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SSIAP 1 Formation

Le manuel de formation SSIAP 1 pour les agents de sécurité incendie est conçu pour fournir les bases nécessaires à l'exercice de leurs responsabilités, en conformité avec la réglementation. Il est structuré en cinq parties, abordant des thèmes essentiels tels que le feu, la sécurité incendie, et les missions des agents, et comprend des ressources complémentaires en ligne pour une préparation efficace à l'examen. Réalisé par des experts du domaine, ce guide sert également de référence pour les professionnels en formation continue.
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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SSIAP 1 Formation

Le manuel de formation SSIAP 1 pour les agents de sécurité incendie est conçu pour fournir les bases nécessaires à l'exercice de leurs responsabilités, en conformité avec la réglementation. Il est structuré en cinq parties, abordant des thèmes essentiels tels que le feu, la sécurité incendie, et les missions des agents, et comprend des ressources complémentaires en ligne pour une préparation efficace à l'examen. Réalisé par des experts du domaine, ce guide sert également de référence pour les professionnels en formation continue.
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SSIAP 1 OBJECTIF RÉUSSITE

MANUEL DE FORMATION - AGENT DE SÉCURITÉ INCENDIE

SSIAP 1 : MANUEL DE FORMATION - AGENT DE SÉCURITÉ INCENDIE


Encadré par la loi et doté de programmes conçus pour apporter aux candidats les bases
indispensables à l’exercice de leurs futures responsabilités au sein d’un service de
sécurité incendie et d’assistance à personnes, le diplôme d’agent de sécurité incendie
appelle une formation exigeante.
Commun à tous les organismes de formation, l’examen final ne sera réussi qu’à la condi-
tion d’avoir été rigoureusement préparé car il porte sur un ensemble de connaissances
techniques, pratiques et juridiques.
Dans ce but, le présent manuel – strictement conforme à l’arrêté de référence du 2 mai
2005 – est composé de cinq parties distinctes :
1. Le feu et ses conséquences
2. La sécurité incendie
3. Les installations techniques
4. Le rôle et les missions des agents de sécurité incendie
5. La concrétisation des acquis
On y trouvera, détaillées étape après étape, toutes les connaissances requises par le
programme. Elles sont présentées pour être bien comprises et, pour être efficacement as-
similées, elles sont accompagnées de nombreux documents complémentaires librement
téléchargeables (fiches d’application, fiches de synthèse, QCM, etc.)

Ce matériel d’étude permettra aux stagiaires autant qu’à leurs formateurs de disposer de
tout ce dont ils auront besoin pour préparer avec succès cet examen.
Illustré de photos et de schémas en couleurs volontairement très pédagogiques, ce manuel
est conçu comme un guide de référence que pourront également utiliser les professionnels
dans le cadre de leur recyclage, remise à niveau ou module complémentaire.

Sapeur-pompier professionnel exerçant au sein du SDIS du Nord, Olivier DECUYPERE est également
formateur. Pour concevoir et rédiger cet ouvrage de référence, il s’est adjoint le concours de Romuald

SSIAP 1
AVENEL, responsable du pôle Résistance au feu du CSTB.

Les ouvrages de la collection « Objectif Réussite » sont destinés à la préparation et à l’obtention des

MANUEL DE FORMATION - AGENT DE SÉCURITÉ INCENDIE


qualifications professionnelles et des diplômes des secteurs du bâtiment et de la prévention incendie.
Pédagogiques et très illustrés, ils offrent aux candidats les moyens d’une préparation sans faille qui leur
garantira sérénité et succès le jour des épreuves et des examens.

Fiches à télécharger et exercices en ligne sur [Link] FORMATION INITIALE / NIVEAU 1


Bénéficiant d’un espace dédié sur Batipedia, les lecteurs du présent manuel peuvent y télécharger
librement des fiches de révision, répondre à des QCM en ligne ou encore, parmi d’autres applications Fiches
à télécharger et • LE FEU ET SES CONSÉQUENCES
numériques, y effectuer une ronde virtuelle.
exercices en ligne : • LA SÉCURITÉ INCENDIE
49 € QCM, ronde • LES INSTALLATIONS TECHNIQUES
Illustration de couverture : © Fotolia

Code Eyrolles : G11870 virtuelle, fiches • LE RÔLE ET LES MISSIONS DES AGENTS DE SÉCURITÉ INCENDIE
ISBN Eyrolles : 978-2-212-11870-4 de révision, etc.
Code CSTB : G13-01 • LA CONCRÉTISATION DES ACQUIS
ISBN CSTB : 978-2-86891-659-4

[Link] 1 18/10/2016 16:48


SSIAP 1 OBJECTIF RÉUSSITE
MANUEL DE FORMATION - AGENT DE SÉCURITÉ INCENDIE

SSIAP 1 : MANUEL DE FORMATION - AGENT DE SÉCURITÉ INCENDIE


Encadré par la loi et doté de programmes conçus pour apporter aux candidats les bases
indispensables à l’exercice de leurs futures responsabilités au sein d’un service de
sécurité incendie et d’assistance à personnes, le diplôme d’agent de sécurité incendie
appelle une formation exigeante.
Commun à tous les organismes de formation, l’examen final ne sera réussi qu’à la condi-
tion d’avoir été rigoureusement préparé car il porte sur un ensemble de connaissances
techniques, pratiques et juridiques.
Dans ce but, le présent manuel – strictement conforme à l’arrêté de référence du 2 mai
2005 – est composé de cinq parties distinctes :
1. Le feu et ses conséquences
2. La sécurité incendie
3. Les installations techniques
4. Le rôle et les missions des agents de sécurité incendie
5. La concrétisation des acquis
On y trouvera, détaillées étape après étape, toutes les connaissances requises par le
programme. Elles sont présentées pour être bien comprises et, pour être efficacement as-
similées, elles sont accompagnées de nombreux documents complémentaires librement
téléchargeables (fiches d’application, fiches de synthèse, QCM, etc.)

Ce matériel d’étude permettra aux stagiaires autant qu’à leurs formateurs de disposer de
tout ce dont ils auront besoin pour préparer avec succès cet examen.
Illustré de photos et de schémas en couleurs volontairement très pédagogiques, ce manuel
est conçu comme un guide de référence que pourront également utiliser les professionnels
dans le cadre de leur recyclage, remise à niveau ou module complémentaire.

Sapeur-pompier professionnel exerçant au sein du SDIS du Nord, Olivier DECUYPERE est également
formateur. Pour concevoir et rédiger cet ouvrage de référence, il s’est adjoint le concours de Romuald

SSIAP 1
AVENEL, responsable du pôle Résistance au feu du CSTB.

Les ouvrages de la collection « Objectif Réussite » sont destinés à la préparation et à l’obtention des

MANUEL DE FORMATION - AGENT DE SÉCURITÉ INCENDIE


qualifications professionnelles et des diplômes des secteurs du bâtiment et de la prévention incendie.
Pédagogiques et très illustrés, ils offrent aux candidats les moyens d’une préparation sans faille qui leur
garantira sérénité et succès le jour des épreuves et des examens.

Fiches à télécharger et exercices en ligne sur [Link] FORMATION INITIALE / NIVEAU 1


Bénéficiant d’un espace dédié sur Batipedia, les lecteurs du présent manuel peuvent y télécharger
librement des fiches de révision, répondre à des QCM en ligne ou encore, parmi d’autres applications Fiches
à télécharger et • LE FEU ET SES CONSÉQUENCES
numériques, y effectuer une ronde virtuelle.
exercices en ligne : • LA SÉCURITÉ INCENDIE
QCM, ronde • LES INSTALLATIONS TECHNIQUES
virtuelle, fiches • LE RÔLE ET LES MISSIONS DES AGENTS DE SÉCURITÉ INCENDIE
de révision, etc.
• LA CONCRÉTISATION DES ACQUIS

[Link] 1 18/10/2016 16:48


Manuel de formation
Agent de sécurité incendie
SSIAP niveau 1

G13-01 SSIAP Niveau [Link] 1 30/09/2016 16:18


Établissement public au service de l’innovation dans le bâtiment, le CSTB, Centre Scientifique
et Technique du Bâtiment, exerce quatre activités clés : la recherche, l’expertise, l’évaluation,
et la diffusion des connaissances, organisées pour répondre aux enjeux de la transition
écologique et énergétique dans le monde de la construction. Son champ de compétences
couvre les produits de construction, les bâtiments et leur intégration dans les quartiers et
les villes.
Avec plus de 900 collaborateurs, ses filiales et ses réseaux de partenaires nationaux,
européens et internationaux, le groupe CSTB est au service de l’ensemble des parties
prenantes de la construction pour faire progresser la qualité et la sécurité des bâtiments.

Éditions Eyrolles
61, boulevard Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
[Link]

Le présent guide ne se substitue en aucun cas aux textes de référence, qu’ils soient réglementaires
(lois, décrets, arrêtés…), normatifs (normes, DTU ou règles de calcul) ou codificatifs
(Avis Techniques, « CPT »…) qui doivent être consultés.
Le CSTB décline toute responsabilité quant aux conséquences directes ou indirectes de toute nature
qui pourraient résulter de toute interprétation erronée du contenu du présent guide.

Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent
ouvrage, faite sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille, 75006 Paris),
est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage du copiste
et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou
d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 1er juillet 1992 - art. L 122-4 et L 122-5 et Code Pénal art. 425).
© CSTB octobre 2016 et Groupe Eyrolles 2017 ISBN CSTB : 978-2-86891-659-4
ISBN Eyrolles : 978-2-212-11870-4

G13-01 [Link] 2 26/10/2016 15:37


Objectif Réussite

SSIAP 1
Manuel de formation - Agent de sécurité incendie
Formation initiale / Niveau 1
◆ Le feu et ses conséquences
◆ La sécurité incendie
◆ Les installations techniques
◆ Le rôle et les missions des agents de sécurité incendie
◆ La concrétisation des acquis

Olivier DECUYPÈRE
(Decuypère Prévention Incendie)
Romuald AVENEL
(CSTB)

G13-01 [Link] 3 03/10/2016 10:48


Couverture : © Fotolia

Illustrations : Jean-Marc LAUBY

Téléchargement des compléments numériques


Activation du service – Mode d’emploi
Afin d’activer ce service, vous devez être en possession du présent guide.
−− Connectez-vous à [Link]/activation-guides ;
−− Identifiez-vous (si vous possédez déjà un compte sur Batipedia) ou créez votre compte ;
−− Sélectionnez le guide « Objectif Réussite – SSIAP 1 » ;
−− Répondez, à l’aide de votre guide, aux deux questions posées.
Vous recevrez alors un mail de confirmation pour l’accès gratuit aux documents.
Vous pourrez retrouver ces documents à tout moment en vous connectant sur
[Link], rubrique « Téléchargez » puis « Ressources complémentaires », puis
guide « Objectif Réussite – SSIAP 1 ».

G13-01 [Link] 4 03/10/2016 10:48


Mode d’emploi du manuel

Mode d’emploi du manuel

1. Contenu
Ce manuel traite de l’ensemble du programme de la formation en vue de la qualification « agent de sécurité incendie
SSIAP 1 », tel que défini dans les annexes de l’arrêté ministériel de référence du 2 mai 2005 modifié.
Son étude, séquence par séquence ou en abordant les chapitres dans l’ordre de la formation suivie, permet une
bonne préparation à l’examen.
L’ouvrage comprend un certain nombre d’illustrations et comporte plusieurs sortes de fiches.
Sur Batipedia, il est possible de télécharger l’arrêté de référence qu’il est conseillé de lire attentivement.
Ce texte définit, entre autre, les missions de l’agent de sécurité incendie et présente les deux autres niveaux de
formation, « chef d’équipe » (SSIAP 2) et « chef de service » (SSIAP 3).
Sur Batipedia, on retrouve une version numérisée accompagnée d’une série d’exercices et de fiches d’application en
rapport avec la séquence.
De plus, pour aider le stagiaire, un module d’évaluation personnelle est proposé afin de permettre son autoévaluation.
Il comprend un questionnaire à choix multiple qui couvre un certain nombre de questions en rapport avec l’examen et
une ronde virtuelle avec une demande de résolution d’anomalies.

2. Articulation
Le manuel suivant intègre toutes les séquences pédagogiques dans l’ordre du programme établi.
Chacune d’elle, organisée en fiches comporte l’objectif intermédiaire, l’articulation de la séquence, un sommaire, un
contenu et les points essentiels de la séquence.
De la même manière, le contenu répartit l’ensemble du savoir avec des définitions à connaître par cœur.
Enfin, le résumé, qui prend le nom de « Les points essentiels de la séquence » conclut sur la séquence et permet au
formateur de se situer dans la formation.

3. Compléments numériques
Téléchargez gratuitement des QCM, une ronde virtuelle, des fiches de révision etc. et consultez les à tout moment.
Votre guide vous permet d’apprendre et de vous tester en ligne. Les compléments numériques en ligne sont adaptés
au formateur et au stagiaire pour une révision sur tablette ou smartphone.
Vous bénéficiez ainsi de compléments faciles d’accès et de la possibilité d’effectuer des «copier/coller»
(mode d’emploi : voir encadré en p. 4).
D’autre part, après inscription gratuite sur Batipedia, le site incontournable des professionnels de la construction, pour
chercher, consulter, comprendre et suivre en temps réel le référentiel technique et réglementaire de la construction,
vous pourrez :
■■ utiliser nos outils de recherche et identifier immédiatement le ou les texte(s) susceptible(s) de répondre à vos

questions ;
■■ accéder à la notice descriptive de tous les documents et aux Avis Techniques en vigueur ;

■■ suivre en temps réel l’actualité et vous abonner à la newsletter ;

■■ télécharger de nombreux documents et dossiers ;

■■ consulter les rubriques Questions/Réponses.

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G13-01 [Link] 5 03/10/2016 10:48
Les unités de mesure

Les unités de mesure

En physique, l’unité de mesure est la matérialisation d’une grandeur physique donnée dont on connaît la valeur avec
exactitude.
On appelle « grandeur physique » toute propriété d’un élément naturel ou artificiel qui peut être mesurée ou calculée,
et dont les différentes valeurs possibles s’expriment à l’aide d’un nombre.
Le Système international d’unités (SI) comporte 7 unités de base. Toutes les autres unités sont dérivées de ces unités
de base.

1. Principe et symboles des noms d’unité


Par convention, les noms d’unités sont des noms communs qui s’écrivent en minuscules, même s’ils dérivent de noms
propres des inventeurs. Ces noms d’unité prennent la marque du pluriel (exemple : un volt, trois volts).

2. Unités de base du Système international d’unités


Tableau 1 : Grandeurs physiques de base du SI avec leurs dimensions, unités et symboles

Symbole Nom de Symbole


Grandeur Physique Description
de la dimension l’unité de l’unité
Le mètre est la distance d’un trajet
Longueur L mètre m
parcouru reconnu
Masse M kilogramme kg Le kilogramme est l’unité de masse
Temps T seconde s La seconde est l’unité de la durée
L’ampère est l’intensité d’un courant
Courant électrique I ampère A
constant
Le kelvin est l’unité de température
Température thermodynamique Θ kelvin K
thermodynamique
La mole est la quantité de matière d’un
Quantité de matière N mole mol
système
La candela est l’intensité lumineuse,
Intensité lumineuse J candela cd
dans une direction donnée

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G13-01 SSIAP Niveau [Link] 6 30/09/2016 16:18
Les unités de mesure

3. Unités dérivées du Système international d’unités


Tableau 2 : Grandeurs physiques dérivées du SI avec leurs dimensions, unités et symboles

Nom Symbole
Grandeur physique de de Expression Relation
l’unité l’unité
Fréquence hertz Hz s-1 Fréquence = 1 / période
Force newton N kg ⋅ m ⋅ s-2 Force = masse × accélération
Pression pascal Pa N⋅m -2
Pression = force / surface
Quantité de chaleur joule J N⋅m Travail = force × distance
Puissance watt W J⋅s -1
Puissance = travail / temps
Résistance électrique ohm Ω V ⋅ A-1 Résistance = tension / courant
Angle solide stéradian sr
Flux lumineux lumen lm cd ⋅ sr Flux lumineux = intensité lumineuse x angle
Éclairement lumineux = intensité lumi-
Éclairement lumineux lux lx cd ⋅ sr ⋅ m-2
neuse x angle / superficie
Superficie mètre carré m2 Superficie = longueur x longueur
Volume mètre cube m 3
Volume = longueur x longueur x longueur
Vitesse mètre par seconde m⋅s -1
Vitesse = longueur x temps
kilogramme par
Masse volumique kg ⋅ m-3 Masse volumique = masse / volume
mètre cube
Flux thermique watt par mètre carré W ⋅ m-2 Flux thermique = puissance / superficie

ATTENTION
Ne pas confondre la quantité de matière qui s’exprime en moles et la force en newtons.

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G13-01 SSIAP Niveau [Link] 7 30/09/2016 16:18
Les unités de mesure

4. Multiples et sous-multiples
Afin de rendre les valeurs lisibles, il existe des multiples que l’on peut ajouter aux unités de mesures en préfixes du
système international d’unités.
Tableau 3 : Multiples et sous-multiples

10N Nom préfixé Symbole Nombre en français Nombre en simple unité


109 giga G milliard 1 000 000 000
10 6
méga M million 1 000 000
10 3
kilo k mille 1 000
102 hecto h cent 100
10 1
déca da dix 10
10 0
unité un 1
10-1 déci d dixième 0,1
10-2 centi c centième 0,01
10 -3
milli m millième 0,001
10 -6
micro μ millionième 0,000 001
10-9 nano n milliardième 0,000 000 001

Quelques exemples de multiples et sous-multiples :


■■ Décamètre : 1 dam = 10 m (cette unité est adaptée au calcul de la superficie d’un terrain).

■■ Kilonewton : 1 kN = 1 000 N (c’est l’unité la plus fréquemment utilisée pour mesurer la force d’un engin qu’il exerce

sur un espace donné. Cette dernière est appelée également le poids).


■■ Tonne : 1 T = 1 000 kg (c’est le multiple du kilogramme le plus fréquemment utilisé pour mesurer la masse d’un

engin).
■■ Centimètre : 1 cm = 0,01 m (le centimètre est une des unités de base d’un système métrique).

■■ Millimètre : 1 mm = 1×10-3 m = 0,001 m (la représentation graphique manuelle la plus précise qui nécessite donc

l’utilisation de papier millimétré).

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G13-01 SSIAP Niveau [Link] 8 30/09/2016 16:18
Principales abréviations

Principales abréviations
Sigles Signification
AES Alimentation électrique de sécurité
AFFF Agent formant film flottant
ANTARES Adaptation nationale des transmissions aux risques et aux secours (réseau)
APS Alimentation pneumatique de sécurité
BAAS Bloc autonome d’alarme sonore
BAES Bloc autonome d’éclairage de sécurité
BAPI Bloc autonome portable d’intervention
BI Bouche d’incendie
BPN Bloc primaire numérique
CAA Centre à autonomie d’acheminement
CCH Code de la construction et de l’habitation
CMSI Centralisateur de mise en sécurité incendie
COS Commandant des opérations de secours
DAC Dispositif adaptateur de commande
DAD Détecteur autonome déclencheur
DAI Détecteur automatique d’incendie
DAS Dispositif actionné de sécurité
DCM Dispositif de commande manuelle
DCMR Dispositif de commandes manuelles regroupées
DCS Dispositif de commande avec signalisation
DL Diffuseur lumineux
DM Déclencheur manuel
DMA Déclencheur manuel d’alarme
DS Diffuseur sonore
EA Équipement d’alarme
EAE Équipement d’alimentation électrique
EAES Équipement d’alimentation en énergie de sécurité
ECS Équipement de contrôle et de signalisation
ERP Établissement recevant du public
FC Fluorocarbures
GMTG Groupes moteurs thermiques générateurs
HFC Hydrofluorocarbures
IA Indicateur d’action
IFEA Installation fixe d’extinction automatique
IGH Immeuble de grande hauteur
ITGH Immeuble de très grande hauteur

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Principales abréviations

Sigles Signification
LSC Luminaire sur source centralisée
PCSI Poste central de sécurité incendie
PEMP Plates-formes élévatrices mobiles de personnes
PI Poteaux d’incendie
PIA Poste d’incendie additivé
PS Poste de sécurité
RIA Robinet d’incendie armé
RTC Réseau téléphonique commuté
RTCP Réseau téléphonique commuté public
SAIP Système d’alerte et d’information des populations
SAMU Service d’aide médicale urgente
SDAI Système de détection et d’alarme incendie
SDI Système de détection incendie
SMSI Système de mise en sécurité incendie
SSI Système de sécurité incendie
SST Sauveteur secouriste du travail
TGBT Tableaux généraux basse tension
TS Tableau d’alarme et de signalisation
UAE Unité d’aide à l’exploitation
UCMC Unité de commandes manuelles centralisées
UGA Unité de gestion d’alarme
UGCIS Unité de gestion centralisée des issues de secours
UP Unité de passage
US Unité de signalisation
ZA Zone d’alarme
ZD Zone de détection
ZS Zone de sécurité

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Sommaire

Sommaire

Mode d’emploi du manuel..................................................... 5 Séquence 3 : desserte des bâtiments............................ 75


Les unités de mesure.............................................................. 6 Déroulé pédagogique de la séquence............................ 75
Principales abréviations......................................................... 9 Fiche 1 : la desserte des bâtiments................................... 76
Fiche 2 : la voie « engins »................................................... 78
PARTIE 1 : LE FEU ET SES CONSÉQUENCES..............15 Fiche 3 : la voie « échelles »................................................80
Séquence 1 : le feu................................................................. 17 Fiche 4 : les espaces libres.................................................82
Déroulé pédagogique de la séquence............................. 17 Fiche 5 : les façades et baies accessibles...................... 83
Fiche 1 : l’incendie................................................................... 18 Fiche 6 : l’isolement du voisinage,
Fiche 2 : la combustion.........................................................19 le volume de protection....................................................... 84
Fiche 3 : le triangle du feu...................................................22 Les points essentiels de la séquence..............................85
Fiche 4 : les combustibles................................................... 23 Séquence 4 : cloisonnement d’isolation
Fiche 5 : le comburant..........................................................26 des risques.............................................................................. 87
Fiche 6 : l’énergie d’activation........................................... 27 Déroulé pédagogique de la séquence............................ 87
Fiche 7 : classes de feu........................................................28 Fiche 1 : la distribution intérieure des bâtiments...........88
Fiche 8 : les agents extincteurs.........................................29 Fiche 2 : le cloisonnement traditionnel............................89
Fiche 9 : la fumée et ses dangers..................................... 32 Fiche 3 : le cloisonnement en secteurs............................91
Fiche 10 : la propagation du feu........................................ 35 Fiche 4 : le compartimentage.............................................92
Fiche 11 : les procédés d’extinction................................... 37 Fiche 5 : le cas particulier des ERP de type U............... 94
Les points essentiels de la séquence.............................. 38 Fiche 6 : le cas particulier des ERP de type J................96
Séquence 2 : comportement au feu................................. 41 Fiche 7 : le cas particuliers des IGH..................................98
Déroulé pédagogique de la séquence............................. 41 Fiche 8 : le classement des locaux................................. 100
Fiche 1 : la réaction au feu des matériaux Les points essentiels de la séquence............................ 102
d’aménagement..................................................................... 42 Séquence 5 : évacuation du public
Fiche 2 : la résistance au feu des éléments et des occupants................................................................. 103
de construction....................................................................... 44 Déroulé pédagogique de la séquence.......................... 103
Fiche 3 : la charge calorifique d’un feu............................ 49 Fiche 1 : les dégagements................................................. 104
Fiche 4 : le comportement au feu des produits, Fiche 2 : les portes.................................................................111
éléments et matériaux de construction............................50 Fiche 3 : les escaliers........................................................... 115
Les points essentiels de la séquence..............................52 Fiche 4 : les espaces d’attente sécurisés (EAS)............117
Fiche 5 : la conception et l’exploitation
PARTIE 2 : LA SÉCURITÉ INCENDIE.............................. 53
en lien avec les difficultés d’évacuation........................ 120
Séquence 1 : principe de classement
Fiche 6 : la gestion de l’évacuation................................. 121
des établissements...............................................................55
Fiche 7 : l’équipe d’évacuation..........................................123
Déroulé pédagogique de la séquence............................55
Fiche 8 : les dispositions particulières destinées
Fiche 1 : le cadre juridique...................................................56
à l’évacuation des personnes en situation
Fiche 2 : la réglementation relative
de handicap........................................................................... 126
à la sécurite incendie des bâtiments................................ 57
Les points essentiels de la séquence............................ 128
Fiche 3 : la définition d’un établissement
Séquence 6 : désenfumage............................................. 129
recevant du public (ERP)......................................................59
Déroulé pédagogique de la séquence.......................... 129
Fiche 4 : la définition d’un immeuble
Fiche 1 : le désenfumage................................................... 130
de grande hauteur (IGH).......................................................62
Fiche 2 : le désenfumage naturel.....................................133
Les points essentiels de la séquence.............................. 64
Fiche 3 : le désenfumage mécanique.............................135
Séquence 2 : fondamentaux
Fiche 4 : les solutions de désenfumage
et principes généraux de sécurité incendie................. 67
dans les locaux......................................................................137
Déroulé pédagogique de la séquence............................ 67
Fiche 5 : les solutions de désenfumage
Fiche 1 : les principes fondamentaux
dans les dégagements....................................................... 140
de sécurité en ERP.................................................................68
Fiche 6 : les solutions de désenfumage
Fiche 2 : les principes fondamentaux
dans les IGH...........................................................................145
de sécurité en IGH................................................................. 70
Les points essentiels de la séquence............................. 151
Les points essentiels de la séquence.............................. 73

