air libre (4) (Figure 11)
(Valkiũnas, 2005; Adamou, 2011; Kouidri, 2013). Les lames préparées sont identifiées
(nom d’espèce et sexe) à l’aide d’un marqueur permanant ou d'un stylo graveur (diamant).
Au niveau de laboratoire, les frottis sanguins préparés sont colorés par la méthode
MGG (May-Grünwald et Giemsa). Elle est basée sur l’emploi successif de deux colorants
(May-Grünwald et Giemsa romanowsky): le May-Granwald fixe le frottis par son alcool
méthylique et colore surtout le cytoplasme des granulations hétérophiles, basophiles et
éosinophiles par son éosine et son bleu de méthylène; le Giemsa colore surtout les noyaux et
les granulations azurophiles par son azur de méthylène.
Les lames séchés sont placées horizontalement sur un support; puis trempés pendant 3
minutes dans le May Grunwald (bleu de méthylène éosine); suivi d’un rinçage des lames avec
l’eau distillée; cette coloration doit être suivi par le Giemsa dilué à 10 % pendant 20 min.
Puis rincer les lames avec l’eau distillée et sécher à l’air libre (Hawkey et Dennett, 1989;
Campbell, 1994; Valkiũnas, 2005; Adamou, 2011; Kouidri, 2013).
II.6.4. Evaluation quantitative des hémoparasites
L’examen des frottis sanguins est réalisé au microscope optique sous l’objectif x 40
pour observer les parasites d’une longueur supérieur à 10 µm (les microfilaires), puis avec
l’objectif x100 à immersion dans l'huile pour les protozoaires (Trypanosoma, Plasmodium,
Leucocytozoo et Haemoproteus) (Valkiũnas, 2005; Adamou, 2011; Kouidri, 2013). Le
temps moyen d’une observation totale varie entre quarante-cinq (45) minutes et soixante (60)
minutes par frottis.
II.6.5. Identification des hémoparasites
L’identification des hémoparasites s’est basée sur les clés de détermination de
(Valkiunas, 2005).
II.7. Indices d’analyse de la charge parasitaire
Pour quantifier les ectoparasites des nids et les hémoparasites des espèces capturés
dans la région d’étude. Nous avons calculé la prévalence et l’intensité parasitaire moyenne
pour chaque parasite les indices de la charge parasitaire (Margolis et al.,1982):
II.7.1. Prévalence
C’est le rapport en pourcentage du nombre des individus d’hôtes infestés (N) par une
espèce donnée de parasites sur le nombre d’individus examinées (H).
P (%) = N/H x 100
N: Nombre d’hôte parasité; H: Nombre d’hôte examiné.
26
MATERIEL ET METHODES
27
III. RESULTATS
RESULTATS
28
RESULTATS
29
RESULTATS
Grandeur de ponte
Espèce Année
n; Moyenne±Ecart-type (Min-Max)
2016 16; 4,19±0,98 (2-5)
2017 12; 4,08±1,00 (2-5)
Fauvette mélanocéphale
Moyenne 28; 4,14±0,97 (2-5)
One-way ANOVA F1,26=0,08; p=0,785; NS
2016 10; 3,00±1,05 (1-4)
2017 24; 3,25±0,85 (1-4)
Pinson des arbres
Moyenne 34; 3,18±0,90 (1-4)
One-way ANOVA F1,32=0,53; p=0,471; NS
30
RESULTATS
5
Grandeur de ponte
4 A
10 20 30 40 50 60 70
4
Grandeur de ponte
31
RESULTATS
Les œufs du Pinson des arbres ont une masse moyenne de 2,16±0,27 g, et varient entre
1,7 et 2,70 g. Il existe une différence hautement significative entre la masse moyenne des
œufs entre les deux saisons (F1,106=6,83; p=0,010; HS** ); elle est plus importante en 2016.
La longueur moyenne des œufs est de 19,74±1,06 mm. Elle varie entre 17,8 et 23 mm.
Il n’existe aucune différence significative entre la longueur moyenne des œufs au cours des
deux saisons (F1,106=1,00; p=0,319; NS). La larguer moyenne des œufs est de 14,76±0,51 mm.
Elle varie entre 13,79 et 16,35 mm. Il n’existe aucune différence significative entre la largeur
moyenne des œufs des deux saisons (F1,106=1,14; p=0,289; NS). Le volume moyen des œufs
est de 2,20±0,21 cm3. Il varie entre 1,74 et 2,85 cm3. Il n’existe pas de différence significative
entre le volume moyen des deux saisons (F1,106=1,78; p=0,185; NS) (Tableau 5).
32
RESULTATS
33
RESULTATS
34
RESULTATS
35
RESULTATS
36
RESULTATS
37
RESULTATS
38
RESULTATS
39
RESULTATS
Tableau 14: Support de construction et hauteur des nids chez la Fauvette mélanocéphale
Sylvia melanocephala melanocephala.
Végétation
Phillyrea angustifolia
Aubépine monogyne
Crataegus monogyna
Myrtus communis
Acacia dealbata
Clematis vitalba
Erica arborea
Hauteur des nids/Sol (m)
Bruyère
Mimosa
Myrthe
Filaire
Liane
Année n; Moyenne±Ecart-type
(Min-Max)
16; 02,03±01,11
2016 06 (37,50 %) 04 (25 %) 01 (06,30 %) 01 (06,30 %) 03 (18,80 %) 01 (06,30 %)
(0,5-04)
12 ; 01,89±0,98
2017 05 (41,70 %) 02 (16,70 %) 01 (08,30 %) 01 (08,30 %) 02 (16,70 %) 01 (08,30 %)
(0,5-04)
28; 01,97±01,04
Moyenne 11 (39,30 %) 06 (21,40 %) 02 (07,10 %) 02 (07,10 %) 05 (17,90 %) 02 (07,10 %)
(0,5-04)
F1,26=0,11;
One-Way ANOVA
p=0,745; NS
40
RESULTATS
Tableau 15: Support de construction et hauteur des nids chez le Pinson des arbres
Fringilla coelebs africana.
Végétation
Chêne liège Olivier Hauteur des nids/Sol (m)
Année
Quercus suber Olea europaea n; Moyenne±Ecart-type (Min-Max)
2016 09 (90 %) 01 (10 %) 10; 05,20±01,11 (03,5-07)
2017 14 (58,30 %) 10 (41,70 %) 24; 06,73±01,58 (04-09)
Moyenne 23 (67,60 %) 11 (32,40 %) 34; 06,28±01,60 (03,5-09)
One-Way ANOVA F1,32=7,70; p=0,009; HS**
41
RESULTATS
A B
Figure 15: Fréquences des différentes parties de construction des nids
chez la Fauvette mélanocééphale (A) et le Pinson des arbres (B).
III.1.3. Etude parasitaire
III.1.3.1. La faune des nids
III.[Link]. La faune non parasite
L’analyse de Vingt-un (21) nids des espèces étudiées (11 nids de
la Fauvette mélanocéphale et 10 nids du Pinson des arbres) montrent que la classe Insecta est
la plus importante. Elle est représentée par 89,12 %, avec six (06) ordres (Hemiptera 30,95 %,
Coleoptera 27,04 %, Lepidoptera 19,22 %, Thysanura 10,71 %, Blattodea 1,02 % et
Hymenoptera 0,17 %), suivi par la classe Arachnida qui représente 5,78 %, avec un seul (1)
ordre (Araneae 5,78 %) et la classe Malacostraca qui représente 5,10 %, avec un seul (1) ordre
(Isopoda 5,10 %) (Figure 16).
