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Avant-Propos: Le Cours Doit Etre Appris

Ce livre est un recueil de cours, d'exercices et de travaux dirigés pour les étudiants en MPSI et MP2I, soulignant l'importance d'apprendre les mathématiques de manière active. Il propose plus de 400 exercices corrigés, organisés selon le programme en deux semestres, et insiste sur la nécessité de comprendre les concepts mathématiques fondamentaux. L'avant-propos offre également des conseils pour une approche efficace de l'apprentissage, notamment l'importance de ne pas se contenter de lire les solutions.

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© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Avant-Propos: Le Cours Doit Etre Appris

Ce livre est un recueil de cours, d'exercices et de travaux dirigés pour les étudiants en MPSI et MP2I, soulignant l'importance d'apprendre les mathématiques de manière active. Il propose plus de 400 exercices corrigés, organisés selon le programme en deux semestres, et insiste sur la nécessité de comprendre les concepts mathématiques fondamentaux. L'avant-propos offre également des conseils pour une approche efficace de l'apprentissage, notamment l'importance de ne pas se contenter de lire les solutions.

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Avant-propos

Ce livre est constitué de rappels de cours, d’exercices et de travaux dirigés


corrigés.
Nous voudrions profiter de cet avant-propos pour donner quelques conseils à nos
lecteurs, étudiants en MPSI et MP2I.
Le cours doit être appris. Pourquoi ?
• Parce que le temps de la Première et de la Terminale où les maths, même
en tant que spécialité, n’étaient qu’une matière parmi de nombreuses autres est
heureusement passé. L’horaire de mathématiques en MPSI est conséquent. Vous
aller prendre contact avec la matière principale qui irrigue toutes les connaissances
scientifiques.
• Parce que vous commencez, cette année, à préparer un concours d’entrée dans
une Grande École et que les épreuves se passent sans document. D’ailleurs, que
feriez-vous si, alors que vous êtes assis dans un avion, vous entendez le pilote qui
demande à son copilote de lui sortir la notice pour savoir comment atterrir ?
• Parce que, comme nous le disent les gérontologues, la mémoire ne fonctionne
correctement que si elle est sollicitée en permanence.
• Ne vous laissez pas aller à lire la solution d’un exercice avant de l’avoir cherchée.
Solution lue = exercice foutu
L’apprentissage du cours et sa compréhension sont une activité assez passive. Il
faut s’atteler le plus vite possible à la recherche d’exercices, activité véritablement
mathématicienne, personnelle, excitante et créatrice.
Nous avons respecté le programme et sa partition en deux semestres. Le premier
commençant par une familiarisation avec les outils du mathématicien et les calculs
qu’il ne sert à rien de mépriser. On ne comprend rien si l’on ne sait pas calculer.
Cette partie technique vous sera utile dans toutes vos activités scientifiques.
Les exercices ne sont pas classés par ordre de difficulté croissante ni même
décroissante. S’ils sont truffés d’indications, nous vous avons cependant réservé
quelques surprises. Nous vous proposons plus de 400 exercices corrigés !
Index des notations

F(E, F ) : ensemble des applications de E dans F .


C(E, F ) : ensemble des applications continues sur E et à valeurs dans F .
CM(I, E) : ensemble des applications continues par morceaux de F(I, F ).
C k (I, E) : ensemble des applications de classe C k sur I à valeurs dans E.
L(E, F ) : espace vectoriel des applications linéaires de E dans F .
GL(E) : groupe linéaire de E.
IE : application identique dans E.
O(E) : groupe orthogonal de E.
Mn,p (K) : espace vectoriel des matrices (n, p) à coefficients dans K.
Mn (K) : algèbre des matrices carrées (n, n) à coefficients dans K.
GLn (K) groupe des éléments inversibles de Mn (K).
In : élément unité de Mn (K).
O(n) : groupe des matrices orthogonales de Mn (R).
Sn (R) : ensemble des matrices symétriques de Mn (R).
Sn : groupe symétrique d’ordre n.
Ker : noyau.
Im : image.
det : déterminant.
card : cardinal.
Vect(A) : sous-espace vectoriel engendré par A.
d(x, F ) : distance du vecteur x au sous-espace vectoriel F .
[[a, b]] = [a, b] ∩ Z.
δi,j : symbole de Krönecker. δi,j = 1 si i = j et 0 sinon.
x : partie entière de x.
Table des matières

