SSIAP 1 Formation
SSIAP 1 Formation
Ce matériel d’étude permettra aux stagiaires autant qu’à leurs formateurs de disposer de
tout ce dont ils auront besoin pour préparer avec succès cet examen.
Illustré de photos et de schémas en couleurs volontairement très pédagogiques, ce manuel
est conçu comme un guide de référence que pourront également utiliser les professionnels
dans le cadre de leur recyclage, remise à niveau ou module complémentaire.
Sapeur-pompier professionnel exerçant au sein du SDIS du Nord, Olivier DECUYPERE est également
formateur. Pour concevoir et rédiger cet ouvrage de référence, il s’est adjoint le concours de Romuald
SSIAP 1
AVENEL, responsable du pôle Résistance au feu du CSTB.
Les ouvrages de la collection « Objectif Réussite » sont destinés à la préparation et à l’obtention des
Code Eyrolles : G11870 virtuelle, fiches • LE RÔLE ET LES MISSIONS DES AGENTS DE SÉCURITÉ INCENDIE
ISBN Eyrolles : 978-2-212-11870-4 de révision, etc.
Code CSTB : G13-01 • LA CONCRÉTISATION DES ACQUIS
ISBN CSTB : 978-2-86891-659-4
Ce matériel d’étude permettra aux stagiaires autant qu’à leurs formateurs de disposer de
tout ce dont ils auront besoin pour préparer avec succès cet examen.
Illustré de photos et de schémas en couleurs volontairement très pédagogiques, ce manuel
est conçu comme un guide de référence que pourront également utiliser les professionnels
dans le cadre de leur recyclage, remise à niveau ou module complémentaire.
Sapeur-pompier professionnel exerçant au sein du SDIS du Nord, Olivier DECUYPERE est également
formateur. Pour concevoir et rédiger cet ouvrage de référence, il s’est adjoint le concours de Romuald
SSIAP 1
AVENEL, responsable du pôle Résistance au feu du CSTB.
Les ouvrages de la collection « Objectif Réussite » sont destinés à la préparation et à l’obtention des
Éditions Eyrolles
61, boulevard Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
[Link]
Le présent guide ne se substitue en aucun cas aux textes de référence, qu’ils soient réglementaires
(lois, décrets, arrêtés…), normatifs (normes, DTU ou règles de calcul) ou codificatifs
(Avis Techniques, « CPT »…) qui doivent être consultés.
Le CSTB décline toute responsabilité quant aux conséquences directes ou indirectes de toute nature
qui pourraient résulter de toute interprétation erronée du contenu du présent guide.
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent
ouvrage, faite sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille, 75006 Paris),
est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage du copiste
et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou
d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 1er juillet 1992 - art. L 122-4 et L 122-5 et Code Pénal art. 425).
© CSTB octobre 2016 et Groupe Eyrolles 2017 ISBN CSTB : 978-2-86891-659-4
ISBN Eyrolles : 978-2-212-11870-4
SSIAP 1
Manuel de formation - Agent de sécurité incendie
Formation initiale / Niveau 1
◆ Le feu et ses conséquences
◆ La sécurité incendie
◆ Les installations techniques
◆ Le rôle et les missions des agents de sécurité incendie
◆ La concrétisation des acquis
Olivier DECUYPÈRE
(Decuypère Prévention Incendie)
Romuald AVENEL
(CSTB)
1. Contenu
Ce manuel traite de l’ensemble du programme de la formation en vue de la qualification « agent de sécurité incendie
SSIAP 1 », tel que défini dans les annexes de l’arrêté ministériel de référence du 2 mai 2005 modifié.
Son étude, séquence par séquence ou en abordant les chapitres dans l’ordre de la formation suivie, permet une
bonne préparation à l’examen.
L’ouvrage comprend un certain nombre d’illustrations et comporte plusieurs sortes de fiches.
Sur Batipedia, il est possible de télécharger l’arrêté de référence qu’il est conseillé de lire attentivement.
Ce texte définit, entre autre, les missions de l’agent de sécurité incendie et présente les deux autres niveaux de
formation, « chef d’équipe » (SSIAP 2) et « chef de service » (SSIAP 3).
Sur Batipedia, on retrouve une version numérisée accompagnée d’une série d’exercices et de fiches d’application en
rapport avec la séquence.
De plus, pour aider le stagiaire, un module d’évaluation personnelle est proposé afin de permettre son autoévaluation.
Il comprend un questionnaire à choix multiple qui couvre un certain nombre de questions en rapport avec l’examen et
une ronde virtuelle avec une demande de résolution d’anomalies.
2. Articulation
Le manuel suivant intègre toutes les séquences pédagogiques dans l’ordre du programme établi.
Chacune d’elle, organisée en fiches comporte l’objectif intermédiaire, l’articulation de la séquence, un sommaire, un
contenu et les points essentiels de la séquence.
De la même manière, le contenu répartit l’ensemble du savoir avec des définitions à connaître par cœur.
Enfin, le résumé, qui prend le nom de « Les points essentiels de la séquence » conclut sur la séquence et permet au
formateur de se situer dans la formation.
3. Compléments numériques
Téléchargez gratuitement des QCM, une ronde virtuelle, des fiches de révision etc. et consultez les à tout moment.
Votre guide vous permet d’apprendre et de vous tester en ligne. Les compléments numériques en ligne sont adaptés
au formateur et au stagiaire pour une révision sur tablette ou smartphone.
Vous bénéficiez ainsi de compléments faciles d’accès et de la possibilité d’effectuer des «copier/coller»
(mode d’emploi : voir encadré en p. 4).
D’autre part, après inscription gratuite sur Batipedia, le site incontournable des professionnels de la construction, pour
chercher, consulter, comprendre et suivre en temps réel le référentiel technique et réglementaire de la construction,
vous pourrez :
■■ utiliser nos outils de recherche et identifier immédiatement le ou les texte(s) susceptible(s) de répondre à vos
questions ;
■■ accéder à la notice descriptive de tous les documents et aux Avis Techniques en vigueur ;
|5
G13-01 [Link] 5 03/10/2016 10:48
Les unités de mesure
En physique, l’unité de mesure est la matérialisation d’une grandeur physique donnée dont on connaît la valeur avec
exactitude.
On appelle « grandeur physique » toute propriété d’un élément naturel ou artificiel qui peut être mesurée ou calculée,
et dont les différentes valeurs possibles s’expriment à l’aide d’un nombre.
Le Système international d’unités (SI) comporte 7 unités de base. Toutes les autres unités sont dérivées de ces unités
de base.
6 |
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 6 30/09/2016 16:18
Les unités de mesure
Nom Symbole
Grandeur physique de de Expression Relation
l’unité l’unité
Fréquence hertz Hz s-1 Fréquence = 1 / période
Force newton N kg ⋅ m ⋅ s-2 Force = masse × accélération
Pression pascal Pa N⋅m -2
Pression = force / surface
Quantité de chaleur joule J N⋅m Travail = force × distance
Puissance watt W J⋅s -1
Puissance = travail / temps
Résistance électrique ohm Ω V ⋅ A-1 Résistance = tension / courant
Angle solide stéradian sr
Flux lumineux lumen lm cd ⋅ sr Flux lumineux = intensité lumineuse x angle
Éclairement lumineux = intensité lumi-
Éclairement lumineux lux lx cd ⋅ sr ⋅ m-2
neuse x angle / superficie
Superficie mètre carré m2 Superficie = longueur x longueur
Volume mètre cube m 3
Volume = longueur x longueur x longueur
Vitesse mètre par seconde m⋅s -1
Vitesse = longueur x temps
kilogramme par
Masse volumique kg ⋅ m-3 Masse volumique = masse / volume
mètre cube
Flux thermique watt par mètre carré W ⋅ m-2 Flux thermique = puissance / superficie
ATTENTION
Ne pas confondre la quantité de matière qui s’exprime en moles et la force en newtons.
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G13-01 SSIAP Niveau [Link] 7 30/09/2016 16:18
Les unités de mesure
4. Multiples et sous-multiples
Afin de rendre les valeurs lisibles, il existe des multiples que l’on peut ajouter aux unités de mesures en préfixes du
système international d’unités.
Tableau 3 : Multiples et sous-multiples
■■ Kilonewton : 1 kN = 1 000 N (c’est l’unité la plus fréquemment utilisée pour mesurer la force d’un engin qu’il exerce
engin).
■■ Centimètre : 1 cm = 0,01 m (le centimètre est une des unités de base d’un système métrique).
■■ Millimètre : 1 mm = 1×10-3 m = 0,001 m (la représentation graphique manuelle la plus précise qui nécessite donc
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G13-01 SSIAP Niveau [Link] 8 30/09/2016 16:18
Principales abréviations
Principales abréviations
Sigles Signification
AES Alimentation électrique de sécurité
AFFF Agent formant film flottant
ANTARES Adaptation nationale des transmissions aux risques et aux secours (réseau)
APS Alimentation pneumatique de sécurité
BAAS Bloc autonome d’alarme sonore
BAES Bloc autonome d’éclairage de sécurité
BAPI Bloc autonome portable d’intervention
BI Bouche d’incendie
BPN Bloc primaire numérique
CAA Centre à autonomie d’acheminement
CCH Code de la construction et de l’habitation
CMSI Centralisateur de mise en sécurité incendie
COS Commandant des opérations de secours
DAC Dispositif adaptateur de commande
DAD Détecteur autonome déclencheur
DAI Détecteur automatique d’incendie
DAS Dispositif actionné de sécurité
DCM Dispositif de commande manuelle
DCMR Dispositif de commandes manuelles regroupées
DCS Dispositif de commande avec signalisation
DL Diffuseur lumineux
DM Déclencheur manuel
DMA Déclencheur manuel d’alarme
DS Diffuseur sonore
EA Équipement d’alarme
EAE Équipement d’alimentation électrique
EAES Équipement d’alimentation en énergie de sécurité
ECS Équipement de contrôle et de signalisation
ERP Établissement recevant du public
FC Fluorocarbures
GMTG Groupes moteurs thermiques générateurs
HFC Hydrofluorocarbures
IA Indicateur d’action
IFEA Installation fixe d’extinction automatique
IGH Immeuble de grande hauteur
ITGH Immeuble de très grande hauteur
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G13-01 SSIAP Niveau [Link] 9 30/09/2016 16:18
Principales abréviations
Sigles Signification
LSC Luminaire sur source centralisée
PCSI Poste central de sécurité incendie
PEMP Plates-formes élévatrices mobiles de personnes
PI Poteaux d’incendie
PIA Poste d’incendie additivé
PS Poste de sécurité
RIA Robinet d’incendie armé
RTC Réseau téléphonique commuté
RTCP Réseau téléphonique commuté public
SAIP Système d’alerte et d’information des populations
SAMU Service d’aide médicale urgente
SDAI Système de détection et d’alarme incendie
SDI Système de détection incendie
SMSI Système de mise en sécurité incendie
SSI Système de sécurité incendie
SST Sauveteur secouriste du travail
TGBT Tableaux généraux basse tension
TS Tableau d’alarme et de signalisation
UAE Unité d’aide à l’exploitation
UCMC Unité de commandes manuelles centralisées
UGA Unité de gestion d’alarme
UGCIS Unité de gestion centralisée des issues de secours
UP Unité de passage
US Unité de signalisation
ZA Zone d’alarme
ZD Zone de détection
ZS Zone de sécurité
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G13-01 SSIAP Niveau [Link] 10 30/09/2016 16:18
Sommaire
Sommaire
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G13-01 [Link] 11 03/10/2016 14:26
Sommaire
12 |
G13-01 [Link] 12 03/10/2016 14:26
Sommaire
| 13
G13-01 [Link] 13 03/10/2016 14:26
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 14 30/09/2016 16:18
Le feu et ses conséquences
PARTIE
1
Compléments numériques
Vous bénéficiez du téléchargement gratuit de fiches et d’exercices en ligne (QCM, ronde virtuelle, fiche de
révision, etc.) sur [Link], rubrique « téléchargez », « Ressources complémentaires », guide SSIAP 1.
