Lievens
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Aix-Marseille Université
(Président : Monsieur le Professeur Éric BERTON)
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(Président : Monsieur le Professeur Éric BERTON)
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ADMINISTRATION
Directeurs de Départements
Formation Initiale Professeur Michel RUQUET
Recherche Professeur Anne RASKIN
Formation Continue Professeur Frédéric BUKIET
Charges de missions
Relations Internationales Professeur Hervé TASSERY
Internat et Diplômes d’études spécialisées Professeur Virginie MONNET-CORTI
Affaires générales Docteur Patrick TAVITIAN
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LISTE DES ENSEIGNANTS
9
ASSISTANTS HOSPITALIERS ET UNIVERSITAIRES
L’auteur s’engage à respecter les droits des tiers, et notamment les droits de propriété
intellectuelle. Dans l’hypothèse où la thèse comporterait des éléments protégés par un droit
quelconque, l’auteur doit solliciter les autorisations nécessaires à leur utilisation, leur reproduction
et leur représentation auprès du ou des titulaires des droits. L’auteur est responsable du contenu
de sa thèse. Il garantit l’Université contre tout recours. Elle ne pourra en aucun cas être tenue
responsable de l’atteinte aux droits d’un tiers
10
Remerciements
Au professeur Jean-Daniel Orthlieb, je vous remercie énormément d’avoir accepté de présider mon jury de
thèse, c’est pour moi un réel honneur. Vous avez été présent tout au long de ma scolarité au sein de la faculté
et vous avez su partager avec moi votre passion de l’occlusodontologie. Votre enseignement est à mon sens un
des plus efficace et formateur à la faculté, car vous transmettez non seulement vos connaissances, mais vous
nous apprenez également un mode de réflexion et un sens critique qui nous serviront à toutes et tous durant
toute notre pratique. Je pense qu’au-delà du « choc » initial en deuxième année provoqué par votre cours
d’anatomie dentaire, c’est durant les années suivantes que nous nous rendons compte de la valeur de votre
enseignement, autant en occlusodontologie qu’en réflexion thérapeutique. Mais c’est également au détour
d’un couloir, en se croisant au bureau d’occlusodontologie du centre dentaire, ou bien au cours d’une
conférence dans le cadre de Proccluso que j’ai pu découvrir votre caractère chaleureux, amical, parfois même
espiègle, et je suis très reconnaissant de cela. Encore une fois merci beaucoup pour toute votre influence sur
mon apprentissage, ma scolarité, et finalement ma personne en général.
Au docteur Anne Giraudeau, je vous remercie infiniment d’avoir accepté d’être ma directrice de thèse d’une
part, mais également de m’avoir supporté durant la (très longue) rédaction de celle-ci. C’est pour ma part avec
plaisir que j’ai échangé, et continue de le faire d’ailleurs, durant toute cette période avec vous. Par nos mails,
nos discussions et le temps que nous avons passé ensemble au centre dentaire, j’ai appris à mieux vous
connaître, votre histoire et votre tempérament, et je suis très heureux d’avoir pu confirmer les premières
impressions que j’ai eues de vous en cours à la faculté. Vous êtes une personne profondément gentille,
toujours le sourire aux lèvres, et c’est tout à fait stimulant de travailler à vos côtés. En plus des connaissances
que vous avec pu me transmettre, vous avez toujours su me conseiller, et partager votre expérience de vie avec
moi afin de m’aider, et je ne saurai vous remercier assez pour tout cela.
Au docteur Jean-Philippe Ré, je vous remercie d’avoir accepté de faire partie de mon jury de thèse. Vous êtes
pour moi certainement un des enseignants les plus bienveillants de la faculté, et ça a toujours été avec plaisir
que j’ai pu échanger avec vous durant toute ma scolarité. Au-delà de votre calme, et peut-être de votre
détachement, qui n’est qu’apparent, il y a quelqu’un de profondément investi dans son travail d’enseignement
et dans son exercice de la dentisterie, ainsi qu’une personne qui a un très grand sens de l’humour. Et c’est pour
toutes ces qualités que j’ai pu ressentir chez vous que je vous remercie d’avoir fait partie de ma formation.
Au docteur Estelle Casazza, je vous remercie d’avoir accepté de faire partie de mon jury de thèse, car c’est en
réalité un plaisir que j’ai à réunir le service d’occlusodontologie, y compris futur, dans le cadre de ma
soutenance. Aussi, cela n’est peut-être pas très orthodoxe, mais c’est ici l’impétrant qui vous souhaite tout le
meilleur pour vos projets autant personnels, que professionnels au sein de cette famille hospitalo-universitaire.
Au docteur Anne Parfu, c’est un plaisir pour moi de vous inviter à ma soutenance de thèse, et je vous remercie
d’avoir accepté l’invitation. Vous avez été témoin en direct de certaines difficultés que nous avons rencontré
avec le Dr. Giraudeau dans la rédaction de cette thèse et vous avez su nous conseiller quand c’était opportun.
Ici aussi, je vais peut-être sortir de la « norme » établie, mais je vous souhaite toute la réussite personnelle et
professionnelle possible.
11
SOMMAIRE :
Introduction .............................................................................................................................. 1
I) Les SAOS .............................................................................................................................. 2
I.1) Définitions ....................................................................................................................... 2
I.2) Physiopathologie des SAOS ........................................................................................... 3
I.3) Niveau de sévérité du SAOS ........................................................................................... 4
I.4) Prévalence et facteurs de risque ...................................................................................... 5
I.5) Symptômes et complications .......................................................................................... 7
I.6) Dépistage, diagnostic et prise en charge .......................................................................... 9
12
III.3.3) Limites et biais de l’étude..................................................................................... 26
1. Taille de l’échantillon .............................................................................................. 26
2. Méthode d’analyse statistique ................................................................................. 26
3. Durée de l’étude ....................................................................................................... 26
4. Enregistrement de l’occlusion ................................................................................. 27
Conclusion ............................................................................................................................... 29
Annexes ................................................................................................................................... 30
Bibliographie........................................................................................................................... 31
13
Introduction
Il existe cependant plusieurs options thérapeutiques pour prendre en charge les patients atteints
de SAOS, notamment la Ventilation par Pression Positive Continue (VPPC) ainsi que les
Orthèses d’Avancée Mandibulaire (OAM).
Les OAM sont en général bien supportées par les patients, et elles donnent de bons résultats
dans certaines indications. En revanche, elles peuvent être responsables de modifications de
l’occlusion dentaire. Cependant ces conséquences occlusales sont encore mal définies. Les
OAM constituent pourtant un traitement des SAOS à long terme, et la surveillance des effets
secondaires potentiels est primordiale.
L’objectif de ce travail est donc d’évaluer la perte de calage postérieur due au port d’une OAM
en comparant l’occlusion initiale (avant appareillage) et l’occlusion après un an de port de
l’orthèse.
Pour répondre à cette problématique, nous avons étudié une population de patients du centre
hospitalier de la Timone, traités pour un SAOS par OAM. Nous avons alors comparé, au moyen
d’enregistrements de l’occlusion, la qualité du calage postérieur chez ces patients avant la mise
en place de l’OAM, et un an après le début du port de l’orthèse.
1
I) Les SAOS
I.1) Définitions
Apnée :
L’apnée est définie comme l’arrêt du débit aérien bucco-nasal pendant au moins 10 secondes,
ce qui cause en général des micro-réveils chez le patient. Il est possible d’identifier plusieurs
types d’apnées (1) :
- Apnées obstructives (90% des cas), lorsqu’il existe une persistance des efforts
ventilatoires durant l’apnée. La cause de ce type d’apnée est purement physique, par
une obstruction des voies aériennes supérieures (VAS) empêchant ainsi le débit
aérien.