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G13-01 [Link] 11 03/10/2016 14:26
Sommaire

Séquence 7 : éclairage de sécurité................................153 Séquence 4 : colonnes sèches et humides................233


Déroulé pédagogique de la séquence...........................153 Déroulé pédagogique de la séquence..........................233
Fiche 1 : l’éclairage...............................................................154 Fiche 1 : les colonnes sèches...........................................234
Fiche 2 : l’éclairage de sécurité....................................... 155 Fiche 2 : les colonnes humides ou en charge.............237
Fiche 3 : la signalisation de sécurité............................... 158 Les points essentiels de la séquence........................... 240
Les points essentiels de la séquence............................ 159 Séquence 5 : système de sécurité incendie................241
Séquence 8 : présentation des différents Déroulé pédagogique de la séquence...........................241
moyens de secours.............................................................. 161 Fiche 1 : le système de sécurité incendie (SSI)........... 242
Déroulé pédagogique de la séquence........................... 161 Fiche 2 : le système de détection incendie................. 246
Fiche 1 : les moyens de secours...................................... 162 Fiche 3 : le système de mise
Fiche 2 : les moyens d’extinction.....................................163 en sécurité incendie (SMSI).............................................. 254
Fiche 3 : les moyens visant à faciliter l’action Fiche 4 : les niveaux d’accès aux fonctions du SSI... 265
des sapeurs-pompiers.........................................................178 Fiche 5 : les zones.............................................................. 266
Fiche 4 : le système de sécurité incendie (SSI)........... 182 Fiche 6 : les équipements d’alarme............................... 268
Fiche 5 : le système d’alerte............................................. 186 Fiche 7 : les exigences de la réglementation.............. 269
Fiche 6 : le service de sécurité incendie....................... 188 Les points essentiels de la séquence............................270
Les points essentiels de la séquence............................ 190
PARTIE 4 : RÔLE ET MISSIONS DES AGENTS
PARTIE 3 : INSTALLATIONS TECHNIQUES............... 191 DE SÉCURITÉ INCENDIE..................................................273
Séquence 1 : installations électriques...........................193 Séquence 1 : service de sécurité....................................275
Déroulé pédagogique de la séquence...........................193 Déroulé pédagogique de la séquence..........................275
Fiche 1 : les installations électriques................................194 Fiche 1 : le cadre de référence.........................................276
Fiche 2 : les différents types de sources Fiche 2 : la qualification de l’agent
électriques de sécurité........................................................197 de service de sécurité incendie.......................................278
Fiche 3 : les conducteurs électriques............................. 198 Fiche 3 : l’agrément des centres de formation........... 282
Fiche 4 : les dispositifs de coupure d’urgence........... 200 Fiche 4 : l’emploi de l’agent de service
Fiche 5 : habilitation des intervenants de sécurité incendie et d’assistance à personnes..... 284
en électricité......................................................................... 202 Fiche 5 : les missions du service de sécurité.............. 290
Fiche 6 : les vérifications techniques Fiche 6 : le service de sécurité en ERP......................... 293
des installations électriques............................................. 204 Fiche 7 : le service de sécurité en IGH......................... 294
Les points essentiels de la séquence........................... 205 Les points essentiels de la séquence........................... 295
Séquence 2 : ascenseurs et nacelles............................207 Séquence 2 : présentation des consignes
Déroulé pédagogique de la séquence..........................207 de sécurité et main courante..........................................297
Fiche 1 : les ascenseurs..................................................... 208 Déroulé pédagogique de la séquence..........................297
Fiche 2 : les escaliers mécaniques Fiche 1 : les consignes et les plans................................ 298
et trottoirs roulants................................................................214 Fiche 2 : les différents écrits en sécurité incendie.... 303
Fiche 3 : les nacelles........................................................... 216 Fiche 3 : le registre de main courante........................... 304
Fiche 4 : les règles de sécurité pour Fiche 4 : le compte rendu succinct................................ 305
toute intervention sur ascenseur et nacelle................. 218 Fiche 5 : le rapport..............................................................307
Les points essentiels de la séquence............................ 219 Les points essentiels de la séquence.............................312
Séquence 3 : installations fixes Séquence 3 : poste de sécurité.......................................313
d’extinction automatique................................................. 221 Déroulé pédagogique de la séquence...........................313
Déroulé pédagogique de la séquence.......................... 221 Fiche 1 : le poste de sécurité.............................................314
Fiche 1 : les installations fixes d’extinction Fiche 2 : conception du poste de sécurité....................316
automatique.......................................................................... 222 Fiche 3 : les documents consultables
Fiche 2 : le principe de fonctionnement au poste de sécurité.............................................................319
de l’extinction automatique à eau.................................. 223 Fiche 4 : le personnel dans le poste de sécurité....... 322
Fiche 3 : les éléments constitutifs Les points essentiels de la séquence............................323
de l’extinction automatique à eau.................................. 224 Séquence 4 : rondes de sécurité et
Fiche 4 : les différents types d’installation surveillance des travaux.................................................. 325
d’extinction automatique à eau........................................227 Déroulé pédagogique de la séquence......................... 325
Fiche 5 : l’entretien et la vérification Fiche 1 : les rondes............................................................. 326
de l’extinction automatique à eau.................................. 228 Fiche 2 : les modalités de réalisation des rondes.......327
Les points essentiels de la séquence........................... 230 Fiche 3 : le contrôle des rondes
et les renseignements sur la main courante................ 329

12 |
G13-01 [Link] 12 03/10/2016 14:26
Sommaire

Fiche 4 : la conduite de l’agent de sécurité


incendie durant sa ronde.................................................. 330
Fiche 5 : les moyens de liaison du service
de sécurité incendie............................................................332
Fiche 6 : les travaux dangereux.......................................334
Fiche 7 : le permis de feu...................................................335
Les points essentiels de la séquence............................337
Séquence 5 : mise en œuvre
des moyens d’extinction...................................................339
Déroulé pédagogique de la séquence..........................339
Fiche 1 : l’extincteur............................................................ 340
Fiche 2 : le robinet d’incendie armé (ria).......................349
Les points essentiels de la séquence........................... 356
Séquence 6 : appel et réception des
services publics de secours.............................................357
Déroulé pédagogique de la séquence..........................357
Fiche 1 : l’installation téléphonique................................ 358
Fiche 2 : l’alerte................................................................... 360
Fiche 3 : les systèmes d’alerte........................................ 362
Fiche 4 : les actions à mener durant l’arrivée
des secours...........................................................................363
Les points essentiels de la séquence............................364
Séquence 7 : sensibilisation des occupants.............. 365
Déroulé pédagogique de la séquence......................... 365
Fiche 1 : la sensibilisation sur les mesures
de sécurité............................................................................ 366
Fiche 2 : les grands principes de
prévention incendie du bâtiment.................................... 369
Fiche 3 : les grands principes de communication........371
Les points essentiels de la séquence............................373
PARTIE 5 : CONCRÉTISATION DES ACQUIS...........375
Séquence 1 : visites applicatives.................................... 377
Déroulé pédagogique de la séquence.......................... 377
Fiche 1 : les visites applicatives........................................378
Séquence 2 : mises en situation d’intervention........379
Déroulé pédagogique de la séquence..........................379
Fiche 1 : les fiches consignes et la main courante..... 380

| 13
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G13-01 SSIAP Niveau [Link] 14 30/09/2016 16:18
Le feu et ses conséquences
PARTIE
1

Compléments numériques
Vous bénéficiez du téléchargement gratuit de fiches et d’exercices en ligne (QCM, ronde virtuelle, fiche de
révision, etc.) sur [Link], rubrique « téléchargez », « Ressources complémentaires », guide SSIAP 1.

G13-01 SSIAP Niveau [Link] 15 30/09/2016 16:18


G13-01 SSIAP Niveau [Link] 16 30/09/2016 16:18
Partie 1 : Le feu et ses conséquences

Séquence 1 : Le feu

Séquence 1 : Le feu 64h

DÉROULÉ PÉDAGOGIQUE DE LA SÉQUENCE


Séquence 1 Le feu 4 h 00
Thème Éclosion et développement du feu
Théorie du feu (triangle, classes de feux, causes)
La fumée et ses dangers
Contenu 2 h 00
Propagation du feu : conduction, convection, rayonnement, projection
Conduite à tenir face à un local enfumé sans mise en danger pour l’intervenant
Exercice de sortie d’un local enfumé par des fumées odorantes froides et non
Application 2 h 00
toxiques
Remarque Les exercices sont à réaliser sans appareil de protection
Film vidéo sur l’évolution d’un feu dans une pièce
Film vidéo sur un sinistre réel
Matériels et
Ouvrages :
documentation
- M. Curtat, Traité de physique du bâtiment. Physique du feu pour l’ingénieur, 2002, CSTB
recommandés
- Fire Protection Handbook, 2008, National Fire Protection Association
- Traité pratique de sécurité incendie, CNPP Éditions, 2013

Documents de référence
Conduite à tenir face à un local enfumé sans mise en danger pour l’intervenant
Fiche d’application
Fiche à télécharger sur [Link]

Fiche 1 : l’incendie............................................................................................................................................................18
Fiche 2 : la combustion...................................................................................................................................................19
Fiche 3 : le triangle du feu.............................................................................................................................................22
Fiche 4 : les combustibles.............................................................................................................................................23
Fiche 5 : le comburant....................................................................................................................................................26
Fiche 6 : l’énergie d’activation......................................................................................................................................27
Fiche 7 : classes de feu..................................................................................................................................................28
Fiche 8 : les agents extincteurs...................................................................................................................................29
Fiche 9 : la fumée et ses dangers...............................................................................................................................32
Fiche 10 : la propagation du feu....................................................................................................................................35
Fiche 11 : les procédés d’extinction............................................................................................................................. 37
Les points essentiels de la séquence...........................................................................................................................38

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Fiche Partie 1 : Le feu et ses conséquences
1 Séquence 1 : Le feu

Fiche 1 : L’INCENDIE
Définitions
L’incendie est un feu non maîtrisé dont la caractéristique principale est de se propager rapidement.
Le feu est un phénomène de combustion qui se caractérise par un dégagement simultané de chaleur et de
lumière. On emploie également le terme « feu » pour désigner une combustion maîtrisée, par opposition à
l’« incendie », combustion non maîtrisée.

5. Notions générales
L’incendie est une réaction chimique de combustion qui se développe généralement de manière désordonnée et sans
que l’on puisse la contrôler.

À savoir
Éviter l’incendie
Éviter l’éclosion d’un feu, c’est réduire les causes de l’incendie
+ Éviter l’alimentation en combustible, c’est réduire les réactions au feu des matériaux
+ Éviter la propagation du feu, c’est compartimenter pour réduire les effets de l’incendie
= Éviter la destruction par le feu, c’est prendre les mesures propres à limiter ou empêcher les dommages.

L’incendie ne menace pas seulement nos vies, mais aussi l’outil de travail. Tendre vers un état permanent de sécurité,
c’est se défendre contre l’incendie en le rendant improbable par les moyens de prévention prévus par les textes
officiels et les règles des compagnies d’assurance.

6. Phases de l’incendie
Dans le déroulement d’un incendie sur lequel on n’entreprendrait aucune action volontaire visant à en réduire
les effets, on peut distinguer 5 phases successives caractérisées par l’élévation de la température en fonction
du temps (cf. Figure 1). Il s’agit évidemment d’une représentation générale, car si l’on peut estimer l’évolution des
températures en fonction de paramètres connus, il est pratiquement impossible d’évaluer le temps de déroulement
de chaque phase.
Puissance
1 Initiation
2 Croissance
3 Accélération
4 Feu pleinement développé
5 Décroissance

1 2 3 4 5
Temps
Figure 1 : Courbe de développement d’un feu ou d’un incendie

18 |
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 18 30/09/2016 16:18
Partie 1 : Le feu et ses conséquences Fiche
Séquence 1 : Le feu 2

Fiche 2 : LA COMBUSTION
Définitions
La combustion est la réaction chimique (exothermique) qui se produit entre deux corps dont l’un est combustible
et l’autre comburant. La combustion de solides peut se caractériser par la formation de flammes ou de braises.

1. Effets de la combustion
Le feu est la manifestation de la combustion.
Sous l’effet de la combustion, les propriétés physiques des corps se modifient ou se transforment. Lors de l’incendie,
seuls les gaz brûlent et non le corps enflammé. C’est l’élévation de la température de ce corps (solide, liquide ou
gazeux) qui le fera passer de son état initial à celui de gazeux. Ce sont ces gaz qui s’enflamment lors de la combustion.
La combustibilité des corps est influencée par :
■■ le rapport entre le volume et la surface du corps (un corps divisé brûle plus vite) ;

■■ la teneur en oxygène (si elle est trop basse, la combustion est impossible) ;

■■ le degré hygrométrique (un matériau sec brûle plus vite) ;

■■ le pouvoir calorifique (plus un matériau dégage de calories, plus l’incendie s’étend vite aux matériaux et objets qui

l’entourent).

2. Dangers de la combustion
Les principaux dangers sont :
■■ les brûlures par les flammes ;

■■ l’intoxication par les gaz de combustion ;

■■ une température élevée qui favorise la propagation du feu ;

■■ l’opacité rendant toute progression difficile pour l’évacuation et la lutte contre le feu.

3. Typologie de la combustion
La vitesse de combustion est variable et elle apparaît sous différents aspects. On trouvera quatre grands types de
combustion.

3.1 Combustion lente


Elle entraîne un faible dégagement d’énergie dans l’unité de temps, avec peu d’élévation de la température, des
phénomènes lumineux visibles presque nuls et l’absence totale de flammes.

3.2 Combustion vive


Elle entraîne un dégagement important d’énergie dans l’unité de temps, avec comme conséquences une forte
élévation de température et l’émission de flammes.

3.3 Combustion très vive


Il se produit un dégagement de chaleur important avec des projections diverses, comme des parcelles de combustibles.

| 19
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 19 30/09/2016 16:18
Fiche Partie 1 : Le feu et ses conséquences
2 Séquence 1 : Le feu

3.4 Combustion instantanée


Certaines substances peuvent entrer en combustion en se combinant avec l’oxygène de l’air, sans apport d’une source
de chaleur extérieure.
Elle peut être soit d’origine chimique, soit biochimique, faisant entrer en jeu des organismes vivants (bactéries, par exemple).

4. Oxydation d’un combustible


La vitesse d’oxydation augmente

LENTE RAPIDE TRÉS RAPIDE INSTANTANÉE


TRÉS LENTE
(feu couvant) (vive) (déflagration) (détonation)

Apparition de phénomènes Flamme Explosion

Durées

de quelques de quelques de quelques La vitesse du front La vitesse du front


jours à jours à heures à de flamme est de flamme est
quelques mois quelques heures quelques minutes inférieure à la supérieure à
vitesse du son la vitesse du son

Quelques exemples

La formation Les braises L’incendie d’une Le feu d’une L'explosion


de la rouille d’un feu de bois habitation conduite de gaz d'une bombe
en pression

Figure 1 : Schéma d’oxydation d’un combustible

20 |
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 20 30/09/2016 16:18
Partie 1 : Le feu et ses conséquences Fiche
Séquence 1 : Le feu 2

5. Régimes d’explosion
On distingue généralement deux régimes d’explosion : la déflagration et la détonation.

5.1 Déflagration
Définitions
La déflagration regroupe l’ensemble des phénomènes consécutifs au passage rapide d’un front de réaction,
le plus souvent d’un front de flamme (combustion d’un gaz ou d’une vapeur), au travers d’un mélange de
combustible et de comburant, ou pré-mélange.
La vitesse de propagation des flammes est inférieure à la vitesse du son.

5.2 Détonation
Définitions
La détonation est une oxydation violente telle une onde de combustion explosive mais plus violente car
transmise mécaniquement par onde de pression se propageant dans le mélange.
La vitesse de propagation des flammes est supérieure à la vitesse du son.

À savoir
En finalité, c’est la vitesse de propagation des flammes qui caractérise un régime ou l’autre.
La vitesse du son au niveau de la mer est égale à 340,29 m/s, soit 1 225,04 km/h.

| 21
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 21 30/09/2016 16:18
Fiche Partie 1 : Le feu et ses conséquences
3 Séquence 1 : Le feu

Fiche 3 : LE TRIANGLE DU FEU


Définitions
Les trois éléments indispensables à l’éclosion du feu et à sa continuité sont :
le combustible ;
le comburant ;
la source d’énergie appelée « énergie d’activation ».
Ces trois éléments sont représentés par un schéma triangulaire, appelé « triangle du feu » (cf. Figure 1).

CO
T
AN

MB
UR

US
MB

TIB
CO

LE

ÉNERGIE D’ACTIVATION

Figure 1 : Schéma du triangle du feu

La soustraction d’un seul des trois éléments entraîne l’extinction.


Pour éteindre un feu, il faudra donc :
■■ supprimer le combustible (par dispersion ou par coupure de l’alimentation) ;
CO
T
AN

MB
UR

US
MB

TIB
CO

LE

ÉNERGIE D’ACTIVATION

■■ supprimer l’énergie d’activation (par noyage ou par refroidissement) ;


CO
T
AN

MB
UR

US
MB

TIB
CO

LE

ÉNERGIE D’ACTIVATION

■■ ou supprimer le comburant (par étouffement, en évitant les amenées d’air frais).


T
CO
AN

M
UR

BU
MB

ST
CO

IB
LE

ÉNERGIE D’ACTIVATION

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G13-01 SSIAP Niveau [Link] 22 30/09/2016 16:18
Partie 1 : Le feu et ses conséquences Fiche
Séquence 1 : Le feu 4

Fiche 4 : LES COMBUSTIBLES


Définitions
Un combustible est un corps qui brûle avec l’oxygène apporté par un comburant. Les combustibles dégagent à
une certaine température des vapeurs ou gaz de pyrolyse : ce sont ces vapeurs qui brûlent dans la combustion.
Le point éclair d’un combustible liquide est la température minimale à laquelle il émet suffisamment de vapeurs
pour former avec l’air un mélange inflammable ou explosif au contact d’une étincelle ou d’une flamme.
Le point d’auto-inflammation est la température à laquelle la combustion d’un corps s’amorce d’elle-même,
sans qu’il soit mis au contact d’une flamme.

Tous les corps peuvent se présenter sous différentes phases, en fonction de la température et de la pression. Ces
phases, appelées « états de la matière », sont les suivantes : solide, liquide, gazeux.

1. Combustibles solides
Ils brûlent à une vitesse qui dépend de la diffusion de l’oxygène à sa surface.
Cette combustion est souvent incomplète, avec une flamme jaune qui produit de la suie et des braises.
Les solides ont une forme propre et opposent une certaine résistance à la déformation.
Sous l’influence d’un échauffement, ils produisent des gaz de distillation qui brûlent. Ce n’est donc pas le combustible
qui s’enflamme, mais les vapeurs et les gaz de distillation qui s’échappent sous l’action de la chaleur.

2. Combustibles liquides
Ils doivent généralement passer à l’état gazeux afin de brûler, comme les vapeurs d’essence qui sont introduites dans
le cylindre d’un moteur dans lequel la combustion est provoquée par une étincelle.
Les liquides sont des fluides. Ils n’ont pas de forme propre et présentent au repos une forme plane et horizontale.
À partir d’une certaine température propre à chacun d’entre eux, « le point éclair », ils émettent des vapeurs susceptibles
de s’enflammer.
Le combustible émet suffisamment de vapeurs pour qu’elles s’enflamment au contact d’une flamme d’amorce, sans
persistance de flamme au retrait de celle-ci.
Les combustibles liquides sont classés en 4 catégories :
■■ « particulièrement inflammable » : dont le point éclair est inférieur à 0 °C (alcool, éther) ;

■■ « inflammable de 1 catégorie » : dont le point éclair est compris entre 0 et 55 °C (pétrole, kérosène) ;
re

■■ « inflammable de 2 catégorie » : dont le point éclair est supérieur à 55 °C et inférieur à 100 °C (gazole, graisses, fuel) ;
e

■■ « peu inflammable » : avec un point éclair supérieur à 100 °C.

Les dangers de la combustion des combustibles liquides se caractérisent par leur possibilité de s’auto-enflammer (auto-
inflammation) lorsque leur température est suffisante pour démarrer une inflammation, sans le concours d’une énergie
d’activation.

| 23
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 23 30/09/2016 16:18
Fiche Partie 1 : Le feu et ses conséquences
4 Séquence 1 : Le feu

Tableau 4 : Exemples de point éclair et de point d’auto-inflammation de certains combustibles en degrés Celsius (°C)

Combustible Point éclair Point d’auto-inflammation


Butane gaz 405 °C
Propane gaz 450 °C
Acétylène gaz 300 °C
Essence - 37 °C 460 °C
Gazole 55 °C 330 °C
Alcool éthylique 13 °C 370 °C à 420 °C

3. Combustibles gazeux
Le gaz naturel et le gaz de raffinerie sont des combustibles non seulement inflammables mais aussi très explosifs s’ils
sont mélangés à un taux important d’oxygène.
Ce sont des fluides expansibles. Ils n’ont pas de surface et tendent à occuper la totalité du volume qui leur est offert.
Ils sont compressibles et élastiques.

3.1 Combustion des gaz


Un gaz ne brûle pas dans n’importe quelles conditions : sa proportion de mélange avec l’air est une donnée essentielle.
La concentration du mélange « air + gaz » détermine le degré d’inflammabilité ou d’explosion.
Ainsi, si la quantité de gaz est trop importante par rapport au volume d’oxygène, il ne peut y avoir combustion (cf. Figure 1) :
■■ si le mélange est trop riche, on atteint la « limite supérieur d’inflammabilité » (LSI) ;

■■ si le mélange est trop pauvre, on parlera de « limite inférieur d’inflammabilité » (LII).

AIR

0%
L.S.I.

AIR

L.I.I.

ZONE DANGEREUSE GAZ

100 %
GAZ
1 2 3

ZONE 1 : pas de risque d’inflammation 100 %


ZONE 2 : ATTENTION DANGER
ZONE 3 : Risque écarté momentanément

Figure 1 : Domaine d’inflammabilité comprenant les limites inférieures et supérieures d’inflammabilité

24 |
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 24 30/09/2016 16:18
Partie 1 : Le feu et ses conséquences Fiche
Séquence 1 : Le feu 4

3.2 Pression de vapeur saturante


Définitions
La pression développée par les vapeurs d’un liquide ou d’un gaz dans un récipient clos s’appelle la « pression
de vapeur saturante ».
La pression exercée sur les parois des récipients augmente avec la température et provoque la rupture du
contenant.

Figure 2 : Exemple illustrant les limites d’inflammabilité avec un récipient ouvert à l’air libre

| 25
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 25 30/09/2016 16:18
PARTIE
2
Sécurité incendie
Séquence 1 : Principe de classement des établissements
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Principe de classement des établissements 5

Fiche 5 : LE CADRE JURIDIQUE :


L’ARTICULATION DES TEXTES OFFICIELS
1. Les lois
D’origine parlementaire, les lois fixent les actions que le gouvernement doit engager, ces actions étant ensuite reprises
par des décrets.
Les lois, publiées au Journal officiel de la République française, ont une valeur obligatoire pour tous et sont désignées
comme suit.
Exemple : « Loi n° 2010-238 du 9 mars 2010 visant à rendre obligatoire l’installation de détecteurs de fumée dans tous
les lieux d’habitation » :
■■ « 2010-238 » : indique l’année et le numéro d’ordre dans l’année ;

■■ « 9 mars 2010 » : précise la date de signature de la loi.

2. Les ordonnances
Elles correspondent à des mesures qui sont du domaine de la loi, mais qui sont prises par le Gouvernement.
Elles ont force de loi pendant le délai imparti au gouvernement et au-delà si elles sont ratifiées par le parlement.