Séquence 1 : Le feu
Documents de référence
Conduite à tenir face à un local enfumé sans mise en danger pour l’intervenant
Fiche d’application
Fiche à télécharger sur [Link]
Fiche 1 : l’incendie............................................................................................................................................................18
Fiche 2 : la combustion...................................................................................................................................................19
Fiche 3 : le triangle du feu.............................................................................................................................................22
Fiche 4 : les combustibles.............................................................................................................................................23
Fiche 5 : le comburant....................................................................................................................................................26
Fiche 6 : l’énergie d’activation......................................................................................................................................27
Fiche 7 : classes de feu..................................................................................................................................................28
Fiche 8 : les agents extincteurs...................................................................................................................................29
Fiche 9 : la fumée et ses dangers...............................................................................................................................32
Fiche 10 : la propagation du feu....................................................................................................................................35
Fiche 11 : les procédés d’extinction............................................................................................................................. 37
Les points essentiels de la séquence...........................................................................................................................38
| 17
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 17 30/09/2016 16:18
Fiche Partie 1 : Le feu et ses conséquences
1 Séquence 1 : Le feu
Fiche 1 : L’INCENDIE
Définitions
L’incendie est un feu non maîtrisé dont la caractéristique principale est de se propager rapidement.
Le feu est un phénomène de combustion qui se caractérise par un dégagement simultané de chaleur et de
lumière. On emploie également le terme « feu » pour désigner une combustion maîtrisée, par opposition à
l’« incendie », combustion non maîtrisée.
5. Notions générales
L’incendie est une réaction chimique de combustion qui se développe généralement de manière désordonnée et sans
que l’on puisse la contrôler.
À savoir
Éviter l’incendie
Éviter l’éclosion d’un feu, c’est réduire les causes de l’incendie
+ Éviter l’alimentation en combustible, c’est réduire les réactions au feu des matériaux
+ Éviter la propagation du feu, c’est compartimenter pour réduire les effets de l’incendie
= Éviter la destruction par le feu, c’est prendre les mesures propres à limiter ou empêcher les dommages.
L’incendie ne menace pas seulement nos vies, mais aussi l’outil de travail. Tendre vers un état permanent de sécurité,
c’est se défendre contre l’incendie en le rendant improbable par les moyens de prévention prévus par les textes
officiels et les règles des compagnies d’assurance.
6. Phases de l’incendie
Dans le déroulement d’un incendie sur lequel on n’entreprendrait aucune action volontaire visant à en réduire
les effets, on peut distinguer 5 phases successives caractérisées par l’élévation de la température en fonction
du temps (cf. Figure 1). Il s’agit évidemment d’une représentation générale, car si l’on peut estimer l’évolution des
températures en fonction de paramètres connus, il est pratiquement impossible d’évaluer le temps de déroulement
de chaque phase.
Puissance
1 Initiation
2 Croissance
3 Accélération
4 Feu pleinement développé
5 Décroissance
1 2 3 4 5
Temps
Figure 1 : Courbe de développement d’un feu ou d’un incendie
18 |
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 18 30/09/2016 16:18
Partie 1 : Le feu et ses conséquences Fiche
Séquence 1 : Le feu 2
Fiche 2 : LA COMBUSTION
Définitions
La combustion est la réaction chimique (exothermique) qui se produit entre deux corps dont l’un est combustible
et l’autre comburant. La combustion de solides peut se caractériser par la formation de flammes ou de braises.
1. Effets de la combustion
Le feu est la manifestation de la combustion.
Sous l’effet de la combustion, les propriétés physiques des corps se modifient ou se transforment. Lors de l’incendie,
seuls les gaz brûlent et non le corps enflammé. C’est l’élévation de la température de ce corps (solide, liquide ou
gazeux) qui le fera passer de son état initial à celui de gazeux. Ce sont ces gaz qui s’enflamment lors de la combustion.
La combustibilité des corps est influencée par :
■■ le rapport entre le volume et la surface du corps (un corps divisé brûle plus vite) ;
■■ la teneur en oxygène (si elle est trop basse, la combustion est impossible) ;
■■ le pouvoir calorifique (plus un matériau dégage de calories, plus l’incendie s’étend vite aux matériaux et objets qui
l’entourent).
2. Dangers de la combustion
Les principaux dangers sont :
■■ les brûlures par les flammes ;
■■ l’opacité rendant toute progression difficile pour l’évacuation et la lutte contre le feu.
3. Typologie de la combustion
La vitesse de combustion est variable et elle apparaît sous différents aspects. On trouvera quatre grands types de
combustion.
| 19
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 19 30/09/2016 16:18
Fiche Partie 1 : Le feu et ses conséquences
2 Séquence 1 : Le feu
Durées
Quelques exemples
20 |
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 20 30/09/2016 16:18
Partie 1 : Le feu et ses conséquences Fiche
Séquence 1 : Le feu 2
5. Régimes d’explosion
On distingue généralement deux régimes d’explosion : la déflagration et la détonation.
5.1 Déflagration
Définitions
La déflagration regroupe l’ensemble des phénomènes consécutifs au passage rapide d’un front de réaction,
le plus souvent d’un front de flamme (combustion d’un gaz ou d’une vapeur), au travers d’un mélange de
combustible et de comburant, ou pré-mélange.
La vitesse de propagation des flammes est inférieure à la vitesse du son.
5.2 Détonation
Définitions
La détonation est une oxydation violente telle une onde de combustion explosive mais plus violente car
transmise mécaniquement par onde de pression se propageant dans le mélange.
La vitesse de propagation des flammes est supérieure à la vitesse du son.
À savoir
En finalité, c’est la vitesse de propagation des flammes qui caractérise un régime ou l’autre.
La vitesse du son au niveau de la mer est égale à 340,29 m/s, soit 1 225,04 km/h.
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G13-01 SSIAP Niveau [Link] 21 30/09/2016 16:18
Fiche Partie 1 : Le feu et ses conséquences
3 Séquence 1 : Le feu
CO
T
AN
MB
UR
US
MB
TIB
CO
LE
ÉNERGIE D’ACTIVATION
MB
UR
US
MB
TIB
CO
LE
ÉNERGIE D’ACTIVATION
MB
UR
US
MB
TIB
CO
LE
ÉNERGIE D’ACTIVATION
M
UR
BU
MB
ST
CO
IB
LE
ÉNERGIE D’ACTIVATION
22 |
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 22 30/09/2016 16:18
Partie 1 : Le feu et ses conséquences Fiche
Séquence 1 : Le feu 4
Tous les corps peuvent se présenter sous différentes phases, en fonction de la température et de la pression. Ces
phases, appelées « états de la matière », sont les suivantes : solide, liquide, gazeux.
1. Combustibles solides
Ils brûlent à une vitesse qui dépend de la diffusion de l’oxygène à sa surface.
Cette combustion est souvent incomplète, avec une flamme jaune qui produit de la suie et des braises.
Les solides ont une forme propre et opposent une certaine résistance à la déformation.
Sous l’influence d’un échauffement, ils produisent des gaz de distillation qui brûlent. Ce n’est donc pas le combustible
qui s’enflamme, mais les vapeurs et les gaz de distillation qui s’échappent sous l’action de la chaleur.
2. Combustibles liquides
Ils doivent généralement passer à l’état gazeux afin de brûler, comme les vapeurs d’essence qui sont introduites dans
le cylindre d’un moteur dans lequel la combustion est provoquée par une étincelle.
Les liquides sont des fluides. Ils n’ont pas de forme propre et présentent au repos une forme plane et horizontale.
À partir d’une certaine température propre à chacun d’entre eux, « le point éclair », ils émettent des vapeurs susceptibles
de s’enflammer.
Le combustible émet suffisamment de vapeurs pour qu’elles s’enflamment au contact d’une flamme d’amorce, sans
persistance de flamme au retrait de celle-ci.
Les combustibles liquides sont classés en 4 catégories :
■■ « particulièrement inflammable » : dont le point éclair est inférieur à 0 °C (alcool, éther) ;
■■ « inflammable de 1 catégorie » : dont le point éclair est compris entre 0 et 55 °C (pétrole, kérosène) ;
re
■■ « inflammable de 2 catégorie » : dont le point éclair est supérieur à 55 °C et inférieur à 100 °C (gazole, graisses, fuel) ;
e
Les dangers de la combustion des combustibles liquides se caractérisent par leur possibilité de s’auto-enflammer (auto-
inflammation) lorsque leur température est suffisante pour démarrer une inflammation, sans le concours d’une énergie
d’activation.
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G13-01 SSIAP Niveau [Link] 23 30/09/2016 16:18
Fiche Partie 1 : Le feu et ses conséquences
4 Séquence 1 : Le feu
Tableau 4 : Exemples de point éclair et de point d’auto-inflammation de certains combustibles en degrés Celsius (°C)
3. Combustibles gazeux
Le gaz naturel et le gaz de raffinerie sont des combustibles non seulement inflammables mais aussi très explosifs s’ils
sont mélangés à un taux important d’oxygène.
Ce sont des fluides expansibles. Ils n’ont pas de surface et tendent à occuper la totalité du volume qui leur est offert.
Ils sont compressibles et élastiques.
AIR
0%
L.S.I.
AIR
L.I.I.
100 %
GAZ
1 2 3
24 |
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 24 30/09/2016 16:18
Partie 1 : Le feu et ses conséquences Fiche
Séquence 1 : Le feu 4
Figure 2 : Exemple illustrant les limites d’inflammabilité avec un récipient ouvert à l’air libre
| 25
G13-01 SSIAP Niveau [Link] 25 30/09/2016 16:18
PARTIE
2
Sécurité incendie
Séquence 1 : Principe de classement des établissements
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Principe de classement des établissements 5
2. Les ordonnances
Elles correspondent à des mesures qui sont du domaine de la loi, mais qui sont prises par le Gouvernement.
Elles ont force de loi pendant le délai imparti au gouvernement et au-delà si elles sont ratifiées par le parlement.
3. Les décrets
D’origine gouvernementale, les décrets fixent en principe le détail pratique des actions décidées par une loi. Publiés
au Journal officiel de la République française, ils bénéficient d’une désignation analogue à celle des lois.
Exemple : « Décret n° 2011-36 du 10 janvier 2011 relatif à l’installation de détecteurs de fumée dans tous les lieux
d’habitation ».
À savoir
Remarque sur la terminologie : alors que la loi est un texte « législatif », les décrets sont des textes dits
« réglementaires », une nuance de caractère purement juridique.
Fiche Partie 2 : Sécurité incendie
5 Séquence 1 : Principe de classement des établissements
4. Les arrêtés
Chaque décret est souvent complété par un ou plusieurs arrêtés, qui sont également des textes réglementaires.
La plupart des arrêtés actuels relatifs à la sécurité incendie sont des arrêtés ministériels (émis par un ministre et plus
particulièrement par le ministre de l’Intérieur). Ils sont, dans pratiquement tous les cas, des outils d’application de
décrets bien précis et ne portent pas de numéro :
Exemple : « Arrêté du 5 février 2013 relatif à l›application des articles R. 129-12 à R. 129-15 du Code de la construction
et de l›habitation » (NOR: ETLL1126574A).