- Apnées centrales (moins de 10% des cas) lorsque les efforts ventilatoires sont
absents.
- Apnées mixtes (rares), lorsque les 2 types précédents sont combinés, l’évènement
apnéique débutant en général comme une apnée centrale, mais se terminant avec des
efforts ventilatoires.
Hypopnée :
L’hypopnée est une diminution du flux aérien d’au moins 50% pendant au moins 10 secondes,
ce qui est associé à une diminution de la saturation en oxygène (SaO2) d’au moins 3%. (1,2)
Micro-réveil :
Les micro-réveils sont des évènements courts et transitoires, ayant souvent pour cause un
épisode d’apnée ou d’hypopnée. Ils sont responsables de la fragmentation du sommeil, et
participent grandement au sentiment de somnolence diurne ressentie par le patient. Ils sont
identifiables durant un enregistrement électro-encéphalographique lors du sommeil, mais
restent invisibles pour le patient, qui ne s’en souvient pas lorsqu’il se réveille.
Les anomalies respiratoires du sommeil sont diverses, de par leur origine centrale ou
obstructive, mais également leur lien ou non à une pathologie. Dans ce travail, nous nous
intéresserons au Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS).
SAOS :
Une première définition du SAOS a été établie par l’American Academy of Sleep Medicine Task
Force dès 1999 et reprise par la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF), par la
présente du critère A ou B et du critère C : (3)
A : Somnolence diurne excessive, non expliquée par d’autres facteurs.
B : Au moins deux critères suivants, non expliqués par d’autres facteurs :
o Ronflements sévères quotidiens
o Sensations d’étouffement ou de suffocation pendant le sommeil
o Sommeil non réparateur
o Fatigue diurne
o Difficultés de concentration la journée
o Nycturie (plus d’une miction par nuit)
C : Critère polysomnographique ou polygraphique d’apnée/hypopnée supérieur ou égal
à 5 par heure de sommeil (Index d’Apnée Hypopnée IAH ≥ 5).
2
Une définition plus récente a été établie par l’American College of Physicians et adoptée par la
suite par l’American Academy of Sleep Medicine (AASM) : (4)
Le diagnostic de SAOS est confirmé si le nombre d’épisodes anormaux (Apnée, Hypopnée ou
micro-réveils liés à un effort respiratoire) à la polysomnographie (PSG) est au moins égal à 15
évènements par heure, ou au moins égal à 5 par heure en association avec un des symptômes
suivants : endormissements involontaires durant une phase d’éveil, somnolence diurne,
sommeil non réparateur, fatigue, insomnie, réveil avec sensations d’étouffement ou de
suffocation, description par le ou la conjointe de forts ronflements ou d’interruptions de la
respiration pendant le sommeil.
Les Voies Aériennes Supérieures (VAS) forment une structure anatomique constituée de
structures osseuses et de tissus mous. On peut assimiler cette structure à des parois de tissus
mous tendues entre deux segments rigides (la paroi antérieure du nasopharynx et le larynx).
Grâce à leur capacité d’ouverture et le tonus musculaire des parois via les muscles dilatateurs
du pharynx, les VAS assurent les fonctions de déglutition, phonation et de ventilation.
Cavité nasale
Palais dur
Palais mou
Langue
Pharynx
Epiglotte
Œsophage
Flux d’air lors de l’inspiration
Larynx
Collapsus des parois pharyngées
Figure 1 : Schéma en coupe sagittale des VAS et phénomènes agissants lors d’apnées obstructives
3
Dans le cadre des SAOS, les parois des VAS ont tendance à se collaber sous l’effet de pressions
négatives, notamment celles produites lors de l’inspiration.
Durant les périodes d’éveil, les muscles dilatateurs du pharynx sont amplement suffisants pour
s’opposer à cette pression négative, et maintiennent donc les parois pharyngées ouvertes.
Cependant, durant le sommeil, ces muscles sont moins actifs, d’autant plus que la pression
nécessaire à collaber les VAS est réduite à cause du décubitus dorsal.
Cette obstruction nécessite, pour être levée, une augmentation de l’effort inspiratoire. La reprise
de la ventilation s’accompagne d’un réveil, qu’il soit autonomique (simple augmentation de
l’activité sympathique), électro-encéphalographique (micro-réveil inconscient), jusqu’au
maximum à un éveil réel. (5)
L’American College of Physicians ne prend en compte que l’IAH pour définir la sévérité du
SAOS.
En revanche, la SPLF et l’AASM prennent en compte deux composantes : l’IAH d’une part, et
la somnolence diurne d’autre part. Le niveau de sévérité du SAOS est alors défini par la
composante la plus sévère.
La somnolence diurne est évaluée en général à l’aide d’auto-questionnaires remplis par le
patient. Le questionnaire le plus répandu dans le cadre du dépistage du SAOS est le Score de
Somnolence d’Epworth (en anglais Epworth Sleepiness Scale ou ESS), disponible en plusieurs
langues, il est composé de 8 questions auxquelles le patient devra répondre en utilisant une
échelle de 0 à 3. Ce questionnaire donne alors un score de somnolence attribué au patient, allant
de 0 à 24. On considère qu’entre 0 et 10, la somnolence diurne est normale, entre 10 et 16 elle
est modérée et de 16 à 24, elle est sévère. (Annexe 1 : ESS)
4
I.4) Prévalence et facteurs de risque
L’obésité :
Elle apparaît comme le facteur de risque le plus important concernant l’apparition de
ronflements et d’apnées obstructives du sommeil. Ainsi, la prévalence du SAOS dans la
population obèse serait nettement plus importante que dans la population générale (15,16). Il
s’agirait du résultat de l’infiltration de tissu adipeux autour des VAS, notamment du pharynx,
ce qui augmenterait le risque de collapsus. (17)
Il ressort également de la littérature que les personnes en surpoids présentant un SAOS ont en
moyenne un IAH plus important que dans la population de poids moyen. Cette différence de
sévérité du SAOS est la plupart du temps imputable au surpoids ou à l’obésité du patient. (18)
De plus, il a été également décrit dans la littérature que le calcul de l’IMC d’un patient serait
un facteur prédictif de l’IAH. Ceci serait également vrai pour la mesure du diamètre cervical
(16,19,20). Ces résultats semblent être appuyés par des études mettant en lumière le résultat de
la perte de poids sur le SAOS, et notamment l’IAH. Ceci serait vérifiable que ce soit dans le
cas d’une parte naturelle de poids, ou bien une perte de poids résultant d’une chirurgie
bariatrique. (18,20,21)
Le genre :
Les SAOS aurait une plus grande prévalence chez les hommes que chez les femmes, avec un
ratio de 2 à 3 pour 1 (22). Cette différence serait due notamment à des différences
morphologiques, mais aussi hormonales. Le rôle hormonal pourrait être important dans
l’apparition d’un SAOS chez les femmes, car leur prévalence dans la population féminine
semble être plus grande post-ménopause. (23)
L’âge :
Il semblerait que la prévalence des troubles d’apnée du sommeil, et plus généralement des
SAOS, augmente avec l’âge et ce indépendamment des autres facteurs de risque tels que
l’obésité. (24)
5
Cependant, il a été également proposé que l’apnée du sommeil représente une entité
nosologique à part entière dans la population sénior, du fait de ses conséquences sur la morbi-
mortalité différentes de celles sur la population plus jeune. (25)
L’alcolo-tabagisme :
La consommation d’alcool, comme celle de toute autre substance sédative (benzodiazépines
etc…), apparaît comme un facteur de risque de l’apparition d’un SAOS, que ce soit chez
l’homme ou chez la femme (26,27). Ceci serait dû à une hypotonie des muscles pharyngés
induits par la consommation de produits hypnotique ou neuroleptique (28). On peut cependant
noter que dans certaines études épidémiologiques, la corrélation entre consommation d’alcool
et SAOS n’est pas toujours retrouvée, et ce en partie à cause de facteurs de confusion comme
l’obésité, l’âge ou le sexe (29).