III.[Link]. La faune parasite
Les nids des espèces étudiées ont été soigneusement examinés. Vingt-un (21) nids ont
fait l’objet de cette étude. L’identification à montré la présence de cinq espèces
d’ectoparasites: les mites (Dermanyssus sp.), les mouches (Protocalliphora sp. et
Ornithomya fringillina), les poux (Menopon sp.) et les tiques (Ixodes sp.). Ils sont répartis en
deux (2) classes (Arachnida et Insecta), trois (3) ordres (Acarina, Diptera et Phthiraptera) et
cinq (5) familles (Dermanyssidae, Ixodidea, Calliphoridae, Hippoboscidae et Menoponidae)
(Tableau 16).
Le Pinson des arbres est parasité par la majorité des parasites qui sont motionnés dans
le tableau ci-dessous. La Fauvette mélanocéphale est parasitée par quatre espèces appartenant
à deux (2) classes, trois (3) ordres et quatre (4) familles (Tableau 16). La classe Insecta est la
plus représentée pour les deux espèces (Tableau 16).
42
RESULTATS
Figure 16: Structure de la faune non parasite des nids des espèces étudiées
par Classe (A) et par Ordre (B).
- La prévalence
Chez la Fauvette mélanocéphale, la prévalence des mouches (Protocalliphora sp. et
Ornithomya fringillina) est de 27,27 %, suivi par les poux (Menopon sp.) avec 18,18 % et les
mites (Dermanyssus sp.) avec une faible prévalence de 9,09 %. Les tiques sont totalement
absents (Figure 17). La prévalence totale est de l’ordre de 45,45 % (05 nids infectés).
Le Pinson des arbres présente un taux d’infestation de 60 % par les poux
(Menopon sp.), suivi par une prévalence de 50 % par les mouches (Protocalliphora sp. et
Ornithomya fringillina), 20 % par les mites (Dermanyssus sp.) et une faible prévalence par
43
RESULTATS
les tiques (Ixodes sp.) de 10 % (Figure 17). La prévalence totale est de l’ordre de 100 %
(10 nids infectés).
Tableau 16: Structure et richesse des ectoparasites des nids des espèces étudiées.
Classe Ordre Famille Espèce F P
Dermanyssidae Dermanyssus sp. + +
Arachnida Acarina
Ixodidae Ixodes sp. - +
Calliphoridae Protocalliphora sp. + +
Diptera
Insecta Hippoboscidae Ornithomya fringillina + +
Phthiraptera Menoponidae Menopon sp. + +
+: Présence; -: Absence; F: Fauvette mélanocéphale; P: Pinson des arbres.
Figure 17: Prévalence des différents ectoparasites des nids chez les espèces étudiées
par espèces (A) et par groupe (B).
44
RESULTATS
Figure 18: Intensité parasitaire moyenne des différents ectoparasites des nids
chez les espèces étudiées par espèces (A) et par groupe (B).
45
RESULTATS
III.1.3.2. Hémoparasites
Trente-neuf (39) lames ont été examinées (19 lames pour la Fauvette mélanocéphale et
20 lames pour le Pinson des arbres). Après la lecture, nous avons identifiés cinq genres de
hémoparasites à savoir Plasmodium (photos 1-4), Haemoproteus (photos 5-8), Leucocytozoon
(photos 9-10), Microfilaria (photo 11) et Trypanosoma (photo 12).
Macrogamétocyte
Macrogamétocyte
Microgamétocyte Microgamétocyte
46
RESULTATS
Macrogamétocyte
Macrogamétocyte
Microgamétocyte
Microgamétocyte
47
RESULTATS
Photo 9: Gamétocytes d’un Leucocytozoon sp. dans le sang du Pinson des arbres,
Barre d’échelle= 10 μm, (huile à immersion, Objectif x100).
Photo 10: Gamétocytes d’un Leucocytozoon sp. dans le sang de la Fauvette mélanocéphale,
Barre d’échelle= 10 μm, (huile à immersion, Objectif x100).
Planche 3: Gametocytes de Leucocytozoon chez les deux espèces étudiées.
(Photos personnelles).
48
RESULTATS
49
RESULTATS
III.1.3.2. 1. Prévalence
La prévalence du Plasmodium et de Haemoproteus chez la Fauvette mélanocéphale est
de 100 % (19 individus). Elle est suivie par le Leucocytozoon avec 89,47 % (17 individus), le
Trypanosoma avec 42,11 % (08 individus) et par la Microfilaria avec 31,58 % (06 individus)
(Figure 19), Soit un taux d’infestation total de 100 %.
Chez le Pinson des arbres la prévalence de Haemoproteus est de 100 % (20 individus).
Elle est suivie par le Plasmodium avec 95 % (19 individus), le Leucocutozoon avec 90 %
(18 individus), la Microfilaria avec 65 % (13 individus) et le Trypanosoma avec 45 %
(09 individus) (Figure 19), Soit un taux d’infestation total de 100 %.
50
RESULTATS
2
Dermanyssus sp
13,0 13,1 13,2 13,3 13,4 13,5 13,6 13,7 13,8 13,9 14,0
Durée d'incubation
51
RESULTATS
3
Menopon sp
13,0 13,1 13,2 13,3 13,4 13,5 13,6 13,7 13,8 13,9 14,0
Durée d'incubation
100
Protocalliphora sp
50
10 20 30 40 50 60
Date de ponte
52
RESULTATS
90
Protocalliphora sp 80
70
60
50
40
30
20
10
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Succès de reproduction
5
Haemoproteus
10 20 30 40 50 60 70
Date de ponte
53
RESULTATS
5
Plasmodium
10 20 30 40 50 60 70
Date de ponte
6
Haemoproteus
13,0 13,1 13,2 13,3 13,4 13,5 13,6 13,7 13,8 13,9 14,0
Durée d'incubation
54
RESULTATS
4
Leucocytozoone
-1
-2
-3
4
Plasmodium
-1
-2
-3
-4
55
RESULTATS
5
Leucocytozoone
4
-1
-2
5
Plasmodium
-1
-2
56
RESULTATS
5
Leucocytozoone
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Succès de la reproduction
7
Leucocytozoone
1 2 3 4
Grandeur de ponte
57
RESULTATS
4
Plasmodium
1 2 3 4
Grandeur de ponte
0,5
0,4
Trypanosoma
0,3
0,2
0,1
0,0
1 2 3 4
Grandeur de ponte
58
RESULTATS
0,8
0,7
Microfilaria
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0,0
12 13 14 15
Durée d'incubation
5
Haemoproteus
0 1 2 3 4
59
RESULTATS
7
Leucocytozoone
6
0 1 2 3 4
4
Plasmodium
0 1 2 3 4
60
RESULTATS
0,5
0,4
0,3
Trypanosoma
0,2
0,1
0,0
-0,1
-0,2
0 1 2 3 4
5
Haemoproteus
0 1 2 3 4
61
RESULTATS
- Plasmodium et le nombre des jeunes envolés (r=-0,549; p=0,012; S*) (Figure 41);
4
Plasmodium
0 1 2 3 4
5
Haemoproteus
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Succès de la reproduction
62
RESULTATS
4
Plasmodium
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Succès de la reproduction
63
RESULTATS
Tableau 18: Corrélations entre les ectoparasites des nids et les paramètres de reproduction des espèces étudiées.