3. Les décrets
D’origine gouvernementale, les décrets fixent en principe le détail pratique des actions décidées par une loi. Publiés
au Journal officiel de la République française, ils bénéficient d’une désignation analogue à celle des lois.
Exemple : « Décret n° 2011-36 du 10 janvier 2011 relatif à l’installation de détecteurs de fumée dans tous les lieux
d’habitation ».

À savoir
Remarque sur la terminologie : alors que la loi est un texte « législatif », les décrets sont des textes dits
« réglementaires », une nuance de caractère purement juridique.
Fiche Partie 2 : Sécurité incendie
5 Séquence 1 : Principe de classement des établissements

4. Les arrêtés
Chaque décret est souvent complété par un ou plusieurs arrêtés, qui sont également des textes réglementaires.
La plupart des arrêtés actuels relatifs à la sécurité incendie sont des arrêtés ministériels (émis par un ministre et plus
particulièrement par le ministre de l’Intérieur). Ils sont, dans pratiquement tous les cas, des outils d’application de
décrets bien précis et ne portent pas de numéro :
Exemple : « Arrêté du 5 février 2013 relatif à l›application des articles R. 129-12 à R. 129-15 du Code de la construction
et de l›habitation » (NOR: ETLL1126574A).

À savoir
Un arrêté n’a pas de référence explicite mais peut se retrouver grâce à son identifiant NOR.
Le NOR est un système normalisé de numérotation des textes officiels. Font l’objet de cette numérotation
depuis 1987 tous les actes publiés au Journal officiel et tous les textes de portée générale publiés dans les
Bulletins officiels (BO) des ministères.
Ce NOR est composé de 12 caractères alphanumériques où les premiers caractères correspondent au
ministère éditeur.

Il existe d’autres types d’arrêtés :


■■ les arrêtés préfectoraux, valables pour un département, émis par le préfet ;

■■ les arrêtés municipaux, valables pour une commune, émis par le maire.

Aujourd’hui, la quasi-totalité des arrêtés sont ministériels, parfois interministériels. Il existe cependant des exceptions
où des règlements particuliers sont adoptés département par département.

5. Les circulaires
Elles ont pour but de fournir des directives et des conseils aux responsables de l’application des textes législatifs et
réglementaires. Ces circulaires sont généralement émises par le ou les ministres concernés par ces lois, décrets et
arrêtés.
En toute rigueur, une circulaire n’a pas de valeur juridique, mais elle permet souvent de mieux comprendre l’articulation
des textes et d’en faciliter l’utilisation. Sa désignation est banale et se borne à l’objectif essentiel.

6. Autres textes
D’autres documents sont associés pour éclairer la législation et la réglementation. Il est, de plus en plus souvent, fait
appel à des rapports établis, hors Parlement ou Gouvernement, par des structures publiques consultatives.
Ainsi, de 1995 à 2014, le ministère de l’Intérieur a demandé à la Commission centrale de sécurité de formuler des avis
sur les modifications du règlement de sécurité.
Les relevés de ces avis ont été fournis à toutes les collectivités territoriales.

À savoir
Qu’il s’agisse de circulaires ou de documents associés, ceux-ci ne créent pas par eux-mêmes d’obligations
juridiques, et ne peuvent être utilisés qu’à titre informatif.
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Principe de classement des établissements 5

7. Les codes
Le regroupement par grands thèmes (travail, construction et habitation, urbanisme, etc.) des principaux textes législatifs
et réglementaires se retrouve sous la forme de codes spécifiques.
Chaque code est normalement découpé hiérarchiquement en livres, titres, chapitres et articles.
Au sein de chaque chapitre, il existe deux catégories essentielles d’articles :
■■ ceux dont les références sont marquées en tête par la lettre « L », constituant la partie dite « législative » ;

■■ ceux dont les références sont marquées en tête par la lettre « R », constituant la partie dite « réglementaire ».

Les articles correspondants sont issus :


■■ pour les articles de caractère législatif des lois adéquates ;

■■ pour les articles de caractère réglementaire des décrets et arrêtés adéquats.

8. Le règlement
Terme générique en droit qui regroupe les actes d’un gouvernement et les décisions d’un exécutif.
Les ordonnances, les règlements en Conseil d’État, les décrets, les arrêtés et les circulaires sont des règlements.
Le président de la République et le Gouvernement peuvent prendre des décisions dans tous les domaines qui ne sont
pas réservés au Parlement.
Le règlement est un acte administratif unilatéral de portée générale.
Les actes réglementaires sont hiérarchisés en fonction de l’autorité les édictant et de leur portée normative,
particulièrement dans le cas des circulaires.
Ces règlements d’application peuvent être pris :
■■ soit lorsque la loi demande explicitement au Gouvernement un décret (il s’agit alors généralement d’un décret en

Conseil d’État) ;
■■ soit sans que cette demande ne soit faite, afin de préciser une disposition législative.
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Principe de classement des établissements 6

Fiche 6 : DÉFINITION D’UN ÉTABLISSEMENT


RECEVANT DU PUBLIC (ERP)
1. Le règlement de sécurité relatif aux ERP
La référence en matière d’ERP est le « Règlement de sécurité incendie et de panique dans les ERP », approuvé par
arrêté du 25 juin 1980 (pour les 4 premières catégories) et par arrêté du 22 juin 1990 (pour la 5e catégorie).
Le règlement de sécurité édicte des dispositions applicables, référencées par chapitre.
Le Tableau 1 présente les abréviations courantes utilisées dans les différents chapitres (ces abréviations précèdent les
numéros des articles concernés) du réglement.
Tableau 1 : Abréviations utilisées dans le « Règlement de sécurité incendie et de panique dans les ERP »

Chapitre Référence Détails


Dispositions applicables à tous les ERP
Dispositions générales GN Classement, contrôle, travaux, etc.
Dispositions applicables aux 4 premières catégories
Généralités GE Contrôle des établissements, vérifications techniques
Construction CO Implantation, desserte, voirie et isolement
Aménagement intérieur AM Revêtement, décoration, tenture, etc.
Désenfumage DF Principe, application
Chauffage CH Chauffage, ventilation, climatisation, etc.
Installations au gaz GZ Installations gaz combustibles et hydrocarbures
Installations électriques EL Généralités, règles d’installation et maintenance
Éclairage EC Généralités, éclairage normal et de sécurité
Ascenseurs AS Ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants
Grandes cuisines GC Installations de cuisson
Moyens de secours MS Moyens d’extinction, SSI, alarme, alerte, etc.
Dispositions applicables à la 5e catégorie
Dispositions générales PE Dispositions générales, règles techniques et locaux à sommeil
Hôtels PO Prescriptions établissements à construire, à modifier et existants
Établissement de soins PU Règles spécifiques
Établissement sportifs PX Règles spécifiques
Fiche Partie 2 : Sécurité incendie
6 Séquence 1 : Principe de classement des établissements

2. Classement des établissements

2.1 Selon l’effectif admissible


Tableau 2 : Règles de calcul de l’effectif admissible dans chaque ERP

Types d’établissement Calculs de l’effectif


Nb de résidents
Structures d’accueil pour personnes âgées
J + effectif du personnel
et personnes handicapées
+ 1 visiteur/3 résidents
1 pers./siège ou place de bancs numérotées
Salles d’audition, de conférences, de réunions,
1 pers./0,50 m. linéaire de banc
de quartier, réservées aux associations,
Personnes debout à raison de 3 pers./m²
de projection ou de spectacles
5 pers. /m linéaire dans les promenoirs ou files d’attente
4 pers./3 m² de la surface de la salle, déduction faite des estrades
Cabarets
L des musiciens et aménagements fixes
Salles polyvalentes 1 pers. /m² de la surface totale de la salle
Salles de réunions sans spectacles 1 pers. /m² de la surface totale de la salle
Déclaration du maître d’ouvrage avec au minimum 1 pers./2 m²
Salles multimédia
de la surface totale
Sous-sol, RDC et 1er étage : 1 pers./3 m²
Règle générale 2e étage : 1 pers./6m²
Étages supérieurs : 1 pers./15 m²
Mails : 1 pers. /5 m²
M Centres commerciaux Locaux de vente > 300 m² : voir règle générale
Boutiques < 300 m² : 1 pers. /6 m²
Magasins de ventes réservés aux pros Déclaration du chef d’établissement ou du maître d’ouvrage
Magasins de vente à faible densité de public 1 pers. /9 m² (quel que soit le niveau)
- Zones à restauration assise : 1 pers./m²
N Restaurants, cafés, bars, brasseries, etc. - Zones à restauration debout : 2 pers./m²
- Files d’attente : 3 pers./m²
O Hôtels et autres établissements d’hébergement Nb de pers. pouvant occuper les chambres
- 4 pers./3 m² de la surface de la salle, déduction faite des estrades et
aménagements
P Salles de danse et salles de jeux - 4 pers./billard (autres qu’électriques ou électroniques)
+ effectif du public (nombre de places assises ou calcul selon le type N
si consommation)
Établissements d’enseignement
R Déclaration du chef d’établissement ou du maître d’ouvrage
et colonies de vacances
S Bibliothèques, centres de documentation Déclaration du chef d’établissement ou du maître d’ouvrage
- Occupation temporaire : 1 pers./m² de la surface totale
T Salles d’expositions à vocation commerciale
- Occupation permanente : 1 pers./9 m² de la surface totale
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Principe de classement des établissements 6

Types d’établissement Calculs de l’effectif


Déclaration justifiée du chef d’établissement et forfaitairement :
1 pers./lit
+ 1 pers./3 lits pour le personnel
+ 1 pers./lit pour les visiteurs*
U Établissements de soins + 8 pers./poste de consultation
* Dans certains établissements (pouponnières, établissements de
psychiatrie, de longue durée, avec des pers. sans autonomie de vie
nécessitant une surveillance médicale constante), le calcul des visi-
teurs s’effectue sur la base d’1 pers./2 lits
1 pers./siège ou 1 pers./0,5 m de bancs
V Établissements de culte
En l’absence de sièges, 2 pers/m² de la surface réservée aux fidèles
Déclaration du maître d’ouvrage ou de l’exploitant ou à défaut :
W Administrations, banques - Locaux aménagés : 1 pers./10 m² accessibles au public
- Locaux non aménagés : 1 pers./100 m² de planchers
Soit suivant la déclaration du maître d’ouvrage ou de l’exploitant, soit
suivant la plus grande des valeurs calculées ci-après :
Salles omnisports, salles d’EPS, salles sportives - 1 pers./4 m² d’aire de sport ou 25 pers./court de tennis
spécialisées - 1 pers./8 m² d’aire de sport + effectif des spectateurs
- 2 pers./3 m² de plan de patinage
Patinoires
- 1 pers./10 m² de plan de patinage + effectif des spectateurs
Salles polyvalentes à dominante sportive 1 pers./m² d’aire de sport + effectif des spectateurs
- 1 pers./m² de plan d’eau (non compris bassins de plongeon indépen-
Piscines couvertes (ou transformables couvertes) dants et pataugeoires)
X - 1 pers./5 m² de plan d’eau + effectif des spectateurs
- 3 pers./2 m² de plan d’eau découvert (non compris bassins de plon-
Piscines transformables en utilisation découverte geon indépendants et pataugeoires)
- 1 pers./5 m² de plan d’eau + effectif des spectateurs
- 1 pers./m² de plan d’eau couvert (non compris bassins de plongeon
indépendants et pataugeoires) + 3 pers./2 m² de plan d’eau défini
Piscines mixtes
ci-dessus, mais situé en plein air
- 1 pers./5m² de plans d’eau définis ci-dessus + effectif des spectateurs
- 1 pers./siège ou 1 pers./0,5 m de banc
Spectateurs
- 1 pers./5 m linéaire de promenoirs
Y Musées 1 pers./5 m² accessibles au public
Fiche Partie 2 : Sécurité incendie
6 Séquence 1 : Principe de classement des établissements

2.2 Selon leur catégorie


Tableau 3 : Seuils de classement des ERP de la 5e catégorie pour un établissement dans un bâtiment

Seuils du 1er groupe


Types d’établissement
Sous-sol Étages Ensemble des niveaux
Structures d’accueil pour pers. âgées :
J - effectif des résidents 25
- effectif total 100
Structures d’accueil pour pers. handicapées :
- effectif des résidents 20
- effectif total 100
L Salles d’audition, de conférences, de réunions « multimédia » 100 200
Salles de spectacles, de projections ou à usages multiples 20 50
M Magasins de vente 100 100 200
N Restaurants ou débits de boissons 100 200 200
O Hôtels et autres établissements d’hébergement 100
P Salles de danse ou salles de jeux 20 100 120
R Écoles maternelles, crèches, haltes garderies et jardins d’enfants * ** 100
Autres établissements 100 100 200
Établissements avec locaux réservés au sommeil 30
S Bibliothèques ou centres de documentation 100 100 200
T Salles d’expositions 100 100 200
Établissements de soins :
U - sans hébergement 100
- avec hébergement 20
V Établissements de culte 100 200 300
W Administrations, banques, bureaux 100 100 200
X Établissements sportifs couverts 100 100 200
Y Musées 100 100 200
* Ces activités sont interdites en sous-sol.
** Si l’établissement ne comporte qu’un seul niveau situé en étage : 20.

Tableau 4 : Seuils de classement des ERP de la 5e catégorie pour les établissements spéciaux

Seuils du 1er groupe


Types d’établissement
Sous-sol Étages Ensemble des niveaux
OA Hôtels-restaurants d’altitude 20
GA Gares aériennes*** 200
PA Établissements de plein air 300
CTS Chapiteaux et tentes 50
EF Établissements flottants Pas de 5e catégorie
*** Les gares souterraines et mixtes sont classées dans le 1er groupe, quel que soit l’effectif.
Séquence 2 : Fondamentaux et principes généraux
de sécurité incendie
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Fondamentaux et principes généraux de sécurité incendie 3

Fiche 3 : LA PRÉVENTION CONTRE


LES RISQUES D’INCENDIE
La prévention de l’incendie est une discipline scientifique dont la finalité est la protection de la vie des êtres humains
et la sauvegarde de leurs biens.

Définitions
La prévention contre l’incendie peut être considérée comme l’ensemble des activités administratives et
techniques organisant et assurant la recherche et l’expérimentation, l’application et le contrôle des moyens,
des mesures et des méthodes permettant de s’opposer, quand elles sont nuisibles, à la naissance et à la
propagation du feu, à leurs effets directs ou indirects sur les personnes, les animaux et leurs biens.

1. Objectifs et conditions de réalisation


La prévention doit poursuivre un double but :
■■ assurer la sécurité des personnes ;

■■ garantir la protection des biens.

Cependant, un troisième objectif possède aussi une importance primordiale : permettre et faciliter l’engagement des
secours.

1.1 Conditions de réalisation


■■ La sécurité humaine doit être l’objectif prioritaire. La prévention doit permettre de protéger face aux risques le
personnel des entreprises et le public qui peut accéder aux établissements.
■■ La faculté d’intervention des sapeurs-pompiers devient donc un critère qui permettra la réalisation des deux
objectifs précédents. L’approche au plus près des bâtiments, la mise en place de moyens de lutte contre l’incendie
dans les établissements permettront aux sapeurs-pompiers de mieux sauvegarder les personnes et les biens.
■■ Les pertes matérielles concernent les destructions ou détériorations de biens immobiliers par l’action immédiate
du feu, par ses conséquences directes (écroulement du bâtiment) ou indirectes (agressivité des fumées, pertes
d’exploitation). Cette atteinte est d’autant plus insupportable que 75 % des établissements qui ont subi un sinistre
sérieux cessent leur activité dans les 3 ans.

1.2 Objectifs de la prévention


Il existe 4 objectifs dans la prévention :
■■ limiter les risques de naissance de feu ;

■■ limiter la propagation de l’incendie ;

■■ évacuer les personnes en danger ;

■■ faciliter l’intervention des secours.

1.3 Principales causes d’incendie


À la base de l’incendie, on retrouve toujours, comme cause générale, l’énergie sous la forme calorifique. Les sources
de chaleur, qu’elles soient chimiques, mécaniques, électriques ou lumineuses doivent être étudiées avec soin pour
déterminer leurs dangers.
Fiche Partie 2 : Sécurité incendie
3 Séquence 2 : Fondamentaux et principes généraux de sécurité incendie

On peut classer les causes d’incendie en 3 catégories :


■■ les causes naturelles (le soleil, la foudre, la combustion spontanée ou matière organique et la fermentation) ;

■■ les causes liées à l’emploi de l’énergie (chaleur, lumière, force électrique). Cette énergie peut être à l’origine des

incendies :
si elle est distribuée ou produite à proximité de matériaux inflammables,
si les installations de distribution ou de production (gaz, électricité) sont défectueuses,
si les règles de sécurité concernant l’isolement, le stockage, la ventilation, le fonctionnement ne sont pas correctement
appliquées ;
■■ les causes accidentelles dues à des fautes humaines et imputables à l’ignorance, à la négligence, à l’imprudence

et à la malveillance.
La connaissance de l’ensemble de ces causes permet de les prévoir, donc de lutter contre elles, voire d’en supprimer
de nombreuses par l’observation de prescriptions. Leur étude va entraîner la mise en place des mesures de prévention
ci-après.

2. Mesures de prévention
On distingue les mesures concernant la protection des personnes de celles assurant la protection des biens. Cette
classification est schématique, car il est évident qu’il y a souvent interdépendance entre les différentes mesures :
celles concernant la protection des personnes peuvent aussi assurer la protection des biens et réciproquement.

2.1 La sécurité des personnes


Les mesures essentielles, en la matière, résident dans les éléments suivants.

2.1.1 Dégagements
Tous les établissements ou locaux doivent être dotés de dégagements suffisants :
■■ en nombre (issues) ;

■■ en largeur (nombre d’unités de passage) ;

■■ libres de passage ;

■■ judicieusement répartis.

En règle générale, tout établissement, tout immeuble, tout bâtiment doit être conçu, disposé ou construit de façon à
ce que l’évacuation des personnes puisse se faire en 2 points différents au moins. La sortie unique présente en effet
un très grave danger. Elle peut être bloquée non seulement par les flammes, mais aussi le plus souvent par les fumées
et les gaz chauds. La sortie supplémentaire peut être constituée par une fenêtre, un balcon, une terrasse accessible
aux engins des sapeurs-pompiers.
Sauf dispositions particulières pour les personnes handicapées, les ascenseurs ne doivent jamais être considérés
comme un moyen d’évacuation du fait :
■■ de leur envahissement rapide par la fumée ;

■■ de défauts de fonctionnement au cours du sinistre ;

■■ de leur faible capacité d’évacuation.

2.1.2 Éclairage
Cette obligation est très importante dans les établissements abritant un public nombreux, peu familiarisé avec les lieux.
Il est nécessaire qu’existent :
■■ un éclairage permanent de tous les escaliers, couloirs, dégagements ;

■■ un éclairage supplémentaire dit « éclairage de sécurité » appelé à pallier toute défaillance de l’éclairage normal en

cas de sinistre.
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Fondamentaux et principes généraux de sécurité incendie 3

2.1.3 Désenfumage des locaux


Le désenfumage est indispensable afin :
■■ d’empêcher ou de limiter la propagation ;

■■ d’éviter la panique et de faciliter l’évacuation des personnes ;

■■ de faciliter l’accès et l’action des sapeurs-pompiers.

2.1.4 Alarme
Une alarme efficace doit exister pour prévenir les occupants qu’ils doivent évacuer les locaux.

2.2 La protection des biens


Elle suppose l’application de certaines mesures générales visant :
■■ la construction ;

■■ les installations techniques ;

■■ les moyens de secours ;

■■ les consignes de sécurité.

2.2.1 Mesures concernant la construction


Lors de la construction, il importe de respecter certains principes essentiels :
■■ une implantation permettant un accès et une action rapide des services de secours extérieurs ;

■■ des matériaux et des éléments de construction au comportement au feu compatible avec la sécurité ;

■■ un compartimentage et un cloisonnement suffisants ;

■■ une disposition judicieuse des locaux, selon leur destination et les risques qu’ils présentent ;

■■ une ventilation efficace.

L’implantation doit être réalisée pour que le nombre et la largeur des voies d’accès d’une part, les façades et les
baies de pénétration d’autre part, puissent permettre une concentration rapide des moyens de secours et une dilution
efficace du public. Cette hypothèse est le gage d’une intervention efficace des sapeurs-pompiers, aussi bien pour
l’extinction que pour les sauvetages et les mises en sécurité du public.
La mise en place de structures stables au feu, pare-flammes, coupe-feu et l’emploi de matériaux incombustibles ou
inflammables sont des mesures très efficaces pour empêcher l’éclosion ou la propagation d’un sinistre.
Le compartimentage a pour but d’établir entre deux ou plusieurs parties d’un bâtiment, entre deux locaux ou à
l’intérieur d’un local de grande étendue, un obstacle tendant à ralentir la propagation du feu ou des gaz chauds. Cet
obstacle peut être constitué par des murs, portes, rideaux d’eau, etc., d’une résistance au feu suffisante.
En ce qui concerne les étages, il faut vérifier que les escaliers, ascenseurs, monte-charges et gaines techniques qui
constituent des chemins privilégiés à la propagation du feu et des gaz chauds soient compartimentés. Les locaux qui,
par leur destination, présentent des dangers d’incendie (stockage de produits dangereux ou facilement combustibles,
chaufferies, etc.) doivent être de préférence isolés. Ils ne seront pas situés à proximité des couloirs et dégagements,
escaliers, ascenseurs ou monte-charges. Il est préférable de les mettre en partie haute des immeubles.
La ventilation et le désenfumage des locaux jouent un rôle primordial dans la limitation des conséquences d’un
incendie. Cette mesure est aussi efficace dans la sauvegarde des personnes et des biens que dans la facilitation de
l’accès et de l’action des sapeurs-pompiers.

2.2.2 Mesures sur les installations techniques


Les installations techniques d’électricité, de gaz, de ventilation, de climatisation, etc., doivent être réalisées
conformément aux normes, par des techniciens agréés ou compétents, et vérifiées régulièrement.
Elles doivent être placées dans des locaux isolés.
Fiche Partie 2 : Sécurité incendie
3 Séquence 2 : Fondamentaux et principes généraux de sécurité incendie

2.2.3 Moyens de secours contre l’incendie


Les moyens de secours contre l’incendie peuvent comporter :
■■ des moyens d’extinction (extincteurs, RIA, colonnes sèches ou en charge, rideaux d’eau, installations d’extinction

automatique à eau, à gaz, etc.) ;


■■ un système de sécurité incendie (SSI) ;

■■ des dispositifs d’alerte (téléphones, avertisseurs, lignes directes, etc.) ;

■■ un service de sécurité incendie et d’assistance à personnes ;

■■ des moyens facilitant l’action des sapeurs-pompiers (ascenseurs prioritaires, moyens de transmission, tours

d’incendie, etc.).

2.2.4 Consignes de sécurité adaptées


Adaptées pour chaque type d’établissement, elles sont établies pour :
■■ permettre l’évacuation du public ;

■■ faciliter l’attaque du sinistre à partir des moyens locaux ;

■■ faciliter la coordination avec les services de lutte contre l’incendie.

2.3 Faciliter l’engagement des secours


Pour permettre l’engagement des sapeurs-pompiers dans des conditions acceptables, les mesures suivantes seront
à prévoir :
■■ implantation des bâtiments dont on évitera l’enclavement parmi d’autres constructions ;

■■ voies d’accès permettant l’accès des engins d’incendie et des échelles ;

■■ façades accessibles permettant la mise en œuvre du matériel de sauvegarde et d’extinction ;

■■ baies accessibles permettant la pénétration dans le bâtiment.


Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Fondamentaux et principes généraux de sécurité incendie 4

Fiche 4 : LA PRÉVISION INCENDIE


1. Généralités
Malgré la perfection des mesures de prévention et malgré la vigilance des préventionnistes, les incendies sont
inéluctables. La prévision prend donc le relais de la prévention.
Son action complémentaire permet de renforcer la sécurité des établissements.
Elle vise un double objectif :
■■ la découverte de l’incendie dès sa naissance ;

■■ action immédiate sur le feu pour obtenir l’extinction.

Elle s’adresse principalement aux équipes de sécurité des établissements et aux services de lutte contre l’incendie.

Définitions
La prévision regroupe toutes les mesures préparatoires destinées à déceler un risque dès son origine et à
assurer, avec le maximum de rapidité et d’efficacité, la mise en action des moyens d’intervention.

2. Mesures de prévision
Elles sont au nombre de deux : la prévision technique et la prévision tactique ou opérationnelle.