Premier semestre
Chapitre 1 Raisonnement, vocabulaire ensembliste,
calculs algébriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Chapitre 2 Nombres complexes et trigonométrie . . . . . . . . .11
Chapitre 3 Techniques fondamentales de calcul en analyse . . . 31
Chapitre 4 Nombres réels et suites réelles . . . . . . . . . . . . 45
Chapitre 5 Limites, continuité, dérivabilité . . . . . . . . . . . 65
Chapitre 6 Arithmétique des entiers relatifs . . . . . . . . . . . 97
Chapitre 7 Structures algébriques usuelles . . . . . . . . . . . 111
Chapitre 8 Polynômes et fractions rationnelles . . . . . . . . .127

Deuxième semestre
Chapitre 9 Analyse asymptotique . . . . . . . . . . . . . . . . 149
Chapitre 10 Espaces vectoriels et applications linéaires . . . . . 165
Chapitre 11 Matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .193
Chapitre 12 Déterminants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219
Chapitre 13 Intégration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .241
Chapitre 14 Séries numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . .271
Chapitre 15 Probabilités. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .287
Chapitre 16 Espaces préhilbertiens réels . . . . . . . . . . . . .323
Chapitre 17 Familles sommables . . . . . . . . . . . . . . . . .339
Chapitre 18 Fonctions de deux variables . . . . . . . . . . . . .347
1 - Raisonnement, vocabulaire ensembliste,
calculs algébriques

Rappels de cours

Un ensemble est un symbole  doté de vertus  que l’on a coutume d’attribuer à


une collection d’objets. Pour écrire que x est élément de E, on écrit x ∈ E.
L’ensemble sans élément est noté ∅.
Les ensembles sont susceptibles de satisfaire à certaines relations. Nous considérons
comme comprise la notion de relation R.
On appelle négation de R, notée (non R) et alors non(non R) est R.
• Conjonction : c’est la relation (notée R1 et R2 ). Elle est vraie si R1 et R2 le
sont.
• Disjonction de deux relations R1 , R2 (notée R1 ou R2 ). Elle est vraie si l’une
au moins des deux est vraie.
• Implication (notée R1 ⇒ R2 ) est : R2 ou (non R1 ).
• Équivalence : (notée R1 ⇐⇒ R2 ). C’est (R1 ⇒ R2 et R2 ⇒ R1 )
• Raisonnement par l’absurde :
montrer R1 ⇒ R2 est équivalent à : montrer (non R2 ) ⇒ (non R1 ).
• Relation d’inclusion : si E et F sont deux ensembles, on dit que E est contenu
dans F ou E est une partie de F si x ∈ E ⇒ x ∈ F .
• Relation d’égalité : E = F si E ⊂ F et F ⊂ E.
• Quantificateurs
Pour tout x, la relation R est vérifiée : ∀x, R.
Il existe x tel que R soit vérifiée : ∃x, R.
non (∃x ∈ E, R) ⇐⇒ (∀x ∈ E, non R)
non (∀x ∈ E, R) ⇐⇒ (∃x ∈ E, non R)
• Opérations sur les parties d’un ensemble.
• P(E) ensemble des parties de l’ensemble E.
• C (A) = E \ A = A = Ac le complémentaire dans E de la partie A.
E
2 Raisonnement, vocabulaire ensembliste, calculs algébriques

• Intersection et réunion de deux ensembles


x ∈ A ∩ B ⇐⇒ (x ∈ A) et (x ∈ B)
x ∈ A ∪ B ⇐⇒ (x ∈ A) ou (x ∈ B)
CE(∅) = E et CE(E) = ∅, 
      