DER IXO MEN ORN PRO
Espèce Variables n
r p r p r p r p r p
Date de ponte 28 0,117 0,731 / / -0,099 0,772 -0,425 0,193 -0,460 0,155
Grandeur de ponte 28 -,559 0,074 / / 0,324 0,331 -0,037 0,914 -0,149 0,662
Masse des œufs 116 -,019 0,956 / / 0,029 0,934 -0,399 0,225 0,4012 0,221
Fauvette Volumes des œufs 116 -,132 0,699 / / 0,197 0,562 -0,103 0,763 0,502 0,116
mélanocéphale Durée d’incubation 15 0,671 0,024* / / 0,630 0,038* -0,211 0,534 -0,149 0,662
Nombre d’œufs éclos 28 -,201 0,553 / / 0,300 0,370 -0,4934 0,123 -0,349 0,293
Nombre des jeunes envolés 28 -,196 0,563 / 0,331 0,320 -0,496 0,121 -0,351 0,290
Succès de la reproduction 28 0,297 0,376 / / 0,196 0,564 -0,563 0,072 -0,398 0,226
Date de ponte 34 -0,247 0,492 -0,047 0,898 -0,360 0,307 -0,024 0,947 0,752 0,012*
Grandeur de ponte 34 -0,115 0,752 0,306 0,390 -0,443 0,200 -0,056 0,877 0,311 0,382
Masse des œufs 108 0,348 0,324 0,290 0,416 -0,150 0,679 0,148 0,684 -0,435 0,209
Pinson Volumes des œufs 108 0,544 0,104 0,149 0,682 0,084 0,817 -0,268 0,455 0,008 0,983
des arbres Durée d’incubation 20 -0,167 0,645 -0,482 0,159 0,533 0,113 -0,119 0,743 -0,120 0,742
Nombre d’œufs éclos 34 -0,211 0,558 0,563 0,090 -0,275 0,442 -0,245 0,494 0,559 0,093
Nombre des jeunes envolés 34 -0,164 0,651 0,574 0,083 -0,242 0,502 -0,209 0,563 0,571 0,084
Succès de la reproduction 34 -0,129 0,722 0,462 0,178 -0,274 0,443 -0,198 0,585 0,694 0,026*
DER: Dermanyssus sp.; IXO: Ixodes sp.; MEN: Menopon sp.; ORN: Ornithomya fringillina; PRO: Protocalliphora sp.
64
RESULTATS
Tableau 19: Corrélations entre les hémoparasites et les paramètres de reproduction des espèces étudiées.
HP LZ MR PL TR
Espèce Variables n
r p r p r p r p r p
Date de ponte 28 0,571 0,011* 0,420 0,093 0,367 0,475 0,503 0,028* 0,291 0,485
Grandeur de ponte 28 -0,165 0,500 -0,001 0,998 0,324 0,531 -0,062 0,801 -0,696 0,055
Masse des œufs 116 -0,523 0,022 -0,489 0,047* 0,044 0,933 -0,526 0,021* 0,332 0,422
Fauvette Volumes des œufs 116 -0,639 0,003 -0,650 0,005** 0,031 0,954 -0,646 0,003** 0,135 0,751
mélanocéphale Durée d’incubation 15 0,520 0,047* -0,067 0,813 0,515 0,296 0,473 0,075 0,175 0,678
Nombre d’œufs éclos 28 -0,124 0,613 -0,369 0,145 0,700 0,122 -0,116 0,636 -0,369 0,368
Nombre des jeunes envolés 28 -0,186 0,445 -0,411 0,101 0,700 0,122 -0,182 0,457 -0,369 0,368
Succès de la reproduction 28 -0,272 0,261 -0,490 0,046* 0,738 0,094 -0,272 0,260 -0,198 0,638
Date de ponte 34 0,236 0,331 0,245 0,326 0,482 0,095 0,217 0,358 -0,631 0,068
Grandeur de ponte 34 -0,450 0,054 -0,541 0,021* 0,336 0,261 -0,455 0,044* -0,672 0,047*
Masse des œufs 108 -0,249 0,304 -0,200 0,425 -0,261 0,389 -0,227 0,337 0,457 0,216
Pinson Volumes des œufs 108 -0,447 0,055 -0,149 0,556 -0,227 0,456 -0,411 0,072 0,007 0,985
des arbres Durée d’incubation 20 -0,391 0,098 -0,106 0,676 -0,604 0,029* -0,383 0,095 0,600 0,088
Nombre d’œufs éclos 34 -0,678 0,001*** -0,515 0,029* 0,097 0,753 -0,706 0,001*** -0,701 0,035*
Nombre des jeunes envolés 34 -0,499 0,030* -0,365 0,137 0,260 0,391 -0,549 0,012* -0,568 0,110
Succès de la reproduction 34 -0,522 0,022* -0,350 0,154 0,184 0,548 -0,570 0,009** -0,599 0,089
HP: Haemoproteus; LZ: Leucocytozoon; MR: Microfilaria; PL: Plasmodium; TR: Trypanosoma
65
IV. DISCUSSION
DISCUSSION
66
DISCUSSION
nids. Le matériel végétal est dominant pour les deux espèces, suivi par la boue de terre pour
donner une certaine rigidité des nids et pour assurer un bon attachement entre les brindilles
(Cramp, 1992; Cramp et Perrins, 1994; Ramdani, 2007; Kouidri, 2013; Tabib, 2017).
Les caractéristiques des nids (Diamètre externe et interne, Hauteur et Profondeur de la
coupe) des deux espèces sont semblables à celles mentionnées en Europe (Cramp, 1992;
Cramp et Perrins, 1994) et au Nord-Est algérien (Parc National d’El-Kala)
(Ramdani, 2007).