Le tabagisme semble également comme un facteur prédisposant au SAOS, avec une relation
dose-dépendante où les fumeurs importants présenteraient plus de SAOS sévères que les non-
fumeurs, après élimination des autres facteurs de confusion. Ceci serait dû à l’inflammation
générée au niveau des muqueuses provoquée par la fumée de cigarette. On peut aussi noter que
même le tabagisme passif semble lié à une augmentation de la fréquence d’apparition de
troubles d’apnée du sommeil et de ronflements. (30,31)
Anomalies cervico-faciales :
Certaines anomalies des tissus mous des VAS pourraient également être à l’origine de SAOS.
Ces anomalies peuvent se présenter sous la forme d’amygdales volumineuses (évalué par la
classification de Friedman), ou bien encore le recouvrement du voile du palais par la base de la
langue (évalué par le score de Mallampati), ceci pouvant engendrer une facilité du collapsus
pharyngé. (32)
De même, des variations anatomiques au niveau des structures osseuses comme des cas de
micrognathie, rétrognathie ou encore de classe II d’Anderson, semblent jouer un rôle dans
l’apparition de troubles d’apnées du sommeil.
Figure 2 : Classification de Friedman du volume amygdalien. Score 0 : Luette et piliers de la loge amygdalienne visibles ; Score 1 :
amygdales cachées derrière les piliers ; Score 2 : amygdales étendues jusqu’au piliers ; Score 3 : Amygdales dépassant les piliers ; Score 4 :
amygdales atteignant ou dépassant la ligne médiane, jointives. (33)
6
Figure 3 : Score de Mallampati. Classe 1 : piliers amygdaliens, luette et palais mous sont tous pleinement visibles ; Classe 2 : piliers
amygdaliens, luette et palais mou sont partiellement visibles ; Classe 3 : Base de la luette, palais mou et dur visibles ; Classe 4 : Uniquement
le palais dur est visible. (34)
Les ronflements : Il s’agit d’un symptôme présent chez la quasi-totalité des patients atteints de
SAOS. Cependant, il est également très répandu dans la population générale et sa présence seule
ne saurait prédire la présence d’un SAOS. En outre il s’agit d’un motif de consultation assez
fréquent.
Les apnées du sommeil : Il s’agit d’un symptôme subjectif et peu spécifique, car d’une part
ces apnées sont en général rapporté par l’entourage, puisque le sujet ne s’en rend pas compte,
et d’autre part il existe dans la population générale saine des apnées du sommeil considérées
comme normales (IAH inférieur à 5/h), notamment au moment de l’endormissement ou du
sommeil paradoxal (36).
D’autres symptômes sont également communément liés au SAOS : fréquemment rapportés sont
les céphalées au réveil, la nycturie, et plus rarement l’énurésie ou des troubles de la libido et
dysfonction érectile.
7
D’un point de vue psychologique, on peut noter l’apparition chez certains patients de
symptômes de dépression et de troubles de l’humeur, notamment l’irritabilité. (38,39)
Hypertension :
Plusieurs études retrouvent une association entre SAOS et Hypertension, indépendamment
d’autres facteurs de risque (obésité, consommation d’alcool etc..). Cette association est
notamment proportionnelle à la sévérité du SAOS, mais est indépendante du sexe du patient, et
elle a tendance à diminuer avec l’âge. Ce lien entre SAOS et hypertension est plus fort chez les
patients jeunes ou d’âge moyen, et d’autant plus chez les patients ayant un poids normal, mais
elle n’est pas retrouvée chez les patients âgés de plus de 60 ans. (41–44)
D’autres études ont par ailleurs calculé le risque relatif rapproché (ou Odds Ratio en anglais)
entre SAOS et hypertension, en prenant en compte la sévérité du SAOS, mais également le
tabagisme, l’obésité, la consommation d’alcool ou la présence d’une hypertension antérieure.
Il apparaît que l’odds ratio se situe entre 1,37 et 2,89, mais il aurait tendance à augmenter en
fonction de la sévérité du SAOS. (45,46)
L’explication physiologique avancée serait que l’apnée provoque une stimulation sympathique
périphérique et centrale. Cette apnée entraînerait un micro-réveil qui augmenterait de surcroît
l’activation sympathique, mais atténuerait également le tonus vagal. Ceci se traduirait par une
augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle.(47)
Maladie coronarienne :
Les données épidémiologiques actuelles supportent le lien entre SAOS et coronaropathies, et
ce indépendamment des facteurs de risque tels que l’IMC ou l’âge. Cette association serait
proportionnelle à la sévérité du SAOS. De plus les sujets atteints de SAOS seraient susceptibles
de garder de plus lourdes séquelles après un infarctus du myocarde que des sujets sains. (48–
50)
Il apparaîtrait que les apnées répétées pendant le sommeil, entraînant une hypoxémie, pourraient
provoquer une ischémie myocardique et déclencher de l’arythmie. De manière générale, le
développement ou l’aggravation des comorbidités vasculaires semble favorisé dans le cadre des
SAOS et ce par des mécanismes métaboliques multiples, comme par exemple une augmentation
du stress oxydatif et une inflammation vasculaire systémique et une augmentation de l’activité
plaquettaire favorisant les phénomènes de thrombose ou d’athérosclérose. (47)
Diabète :
Plusieurs études ont mis en lumière une association forte entre SAOS et diabète de type 2 après
avoir ajusté pour les facteurs de confusion possibles, et il serait possible que cette association
existe également dans les cas de diabète de type 1 ou de diabète gestationnel. (53–55)
Certaines études suggèrent également que cette association serait bidirectionnelle. En effet, il
semblerait que le diabète (de type 1 ou 2) puisse avoir un rôle sur l’apparition d’un SAOS. (55)
8
I.6) Dépistage, diagnostic et prise en charge
Le dépistage des patients à risque de SAOS dans la population générale doit se faire en prenant
en compte les symptômes et facteurs de risque exprimés auparavant, c’est-à-dire la somnolence
diurne, les ronflements, les apnées du sommeil observées, le sexe masculin ainsi que l’obésité.
Tous ces critères permettent d’aiguiller le praticien vers un diagnostic éventuel de SAOS.
A cet effet, des questionnaires ont été développés afin de discerner les patients à risque dans la
population, et permettre ainsi un diagnostic ciblé sur les patients jugés fortement à risque. Parmi
ces questionnaires, on retient surtout les questionnaire STOP et STOP-BANG (Annexe 2), le
Sleep Apnea Clinical Score (56) (Annexe 3), le questionnaire de Berlin (Annexe 4), ainsi que
le score de somnolence d’Epworth. Ce dernier a moins de valeur prédictive sur la présence ou
non d’un SAOS chez le patient, cependant il est un outil important dans l’évaluation de la
sévérité du SAOS chez un patient atteint. (57–59)
Cependant, on peut noter que la polysomnographie reste un examen relativement lourd à mettre
en place, surtout au niveau du matériel employé, ainsi que de la nécessité de la réaliser en
laboratoire. C’est pourquoi, d’autres méthodes diagnostiques ont été développées. (60)
Il existe plusieurs méthodes de prise en charge pour les patients atteints de SAOS. Les trois
principales méthodes sont : la Ventilation par Pression Positive Continue (VPPC ou PPC), les
Orthèses d’Avancée Mandibulaires (OAM) et la chirurgie.
9
En outre, on peut également citer d’autres mesures possibles, ne constituant pas un traitement
en soi, mais pouvant participer à la thérapie mise en place :
- Thérapie positionnelle, qui vise à éviter que le patient ne dorme sur le dos, ce qui
amplifie le risque de collapsus pharyngé.