CE(A ∪ B) = CE(A) ∩ CE(B) et CE(A ∩ B) = CE(A) ∪ CE(B) .
A ∩ A = A ; A ∩ B = B ∩ A ; A ∩ (B ∩ C) = (A ∩ B) ∩ C.
A ∪ A = A ; A ∪ B = B ∪ A ; A ∪ (B ∪ C) = (A ∪ B) ∪ C.
A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C) ; A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C).
Si A ∩ B = ∅, on dit que A et B sont disjoints.
• Produit cartésien de deux ensembles
C’est l’ensemble des couples (x, y), x ∈ E et y ∈ F . Il est noté E × F .
• Relations binaires. R est dite
réflexive, si ∀x ∈ E, xRx,
symétrique, si ∀(x, y) ∈ E 2 , xRy ⇒ yRx,
antisymétrique, si ∀(x, y) ∈ E 2 , (xRy et yRx) ⇒ x = y,
transitive, si ∀(x, y, z) ∈ E 3 , (xRy et yRz) ⇒ xRz,
R est une relation d’ordre si elle est réflexive, antisymétrique, transitive.
R est une relation d’équivalence si elle est réflexive, symétrique, transitive.
On appelle classe d’équivalence de x pour la relation R, l’ensemble des y de E
tels que xRy.
Les classes d’équivalence d’une relation d’équivalence R sur E, sont non vides,
deux à deux disjointes de réunion E.
On dit que x est congru à y modulo a dans R (on note x ≡ y [a]) s’il existe k ∈ Z
tel que x − y = ka.
On dit que x est congru à y modulo n dans Z (on note x ≡ y [n]) s’il existe k ∈ Z
tel que x − y = kn.
Applications
• Une application f de E dans F associe à tout élément x de E un unique élément
y de F que l’on note y = f (x).
• La restriction de f à A ⊂ E est f : A → F, x → f (x).
A
• Si A ⊂ E, on note IA la fonction
 caractéristique de A. C’est l’application de E
1 si x ∈ A
dans {0, 1} définie par IA (x) = 0 si x ∈ (A)
CE
• Image directe de A ⊂ E est la partie f (A) = {f (x) ∈ F | x ∈ A}.
• Image réciproque de B ⊂ F par f est f −1 (B) = {x ∈ E | f (x) ∈ B} i.e. l’ensemble
des antécédents des éléments de B.
• Si f ∈ F(E, F ) et g ∈ F(F, G), on définit g ◦ f ∈ F(E, G) par la formule
 
∀x ∈ E, (g ◦ f )(x) = g f (x) .
Raisonnement, vocabulaire ensembliste, calculs algébriques 3

• f ∈ F(E, F ) est injective si deux éléments distincts de E ont des images


distinctes, ce qui s’écrit :
∀(x, x ) ∈ E 2 , x = x ⇒ f (x) = f (x ).
i.e. ∀(x, x ) ∈ E 2 , f (x) = f (x ) ⇒ x = x .
• f ∈ F(E, F ) est surjective si tout élément de F a au moins un antécédent par
f i.e.
 
∀y ∈ F, ∃x ∈ E, y = f (x) i.e. f (E) = F .
• f ∈ F(E, F ) est bijective si elle est à la fois surjective et injective i.e. si
∀y ∈ F, ∃!x ∈ E, y = f (x).
• La composée de deux applications injectives (resp. surjectives, resp. bijectives),
est injective (resp. surjective, resp. bijective).
Dans ce dernier cas, (g ◦ f )−1 = f −1 ◦ g −1 .

Énoncés des exercices

1. Montrer A ∪ B = A ∩ C ⇐⇒ B ⊂ A ⊂ C.

2. Montrer (A ∪ B) \ C = (A \ C) ∪ (B \ C).

A∪B ⊂A∪C
3. Montrer : ⇒ B ⊂ C.
A∩B ⊂A∩C

4. Soient A et B des parties d’un ensemble E.


Montrer : B ⊂ A ⇐⇒ ∀X ∈ P(E), (A ∩ X) ∪ B = A ∩ (X ∪ B).

5. Soient A et B des parties d’un ensemble E. On définit f : P(E) → P(A) × P(B),


X → (X ∩ A, X ∩ B).
a. Donner une condition nécessaire et suffisante d’injectivité de f .
b. Idem avec la surjectivité.