IV.1.2. Biologie de la reproduction
Chronologiquement, la Fauvette mélanocéphale déclenche sa reproduction avant
le Pinson des arbres. La date de ponte de la Fauvette mélanocéphale est précoce (Mi-Mars)
par rapport à celle signalée dans le Nord-Ouest de l’Afrique, l’Afrique du Nord (Algérie,
Maroc et Tunisie) (Début d’Avril) (Heim de Balsac et Mayaud, 1962;
Etchécopar et Hüe, 1964; Isenmann et Moali, 2000; Thévenot et al., 2003;
Isenmann et al., 2005), en Grèce (Fin Avril) et en Sud-Ouest de l’Europe (Début Mai)
(Cramp, 1992). Elle est cependant tardive par rapport à celle citée en Malte (Mi-Février)
(Cramp, 1992) et similaire à celle mentionnée au Nord-Est algérien (Parc National d’El-
Kala) (Mi-Mars) (Ramdani, 2007). La date de ponte du Pinson des arbres est comparable
(deuxième décade du mois d’Avril) à celle signalée dans le Nord-Ouest d’Afrique, Nord de
l’Afrique, Nord-Est algérien (PNEK), Sahara central et du Sud algérien (Début d’Avril)
(Heim de Balsac, 1926; Heim de Balsac et Mayaud, 1962; Etchécopar et Hüe, 1964;
Isenmann et Moali, 2000; Thévenot et al., 2003; Isenmann et al., 2005; Ramdani, 2007),
en Grand-Bretagne, en Allemagne et en République Tchèque (Avril)
(Cramp et Perrins, 1994; Weidinger, 2001). Elle est précoce à celle citée en Russie
occidentale, en Allemagne et en Scandinavie (Mai) (Cramp et Perrins, 1994) et tardive à
celle mentionnée en Grand-Bretagne (Mi-Mars) (Cramp et Perrins, 1994). Généralement
chez les passereaux, les dates de ponte varient ou dépendent principalement de la qualité
d’habitat ou du type de végétation, de la disponibilité alimentaire, aux variations climatiques,
de la latitude et de l’altitude (Lack 1950 et 54; Heim de Balzac et Mayaud, 1962;
Etchécopar et Hüe, 1964; Dhondt et al., 1984; Blondel et al., 1987; Isenmann, 1987;
Perrins et Mc Cleery, 1989; Cramp, 1992; Cramp et Perrins, 1994; Chabi et al., 1995;
Chabi et Isenmann, 1997; Chabi, 1998; Adamou, 2011; Kouidri et al., 2015). Plusieurs
travaux expliquent aussi que les dates de ponte sont liées au stade phénologique des végétaux
et plus précisément l’éclatement des bourgeons (Von’ Haartman, 1969; Jones, 1972;
67
DISCUSSION
Van Balen, 1973; Slagsvold, 1976; Chabi et Isenmann, 1997; Chabi, 1998).
Ce phénomène, conditionne la disponibilité alimentaire durant la période de nourrissage des
jeunes, considérée comme un facteur ultime qui détermine la période de reproduction des
oiseaux des régions tempérées et méditerranéennes (Lack, 1966, 1968;
Greenwood et Hubart, 1979; Cramm, 1982; Dhondt et al., 1984; Blondel et al., 1987;
Clamens, 1988, 1990; Perrins et Mc Cleery, 1989; Zandt et al., 1990;
Chabi et Isenmann, 1997; Chabi, 1998). D’autres travaux ont montré que la date de ponte
peut être avancée par un apport supplémentaire de nourriture en début de la saison de
reproduction (Källander, 1974; Smith et al., 1980; Von Brömssen et Jansson, 1980;
Clamens et Isenmann, 1989; Chabi, 1998).
La grandeur de ponte de la Fauvette mélanocéphale est analogue à celle signalée au
Sahara central et du Sud algérien (Heim de Balsac, 1926), au Nord-Ouest d’Afrique
(Heim de Balsac et Mayaud, 1962), en Afrique du Nord (Etchécopar et Hüe, 1964),
en Malte (Cramp, 1992), en Algérie et en Tunisie (Isenmann et Moali, 2000;
Isenmann et al., 2005), au Maroc (Heim de Balsac, 1952; Littel, 1980;
Thévenot et al., 2003) et au Nord-Est algérien (Parc National d’El-Kala) (Ramdani, 2007).
Pour le Pinson des arbres, la grandeur de ponte enregistrée est similaire à celle signalée au
Nord-Ouest d’Afrique (Heim de Balsac et Mayaud, 1962; Cramp et Perrins, 1994) et au
Nord-Est algérien (Ramdani, 2007). Elle est relativement faible par rapport a celles des
populations européennes (Grand-Bretagne, Finlande, France, Tchécoslovaquie et Russie
occidentale) (Newton, 1964; Cramp et Perrins, 1994) et République Tchèque
(Weidinger, 2001). La grandeur de ponte diminue au cours de la saison, du fait qu’elle est
liée à la diminution de la disponibilité alimentaire durant la saison (Chabi, 1998;
Chabi et al., 2001; Ramdani, 2007; Adamou, 2011; Kouidri, 2013). La grandeur de ponte
est un paramètre ajusté au nombre de poussins que les parents peuvent élever (Lack, 1966;
Cramp, 1992; Cramp et Perrins, 1994). Pour cela, les oiseaux doivent adapter la grandeur
de ponte à la qualité de ressources alimentaire disponibles, soit en résistant
physiologiquement au manque de nourriture ou bien en réduisant leur grandeur de ponte
(Koskimies, 1948; O’connor, 1978; Cramp, 1992; Cramp et Perrins, 1994 ).
Les dimensions des œufs reflètent la qualité trophique du milieu durant la période de
ponte, et par conséquent permettrent d’obtenir des poussins de meilleure qualité
(Perrins, 1970; Martin, 1987; Chabi, 1998). Par ailleurs, les dimensions des œufs dépendent
des conditions alimentaires (Högstedt, 1981), et de l’état physiologique de la femelle durant
68
DISCUSSION
la ponte (Pikula, 1976; Wiggins, 1990). Ces facteurs conditionnent la masse des poussins
(Jarninen et väisänen, 1983; Ojanen, 1983) et par conséquent leur survie (Martin, 1987).
Les résultats obtenus de ces deux espèces montrent que les traits des œufs sont similaires à
ceux mentionnés dans plusieurs travaux: en Europe (Cramp, 1992;
Cramp et Perrins, 1994), au Sahara central et du Sud algérien (Heim de Balsac, 1926),
en Afrique du Nord (Etchécopar et Hüe, 1964) et au Nord-Est algérien (Parc National d’El-
Kala) (Ramdani, 2007).
Durant l’incubation plusieurs facteurs peuvent agir sur la taille de la nichée. Ces
facteurs sont soit d’ordre endogènes tel que la stérilité des œufs, ou exogènes représentés par
les aléas climatiques, la prédation, et / ou le vandalisme (Blondel et al., 1985;
Isenmann, 1987, 1997). Les résultats montrent que la durée d’incubation des œufs de deux
espèces est proche à celle notée pour les populations européennes (Newton, 1964;
Cramp, 1992; Cramp et Perrins, 1994) et au Nord-Est algérien (Ramdani, 2007).
Le succès à l’éclosion et le succès de la reproduction de la présente étude sont
relativement faibles pour les deux espèces étudiées par rapport aux résultats obtenus en
Europe (Cramp, 1992; Cramp et Perrins, 1994), Nord-Est algérien (Ramdani, 2007) et
Nord-Ouest algérien (Mestari et al., 2013). Ces paramètres sont liés à plusieurs facteurs, en
l'occurrence, l'infertilité des œufs, la désertion des nids au cours de la période de la
reproduction, les perturbations humaines fréquentes dans le site (vandalisme des nids), l’effet
des pluies et la prédation des nids et des adultes durant la période de leur nidification
(Couleuvre de Montpellier Malpolon monspessulanus, Lézard ocellé Timon pater,
Surmulot Rattus norvegicus, Mulot sylvestre Apodemus sylvaticus, Souris de Lataste
Mus spretus, Genette commune Genetta genetta, Fourmis camponotes
Camponotus cruentatus, Fourmis écussonnées Creamatogaster scutellaris)
(Boulahbal et al., 2008; Boulahbal, 2012).