2.1 La prévision technique


Elle consiste à :
■■ déceler l’incendie (détection) ;

■■ avertir aussitôt (alarme) ;

■■ prévenir le personnel désigné pour combattre le sinistre (alerte) ;

■■ éteindre (mise en œuvre des moyens de secours).

2.1.1 La détection
Le personnel de surveillance ou de ronde pendant et/ou après les heures de travail représente la détection humaine.
La détection est cependant de plus en plus technique et est réalisée à partir de systèmes de détection adaptés
(sensibles au gaz de combustion, ioniques, thermiques, thermovélocimétriques, optiques, etc.), reliés à des centrales
de visualisation bien sectorisées (synoptiques).
Ces dispositifs nécessitent la présence permanente d’un gardiennage susceptible de déclencher l’alerte rapidement
et éventuellement d’intervenir.

2.1.2 L’alarme
L’alarme est un signal sonore et/ou visuel à l’intérieur de l’établissement. Il peut s’agir :
■■ d’une alarme générale : un signal sonore avertit les occupants qu’il faut évacuer rapidement les lieux ;

■■ d’une alarme générale sélective : alarme générale limitée à l’information de certaines catégories de personnel,

selon les dispositions prévues par le règlement de sécurité pour certains établissements ;
■■ d’une alarme restreinte : dans ce cas, un signal sonore ou visuel prévient uniquement et seulement la direction, le

poste de sécurité ou les équipes de sécurité de l’établissement.


Fiche Partie 2 : Sécurité incendie
4 Séquence 2 : Fondamentaux et principes généraux de sécurité incendie

2.1.3 L’alerte
L’alerte correspond à la transmission de l’alarme vers l’extérieur ou le centre de transmission de l’alerte (plate-forme
de réception des appels des sapeurs-pompiers). Cette alerte est transmise soit par le téléphone urbain, soit par des
avertisseurs privés ou par ligne directe.

2.1.4 La mise en œuvre des moyens de secours


C’est la mise en œuvre immédiate des moyens d’extinction propres à l’établissement (moyens d’extinction, équipe de
sécurité), selon les dispositions prévues par les consignes.
On distingue :
■■ les moyens de première et de deuxième intervention ;

■■ la manœuvre des exutoires de fumées ;

■■ des moyens divers.

2.2 La prévision tactique ou opérationnelle


Elle comprend :
■■ la bonne connaissance du secteur d’intervention ;

■■ la vérification permanente des moyens d’intervention ;

■■ la recensement des établissements.

2.2.1 La bonne connaissance du secteur d’intervention


Cela concerne :
■■ les itinéraires mis à jour ;

■■ les ressources en eau ;

■■ les immeubles répertoriés et îlots dangereux.

2.2.2 Vérification permanente des moyens d’intervention


Cela concerne :
■■ la qualification et l’instruction du personnel ;

■■ l’entretien du matériel d’incendie ;

■■ la reconnaissance de tous les moyens mis à la disposition des services d’incendie et de secours (colonnes sèches

ou humides, point d’eau, etc.).

2.2.3 Les établissements répertoriés


L’efficacité des sapeurs-pompiers sur les interventions est obtenue par la rapidité de mise en œuvre des moyens de
lutte appropriés. Certains établissements sont classés É[Link].

Définitions
É[Link] (établissements répertoriés) : un établissement répertorié est un établissement connu des sapeurs-
pompiers dans lequel existent un ou plusieurs risques et où les secours rencontrent sûrement des difficultés
lors d’une intervention pour feu.
Ces établissements font l’objet de dispositions opérationnelles particulières visant à préparer et à favoriser
l’engagement des moyens et la conduite des opérations.
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Fondamentaux et principes généraux de sécurité incendie 4

3. Conclusion
La rapidité des changements dans l’industrie moderne, les innovations techniques et la recherche d’une architecture
aux formes les plus audacieuses, l’apparition de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques créent des problèmes
aigus pour les concepteurs.
Les réglementations sur la sécurité des personnes et la panique doivent évoluer en fonction de ces mutations.
Toutefois, le législateur doit au maximum adapter ses textes en fonction de ces évolutions techniques, pour que ces
réglementations n’apparaissent pas comme un frein à l’innovation et à la création.
Grâce aux mesures de prévention et de prévision, le nombre d’incendies et le coût des pertes sont limités.
Leur efficacité et leur coût minimum sont obtenus lorsqu’ils sont intégrés au stade de la conception et programmés
dans la gestion économique de l’établissement.
Séquence 3 : Desserte des bâtiments
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 3 : Desserte des bâtiments 7

Fiche 7 : LA VOIE « ENGINS »

Figure 1 : Voie « engins », schémas explicatifs


Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 3 : Desserte des bâtiments 8

Fiche 8 : LA VOIE « ÉCHELLES »


Cette voie « échelles » est souvent appelée « voie pompiers » par les architectes.
Dans les cas d’un IGH, une aire de concentration des engins de secours, publique et privée, existe à proximité de
l’immeuble. Elle doit permettre le stationnement du premier volume des engins appelés à intervenir.
La surface utilisable doit être de 300 m² au moins.
Le choix de l’emplacement de l’aire de concentration des engins doit permettre aux intervenants de rejoindre l’accès
à l’IGH en toute sécurité.
L’aire de concentration peut être commune à plusieurs IGH et par logique, située à moins de 60 m de ou des entrées
de ou des IGH ou/et des éventuels volumes situés en partie basse des IGH.

À savoir
Les dimensions relatives aux voies « engins » et « échelles » sont identiques aux ERP et aux IGH.

Figure 1 : Voie « échelles », schéma explicatif


Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 3 : Desserte des bâtiments 9

Fiche 9 : L’ESPACE LIBRE


Le matériel nécessaire pour opérer les sauvetages et combattre le feu est fonction de la hauteur du bâtiment.

1. Plancher bas du niveau le plus haut ≤ 8 m


Lorsque le plancher bas du niveau le plus haut accessible au public est à moins de 8 m du sol (ou égal), l’espace libre
doit permettre d’acheminer en particulier les échelles à coulisse portables (longueur repliée 4,50 m) et les dévidoirs
à tuyaux.
Pour faciliter l’accès de ces derniers auprès de l’établissement, un chemin stabilisé de 1,80 m de large sans marche
doit être établi (pente éventuelle < 10 %).

2. Plancher bas du niveau le plus haut > 8 m


Lorsque le plancher bas du niveau le plus haut du bâtiment est à plus de 8 m du sol, l’espace libre doit permettre
l’accès et la mise en station éventuelle d’une échelle aérienne.
La plate-forme nécessaire doit avoir comme dimensions minimales 8 m x 10 m.
L’accès au bâtiment doit donc être traité comme une section de « voie échelles ».
En effet, dans ce cas, la protection du bâtiment est assurée par une distribution des niveaux en secteurs.
La réalisation d’espaces libres associés aux secteurs pour des bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau
accessible au public est à plus de 8 m au-dessus du sol a pour but notamment d’éviter le tracé de voies goudronnées
longeant une ou plusieurs façades, au milieu d’un environnement paysager (pelouses, parcs, etc.).
Suivant le cas, l’espace libre peut être aménagé dans une cour, un jardin, un parc, etc.
Séquence 7 : Éclairage de sécurité
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 7 : Éclairage de sécurité 4

Fiche 4 : ENTRETIEN ÉLÉMENTAIRE


DE L’ÉCLAIRAGE DE SÉCURITÉ
1. Scénario d’application
En période d’exploitation, l’éclairage de sécurité d’un ERP doit être mis à l’état de veille (veilleuse allumée), afin d’être
prêt à intervenir en cas d’interruption de l’alimentation de l’éclairage normal.

1 Période d’exploitation de l’établissement Éclairage normal allumé, BAES en veille


2 Fin de l’exploitation de l’établissement. Absence du public Éclairage normal allumé, BAES en veille
3 Coupure de l’éclairage normal, Allumage des BAES : fonctionnement en sécurité
4 Extinction manuelle des BAES Mise à l’état de repos à l’aide de la télécommande
5 Ouverture de l’établissement, Les BAES sont revenus en veille et sont prêts à fonctionner

2. Entretien et essais
Le fonctionnement de l’éclairage de sécurité doit être vérifié chaque jour où l’établissement est ouvert au public. Cette
vérification consiste essentiellement à s’assurer :
■■ pour les sources centrales : que l’installation est bien à l’état de veille ;

■■ pour les blocs autonomes : de l’allumage, suivant les types, du témoin ou de la lampe.

L’ensemble de l’installation doit faire l’objet d’un entretien régulier et d’essais périodiques.
Dans le cas des installations comportant des blocs autonomes ou utilisant une batterie centrale, on doit procéder
périodiquement.

2.1 Une fois par semaine


■■ Vérification du passage à la position de fonctionnement en cas de défaillance de l’alimentation normale et
vérification de l’allumage de toutes les lampes (le fonctionnement doit être strictement limité au temps nécessaire
au contrôle visuel).
■■ Vérification de l’efficacité de la commande de mise en position repos à distance, si celle-ci existe, et de la remise
automatique en position de veille au retour de l’alimentation normale.

2.2 Tous les mois


■■ Vérification du fonctionnement en secours des blocs et de l’allumage des lampes de sécurité.
■■ Vérification de la télécommande de mise à l’état de repos (ou d’arrêt) des blocs lorsque l’éclairage normal est mis
hors tension et du retour automatique des blocs à l’état de veille à la remise sous tension de l’éclairage normal.

2.3 Tous les 3 mois


Vérification de l’état de charge des accumulateurs, en laissant les blocs en position de fonctionnement pendant
l’autonomie nominale et en vérifiant qu’à la fin de cette période, le flux lumineux des lampes reste suffisant.
Dans le cas des établissements ayant des périodes de fermeture, la vérification doit être effectuée de telle manière
qu’au début de chaque période d’ouverture au public, l’installation ait retrouvé l’autonomie prescrite.
Fiche Partie 2 : Sécurité incendie
4 Séquence 7 : Éclairage de sécurité

2.4 Tous les 6 mois


Vérification de l’autonomie de fonctionnement en secours des blocs.
Avec l’utilisation de BAES à technologie SATI, ces opérations sont effectuées automatiquement. Les vérifications se
réduisent au simple contrôle de l’allumage de la LED verte de bon état de marche des blocs, l’éclairage normal étant
sous tension.

À savoir
Tout appareil reconnu défaillant au cours de l’une de ces vérifications doit être immédiatement signalé sur le
registre de l’établissement et remplacé le plus rapidement possible.
Lorsque le remplacement ne concerne qu’un élément de l’appareil, le nouvel élément doit répondre aux
indications de la notice du constructeur.

3. Maintenance effectuée par l’exploitant

3.1 Coupures de courant


Les coupures de courant nécessaires à la réalisation des opérations de maintenance doivent être aussi brèves que
possible. Elles ne doivent pas présenter de danger pour l’exploitation :
■■ les opérations sont à réaliser au cours des périodes de fermeture (si possible) ;

■■ le délai minimum de charge de la batterie doit être de 12 h.

3.2 Maintenance annuelle


Une maintenance annuelle est à effectuer par une personne qualifiée.
Elle comprend, outre la vérification semestrielle d’autonomie, d’autres opérations de vérification, de nettoyage et
d’entretien de chaque bloc autonome d’éclairage de sécurité.
L’exploitant de l’établissement doit disposer en permanence d’un stock de lampes de rechange des modèles utilisés
dans l’établissement, que celui-ci soit alimenté par une source centrale ou constitué de blocs autonomes.

À savoir
Veillez à bien vous assurer de l’habilitation électrique des personnels chargés d’effectuer ces manœuvres.
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 7 : Éclairage de sécurité 4

4. Particularités des BAES à technologie SATI


Les BAES répondant à la technologie SATI (système automatique de test intégré) sont constitués de LEDs de
signalisation qui surveillent en permanence l’état de ses composants de sécurité et effectuent automatiquement les
tests réglementaires des lampes et des batteries suivants :
■■ hebdomadaires : test du passage à l’état de fonctionnement et test des lampes de secours pendant 15 s ;

■■ trimestriels : test du passage à l’état de fonctionnement, test des lampes de secours et test d’autonomie des

accumulateurs pendant 1 h.
Le résultat des tests est directement mémorisé et signalé sur le bloc par 2 LEDs de signalisation.
Tableau 1 : BAES répondant à la technologie SATI

Couleurs LEDs de signalisation


Vert Fixe - - -
Jaune - Fixe Clignotant lent Clignotant rapide
Bloc autonome
Résultat du test Défaut des lampes Défaut de la batterie Défaut électronique
OK
Maintenance à réa- Remplacer la (ou les) Remplacer le bloc auto-
- Remplacer la batterie
liser lampe(s) en panne nome

Dans le cas où les 2 lampes sont en panne, c’est le témoin de charge qui s’éteint.
Les BAES se testent à tour de rôle de façon aléatoire. Les contrôles automatiques des blocs peuvent ainsi être réalisés
pendant les périodes d’exploitation des établissements, tout en garantissant à tout moment la sécurité d’évacuation
du public et du personnel.
PARTIE
3
Installations techniques
Séquence 1 : Installations électriques
Partie 3 : Installations techniques Fiche
Séquence 1 : Installations électriques 7

Fiche 7 : LES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES


1. Principaux risques liés aux installations électriques
Les risques liés aux installations électriques sont :
■■ l’explosion ;

■■ l’incendie ;

■■ les brûlures ;

■■ les chocs électriques (électrisation, électrocution) ;

■■ l’intoxication ;

■■ l’effet de panique ;

■■ la pollution de l’environnement ;

■■ les effets de corrosion.

2. Origines
Ces différents risques identifiés ont essentiellement pour origine :
■■ la non-conformité des installations ;

■■ une disparition accidentelle du réseau de distribution ;

■■ l’absence de vérifications périodiques réglementaires ou d’entretien préventif ;

■■ la réalisation de travaux par des entreprises ou du personnel incompétents.

À savoir
Les installations ne doivent comporter que des installations fixes.
Les prises de courant des canalisations mobiles ne doivent pas gêner la circulation du public.
L’emploi de douilles voleuses et de fiches multiples est interdit.
Partie 3 : Installations techniques Fiche
Séquence 1 : Installations électriques 8

Fiche 8 : LES DIFFÉRENTS TYPES DE


SOURCES ÉLECTRIQUES DE SÉCURITÉ
1. Schéma de principe d’un groupe moteur thermique générateur

Figure 1 : Groupe moteur thermique générateur

2. Asservissement
Autre nom des groupes électrogènes, les groupes thermiques générateurs permettent l’asservissement en plus des
batteries d’accumulateurs :
■■ des surpresseurs d’incendie ;

■■ des compresseurs d’air des systèmes d’extinction automatique d’incendie ;

■■ les installations nécessaires à la remise au niveau d’évacuation des ascenseurs ;

■■ des pompes de réalimentation en eau appelée également « pompes exhaures » ;

■■ des équipements de désenfumage.


Partie 3 : Installations techniques Fiche
Séquence 1 : Installations électriques 9

Fiche 9 : LES DISPOSITIFS DE


COUPURE D’URGENCE
Voici quelques cas particuliers de dispositifs de coupure d’urgence.

1. Chaufferies
Il est imposé 2 dispositifs de commande :
■■ l’un pour les circuits d’éclairage électrique ;

■■ l’autre pour tous les autres circuits électriques (ces derniers devront être placés à l’extérieur du local).

Chaque dispositif de commande doit être :


■■ convenablement repéré par une plaque qui précise le sens de la manœuvre ;

■■ constitué par un interrupteur à coupure omnipolaire ou un dispositif d’arrêt d’urgence.

Les dispositifs de commande des circuits électriques doivent être placés dans un endroit facilement accessible en
toute circonstance et parfaitement signalés.
Les dispositifs électriques de coupure doivent fonctionner suivant le principe de la sécurité positive (dans le sens de
marche).

2. Grandes cuisines
Les circuits alimentant les appareils de cuisson doivent comporter, à proximité d’un accès au local où les appareils sont
installés, un dispositif d’arrêt d’urgence de l’alimentation par énergie de l’ensemble des appareils.

3. Enseignes lumineuses en haute et basse tensions


Elles sont équipées d’un dispositif de coupure d’urgence et de sectionnement en basse tension.
La coupure d’urgence doit permettre au service de secours d’effectuer la coupure en charge, directe ou à distance,
en une seule manœuvre, de tous les conducteurs actifs de l’alimentation de l’enseigne.
Le déblocage du dispositif de coupure d’urgence ne doit pas permettre la réalimentation du circuit sans une action
intentionnelle.

4. Escaliers mécaniques et trottoirs roulants


Ils doivent être équipés d’un dispositif d’arrêt d’urgence installé à chaque extrémité.

5. Ventilateurs
Ils sont munis d’une commande d’arrêt d’urgence clairement identifiée et située dans le poste de sécurité ou dans un
endroit facilement et directement accessible de l’extérieur du bâtiment ou du hall d’accès à l’établissement.
Séquence 5 : Système de sécurité incendie
Partie 3 : Installations techniques Fiche
Séquence 5 : Système de sécurité incendie 8

Fiche 8 : LE SYSTÈME DE DÉTECTION INCENDIE


1. Détecteurs automatiques d’incendie (DAI)

1.1 Le mode de détection


Un classement est utilisé selon le mode de détection pour le codage des détecteurs automatiques d’incendie.
À cet effet, on observe le marquage NF-SSI (cf. Figure 1).

Figure 1 : Marquage NF-SSI

Tableau 1 : Classement des détecteurs automatiques d’incendie

Types de matériel Classes


Détecteur ionique de fumée E4
Détecteur de chaleur E2
Détecteur optique ponctuel de fumée L
Détecteur optique linéaire de fumée LF
Détecteur optique de flamme à infrarouge LIR
Détecteur optique de flamme à ultraviolet LUV
Détecteur multicapteur M
Détecteur autonome déclencheur DAD

1.2 La configuration
On distingue (cf. Figure 2) :
■■ les détecteurs ponctuels, qui répondent au phénomène détecté au voisinage de leur point d’implantation ;

■■ les détecteurs multiponctuels, qui répondent au phénomène détecté au voisinage d’un certain nombre de points

déterminés ;
■■ les détecteurs linéaires, qui répondent au phénomène détecté au voisinage d’une ligne continue.

Figure 2 : Les différents modes de détection


Fiche Partie 3 : Installations techniques
8 Séquence 5 : Système de sécurité incendie

2. Détecteurs ioniques ou à chambre à ionisation


Ils sont sensibles aux gaz et aérosols de combustion.
Ils possèdent (cf. Figure 3) une chambre, composée de 2 électrodes, dans laquelle est placé un matériau radioactif
(généralement une pastille d’Américium 241) émettant des rayons alpha.
Une tension est appliquée aux bornes des électrodes ; un faible courant apparaît du fait de l’ionisation de l’air de la
chambre.
Lorsque des substances aérosols de fumée y pénètrent, celles-ci captent une partie des rayons alpha, entraînant une
diminution du courant.
Le déséquilibre génère une information d’alarme et le détecteur est activé.

Figure 3 : Fonctionnement d’un DAI ionique

À savoir
Depuis 2007, ce type de détecteur est interdit à l’installation et les systèmes équipés doivent être modifiés
avant 2017 sous certaines conditions réglementaires.
Partie 3 : Installations techniques Fiche
Séquence 5 : Système de sécurité incendie 8

3. Détecteurs optiques de fumée


Ce détecteur met à profit l’effet Tyndall (cf. Figure 4) : dans la chambre d’analyse, une LED et une photodiode sont
placées de telle façon que cette dernière ne reçoive jamais la lumière de la LED en l’absence de fumée.
La pénétration de fumée dans la chambre d’analyse entraîne la réflexion de la lumière de la LED sur les particules de
fumée, donc la sollicitation de la photodiode.
Ce détecteur est très efficace pour les fumées blanches.
Il l’est un peu moins pour les fumées noires, à cause de leur faible réflectivité.

Figure 4 : Fonctionnement d’un DAI optique de fumée

4. Détecteurs optiques de fumée linéaires


Contrairement aux détecteurs ponctuels de fumée, les détecteurs optiques de fumée linéaires fonctionnent sur le
principe de l’absorption de la lumière.
Ces détecteurs sont composés de 2 parties : un émetteur et un récepteur (avec parfois un réflecteur).
Le détecteur, par son émetteur, envoie un rayonnement lumineux (dans le domaine de l’infrarouge) qui est traité par le
récepteur du produit. Le détecteur mesure en permanence le niveau du signal reçu.
Un affaiblissement du signal reçu est interprété comme une présence de fumée (selon la loi de Lambert-Beer).
La plupart des détecteurs linéaires ont une portée de 100 m, leur permettant de couvrir de grandes surfaces. Ils sont
particulièrement bien adaptés pour la surveillance des grands locaux recevant du public.

5. Détecteurs optiques de flamme


Ces détecteurs possèdent une cellule sensible aux rayonnements IR (infrarouge) ou UV (ultraviolet).

5.1 Terminologie
Le rayonnement infrarouge (IR) est un rayonnement électromagnétique d’une longueur d’onde supérieure à celle de
la lumière visible mais plus courte que celle des micro-ondes. L’infrarouge est associé à la chaleur car, à température
ambiante ordinaire, les objets émettent spontanément des radiations dans le domaine infrarouge.
Fiche Partie 3 : Installations techniques
8 Séquence 5 : Système de sécurité incendie

Le rayonnement ultraviolet (UV) est un rayonnement électromagnétique d’une longueur d’onde plus courte que celle
de la lumière visible, mais plus longue que celle des rayons X, le violet étant la couleur de fréquence la plus élevée
de la lumière visible.
La longueur d’onde est une grandeur physique, exprimée en Nanomètre (Nm), homogène à une longueur, utilisée
pour caractériser des phénomènes périodiques.
La fréquence d’onde désigne la mesure du nombre de fois qu’une onde se reproduit par unité de temps.
La couleur est la perception subjective d’une ou plusieurs fréquences d’ondes lumineuses, avec une (ou des)
amplitude(s) donnée(s).
La sensation de couleur est un mélange de rouge, de bleu et de vert, correspondant aux maxima d’absorption.
L’intensité totale perçue correspond à la notion de luminosité (claire ou sombre), et les intensités relatives perçues
restituent la couleur.
Le spectre lumineux : la lumière visible est la partie du spectre électromagnétique qui est visible pour l’œil humain. Il
n’y a pas de limite exacte au spectre visible. L’œil humain adapté à la lumière possède généralement une sensibilité
maximale à la lumière de longueur d’onde d’environ 550 Nm, ce qui correspond à une couleur jaune-vert.

5.2 Fonctionnement des détecteurs


Les détecteurs IR ou UV travaillent généralement dans la bande lumineuse du carbone de manière à éviter les fausses
alarmes. Ils utilisent le rayonnement émis par l’ensemble des objets du local surveillé (y compris les murs).
L’apparition d’une flamme provoque une modification du rayonnement (cf. Figure 5). Lorsque cette modification est
constatée sur plusieurs faisceaux, un contact électrique envoie une information d’alarme à la centrale.

Figure 5 : Fonctionnement des détecteurs de flammes IR et UV


Partie 3 : Installations techniques Fiche
Séquence 5 : Système de sécurité incendie 8

6. Détecteurs thermiques ou de chaleur


Comme leur nom l’indique, ils sont sensibles à la chaleur et fonctionnent suivant un principe qui est soit :
■■ mécanique : la déformation d’un bilame provoque un contact électrique ;

■■ électrique : la température provoque la variation de la résistance d’un circuit électrique ;

■■ pneumatique : augmentation, sous l’effet de la température, d’une réserve d’air.

Il existe 2 sortes de détecteurs thermiques : les détecteurs thermostatiques et les détecteurs thermovélocimétriques.

6.1 Détecteurs thermostatiques


Ils passent en alarme lorsqu’ils détectent une température supérieure à un seuil prédéterminé (généralement la
température de base est de 60 °C).

6.2 Détecteurs thermovélocimétriques


Ils sont sensibles à la vitesse d’élévation de la température, donnant généralement une information plus précoce que
les thermostatiques (cf. Figure 6).
Ils mesurent la variation de température dans un temps donné (le plus souvent 5 °C à la minute pour une température
calibrée à 30 °C).

Figure 6 : Fonctionnement d’un détecteur thermovélocimétrique


Fiche Partie 3 : Installations techniques
8 Séquence 5 : Système de sécurité incendie

7. Les autres détecteurs

7.1 Détecteurs multicapteurs


Ils sont constitués d’un détecteur optique de fumée équipé d’un capteur de chaleur aidant à la prise de décision de
l’alarme feu.
En pratique, la sensibilité du détecteur augmente avec la température.

7.2 Détecteurs multiponctuels


Ils sont équipés de canalisations d’aspiration d’air extrayant celui-ci de la zone surveillée afin de le faire passer au
travers d’un analyseur de composition (cf. Figure 7).
Cet analyseur détermine, d’après la composition de l’air, la présence de particules signalant un début de combustion.
Ces systèmes ont l’avantage d’être très précoces.