6. Soit f une application de E dans lui-même.


Montrer
  que f est bijective si, et seulement si, pour toute partie A de E on a
f A = f (A) où A désigne le complémentaire de A dans E.

7. Soit f une bijection de N sur lui-même.


a. Si pour tout n ∈ N, f (n)  n montrer f = Id.
b. Idem si l’on suppose ∀n ∈ N, f (n)  n.
  
c.
 On suppose
  : ∀n ∈ N, f (n) = n. Prouver que
enfin n ∈ N  f (n) < n et

n ∈ N f (n) > n sont des parties infinies de N.
4 Raisonnement, vocabulaire ensembliste, calculs algébriques

8. Soit E un ensemble. Montrer que la relation R relation définie sur P(E) par :
ARB ⇐⇒ A = B ou A = B
est une relation d’équivalence.

9. Soit R la relation définie sur R par : xRy ⇐⇒ xey = yex .


a. Montrer que R est une relation d’équivalence.
b. Pour tout nombre réel x préciser le cardinal de la classe d’équivalence de x.
       
n+1 p p+1 n
10. Montrer = + + ··· + si 0  p  n
p+1 p p p
a. Par récurrence
 sur n.   
k k+1 k
b. En utilisant = − .
p p+1 p+1

c. Déterminer des nombres réels α, β, γ, δ, ε tels que, pour tout k ∈ N ,
k(k − 1) k(k − 1)(k − 2) k(k − 1)
k2 = α + βk et k 3 = γ +δ + εk.
2 6 2
n
  n n

Retrouver alors k, k 2 et k3 .
k=1 k=1 k=1
   
11. Soient E un ensemble de cardinal n et An = f : E → N  f (x)  p où p est
x∈E
un entier naturel fixé.  
n+p
Montrer par récurrence sur n que An contient éléments.
n


 x − my + m2 z = 2m
12. Soit (Σ2 ) mx − m2 y + mz = 2m où m ∈ R.


mx + y − m3 z = 1 − m
À l’aide d’opérations élémentaires sur les lignes et en discutant suivant les
valeurs de m préciser, dans les cas où ce système admet des solutions, la nature
géométrique de l’ensemble de ces solutions.

 ax + by + z = α

13. On considère le système (Σ1 ) x + aby + z = β où (a, b, α, β, γ) ∈ R5 .


x + by + az = γ
À l’aide d’opérations élémentaires sur les lignes et en discutant suivant les valeurs
de (a, b, α, β, γ) préciser, dans les cas où ce système admet des solutions, la nature
géométrique de l’ensemble de ces solutions.

14. Soient f une application de E dans F et A1 , A2 deux parties de E. Montrer que


a. A1 ⊂ A2 ⇒ f (A1 ) ⊂ f (A2 ).
 
b. f A1 ∪ A2 = f (A1 ) ∪ f (A2 ).
 
c. f A1 ∩ A2 ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ) avec égalité si f est injective.
 
d. f (A1 ) \ f (A2 ) ⊂ f A1 \ A2 avec égalité si f est injective.
Raisonnement, vocabulaire ensembliste, calculs algébriques 5

15. Soient f une application de E dans F et B1 , B2 deux parties de F . Montrer que


a. B1 ⊂ B2 ⇒ f −1 (B1 ) ⊂ f (B2 ).
 
b. f −1 B1 ∪ B2 = f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ).
 
c. f −1 B1 ∩ B2 = f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 ).
 
d. f −1 B1 \ B2 = f −1 (B1 ) \ f −1 (B2 )

16. Soient f une application de E dans F et g une application de F dans G.


a. Montrer que si g ◦ f est surjective, alors g est surjective.
b. Montrer que si g ◦ f est injective, alors f est injective.

Solutions des exercices

1. Supposons A ∪ B = A ∩ C.
B ⊂ A ∪ B = A ∩ C ⊂ A donc B ⊂ A.
De même A ⊂ A ∪ B = A ∩ C ⊂ C d’où A ⊂ C.
Réciproquement si B ⊂ A ⊂ C alors A ∪ B = A et A ∩ C = A d’où A ∪ B = A ∩ C.