À savoir
Un arrêté n’a pas de référence explicite mais peut se retrouver grâce à son identifiant NOR.
Le NOR est un système normalisé de numérotation des textes officiels. Font l’objet de cette numérotation
depuis 1987 tous les actes publiés au Journal officiel et tous les textes de portée générale publiés dans les
Bulletins officiels (BO) des ministères.
Ce NOR est composé de 12 caractères alphanumériques où les premiers caractères correspondent au
ministère éditeur.
■■ les arrêtés municipaux, valables pour une commune, émis par le maire.
Aujourd’hui, la quasi-totalité des arrêtés sont ministériels, parfois interministériels. Il existe cependant des exceptions
où des règlements particuliers sont adoptés département par département.
5. Les circulaires
Elles ont pour but de fournir des directives et des conseils aux responsables de l’application des textes législatifs et
réglementaires. Ces circulaires sont généralement émises par le ou les ministres concernés par ces lois, décrets et
arrêtés.
En toute rigueur, une circulaire n’a pas de valeur juridique, mais elle permet souvent de mieux comprendre l’articulation
des textes et d’en faciliter l’utilisation. Sa désignation est banale et se borne à l’objectif essentiel.
6. Autres textes
D’autres documents sont associés pour éclairer la législation et la réglementation. Il est, de plus en plus souvent, fait
appel à des rapports établis, hors Parlement ou Gouvernement, par des structures publiques consultatives.
Ainsi, de 1995 à 2014, le ministère de l’Intérieur a demandé à la Commission centrale de sécurité de formuler des avis
sur les modifications du règlement de sécurité.
Les relevés de ces avis ont été fournis à toutes les collectivités territoriales.
À savoir
Qu’il s’agisse de circulaires ou de documents associés, ceux-ci ne créent pas par eux-mêmes d’obligations
juridiques, et ne peuvent être utilisés qu’à titre informatif.
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Principe de classement des établissements 5
7. Les codes
Le regroupement par grands thèmes (travail, construction et habitation, urbanisme, etc.) des principaux textes législatifs
et réglementaires se retrouve sous la forme de codes spécifiques.
Chaque code est normalement découpé hiérarchiquement en livres, titres, chapitres et articles.
Au sein de chaque chapitre, il existe deux catégories essentielles d’articles :
■■ ceux dont les références sont marquées en tête par la lettre « L », constituant la partie dite « législative » ;
■■ ceux dont les références sont marquées en tête par la lettre « R », constituant la partie dite « réglementaire ».
8. Le règlement
Terme générique en droit qui regroupe les actes d’un gouvernement et les décisions d’un exécutif.
Les ordonnances, les règlements en Conseil d’État, les décrets, les arrêtés et les circulaires sont des règlements.
Le président de la République et le Gouvernement peuvent prendre des décisions dans tous les domaines qui ne sont
pas réservés au Parlement.
Le règlement est un acte administratif unilatéral de portée générale.
Les actes réglementaires sont hiérarchisés en fonction de l’autorité les édictant et de leur portée normative,
particulièrement dans le cas des circulaires.
Ces règlements d’application peuvent être pris :
■■ soit lorsque la loi demande explicitement au Gouvernement un décret (il s’agit alors généralement d’un décret en
Conseil d’État) ;
■■ soit sans que cette demande ne soit faite, afin de préciser une disposition législative.
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Principe de classement des établissements 6
Tableau 4 : Seuils de classement des ERP de la 5e catégorie pour les établissements spéciaux
Définitions
La prévention contre l’incendie peut être considérée comme l’ensemble des activités administratives et
techniques organisant et assurant la recherche et l’expérimentation, l’application et le contrôle des moyens,
des mesures et des méthodes permettant de s’opposer, quand elles sont nuisibles, à la naissance et à la
propagation du feu, à leurs effets directs ou indirects sur les personnes, les animaux et leurs biens.
Cependant, un troisième objectif possède aussi une importance primordiale : permettre et faciliter l’engagement des
secours.
■■ les causes liées à l’emploi de l’énergie (chaleur, lumière, force électrique). Cette énergie peut être à l’origine des
incendies :
si elle est distribuée ou produite à proximité de matériaux inflammables,
si les installations de distribution ou de production (gaz, électricité) sont défectueuses,
si les règles de sécurité concernant l’isolement, le stockage, la ventilation, le fonctionnement ne sont pas correctement
appliquées ;
■■ les causes accidentelles dues à des fautes humaines et imputables à l’ignorance, à la négligence, à l’imprudence
et à la malveillance.
La connaissance de l’ensemble de ces causes permet de les prévoir, donc de lutter contre elles, voire d’en supprimer
de nombreuses par l’observation de prescriptions. Leur étude va entraîner la mise en place des mesures de prévention
ci-après.
2. Mesures de prévention
On distingue les mesures concernant la protection des personnes de celles assurant la protection des biens. Cette
classification est schématique, car il est évident qu’il y a souvent interdépendance entre les différentes mesures :
celles concernant la protection des personnes peuvent aussi assurer la protection des biens et réciproquement.
2.1.1 Dégagements
Tous les établissements ou locaux doivent être dotés de dégagements suffisants :
■■ en nombre (issues) ;
■■ libres de passage ;
■■ judicieusement répartis.
En règle générale, tout établissement, tout immeuble, tout bâtiment doit être conçu, disposé ou construit de façon à
ce que l’évacuation des personnes puisse se faire en 2 points différents au moins. La sortie unique présente en effet
un très grave danger. Elle peut être bloquée non seulement par les flammes, mais aussi le plus souvent par les fumées
et les gaz chauds. La sortie supplémentaire peut être constituée par une fenêtre, un balcon, une terrasse accessible
aux engins des sapeurs-pompiers.
Sauf dispositions particulières pour les personnes handicapées, les ascenseurs ne doivent jamais être considérés
comme un moyen d’évacuation du fait :
■■ de leur envahissement rapide par la fumée ;
2.1.2 Éclairage
Cette obligation est très importante dans les établissements abritant un public nombreux, peu familiarisé avec les lieux.
Il est nécessaire qu’existent :
■■ un éclairage permanent de tous les escaliers, couloirs, dégagements ;
■■ un éclairage supplémentaire dit « éclairage de sécurité » appelé à pallier toute défaillance de l’éclairage normal en
cas de sinistre.
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Fondamentaux et principes généraux de sécurité incendie 3
2.1.4 Alarme
Une alarme efficace doit exister pour prévenir les occupants qu’ils doivent évacuer les locaux.
■■ des matériaux et des éléments de construction au comportement au feu compatible avec la sécurité ;
■■ une disposition judicieuse des locaux, selon leur destination et les risques qu’ils présentent ;
L’implantation doit être réalisée pour que le nombre et la largeur des voies d’accès d’une part, les façades et les
baies de pénétration d’autre part, puissent permettre une concentration rapide des moyens de secours et une dilution
efficace du public. Cette hypothèse est le gage d’une intervention efficace des sapeurs-pompiers, aussi bien pour
l’extinction que pour les sauvetages et les mises en sécurité du public.
La mise en place de structures stables au feu, pare-flammes, coupe-feu et l’emploi de matériaux incombustibles ou
inflammables sont des mesures très efficaces pour empêcher l’éclosion ou la propagation d’un sinistre.
Le compartimentage a pour but d’établir entre deux ou plusieurs parties d’un bâtiment, entre deux locaux ou à
l’intérieur d’un local de grande étendue, un obstacle tendant à ralentir la propagation du feu ou des gaz chauds. Cet
obstacle peut être constitué par des murs, portes, rideaux d’eau, etc., d’une résistance au feu suffisante.
En ce qui concerne les étages, il faut vérifier que les escaliers, ascenseurs, monte-charges et gaines techniques qui
constituent des chemins privilégiés à la propagation du feu et des gaz chauds soient compartimentés. Les locaux qui,
par leur destination, présentent des dangers d’incendie (stockage de produits dangereux ou facilement combustibles,
chaufferies, etc.) doivent être de préférence isolés. Ils ne seront pas situés à proximité des couloirs et dégagements,
escaliers, ascenseurs ou monte-charges. Il est préférable de les mettre en partie haute des immeubles.
La ventilation et le désenfumage des locaux jouent un rôle primordial dans la limitation des conséquences d’un
incendie. Cette mesure est aussi efficace dans la sauvegarde des personnes et des biens que dans la facilitation de
l’accès et de l’action des sapeurs-pompiers.
■■ des moyens facilitant l’action des sapeurs-pompiers (ascenseurs prioritaires, moyens de transmission, tours
d’incendie, etc.).
Elle s’adresse principalement aux équipes de sécurité des établissements et aux services de lutte contre l’incendie.
Définitions
La prévision regroupe toutes les mesures préparatoires destinées à déceler un risque dès son origine et à
assurer, avec le maximum de rapidité et d’efficacité, la mise en action des moyens d’intervention.
2. Mesures de prévision
Elles sont au nombre de deux : la prévision technique et la prévision tactique ou opérationnelle.
2.1.1 La détection
Le personnel de surveillance ou de ronde pendant et/ou après les heures de travail représente la détection humaine.
La détection est cependant de plus en plus technique et est réalisée à partir de systèmes de détection adaptés
(sensibles au gaz de combustion, ioniques, thermiques, thermovélocimétriques, optiques, etc.), reliés à des centrales
de visualisation bien sectorisées (synoptiques).
Ces dispositifs nécessitent la présence permanente d’un gardiennage susceptible de déclencher l’alerte rapidement
et éventuellement d’intervenir.
2.1.2 L’alarme
L’alarme est un signal sonore et/ou visuel à l’intérieur de l’établissement. Il peut s’agir :
■■ d’une alarme générale : un signal sonore avertit les occupants qu’il faut évacuer rapidement les lieux ;
■■ d’une alarme générale sélective : alarme générale limitée à l’information de certaines catégories de personnel,
selon les dispositions prévues par le règlement de sécurité pour certains établissements ;
■■ d’une alarme restreinte : dans ce cas, un signal sonore ou visuel prévient uniquement et seulement la direction, le
2.1.3 L’alerte
L’alerte correspond à la transmission de l’alarme vers l’extérieur ou le centre de transmission de l’alerte (plate-forme
de réception des appels des sapeurs-pompiers). Cette alerte est transmise soit par le téléphone urbain, soit par des
avertisseurs privés ou par ligne directe.
■■ la reconnaissance de tous les moyens mis à la disposition des services d’incendie et de secours (colonnes sèches
Définitions
É[Link] (établissements répertoriés) : un établissement répertorié est un établissement connu des sapeurs-
pompiers dans lequel existent un ou plusieurs risques et où les secours rencontrent sûrement des difficultés
lors d’une intervention pour feu.
Ces établissements font l’objet de dispositions opérationnelles particulières visant à préparer et à favoriser
l’engagement des moyens et la conduite des opérations.
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Fondamentaux et principes généraux de sécurité incendie 4
3. Conclusion
La rapidité des changements dans l’industrie moderne, les innovations techniques et la recherche d’une architecture
aux formes les plus audacieuses, l’apparition de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques créent des problèmes
aigus pour les concepteurs.
Les réglementations sur la sécurité des personnes et la panique doivent évoluer en fonction de ces mutations.