Figure 7 : Fonctionnement d’un détecteur multiponctuel


Partie 3 : Installations techniques Fiche
Séquence 5 : Système de sécurité incendie 8

8. Systèmes de détecteurs autonomes déclencheurs (SDAD)


Un système de détecteurs autonomes déclencheur (cf. Figure 8) est un appareil à fonction unique consistant :
■■ à détecter localement à partir de un ou 2 éléments sensibles identiques ;

■■ et à assurer la commande de un, 2 ou 3 organes asservis tels que :

fermeture d’une porte coupe-feu,


déclenchement d’un organe de désenfumage (ouvrant, exutoire),
fermeture des clapets dans un conduit de conditionnement d’air,
déverrouillage de portes, issues de secours.
Principes généraux : détecter à temps, commander fidèlement le ou les organes asservis.

Figure 8 : Système de détecteurs autonomes déclencheur

9. Maintenance des détecteurs


Le système de détection incendie doit être maintenu en bon état de fonctionnement. Cet entretien doit être assuré :
■■ soit par un technicien compétent, habilité par l’établissement ;

■■ soit par l’installateur de chaque équipement ou son représentant habilité.

Les opérations de vérification sont effectuées obligatoirement au moins tous les 6 mois.

10. Fileries de liaison


Elles transmettent les informations des détecteurs vers le tableau de signalisation ou l’équipement de contrôle et de
signalisation.
Il ne doit être fait usage que de canalisations ne propageant pas la flamme : câblage classé CR1-C1, conforme à la
norme.
Fiche Partie 3 : Installations techniques
8 Séquence 5 : Système de sécurité incendie

11. Détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF) chez les


particuliers
Il est adapté aux immeubles d’habitation. L’occupant d’un logement, qu’il soit locataire ou propriétaire, doit installer au
moins un détecteur avertisseur autonome de fumée normalisé. Il veille à l’entretien et au bon fonctionnement de ce
dispositif.

À savoir
L’obligation de présence de détecteurs avertisseur autonome de fumée (DAAF) est effective depuis le 8 mars
2015.

Le DAAF est un détecteur optique de fumée couplé à une alarme. Cet appareil détecte la fumée dans les premiers
instants d’un incendie et déclenche l’alarme.
Il donne le temps soit de maîtriser un feu naissant, soit de fuir s’il y a trop de fumée. Très facile à poser, ce type
d’appareil est en général alimenté par une pile 9 V.
Quelques caractéristiques des détecteurs avertisseurs autonomes de fumée :
■■ la durée de vie de la pile est de 1 an minimum (tests de 10 s hebdomadaires inclus) ;

■■ les dimensions du détecteur n’excédent pas un diamètre de 136 mm et une hauteur de 60 mm ;

■■ le poids utile du détecteur n’excède pas 220 g ;

■■ l’installation se fait par l’habitant avec une notice de montage fournie qui permet la fixation au plafond par 2 vis ;

■■ la puissance acoustique du détecteur de fumée est supérieure ou égale à 85 db à 3 m ;

■■ l’appareil est muni d’un voyant rouge clignotant. La faiblesse de la pile est signalée par un signal sonore de 4 mn

minimum et un voyant rouge (1 impulsion toutes les 12 s). Le signal pile faible est émis pendant 30 jours au minimum.
Les détecteurs de fumée mis sur le marché avant le 1er mai 2007 ne peuvent plus être vendus.
La norme NF 292 est venue se substituer à une ancienne norme.

La marque « NF » atteste que l’usine de fabrication est connue et évaluée par un auditeur indépendant, que les
produits fabriqués ont subi des essais de conformité en référence à des normes et référentiels techniques reconnus
et régulièrement contrôlés par un organisme tierce partie.
Des audits de suivi annuels et des prélèvements en cours d’année assurent la pérennité de la qualité et de la
performance du produit.
PARTIE
4
Rôle et missions des agents
de sécurité incendie
Séquence 1 : Le service de sécurité
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Le service de sécurité 8

Fiche 8 : LES MISSIONS DES AGENTS DES


SERVICES DE SÉCURITÉ INCENDIE
Tableau 1 : Résumé mnémotechnique

Énoncés des missions Abréviations des missions


Surveillance des travaux par points chauds Travaux, surveillance T
Effectuer des rondes, vacuité des cheminements, détecter les risques d’incendie Rondes R
Accueil des sapeurs-pompiers Accueil A
Connaissance des consignes générales et particulières Consignes C
Permanence au poste de sécurité Permanence P
Tenir à jour le registre de sécurité Registre de sécurité R
Informer le public et la direction Informer I
Entretien et mise en œuvre Moyens de secours M
Connaissance des plans Évacuation E
Secours au public Secours S
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Le service de sécurité 9

Fiche 9 : DÉTAIL DES SERVICES DE


SÉCURITÉ INCENDIE EN ERP
Les tableaux ci-après précisent l’ensemble des dispositions applicables aux services de sécurité incendie dans les
différents types d’établissements.
Tableau 1 : Composition obligatoire des services de sécurité incendie dans les établissements installés dans un bâtiment

Organisation Commentaires
Catégories et/ou capacités Cumul activité
Types du service de sécurité (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public SSIAP/Sûreté
incendie tion)
Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées
Le personnel affecté à la surveillance
doit être formé à l’évacuation des ré-
Pour tous les établissements Employés spécialement
J sidents par transfert horizontal avant Oui
du type J désignés et entraînés
l’arrivée des secours et à l’exploita-
tion du SSI
Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples
Salles de spectacles
Majorés d’1 SSIAP 1 à partir de
Service de représentation qui 1 SSIAP 2 6 000 pers./fraction supplémentaire
vient en complément du service + de 3 000 pers. Non
de sécurité incendie 2 SSIAP 1 Tous affectés exclusivement à la
sécurité incendie
Exclusivement affectés à la sécurité
2 SSIAP 1 incendie
1re catégorie
+ Le second agent SSIAP peut être Non
+ de 3 000 pers.
1 SSIAP 2 affecté à des tâches de maintenance
technique
Service de représentation qui
Affecté exclusivement à la sécurité
vient en complément du service 1 SSIAP 1 Non
incendie
de sécurité incendie
1 SSIAP 2
1re catégorie Ils peuvent être tous affectées à
L + Oui
de 1 501 à 3 000 pers. d’autres tâches
2 SSIAP 1
Service de représentation qui
Affecté exclusivement à la sécurité
vient en complément du service 1 SSIAP 1 Non
incendie
de sécurité incendie
Le SSIAP 1 à l’exclusivité des missions Non pour le
2e catégorie
1 SSIAP 1 de SSIAP SSIAP 1
avec espace scénique intégré
+ 2 pers. désignées 2 pers. désignées peuvent être affec- Oui pour les pers.
ou adossé
tées à d’autres tâches désignées
Service de représentation qui
Affecté exclusivement à la sécurité
vient en complément du service 1 SSIAP 1 Non
incendie
de sécurité incendie
3e et 4e catégories
Ils peuvent être tous affectés à
avec espace scénique intégré 2 pers. désignées Oui
d’autres tâches
ou adossé
Elles peuvent être affectées à
Autres établissements 1 pers. désignée Oui
d’autres tâches
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
9 Séquence 1 : Le service de sécurité

Organisation Commentaires
Catégories et/ou capacités Cumul activité
Types du service de sécurité (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public SSIAP/Sûreté
incendie tion)
Salles de projection
Le SSIAP 2 a l’exclusivité des mis- Non pour le
1 SSIAP 2
1re catégorie sions SSIAP SSIAP 2
+
+ de 3 000 pers. Les SSIAP 1 peuvent être affectés à Oui pour les
2 SSIAP 1
d’autres tâches SSIAP 1
1re catégorie Au moins 2 pers. dési- Ils peuvent être tous affectés à
Oui
de 1 501 à 3 000 pers. gnées d’autres tâches
Elle peut être affectée à d’autres
Autres établissements 1 pers. désignée Oui
tâches

L Autres établissements de type L


Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
1 SSIAP 2 vement affectés à la sécurité incendie
1re catégorie
+ Le second agent SSIAP 1 peut être Non
+ de 3 000 pers.
2 SSIAP 1 affecté à des tâches de maintenance
technique
1 SSIAP 2
1re catégorie Ils peuvent être tous affectés à
+ Oui
de 1 501 à 3 000 pers. d’autres tâches
2 SSIAP 1
Elle peut être affectée à d’autres
Autres établissements 1 pers. désignée Oui
tâches
Magasins de vente, centres commerciaux
Majorés d’1 SSIAP 1 à partir de
6 000 pers./fraction supplémentaire
Établissements comportant 1 de 3 000 pers.
1 SSIAP 2
ou 2 niveaux de vente, dont un Exclusivement affectés à la sécurité
+ Non
RDC où l›effectif du public reçu incendie
2 SSIAP 1
est supérieur à 6 000 pers. Le second agent SSIAP peut être
affecté à des tâches de maintenance
technique
Majorés d’1 SSIAP 1 à partir de
6 000 pers./fraction supplémentaire
M
Établissements comportant de 3 000 pers.
1 SSIAP 2
plus de 2 niveaux de vente Exclusivement affectés à la sécurité
+ Non
où l’effectif du public reçu est incendie
2 SSIAP 1
supérieur à 4 000 pers. Le second agent SSIAP peut être
affecté à des tâches de maintenance
technique
Employés spécialement Dans les centres commerciaux, les
Établissements recevant plus désignés et entraînés à services de sécurité incendie doivent
Oui
de 300 pers. la mise en œuvre des être placés sous l’autorité du respon-
moyens de secours sable du groupement
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Le service de sécurité 9

Organisation Commentaires
Catégories et/ou capacités Cumul activité
Types du service de sécurité (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public SSIAP/Sûreté
incendie tion)
Restaurants et débits de boissons
La composition du service de sécuri-
Pour tous les établissements Employés spécialement
N té sera évaluée par la commission de Oui
du type N désignés et entraînés
sécurité compétente
Hôtels et autres établissements d’hébergement
La composition du service de sécuri-
Pour tous les établissements du Employés spécialement
O té sera évaluée par la commission de Oui
type O désignés et entraînés
sécurité compétente
Salles de danse et salles de jeux
La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
1re catégorie té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
sécurité compétente
Dans les complexes importants
La composition du service de sécuri-
de loisirs multiples où la danse Employés spécialement
P té sera évaluée par la commission de Oui
constitue l’une des activités désignés et entraînés
sécurité compétente
principales
La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
Autres établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
sécurité compétente
Établissements d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement
La composition du service de sécuri-
Pour tous les établissements Employés spécialement
R té sera évaluée par la commission de Oui
du type R désignés et entraînés
sécurité compétente
Bibliothèques, centres de documentation et de consultation d’archives
Le SSIAP2 + 1 SSIAP 1 sont exclusive-
1 SSIAP 2 ment affectés à la sécurité incendie
1 catégorie
re
Non
+ Le second agent SSIAP 1 peut être
+ de 3 000 pers.
2 SSIAP 1 affecté à des tâches de maintenance
technique
1 SSIAP 2
1re catégorie Ils peuvent être tous affectés à
S + Non
de 1 501 à 3 000 pers. d’autres tâches
2 SSIAP 1
Elles peuvent être affectées à
2e catégorie 3 pers. désignées Oui
d’autres tâches
La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
Autres établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
sécurité compétente
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
9 Séquence 1 : Le service de sécurité

Organisation Commentaires
Catégories et/ou capacités Cumul activité
Types du service de sécurité (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public SSIAP/Sûreté
incendie tion)
Salles d’exposition
Majorés d’1 SSIAP 1 à partir de
6 000 pers./fraction supplémentaire
de 3 000 pers.
Établissements comportant 1 ou 1 SSIAP 2
Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
2 niveaux, où le public reçu est + Non
vement affectés à la sécurité incendie
> 10 000 pers. 4 SSIAP 1
Les autres agents SSIAP 1 peuvent
être affectés à des tâches de mainte-
nance technique
Majorés d’1 SSIAP 1 à partir de
6 000 pers./fraction supplémentaire
de 3 000 pers.
Établissements comportant 1 ou 1 SSIAP 2
Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
2 niveaux, où le public reçu est + Non
vement affectés à la sécurité incendie
> 6 000 pers. 3 SSIAP 1
Les autres agents SSIAP 1 peuvent
être affectés à des tâches de mainte-
nance technique
Majorés d’1 SSIAP 1 à partir de
6 000 pers./fraction supplémentaire
de 3 000 pers.
T Établissements comportant + de 1 SSIAP 2
Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
2 niveaux où le public reçu est + Non
vement affectés à la sécurité incendie
> 4 000 pers. 4 SSIAP 1
Les autres agents SSIAP 1 peuvent
être affectés à des tâches de mainte-
nance technique
La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
Autres établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
sécurité compétente
L’effectif global du service de sécurité
sera celui nécessité par le bâtiment
le plus important avec un minimum
de 2 agents/bâtiment ou niveau et
1 SSIAP 3
Pour les groupements de 3 agents permanents à un poste cen-
+
bâtiments d’un même établis- tral de sécurité doté au moins d’un
1 SSIAP 2 Non
sement, avec un effectif public véhicule de liaison
+
calculé sur le plus important Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
2 SSIAP 1
vement affectés à la sécurité incendie
Les autres agents SSIAP 1 peuvent
être affectés à des tâches de mainte-
nance technique
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Le service de sécurité 9

Organisation Commentaires
Catégories et/ou capacités Cumul activité
Types du service de sécurité (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public SSIAP/Sûreté
incendie tion)
Établissements de soins
Le service de sécurité incendie doit
être placé sous la direction d’un chef
de service de sécurité incendie spé-
cifiquement affecté à cette tâche si
1 SSIAP 3 l’établissement hospitalier comprend,
+ sur le même site, plusieurs établis-
1re catégorie 1 SSIAP 2 sements recevant au total plus de Non
+ 1 500 pers.
2 SSIAP 1 Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
vement affectés à la sécurité incendie
Le second agent SSIAP 1 peut être
affecté à des tâches de maintenance
U technique
Elles peuvent être affectées à
d’autres tâches
L’employé chargé de surveiller le
2e catégorie 3 pers. désignées Oui
système de sécurité incendie devra
être titulaire du diplôme d’agent de
sécurité incendie
Elle peut être affectée à d’autres
Autres établissements 1 pers. désignée Oui
tâches
Le personnel du service doit être formé à l’exploitation du SSI et au transfert horizontal ou à l’évacuation des malades
avant l’arrivée des secours
Établissements de culte
La composition du service de sécuri-
Pour tous les établissements Employés spécialement
V té sera évaluée par la commission de Oui
du type V désignés et entraînés
sécurité compétente
Administrations, banques, bureaux
La composition du service de sécuri-
Pour tous les établissements du Employés spécialement
W té sera évaluée par la commission de Oui
type W désignés et entraînés
sécurité compétente
Établissements sportifs couverts
La composition du service de sécuri-
Pour tous les établissements Employés spécialement
X té sera évaluée par la commission de Oui
du type X désignés et entraînés
sécurité compétente
Musées
Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
1 SSIAP 2 vement affectés à la sécurité incendie
Établissement où le public reçu
+ Les autres agents SSIAP 1 peuvent Oui
est > 4 000 pers.
Y 2 SSIAP 1 être affectés à des tâches de mainte-
nance technique
Employés spécialement Ils peuvent être affectés à d’autres
Autres établissements Oui
désignés et entraînés tâches
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
9 Séquence 1 : Le service de sécurité

Tableau 2 : Composition obligatoire des services de sécurité incendie dans les établissements spéciaux

Commentaires
Catégories et/ou capacités Organisation du service Cumul activité
Types (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public de sécurité incendie SSIAP/Sûreté
tion)
Établissements de plein air
Pour tous La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
PA les établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
du type PA sécurité compétente
Hôtels-Restaurants d’altitude
Pour tous La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
OA les établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
du type OA sécurité compétente
Refuges de montagne
Dans le cas où l’établis-
sement dispose d’un
Pour tous La composition du service de sécuri-
gardien, celui-ci doit
REF les établissements té sera évaluée par la commission de Oui
être entraîné à la mise
du type REF sécurité compétente
en œuvre des moyens
de secours
Établissements flottants : bateaux stationnaires, bateaux en stationnement sur les eaux intérieures
Pour tous La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
EF les établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
du type EF sécurité compétente
Parcs de stationnement couverts
1 SSIAP 2 Le service de sécurité est composé
Pour un parc de capacité
+ d’au moins 2 pers. formées dont 1 Oui
> 3 000 véhicules
1 pers. désignée qualifiée SSIAP 2
Parc de capacité supérieure
PS Elle peut être affectée à d’autres
> 1 000 véhicules 1 pers. désignée Oui
tâches
ou de plusieurs parcs
Employés spécialement Ils peuvent être affectés à d’autres
Autres établissements Oui
désignés et entraînés tâches
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Le service de sécurité 9

Commentaires
Catégories et/ou capacités Organisation du service Cumul activité
Types (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public de sécurité incendie SSIAP/Sûreté
tion)
Chapiteaux, tentes et structures
Chapiteaux, tentes et structures itinérants
1 catégorie,
re

+ de 2 500 pers. Ils peuvent être tous affectés à


3 SSIAP 1 Oui
et comportant un espace d’autres tâches
scénique
1re catégorie, Ils peuvent être tous affectés à
2 SSIAP 1 Oui
+ de 2 500 pers. d’autres tâches
Au moins 2 pers. dési-
Établissements recevant - de Ils peuvent être tous affectés à
gnées Oui
2 500 pers. d’autres tâches
ou 1 à 2 SSIAP 1
La surveillance peut être assu-
CTS
rée par des sapeurs-pompiers
d’un service public de secours
et de lutte contre l’incendie,
après avis de la commission de
sécurité
Chapiteaux, tentes et structures à implantation prolongée
Pour l’ensemble des établisse- Employés spécialement Ils peuvent être tous affectés à
Oui
ments de la même exploitation désignés et entraînés d’autres tâches
Établissements fixes par conception
Pour l’ensemble des établisse- Employés spécialement Ils peuvent être tous affectés à
Oui
ments de la même exploitation désignés et entraînés d’autres tâches
Chapiteaux, tentes et structures
Établissements du type structures à étage
Majorés d’1 SSIAP 1 à partir de
5 000 pers./fraction supplémentaire
de 2 500 pers.
1 SSIAP 2
1re catégorie, Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
+ Non
+ de 2 500 pers. vement affectés à la sécurité incendie
2 SSIAP 1
Les autres agents SSIAP 1 peuvent
être affectés à des tâches de mainte-
CTS nance technique
Établissements recevant de 501 à 2 500 pers.
Établissements recevant - de 2 agents de sécurité incendie au
2 SSIAP 1 Oui
500 pers. minimum fournis par l’organisateur
La surveillance peut être assu-
Au moins 2 pers.
rée par des sapeurs-pompiers, Ils peuvent être tous affectés à
désignées Oui
après avis de la commission de d’autres tâches
ou 1 à 2 SSIAP 1
sécurité
Structures gonflables
La surveillance doit être assurée :
1 SSIAP 2
- soit par des agents de sécurité
1 catégorie
re
+ Non
incendie ;
2 SSIAP 1
SG - soit par des sapeurs-pompiers
La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
Autres établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
sécurité compétente
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
9 Séquence 1 : Le service de sécurité

Commentaires
Catégories et/ou capacités Organisation du service Cumul activité
Types (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public de sécurité incendie SSIAP/Sûreté
tion)
Gares accessibles au public
Surveillance des gares ne faisant pas l’objet d’une surveillance centralisée de la sécurité incendie et de 1re catégorie
Gare souterraine
ou partie souterraine d’une Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
gare mixte dont le niveau le 1 SSIAP 2 vement affectés à la sécurité incendie
plus bas accessible au public + Les autres agents SSIAP 1 peuvent Non
est situé à une profondeur 2 SSIAP 1 être affectés à des tâches de mainte-
> 6 m par rapport au niveau de nance technique
référence
Établissement implanté sur
un site comportant un (ou plu- Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
sieurs) autre(s) établissement(s) 1 SSIAP 2 vement affectés à la sécurité incendie
de type GA contigu(s) ou + Les autres agents SSIAP 1 peuvent Non
superposé(s), relié(s) à celui-ci 2 SSIAP 1 être affectés à des tâches de mainte-
GA sans condition particulière nance technique
d’isolement
Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
1 SSIAP 2 vement affectés à la sécurité incendie
Gare dite « complexe » + Les autres agents SSIAP 1 peuvent Non
2 SSIAP 1 être affectés à des tâches de mainte-
nance technique
Elle peut être affectée à d’autres
Autres établissements 1 personne désignée Oui
tâches
Surveillance des gares faisant l’objet d’une surveillance centralisée de la sécurité incendie
Pour toutes les gares assujet-
1 SSIAP 2 Il peut être affecté à d’autres tâches Oui
ties
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Le service de sécurité 10

Fiche 10 : DÉTAIL DES SERVICES DE


SÉCURITÉ INCENDIE EN IGH
Les tableaux ci-après précisent l’ensemble des dispositions applicables aux services de sécurité incendie dans les
différentes classes d’immeubles.

Commentaires
Organisation du service Cumul activité
Type Classement de l’immeuble (effectif, mission exclusive, désigna-
de sécurité incendie SSIAP/SÛRETE
tion)
Immeubles à usage d’habitation
L’effectif du service de sécurité
incendie et d’assistance à personnes
GHA Pour l’ensemble des IGH A 1 SSIAP 2 Non
permet d’assurer la permanence au
poste central de sécurité incendie
Immeubles à usage d’hôtel
Le SSIAP 2 et un SSIAP 1 sont ex-
clusivement affectés aux tâches de Non pour le
1 SSIAP 2
IGH O sécurité SSIAP 2
+
de 551 à 850 chambres L’autre SSIAP 1, pouvant être recruté Oui pour
2 SSIAP 1
parmi le personnel de maintenance un SSIAP 1
technique uniquement
Le SSIAP 2 a l’exclusivité des mis- Non pour le
1 SSIAP 2
IGH O sions SSIAP SSIAP 2
+
de 251 à 550 chambres Les SSIAP 1 peuvent être affectés à Oui pour
2 SSIAP 1
d’autres tâches les SSIAP 1
GHO Le SSIAP 2 exclusivement affecté aux
tâches de sécurité
Non pour le
1 SSIAP 2 Les SSIAP 1 recrutés :
IGH O SSIAP 2
+ - soit parmi les services de mainte-
de moins de 250 chambres Oui pour
2 SSIAP 1 nance technique
les SSIAP 1
- soit parmi le personnel administratif
ou de réception
Le personnel d’étages et le personnel de permanence de nuit a reçu une formation complémentaire sur :
- la conduite à tenir en cas d’évacuation en prenant en compte notamment la situation de personnes handicapées, quel
que soit leur handicap ;
- la mise en œuvre des moyens de premiers secours
Immeubles à usage d’enseignement
En période de non-occupation de
1 SSIAP 3
l’immeuble et sous la responsabilité
+
du mandataire, le service de sécurité
GHR Pour l’ensemble des IGH R 1 SSIAP 2 Non
incendie et d’assistance à personnes
+
de l’immeuble peut être composé de
2 SSIAP 1
2 agents seulement, dont le SSIAP 2
Immeubles à usage de dépôt d’archives
La composition du service de sécuri-
té sera évaluée par la commission de
sécurité compétente
Employés spécialement
GHS Pour l’ensemble des IGH S La mise en œuvre des consignes Non
désignés et entraînés
relatives à la sécurité incendie est
réalisée par une personne désignée
par le chef d’établissement
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
10 Séquence 1 : Le service de sécurité

Commentaires
Organisation du service Cumul activité
Type Classement de l’immeuble (effectif, mission exclusive, désigna-
de sécurité incendie SSIAP/SÛRETE
tion)
Immeubles à usages sanitaires
Le service de sécurité incendie
1 SSIAP 3
et d’assistance aux personnes
+
comprend, sous la responsabilité du
Pour l’ensemble des IGH U 1 SSIAP 2 Non
chef du service de sécurité incendie
+
de l’immeuble, un service central de
4 SSIAP 1
sécurité incendie
GHU
Les modalités d’évacuation de 1re phase sont reconnues réalisées par le transfert horizontal des lits d’un sous-comparti-
ment à un autre
Les obligations relatives à la formation pour l’application des consignes par le personnel de l’immeuble ainsi que l’action
du service de sécurité incendie et d’assistance à personnes lors du déclenchement de l’alarme et de la confirmation
d’un sinistre sont précisées dans la note prévue et préparée par le chef de service de sécurité incendie ou soumis à
son avis. Il est tenu à jour
Immeubles à usage de bureau
Le service de sécurité incendie et
Pour les immeubles 1 SSIAP 2 d’assistance à personnes des im-
classés GH W 1 + meubles de classe GH W 1 ou GH W Non
≤ 750 m² 2 SSIAP 1 2 comprend un service central de
sécurité incendie
- En période d’occupation de l’im-
meuble :
Pour les immeubles 1 SSIAP 2 3 agents de sécurité en permanence
classés GH W 1 + dont 1 SSIAP 2 Non
de + de 750 m² 2 SSIAP 1 - En période de non-occupation :
2 agents de sécurité en permanence
GHW dont 1 SSIAP 2.
1 SSIAP 3
Toutefois, après avis de la commis-
+
Pour les immeubles classés sion de sécurité, cet effectif peut être
1 SSIAP 2 Non
GH W 2 ramené à 2 agents de sécurité en
+
période de non-occupation
2 SSIAP 1
Les occupants de chaque compartiment sont tenus de participer au service local de sécurité
Il est composé d’ 1 chef de compartiment et d’agents désignés parmi le personnel permanent de chaque entreprise au
prorata de son effectif
Le nombre d’occupants ainsi désignés est égal au 25e au moins des occupants du compartiment, avec un minimum de
6
Immeubles d’habitation d’une hauteur > 28 m et ≤ 50 m
comprenant des locaux autres que ceux à usage d’habitation
L’effectif du service de sécurité
incendie et d’assistance à personnes
GHZ Pour l’ensemble des IGH Z 1 SSIAP 2 permet de faire assurer la perma- Non
nence au poste central de sécurité
incendie par 1 SSIAP 2
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Le service de sécurité 10

Commentaires
Organisation du service Cumul activité
Type Classement de l’immeuble (effectif, mission exclusive, désigna-
de sécurité incendie SSIAP/SÛRETE
tion)
Immeubles à usage de tour de contrôle
L’exploitant organise au moins une fois tous les 6 mois pour
l’ensemble du personnel occupant la tour de contrôle :
- un exercice d’évacuation ;
- des séances destinées à familiariser les occupants avec l’em-
ploi des moyens de secours ;
GHTC Pour l’ensemble des IGH TC - établit et affiche les consignes d’incendie dans les circulations Non
horizontales communes près des accès aux escaliers et aux
ascenseurs ;
- informe les occupants des conditions dans lesquelles est assu-
rée la protection contre l’incendie de l’immeuble et leur rappelle
l’importance du respect des diverses dispositions de sécurité
Immeubles de très grande hauteur
1 SSIAP 3
La composition de ce service peut
+
être augmentée sur demande de la
ITGH Pour l’ensemble des ITGH 1 SSIAP 2 Non
commission de sécurité selon les
+
activités recensées dans l’ITGH
2 SSIAP 1
Séquence 2 : Présentation des consignes
de sécurité et main courante
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Présentation des consignes de sécurité et main courante 6

Fiche 6 : EXEMPLES DE CONSIGNES


ET INSTRUCTIONS DE SÉCURITÉ
Le nom et l´adresse du concepteur doivent apparaître sur les consignes.
La taille des caractères utilisés ne doit pas être supérieure à celle des caractères les plus petits de la consigne.
Les consignes ne devront comporter aucun élément à caractère publicitaire.