- Mesures hygiéno-comportementales, notamment la perte de poids chez les patients
obèses ou en surpoids, ce qui fait l’objet d’une recommandation de l’ACP valable
pour tous les patients en surpoids et atteints de SAOS (4). Ces mesures comprennent
également l’arrêt du tabac et de la consommation d’alcool.
Il est également intéressant de noter que depuis le 16 mars 2011, l’AFSSAPS a retiré le SAOS
des indications du modafinil, un psychostimulant principalement prescrit dans les cas de
narcolepsie, et qui était jusqu’alors le seul médicament présentant une indication dans le cadre
des SAOS.
La VPPC se compose d’un petit compresseur portable relié aux VAS du patient via un masque
nasal ou facial, et qui va faire augmenter la pression dans le pharynx du patient empêchant ainsi
le collapsus pharyngé au moment de l’inspiration. Il s’agit du traitement de référence dans les
SAOS, il est le plus employé et le plus efficace par rapport aux autres traitements disponibles
(62). La HAS recommande son utilisation chez les patients présentant des SAOS modérés ou
sévères (c’est-à-dire IAH supérieur à 15 évènements par heure). (6)
L’efficacité de la PPC sur les symptômes du SAOS ainsi que sur ses complications est
aujourd’hui démontrée par de nombreuses études. En effet, l’utilisation régulière de la VPPC,
au moins pendant 4h par nuit, permet à court terme de diminuer les symptômes tels que la
fatigue ou somnolence diurne, les ronflements ou la nycturie, en supprimant les épisodes
apnéiques (diminution de l’IAH) pendant le sommeil ainsi que les micro-réveils. De plus, à
moyen voire long terme, l’utilisation régulière de la VPPC permet de diminuer les conséquences
cardio-vasculaires ainsi que métaboliques chez les patients, et donc de diminuer la comorbidité
du SAOS. (4,63)
Cependant on peut noter que ce traitement comporte des effets indésirables inconfortables pour
le patient, notamment une sécheresse des voies aériennes et de la bouche, des lésions cutanées
possibles au niveau du nez, des difficultés à dormir du fait du bruit provoqué par l’appareil,
ainsi qu’une sensation de suffocation. Pour ces raisons, la VPPC n’est parfois pas supportée,
voire refusée par les patients, auxquels cas un traitement par OAM reste envisageable. (4,63)
10
Les OAM sont des dispositifs amovibles endo-buccaux de repositionnement de la mandibule,
utilisés la nuit, permettant de dégager les VAS du sujet et ainsi d’éviter les apnées du sommeil.
Cette propulsion mandibulaire engendre l’augmentation du calibre des VAS du patients, ainsi
que la mise en tension des parois pharyngées, diminuant ainsi le risque de collapsus. (64)
L’efficacité des OAM est elle aussi largement documentée aujourd’hui, que ce soit en termes
de réduction de l’IAH, d’augmentation de la qualité de vie des patients et de diminution des
comorbidités. De plus, il apparaît que l’observance des OAM est supérieure à celle de la VPPC,
en raison de leur facilité d’utilisation (65,66). Les OAM sont indiquées dans les cas de SAOS
léger à modéré en première intention, leur efficacité était alors comparable à la VPPC, ainsi que
chez les patients présentant un SAOS sévère et ne tolérant pas la VPPC. (4,62,67)
La chirurgie est une solution possible dans la prise en charge des SAOS, cependant elle ne
s’envisage que dans des cas limites et chez les patients ne supportant ni la VPPC ni une OAM,
en raison de ses effets indésirables potentiels importants et de son caractère invasif. (69,70)
Il existe deux méthodes d’intervention :
- Opération portant sur les bases osseuses, notamment à l’aide d’un avancement
mandibulaire ou maxillo-mandibulaire, qui a pour effet d’augmenter la perméabilité
des VAS.
- Opération portant sur les tissus mous, dont le but sera de modifier ou de supprimer
un élément favorisant le collapsus pharyngé. On peut réaliser dans ce cas une Uvulo-
palato-pharyngoplastie, adénoïdectomie, amygdalectomie, septoplastie nasale…
Cependant, l’efficacité de la chirurgie n’est pas clairement démontrée dans la littérature
contrairement à la VPPC ou aux OAM. (4)
11
II) Les OAM dans la prise en charge des SAOS
Comme cité précédemment, les OAM font partie de l’arsenal thérapeutique disponible dans la
prise en charge des patients atteints de SAOS.
Elles se composent de deux gouttières venant s’appliquer sur les arcades dentaires, reliées entre
elles à l’aide d’un moyen de jonction. Il existe cependant plusieurs types d’OAM, qui se
différencient par leur mode de jonction, leur fabrication et leur mode d’action. (64)
On différencie donc :
- Jonction : OAM monobloc (liaison rigide qui solidarise les deux gouttières, sans
possibilité de réglage de l’avancement mandibulaire) et OAM Bi-bloc (les deux
gouttières sont articulées entre elles au moyen d’un dispositif de liaison, biellettes ou
vérin, ce qui permet de modifier la quantité d’avancement mandibulaire et d’effectuer
une titration durant la période de traitement).
- Fabrication : OAM sur mesure réalisée à partir d’empreintes et moulages du patient,
confectionnées « traditionnellement » avec intervention d’un technicien de laboratoire,
ou « numériquement » en CFAO, ou OAM thermoformées adaptées directement par le
patient sur ses arcades dentaires.
- Matériau : Rigide ou souple
- Mode d’action : Orthèses en propulsion ou en rétention.
En pratique, on préfèrera une orthèse Bi-Bloc en matériau rigide, afin d’avoir la possibilité de
régler l’avancement mandibulaire et de trouver le meilleur compromis entre efficacité et confort
du patient, sur mesure afin de s’assurer de l’ajustement et des bonnes caractéristiques de
l’orthèse, et dont le mode d’action est en accord avec les critères physiologiques du patient
(décris ci-après). (71)
De plus, on s’assurera que les gouttières recouvrent la surface occlusale de toutes les dents
présentes, afin d’une part d’avoir la meilleure rétention possible, et d’autre part d’éviter
l’égression des dents non recouvertes.
Les indications des OAM sont codifiées par la HAS dans un rapport de 2014 (6), portant sur les
dispositifs médicaux et prestations associées dans la prise en charge des SAOS, et sont les
suivantes :
- SAOS léger à modéré (IAH entre 5 et 30 associé à une somnolence diurne légère à
modérée), sans comorbidité cardio-vasculaire grave associée, en première intention.
- SAOS sévère (IAH supérieur à 30/h ou IAH entre 5 et 30/h associé à une somnolence
diurne sévère) en deuxième intention après refus ou intolérance du traitement par VPPC.
Ces indications sont reprises par la majorité des sociétés savantes internationales, ainsi que par
la Société de Pneumologie de Langue Française. (64,70)
On peut également noter que les OAM apportent une solution thérapeutique pour les patients
ne pouvant se permettre financièrement un traitement par VPPC, dans des pays où la couverture
sociale est moins développée qu’en France, voire inexistante.
12
II.2) Contre-indications
Générales :
Les contre-indications (CI) générales sont détectées lors de la consultation préalable à l’examen
clinique du patient. On recherche notamment des antécédents médicaux neurologiques comme
l’épilepsie, ou des troubles psychologiques ou psychiatriques sévères.
De plus, lors de l’examen clinique on peut également détecter un réflexe nauséeux important
qui ne permettrait pas au patient le port d’un appareil endobuccal. (72)
Locales :
D’un point de vue local, les contre-indications se détectent lors de l’examen exo- puis
endobuccal. (70,72,73)
Exobuccal :
- Douleurs myofaciales présentes, ce qui reste une CI relative, car les douleurs peuvent
et doivent être prises en charge avant le traitement par OAM.