Toutefois, le législateur doit au maximum adapter ses textes en fonction de ces évolutions techniques, pour que ces
réglementations n’apparaissent pas comme un frein à l’innovation et à la création.
Grâce aux mesures de prévention et de prévision, le nombre d’incendies et le coût des pertes sont limités.
Leur efficacité et leur coût minimum sont obtenus lorsqu’ils sont intégrés au stade de la conception et programmés
dans la gestion économique de l’établissement.
Séquence 3 : Desserte des bâtiments
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 3 : Desserte des bâtiments 7
À savoir
Les dimensions relatives aux voies « engins » et « échelles » sont identiques aux ERP et aux IGH.
2. Entretien et essais
Le fonctionnement de l’éclairage de sécurité doit être vérifié chaque jour où l’établissement est ouvert au public. Cette
vérification consiste essentiellement à s’assurer :
■■ pour les sources centrales : que l’installation est bien à l’état de veille ;
■■ pour les blocs autonomes : de l’allumage, suivant les types, du témoin ou de la lampe.
L’ensemble de l’installation doit faire l’objet d’un entretien régulier et d’essais périodiques.
Dans le cas des installations comportant des blocs autonomes ou utilisant une batterie centrale, on doit procéder
périodiquement.
À savoir
Tout appareil reconnu défaillant au cours de l’une de ces vérifications doit être immédiatement signalé sur le
registre de l’établissement et remplacé le plus rapidement possible.
Lorsque le remplacement ne concerne qu’un élément de l’appareil, le nouvel élément doit répondre aux
indications de la notice du constructeur.
À savoir
Veillez à bien vous assurer de l’habilitation électrique des personnels chargés d’effectuer ces manœuvres.
Partie 2 : Sécurité incendie Fiche
Séquence 7 : Éclairage de sécurité 4
■■ trimestriels : test du passage à l’état de fonctionnement, test des lampes de secours et test d’autonomie des
accumulateurs pendant 1 h.
Le résultat des tests est directement mémorisé et signalé sur le bloc par 2 LEDs de signalisation.
Tableau 1 : BAES répondant à la technologie SATI
Dans le cas où les 2 lampes sont en panne, c’est le témoin de charge qui s’éteint.
Les BAES se testent à tour de rôle de façon aléatoire. Les contrôles automatiques des blocs peuvent ainsi être réalisés
pendant les périodes d’exploitation des établissements, tout en garantissant à tout moment la sécurité d’évacuation
du public et du personnel.
PARTIE
3
Installations techniques
Séquence 1 : Installations électriques
Partie 3 : Installations techniques Fiche
Séquence 1 : Installations électriques 7
■■ l’incendie ;
■■ les brûlures ;
■■ l’intoxication ;
■■ l’effet de panique ;
■■ la pollution de l’environnement ;
2. Origines
Ces différents risques identifiés ont essentiellement pour origine :
■■ la non-conformité des installations ;
À savoir
Les installations ne doivent comporter que des installations fixes.
Les prises de courant des canalisations mobiles ne doivent pas gêner la circulation du public.
L’emploi de douilles voleuses et de fiches multiples est interdit.
Partie 3 : Installations techniques Fiche
Séquence 1 : Installations électriques 8
2. Asservissement
Autre nom des groupes électrogènes, les groupes thermiques générateurs permettent l’asservissement en plus des
batteries d’accumulateurs :
■■ des surpresseurs d’incendie ;
1. Chaufferies
Il est imposé 2 dispositifs de commande :
■■ l’un pour les circuits d’éclairage électrique ;
■■ l’autre pour tous les autres circuits électriques (ces derniers devront être placés à l’extérieur du local).
Les dispositifs de commande des circuits électriques doivent être placés dans un endroit facilement accessible en
toute circonstance et parfaitement signalés.
Les dispositifs électriques de coupure doivent fonctionner suivant le principe de la sécurité positive (dans le sens de
marche).
2. Grandes cuisines
Les circuits alimentant les appareils de cuisson doivent comporter, à proximité d’un accès au local où les appareils sont
installés, un dispositif d’arrêt d’urgence de l’alimentation par énergie de l’ensemble des appareils.
5. Ventilateurs
Ils sont munis d’une commande d’arrêt d’urgence clairement identifiée et située dans le poste de sécurité ou dans un
endroit facilement et directement accessible de l’extérieur du bâtiment ou du hall d’accès à l’établissement.
Séquence 5 : Système de sécurité incendie
Partie 3 : Installations techniques Fiche
Séquence 5 : Système de sécurité incendie 8
1.2 La configuration
On distingue (cf. Figure 2) :
■■ les détecteurs ponctuels, qui répondent au phénomène détecté au voisinage de leur point d’implantation ;
■■ les détecteurs multiponctuels, qui répondent au phénomène détecté au voisinage d’un certain nombre de points
déterminés ;
■■ les détecteurs linéaires, qui répondent au phénomène détecté au voisinage d’une ligne continue.
À savoir
Depuis 2007, ce type de détecteur est interdit à l’installation et les systèmes équipés doivent être modifiés
avant 2017 sous certaines conditions réglementaires.
Partie 3 : Installations techniques Fiche
Séquence 5 : Système de sécurité incendie 8
5.1 Terminologie
Le rayonnement infrarouge (IR) est un rayonnement électromagnétique d’une longueur d’onde supérieure à celle de
la lumière visible mais plus courte que celle des micro-ondes. L’infrarouge est associé à la chaleur car, à température
ambiante ordinaire, les objets émettent spontanément des radiations dans le domaine infrarouge.
Fiche Partie 3 : Installations techniques
8 Séquence 5 : Système de sécurité incendie
Le rayonnement ultraviolet (UV) est un rayonnement électromagnétique d’une longueur d’onde plus courte que celle
de la lumière visible, mais plus longue que celle des rayons X, le violet étant la couleur de fréquence la plus élevée
de la lumière visible.
La longueur d’onde est une grandeur physique, exprimée en Nanomètre (Nm), homogène à une longueur, utilisée
pour caractériser des phénomènes périodiques.
La fréquence d’onde désigne la mesure du nombre de fois qu’une onde se reproduit par unité de temps.
La couleur est la perception subjective d’une ou plusieurs fréquences d’ondes lumineuses, avec une (ou des)
amplitude(s) donnée(s).
La sensation de couleur est un mélange de rouge, de bleu et de vert, correspondant aux maxima d’absorption.
L’intensité totale perçue correspond à la notion de luminosité (claire ou sombre), et les intensités relatives perçues
restituent la couleur.
Le spectre lumineux : la lumière visible est la partie du spectre électromagnétique qui est visible pour l’œil humain. Il
n’y a pas de limite exacte au spectre visible. L’œil humain adapté à la lumière possède généralement une sensibilité
maximale à la lumière de longueur d’onde d’environ 550 Nm, ce qui correspond à une couleur jaune-vert.
Il existe 2 sortes de détecteurs thermiques : les détecteurs thermostatiques et les détecteurs thermovélocimétriques.
Les opérations de vérification sont effectuées obligatoirement au moins tous les 6 mois.
À savoir
L’obligation de présence de détecteurs avertisseur autonome de fumée (DAAF) est effective depuis le 8 mars
2015.
Le DAAF est un détecteur optique de fumée couplé à une alarme. Cet appareil détecte la fumée dans les premiers
instants d’un incendie et déclenche l’alarme.
Il donne le temps soit de maîtriser un feu naissant, soit de fuir s’il y a trop de fumée. Très facile à poser, ce type
d’appareil est en général alimenté par une pile 9 V.
Quelques caractéristiques des détecteurs avertisseurs autonomes de fumée :
■■ la durée de vie de la pile est de 1 an minimum (tests de 10 s hebdomadaires inclus) ;
■■ l’installation se fait par l’habitant avec une notice de montage fournie qui permet la fixation au plafond par 2 vis ;
■■ l’appareil est muni d’un voyant rouge clignotant. La faiblesse de la pile est signalée par un signal sonore de 4 mn
minimum et un voyant rouge (1 impulsion toutes les 12 s). Le signal pile faible est émis pendant 30 jours au minimum.
Les détecteurs de fumée mis sur le marché avant le 1er mai 2007 ne peuvent plus être vendus.
La norme NF 292 est venue se substituer à une ancienne norme.
La marque « NF » atteste que l’usine de fabrication est connue et évaluée par un auditeur indépendant, que les
produits fabriqués ont subi des essais de conformité en référence à des normes et référentiels techniques reconnus
et régulièrement contrôlés par un organisme tierce partie.
Des audits de suivi annuels et des prélèvements en cours d’année assurent la pérennité de la qualité et de la
performance du produit.
PARTIE
4
Rôle et missions des agents
de sécurité incendie
Séquence 1 : Le service de sécurité
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Le service de sécurité 8
Organisation Commentaires
Catégories et/ou capacités Cumul activité
Types du service de sécurité (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public SSIAP/Sûreté
incendie tion)
Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées
Le personnel affecté à la surveillance
doit être formé à l’évacuation des ré-
Pour tous les établissements Employés spécialement
J sidents par transfert horizontal avant Oui
du type J désignés et entraînés
l’arrivée des secours et à l’exploita-
tion du SSI
Salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages multiples
Salles de spectacles
Majorés d’1 SSIAP 1 à partir de
Service de représentation qui 1 SSIAP 2 6 000 pers./fraction supplémentaire
vient en complément du service + de 3 000 pers. Non
de sécurité incendie 2 SSIAP 1 Tous affectés exclusivement à la
sécurité incendie
Exclusivement affectés à la sécurité
2 SSIAP 1 incendie
1re catégorie
+ Le second agent SSIAP peut être Non
+ de 3 000 pers.
1 SSIAP 2 affecté à des tâches de maintenance
technique
Service de représentation qui
Affecté exclusivement à la sécurité
vient en complément du service 1 SSIAP 1 Non
incendie
de sécurité incendie
1 SSIAP 2
1re catégorie Ils peuvent être tous affectées à
L + Oui
de 1 501 à 3 000 pers. d’autres tâches
2 SSIAP 1
Service de représentation qui
Affecté exclusivement à la sécurité
vient en complément du service 1 SSIAP 1 Non
incendie
de sécurité incendie
Le SSIAP 1 à l’exclusivité des missions Non pour le
2e catégorie
1 SSIAP 1 de SSIAP SSIAP 1
avec espace scénique intégré
+ 2 pers. désignées 2 pers. désignées peuvent être affec- Oui pour les pers.
ou adossé
tées à d’autres tâches désignées
Service de représentation qui
Affecté exclusivement à la sécurité
vient en complément du service 1 SSIAP 1 Non
incendie
de sécurité incendie
3e et 4e catégories
Ils peuvent être tous affectés à
avec espace scénique intégré 2 pers. désignées Oui
d’autres tâches
ou adossé
Elles peuvent être affectées à
Autres établissements 1 pers. désignée Oui
d’autres tâches
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
9 Séquence 1 : Le service de sécurité
Organisation Commentaires
Catégories et/ou capacités Cumul activité
Types du service de sécurité (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public SSIAP/Sûreté
incendie tion)
Salles de projection
Le SSIAP 2 a l’exclusivité des mis- Non pour le
1 SSIAP 2
1re catégorie sions SSIAP SSIAP 2
+
+ de 3 000 pers. Les SSIAP 1 peuvent être affectés à Oui pour les
2 SSIAP 1
d’autres tâches SSIAP 1
1re catégorie Au moins 2 pers. dési- Ils peuvent être tous affectés à
Oui
de 1 501 à 3 000 pers. gnées d’autres tâches
Elle peut être affectée à d’autres
Autres établissements 1 pers. désignée Oui
tâches
Organisation Commentaires
Catégories et/ou capacités Cumul activité
Types du service de sécurité (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public SSIAP/Sûreté
incendie tion)
Restaurants et débits de boissons
La composition du service de sécuri-
Pour tous les établissements Employés spécialement
N té sera évaluée par la commission de Oui
du type N désignés et entraînés
sécurité compétente
Hôtels et autres établissements d’hébergement
La composition du service de sécuri-
Pour tous les établissements du Employés spécialement
O té sera évaluée par la commission de Oui
type O désignés et entraînés
sécurité compétente
Salles de danse et salles de jeux
La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
1re catégorie té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
sécurité compétente
Dans les complexes importants
La composition du service de sécuri-
de loisirs multiples où la danse Employés spécialement
P té sera évaluée par la commission de Oui
constitue l’une des activités désignés et entraînés
sécurité compétente
principales
La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
Autres établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
sécurité compétente
Établissements d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement
La composition du service de sécuri-
Pour tous les établissements Employés spécialement
R té sera évaluée par la commission de Oui
du type R désignés et entraînés
sécurité compétente
Bibliothèques, centres de documentation et de consultation d’archives
Le SSIAP2 + 1 SSIAP 1 sont exclusive-
1 SSIAP 2 ment affectés à la sécurité incendie
1 catégorie
re
Non
+ Le second agent SSIAP 1 peut être
+ de 3 000 pers.