1. Consignes générales en cas d´incendie pour les habitations

1.1 Alerte
PRÉVENEZ ou faites prévenir les SAPEURS-POMPIERS (1)
Tél : 18 ou n°…
(Indiquez la nature et l´importance du feu, le lieu du sinistre en précisant le niveau).

1.2 Mesures à prendre


■■ GARDEZ votre calme.
■■ Attaquez le feu si vous le pouvez sans prendre de risque.

■■ PRÉVENEZ vos voisins en évitant la panique.

Avant de quitter votre logement :


■■ COUPEZ les compteurs d´énergie (gaz, électricité).

■■ ACTIONNEZ l´ouverture des portes d´accès à l´immeuble lorsqu´elles comportent des systèmes à commandes

électroniques ou électriques (codage par exemple).


■■ ÉVACUEZ.

■■ FERMEZ la porte en sortant.

■■ NE REVENEZ surtout pas dans votre logement sans l´avis des pompiers.

■■ UTILISEZ L´ESCALIER, N´EMPRUNTEZ PAS L´ASCENSEUR, même l´ascenseur protégé qui est exclusivement réservé

aux personnes handicapées.


■■ BAISSEZ-VOUS dans la chaleur et la fumée, l´air frais est près du sol.

■■ METTEZ UN MOUCHOIR ou un linge mouillé devant la bouche et le nez.

Si les couloirs et escaliers sont envahis par les fumées


■■ RESTEZ chez vous.

■■ PROTÉGEZ la porte en la mouillant et en la calfeutrant (serviettes, draps humides, par exemple).

■■ Allez aux fenêtres et MANIFESTEZ VOTRE PRÉSENCE.

1.3 Conseils pratiques de prévention


■■ Respectez les dispositifs de sécurité (ferme-portes, trappes d´évacuation des fumées, robinets des colonnes
sèches etc.).
■■ Ne vous garez jamais sur les bouches d´incendie et sur les voies où doivent passer les véhicules ou les dévidoirs
des sapeurs-pompiers.
■■ Laissez libres les dégagements et les issues.

1. Dans les immeubles d´habitation disposant d´un service de sécurité, il y a lieu de remplacer les modalités d´appel des sapeurs-
pompiers par celles du service de sécurité de l´immeuble.
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
6 Séquence 2 : Présentation des consignes de sécurité et main courante

■■ Repérez les appareils de secours contre l´incendie et lisez leur mode d´emploi.
■■ Ne bloquez pas en position ouverte les portes devant être maintenues fermées.
■■ Ne mettez pas d´obstacle à la fermeture des portes ou dispositifs à fonctionnement automatique.
■■ N´obturez pas les orifices nécessaires au désenfumage des locaux et des circulations.

2. Consignes dans les hôtels non-IGH

2.1 Consignes à afficher dans les chambres


Conduite à tenir en cas d´incendie
En cas d´incendie dans votre chambre :
Si vous ne pouvez pas maîtriser le feu :
■■ gagnez la sortie en refermant bien la porte de votre chambre et en suivant le balisage ;

■■ prévenez la réception.

En cas d´audition du signal d´alarme :


■■ si les dégagements sont praticables :

- gagnez la sortie en refermant bien la porte de votre chambre et en suivant le balisage ;


■■ si la fumée rend le couloir ou l´escalier impraticable :

- restez dans votre chambre,


- manifestez votre présence à la fenêtre en attendant l´arrivée des sapeurs-pompiers.
Note : une porte fermée et mouillée, rendue étanche par des moyens de fortune (serviettes, draps humides par
exemple) protège plus longtemps. En se baissant, la fumée est moins dense et la température plus supportable.

2.2 Consignes générales en cas d´incendie, destinées au public,


relatives aux ERP, sauf les chambres d´hôtels et les établissements
hospitaliers
Conduite à tenir en cas d´incendie
■■ Gardez votre calme.

■■ Prévenez immédiatement...
(2)

■■ En cas d´impossibilité prévenir les sapeurs-pompiers (Tél : 18 ou n°…).


(3)

■■ Indiquez l´adresse du sinistre et le niveau.

■■ Adresse du téléphone public ou privé le plus rapidement utilisable...

■■ Suivez les instructions données par le personnel de l´établissement.

■■ Dirigez-vous vers les sorties sans crier, ni courir.

■■ Ne retournez pas aux vestiaires.


(4)

■■ N´empruntez pas les ascenseurs spécialement protégés qui sont exclusivement réservés aux personnes

handicapées.
■■ Si les escaliers sont envahis par la fumée, manifestez votre présence aux fenêtres.

2. À préciser par le responsable de l´établissement (exemple : le personnel de l´établissement, le standard, le service de sécurité...).
3. Dans les établissements disposant d´un service de sécurité, il y a lieu de remplacer les modalités d´appel des sapeurs-pompiers
publics par celles du service de sécurité propre à l´établissement.
4. Dans les établissements ne comportant pas de vestiaire, ce point peut être supprimé.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Présentation des consignes de sécurité et main courante 6

3. Cas particuliers
En plus de ce qui précède, il y a lieu d’afficher les consignes, selon les cas suivants.

3.1 Parc de stationnement en sous-sol


Près des accès au niveau d´arrivée des secours, et selon la complexité des parcs de stationnement, dans chaque sas
d´accès à l´escalier, ou dans l´escalier, dans un endroit éclairé.

3.2 Immeubles de bureaux


■■ Dans les circulations, tous les 25 m environ.
■■ Au rez-de-chaussée, dans des endroits stratégiques (entrée principale, accès du personnel, distribution de
boissons, etc.).
■■ Les consignes seront conservées au service de sécurité, s´il en existe.

3.3 Hôtels, foyers-hôtels, centres de vacances, centres hospitaliers


■■ À proximité de la réception.
■■ À proximité des points importants (cuisine, restaurant, issues de secours).
■■ Dans les chambres et locaux occupés par le public.
■■ Dans les locaux fréquentés par le public (salle de télévision, salle de jeux, salle d´attente.., etc.).

3.4 Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes


handicapées
Des consignes relatives à la conduite à tenir en cas d’incendie doivent être :
■■ remises à chacun des résidents ;

■■ portées à la connaissance du personnel ;

■■ affichées dans les parties collectives.

3.5 Établissements flottants, bateaux stationnaires, bateaux en


stationnement sur les eaux intérieures
Des consignes d’incendie doivent être établies et affichées.
Les exploitants et le personnel doivent les connaître parfaitement.
Par ailleurs, ils doivent pouvoir mettre en œuvre l’ensemble des moyens de secours.

3.6 Restaurants et débits de boissons


Des consignes spéciales, portées fréquemment à la connaissance du personnel, doivent lui rappeler les interdictions
suivantes :
■■ ne pas faire sécher près des appareils de cuisson des chiffons, des torchons et des serviettes ;

■■ ne pas projeter de la graisse ou de l’huile dans les foyers pour y provoquer des « coups de feu » ;

■■ ne pas entreposer des emballages vides (même momentanément) dans un local ouvert au public ;

■■ etc.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Présentation des consignes de sécurité et main courante 7

Fiche 7 : SYMBOLES NORMALISÉS


UTILISÉS SUR LES PLANS
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Présentation des consignes de sécurité et main courante 8

Fiche 8 : EXEMPLE DE MAIN COURANTE


Main courante avec 3 événements intéressant le service de sécurité.

3
Exercices
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie

Séquence 2 : Présentation des consignes de sécurité et main courante

EXERCICE DE RÉDACTION SUR


LA MAIN COURANTE
Exercice de mise en situation : Remplissez la main courante
Vous êtes embauché par la société sécu X en tant qu’agent SSIAP 1.
Vous prenez votre service le samedi 25 août 2015 à 7h00 avec M. Georges CLOUNEY et M. Marcel LEGRIS.
À 13h26, le chef de poste vous informe par radio que dans la réserve n°4, une détection incendie vient de se déclencher.
À votre arrivée sur les lieux à 13h28, il s’agit simplement d’une poubelle qui brûle près du détecteur de fumée sans
propagation avec d’autres matériaux et avec une légère fumée.
13 h 29 vous informez le chef de poste et décidez de maîtriser le feu avec l’extincteur à proximité.
13 h 35, le feu est éteint, plus de fumée apparente et la poubelle est légèrement dégradée.
13 h 36, vous appelez le poste de sécurité pour qu’il réarme le SSI et qu’il informe la hiérarchie et le responsable de
l’établissement.
13 h 40, vous retournez en ronde jusqu’à la fin de celle-ci, sans aucun autre événement rencontré.

Nom et prénom del’agent Fonction Heure de prise de service Signature


Georges CLOUNEY SSIAP 2 7 : 00 Geo CLOUNET
Marcel LEGRIS SSIAP 1 7 : 00 LEGRIS
Agent SSIAP 1 SSIAP 1 7 : 00 Z

Heures Événements du samedi 25 août 2015

7 : 00 Passation des consignes de la nuit et du matériel


7 : 20 Essai des Postes Émetteur Récepteur : RAS
7 : 25 Prise des indicatifs : PS = Georges CLOUNEY ; Alpha 1 = Marcel LEGRIS ; Alpha 2 = Agent SSIAP 1
7 : 28 Essai de la ligne directe : RAS
7 : 30 Départ de ronde d’Alpha 1 et Alpha 2
13 : 26 Détection dans la réserve n°4
13 : 28 Arrivée d’Alpha 2 sur les lieux, il s’agit d’un feu de poubelle sans propagation aux autres matériaux
13 : 29 Extinction du feu de poubelle par Alpha 2 à partir d’un extincteur
13 : 35 Feu de poubelle éteint. Dégât : une poubelle
13 : 36 Réarmement du DAI et du CMSI
Information au responsable de l’établissement
13 : 40 Retour en ronde d’Alpha 2

Observations

Prévoir le remplacement de l’extincteur situé près de la réserve n°4


Remplacer la poubelle de la réserve n°4

Nom et prénom de l’agent Heure de fin de service Signature


Séquence 4 : Rondes de sécurité et surveillance
des travaux
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 4 : Rondes de sécurité et surveillance des travaux 8

Fiche 8 : LES MOYENS DE LIAISON DU


SERVICE DE SÉCURITÉ INCENDIE
1. Principe de base de l’utilisation des appareils radio émet-
teurs/récepteurs
■■ Écouter.
■■ Appuyer sur la pédale.
■■ Parler.

■■ Relâcher la pédale.

■■ Écouter.

Ne pas oublier de déclencher le micro avant de parler et de le fermer après le dernier mot.

2. Organisation d’un réseau


Un réseau radiophonique comprend :
■■ une station de base ;

■■ des stations mobiles en nombre variable.

La station de base et les stations mobiles fonctionnent sur plusieurs fréquences préréglées.
Le choix d’une fréquence s’obtient par la manœuvre d’un commutateur de sélection dont chaque position repérée sur
le poste est appelée « canal ».
Chaque fréquence est dotée d’un numéro de canal qui est affiché en face de la position correspondante.
La direction du réseau est exercée par la station de base, qui assure la veille radio et maintient la discipline indispensable
entre les divers postes mobiles pour assurer le bon fonctionnement du réseau.
Si nécessaire, la station de base relaie les communications entre postes mobiles et informe ceux-ci des changements
de fréquence.

3. Les indicatifs
Pour faciliter l’identification des postes qui entrent en communication dans un réseau, la station de base et chacun des
postes mobiles reçoivent un indicatif d’appel.
En général, un mot conventionnel (noms célèbres, prénoms, noms d’animaux, de plantes, etc.) suivi ou non d’un chiffre.
Tableau 1 : Exemples d’indicatifs

Station de base : « Victor » Station mobile : « André » Station mobile : « Marcel »


Station de base : « Jasmin » Station mobile : « Hortensia21 » Station mobile : « Marguerite22 »

Des indicatifs particuliers peuvent, par ailleurs, caractériser certains utilisateurs.


Exemples :
Station de base : « Victor ».
Station mobile : « Victor Hugo » caractérise le chef du service sécurité incendie.
Station mobile : « Victor-Emmanuel » caractérise le directeur général.
L’usage d’indicatifs permet, par ailleurs, en cas d’écoute du réseau par des tiers de laisser ceux-ci dans le doute ou
l’ignorance du nom des correspondants, du nombre de stations et leur emplacement.
Des codes peuvent également être utilisés pour désigner les divers types d’incidents auxquels l’entreprise est
confrontée.
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
8 Séquence 4 : Rondes de sécurité et surveillance des travaux

Exemples :
« Code 10 » signifie « Incendie ».
« Code 33 » signifie « Accident de personne ».
« Code 22 » signifie « Intrusion ».

4. Règles générales d’exploitation


Un réseau fonctionne toujours sur le principe d’un réseau dirigé. Cela signifie que les communications sont ordonnées
et dirigées par la station de base qui a priorité sur les stations mobiles.
Toute station de base ou mobile doit s’assurer avant tout appel qu’aucune communication n’est en cours sur le réseau.
La transmission des messages doit être effectuée à vitesse constante (ni trop rapide, ni trop lente).
Les mots doivent être prononcés distinctement et détachés près du microphone, sans élever la voix.
Les noms propres, les groupes de lettres, les mots pouvant prêter à confusion et les chiffres doivent être décomposés
et épelés, suivant le tableau des analogies phonétiques et de prononciation des chiffres ci-après.
Lorsqu’une station mobile ne peut pas assurer une veille continue, elle doit signaler à la station de base son retrait du
réseau, ainsi que son retour.
La station de base, ou toute autre station mobile, lorsqu’elle en a la possibilité, doit assurer le relais entre les stations
qui s’entendent mal, ou dont l’une ne perçoit pas les appels de l’autre.
Pour émettre ou recevoir, une station mobile doit autant que possible rechercher un emplacement dégagé (d’autant
plus qu’elle s’éloigne de la station de base).
Elle doit éviter de stationner sous des arbres, contre ou dans des bâtiments métalliques, ou en béton, des tunnels, des
lignes électriques à haute tension).

5. Procédure d’exploitation

5.1 L’échange de communication


L’échange de communication entre opérateurs s’effectue à l’aide de termes conventionnels, caractérisant chacun une
opération déterminée.
Ces termes sont :
« Parlez »
« Transmettez »
« Comment me recevez-vous ? »
« Je vous reçois … »
« Attendez »
« Correction »
« Répétez »
« J’épelle … »
« Je décompose »
« Collationnez »
« Bien reçu »
« Terminé »
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 4 : Rondes de sécurité et surveillance des travaux 8

5.2 Décomposition du message


Un message comprend 3 parties :
■■ l’entrée en communication ;

1. La station émettrice appelle la station destinataire


Exemple : « Réséda, ici Bleuet, comment me recevez-vous ? »
2. La station destinataire répond à l’appel et invite à transmettre.
Exemple : « Bleuet, ici Réséda, je vous reçois 5 sur 5. Parlez. »
■■ le contenu du message ;

Exemple : « Ici Bleuet. Je signale une inondation dans la cave du bâtiment C. Je ne peux pas intervenir. »
■■ la fin du message et l’accusé de réception.

1. La station émettrice termine sa transmission par l’énoncé de son correspondant, suivi de l’invitation à lui répondre.
Exemple : « Je ne peux pas intervenir. Réséda parlez. »
2. La station destinataire donne l’accusé de réception.
Exemple : « Ici Réséda. Message reçu. J’alerte les pompiers. Restez sur place. Terminé. »

5.3 Renseignement sur la qualité des liaisons


Ils sont donnés sur le barème suivant :
Tableau 2 : Barème de qualité des liaisons

1/5 (un sur cinq) Très faible/inintelligible


2/5 (deux sur cinq) Faible mais intelligible par instant
3/5 (trois sur cinq) Assez bonne
4/5 (quatre sur cinq) Bonne
5/5 (cinq sur cinq) Fort et clair ou excellente
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
8 Séquence 4 : Rondes de sécurité et surveillance des travaux

6. Maintenance et détection des pannes simples


Avant de partir en mission ou en ronde, un essai de contrôle de l’appareil émetteur/récepteur doit être effectué.
En cas d’anomalie de fonctionnement, consultez l’organigramme présenté en Figure 1 regroupant les causes probables
et les contrôles à faire en vue d’obtenir un fonctionnement correct.

Mettre le contact sur


la position marche

Voyant allumé
Voyant éteint

Pas de son Son fort


Nettoyer lamelles de
contact batteries

Mettre le volume au + et régler


la sensibilité

Voyant allumé Voyant éteint

Pas de son Son fort

Contrôler charge
des batteries
Grésillements
Sifflements

Resserrer
Bonne Batteries Batteries
Nettoyer réception déchargées chargées
l’antenne
$3)2(%22% !
Changer de
Grésillements batteries
Sifflements

Se déplacer

Voyant allumé Voyant éteint


Bonne
Pas de réception
réception

Changer de poste Poste OK Changer de poste

Figure 1 : Organigramme de mise en service et de maintenance 1er niveau


Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 4 : Rondes de sécurité et surveillance des travaux 8

7. Alphabet phonétique international


Tableau 3 : Analogies phonétiques : alphabet

Lettres Modes codes Prononciations codes


A ALFA AL fah
B BRAVO BRA vo
C CHARLIE TCHAR li
D DELTA DEL ta
E ECHO EK o
F FOXTROT FOX trott
G GOLF GOLF
H HÔTEL HO telle
I INDIA IN diah
J JULIETTE DJOU liette
K KILO KI lo
L LIMA LI mah
M MIKE MA ik
N NOVEMBER no VEHM ber
O OSCAR OSS kar
P PAPA PAH PAH
Q QUÉBEC KE bec
R ROMEO RO meo
S SIERRA SI errah
T TANGO TANG go
U UNIFORM UNIFORM
V VICTOR VIC tor
W WHISKEY OUISS KI
X X – RAY EKSS ré
Y YANKEE YANG ki
Z ZOULOU ZOU lou
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
8 Séquence 4 : Rondes de sécurité et surveillance des travaux

Tableau 4 : Analogies phonétiques : chiffres

Chiffres Prononciations
0 zéro comme rien
1 un tout seul
2 un et un
3 deux et un
4 deux fois deux
5 trois et deux
6 deux fois trois
7 quatre et trois
8 deux fois quatre
9 cinq et quatre

Exemple :
« Entrepôt 135. Je décompose : un tout seul, trois : deux et un, cinq : trois et deux ».

8. Le réseau radio des services de secours


Le réseau de télécommunications « ANTARES » constitue avec les réseaux « ACROPOL » (Police nationale) et « Corail
NG » (Gendarmerie mobile), l’Infrastructure nationale partageable des transmissions (INPT), organisée autour d’environ
1 500 sites-relais et couvrant environ 95 % du territoire métropolitain français.
Le réseau ANTARES est étendu par la Direction générale de la Sécurité civile et de la Gestion de crise.
La France compte actuellement plus de 300 relais qui sont considérés comme secrets Défense.
Les unités nationales de la Sécurité civile sont équipées ainsi que la flotte d’avions bombardiers d’eau et d’hélicoptères
de la Sécurité civile.
Actuellement, plus de 100 000 terminaux sont répartis dans les services d’incendie et de secours.
Grace aux performances opérationnelles qui peuvent être attendues, cette technologie permet une intégration
complète avec les systèmes d’aide à la décision des CODIS et CTA.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 4 : Rondes de sécurité et surveillance des travaux 8

9. Communication radioélectrique des services de secours dans


les ERP
Extrait de l’arrêté du 25 juin 1980 modifié portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité
contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP) :
« Les services publics qui concourent aux missions de sécurité civile doivent être assurés de la continuité des
communications radioélectriques avec leurs moyens propres dans toutes les parties des établissements situées,
même partiellement, en infrastructure.
La continuité radioélectrique réside dans la capacité de communiquer en mode direct entre d’une part les points
d’accès des secours à l’établissement, situé sur la voie publique, et d’autre part les locaux de l’établissement. Cette
capacité est appréciée dans les conditions définies dans l’instruction technique relative au contrôle de la continuité
des communications radioélectriques dans les ERP.
Lorsque les conditions ci-dessus ne sont pas satisfaites, l’exploitant doit disposer d’une installation technique fixe
permettant d’assurer la continuité des communications radioélectriques en mode relayé. À cet effet, l’exploitant étudie,
réalise, met en œuvre et entretient cette installation technique.
Avant toute réalisation, les dossiers techniques des équipements que l’exploitant entend mettre en œuvre sont soumis
à l’avis du préfet de département et du préfet de police pour Paris. Ces dossiers doivent décrire clairement le service
proposé et démontrer l’atteinte des objectifs fixés.
La vérification de la continuité des moyens de communication radioélectriques est réalisée par un organisme agréé :
■■ 1 fois avant l’ouverture au public de l’établissement concerné ;

■■ puis une fois tous les 3 ans si l’établissement est équipé d’une installation permettant d’assurer la continuité des

communications en mode relayé et lors de la visite de réception consécutive à des travaux relatifs à l’installation
précitée.
Dans tous les cas, et sans préjudice des autres contrôles rendus nécessaires, la mise en œuvre technique des
équipements par l’exploitant doit se faire en présence du service des systèmes d’information et de communication du
ministère de l’Intérieur territorialement compétent.
La vérification de la continuité de transmission des moyens de communications radioélectriques fait l’objet d’une
attestation de vérifications réglementaires.
Un exemplaire de l’attestation de vérifications réglementaires est remis à l’exploitant de l’établissement.
L’exploitant transmet une copie de l’attestation au préfet du département où se trouve l’établissement. Cette attestation
est consignée dans le registre de sécurité.
Une dérogation à l’obligation de continuité des communications radioélectriques ne peut être accordée qu’après avis
conforme de la commission de sécurité. »

10. Communication radioélectrique des services de secours dans


les IGH
Le service de sécurité incendie et d’assistance à personnes doit pouvoir mettre à la disposition des services publics
de secours et de lutte contre l’incendie, au moment du sinistre, 4 appareils émetteurs-récepteurs radio au moins pour
l’ensemble de l’immeuble.
Le fonctionnement de ces derniers est possible dans la totalité de l’immeuble de grande hauteur.
Exercices
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie

Séquence 4 : Rondes de sécurité et surveillance des travaux

EXERCICE DE RÉDACTION
« D’UN PERMIS DE FEU »
Exercice de mise en situation : Remplissez le permis de feu
Vous êtes embauché en tant qu’agent SSIAP 1, par la société X, ERP en activité (n° de tél : [Link].05).
Vous prenez votre service le samedi 25 août 2015 à 7h00 avec M. Georges CLOUNEY (chef de poste) et
M. Marcel LEGRIS (SSIAP 1)
À 13h00, le technicien de maintenance de la société Z se présente et vous informe qu’il doit changer l’alimentation
de la chaudière : précisément, il doit souder le tube en cuivre qui fait la jonction entre l’arrivée d’eau chaude et la
chaudière.
Délai d’exécution des travaux : 3 heures.