- Dysfonctions Temporo-Mandibulaires (DTM), notamment au niveau de l’Articulation
Temporo-Mandibulaire ATM. Les contre-indications sont l’ankylose temporo-
mandibulaire, l’arthrose temporo-mandibulaire et les désunions condylo-discales de
grade 3 aigues ou récentes, qu’il faudra systématiquement prendre en charge
préalablement.
- Propulsion inférieure à 6mm, ce qui est en soi une contre-indication relative, mais peut
devenir absolue si la propulsion ne s’améliore pas après prise en charge.
Endobuccal :
- Présence de parodontite non stabilisée, ce qui est une CI relative car il s’agit de réaliser
la prise en charge parodontale avant la réalisation des orthèses afin de s’assurer du bon
support osseux nécessaire pour supporter les déplacements mandibulaires engendrés par
l’OAM.
- Contre-indications relatives au nombre, la disposition et la valeur mécanique des dents
restantes chez le patient. On considère en général la nécessité d’avoir au moins 8 dents
par arcade (dont 4 cuspidées), et/ou la nécessité de deux prémolaires ou molaires par
quadrant afin de garantir la bonne tenue et un minimum d’effets secondaires au port de
l’orthèse.
Note sur les restaurations prothétiques : elles ne représentent pas une contre-indication, y
compris dans le cas des prothèses partielles à châssis métallique, si les dents restantes sont en
nombre suffisant, et ont un support mécanique adéquat. (72)
Il existe également un type d’orthèse, réalisé par Somnodent ® et permettant d’appareiller les
patients édentés complets, mais il n’existe que peu d’informations sur les conditions
d’utilisation (notamment l’état des crêtes) et l’efficacité de ce type d’orthèse dans la littérature.
On peut distinguer 2 principes d’action différents : les orthèses à propulsion et les orthèses à
traction (ou rétention). Les différences entre ces deux principes d’actions sont observables
d’une part au niveau des points d’ancrage des biellettes sur les gouttières, et d’autre part sur
leur action sur les ATM.
13
C’est la tendance hypo- ou hyper-divergent du patient qui guidera le praticien sur le choix de
mode d’action à adopter. En effet, un patient hyper-divergent aura une tendance naturelle à
l’ouverture buccale, et donc on préfèrera réaliser une orthèse en traction, qui a tendance à
engendrer la fermeture buccale lors du port.
Propulsion (figure 6) :
Pour les orthèses en propulsion, les biellettes sont fixées en postérieur au maxillaire, et en
antérieur à la mandibule, la force appliquée part donc du maxillaire vers la mandibule, on parle
d’hyperpropulsion mandibulaire. De plus on peut augmenter la quantité de propulsion
mandibulaire en agrandissant les biellettes.
La force s’exerce vers l’avant et vers le bas, et tend donc vers une ouverture buccale. C’est
pourquoi ces orthèses nécessitent en général une fixation d’élastiques en antérieur afin de
maintenir la bouche fermée, car avec l‘ouverture buccale, le corps de la mandibule se rapproche
du cou et a donc un effet contraire à celui recherché d’ouverture des VAS.
Au niveau des ATM, la force appliquée reproduit le mouvement physiologique du condyle lors
de la propulsion. (71)
Figure 6 : Schéma en coupe sagittale du mode d’action d’une OAM en propulsion et de la force résultante sur le condyle (71,74)
14
Traction (figure 7) :
Pour les orthèses en traction, les points d’ancrages sont en postérieur à la mandibule et en
antérieur au maxillaire. Cela a pour effet d’orienter la force vers le haut et vers l’avant, ce qui
a tendance à maintenir la bouche fermée pendant le sommeil, et donc améliore la libération des
VAS.
Au niveau de l’ATM cependant, la force étant dirigée en haut et en avant, il y a un risque de
compression articulaire, ce qui peut engendrer des douleurs secondaires au port de l’orthèse
d’après Besnainou G. (71)
Figure 7 : Schéma en coupe sagittale du mode d’action d’une OAM en traction et de la force résultante sur le condyle (71,74)
15
II.4) Réalisation
La réalisation des OAM fait suite à l’interrogatoire, l’examen endobuccal et exobuccal, ainsi
qu’à la demande d’entente préalable et la prescription rédigées par le médecin spécialiste du
sommeil, délivrée après établissement du certificat de non-contre-indication rédigé par le
praticien lors de l’examen initial du patient. (72,75)
- Prise d’empreintes
La méthode la plus commune reste celle des empreintes à l’alginate, permettant d’enregistrer
de manière précise les secteurs dentés et édentés, ainsi que les éventuelles prothèses amovibles
(si elles sont conservées la nuit par le patient). Cependant ce type d’empreinte nécessite la
coulée des modèles au cabinet, en plâtre extra-dur, afin de minimiser les possibles variations
dimensionnelles de l’alginate. (75)
Aujourd’hui, la méthode numérique est également envisageable, et permet de se passer de la
nécessité de couler les empreintes au cabinet. L’empreinte optique permet d’envoyer un fichier
numérique au laboratoire, qui pourra procéder soit à l’impression 3D des modèles du patient,
soit directement à la réalisation des gouttières de l’orthèse, après conception sur modèle
numérique. On peut noter qu’actuellement, la grande majorité des laboratoires fabricant des
OAM conçoivent les gouttières numériquement après avoir scanné les modèles en plâtre
envoyés par le praticien.
Les modèles issus des empreintes ainsi que les informations sur propulsion du patient sont alors
transmis au laboratoire responsable de la réalisation des orthèses, accompagnés d’un bon de
commande détaillé.
16
- Pose de l’orthèse
Lors de la pose de l’orthèse, chaque gouttière doit être essayée séparément pour vérifier la
bonne insertion, la rétention ainsi que l’absence de pression sur les muqueuses du patient. Des
retouches pourront être effectuées afin d’améliorer le confort de l’orthèse, et favoriser son
insertion. On veillera également à la stabilité de chaque gouttière dans le sens sagittal ainsi que
dans le sens transversal.
Ensuite, l’orthèse est essayée assemblée, avec les biellettes réglées par le laboratoire en général
à 60% de la propulsion maximale du patient.
On vérifie à ce moment-là les rapports intermaxillaires à l’aide de papier articulé interposé entre
les 2 gouttières. Ceci permet de réaliser des retouches si nécessaire, afin de répartir les contacts
entre les 2 arcades de manière harmonieuse et équilibrée. (72,75)
Les rendez-vous de suivi seront alors réalisés tous les 6 mois afin de vérifier la tolérance du
patient et l’absence d’effet secondaires dentaires, occlusal ou au niveau des ATM.
Effets fréquents, légers et en général transitoires, ils peuvent cependant expliquer des échecs
d’observance chez certains patients. Ce sont par ailleurs les principaux effets secondaires
recherchés lors des rendez-vous de suivi réalisés directement après la mise en bouche de
l’orthèse, ainsi que durant la phase de titration. (73)
- Effets sur ATM et muscles masticateurs : des douleurs ou signes de Dysfonctions
Temporo-Mandibulaires sont retrouvés chez certains patients dans les premières
17
semaines de port de l’orthèse. Certains patients rapportent également des sensations de
tension musculaires, voire des céphalées de tension ou des douleurs myo-faciales, qui
peuvent être la raison d’une mauvaise observance du traitement chez certains sujets,
notamment lorsque l’avancée mandibulaire est trop importante, ou la titration trop
rapide. Ces symptômes sont réversibles en général spontanément, et seront recherchés
lors des rendez-vous de suivis par le praticien. (77)
- Effets sur le parodonte : Certains patients rapportent des irritations gingivales suite au
port de l’orthèse durant la nuit. Ces irritations peuvent notamment être dues à des points
de contacts entre l’orthèse et la gencive ou la muqueuse buccale trop importants, et ils
nécessiteront de légers meulages et polissage de l’orthèse en regard de la zone
concernée. Plus rarement, en cas de support parodontal insuffisant, certains patients
rapportent une augmentation de la mobilité dentaire, pouvant aller jusqu’à la perte de la
dent dans des cas extrêmes (77). Ceci justifie l’arrêt momentané du traitement par OAM
ainsi que la modification de l’orthèse par meulage et une prise en charge parodontale.