2 SSIAP 1 affecté à des tâches de maintenance
technique
1 SSIAP 2
1re catégorie Ils peuvent être tous affectés à
S + Non
de 1 501 à 3 000 pers. d’autres tâches
2 SSIAP 1
Elles peuvent être affectées à
2e catégorie 3 pers. désignées Oui
d’autres tâches
La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
Autres établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
sécurité compétente
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
9 Séquence 1 : Le service de sécurité
Organisation Commentaires
Catégories et/ou capacités Cumul activité
Types du service de sécurité (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public SSIAP/Sûreté
incendie tion)
Salles d’exposition
Majorés d’1 SSIAP 1 à partir de
6 000 pers./fraction supplémentaire
de 3 000 pers.
Établissements comportant 1 ou 1 SSIAP 2
Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
2 niveaux, où le public reçu est + Non
vement affectés à la sécurité incendie
> 10 000 pers. 4 SSIAP 1
Les autres agents SSIAP 1 peuvent
être affectés à des tâches de mainte-
nance technique
Majorés d’1 SSIAP 1 à partir de
6 000 pers./fraction supplémentaire
de 3 000 pers.
Établissements comportant 1 ou 1 SSIAP 2
Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
2 niveaux, où le public reçu est + Non
vement affectés à la sécurité incendie
> 6 000 pers. 3 SSIAP 1
Les autres agents SSIAP 1 peuvent
être affectés à des tâches de mainte-
nance technique
Majorés d’1 SSIAP 1 à partir de
6 000 pers./fraction supplémentaire
de 3 000 pers.
T Établissements comportant + de 1 SSIAP 2
Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
2 niveaux où le public reçu est + Non
vement affectés à la sécurité incendie
> 4 000 pers. 4 SSIAP 1
Les autres agents SSIAP 1 peuvent
être affectés à des tâches de mainte-
nance technique
La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
Autres établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
sécurité compétente
L’effectif global du service de sécurité
sera celui nécessité par le bâtiment
le plus important avec un minimum
de 2 agents/bâtiment ou niveau et
1 SSIAP 3
Pour les groupements de 3 agents permanents à un poste cen-
+
bâtiments d’un même établis- tral de sécurité doté au moins d’un
1 SSIAP 2 Non
sement, avec un effectif public véhicule de liaison
+
calculé sur le plus important Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
2 SSIAP 1
vement affectés à la sécurité incendie
Les autres agents SSIAP 1 peuvent
être affectés à des tâches de mainte-
nance technique
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Le service de sécurité 9
Organisation Commentaires
Catégories et/ou capacités Cumul activité
Types du service de sécurité (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public SSIAP/Sûreté
incendie tion)
Établissements de soins
Le service de sécurité incendie doit
être placé sous la direction d’un chef
de service de sécurité incendie spé-
cifiquement affecté à cette tâche si
1 SSIAP 3 l’établissement hospitalier comprend,
+ sur le même site, plusieurs établis-
1re catégorie 1 SSIAP 2 sements recevant au total plus de Non
+ 1 500 pers.
2 SSIAP 1 Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
vement affectés à la sécurité incendie
Le second agent SSIAP 1 peut être
affecté à des tâches de maintenance
U technique
Elles peuvent être affectées à
d’autres tâches
L’employé chargé de surveiller le
2e catégorie 3 pers. désignées Oui
système de sécurité incendie devra
être titulaire du diplôme d’agent de
sécurité incendie
Elle peut être affectée à d’autres
Autres établissements 1 pers. désignée Oui
tâches
Le personnel du service doit être formé à l’exploitation du SSI et au transfert horizontal ou à l’évacuation des malades
avant l’arrivée des secours
Établissements de culte
La composition du service de sécuri-
Pour tous les établissements Employés spécialement
V té sera évaluée par la commission de Oui
du type V désignés et entraînés
sécurité compétente
Administrations, banques, bureaux
La composition du service de sécuri-
Pour tous les établissements du Employés spécialement
W té sera évaluée par la commission de Oui
type W désignés et entraînés
sécurité compétente
Établissements sportifs couverts
La composition du service de sécuri-
Pour tous les établissements Employés spécialement
X té sera évaluée par la commission de Oui
du type X désignés et entraînés
sécurité compétente
Musées
Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
1 SSIAP 2 vement affectés à la sécurité incendie
Établissement où le public reçu
+ Les autres agents SSIAP 1 peuvent Oui
est > 4 000 pers.
Y 2 SSIAP 1 être affectés à des tâches de mainte-
nance technique
Employés spécialement Ils peuvent être affectés à d’autres
Autres établissements Oui
désignés et entraînés tâches
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
9 Séquence 1 : Le service de sécurité
Tableau 2 : Composition obligatoire des services de sécurité incendie dans les établissements spéciaux
Commentaires
Catégories et/ou capacités Organisation du service Cumul activité
Types (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public de sécurité incendie SSIAP/Sûreté
tion)
Établissements de plein air
Pour tous La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
PA les établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
du type PA sécurité compétente
Hôtels-Restaurants d’altitude
Pour tous La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
OA les établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
du type OA sécurité compétente
Refuges de montagne
Dans le cas où l’établis-
sement dispose d’un
Pour tous La composition du service de sécuri-
gardien, celui-ci doit
REF les établissements té sera évaluée par la commission de Oui
être entraîné à la mise
du type REF sécurité compétente
en œuvre des moyens
de secours
Établissements flottants : bateaux stationnaires, bateaux en stationnement sur les eaux intérieures
Pour tous La composition du service de sécuri-
Employés spécialement
EF les établissements té sera évaluée par la commission de Oui
désignés et entraînés
du type EF sécurité compétente
Parcs de stationnement couverts
1 SSIAP 2 Le service de sécurité est composé
Pour un parc de capacité
+ d’au moins 2 pers. formées dont 1 Oui
> 3 000 véhicules
1 pers. désignée qualifiée SSIAP 2
Parc de capacité supérieure
PS Elle peut être affectée à d’autres
> 1 000 véhicules 1 pers. désignée Oui
tâches
ou de plusieurs parcs
Employés spécialement Ils peuvent être affectés à d’autres
Autres établissements Oui
désignés et entraînés tâches
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Le service de sécurité 9
Commentaires
Catégories et/ou capacités Organisation du service Cumul activité
Types (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public de sécurité incendie SSIAP/Sûreté
tion)
Chapiteaux, tentes et structures
Chapiteaux, tentes et structures itinérants
1 catégorie,
re
Commentaires
Catégories et/ou capacités Organisation du service Cumul activité
Types (effectif, mission exclusive, désigna-
d’accueil du public de sécurité incendie SSIAP/Sûreté
tion)
Gares accessibles au public
Surveillance des gares ne faisant pas l’objet d’une surveillance centralisée de la sécurité incendie et de 1re catégorie
Gare souterraine
ou partie souterraine d’une Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
gare mixte dont le niveau le 1 SSIAP 2 vement affectés à la sécurité incendie
plus bas accessible au public + Les autres agents SSIAP 1 peuvent Non
est situé à une profondeur 2 SSIAP 1 être affectés à des tâches de mainte-
> 6 m par rapport au niveau de nance technique
référence
Établissement implanté sur
un site comportant un (ou plu- Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
sieurs) autre(s) établissement(s) 1 SSIAP 2 vement affectés à la sécurité incendie
de type GA contigu(s) ou + Les autres agents SSIAP 1 peuvent Non
superposé(s), relié(s) à celui-ci 2 SSIAP 1 être affectés à des tâches de mainte-
GA sans condition particulière nance technique
d’isolement
Le SSIAP2 + un SSIAP 1 sont exclusi-
1 SSIAP 2 vement affectés à la sécurité incendie
Gare dite « complexe » + Les autres agents SSIAP 1 peuvent Non
2 SSIAP 1 être affectés à des tâches de mainte-
nance technique
Elle peut être affectée à d’autres
Autres établissements 1 personne désignée Oui
tâches
Surveillance des gares faisant l’objet d’une surveillance centralisée de la sécurité incendie
Pour toutes les gares assujet-
1 SSIAP 2 Il peut être affecté à d’autres tâches Oui
ties
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Le service de sécurité 10
Commentaires
Organisation du service Cumul activité
Type Classement de l’immeuble (effectif, mission exclusive, désigna-
de sécurité incendie SSIAP/SÛRETE
tion)
Immeubles à usage d’habitation
L’effectif du service de sécurité
incendie et d’assistance à personnes
GHA Pour l’ensemble des IGH A 1 SSIAP 2 Non
permet d’assurer la permanence au
poste central de sécurité incendie
Immeubles à usage d’hôtel
Le SSIAP 2 et un SSIAP 1 sont ex-
clusivement affectés aux tâches de Non pour le
1 SSIAP 2
IGH O sécurité SSIAP 2
+
de 551 à 850 chambres L’autre SSIAP 1, pouvant être recruté Oui pour
2 SSIAP 1
parmi le personnel de maintenance un SSIAP 1
technique uniquement
Le SSIAP 2 a l’exclusivité des mis- Non pour le
1 SSIAP 2
IGH O sions SSIAP SSIAP 2
+
de 251 à 550 chambres Les SSIAP 1 peuvent être affectés à Oui pour
2 SSIAP 1
d’autres tâches les SSIAP 1
GHO Le SSIAP 2 exclusivement affecté aux
tâches de sécurité
Non pour le
1 SSIAP 2 Les SSIAP 1 recrutés :
IGH O SSIAP 2
+ - soit parmi les services de mainte-
de moins de 250 chambres Oui pour
2 SSIAP 1 nance technique
les SSIAP 1
- soit parmi le personnel administratif
ou de réception
Le personnel d’étages et le personnel de permanence de nuit a reçu une formation complémentaire sur :
- la conduite à tenir en cas d’évacuation en prenant en compte notamment la situation de personnes handicapées, quel
que soit leur handicap ;
- la mise en œuvre des moyens de premiers secours
Immeubles à usage d’enseignement
En période de non-occupation de
1 SSIAP 3
l’immeuble et sous la responsabilité
+
du mandataire, le service de sécurité
GHR Pour l’ensemble des IGH R 1 SSIAP 2 Non
incendie et d’assistance à personnes
+
de l’immeuble peut être composé de
2 SSIAP 1
2 agents seulement, dont le SSIAP 2
Immeubles à usage de dépôt d’archives
La composition du service de sécuri-
té sera évaluée par la commission de
sécurité compétente
Employés spécialement
GHS Pour l’ensemble des IGH S La mise en œuvre des consignes Non
désignés et entraînés
relatives à la sécurité incendie est
réalisée par une personne désignée
par le chef d’établissement
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
10 Séquence 1 : Le service de sécurité
Commentaires
Organisation du service Cumul activité
Type Classement de l’immeuble (effectif, mission exclusive, désigna-
de sécurité incendie SSIAP/SÛRETE
tion)
Immeubles à usages sanitaires
Le service de sécurité incendie
1 SSIAP 3
et d’assistance aux personnes
+
comprend, sous la responsabilité du
Pour l’ensemble des IGH U 1 SSIAP 2 Non
chef du service de sécurité incendie
+
de l’immeuble, un service central de
4 SSIAP 1
sécurité incendie
GHU
Les modalités d’évacuation de 1re phase sont reconnues réalisées par le transfert horizontal des lits d’un sous-comparti-
ment à un autre
Les obligations relatives à la formation pour l’application des consignes par le personnel de l’immeuble ainsi que l’action
du service de sécurité incendie et d’assistance à personnes lors du déclenchement de l’alarme et de la confirmation
d’un sinistre sont précisées dans la note prévue et préparée par le chef de service de sécurité incendie ou soumis à
son avis. Il est tenu à jour
Immeubles à usage de bureau
Le service de sécurité incendie et
Pour les immeubles 1 SSIAP 2 d’assistance à personnes des im-
classés GH W 1 + meubles de classe GH W 1 ou GH W Non
≤ 750 m² 2 SSIAP 1 2 comprend un service central de
sécurité incendie
- En période d’occupation de l’im-
meuble :
Pour les immeubles 1 SSIAP 2 3 agents de sécurité en permanence
classés GH W 1 + dont 1 SSIAP 2 Non
de + de 750 m² 2 SSIAP 1 - En période de non-occupation :
2 agents de sécurité en permanence
GHW dont 1 SSIAP 2.