IV.2. La faune non parasite des nids
Chez les oiseaux, les études sur la faune non parasite des nids sont très rares voir
exceptionnelles (Tryjanowski et al., 2001, Kouidri, 2013). Cette faune non parasite est très
diversifiée par les Arthropodes (Hicks, 1959; Riley, 2000; Kouidri, 2013) qui sont
généralement accidentels ou rares dans les nids (Gajdos et al., 1991; Ambros et al., 1992;
Kristofík et al., 1993, 1996; Neubig et Smallwood, 1999; Kouidri, 2013). Les études sur les
nids des oiseaux ont fait l’objet des plusieurs travaux, a savoir des inventaires des espèces
parasites (McAtee, 1927; Hicks, 1959; Iwasa et al., 1995; Wallace et Nicolaas, 1996;
69
DISCUSSION
Riley, 2000; Rouag-Ziane et Chabi, 2008; Adamou, 2011; Djenidi et al., 2011;
Kouidri, 2013; Boudeffa, 2015; Baziz-Neffah et al., 2015; Breistøl et al., 2015) ou des
descriptions taxonomiques (Grimaldi, 1997; Gilbert et Wheeler, 2007) et les matériaux
utilisés dans la construction des nids (Kouidri, 2013; Boudeffa, 2015; Tabib, 2017). Ils
n’ont concerné que quelques espèces tels que: la Mésange de Pologne Remiz pendulinus
(Kristofík et al., 1993 et 1995; Masán et Kristofík, 1995; Kristofík et Masán, 1996),
l’Hirondelle de rivage Riparia riparia (Masán et Kristofík, 1993; Kristofík et al., 1994),
le Guêpier d’Europe Merops apiaster (Kristofík et al., 1996), le Moineau domestique
Passer domesticus et le Moineau friquet Passer montanus (Wasylik, 1971;
Cyprich et al., 1997; Draber-Monko, 1997; Fena et Pinowski, 1997), l’Hirondelle bicolore
Tachycineta bicolor (Wallace et Nicolaas, 1996), le Goéland leucophée Larus michahellis,
le Chardonneret élégant Carduelis carduelis, le Merle noir Terdus merula, le Pigeon biset
Columba livia, le Rossignol philomèle Luscinia megarhynchos, la Perdrix choukar
Alectoris chukar, le Gobe-mouche gris Muscicapa striata, la Mésange bleue
Cyanistes caeruleus, le Pigeon ramier Columba palumbus, la rousserolle effarvatte
Acrocephalus scirpaceus, la Poule d’eau Gallinula chloropus et la Fuliguele nyroca
Aythya nyroca (Rouag-Ziane et Chabi, 2008; Adamou, 2011; Djenidi et al., 2011;
Baziz-Neffah et al., 2015; Tabib, 2017), l'Agrobate roux Cerchotrichas galactotes
(Adamou, 2011; Tabib, 2017), la Linotte mélodieuse Carduelis cannabina,
le Verdier d’Europe Carduelis chloris et le Roselin githagine Bucanetes githagineus
(Kouidri, 2013), la Cigogne blanche Ciconia ciconia (Mammeria, 2013), le Gobe-mouche
d’Atlas Ficedula speculigera (Boudeffa, 2015) et Gobe-mouche noir Ficedula hypoleuca
(Breistøl et al., 2015). Au Japon, plusieurs espèces sont trouvées dans les nids, à savoir les
Diptères, les Anthomyiidae, les Fanniidae, les Muscidae, les Calliphoridae, les Heleomyzidae,
les Sphaeroceridae, les Sepsidae et les Stratiomyidae (Iwasa et al., 1995). Au Canada,
Riley (2000) à cité 71 espèces, appartenant à 13 ordres, avec une forte abondance des mites,
des Siphonaptères, Coléoptères et des Diptères. En Algérie et dans l’Atlas saharien,
Kouidri (2013) à signalé 15 espèces appartenant à 08 ordres. Chez les oiseaux, l’analyse de la
structure de la communauté des Arthropodes des nids nécessite une grande prise en charge par
les chercheurs pour la compréhension des traits d’histoire de vie de cette communauté.
70
DISCUSSION
71
DISCUSSION
reproduction. Pour cela, il serait plus judicieux d’augmenter le nombre d’échantillons pour
mieux comprendre les différentes interactions.
Concernant l’étude des hémoparasites chez les adultes des deux espèces étudiées, les
résultats montrent que nos hôtes sont parasités par cinq genres (Plasmodium, Haemoproteus,
Leucocytozoon, Microfilaria et Trypanosoma). La prévalence des hémosporidies du genre
Plasmodium et Haemoproteus est plus élevée chez toutes les individus des deux espèces
étudies par rapport aux autres hémoparasites. Cette dernière est plus élevés par rapport à ceux
signalée par Adamou (2011) sur la Mésange bleue Cyanistes caeruleus ultramarinus,
le Merle noir Terdus merula et l’Agrobate roux Cerchotrichas galactotes dans les Aurès et les
Oasis septentrionales, Kouidri (2013) sur Linotte mélodieuse Carduelis cannabina,
Roselin githagine Bucanetes githagineus et Verdier d’Europe Carduelis chloris dans l’Atlas
saharien et par Tabib (2017) sur le Merle noir Terdus merula, l’Agrobate roux
Cerchotrichas galactotes et l’Hypolaïs pâle Hippolais pallida dans les Oasis de Biskra. Elle
similaire à celle signalée par Chiheb (2017) sur le Moineau Espagnol Passer Hispaniolensis
dans le Nord-Est algérien. Suivie par le Leucocytozoon, la Microfilaria et le Trypanosoma. Le
genre Trypanosoma est totalement absent chez les trois Fringillidae (Linotte mélodieuse
Carduelis cannabina, Roselin githagine Bucanetes githagineus et Verdier d’Europe
Carduelis chloris) (Kouidri, 2013) et chez le Merle noir Terdus merula, l’Agrobate roux
Cerchotrichas galactotes et l’Hypolaïs pâle Hippolais pallida (Tabib, 2017). Cependant, La
prévalence de chaque hémoparasite varie en fonction de l’aire de répartition géographique
des espèces hôte (Price et clancy, 1983; Tella et al., 1999; Adamou, 2011; Tabib, 2017;
Chiheb, 2017), de l’abondance des vecteurs (Séguy, 1944; Whiteman et al., 2006;
Archawaranon et al., 2005; Tabib, 2017) et de la sensibilité de l’espèce hôte (Lysenko et
Beljaev, 1969; Tabib, 2017).
72
V. CONCLUSION ET PERSPECTIVES
CONCLUSION
73
CONCLUSION
74
VI. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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90
Annexes
ANNEXES
Nid du Pinson des arbres avec Nid du Pinson des arbres avec
deux œufs un œuf et quatre oisillons
(Photo prise par RAMDANI K. 2017). (Photo prise par RAMDANI K. 2016).
91
ANNEXES
92
ANNEXES
Larve
Quelques spécimens
de la faune non parasitaire (Ordre: Coléoptères)
observés sous loupes binoculaires
à différents grossissement dans les nids
(Photos prises par RAMDANI K. 2016 et 2017).
93
ANNEXES
94
ANNEXES
Quelques spécimens
de la faune non parasitaire (Ordre: Araignées) observés sous
loupes binoculaires dans les nids
(Photos prises par RAMDANI K. 2016 et 2017).