Certains patients ont également une hygiène dentaire inadéquate et se plaignent de
saignements, une prise en charge parodontale est alors également nécessaire en amont
de la réalisation de l’orthèse.
- Effets dentaires : Une partie des patients rapportent une sensation d’inconfort voire de
douleur dentaire consécutives au port de l’orthèse d’avancée mandibulaire. Certains
rapportent également des déplacements localisés ou des dommages causés aux dents
après le port de l’orthèse (78). D’autre part, certains sujets relatent une modification
temporaire de l’occlusion, suite au retrait de l’orthèse au réveil, avec diminution ou
amplification de contacts dentaires, s’accompagnant parfois de difficultés à mastiquer.
(79)
- Autres effets secondaires : Il semblerait que le port d’une OAM puisse entraîner des
modifications de la production de salive chez les patients traités. Ces modifications
peuvent entrainer une sensation de bouche sèche chez certains patients (xérostomie),
alors que chez d’autre elle peuvent provoquer une hypersalivation (77,79).
L’encombrement dû au port de l’orthèse provoque également des difficultés
d’endormissement, ainsi que des difficultés à respirer, lorsque l’orthèse ne permet pas
une bonne ventilation orale en cas d’obstruction nasale. (80,81)
A long terme, les principaux effets du port d’une OAM sont dento-squelettiques, dont certains
peuvent être irréversibles spontanément, et nécessitent le recours à l’orthodontie afin de les
corriger. Ces effets secondaires peuvent apparaître après quelques mois de port seulement. (82)
Plus de 80% des patients présenteraient, à 7 ans de port en moyenne, des modifications
occlusales et déplacements dentaires. Ceux-ci entraînant une modification des contacts inter-
arcade, notamment une diminution des contacts fonctionnels antérieurs et/ou postérieurs,
pouvant occasionner une usure dentaire anormale ou prématurée en cas de bruxisme par
exemple. (73,83)
Il est intéressant de noter qu’il n’y aurait pas de dysfonction temporo-mandibulaire ou douleur
articulaire induite par les OAM à long terme. Cependant certaines études mettent en lumière
une augmentation de l’amplitude des mouvements mandibulaires d’ouverture buccale et de
propulsion, sans augmentation des mouvements de latéralité. Une hypothèse avancée serait un
remodelage des ATM, notamment de la position verticale de la tête condylienne permettant ces
augmentations d’amplitude. (73)
18
1. Effets sur les arcades dentaires
Au maxillaire (figure 8) : De manière générale, on observe une palatoversion des incisives,
ainsi que l’égression et la distoversion des molaires. La longueur de l’arcade est donc réduite,
et on observe une réduction de la distance intercanine. (73,82–88)
19
Effets sur les relations inter-arcades : Du fait des versions subies par les incisives maxillaires
et mandibulaires, on observe une diminution du surplomb ainsi que du recouvrement. Ces
modifications ont tendance à s’aggraver avec le temps de traitement par OAM. De plus, au
niveau postérieur, on observe d’une part une modification des points de contact, du fait de la
mésialisation de l’arcade mandibulaire par rapport à l’arcade maxillaire, et d’autre part une
tendance à la perte de calage postérieur, avec près d’un quart des patients atteints au bout de 2
ans de port. (73,82–86).
2. Effets squelettiques
Ces effets sont concentrés sur la mandibule, avec une modification de la position mandibulaire,
qui peut se déplacer en avant, en bas, effectuer une rotation postérieure, ou bien selon Marklund
(89), peut très rarement se déplacer en arrière. Ces effets squelettiques sont étudiés grâce à des
téléradiographies de profil ainsi que des analyses céphalométriques. (73,84)
L’effet le plus courant est l’augmentation de la hauteur faciale, du fait de l’égression des
molaires induite par la perte de calage postérieure et du déplacement vertical du condyle.
(73,90)
Les fonctions occlusales sont au nombre de trois, et leur rôle est de « piloter » la mandibule
dans ses phases de repos et de mouvement, mais également de définir les différentes positions
mandibulaires possibles. Ces fonctions sont le calage, le guidage et le centrage. (91)
20
II.6.3.2) Effets du port d’une OAM sur les fonctions occlusales
A ce jour, aucune étude n’a analysé directement le lien entre le port d’une OAM et ses
conséquences sur les fonctions occlusales, telles qu’elles ont été définies ci-dessus.
Cependant, les différentes études s’intéressant aux effets dentaires, sur les arcades et
squelettiques, évoqués auparavant, permettent d’estimer les effets du port d’une OAM sur les
fonctions occlusales. Il est intéressant de noter également que l’appareil manducateur présente
une capacité exceptionnelle d’adaptation aux changements de l’environnement, ici des
fonctions occlusales et des variations de l’occlusion. (92)
En ce qui concerne les Dysfonctionnements Temporo-Mandibulaires (DTM), la littérature
semble aujourd’hui écarter une relation de cause à effet directe entre malocclusion et DTM
(93). Cela étant, une absence totale de lien entre l’occlusion et la fonction ou dysfonction semble
improbable. Aussi il est admis aujourd’hui que certains facteurs occlusaux ont une potentielle
influence sur l’apparition et le maintien des DTM dans le temps.
Il est très important de noter que ces modifications des fonctions occlusales entrainent des
malocclusions susceptibles d’être pathogènes. Cependant ces changements se produisant à long
terme, en association avec l’adaptabilité de l’appareil manducateur ainsi que l’état médical du
patient nettement amélioré, en font une situation de malocclusion fonctionnelle, telle que décrite
par le Pr. Orthlieb et al. (94) en 2016. Néanmoins, il ne faut pas oublier que ces perturbations
de l’occlusion peuvent avoir des répercussions nocives sur le coefficient masticatoire du patient
sans parler des répercutions décrites précédemment sur les organes dentaires (usures, fractures,
sensibilités…), le parodonte (apparition ou aggravation de mobilité dentaire, sensibilité
occlusale…) ou l’ATM et les muscles masticateurs. En tant que chirurgien-dentiste il nous
parait important d’approfondir ce problème
Le sujet principal de ce travail est d’étudier les modifications du calage postérieur chez les
patients appareillés par OAM depuis un an.
21
III) Evaluation à un an de la perte de calage occlusal postérieur
provoquée par le port d’une OAM
Les sujets inclus (n = 27) dans cette étude sont des patients du pôle odontologie de l’Hôpital de
la Timone, du service de réhabilitation orale, unité fonctions – dysfonctions orales. Tous ces
patients présentent un SAOS modéré à sévère (IAH supérieur à 15/h) et ont été adressés dans
le service pour une prise en charge par OAM en première intention, ou en seconde intention
après refus ou échec de la prise en charge par VPPC.
Au cours de l’étude, 14 sujets ont été perdus de vue, et 5 autres sujets ont arrêté le traitement
lors de son cours, et ont donc été exclus de l’étude.
Tous les patients ont été traités à l’aide d’orthèses type Narval®, de la marque Resmed®. Ces
OAM sont bi-bloc, rigides, titrables au moyen de biellettes interchangeables, et réalisées en
CFAO par le laboratoire de Resmed® après scan des modèles en plâtre extra-dur coulés en
direct au laboratoire du centre dentaire et issus des empreintes à l’alginate faites sur les patients.