1 SSIAP 3
Toutefois, après avis de la commis-
+
Pour les immeubles classés sion de sécurité, cet effectif peut être
1 SSIAP 2 Non
GH W 2 ramené à 2 agents de sécurité en
+
période de non-occupation
2 SSIAP 1
Les occupants de chaque compartiment sont tenus de participer au service local de sécurité
Il est composé d’ 1 chef de compartiment et d’agents désignés parmi le personnel permanent de chaque entreprise au
prorata de son effectif
Le nombre d’occupants ainsi désignés est égal au 25e au moins des occupants du compartiment, avec un minimum de
6
Immeubles d’habitation d’une hauteur > 28 m et ≤ 50 m
comprenant des locaux autres que ceux à usage d’habitation
L’effectif du service de sécurité
incendie et d’assistance à personnes
GHZ Pour l’ensemble des IGH Z 1 SSIAP 2 permet de faire assurer la perma- Non
nence au poste central de sécurité
incendie par 1 SSIAP 2
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 1 : Le service de sécurité 10
Commentaires
Organisation du service Cumul activité
Type Classement de l’immeuble (effectif, mission exclusive, désigna-
de sécurité incendie SSIAP/SÛRETE
tion)
Immeubles à usage de tour de contrôle
L’exploitant organise au moins une fois tous les 6 mois pour
l’ensemble du personnel occupant la tour de contrôle :
- un exercice d’évacuation ;
- des séances destinées à familiariser les occupants avec l’em-
ploi des moyens de secours ;
GHTC Pour l’ensemble des IGH TC - établit et affiche les consignes d’incendie dans les circulations Non
horizontales communes près des accès aux escaliers et aux
ascenseurs ;
- informe les occupants des conditions dans lesquelles est assu-
rée la protection contre l’incendie de l’immeuble et leur rappelle
l’importance du respect des diverses dispositions de sécurité
Immeubles de très grande hauteur
1 SSIAP 3
La composition de ce service peut
+
être augmentée sur demande de la
ITGH Pour l’ensemble des ITGH 1 SSIAP 2 Non
commission de sécurité selon les
+
activités recensées dans l’ITGH
2 SSIAP 1
Séquence 2 : Présentation des consignes
de sécurité et main courante
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Présentation des consignes de sécurité et main courante 6
1.1 Alerte
PRÉVENEZ ou faites prévenir les SAPEURS-POMPIERS (1)
Tél : 18 ou n°…
(Indiquez la nature et l´importance du feu, le lieu du sinistre en précisant le niveau).
■■ ACTIONNEZ l´ouverture des portes d´accès à l´immeuble lorsqu´elles comportent des systèmes à commandes
■■ NE REVENEZ surtout pas dans votre logement sans l´avis des pompiers.
■■ UTILISEZ L´ESCALIER, N´EMPRUNTEZ PAS L´ASCENSEUR, même l´ascenseur protégé qui est exclusivement réservé
1. Dans les immeubles d´habitation disposant d´un service de sécurité, il y a lieu de remplacer les modalités d´appel des sapeurs-
pompiers par celles du service de sécurité de l´immeuble.
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
6 Séquence 2 : Présentation des consignes de sécurité et main courante
■■ Repérez les appareils de secours contre l´incendie et lisez leur mode d´emploi.
■■ Ne bloquez pas en position ouverte les portes devant être maintenues fermées.
■■ Ne mettez pas d´obstacle à la fermeture des portes ou dispositifs à fonctionnement automatique.
■■ N´obturez pas les orifices nécessaires au désenfumage des locaux et des circulations.
■■ prévenez la réception.
■■ Prévenez immédiatement...
(2)
■■ N´empruntez pas les ascenseurs spécialement protégés qui sont exclusivement réservés aux personnes
handicapées.
■■ Si les escaliers sont envahis par la fumée, manifestez votre présence aux fenêtres.
2. À préciser par le responsable de l´établissement (exemple : le personnel de l´établissement, le standard, le service de sécurité...).
3. Dans les établissements disposant d´un service de sécurité, il y a lieu de remplacer les modalités d´appel des sapeurs-pompiers
publics par celles du service de sécurité propre à l´établissement.
4. Dans les établissements ne comportant pas de vestiaire, ce point peut être supprimé.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Présentation des consignes de sécurité et main courante 6
3. Cas particuliers
En plus de ce qui précède, il y a lieu d’afficher les consignes, selon les cas suivants.
■■ ne pas projeter de la graisse ou de l’huile dans les foyers pour y provoquer des « coups de feu » ;
■■ ne pas entreposer des emballages vides (même momentanément) dans un local ouvert au public ;
■■ etc.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 2 : Présentation des consignes de sécurité et main courante 7
3
Exercices
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
Observations
■■ Relâcher la pédale.
■■ Écouter.
Ne pas oublier de déclencher le micro avant de parler et de le fermer après le dernier mot.
La station de base et les stations mobiles fonctionnent sur plusieurs fréquences préréglées.
Le choix d’une fréquence s’obtient par la manœuvre d’un commutateur de sélection dont chaque position repérée sur
le poste est appelée « canal ».
Chaque fréquence est dotée d’un numéro de canal qui est affiché en face de la position correspondante.
La direction du réseau est exercée par la station de base, qui assure la veille radio et maintient la discipline indispensable
entre les divers postes mobiles pour assurer le bon fonctionnement du réseau.
Si nécessaire, la station de base relaie les communications entre postes mobiles et informe ceux-ci des changements
de fréquence.
3. Les indicatifs
Pour faciliter l’identification des postes qui entrent en communication dans un réseau, la station de base et chacun des
postes mobiles reçoivent un indicatif d’appel.
En général, un mot conventionnel (noms célèbres, prénoms, noms d’animaux, de plantes, etc.) suivi ou non d’un chiffre.
Tableau 1 : Exemples d’indicatifs
Exemples :
« Code 10 » signifie « Incendie ».
« Code 33 » signifie « Accident de personne ».
« Code 22 » signifie « Intrusion ».
5. Procédure d’exploitation
Exemple : « Ici Bleuet. Je signale une inondation dans la cave du bâtiment C. Je ne peux pas intervenir. »
■■ la fin du message et l’accusé de réception.
1. La station émettrice termine sa transmission par l’énoncé de son correspondant, suivi de l’invitation à lui répondre.
Exemple : « Je ne peux pas intervenir. Réséda parlez. »
2. La station destinataire donne l’accusé de réception.
Exemple : « Ici Réséda. Message reçu. J’alerte les pompiers. Restez sur place. Terminé. »
Voyant allumé
Voyant éteint
Contrôler charge
des batteries
Grésillements
Sifflements
Resserrer
Bonne Batteries Batteries
Nettoyer réception déchargées chargées
l’antenne
$3)2(%22% !
Changer de
Grésillements batteries
Sifflements
Se déplacer
Chiffres Prononciations
0 zéro comme rien
1 un tout seul
2 un et un
3 deux et un
4 deux fois deux
5 trois et deux
6 deux fois trois
7 quatre et trois
8 deux fois quatre
9 cinq et quatre
Exemple :
« Entrepôt 135. Je décompose : un tout seul, trois : deux et un, cinq : trois et deux ».
■■ puis une fois tous les 3 ans si l’établissement est équipé d’une installation permettant d’assurer la continuité des
communications en mode relayé et lors de la visite de réception consécutive à des travaux relatifs à l’installation
précitée.
Dans tous les cas, et sans préjudice des autres contrôles rendus nécessaires, la mise en œuvre technique des
équipements par l’exploitant doit se faire en présence du service des systèmes d’information et de communication du
ministère de l’Intérieur territorialement compétent.
La vérification de la continuité de transmission des moyens de communications radioélectriques fait l’objet d’une
attestation de vérifications réglementaires.
Un exemplaire de l’attestation de vérifications réglementaires est remis à l’exploitant de l’établissement.
L’exploitant transmet une copie de l’attestation au préfet du département où se trouve l’établissement. Cette attestation
est consignée dans le registre de sécurité.
Une dérogation à l’obligation de continuité des communications radioélectriques ne peut être accordée qu’après avis
conforme de la commission de sécurité. »
EXERCICE DE RÉDACTION
« D’UN PERMIS DE FEU »
Exercice de mise en situation : Remplissez le permis de feu
Vous êtes embauché en tant qu’agent SSIAP 1, par la société X, ERP en activité (n° de tél : [Link].05).
Vous prenez votre service le samedi 25 août 2015 à 7h00 avec M. Georges CLOUNEY (chef de poste) et
M. Marcel LEGRIS (SSIAP 1)
À 13h00, le technicien de maintenance de la société Z se présente et vous informe qu’il doit changer l’alimentation
de la chaudière : précisément, il doit souder le tube en cuivre qui fait la jonction entre l’arrivée d’eau chaude et la
chaudière.
Délai d’exécution des travaux : 3 heures.
1. Renseignements et engagements
ORDRE DE TRAVAIL DONNÉ PAR (1) : La société X DATE : Le : samedi 25 août 2015
Monsieur ?
Fonction : Directeur de la société X
TRAVAIL À EXÉCUTER :
(Date, heure et durée de validité du permis).
SIGNATURE (3)
3. Le donneur d’ordre recueille les signatures des parties intéressées. Chacun des signataires reçoit un exemplaire du PERMIS DE
FEU, complété et revêtu de toutes les signatures.