1. Renseignements et engagements
ORDRE DE TRAVAIL DONNÉ PAR (1) : La société X DATE : Le : samedi 25 août 2015
Monsieur ?
Fonction : Directeur de la société X

ENTREPRISE EXTÉRIEURE ÉVENTUELLEMENT (2) :


Raison sociale : Société Z
Représentant qualifié : Monsieur Le technicien de maintenance

TRAVAIL À EXÉCUTER :
(Date, heure et durée de validité du permis).

Le : samedi 25 août 2015 de 13h00 à 16h00.


Lieu : Société X, ERP en activité
Organes à traiter : Chaudière
Opérations à effectuer : Soudure d’une pièce de cuivre pour l’alimentation de la chaudière

PERSONNES CHARGÉES DU TRAVAIL ET DE SA SÉCURITÉ :


Agent veillant à la sécurité générale de l’opération :
Agent Z
Opérateur:
Monsieur Le technicien de maintenance
Auxiliaire(s) : -

1. Le représentant qualifié du chef d’entreprise donnant l’ordre de travail.


2. Dans le cas où pour exécuter le travail il est fait appel à une entreprise extérieure, et sans qu’il soit dérogé au contrat entre les
deux entreprises, l’entreprise utilisatrice qui commande le travail doit veiller à ce que le maximum de précautions soient prises
pour la mise en état du lieu où le travail doit être exécuté ainsi que des abords, surtout lorsque ceux-ci comportent des matériels
ou marchandises inflammables ou susceptible de faciliter une explosion ou la propagation d’un incendie.
Toutefois, il appartient à l’entreprise extérieure de prendre contact avec le chargé de sécurité de l’entreprise utilisatrice qui
commande le travail et d’établir en commun les mesures de sécurité.
Exercices
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie

Séquence 4 : Rondes de sécurité et surveillance des travaux

CONSIGNES PARTICULIÈRES RÉSULTANT DU TYPE D’EXPLOITATION DE L’ÉTABLISSEMENT :


Protection du personnel par affichage de la zone de travail et mise en place d’un périmètre de sécurité le temps des
travaux. Identification du barrage de gaz et de l’arrêt d’urgence

RISQUES IDENTIFIÉS (STOCKAGES. CONSTRUCTION, CONTIGUITÉS) :


Conduite de gaz / Chaudière

MOYENS DE PROTECTION CONTRE LES PROJECTIONS :


Une bâche ininflammable est dressée le long de la paroi traversée par la conduite à changer

À PROXIMITÉ DU LIEU DE TRAVAIL, MOYENS D’ALERTE :


L’agent de sécurité incendie qui sera à proximité des travaux est muni d’un poste émetteur récepteur relié au poste
de sécurité

MOYENS DE PREMIÈRE INTERVENTION :


Un extincteur à poudre polyvalente est ajouté le temps des travaux

EN CAS D’ACCIDENT. TÉLÉPHONE : 18


+ Numéro de l’administration : [Link].05

SIGNATURE (3)

Le représentant du chef d’entreprise : Monsieur ? Directeur de la société X


Donnant l’ordre de travail.

Agent veillant à la sécurité générale de l’opération : Agent Z


Opérateur : -

3. Le donneur d’ordre recueille les signatures des parties intéressées. Chacun des signataires reçoit un exemplaire du PERMIS DE
FEU, complété et revêtu de toutes les signatures.
Exercices
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie

Séquence 4 : Rondes de sécurité et surveillance des travaux

Le permis de feu est journalier entre l’ERP ou l’IGH et l’entreprise effectuant les travaux.

Cocher dans le carré ¨ correspondant les précautions à mesure qu’elles seront prises.

2. Avant le travail et avant toute reprise de travail


¨ Vérifier que les appareils sont en parfait état (tension convenable, bon état des postes oxyacétyléniques, tuyaux ...).
¨ Éloigner, protéger ou couvrir de bâches ignifugées tous les matériaux ou installations combustibles ou inflammables et,
en particulier, ceux qui sont placés derrière les cloisons proches du lieu de travail.
Éventuellement, arroser le sol et les bâches de couverture.
¨ i le travail doit être effectué sur un volume creux, s’assurer que son dégazage est effectif (réservoirs, tuyauteries, etc.).
S

¨ Aveugler les ouvertures, interstices, fissures, etc. (sable, bâches, plaques métalliques...).
¨ Dégager largement de tout matériel combustible ou inflammable le parcours des conduites traitées.
¨ Disposer à portée immédiate les moyens d’alarme et de lutte contre le feu. Ceux-ci devront comporter au moins un
extincteur à eau pulvérisée de 9 litres et un extincteur approprié à l’extinction d’un feu naissant à proximité des travaux.
¨ Prendre les dispositions nécessaires pour éviter le déclenchement du système de détection ou d’extinction automatique.
¨ Désigner un aide instruit des mesures de sécurité.
¨ Établir et faire signer le PERMIS DE FEU.

3. Pendant le travail
¨ Surveiller les projections incandescentes et leurs points de chute.
¨ Ne déposer les objets chauffés que sur des supports ne craignant pas la chaleur et ne risquant pas de la propager.

4. Après le travail
¨ Remettre en service le système d’extinction automatique ou de détection éventuellement neutralisé.
¨ Inspecter le lieu de travail, les locaux adjacents et les environs pouvant être concernés par les projections d’étincelles
ou les transferts de chaleur.
¨ Maintenir une surveillance rigoureuse pendant deux heures au moins après la cessation du travail.
(De nombreux sinistres se sont en effet déclarés dans les heures suivant la fin des travaux).
Si cette surveillance ne peut être assurée, cesser toute opération par point chaud au moins deux heures avant la cessation
générale du travail dans l’établissement. Si possible, confier le relais de la surveillance à une personne nommément
désignée pouvant accomplir des rondes.

RECOMMANDATIONS IMPORTANTES
Chefs d’entreprises, ne laissez jamais commencer un travail par chalumeau ou arc électrique avant d’avoir
complètement fait remplir, puis signer et délivrer le PERMIS DE FEU correspondant.
Vérifiez que le travail prévu est compatible avec les prescriptions réglementaires vous concernant : règlement de
sécurité des établissements recevant du public, code du travail, législation des installations classées, etc., selon les
cas.
Vérifiez que votre police d’assurance incendie couvre bien le cas présent, tant pendant le travail qu’après son
achèvement. Si le travail doit être effectué par une entreprise extérieure, celle-ci devra vérifier sa police d’assurance
responsabilité civile.
Chargés de sécurité, opérateurs : ne laissez entreprendre, ne commencez un travail au chalumeau ou à l’arc
électrique qu’après avoir obtenu le PERMIS DE FEU correspondant et vérifié les dispositions prises pour la sécurité de
l’opération. Ne manquez pas de contresigner le PERMIS DE FEU et d’en respecter scrupuleusement les consignes,
ainsi que celles de vos instructions permanentes.
Séquence 5 : Mise en œuvre des moyens d’extinction
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 5 : Mise en œuvre des moyens d’extinction 3

Fiche 3 : RÈGLES D’IMPLANTATION


DES EXTINCTEURS
1. Protection générale
La protection des locaux ou bâtiments contre les dangers d’incendie est effectuée au moyen d’extincteurs portatifs.
Elle est donc fonction de l’activité qui règne dans ces locaux.
Ces dangers sont répartis en deux grandes classes de risques.

1.1 Risques industriels


Dans cette classe sont placés :
■■ tous les locaux ou bâtiments dans lesquels règne une activité de production, transformation, réparation ou entretien

qui nécessite l’emploi de gaz combustibles, de liquides inflammables, de matériaux combustibles et d’énergie
électrique ou thermique (ateliers de toutes sortes, laboratoires, locaux techniques, cuisines collectives, etc.) ;
■■ ainsi que les locaux dans lesquels sont stockés les produits combustibles nécessaires ou résultant de ces activités.

1.2 Risques tertiaires


Dans cette classe sont placés tous les locaux ou bâtiments dans lesquels règne une autre activité (activités libérales,
administratives, commerciales et magasins de vente, hôtellerie, salles de réunions diverses, etc.).

2. Nombre d’extincteurs à prévoir

2.1 En ERP
Le règlement de sécurité détermine le nombre d’extincteurs portatifs à eau pulvérisée à installer dans les divers types
d’ERP.
Il s’agit d’extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum, judicieusement répartis, avec un minimum d’un appareil
par 200 m² et par niveau, avec un minimum de 2 par établissement.
Ces appareils doivent être conformes à la norme française les concernant.

Figure 1 : Distances réglementaires d’accès à un extincteur portatif

2.2 En IGH
Des extincteurs portatifs appropriés aux risques, conformes au règlement de sécurité des ERP sont installés près des dispositifs
d’accès aux escaliers et, le cas échéant, près des dispositifs d’intercommunication entre compartiments.
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
3 Séquence 5 : Mise en œuvre des moyens d’extinction

Ils sont également placés à tous les niveaux des immeubles, à proximité des accès aux locaux présentant des dangers
particuliers d’incendie.
Des extincteurs de 6 l à eau pulvérisée sont judicieusement répartis, avec un minimum d’un appareil par 200 m² et un minimum
de 2 appareils par compartiment et par niveau.
Ils sont répartis de préférence dans les dégagements en des endroits bien visibles et facilement accessibles.
Ils ne doivent pas apporter de gêne à la circulation des personnes et leur emplacement doit être tel que leur efficacité ne risque
pas d’être compromise par les variations éventuelles de température survenant dans l’établissement.
Ils sont accrochés à un élément fixe. Leur support est fixé solidement à une hauteur qui permette de les atteindre et de s’en
saisir aisément.
La poignée de portage ne doit pas être à plus de 1,20 m du sol. La distance maximale pour atteindre un extincteur est de 15 m.

3. Maintenance et vérifications
Pour qu’un extincteur puisse assurer dans le temps sa pleine efficacité, il faut qu’il soit vérifié et entretenu périodiquement.

3.1 Opérations de maintenance préventive


■■ Inspections effectuées par le service de sécurité.
■■ Fréquence tous les 3 mois, mais tout bon agent effectuera cette vérification à chaque ronde.
■■ Pour chaque extincteur, il faut s’assurer :
−− qu’il occupe la place qui lui a été assignée ;
−− qu’il est accessible, visible et signalé ;
−− que le plomb est intact ;
−− qu’il est en bon état apparent, et que les accessoires extérieurs sont présents et en bon état ;
−− que l’étiquette de vérification existe.

3.2 Vérifications
Tableau 1 : Vérifications

Vérifications pério-
Vérifications annuelles Vérifications quinquennales
diques
Qui Organisme vérificateur qualifié Passage au service des mines
- Tous les 10 ans si l’appareil n’a pas été
utilisé
Fréquence 1 fois par an
- Tous les 5 ans en cas d’utilisation, puis
tous les 5 ans
- Examen extérieur : traces d’enfoncement, filetages,
raccords, oxydation) Mise en pression et essai des différents
Opérations
- Examen intérieur : agent extincteur, altération du équipements
métal, sparklet
À la demande de l’exploitant sur un ou plusieurs
Essai fonctionnel Néant
extincteurs

À savoir
Un extincteur utilisé, même partiellement, doit être immédiatement vérifié et rechargé.
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie

Séquence 5 : Mise en œuvre des moyens d’extinction

Fiche d’application : MODE D’EMPLOI


D’UN EXTINCTEUR À BASE D’EAU EN
JET PULVÉRISÉE AVEC ADDITIF
L’agent de sécurité incendie SSIAP 1 confronté à un feu devra toujours s’interroger sur sa capacité à entreprendre
l’extinction.
Il faut toujours éviter le sur-accident et insister sur un certain nombre de règles à observer lors de la mise en œuvre
d’extincteurs.

Étape
Décrocher l’extincteur de son support
Faire attention à ne pas mettre les pieds en dessous du support et/ou du socle de l’extincteur, ce qui en cas de
0
chute accidentelle pourrait occasionner des lésions graves.
Lire les indications se trouvant sur le mode d’emploi de l’appareil.
Retrait du régulateur de débit
S’agenouiller ou poser un genou au sol, positionner l’extincteur face à soi, la goupille dans l’axe de la main.
1
Décrocher le flexible afin de rendre accessible le régulateur de débit.
Ne jamais mettre sa tête au-dessus de l’appareil.
Maintien du flexible
2 De la main la moins forte, saisir le flexible et le rabattre sur le joint de tête de manière à ne pas gêner l’action de la
poignée de percussion et éviter l’agitation intempestive du flexible lors de sa mise sous pression.
Dégoupillage
Retirer la goupille d’un coup sec avec la main la plus forte, en évitant de mettre la tête au-dessus de l’appareil ou de
3 se baser sur la poignée de percussion.
La sécurité plombée est parfois rigide, il convient alors de faire tourner la goupille dans son axe pour casser le
plombage.
Déclenchement par percussion
Basculer légèrement l’extincteur et avec le plat de la main, tendue, appuyer ou relever fortement la poignée de
4
percussion suivant le mode d’emploi.
Un bruit significatif permet de reconnaître la mise en pression de l’appareil.
Essai
L’extincteur étant en fonction, saisir correctement le régulateur de débit avec la main la plus habile, de l’autre
prendre la poignée de percussion.
5
Se redresser, positionner l’extincteur verticalement, le long du corps près de la jambe et appuyer sur le régulateur
en orientant le jet vers le sol.
Observer le fonctionnement et le liquide qui est pulvérisé. Celui-ci doit correspondre à l’agent extincteur proposé.
Ajustement et distance d’attaque
Débuter l’attaque par des cercles concentriques permettant une protection thermique de l’opérateur.
Se rapprocher progressivement de la source de chaleur en veillant sur l’environnement proche.
6
Attaquer le feu à la base des flammes, tout en restant dans le sens du vent ou du courant d’air en respectant la
distance d’attaque (3 à 4 m).
Modérer la pression sur le régulateur afin de ne pas dépenser trop rapidement l’agent extincteur.
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie

Séquence 5 : Mise en œuvre des moyens d’extinction

Fiche d’application : MODE D’EMPLOI D’UN


EXTINCTEUR À DIOXYDE DE CARBONE

Étape
Décrocher l’extincteur de son support
Faire attention à ne pas mettre les pieds en dessous du support et/ou du socle de l’extincteur, ce qui en cas de
0
chute accidentelle pourrait occasionner des lésions graves.
Lire les indications se trouvant sur le mode d’emploi de l’appareil.
Dépose de l’extincteur
S’agenouiller ou poser un genou au sol, positionner l’extincteur face à soi, la goupille dans l’axe de la main.
1
Saisir la collerette par la main la moins forte, en dessous du levier de commande.
Ne jamais mettre sa tête au-dessus de l’appareil.
Dégoupillage
Retirer la goupille d’un coup sec avec la main la plus forte, en évitant de mettre la tête au-dessus de l’appareil ou de
2 se baser sur le levier de commande.
La sécurité plombée est parfois rigide, il convient alors de faire tourner la goupille dans son axe pour casser le
plombage.
Prise en main et essai
L’extincteur étant en fonction, saisir correctement le levier de commande entre le pouce et l’index de la main la plus
habile, de l’autre prendre le haut du corps de l’extincteur.
3 Se redresser, positionner l’extincteur verticalement, le coude gainé, le levier de commande à hauteur du coup, les
jambes en appui et appuyer sur le levier de commande en orientant le jet vers une zone neutre.
Observer le fonctionnement et le gaz transformé en glace.
Attention à la projection du gaz étant donné sa température lors de la détente qui est à - 68 °C.
Ajustement et distance d’attaque
Se rapprocher progressivement de la source de chaleur en veillant sur l’environnement proche. Une coupure par
disjonction ou mise à l’arrêt de l’équipement électrique s’avère utile, voire importante.
Pour les appareils et équipements électriques situés en hauteur :
attaquer le feu en maintenant l’extincteur vertical, tout en restant prudent vis-à-vis des arcs électriques et en respec-
tant la distance d’attaque (1 m).
4
Dans ce cas, le froid du gaz détendu remontera progressivement le long du corps de l’extincteur ;
Pour les flaques et les étendues de combustibles sur le sol :
attaquer le feu à la base des flammes, tout en restant dans le sens du vent ou du courant d’air en respectant la
distance d’attaque (1 m).
Dans ce cas, l’extincteur peut être posé par terre et légèrement incliné afin de faciliter la manipulation ;
Modérer la pression sur le levier de commande afin de ne pas dépenser trop rapidement l’agent extincteur.
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie

Séquence 5 : Mise en œuvre des moyens d’extinction

Fiche d’application : MODE D’EMPLOI


D’UN EXTINCTEUR À POUDRE

Étape
Décrocher l’extincteur de son support
Faire attention à ne pas mettre les pieds en dessous du support et/ou du socle de l’extincteur, ce qui en cas de
0
chute accidentelle pourrait occasionner des lésions graves.
Lire les indications se trouvant sur le mode d’emploi de l’appareil.
Retrait de la soufflette
S’agenouiller ou poser un genou au sol, positionner l’extincteur face à soi, la goupille dans l’axe de la main.
1
Décrocher le flexible afin de rendre accessible la soufflette.
Ne jamais mettre sa tête au-dessus de l’appareil.
Maintien du flexible
2 De la main la moins forte, saisir le flexible et le rabattre sur le joint de tête de manière à ne pas gêner l’action de la
soufflette et à éviter l’agitation intempestive du flexible lors de sa mise sous pression.
Dégoupillage
Retirer la goupille d’un coup sec avec la main la plus forte, en évitant de mettre la tête au-dessus de l’appareil ou de
3 se baser sur la poignée de percussion.
La sécurité plombée est parfois rigide, il convient alors de faire tourner la goupille dans son axe pour casser le
plombage.
Déclenchement par percussion
Basculer légèrement l’extincteur et avec le plat de la main tendue, appuyer ou relever fortement la poignée de
4
percussion suivant le mode d’emploi.
Un bruit significatif permet de reconnaître la mise en pression de l’appareil.
Essai
L’extincteur étant en fonction, saisir correctement la soufflette avec la main la plus habile, de l’autre prendre la poi-
gnée de percussion.
Se redresser, positionner l’extincteur verticalement le long du corps près de la jambe et appuyer sur la soufflette en
5
orientant le jet vers le sol.
Observer le fonctionnement en temps réel d’éjection de la poudre.
Celle-ci doit sortir rapidement, être de la bonne couleur et être fluide (blanc pour les poudres BC, et bleu pour les
ABC).
Ajustement et distance d’attaque
Se rapprocher progressivement de la source de chaleur en veillant sur l’environnement proche.
Tendre le bras et la main comportant la soufflette et protéger son visage (notamment son nez et sa bouche) en le
6 rentrant dans le creux du bras tout en observant les effets. Ne pas hésiter à se baisser.
Attaquer les flammes par saccades, tout en restant dans le sens du vent ou du courant d’air en respectant la dis-
tance d’attaque (6 à 7 m).
Modérer la pression sur le régulateur afin de ne pas dépenser trop rapidement l’agent extincteur.
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie

Séquence 5 : Mise en œuvre des moyens d’extinction

Fiche d’application : MODE D’EMPLOI


D’UN ROBINET D’INCENDIE ARMÉ

Étape
Libérer le tuyau et le robinet diffuseur
Faire attention à la fixation du dévidoir et à son débattement qui, en pivotant, pourrait occasionner des lésions
0 graves suite à un choc à la tête.
Vérifier que le robinet diffuseur est en position fermée.
Lire les indications se trouvant sur le mode d’emploi de l’appareil.
Ouverture du robinet d’alimentation en eau
Il est parfois nécessaire d’ôter la sécurité plombée maintenant le robinet diffuseur au robinet d’alimentation en eau.
1 La sécurité plombée est parfois rigide, il convient alors de faire tourner le plomb dans son axe pour le casser.
En fonction de la position et de la commande, procéder à l’ouverture régulière (sans à-coup) et complète du robinet.
Ne jamais mettre sa tête à proximité.
Orientation du tuyau
2 Orienter le dévidoir en direction du point d’attaque.
De la main la plus forte, saisir le robinet diffuseur et dérouler le tuyau sur 3 m environ.
Effectuer une réserve
Former une spire avec le tuyau de manière à faire une réserve.
3
Le diamètre de la spire varie en fonction du gabarit de chaque opérateur, mais par principe, elle doit mesurer
environ 1 m de diamètre.
Établissement du tuyau
Saisir avec la main la plus habile le robinet diffuseur tout en bloquant le tuyau. Puis, poser sur son épaule la réserve
4 effectuée. L’ensemble doit être suffisamment fixé afin de ne pas perdre un élément.
Dans le cas d’un RIA fixe, il y a lieu de retirer l’intégralité du tuyau enroulé autour du dévidoir avant de se diriger vers
un point d’attaque.
Définition du point d’attaque
Le point d’attaque est un endroit sûr où la manœuvre destinée à l’extinction par élimination des flammes, ou par
5 protection en refroidissant les éléments de constructions (tel qu’une porte coupe-feu par exemple), est efficace.
Poser le tuyau et caler sa posture afin d’éviter les effets du coup de bélier, un pied perpendiculaire à l’autre jambe
écartée, le dos légèrement incliné, les deux mains sur le robinet diffuseur.
Ajustement et distance d’attaque
Vérifier que l’eau arrive au robinet diffuseur.
Adapter la position de ses mains en fonction du robinet diffuseur et du jet souhaité :
- pour le robinet diffuseur DMA, l’ouverture se fait par rotation de la tête ;
6 - pour le robinet diffuseur DMB, l’ouverture se fait par bascule de la poignée.
Attaquer le feu ou la source de chaleur, tout en restant dans le sens du vent ou du courant d’air en respectant la
distance d’attaque (2 à 3 m).
Ajuster le jet.
Se rapprocher progressivement en veillant sur l’environnement proche.
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers 1

Fiche 1 : LES SAPEURS-POMPIERS


En France, l’institution des Sapeurs-pompiers repose sur un engagement citoyen volontaire qui permet un étroit
maillage du territoire, indispensable pour garantir l’égalité des citoyens face aux secours.
Dans les départements français, les sapeurs-pompiers dépendent d’un organisme public, le Service départemental
d’incendie et de secours (SDIS), financé par les collectivités locales (communes, conseils départementaux) et administré
par des élus locaux.
Ils sont rattachés au ministère de l’Intérieur à travers la Direction générale de la Sécurité civile et de la Gestion des
crises (DGSCGC).
Leur hiérarchie suit des grades qui correspondent à ceux de l’Armée de terre.
Au 31 décembre 2019, on dénombrait 253 000 sapeurs-pompiers en France, dont :
■■ 41 400 sapeurs-pompiers professionnels (16 %)

■■ 198 800 sapeurs-pompiers volontaires (79 %)

■■ 12 800 militaires (5 %)

Les femmes représentent 18% des sapeurs-pompiers civils


Le service de santé et de secours médical constitue 5 % des effectifs des SDIS
Les personnels administratifs, techniques et spécialisés sont au nombre de 11 500. Les jeunes sapeurs-pompiers et
cadets sont au nombre de 29 500
Les sapeurs-pompiers se répartissent en 3 grandes familles :
■■ Les sapeurs-pompiers volontaires (SPV)

■■ Les sapeurs-pompiers professionnels (SPP)

■■ Les sapeurs-pompiers militaires (SPM)

Les sapeurs-pompiers possédant un statut militaire sont principalement affectés sur 3 corps :
■■ La brigade des Sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) qui défend la ville de Paris et les départements de Hauts-de- Seine,

Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne ;
■■ Le bataillon de Marins-pompiers de Marseille (BMPM) qui défend la ville de Marseille et ses communes rattachées ;

■■ Les formations militaires de la Sécurité civile (FORMISC) qui renforcent les sapeurs-pompiers lorsque les circonstances

exigent un appui ou une préparation particulière face aux risques. Ces « sapeurs-sauveteurs », issus de l’arme du
Génie, sont notamment compétents dans les domaines des feux de forêts, des risques technologiques et de la
recherche de personnes ensevelies.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers 2

Fiche 2 : LES MISSIONS DES SAPEURS-POMPIERS


Les missions confiées aux sapeurs-pompiers sont :
■■ la protection des personnes ;

■■ la protection des biens ;

■■ la protection de l’environnement.