La titration est effectuée par le patient, sur plusieurs semaines, suivant les consignes données
au cours du rendez-vous initial, et est évaluée lors d’un rendez-vous de contrôle à 7 ou 15j
suivant la pose de l’orthèse.
Le recueil des données à étudier est composé d’enregistrements de l’occlusion par technique de
cire occlusale, proposée et validée par Millstein en 1985 (95,96), chez chaque sujet le jour de
la mise en bouche de l’OAM (T0) ainsi que durant le rendez-vous de contrôle à un an (T1).
Chacun de ces enregistrements a par la suite été étudié par deux observateurs indépendants, et
les données numériques obtenues ont été mise en commun pour créer le recueil final des
données tirées des enregistrements.
L’objet principal du recueil de données était le nombre de dents postérieures sur une arcade
présentant au moins un contact avec une dent antagoniste. De plus, le nombre total de dents en
contact, sur une arcade, a également été relevé, ainsi que le nombre de surfaces de contact
postérieures (par opposition à des points de contact).
Le critère de jugement principal de cette étude a donc été la variation du nombre de dents
postérieures sur une arcade, présentant au moins un contact avec une dent antagoniste, un an
après la mise en place d’un traitement par OAM. Ce critère permet d’évaluer la perte de calage
postérieure que nous voulons étudier. De plus, il paraissait également utile d’étudier le nombre
total de dents en contact, étant donné que cela peut apporter des informations supplémentaires
sur la qualité du calage chez les sujets. Enfin, l’étude du nombre de surface de contact
postérieures a également permis de donner des précisions sur la qualité du calage postérieur.
Pour étudier la corrélation entre les différentes valeurs relevées à T0 et T1, le test des rangs
signés de Wilcoxon a été utilisé. (97)
22
III.2) Résultats
Comme cité précédemment, sur les 27 sujets initialement inclus dans cette étude, seuls 8 ont pu
être retenus car satisfaisant la nécessité de deux enregistrements de l’occlusion afin de pouvoir
effectuer la comparaison entre T0 et T1.
Le résultat du test des rangs signés de Wilcoxon sur les données concernant le nombre de dents
postérieures présentant des contacts sur une arcade (tableau 2) suggère que les échantillons
à T0 et T1 diffèrent dans leur distribution (p = 0.031 pour un risque α = 5%), avec une
diminution du nombre total de dents en contact (graphique 1).
9
8,5
8
Concernant le nombre total de dents en contact sur une arcade (tableau 3), ce même test
statistique ne permet pas de déterminer une différence de distribution dans les deux échantillons
(p = 0.139 pour un risque α = 5% ; graphique 2).
15
14
Nombre de dents en contact
13
12
11
10
9
8
7
6
T0 T1
23
Enfin, concernant le nombre de surfaces postérieures (tableau 4), le test de Wilcoxon montre
à nouveau une différence de distribution des deux échantillons à T0 et T1 (p = 0.020 pour un
risque α = 5%), avec une nette diminution du nombre de surfaces de contact (graphique 3).
3
1,5
0,5
0
T0 T1
Tableau 4 : données concernant le Graphique 3 : Statistiques descriptives
nombre de surfaces de contact (moyenne, quartiles, valeurs extrêmes) sur le
postérieures à T0 et T1. nombre de surfaces de contact à T0 et T1.
III.3) Discussion
1. Dents postérieures
Concernant les dents postérieures, les résultats des tests statistiques tendent à montrer que le
port d’une OAM a un effet, statistiquement significatif, sur le nombre de dents postérieures
présentant des contacts, et donc sur la qualité du calage postérieur chez les sujets. Ces résultats
nous permettent d’évoquer une tendance à la diminution de la qualité du calage postérieur. Dans
notre étude, 75% sujets ont perdu au moins un contact postérieur en un an de port de l’OAM.
Nous pouvons agrémenter ces résultats par ceux du nombre de surfaces de contact postérieures.
Une diminution du nombre de surfaces de contact comme c’est le cas ici évoque une
modification conséquente de l’occlusion, associée à une diminution de la qualité du calage
postérieur chez les sujets. Dans l’étude, tous les sujets présentant une ou plusieurs surfaces de
contact à T0 ont perdu au moins une surface à T1, et parmi ces sujets, 83% ont perdu toutes les
surfaces de contact qu’ils présentaient à T0.
Ces résultats sont concordants avec les conclusions de plusieurs études antérieures, concernant
une modification générale de l’occlusion (73,84,85,90), mais également plus particulièrement
une modification et une diminution des contacts postérieurs dus au port d’une OAM (87,88).
Selon nos résultats, nous pouvons donc avancer que le port d’une OAM sur une durée d’un
an conduit à une diminution de la qualité du calage postérieur chez les patients.
24
III.3.2) Hypothèses étiologiques des modifications
Ces modifications de l’occlusion chez les patients appareillés par OAM ont été observées et
étudiées depuis plusieurs années. Cependant leur impact sur les fonctions occlusales ainsi que
leur cause primordiale sont encore mal définis.
Plusieurs facteurs peuvent être mis en cause pour expliquer les modifications occlusales subies
par les patients.
25
Ces deux phénomènes sont intimement reliés, cependant, la littérature reste incomplète
concernant le lien de causalité entre ces observations.
Certains auteurs avancent que les modifications dentaires ayant lieu au cours du port de l’OAM
participent à la rotation postérieure mandibulaire, ainsi qu’au « verrouillage » de cette position,
modifiant ainsi la position mandibulaire au repos chez les patients.
D’autres études suggèrent que le port d’une OAM pourrait entraîner une modification de la
position mandibulaire par un remodelage myo-articulaire, ce qui aurait des conséquences sur la
position dentaire ensuite (82,100).
Des études plus ciblées sont nécessaires afin de préciser ce lien de causalité, notamment en
éliminant les facteurs de risques éventuels (stade d’une éventuelle maladie parodontale,
malocclusion déjà présente chez le patient, durée de l’étude…), ou encore en réalisant une étude
ciblée sur les éventuelles modifications au niveau de l’ATM, au moyen de téléradiographies de
profil ainsi que d’IRM à intervalles réguliers durant le temps de traitement.
1. Taille de l’échantillon
La principale limite de cette étude est la taille de l’échantillon effectivement étudiée.
Sur 25 sujets initialement inclus, ce qui constitue déjà une taille d’effectif relativement réduite,
seuls 8 ont pu être étudiés.
14 sujets ont été perdus de vue au cours de l’année, et ne se sont donc pas présentés aux rendez-
vous de suivi classiques ainsi qu’au rendez-vous à un an afin de réaliser le second
enregistrement nécessaire à l’étude.
De plus, 5 patients ont arrêté le traitement par OAM lors de l’étude. Très peu d’information a
pu être recueillie sur ces sujets, mais 4 d’entre eux ne supportaient pas le port de l’OAM. Sur
ces 4 sujets, deux sont passés sur un traitement par VPPC, et les deux autres ont tout simplement
abandonné sans préciser un éventuel traitement par la suite. Le 5e sujet a déclaré qu’après avoir
perdu beaucoup de poids, il n’était plus sujet à des apnées du sommeil et a donc arrêté de porter
son OAM.
L’observance du traitement par OAM est un point capital dans la réalisation d’études, étant
donné qu’il s’agit d’un traitement reposant sur le patient pour sa mise en œuvre. Beaucoup
d’études soulèvent qu’un biais possible dans chacune d’entre elles est l’impossibilité de
quantifier objectivement la durée de port de l’OAM par le patient, étant donné que certains la
portent toute la nuit, d’autres seulement une partie etc… (66,85)
26
3. Durée de l’étude
Comme cité précédemment, notre étude s’est déroulée sur un an uniquement.