Exercices
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
Le permis de feu est journalier entre l’ERP ou l’IGH et l’entreprise effectuant les travaux.
Cocher dans le carré ¨ correspondant les précautions à mesure qu’elles seront prises.
3. Pendant le travail
¨ Surveiller les projections incandescentes et leurs points de chute.
¨ Ne déposer les objets chauffés que sur des supports ne craignant pas la chaleur et ne risquant pas de la propager.
4. Après le travail
¨ Remettre en service le système d’extinction automatique ou de détection éventuellement neutralisé.
¨ Inspecter le lieu de travail, les locaux adjacents et les environs pouvant être concernés par les projections d’étincelles
ou les transferts de chaleur.
¨ Maintenir une surveillance rigoureuse pendant deux heures au moins après la cessation du travail.
(De nombreux sinistres se sont en effet déclarés dans les heures suivant la fin des travaux).
Si cette surveillance ne peut être assurée, cesser toute opération par point chaud au moins deux heures avant la cessation
générale du travail dans l’établissement. Si possible, confier le relais de la surveillance à une personne nommément
désignée pouvant accomplir des rondes.
RECOMMANDATIONS IMPORTANTES
Chefs d’entreprises, ne laissez jamais commencer un travail par chalumeau ou arc électrique avant d’avoir
complètement fait remplir, puis signer et délivrer le PERMIS DE FEU correspondant.
Vérifiez que le travail prévu est compatible avec les prescriptions réglementaires vous concernant : règlement de
sécurité des établissements recevant du public, code du travail, législation des installations classées, etc., selon les
cas.
Vérifiez que votre police d’assurance incendie couvre bien le cas présent, tant pendant le travail qu’après son
achèvement. Si le travail doit être effectué par une entreprise extérieure, celle-ci devra vérifier sa police d’assurance
responsabilité civile.
Chargés de sécurité, opérateurs : ne laissez entreprendre, ne commencez un travail au chalumeau ou à l’arc
électrique qu’après avoir obtenu le PERMIS DE FEU correspondant et vérifié les dispositions prises pour la sécurité de
l’opération. Ne manquez pas de contresigner le PERMIS DE FEU et d’en respecter scrupuleusement les consignes,
ainsi que celles de vos instructions permanentes.
Séquence 5 : Mise en œuvre des moyens d’extinction
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 5 : Mise en œuvre des moyens d’extinction 3
qui nécessite l’emploi de gaz combustibles, de liquides inflammables, de matériaux combustibles et d’énergie
électrique ou thermique (ateliers de toutes sortes, laboratoires, locaux techniques, cuisines collectives, etc.) ;
■■ ainsi que les locaux dans lesquels sont stockés les produits combustibles nécessaires ou résultant de ces activités.
2.1 En ERP
Le règlement de sécurité détermine le nombre d’extincteurs portatifs à eau pulvérisée à installer dans les divers types
d’ERP.
Il s’agit d’extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 l minimum, judicieusement répartis, avec un minimum d’un appareil
par 200 m² et par niveau, avec un minimum de 2 par établissement.
Ces appareils doivent être conformes à la norme française les concernant.
2.2 En IGH
Des extincteurs portatifs appropriés aux risques, conformes au règlement de sécurité des ERP sont installés près des dispositifs
d’accès aux escaliers et, le cas échéant, près des dispositifs d’intercommunication entre compartiments.
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
3 Séquence 5 : Mise en œuvre des moyens d’extinction
Ils sont également placés à tous les niveaux des immeubles, à proximité des accès aux locaux présentant des dangers
particuliers d’incendie.
Des extincteurs de 6 l à eau pulvérisée sont judicieusement répartis, avec un minimum d’un appareil par 200 m² et un minimum
de 2 appareils par compartiment et par niveau.
Ils sont répartis de préférence dans les dégagements en des endroits bien visibles et facilement accessibles.
Ils ne doivent pas apporter de gêne à la circulation des personnes et leur emplacement doit être tel que leur efficacité ne risque
pas d’être compromise par les variations éventuelles de température survenant dans l’établissement.
Ils sont accrochés à un élément fixe. Leur support est fixé solidement à une hauteur qui permette de les atteindre et de s’en
saisir aisément.
La poignée de portage ne doit pas être à plus de 1,20 m du sol. La distance maximale pour atteindre un extincteur est de 15 m.
3. Maintenance et vérifications
Pour qu’un extincteur puisse assurer dans le temps sa pleine efficacité, il faut qu’il soit vérifié et entretenu périodiquement.
3.2 Vérifications
Tableau 1 : Vérifications
Vérifications pério-
Vérifications annuelles Vérifications quinquennales
diques
Qui Organisme vérificateur qualifié Passage au service des mines
- Tous les 10 ans si l’appareil n’a pas été
utilisé
Fréquence 1 fois par an
- Tous les 5 ans en cas d’utilisation, puis
tous les 5 ans
- Examen extérieur : traces d’enfoncement, filetages,
raccords, oxydation) Mise en pression et essai des différents
Opérations
- Examen intérieur : agent extincteur, altération du équipements
métal, sparklet
À la demande de l’exploitant sur un ou plusieurs
Essai fonctionnel Néant
extincteurs
À savoir
Un extincteur utilisé, même partiellement, doit être immédiatement vérifié et rechargé.
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
Étape
Décrocher l’extincteur de son support
Faire attention à ne pas mettre les pieds en dessous du support et/ou du socle de l’extincteur, ce qui en cas de
0
chute accidentelle pourrait occasionner des lésions graves.
Lire les indications se trouvant sur le mode d’emploi de l’appareil.
Retrait du régulateur de débit
S’agenouiller ou poser un genou au sol, positionner l’extincteur face à soi, la goupille dans l’axe de la main.
1
Décrocher le flexible afin de rendre accessible le régulateur de débit.
Ne jamais mettre sa tête au-dessus de l’appareil.
Maintien du flexible
2 De la main la moins forte, saisir le flexible et le rabattre sur le joint de tête de manière à ne pas gêner l’action de la
poignée de percussion et éviter l’agitation intempestive du flexible lors de sa mise sous pression.
Dégoupillage
Retirer la goupille d’un coup sec avec la main la plus forte, en évitant de mettre la tête au-dessus de l’appareil ou de
3 se baser sur la poignée de percussion.
La sécurité plombée est parfois rigide, il convient alors de faire tourner la goupille dans son axe pour casser le
plombage.
Déclenchement par percussion
Basculer légèrement l’extincteur et avec le plat de la main, tendue, appuyer ou relever fortement la poignée de
4
percussion suivant le mode d’emploi.
Un bruit significatif permet de reconnaître la mise en pression de l’appareil.
Essai
L’extincteur étant en fonction, saisir correctement le régulateur de débit avec la main la plus habile, de l’autre
prendre la poignée de percussion.
5
Se redresser, positionner l’extincteur verticalement, le long du corps près de la jambe et appuyer sur le régulateur
en orientant le jet vers le sol.
Observer le fonctionnement et le liquide qui est pulvérisé. Celui-ci doit correspondre à l’agent extincteur proposé.
Ajustement et distance d’attaque
Débuter l’attaque par des cercles concentriques permettant une protection thermique de l’opérateur.
Se rapprocher progressivement de la source de chaleur en veillant sur l’environnement proche.
6
Attaquer le feu à la base des flammes, tout en restant dans le sens du vent ou du courant d’air en respectant la
distance d’attaque (3 à 4 m).
Modérer la pression sur le régulateur afin de ne pas dépenser trop rapidement l’agent extincteur.
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
Étape
Décrocher l’extincteur de son support
Faire attention à ne pas mettre les pieds en dessous du support et/ou du socle de l’extincteur, ce qui en cas de
0
chute accidentelle pourrait occasionner des lésions graves.
Lire les indications se trouvant sur le mode d’emploi de l’appareil.
Dépose de l’extincteur
S’agenouiller ou poser un genou au sol, positionner l’extincteur face à soi, la goupille dans l’axe de la main.
1
Saisir la collerette par la main la moins forte, en dessous du levier de commande.
Ne jamais mettre sa tête au-dessus de l’appareil.
Dégoupillage
Retirer la goupille d’un coup sec avec la main la plus forte, en évitant de mettre la tête au-dessus de l’appareil ou de
2 se baser sur le levier de commande.
La sécurité plombée est parfois rigide, il convient alors de faire tourner la goupille dans son axe pour casser le
plombage.
Prise en main et essai
L’extincteur étant en fonction, saisir correctement le levier de commande entre le pouce et l’index de la main la plus
habile, de l’autre prendre le haut du corps de l’extincteur.
3 Se redresser, positionner l’extincteur verticalement, le coude gainé, le levier de commande à hauteur du coup, les
jambes en appui et appuyer sur le levier de commande en orientant le jet vers une zone neutre.
Observer le fonctionnement et le gaz transformé en glace.
Attention à la projection du gaz étant donné sa température lors de la détente qui est à - 68 °C.
Ajustement et distance d’attaque
Se rapprocher progressivement de la source de chaleur en veillant sur l’environnement proche. Une coupure par
disjonction ou mise à l’arrêt de l’équipement électrique s’avère utile, voire importante.
Pour les appareils et équipements électriques situés en hauteur :
attaquer le feu en maintenant l’extincteur vertical, tout en restant prudent vis-à-vis des arcs électriques et en respec-
tant la distance d’attaque (1 m).
4
Dans ce cas, le froid du gaz détendu remontera progressivement le long du corps de l’extincteur ;
Pour les flaques et les étendues de combustibles sur le sol :
attaquer le feu à la base des flammes, tout en restant dans le sens du vent ou du courant d’air en respectant la
distance d’attaque (1 m).
Dans ce cas, l’extincteur peut être posé par terre et légèrement incliné afin de faciliter la manipulation ;
Modérer la pression sur le levier de commande afin de ne pas dépenser trop rapidement l’agent extincteur.
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
Étape
Décrocher l’extincteur de son support
Faire attention à ne pas mettre les pieds en dessous du support et/ou du socle de l’extincteur, ce qui en cas de
0
chute accidentelle pourrait occasionner des lésions graves.
Lire les indications se trouvant sur le mode d’emploi de l’appareil.
Retrait de la soufflette
S’agenouiller ou poser un genou au sol, positionner l’extincteur face à soi, la goupille dans l’axe de la main.
1
Décrocher le flexible afin de rendre accessible la soufflette.
Ne jamais mettre sa tête au-dessus de l’appareil.
Maintien du flexible
2 De la main la moins forte, saisir le flexible et le rabattre sur le joint de tête de manière à ne pas gêner l’action de la
soufflette et à éviter l’agitation intempestive du flexible lors de sa mise sous pression.
Dégoupillage
Retirer la goupille d’un coup sec avec la main la plus forte, en évitant de mettre la tête au-dessus de l’appareil ou de
3 se baser sur la poignée de percussion.
La sécurité plombée est parfois rigide, il convient alors de faire tourner la goupille dans son axe pour casser le
plombage.
Déclenchement par percussion
Basculer légèrement l’extincteur et avec le plat de la main tendue, appuyer ou relever fortement la poignée de
4
percussion suivant le mode d’emploi.
Un bruit significatif permet de reconnaître la mise en pression de l’appareil.
Essai
L’extincteur étant en fonction, saisir correctement la soufflette avec la main la plus habile, de l’autre prendre la poi-
gnée de percussion.
Se redresser, positionner l’extincteur verticalement le long du corps près de la jambe et appuyer sur la soufflette en
5
orientant le jet vers le sol.