95
ANNEXES
96
ANNEXES
97
ANNEXES
98
ARTICLE
Arxius de Miscel·lània Zoològica, 17 (2019): 109–121 Ramdani
ISSN: et al.
1698–0476
Breeding biology
of the chaffinch
Fringilla coelebs africana
in the El Kala National Park
(North East Algeria)
K. Ramdani, M. Kouidri, M. L. Ouakid, M. Houhamdi
K. Ramdani, K., Kouidri, M. , Ouakid, M. L., Houhamdi, M., 2019. Breeding biology of the
chaffinch Fringilla coelebs africana in the El Kala National Park (North East Algeria). Arxius
de Miscel·lània Zoològica, 17: 109–121, Doi: [Link]
Abstract
Breeding biology of the chaffinch Fringilla coelebs africana in the El Kala National Park (North
East Algeria). This work focused on monitoring the reproductive phenology of the Chaffinch
Fringilla coelebs africana for two successive seasons (2016 and 2017) in the mountains of
the El Kala National Park (North East Algeria). We searched for nests in the tree stratum
or by direct observation of breeding pairs carrying building materials from mid–March to
the end of June and found a total of 34 nests that were measured without affecting the
breeding process. The results show that nests were built at an average height of 6.3 m from
the ground. The laying period was 46 days (Early April to mid–May) and the average laying
date was May 2. The mean of clutch size is 3.2 eggs per brood. All the previous traits are
similar to those recorded in Europe. The mean hatching success rate was 43.1 % and the
average breeding success rate was 36.3 %. These two values are relatively low compared
to those found in European populations.
Key words: Fringilla coelebs africana, El Kala National Park, North–east Algeria, Reproduc-
tive phenology, Reproductive success
Resumen
Biología reproductiva del pinzón Fringilla coelebs africana en el Parque Nacional de El Kala
(Noreste de Argelia). Este trabajo se centró en el seguimiento de la fenología reproductiva
del pinzón Fringilla coelebs africana durante dos temporadas consecutivas (2016 y 2017) en
las montañas del Parque Nacional de El Kala (noreste de Argelia). Se buscaron nidos en el
estrato arbóreo o por observación directa de parejas reproductoras que llevaban materiales
de construcción desde mediados de marzo hasta finales de junio y se encontró un total
de 34 nidos que fueron medidos sin afectar al proceso de reproducción. Los resultados
muestran que los nidos se construyen a una altura media de 6,3 m del suelo. El período
de puesta es de 46 días (de principios de abril a mediados de mayo) y la fecha media de
puesta es el 2 de mayo. El tamaño medio de la puesta es de 3,2 huevos por nidada. Todos
los rasgos anteriores son similares a los registrados en Europa. La tasa media de éxito de
eclosión es del 43,1 % y la tasa media de éxito reproductor del 36,3 %. Estos dos valores
son relativamente bajos en comparación con los de las poblaciones europeas.
© [2019] Copyright belongs to the authors, who license the journal Arxius de Miscel·lània Zoològica to publish the
paper under a Creative Commons Attribution 4.0 License, which permits its distribution, and reproduction
in any medium, provided the original authors and source, the journal Arxius de Miscel·lània Zoològica, are cited.
109
Arxius de Miscel·lània Zoològica, 17 (2019): 109–121 Ramdani et al.
Palabras clave: Fringilla coelebs africana, Parque Nacional de El Kala, Noreste de Argelia,
Fenología de la reproducción, Éxito reproductivo
Resum
Biologia reproductiva del pinsà Fringilla coelebs africana al Parc Nacional d'El Kala (nord–
est d'Algèria). Aquest treball es va centrar en el seguiment de la fenologia reproductiva
del pinsà Fringilla coelebs africana durant dues temporades consecutives (2016 i 2017)
a les muntanyes del Parc Nacional d'El Kala (nord–est d'Algèria). Es van buscar nius a
l’estrat arbori o per observació directa de parelles reproductores que portaven materials
de construcció des de mitjan març fins a la fi de juny i es van trobar un total de 34 nius
que van ser mesurats sense afectar el procés de reproducció. Els resultats mostren que
els nius es construeixen a una altura mitjana de 6,3 m de terra. El període de posta és
de 46 dies (des del començament d’abril a mitjan maig) i la data mitjana de la posta és
el 2 de maig. La grandària mitjana de la posta és de 3,2 ous per niuada. Tots els trets
anteriors són similars als registrats a Europa. La taxa mitjana d’èxit d’eclosió és del 43,1 %
i la taxa mitjana d'èxit reproductor del 36,3 %. Aquests dos valors són relativament baixos
en comparació amb els de les poblacions europees.
Paraules clau: Fringilla coelebs africana, Parc Nacional d'El Kala, Nord–est d'Algèria, Fe-
nologia de la reproducció, Èxit reproductiu
Kamel Ramdani, Moussa Houhamdi, Biology, Water and Environment Laboratory (LBEE),
Department of Ecology and Environmental Engineering, Faculty SNV–STU, University 8 Mai
1945 Guelma, BP 401 24000 Guelma, Algeria.– Mohamed Kouidri, Desertification and Climate
Team, Mechanical Laboratory, Amar Telidji–Laghouat University, Algeria.– Mohamed Laïd
Ouakid, Department of Biology, Faculty of Science, BadjiMokhtar–Annaba University, Algeria.
Introduction
The family Fringillidae has 31 species in the Western Palearctic (Beaman and Madge, 1998).
They are small or relatively small granivorous birds with short, strong beaks and generally
undulating flight and sexual dimorphism (Cramp and Perrins, 1994; Beaman and Madge,
1998). Among these species is the chaffinch Fringilla coelebs africana, which nests in North
Africa. It is a passerine, granivorous in winter and insectivore during the breeding season
(Cramp and Perrins, 1994). The chaffinch breeds throughout the Palearctic (Cramp and
Perrins, 1994). It occupies a variety of habitats but prefers wooded areas (forests, parks,
hedges and gardens) (Newton, 1967; Cramp and Perrins, 1994; Macleod and al., 2014).
This species, like other Fringillidae, nests either in 'loose colonies' or solitary, but it is not
territorial (Newton, 1967).
The nesting area of the North African subspecies of chaffinch covers eastern Morocco to
the west of Tunisia (Etchecopar and Hüe, 1964; Svensson, 2015) and northeastern Libya
110
Arxius de Miscel·lània Zoològica, 17 (2019): 109–121 Ramdani et al.
(Svensson, 2015). According to Heim De Balsac (1926), this subspecies in Algeria is settled
from the sea to the forested areas of the Saharan Atlas.
This work aimed to characterize the breeding parameters of North African subspecies
of the Chaffinch Fringilla coelebs aricana. Specifically, we aimed to determine nest cha-
racteristics, laying date, clutch size, egg characteristics, incubation time, hatching success
and reproductive success in a Mediterranean coastal area of north–eastern Algeria. We
compared the values found in this locality with others reported for other areas within the
large geographic distribution of the species
Study site
The study was carried out in north–eastern Algeria, in a cork oak Quercus suber forest at
an altitude of 30 m, (36º 53' N; 08º 30' E) (fig. 1). The climate is Mediterranean with a hot
and dry season between May and November. It is humid and rainy the rest of the year.
Rainfall reaches 1000 mm per year (Benyacoub and Chabi, 2000).