2. Si x ∈(A∪B)\C alors ou bien x ∈ A ou bien x ∈ B mais, comme x ∈ / C, cela montre


que ou bien x ∈ A\C ou bien x ∈ B \C, ce qui prouve (A∪B)\C ⊂ (A\C)∪(B \C).
Réciproquement si x ∈(A \ C) ∪ (B \ C) alors x est soit dans A soit dans B donc
dans A ∪ B mais x ∈ / C donc x ∈(A ∪ B) \ C.
En définitive on a montré : (A ∪ B) \ C = (A \ C) ∪ (B \ C).

3. Soit x ∈ B, distinguons deux cas :


• ou bien x ∈ A et alors x ∈ A ∩ B ⊂ A ∩ C ⊂ C,
• ou bien x ∈/ A donc x ∈(A ∪ B) \ A ⊂ (A ∪ C) ⊂ C.
Dans tous les cas x ∈ C. On a effectivement montré B ⊂ C.

4. Supposons
 B ⊂ A. Soit X ∈ P(E).
A ∩ X ⊂ A et B ⊂ A ⇒ (A ∩ X) ∪ B ⊂ A
et aussi A ∩ X ⊂ X ⇒ (A ∩ X) ∪ B ⊂ X ∪ B, donc (A ∩ X) ∪ B ⊂ A ∩ (X ∪ B).
D’autre part si x ∈ A ∩ (X ∪ B) ou bien x ∈ X et alors x ∈ A ∩ X, ou bien x ∈ B.
En fin de compte x ∈(A ∩ X) ∪ B. En résumé (A ∩ X) ∪ B = A ∩ (X ∪ B).
Supposons (A ∩ X) ∪ B = A ∩ (X ∪ B) pour tout X ∈ P(E).
En particulier lorsque X =∅ cela donne ∅ ∪B = A ∩ B ⊂ A d’où B ⊂ A.
Solutions

 
5. a. f (∅) = (∅, ∅) = f C (A ∪ B) et donc une condition nécessaire d’injectivité
E
est A ∪ B = E.
Réciproquement si cette égalité est vérifiée et si f (X) = f (Y ),
6 Raisonnement, vocabulaire ensembliste, calculs algébriques

on a X = X ∩ (A ∪ B) = (X ∩ A) ∪ (X ∩ B) = (Y ∩ A) ∪ (Y ∩ B) = Y .
Une condition nécessaire et suffisante d’injectivité est donc A ∪ B = E.
b. Si f (X) = (A ∩ B, ∅) alors X ∩ A = A ∩ B d’où X ∩ A ∩ B = A ∩ B =∅ donc
A ∩ B =∅ est une condition nécessaire de surjectivité.
Réciproquement si cette condition est remplie et si (Y, Z) ∈ P(A) × P(B), en
posant X = Y ∪ Z on a X ∩ A = (Y ∪ Z) ∩ A = (Y ∩ A) ∪ (Z ∩ A) = Y car
Y ⊂ A et Z ∩ A ⊂ B ∩ A =∅. De même X ∩ B = (Y ∩ B) ∪ (Z ∩ B) = Z,
d’oùf (X) = (Y, Z), ce qui montre que f est surjective.
Par suite f est surjective si, et seulement si, A ∩ B =∅.

6. Supposons f bijective et soit A ∈ P(E).


Si x ∈ A et y ∈ f (A) alors f −1 (y) ∈ A donc x = f −1 (y) et, par injectivité de
f, f (x) = y, d’où f (x) ∈ f (A).  
De même si y ∈ f (A) alors f −1 (y) ∈ A car, sinon y = f f −1 (y) ∈ f (A), donc
   
y ∈ f A . En résumé f A = f (A).
 
Supposons réciproquement que, pour tout A ∈ P(E), f A = f (A).
 
Si (x, y) ∈ E 2 et x = y, si A = {x} alors y ∈ A, donc f (y) ∈ f A = f (A) = {f (x)}
ce qui montre que f (x) = f (y) et, donc, f est injective.
D’autre part f (E) = f E = f (∅) =∅ i.e. f (E) = E et f est surjective.
En définitive f est bijective.