La grande majorité des études s’intéressant aux modifications occlusales chez les patients
appareillés par OAM se déroulent en général sur des durées plus longues, allant de 2 à plus de
7 ans (83–85,88,89).
Il serait intéressant de réaliser notre étude sur une plus grande durée également, afin
d’approfondir nos connaissances concernant l’évolution et les modifications éventuelles des
fonctions occlusales chez les patients appareillés par OAM sur le long terme.
4. Enregistrements de l’occlusion
Notre étude a utilisé des enregistrements de l’occlusion par technique de cire occlusale (voir
photo 1). Ces enregistrements comportent un certain nombre de limites et sont le principal biais
induit dans notre étude.
Cette technique consiste à faire mordre le patient sur une fine feuille de cire souple (0,4mm).
Les perforations dans la cire marquent les contacts occlusaux.
Ce type d’enregistrement a été choisi car il a plusieurs avantages, notamment sa simplicité de
réalisation au fauteuil, son coût relativement faible ainsi que la capacité à stocker les
enregistrements sur de longues durées sans risque de voir les données s’altérer. De plus, cette
technique d’enregistrement est fiable et reproductible, et a été validée par Millstein (96).
27
- Limites propres à ces enregistrements : Les occlusogrammes obtenus par technique de
cire occlusale sont uniquement des enregistrements qualitatifs de l’occlusion. C’est-à-
dire qu’il est seulement possible de déceler la présence ou l’absence de contact occlusal,
mais en aucun cas de mesurer ou même d’estimer la force de ces contacts. Certains types
d’enregistrements de l’occlusion permettent cette évaluation quantitative des contacts
occlusaux.
La question qu’il est légitime de se poser est alors quels types d’occlusogrammes seraient
envisageables pour une étude semblable ?
Photo 2 : Papier absorbant et papier marquant de la marque Bausch® après réalisation d’une
surimpression occlusale (photo courtoisie du Pr. Jean-Daniel Orthlieb)
28
Cependant on peut imaginer qu’avec la démocratisation des empreintes optiques et leur
progrès en matière de technologie, ces limitations vont avoir tendance à se minimiser, et on
obtiendra des enregistrements de l’occlusion de plus en plus proches de la réalité.
Enfin, nous pouvons citer le système du T-Scan®, développé depuis 1987 par le Pr. Maness
en partenariat avec le MIT (101), le T-scan est un appareillage composé aujourd’hui (modèle
T-scan Novus®) d’un capteur, que l’on insère dans une poignée, elle-même reliée à un
ordinateur, sur lequel est installé le logiciel correspondant.
Le capteur, d’une épaisseur totale de 0,1mm, est composé de 1370 points de mesure
indépendants. Lorsque le patient mord sur le capteur, les points de contacts sont enregistrés, et
la force du contact est mesurée, ce qui permet d’obtenir une ‘séquence’ occlusale, du premier
contact jusqu’à la position d’OIM.
Il est d’ailleurs possible de synchroniser ce système à un enregistrement électromyographique
et d’obtenir ainsi une analyse précise de l’équilibre occlusal en lien avec la fonction
musculaire.
Cette méthode d’enregistrement de l’occlusion, contrairement aux enregistrements par caméra
intraorale, est très peu répandue dans la pratique courante, mais elle est intéressante en termes
de quantification dans le domaine de la recherche
29
Conclusion
Le SAOS constitue une pathologie respiratoire touchant une importante partie de la population,
et donne lieu à des complications parfois graves s’il n’est pas traité. Le développement des
techniques diagnostiques ainsi que des traitements disponibles amène du progrès dans la qualité
des soins apportés aux patients, ainsi que dans la compréhension des atouts et limites des
différents traitements.
Les OAM sont le sujet principal de ce travail, qui avait pour objectif d’évaluer la perte de calage
postérieur due au port d’une OAM en comparant l’occlusion initiale (avant appareillage) et
l’occlusion après un an de port de l’orthèse.
Les résultats de l’étude ont montré une diminution du calage postérieur qui peut passer tout à
fait inaperçue pour le patient, mais constitue néanmoins un effet secondaire important, qu’il
sera nécessaire pour les praticiens d’évaluer lors des rendez-vous de contrôle. D’autant plus
qu’une diminution du calage postérieur peut avoir des conséquences néfastes sur les dents
(mauvaise répartition des contraintes sur les organes dentaires), sur la stabilité mandibulaire du
patient ainsi que sur son coefficient masticatoire.
De plus, les OAM constituent un traitement à vie chez les patients atteints de SAOS. La
surveillance des effets indésirables potentiels est donc capitale tout au long de la vie du patient.
Etant donné la forte prévalence des SAOS dans la population générale, il est impératif de
poursuivre la recherche concernant les traitements aujourd’hui disponibles. L’étude des
modifications occlusales engendrées par le port d’une OAM, et plus généralement des effets
secondaires possibles de cette thérapeutique, permettra d’une part de mieux connaître ces effets
indésirables du traitement, leurs causes ainsi que leurs conséquences, mais également de
sensibiliser les praticiens sur leurs effets, et ainsi garantir une meilleure prise en charge globale
des patients.
30
Annexes
Annexe 1 : Echelle de somnolence d’Epworth
31
32
Annexe 3 : Sleep Apnea Clinical Score (SACS)
33
Annexe 4 : Questionnaire de Berlin
34
Annexe 5 : Bon de Commande RESMED
35
Annexe 6 : Fiche de déclaration de traitement auprès de la CIL
36
Bibliographie
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SERMENT MEDICAL
Admis dans l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma langue
taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les
mœurs ni à favoriser le crime.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
46
47
LIEVENS Thomas – Evaluation à un an de la perte de calage occlusal postérieur provoquée
par le port d’une Orthèse d’Avancée Mandibulaire dans le cadre d’un Syndrome d’Apnée
Obstructive du Sommeil.
Résumé :
Les syndromes d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) ont une incidence grandissante
dans la population et ont des répercussions importantes sur la santé des patients atteints.
Les orthèses d’avancées mandibulaires (OAM) sont un traitement possible de ces troubles
respiratoires dans certaines indications. Cependant ces dispositifs sont à l’origine de
modifications de l’occlusion dentaire. Ces modifications sont encore mal définies, c’est
pourquoi dans ce travail nous avons pour objectif d’évaluer la perte de calage postérieure
due au port d’une orthèse d’avancée mandibulaire en comparant l’occlusion initiale avant
appareillage et l’occlusion après un an de port de l’orthèse. Pour répondre à cette
problématique, nous avons réalisé une étude auprès d’une population de patients du centre
dentaire de la Timone traités par OAM pour un SAOS, au moyen d’enregistrements de
l’occlusion réalisés à différents moments durant le traitement.
LIEVENS Thomas – One year evaluation of the loss of posterior occlusal support caused by
wearing a Mandibular Advancement Device in the context of Obstructive Sleep Apnea
Syndrome.
Abstract :
Obstructive Sleep Apnea Syndrome (OSAS) have a growing incidence in the general
population, and have important repercussion on the overall health of the affected patients.
Mandibular Advancement Devices (MADs) are an available treatment in some indications for
these respiratory problems. However, these devices are the origin of several changes of the
dental occlusion. Those changes still remain poorly defined, that’s why in this work we aim to
assess the loss of posterior occlusal support caused by wearing a mandibular advancement
device by comparing the initial dental occlusion to the occlusion after one year of wearing the
device. To answer this problem, we carried out a study among a population of patients from
the dental center of la Timone, treated with MADs for an OSAS, using bite registrations taken
at different points in time during the treatment.
Key words : Obstructive Sleep Apnea Syndrome, sleep apnea, Mandibular Advancement
Device, occlusion, occlusal support, side effects
48