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Grand Oral Numerique Science Informatique

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Un ordinateur quantique

pourrait-il pirater
Internet en une minute ?
INTRODUCTION (1 min)
Accroche :
Imaginez un monde où un seul ordinateur serait capable de lire tous vos mots de passe, vos
messages privés, vos emails professionnels… et même de vider vos comptes bancaires — le tout en
quelques secondes.
Vous vous dites peut-être : "C’est de la science-fiction !"
Eh bien… pas tant que ça.
Contexte :
Aujourd’hui, la sécurité de presque tout l’Internet repose sur des techniques de cryptographie. Elles
sont considérées comme fiables, car aucun ordinateur classique ne peut casser ces codes dans un
délai raisonnable.
Mais une nouvelle technologie pourrait tout changer : l’informatique quantique.
Une technologie qui exploite les lois étranges de la physique quantique… et qui pourrait remettre en
cause toute la cybersécurité actuelle.
Problématique :
Alors, un ordinateur quantique pourrait-il vraiment pirater Internet… en une minute ?
Annonce du plan :
Pour répondre, nous allons voir :
1. Comment fonctionne la sécurité d’Internet aujourd’hui.
2. Pourquoi les ordinateurs quantiques représentent une menace.
3. Et quelles sont les conséquences… et les solutions possibles.

PARTIE I – Comment Internet est sécurisé aujourd’hui (2


min)
Le chiffrement RSA :
Commençons par le RSA, une des méthodes les plus utilisées pour sécuriser Internet.
On le retrouve partout : dans les sites web HTTPS, les applications de messagerie, les banques, les
signatures électroniques, etc.
Comment ça marche ?
RSA repose sur un principe mathématique simple mais puissant :
Il est très facile de multiplier deux grands nombres premiers,
mais très difficile de retrouver ces deux nombres à partir du produit.
C’est ce qu’on appelle un problème asymétrique.
Exemple :
Prenez un nombre énorme, comme RSA-2048 (ce sont 2048 bits, soit environ 600 chiffres).
Même les supercalculateurs les plus puissants mettraient des milliers d’années à le casser.
C’est cette lenteur qui rend RSA fiable aujourd’hui.
Pourquoi c’est difficile à casser ?
Parce qu’aucun algorithme rapide n’existe pour la factorisation avec les ordinateurs classiques.
C’est un peu comme chercher une combinaison de cadenas à la main : il faut tester énormément de
possibilités, une par une.
Transition :
Mais… cette difficulté dépend en fait du type d’ordinateur qu’on utilise.
Et les ordinateurs quantiques, eux, ne jouent pas avec les mêmes règles.

PARTIE II – Le pouvoir des ordinateurs quantiques (3 min)


Bit vs Qubit :
Dans un ordinateur classique, l’unité d’information, c’est le bit : soit 0, soit 1.
Un ordinateur classique fait donc ses calculs avec des milliards de 0 et de 1.
Mais en informatique quantique, on utilise le qubit.
Et lui peut être 0 et 1 en même temps. C’est ce qu’on appelle la superposition.
Cela permet à un ordinateur quantique de traiter plein de calculs à la fois, au lieu de les faire un par
un.
L’algorithme de Shor :
En 1994, un mathématicien nommé Peter Shor a trouvé un algorithme quantique capable de
factoriser les grands nombres extrêmement rapidement.
Et là, c’est un coup de tonnerre.
Car si un ordinateur quantique assez puissant utilise l’algorithme de Shor, il peut casser RSA — en
quelques secondes.
Une image simple :
Imaginez que vous cherchez une aiguille dans une botte de foin.
Un ordinateur classique les regarde une par une.
Un ordinateur quantique, lui, peut les regarder toutes en même temps.
Limites actuelles :
Mais alors pourquoi ce n’est pas déjà fait ?
Parce qu’aujourd’hui, les ordinateurs quantiques sont encore expérimentaux, petits, et instables.
Par exemple, Google Sycamore, un des plus avancés, a 53 qubits.
Mais pour casser RSA-2048, il en faudrait environ 20 millions, et en plus… sans erreurs.
Donc oui, la menace est réelle… mais pas encore immédiate.
Transition :
Mais que se passera-t-il si un jour cette barrière technologique est franchie ?
Et surtout… que peut-on faire dès maintenant ?

PARTIE III – Conséquences et contre-mesures (2 min)


Les risques :
Si un ordinateur quantique puissant voit le jour, il pourrait casser tous les systèmes de chiffrement
actuels.
HTTPS, VPN, messageries, données bancaires, documents confidentiels… tout devient lisible.
Et ce n’est pas juste pour les données du futur.
Des hackers peuvent déjà enregistrer aujourd’hui des messages chiffrés,
et les décrypter dans 10 ou 20 ans, une fois la technologie prête.
On parle donc de cybersécurité nationale, de secrets militaires, de marchés financiers…
Les solutions – La cryptographie post-quantique :
Heureusement, les chercheurs travaillent déjà à des algorithmes résistants aux ordinateurs
quantiques.
On appelle ça la cryptographie post-quantique.
Un exemple : les algorithmes à base de réseaux de lattices, comme NTRU.
Ils sont en cours de standardisation par le NIST, un organisme américain.
Des institutions comme la NSA ou l’ANSSI en France ont déjà commencé la transition.
Mais ce processus prendra des années, car il faut changer toute l’infrastructure numérique mondiale.

CONCLUSION (1 min)
Aujourd’hui, aucun ordinateur quantique n’est capable de casser Internet.
Mais en théorie, si la technologie progresse, notre chiffrement actuel pourrait devenir inutile en
quelques minutes.
La question n’est donc pas "si", mais "quand".
Et surtout : serons-nous prêts à temps ?
C’est tout l’enjeu de la cybersécurité de demain.
Anticiper, adapter, et repenser nos systèmes pour qu’ils résistent au jour où la révolution quantique
deviendra réalité.

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