The study site corresponds to three stations, two of which (Stations 1 and 2) are loca-
ted in the Brabtia area and the third is located in the cork oak forest, upstream from the
northern shore of Lake Oubeira. The most recent fires at the first two stations occurred
in 2000, while a fire at the site of the third station occurred in 2008. The study stations
have a mixed habitat, consisting of a monospecific tree stratum (fig. 2), composed mainly
of Quercus suber, with an average height of 7 m. The undergrowth is mainly composed of
Phillyrea augustifolia, Pistacia lentiscus, Mirtus communis, Rubus ulmifolius, Calycotome
villosa, Crataegus monogyna and Erica arborea, with a height between 0.5 m and 2 m.
111
Arxius de Miscel·lània Zoològica, 17 (2019): 109–121 Ramdani et al.
The herbaceous stratum is relatively rare because of the density of the undergrowth. It is
composed of Asphodelus microcarpus, Chamaerops humilis and Urginea maritima.
Methodology
Sampling consisted of a systematic search for nests in vegetation (tree stratum) and by
observing breeding pairs carrying building materials (Drachmann et al., 1997, 2002; Kouidri
et al., 2012; Macleod et al., 2014). A good proportion were also found accidentally, while
team members were walking near nests, causing the females to fly off (Kouidri et al., 2012,
2016; Bensouilah et al., 2014, 2016; Brahmia et al., 2015; Kafi et al., 2015; Zeraoula et al.,
2015). Once the nests were identified, we monitored and recorded breeding parameters
such as laying date, clutch size, incubation time, hatching, flight, and breeding success. The
biometric parameters of the nests (height above the ground, internal and external diameter,
height and depth of the cutting and its weight) were measured just after the young fledged.
Egg measurements were also taken, namely the length and width of the eggs, measured
using the caliper with an accuracy of 0.01 mm and the egg mass, using an electronic
scale with an accuracy of 0.1 g. The egg volume was calculated according to the formula
developed by Hoyt (1979):
V = 0.51 * L * B2
Nesting monitoring parameters were recorded twice a week to avoid disturbance to breeding
pairs. Statistical analysis (descriptive statistics; one–way analysis of variance) to compare
the different parameters between two breeding seasons and the correlation coefficient to
analyze the links between the different parameters) was carried out using Statistix software,
version 8.
112
Arxius de Miscel·lània Zoològica, 17 (2019): 109–121 Ramdani et al.
Table 1. Construction support and nest height of the chaffinch Fringilla coelebs
africana in El Kala National Park.
Tabla 1. Construcción del soporte y altura del nido del pinzón arbóreo Fringilla
coelebs africana en el Parque Nacional El Kala.
Results
Nest characteristics
Thirty–four nests were identified during the two study seasons. The nests were mainly
installed on two plant species: 67.6 % of the nests on Quercus suber and 32.4 % on Olea
europaea. They were built at an average height of 6.28 m above the ground, between 3.5
and 9 m (table 1). The difference in average nest height between the two seasons was
significant (F1.32= 7.70; p = 0.009; HS**) (table 1). The nests were installed higher in the
second season (2017).
The average external and internal diameters of the nests were 8.87 cm and 6.01 cm re-
spectively. The average height and depth of the cups was 5.94 cm and 5.52 cm respectively.
The average thickness of the cup was 1.86 cm and its average mass was 14.70 g (table 2).
For nest building, the chaffinch used lichens, predominantly Xautharia parietina. Fresh
mosses such as Funaria hygrometica, and strands, hairs and feathers were also used (fig. 3).
Table 2. Characteristics of the nests of Fringilla coelebs africana in El Kala National Park.
Tabla 2. Características de los nidos del pinzón arbóreo Fringilla coelebs africana
en el Parque Nacional El Kala.
113
Arxius de Miscel·lània Zoològica, 17 (2019): 109–121 Ramdani et al.
Fig. 3. A, chaffinch nest and egg; B, chaffinch chicks. (Original picture, K. Ramdani).
Fig. 3. A, nido y huevos del pinzón arbóreo; b, pollos del pinzón arbóreo. (Foto ori-
ginal, K. Ramdani).
The laying period lasted 7 weeks: from the second week of April (12 April) to the end of
May (27 May), a laying period of 46 days, with a high frequency during the first 4 weeks
of breeding (12 April–09 May; fig. 4). The average laying date was May 2 (31.52 ± 11.39).
There were no significant differences between the two years regarding the average laying
dates (F1.32 = 0.81; p = 0.375; NS).
12
Frequency
0
12 19 26 33 40 47 54 61
Laying date (1 = 1 April)
Fig. 4. Egg laying chronology of the chaffinch (2016–2017) in El Kala National Park.
114
Arxius de Miscel·lània Zoològica, 17 (2019): 109–121 Ramdani et al.
15
Frequency
10
0
1 2 3 4
Laying size
Fig. 5. Tamaño de la puesta del pinzón arbóreo (2016–2017) en el Parque Nacional El Kala.
Clutch size
The average clutch size was 3.18 ± 0.90 eggs per brood. No significant differences were
observed in the average egg laying size between the two seasons (F1.32 = 0.53; p = 0.471;
NS). The most frequent spawnings were those of 3 and 4 eggs per nest, representing
44.1 % (15 nests) and 41.2 % (14 nests) respectively (fig. 5).
We did not record a significant relationship between egg laying date and egg laying
size (r = –0.148; p = 0.402; NS), and the number of eggs laid did not decrease during the
breeding season.
Egg characteristics
The average egg mass was 2.16 ± 0.27 g, varying between 1.7 and 2.70 g. There was
significant difference between the average egg mass in the two seasons (F1.106 = 6.83;
p = 0.010), this being higher in 2016. The average length of the eggs was 19.74 ± 1.06 mm,
varying between 17.8 and 23 mm. There was no significant difference between the average
egg length between the two seasons (F1.106 = 1; p = 0.319; NS). The average egg width was
14.76 ± 0.51 mm, ranging between 13.79 and 16.35 mm. There as no significant difference
between the average egg width between the two seasons (F1.106 = 1.14; p = 0.289; NS). The
average volume of eggs was 2.20 ± 0.21 cm3, ranging between 1.74 and 2.85 cm3. The
average egg volume showed no significant difference between the two seasons (F1.106 = 1.78;
p = 0.185; NS) (table 3).
Incubation time
The average incubation period was 13.65 ± 0.81 days, ranging between 12 and 15 days.
The two seasons showed no significant difference regarding the average incubation time
(F1.18 = 1.25; p = 0.278; NS) (table 4).
Date of hatching
The average hatching date was May 11 (41.25 ± 12.05), ranging from April 21 to June
09. There was no significant difference between the two seasons regarding the average
hatching date (F1.18 = 1.34; p = 0.263; NS) (table 5).
115
Arxius de Miscel·lània Zoològica, 17 (2019): 109–121 Ramdani et al.
Table 3. Traits of the chaffinch eggs (n; mean ± SD (min–max)) in El Kala National Park.
Tabla 3. Características de los huevos (n; media ± DE (min–max)) del pinzón arbóreo
en el Parque Nacional El Kala.