En 2019, les sapeurs-pompiers ont effectué 4,8 millions d’interventions (pour une évolution négative de - 3 % de moins
que l’année 2018).
Tableau 1 : Analyse des interventions des sapeurs-pompiers en 2019

Quantités Nature des interventions Variations


316 100 Incendies +3%
293 700 Accidents de la circulation +2%
4 095 000 Secours d’urgence aux personnes -1%
60 900 Risques technologiques + 15 %
348 000 Opérations diverses - 23 %

1. Missions générales
Les services d’incendie et de secours sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies.
Ils concourent avec les autres services et professionnels concernés à la protection et à la lutte contre les autres
accidents, sinistres et catastrophes, à l’évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi
qu’aux secours d’urgence

2. Détails des activités


De façon plus détaillée, les sapeurs-pompiers interviennent sur:
■■ les incendies : feux d’habitations, feux d’ERP, feux d’entrepôts et locaux industriels, feux de locaux artisanaux, feux

de locaux agricoles, feux sur la voie publique, feux de véhicules, feux de végétations et autres feux ;
■■ les accidents de la circulation : accidents routiers, accidents de navigation, accidents ferroviaires, accidents de

téléportage, accidents aériens ;


■■ les secours à victimes, l’aide à personnes : accidents sur lieux de travail, accidents à domicile, accidents liés à une

activité sportive, accidents sur voie, lieux publics ou assimilés, autolyses, noyades en eaux intérieures ou piscines,
noyades en mer, intoxications, relevage de personnes et recherches de personnes ;
■■ les opérations diverses : fuites/odeurs de gaz, autres odeurs que le gaz, faits dus à l’électricité, fuites d’eau,

inondations, ouvertures de portes, recherches et récupération d’objets, faits d’animaux, dégagements de voie
publique, déposes d’objets, éboulements, pollutions/contaminations, engins explosifs et autres opérations diverses.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers 3

Fiche 3 : LA GESTION DES RISQUES


Pour mieux combattre les risques, les sapeurs-pompiers ont un entraînement quotidien organisé sous forme de
manœuvres. Ils disposent également de spécialistes répartis sur le territoire français.

1. La prévention contre les risques d’incendie et de panique


L’urbanisme et le développement industriel sont en pleine expansion, aussi les sapeurs-pompiers interviennent-ils à
tous les niveaux d’un projet de construction.
Les architectes sollicitent les bureaux de prévention pour intégrer les normes de sécurité à leurs projets. Les sapeurs-
pompiers étudient les « dossiers avant construction » des ERP et des IGH, en intégrant l’évolution des matériaux et des
recherches sur le comportement au feu.
Ils effectuent des visites de sécurité sur le terrain avant la mise en exploitation du bâtiment et durant l’ouverture au
public.

2. La prévision
Dimension complémentaire de la prévention, la prévision donne aux sapeurs-pompiers des moyens d’information qui
aident à une décision rapide en cas de sinistre.
La prévision comprend :
■■ l’organisation des secours par les centres opérationnels ;

■■ le schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR) ;

■■ la planification des plans de secours (élaboration du plan « Organisation de réponses de sécurité civile nombreuses

victimes », ex « Plan rouge », etc.) ;


■■ la gestion des réseaux hydrauliques d’incendies ;

■■ la réalisation d’exercices de mise en œuvre des moyens opérationnels ;

■■ la connaissance parfaite du tissu urbain et industriel et de ses particularités (immeuble de grande hauteur,

établissement recevant du public, entreprise utilisant des produits dangereux...) ;


■■ la définition de plans de secours de grande ampleur testés sur le terrain en relation avec les élus, les services de

l’État et les entreprises privées.


Toutes ces actions de prévision permettent de mieux connaître les risques et de définir a priori des stratégies et des
moyens d’intervention à mettre en œuvre en cas de sinistre.

3. Les autres spécialités


Pour intervenir lors d’opérations particulières, les sapeurs-pompiers disposent de spécialistes dans de multiples
domaines :
■■ feux de forêts ;

■■ cynotechniques ;

■■ recherches et interventions en milieu périlleux ;

■■ risques radiologiques ;

■■ risques chimiques et biologiques ;

■■ secours subaquatiques et eaux vives ;

■■ sauvetages aquatiques ;

■■ sauvetages en montagne ;

■■ sauvetages déblaiement ;

■■ transmission et système d’information et de communication.


Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers 4

Fiche 4 : L’ORGANISATION DES SECOURS


1. Le dispositif ORSEC et les sapeurs-pompiers
Le dispositif ORSEC a remplacé les plans d’urgence pour la gestion des catastrophes à moyens dépassés (CMD)
depuis la parution de la loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 et de ses 3 décrets.
Le terme « ORSEC » est l’acronyme d’« organisation de la réponse de sécurité civile », anciennement « organisation
des secours ». C’est un système de gestion de crise : organisation des secours et recensement des moyens publics et
privés susceptibles d’être mis en œuvre en cas de catastrophe.
On ne parle plus de « déclenchement du plan ORSEC » mais d’« activation du dispositif ORSEC ». Selon la nature ou
l’importance de l’événement, le préfet prend la direction des opérations de secours (DOS).

2. Les sapeurs-pompiers
Pour comprendre l’organisation, la répartition, les moyens et le personnel des différents centres de secours qui
assurent le maillage du territoire national, les services d’incendie et de secours sont organisés de la façon suivante.

2.1 Au niveau national


Les sapeurs-pompiers sont placés sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, Direction générale de la Sécurité civile et
de la Gestion des crises.
Cette direction est chargée de prévenir les risques naturels et technologiques et de coordonner les secours en cas
de sinistre très important.
La mise en œuvre des éléments de renforts nationaux susceptibles d’intervenir sur le territoire national ou hors des
frontières du pays relève du Centre opérationnel de gestion interministériel de crise (COGIC).

2.2 Au niveau du département


Le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) est dirigé par un officier supérieur de sapeurs-pompiers,
appelé « directeur départemental » et placé sous la double autorité du préfet (gestion opérationnelle) et du président
de son conseil d’administration (pour la gestion administrative et financière).
Le SDIS est chargé de l’analyse des risques et de la mise en place des moyens de secours. Il organise l’activité de
l’ensemble des centres de sapeurs-pompiers du département.
Son centre opérationnel (CODIS) veille 24h/24 et coordonne les différentes interventions.

2.3 Au niveau de la commune


Le maire est responsable de la sécurité dans sa commune.
Chaque commune est protégée par un centre d’incendie et de secours (CIS) qui peut être situé dans une ou plusieurs
communes voisines, selon son importance. Si un même centre d’incendie de secours défend plusieurs communes, il
peut aussi exister des centres de première intervention (CPI), plus petits.
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
4 Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers

2.3.1 Les centres d’incendie et de secours (CIS)


Ce sont les unités territoriales chargées principalement des missions de secours.
Les CIS sont créés et classés par arrêté du préfet en centres de secours principaux, centres de secours et centres de
première intervention, en fonction du schéma départemental d’analyse et de couverture des risques et du règlement
opérationnel, et conformément aux critères suivants :
■■ les centres de secours principaux (CSP) peuvent assurer simultanément au moins :

−− 1 départ en intervention pour une mission de lutte contre l’incendie,


−− + 2 départs en intervention pour une mission de secours d’urgence aux personnes,
−− + 1 autre départ en intervention ;
■■ les centres de secours (CS) peuvent assurer simultanément au moins :
−− 1 départ en intervention pour une mission de lutte contre l’incendie,
−− ou 1 départ en intervention pour une mission de secours d’urgence aux personnes,
−− + 1 autre départ en intervention.
■■ les centres de première intervention (CPI) peuvent assurer au moins 1 départ en intervention.

2.3.2 Les effectifs


Chaque CIS dispose, selon la catégorie à laquelle il appartient, d’un effectif lui permettant au minimum d’assurer la
garde et les départs en intervention dans les conditions ci-dessus définies.
Cet effectif est fixé dans le respect des dispositions des guides nationaux de référence, du schéma départemental
d’analyse et de couverture des risques et du règlement opérationnel.

3. Le règlement opérationnel
Il est arrêté par le préfet, après avis d’un comité technique départemental, de la commission administrative et technique
des services d’incendie et de secours et du conseil d’administration.
Ce règlement fixe les consignes opérationnelles relatives aux différentes missions des services d’incendie et de
secours et détermine obligatoirement l’effectif minimum et les matériels nécessaires, dans le respect des prescriptions
suivantes :
■■ les missions de lutte contre l’incendie nécessitent au moins un engin pompe et 4 à 6 sapeurs-pompiers ;

■■ les missions de secours d’urgence aux personnes nécessitent au moins un véhicule de secours et d’assistance à

victimes et 4 sapeurs-pompiers ;
■■ pour les autres missions, les moyens doivent être mis en œuvre par au moins 2 sapeurs-pompiers.

Le règlement opérationnel détermine aussi les véhicules pour lesquels l’armement peut être différent de ceux définis
ci-dessus.
Le règlement opérationnel est publié aux recueils des actes administratifs de la préfecture et du service départemental
d’incendie et de secours; il est notifié à tous les maires du département.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers 4

4. Le centre opérationnel départemental d’incendie


et de secours (CODIS)
Sa mission :
■■ maintenir de la couverture opérationnelle départementale ;

■■ garantir la mise en œuvre de plans de secours ;

■■ relayer l’information aux autorités ;

■■ contacter les autres services partenaires ;

■■ suivre les interventions particulières.

5. Les centres de traitement de l’alerte (CTA)


Les règlements opérationnels précisent les missions et le principe de fonctionnement des CTA-CODIS dans leurs
généralités.
Voici en résumé les missions d’un CTA :
■■ réceptionner les alertes provenant du 18, du 112 (tout en sachant qu’il ne concerne uniquement que 68 services

d’incendie et de secours en France) et des lignes directes ;


■■ traiter la demande des secours (localisation, choix des moyens en type et nombre, conseils requérants, etc.) ;

■■ diffuser l’alerte ainsi que l’alarme au(x) CIS et personnels concerné(s) ;

■■ informer les services concernés : forces de police, SAMU, SNCF, DREAL, etc.

■■ assurer le suivi de l’intervention tant que le CODIS ne prend pas la main selon le seuil défini par chaque département ;

■■ informer le CODIS si nécessaire, ainsi que les autorités selon les consignes définies par chaque département.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers 5

Fiche 5 : LES MOYENS DES SAPEURS-POMPIERS


1. Les engins
Les centres d’incendie et de secours disposent des engins suivants (cf. Tableau 1) :
Tableau 1 : Engins dont dispose un CIS

Engin Commentaire
Véhicules, armés de 6 sapeurs-pompiers, disposant de 3 000 l d’eau
Fourgon pompe tonne (FPT) Ils sont déclenchés pour tout type de feu, mais aussi pour des interventions nécessitant du
personnel avec une tenue de protection
Communément appelée « la grande échelle », elle permet d’effectuer les sauvetages des
Échelle pivotante aérienne personnes aux étages, favorise les sapeurs-pompiers d’accéder rapidement dans les étages,
(EPA) d’établir une lance dominant le feu…
Son hauteur déployée peut atteindre 30 m, voire 45 m
Véhicule de secours Ambulance dans laquelle on retrouve du matériel de secourisme pour effectuer le secours à
et d’assistance aux victimes personnes et l’aide aux victimes
(VSAV) Elle est armée de 3 ou 4 sapeurs-pompiers
Engin déclenché sur les accidents de circulation où il y a notion de « victime incarcérée à
l’intérieur de son véhicule »
Véhicule de secours routier
Disposant de cisailles, de tronçonneuses, de vérins, de coussins de levage et autres matériels,
(VSR)
il permet également de découper des portails pour accéder au feu, de découper les bâtiments
en structure métallique pour permettre le désenfumage
Engin permettant le transport de personnel mais également utilisé pour des missions
Véhicule tous usages (VTU)
d’interventions diverses
Engin permettant d’acheminer le commandant des opérations de secours et lui permettant
Véhicule de liaison (VL)
d’établir son commandement lors d’une intervention nécessitant plusieurs moyens

2. Les équipements et matériels incendie


Outre les engins, les matériels qu’ils renferment sont tout aussi importants. Il va de soi qu’ils sont vérifiés et normalisés
à l’échelon national, voire européen.

2.1 Les pièces de jonction


Il s’agit des éléments nécessaires pour relier entre eux les différents organes d’une installation hydraulique.
Ils comprennent les raccords, les retenues, les divisions, les coudes d’alimentation, les vannes, les collecteurs
d’alimentation.

2.2 Les tuyaux


Pour acheminer l’eau nécessaire à l’extinction des incendies, les sapeurs-pompiers utilisent des tuyaux.
On en distingue 3 catégories :
■■ les tuyaux d’aspiration qui permettent d’alimenter la pompe par aspiration ;

■■ les tuyaux d’alimentation qui servent à transporter l’eau du point d’eau à l’engin pompe ;

■■ les tuyaux de refoulement qui servent à acheminer l’eau de la pompe aux lances.
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
5 Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers

Tableau 2 : Caractéristiques des tuyaux en fonction de leur utilisation

70 et 110 mm 20 et 45 mm
Diamètres
Gros tuyaux Petits tuyaux
2 ou 4 m 10 m 20 ou 40 m
Longueurs
Aspiration Alimentation Refoulement
Semi-rigide Souple
Structures
Aspiration et refoulement Alimentation et refoulement

2.3 Les lances


Elles sont le principal instrument de la lutte contre l’incendie. Elles servent à former et à diriger le jet d’eau. On en
distingue 2 familles (cf. Tableau 3).
Tableau 3 : Principales familles de lances

Tuyaux Raccords Orifices Pressions Débits


Lances Lance de dévidoir tournant 22 mm 20 mm 7 mm 3,5 bars 58 l/mn
traditionnelles Petite lance 45 mm 40 mm 14 mm 3,5 bars 250 l/mn
Elles se composent
d’un fût, d’un ajutage Grosse lance 70 mm 65 mm 18 mm 5,7 bars 500 l/mn
déterminé et
d’un robinet Lance grande puissance 110 mm 100 mm 25 mm 6,1 bars 1 000 l/mn

Elles diffèrent par leur


ajutage interchangeable
Lances à débit
à volonté et leur réglage En fonction des indications données par le constructeur
variable (LDV)
automatique en fonction
du débit donné

2.4 Les lances à mousse


La mousse est un moyen d’extinction qui se distingue de l’eau par sa capacité à se répandre sous forme de nappe
pour recouvrir le foyer sans se désagréger.
L’injecteur et la lance à mousse, placés au long de l’établissement, sont indispensables pour doser et créer la mousse.
Les lances à mousse sont montées en bout des tuyaux de refoulement.
Elles refoulent donc la mousse et ont une portée de 20 m avec une capacité de production de 2 à 4 m3/mn.
Les injecteurs se placent sur l’établissement entre 2 tuyaux. Ils servent à mélanger à l’eau une quantité déterminée
d’émulseur, pour obtenir une solution moussante.

2.5 Les dévidoirs


Les dévidoirs permettent de dérouler en nombre, rapidement et facilement, plusieurs tuyaux. Ils permettent ainsi aux
sapeurs-pompiers de gagner un temps précieux. On détermine 2 types de dévidoirs principaux :
■■ les dévidoirs mobiles, véritables bobines montées sur roues et équipées de 5 tuyaux souples de 40 m et de 70 mm

de diamètre ;
■■ les dévidoirs tournants qui sont montés sur les engins pompes et qui reçoivent en général 4 tuyaux semi-rigides de

20 m et 20 mm de diamètre.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers 5

2.6 Les accessoires hydrauliques


Il s’agit de l’ensemble des accessoires relatifs à la circulation et à la distribution de l’eau. En voici un échantillon : les
clés de barrage et de poteau, les trousseaux de clés, les clés polycoises et tricoises, les obturateurs et sangles à fuite,
les étrangleurs, les crépines et flotteurs, les pèse-bouches et poteaux, les contrôleurs de pression, les crochets et
courroies d’amarre, les vide-caves et hydro-injecteurs, les seaux-pompes, les filtres amovibles, etc.

2.7 Les échelles à mains


Tableau 4 : Échelles

Type d’échelle Longueur reployée Longueur déployée Utilisation


Crochets – 4,25 m Reconnaissances
Crochets pliable 2,40 m 4,25 m Sauvetages
Coulisses petit modèle 3,60 m 5,60 m Reconnaissances
Coulisses grand modèle 5m 9m Sauvetages
Coulisses 3 plans 5,60 m 14,30 m Établissements

3. Le personnel
Les sapeurs-pompiers, bien qu’ils n’appartiennent pas à l’Armée, ont des grades et des insignes de grade semblables
à ceux de l’Armée de terre.

3.1 Les niveaux hiérarchiques


3.1.1 Les officiers supérieurs : les emplois supérieurs de direction
Allant du grade de contrôleur général à lieutenant-colonel, leur niveau d’implication est variable en fonction des
emplois et des fonctions qu’ils occupent sur le terrain de l’intervention.

3.1.2 Les officiers : les cadres supérieurs


Allant du grade de Lieutenant-colonel à lieutenant, leur niveau d’implication est variable en fonction des emplois qu’ils
occupent sur le terrain de l’intervention.

3.1.3 Les sous-officiers : les cadres


Allant du grade d’adjudant-chef à sergent, leur niveau d’implication est variable en fonction des spécialités et des
emplois qu’ils occupent sur le terrain de l’intervention.

3.1.4 Les hommes du rang : les employés


Allant du grade de caporal-chef à sapeur, leur implication est totale et ils ont l’obligation de suivre les ordres que leur
donnent leurs supérieurs.
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
5 Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers

3.2 Les emplois


Tableau 5 : Emplois

Équipier (EQ) Sapeur-pompier constituant l’élément de base d’une équipe


Chef d’équipe (CE) Sapeur-pompier responsable de l’engagement opérationnel et de la sécurité d’une équipe
Sous-officier de sapeurs-pompiers, au minimum du grade d’adjudant (chef d’agrès incendie) ou
Chef d’agrès (CA) sergent (chef d’agrès VSAV/VTU), responsable de l’engagement opérationnel et de la sécurité
des moyens en personnel et en matériel d’un véhicule
Officier de sapeurs-pompiers, au minimum du grade de lieutenant, responsable de l’engagement
Chef de groupe (CDG)
opérationnel d’un groupe de 2 à 4 engins chargés d’effectuer une action opérationnelle
Officier de sapeurs-pompiers responsable d’une colonne constituée de 2 à 4 groupes permet-
Chef de colonne (CC)
tant de répondre à une mission donnée
Officier de sapeurs-pompiers responsable de plusieurs colonnes engagées au sein d’un disposi-
Chef de site (CDS)
tif opérationnel dans une zone géographique précise

L’appellation « commandant des opérations de secours (COS) » revient à l’intervenant le plus gradé avec l’emploi le
plus élevé.

4. Les dispositifs opérationnels


À chaque demande d’intervention, et en fonction des définitions attribuées dans le règlement opérationnel
départemental, les sapeurs-pompiers sont amenés à intervenir avec un minimum de moyens requis, remplissant le
dispositif opérationnel appelé « départ type ». Citons quelques exemples :
Tableau 6 : Exemples de sinistres « types »

Personnel à engager
Sinistre « type » Engins à prévoir Total SP
EQ CE CA CDG
Reconnaissance 1 VTU 1 0 1 0 2
Déclenchement alarme incendie 1 FPT 3 2 1 0 6
Feu de maison 2 FPT + 1 EPA + 1 VL 7 4 3 1 15
Feu de magasin 2 FPT + 1 EPA + 1 VSAV + 1 VL 9 4 4 1 18
Feu d’entrepôt 3 FPT + 1 EPA + 1 VSAV + 1 VSR + 2 VL 13 6 6 2 27
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie

Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers

Fiche d’application : MODE D’EMPLOI DE


TRANSMISSION D’UN MESSAGE D’ALERTE
1. Le message d’alerte type
Étape
Présentation :
0
Origine de l’appel, nom de l’établissement, identité.
1 Déterminer la nature du sinistre
Localiser le lieu exact :
Adresse, numéro, étage, bâtiment ou service, local.
2
Préciser les risques particuliers.
Ne pas confondre avec l’adresse de la raison sociale de l’établissement.
Quantifier s’il y a des blessés :
3
Nombre et état des victimes.
4 Identifier si possible l’origine du feu et/ou de l’incendie.
Énumérer les moyens de secours mis en œuvre.
5
Action menée sur place :
Extinction, évacuation, mise en sécurité, coupure des fluides…
Finir en orientant les secours :
6
Accès et cheminement à suivre.

2. La réception d’un message d’alerte dans un centre de


traitement de l’alerte
L’efficacité des secours dépend des informations données.

Attention
- Ne raccrochez jamais le premier ;
- N’appelez pas si vous savez que quelqu’un l’a déjà fait ou est déjà en relation avec un service d’urgence ;
- Si les coordonnées du requérant sont demandées pour vérification, son anonymat sera préservé.
Séquence 7 : Sensibilisation des occupants
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie

Séquence 7 : Sensibilisation des occupants

Fiche d’application : CONDUITE


À TENIR DEVANT UN FEU
LE RAPPEL DES CONSIGNES
Il s'agit de rappeler les consignes de sécurité mises en place qui doivent énumérer les points essentiels suivants:
ALARME INCENDIE
→E
 n cas de découverte d’un début d’incendie, déclenchez l’alarme par l’intermédiaire
1
des déclencheurs manuels situés près des sorties ;
→P
 révenez le poste de sécurité au moyen du téléphone interne à votre disposition
2
ou prévenez les sapeurs-pompiers en composant le 18 ;
3 → s uivre les consignes qui vous sont données.

LUTTE CONTRE L’INCENDIE


1 →N
 e jamais mettre sa vie en danger ;
→P
 rocédez si vous le pouvez à l’extinction en utilisant l’extincteur adapté le plus proche de vous si ce feu est de
2
faible importance ;
3 →N
 e jamais essayer d’éteindre un feu de gaz (gaz naturel, butane, propane, etc.) ;
4 →R
 especter les distances d’attaque requises pour chaque extincteur ;
5 →D
 iriger le jet d’extinction vers la base des flammes ;
→E
 n cas d’échec des moyens de première intervention, refermer la porte et les fenêtres de la pièce où se trouve
6 l’incendie si elles sont accessibles sans risque, et évacuer les lieux en fermant toutes les portes sur le trajet sans
jamais les verrouiller.
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie

Séquence 7 : Sensibilisation des occupants

Fiche d’application : CONDUITE


À TENIR EN CAS D’ALARME
LE RAPPEL DES CONSIGNES

ÉVACUATION DES LIEUX


→À
 l’audition du système d’alarme, sortir des locaux sans délai et dans le calme en suivant les consignes
1 d’évacuation ;
→S
 ’assurer que tous les occupants proches évacuent en même temps que vous.
2 →T
 oujours se diriger vers la sortie et les issues de secours, ne jamais revenir vers l’origine de l’incendie.
→É
 vacuer en rampant ou se rapprocher le plus possible du sol, s’il y a une fumée importante.
3
Par défaut, placer un tissu mouillé devant le nez et la bouche.
4 →E
 n cas de fumées abondantes, rester dans le local sans chercher à traverser la fumée.
5 →S
 ignaler sa présence au service de sécurité incendie.

LE RÔLE DES EMPLOYÉS Compétences requises


Définir les guide-files et les serre-files.
1 →L
 es guide-files vont guider les employés ainsi que le public vers les sorties.
→L
 es serre-files vérifieront qu’il n’y a plus personne dans les locaux et prendront toutes les dispositions afin de
2
limiter la propagation du feu (fermeture des portes et des fenêtres).

LE RÔLE DU PUBLIC
1 →L
 e public doit suivre les guide-files qui les mèneront au point de rassemblement.

AU POINT DE RASSEMBLEMENT S’il a été défini


1 →A
 u point de rassemblement, s’assurer que tous les collègues sont bien présents ;
2 →S
 ignaler aux secours, ou au responsable d’évacuation, toute personne absente.

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