7. a. Procédons par récurrence.


On a f (0)  0 par hypothèse d’où f (0) = 0.
Si l’on suppose l’existence de n ∈ N tel que k ∈[[0, n]] ⇒ f (k) = k alors, par
hypothèse, f (n + 1)  n + 1 et, comme f (n + 1) ∈ / {f (0), f (1), . . . , f (n)} par
injectivité de f , il vient f (n + 1) = n + 1.
Par théorème de récurrence f = Id.
b. Procédons de même.
Si k0 est l’antécédent de 0 alors, par hypothèse, 0 = f (k0 )  k0 , d’où k0 = 0.
Si l’on suppose l’existence de n ∈ N tel que k ∈[[0, n]] ⇒ f (k) = k alors, en
notant kn+1 l’antécédent de n + 1, on a n + 1 = f (kn+1 )  kn+1 et, comme
/ {f (0), f (1), . . . , f (n)}, nécessairement kn+1 ∈
f (kn+1 ) ∈ / [[0, n]], d’où kn+1 = n + 1.
Par théorème de récurrence f = Id.
  
c. Soit X = n ∈ N  f (n) < n , supposons que cet ensemble est fini.
La question b. et l’hypothèse f = Id montrent que X est non vide. Soit p son
maximum. Alors n  p + 1 ⇒ f (n) > n d’où f ([[p + 1, +∞[[ ) ⊂ [[p + 2, +∞[[ .
Comme f est surjective, nécessairement [[0, p + 1]] ⊂ f ([[0, p]]) qui est au plus de
cardinal p + 1 : c’est impossible. Par suite X est infini.
     
De même soit Y = n ∈ N  f (n) > n , alors f (Y ) = k ∈ N  f −1 (k) < k car f
est bijective. Comme pour tout k ∈ N, f −1 (k) = k, le début de la question montre
que f (Y ) est infini et, donc, Y aussi.

 3
8. Soient (A, B, C) ∈ P(E) .
A = A ⇒ARA, R est réflexive.
  
ARB ⇒ A = B ou A = B ⇒ B = A ou B = A ⇒ BRA, R est symétrique.
Raisonnement, vocabulaire ensembliste, calculs algébriques 7
     
ARB et BRC ⇒ A = B ou A = B et B = C ou B = C
 
d’où A = C ou A = C puis ARC, R est transitive.
Par suite R est une relation d’équivalence.

9. a. Soit (x, y, z) ∈ R3 .
xex = xex ⇒ xRx.
y x x y
xRy ⇒ xe =ye ⇒yye = xxe ⇒ zyRx. y
xRy et yRz ⇒ xe = ye et ye = ze ⇒ xe−x = ye−y = ze−z ⇒ xRz, par
suite R est une relation d’équivalence.
b. On vient de voir : xRy ⇐⇒ f (x) = f (y) où l’on a posé f : x → xe−x .
f est dérivable sur R avec, pour tout x ∈ R, f  (x) = (1 − x)e−x d’où le tableau
x −∞ 0 1 +∞

f (x) + 1 + 0 −
f (x) −∞  0  1/e  0

Par suite f réalise une bijection de ] − ∞, 1] sur ] − ∞, 1/e] et aussi une bijection
de [1, +∞[ sur ]0, 1/e].
Si x  0 ou x = 1/e alors la classe de x est réduite à x, sinon elle contient deux
éléments.

n  
  
k n+1
10. a. Notons Pn la propriété : ∀p ∈[[0, n]], = .
p p+1
k=p
   
0 1
=1= d’où P0 .
0 1
Supposons Pn et soit p ∈[[0, n]],
 k 
n+1 n  
k

n+1
 
n+1
 
n+1
 
n+2

alors = + = + = .
p p p p+1 p p+1
k=p k=p
   
n+1 n+2
De plus si p = n + 1 alors =1= , d’où Pn+1 .
p p+1
           
k k k+1 k k+1 k
b. Tout d’abord + = ⇒ = − .
p p+1 p+1 p p+1 p+1
  n   n
k k
Posons xk = si p  k  n, alors = (xk+1 − xk ) = xn+1 − xp
p+1 p
k=p k=p
n        
k n+1 p n+1
par télescopage, donc = − = .
p p+1 p+1 p+1
k=p
2
c. k(k − 1) = k − k donc (α, β) = (2, 1) convient.
De même k(k − 1)(k − 2) = k 3 − 3k 2 + 2k d’où k(k − 1)(k − 2) + 3k(k − 1) = k 3 − k
d’où (γ, δ, ε) = (6, 6, 1) convient.
n n    
k n+1 n(n + 1) .
Solutions