Egg characteristics
Year Weight (g) Length (mm) Width (mm) Volume (cm3)
2016 30; 2.27 ± 0.29 30; 19.90 ± 1.11 30; 14.85 ± 0.58 30; 2.24 ± 0.24
(1.8–2.7) (18.07–21.83) (14.02–16.35) (1.85–2.85)
2017 78; 2.12 ± 0.25 78; 19.67 ± 1.05 78; 14.73 ± 0.48 78; 2.18 ± 0.20
(1.7–2.7) (17.8–23) (13.79–16.35) (1.74–2.85)
Mean 108; 2.16 ± 0.27 108; 19.74 ± 1.06 108; 14.76 ± 0.51 108; 2.20 ± 0.21
(1.7–2.7) (17.8–23) (13.79–16.35) (1.74–2.85)
One–way F1.106= 6.83; F1.106= 1; F1.106= 1,14; F1.106= 1,78;
ANOVA p = 0.010 p = 0.319; NS p = 0,289; NS p = 0.185; NS
Table 4. Variation in incubation time (n; mean ± SD (min–max)) between the two
seasons in El Kala National Park.
Tabla 4. Variación del tiempo de incubación (n; media ± DE (min–max)) entre los
dos periodos de estudio en el Parque Nacional El Kala.
Table 5. Variation in the hatching date (n; mean ± SD (min–max)) between the two
seasons in El Kala National Park.
Tabla 5. Variación de la fecha de eclosión (n; media ± DE (min–max)) entre los dos
periodos de estudio en el Parque Nacional El Kala.
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Arxius de Miscel·lània Zoològica, 17 (2019): 109–121 Ramdani et al.
Success at hatching
The average hatching success was 43.06 ± 42.20 %, ranging between 0 and 100 %. There
was no significant difference between the two seasons regarding the average hatching
success (F1.32 = 1.58; p = 0.218; NS) (table 6).
Young in flight
The average number of young at flight was 1.29 ± 1.59 per clutch, ranging between 0 and
4 per clutch. There was no significant difference between the average number of young in
the two seasons (F1.32 = 0.87; p = 0.358; NS) (table 7).
Reproductive success
The average reproductive success rate was 36.27 ± 44.42 %, ranging from 0 to 100 %. There
was no significant difference between the two seasons regarding the average reproductive
success (F1.32 = 0.78; p = 0.384; NS) (table 8).
Table 7. Variation in the number of young at flight per brood (n; mean ± SD (min–
max)) between the two seasons in El Kala National Park.
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Arxius de Miscel·lània Zoològica, 17 (2019): 109–121 Ramdani et al.
Table 8. ariation in the number of young at flight per brood (n; mean ± SD (min–
max)) between the two seasons in El Kala National Park.
Tabla 8. Éxito de la reproducción (n; media ± DE (min–max)) entre los dos periodos
de estudio en el Parque Nacional El Kala.
Discussion
The subspecies of chaffinch Fringilla coelebs africana builds its nest on branches or several
thin twigs (Heim De Balsac, 1926; Etchecopar and Hüe, 1964; Cramp and Perrins, 1994;
Ramdani, 2007) in diverse habitats: particularly trees (both conifers and deciduous, and
even palm trees), hedges (Macleod et al., 2014), and olive shrubs (Mestari et al., 2013). We
observed that the nests were mainly built on two plant species: cork oak and olive trees.
We found that the nest building material in our region was generally similar to that de-
scribed for Europe (Cramp and Perrins, 1994) and Algeria (Ramdani, 2007).
The nest height recorded in our study was comparable to those mentioned in several
previous studies: in Spain (Canary Islands) (5.1 m) (Cramp and Perrins, 1994) and north-
eastern Algeria (El Kala National Park) (5.83 m) (Ramdani, 2007), and is relatively high
compared to those reported by (Cramp and Perrins, 1994) in the southwest of Germany
(4.4 m) and east of Germany (1.8 m–2.5 m) and Poland (3.9 m).
The characteristics of the nests (external and internal diameter, height and depth of the
cup) in our study were similar to those cited in Poland (Cramp and Perrins, 1994) and in
north–east Algeria (El Kala National Park) (Ramdani, 2007) (table 9).
The laying date of the North African subspecies was comparable to that reported in
European regions (subspecies: Fringilla coelebs coelebs) (Cramp and Perrins, 1994),
but the laying period was relatively shorter than that reported for Great Britain (late April
to mid–June and mid–March to mid–July; with regional variation), Western Russia (early
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Arxius de Miscel·lània Zoològica, 17 (2019): 109–121 Ramdani et al.
Tabla 10. Medidas (n; media) de los huevos del pinzón arbóreo.
May to early July and late May to early July), Germany (early April to mid–July) (Cramp
and Perrins, 1994), and the Czech Republic (early April to early July) (Weidinger, 2001)
and similar to that reported in Northeast Algeria (early April to mid–May) (Ramdani, 2007).
This variation is related to factors such as latitude, altitude and habitat type (Zang, 1982;
Berndt et al., 1983; Chabi et al., 1995; Chabi and Isenmann, 1997; Brahmia et al., 2013;
Kouidri et al., 2015). Populations living in northern latitudes breed later than those living
in the southern regions.
The recorded clutch size of the North African subspecies is similar to that of populations
(North African subspecies) in Northwest Africa (3.9 eggs/clutch) (Cramp and Perrins, 1994)
and North East Algeria (3.22 eggs/clutch) (Ramdani, 2007) and relatively small compared
to European populations (subspecies: Fringilla coelebs coelebs): Britain (4.3 eggs/clutch);
Finland (4.7 eggs/clutch); France (4 to 5 eggs/clutch); Czechoslovakia and Western Russia
(4.64 eggs/clutch) (Newton, 1964; Cramp and Perrins, 1994) and Czech Republic (4.77; 4.34
and 4.80 eggs/clutch) (Weidinger, 2001). The latter can lay up to 7 eggs/clutch (Newton,
1964). This variation is linked to several factors, particularly the quality of the habitat or
territory, the availability of trophic resources, and the general quality of the female (physi-
ology, experience, etc.) (Lack, 1954; Newton, 1964; Lambrechts et al., 1997; Chabi, 1998;
Christians, 2002).
The characteristics of eggs are comparable to those mentioned in many studies in Europe
(Cramp and Perrins, 1994) and North Africa (Heim De Balsac, 1926; Etchecopar and Hüe,
1964; Ramdani, 2007) (table 10).
The incubation period of eggs for the North African subspecies is similar to that of Eu-
ropean populations (subspecies: Fringilla coelebs coelebs). It varies from 9 to 16 days with
an average of 12.6 days (Newton, 1964).
The number of eggs hatched in our study area is significantly lower than that observed by
Mestari et al. (2013) in an olive grove in Tlemcen (Western Algeria). However, flight success
and reproductive success are low in our region compared to figures reported by (Mestari
et al., 2013), but they are relatively close to those reported by (Cramp and Perrins, 1994).
The failure rates observed during the breeding period, between egg hatch and young flight,
could be the result of several factors, namely, egg infertility, frequent human disturbances
at the site (nest vandalism) and predation (Malpolon monspessulanus, Larcerta pater, Mus
spretus, Genetta genetta).
This study is the first to characterize the breeding activity of the North–African subspecies
of the chaffinch, Fringilla coelebs Africana. Further work is needed to better understand its
dynamics, such as analysis of food availability and composition of the diet of chicks and
study of the influence of parasitism on the population and its effect on reproductive success.
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