Observer le fonctionnement en temps réel d’éjection de la poudre.
Celle-ci doit sortir rapidement, être de la bonne couleur et être fluide (blanc pour les poudres BC, et bleu pour les
ABC).
Ajustement et distance d’attaque
Se rapprocher progressivement de la source de chaleur en veillant sur l’environnement proche.
Tendre le bras et la main comportant la soufflette et protéger son visage (notamment son nez et sa bouche) en le
6 rentrant dans le creux du bras tout en observant les effets. Ne pas hésiter à se baisser.
Attaquer les flammes par saccades, tout en restant dans le sens du vent ou du courant d’air en respectant la dis-
tance d’attaque (6 à 7 m).
Modérer la pression sur le régulateur afin de ne pas dépenser trop rapidement l’agent extincteur.
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
Étape
Libérer le tuyau et le robinet diffuseur
Faire attention à la fixation du dévidoir et à son débattement qui, en pivotant, pourrait occasionner des lésions
0 graves suite à un choc à la tête.
Vérifier que le robinet diffuseur est en position fermée.
Lire les indications se trouvant sur le mode d’emploi de l’appareil.
Ouverture du robinet d’alimentation en eau
Il est parfois nécessaire d’ôter la sécurité plombée maintenant le robinet diffuseur au robinet d’alimentation en eau.
1 La sécurité plombée est parfois rigide, il convient alors de faire tourner le plomb dans son axe pour le casser.
En fonction de la position et de la commande, procéder à l’ouverture régulière (sans à-coup) et complète du robinet.
Ne jamais mettre sa tête à proximité.
Orientation du tuyau
2 Orienter le dévidoir en direction du point d’attaque.
De la main la plus forte, saisir le robinet diffuseur et dérouler le tuyau sur 3 m environ.
Effectuer une réserve
Former une spire avec le tuyau de manière à faire une réserve.
3
Le diamètre de la spire varie en fonction du gabarit de chaque opérateur, mais par principe, elle doit mesurer
environ 1 m de diamètre.
Établissement du tuyau
Saisir avec la main la plus habile le robinet diffuseur tout en bloquant le tuyau. Puis, poser sur son épaule la réserve
4 effectuée. L’ensemble doit être suffisamment fixé afin de ne pas perdre un élément.
Dans le cas d’un RIA fixe, il y a lieu de retirer l’intégralité du tuyau enroulé autour du dévidoir avant de se diriger vers
un point d’attaque.
Définition du point d’attaque
Le point d’attaque est un endroit sûr où la manœuvre destinée à l’extinction par élimination des flammes, ou par
5 protection en refroidissant les éléments de constructions (tel qu’une porte coupe-feu par exemple), est efficace.
Poser le tuyau et caler sa posture afin d’éviter les effets du coup de bélier, un pied perpendiculaire à l’autre jambe
écartée, le dos légèrement incliné, les deux mains sur le robinet diffuseur.
Ajustement et distance d’attaque
Vérifier que l’eau arrive au robinet diffuseur.
Adapter la position de ses mains en fonction du robinet diffuseur et du jet souhaité :
- pour le robinet diffuseur DMA, l’ouverture se fait par rotation de la tête ;
6 - pour le robinet diffuseur DMB, l’ouverture se fait par bascule de la poignée.
Attaquer le feu ou la source de chaleur, tout en restant dans le sens du vent ou du courant d’air en respectant la
distance d’attaque (2 à 3 m).
Ajuster le jet.
Se rapprocher progressivement en veillant sur l’environnement proche.
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers 1
■■ 12 800 militaires (5 %)
Les sapeurs-pompiers possédant un statut militaire sont principalement affectés sur 3 corps :
■■ La brigade des Sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) qui défend la ville de Paris et les départements de Hauts-de- Seine,
Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne ;
■■ Le bataillon de Marins-pompiers de Marseille (BMPM) qui défend la ville de Marseille et ses communes rattachées ;
■■ Les formations militaires de la Sécurité civile (FORMISC) qui renforcent les sapeurs-pompiers lorsque les circonstances
exigent un appui ou une préparation particulière face aux risques. Ces « sapeurs-sauveteurs », issus de l’arme du
Génie, sont notamment compétents dans les domaines des feux de forêts, des risques technologiques et de la
recherche de personnes ensevelies.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers 2
■■ la protection de l’environnement.
En 2019, les sapeurs-pompiers ont effectué 4,8 millions d’interventions (pour une évolution négative de - 3 % de moins
que l’année 2018).
Tableau 1 : Analyse des interventions des sapeurs-pompiers en 2019
1. Missions générales
Les services d’incendie et de secours sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies.
Ils concourent avec les autres services et professionnels concernés à la protection et à la lutte contre les autres
accidents, sinistres et catastrophes, à l’évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi
qu’aux secours d’urgence
de locaux agricoles, feux sur la voie publique, feux de véhicules, feux de végétations et autres feux ;
■■ les accidents de la circulation : accidents routiers, accidents de navigation, accidents ferroviaires, accidents de
activité sportive, accidents sur voie, lieux publics ou assimilés, autolyses, noyades en eaux intérieures ou piscines,
noyades en mer, intoxications, relevage de personnes et recherches de personnes ;
■■ les opérations diverses : fuites/odeurs de gaz, autres odeurs que le gaz, faits dus à l’électricité, fuites d’eau,
inondations, ouvertures de portes, recherches et récupération d’objets, faits d’animaux, dégagements de voie
publique, déposes d’objets, éboulements, pollutions/contaminations, engins explosifs et autres opérations diverses.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers 3
2. La prévision
Dimension complémentaire de la prévention, la prévision donne aux sapeurs-pompiers des moyens d’information qui
aident à une décision rapide en cas de sinistre.
La prévision comprend :
■■ l’organisation des secours par les centres opérationnels ;
■■ la planification des plans de secours (élaboration du plan « Organisation de réponses de sécurité civile nombreuses
■■ la connaissance parfaite du tissu urbain et industriel et de ses particularités (immeuble de grande hauteur,
■■ cynotechniques ;
■■ risques radiologiques ;
■■ sauvetages aquatiques ;
■■ sauvetages en montagne ;
■■ sauvetages déblaiement ;
2. Les sapeurs-pompiers
Pour comprendre l’organisation, la répartition, les moyens et le personnel des différents centres de secours qui
assurent le maillage du territoire national, les services d’incendie et de secours sont organisés de la façon suivante.
3. Le règlement opérationnel
Il est arrêté par le préfet, après avis d’un comité technique départemental, de la commission administrative et technique
des services d’incendie et de secours et du conseil d’administration.
Ce règlement fixe les consignes opérationnelles relatives aux différentes missions des services d’incendie et de
secours et détermine obligatoirement l’effectif minimum et les matériels nécessaires, dans le respect des prescriptions
suivantes :
■■ les missions de lutte contre l’incendie nécessitent au moins un engin pompe et 4 à 6 sapeurs-pompiers ;
■■ les missions de secours d’urgence aux personnes nécessitent au moins un véhicule de secours et d’assistance à
victimes et 4 sapeurs-pompiers ;
■■ pour les autres missions, les moyens doivent être mis en œuvre par au moins 2 sapeurs-pompiers.
Le règlement opérationnel détermine aussi les véhicules pour lesquels l’armement peut être différent de ceux définis
ci-dessus.
Le règlement opérationnel est publié aux recueils des actes administratifs de la préfecture et du service départemental
d’incendie et de secours; il est notifié à tous les maires du département.
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie Fiche
Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers 4
■■ informer les services concernés : forces de police, SAMU, SNCF, DREAL, etc.
■■ assurer le suivi de l’intervention tant que le CODIS ne prend pas la main selon le seuil défini par chaque département ;
■■ informer le CODIS si nécessaire, ainsi que les autorités selon les consignes définies par chaque département.
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Engin Commentaire
Véhicules, armés de 6 sapeurs-pompiers, disposant de 3 000 l d’eau
Fourgon pompe tonne (FPT) Ils sont déclenchés pour tout type de feu, mais aussi pour des interventions nécessitant du
personnel avec une tenue de protection
Communément appelée « la grande échelle », elle permet d’effectuer les sauvetages des
Échelle pivotante aérienne personnes aux étages, favorise les sapeurs-pompiers d’accéder rapidement dans les étages,
(EPA) d’établir une lance dominant le feu…
Son hauteur déployée peut atteindre 30 m, voire 45 m
Véhicule de secours Ambulance dans laquelle on retrouve du matériel de secourisme pour effectuer le secours à
et d’assistance aux victimes personnes et l’aide aux victimes
(VSAV) Elle est armée de 3 ou 4 sapeurs-pompiers
Engin déclenché sur les accidents de circulation où il y a notion de « victime incarcérée à
l’intérieur de son véhicule »
Véhicule de secours routier
Disposant de cisailles, de tronçonneuses, de vérins, de coussins de levage et autres matériels,
(VSR)
il permet également de découper des portails pour accéder au feu, de découper les bâtiments
en structure métallique pour permettre le désenfumage
Engin permettant le transport de personnel mais également utilisé pour des missions
Véhicule tous usages (VTU)
d’interventions diverses
Engin permettant d’acheminer le commandant des opérations de secours et lui permettant
Véhicule de liaison (VL)
d’établir son commandement lors d’une intervention nécessitant plusieurs moyens
■■ les tuyaux d’alimentation qui servent à transporter l’eau du point d’eau à l’engin pompe ;
■■ les tuyaux de refoulement qui servent à acheminer l’eau de la pompe aux lances.
Fiche Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
5 Séquence 6 : Les sapeurs-pompiers
70 et 110 mm 20 et 45 mm
Diamètres
Gros tuyaux Petits tuyaux
2 ou 4 m 10 m 20 ou 40 m
Longueurs
Aspiration Alimentation Refoulement
Semi-rigide Souple
Structures
Aspiration et refoulement Alimentation et refoulement
de diamètre ;
■■ les dévidoirs tournants qui sont montés sur les engins pompes et qui reçoivent en général 4 tuyaux semi-rigides de
20 m et 20 mm de diamètre.
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3. Le personnel
Les sapeurs-pompiers, bien qu’ils n’appartiennent pas à l’Armée, ont des grades et des insignes de grade semblables
à ceux de l’Armée de terre.
L’appellation « commandant des opérations de secours (COS) » revient à l’intervenant le plus gradé avec l’emploi le
plus élevé.
Personnel à engager
Sinistre « type » Engins à prévoir Total SP
EQ CE CA CDG
Reconnaissance 1 VTU 1 0 1 0 2
Déclenchement alarme incendie 1 FPT 3 2 1 0 6
Feu de maison 2 FPT + 1 EPA + 1 VL 7 4 3 1 15
Feu de magasin 2 FPT + 1 EPA + 1 VSAV + 1 VL 9 4 4 1 18
Feu d’entrepôt 3 FPT + 1 EPA + 1 VSAV + 1 VSR + 2 VL 13 6 6 2 27
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
Attention
- Ne raccrochez jamais le premier ;
- N’appelez pas si vous savez que quelqu’un l’a déjà fait ou est déjà en relation avec un service d’urgence ;
- Si les coordonnées du requérant sont demandées pour vérification, son anonymat sera préservé.
Séquence 7 : Sensibilisation des occupants
d’application
Fiche
Partie 4 : Rôle et missions des agents de sécurité incendie
LE RÔLE DU PUBLIC
1 →L
e public doit suivre les guide-files qui les mèneront au point de rassemblement.