S1 = k= = =
1 2 2
k=1 k=1
n n
 k   n
 k      
n+1 n+1
S2 = k2 = α +β =α +β
2 1 3 2
k=1 k=1 k=1
8 Raisonnement, vocabulaire ensembliste, calculs algébriques

(n + 1)n(n − 1) (n + 1)n n(n + 1)   n(n + 1)(2n + 1)


.
soit S2 = 2 + = 2(n−1)+3 =
6  2  6  6
n n
 k n
 k n
 k
S3 = k3 = 6 +6 +
3 2 1
k=1 k=1 k=1 k=1
     
n+1 n+1 n+1
=6 +6 +
4 3 2
(n + 1)n(n − 1)(n − 2) (n + 1)n
= + (n + 1)n(n − 1) +
4 2
n(n + 1)   n(n + 1) 2 n2 (n + 1)2 .
= (n − 1)(n − 2) + 4(n − 1) + 2 = (n + n) =
4 4 4
p
11. A0 = N∅ de cardinal 1 = .
0
Pour ceux que le cas n = 0 effraie  on va  traiter le cas n = 1 : A1 est en bijection
p+1
avec [[0, p]] de cardinal p + 1 = .
1
 
n+p
Supposons que An est de cardinal et soit E de cardinal n + 1.
n
Fixons x0 dans E, alors E \ {x0 } est de cardinal  n et f ∈ An+1 si, et seulement si,
il existe k dans [[0, p]] tel que f (x0 ) = k et f (x)  p − k.
x∈E\{x0 }
   
Si l’on note Bk = f : E \ {x0 } → N  f (x)  p − k alors (B0 , B1 , . . . , Bp )
x∈E\{x0 }
p
 p 
 
n+p−k
est une partition de An+1 d’où card(An+1 ) = card(Bk ) =
n
k=0 k=0

n+p

 
n+p+1

soit card(An+1 ) = = d’après l’exercice précédent.
n n+1
=n
Cela termine la récurrence.

12. On effectue L2 ← L2 − mL1 et L3 ← L3 − mL1 puis L2 ↔ L3 et on obtient le


x −
 my + m2 z = 2m
système équivalent (1 + m2 )y − 2m3 z = 1 − m − 2m2


m(1 − m2 )z = 2m(1 − m)
• Si m ∈{0, 1} les deux premières lignes sont indépendantes et la troisième ligne
est 0 = 0, l’ensemble des solutions est donc une droite.
• Si m = −1 les deux premières lignes sont indépendantes et la troisième ligne est
0 = −4, l’ensemble des solutions est vide.
• Sinon les trois lignes sont indépendantes, l’intersection des trois plans est réduite
à un point.

13. Si a = 1 la condition de compatibilité est α = β = γ et on obtient le plan


d’équation x + by + z = α. Désormais a = 1.
Effectuons L1 ← L 1 − aL3 et L2 ← L2 − L3 puis L1 ← L1 + L2 , on obtient le

 (2 − a − a2 )z = α + β − (a + 1)γ
système équivalent b(a − 1)y + (1 − a)z = β − γ


x + by + az = γ
Raisonnement, vocabulaire ensembliste, calculs algébriques 9

et on note que 2 − a − a2 = (1) − a)(2 + a) et que L2 et L3 sont indépendantes.


• Si b = 0 on effectue L1 ← L1 − (2 + a)L2 et la condition de compatibilité est
α + γ = (a + 1)β, l’ensemble des solutions est alors une droite. Désormais b = 0.
• Si a = −2 la condition de compatibilité est α+β +γ = 0, l’ensemble des solutions
est alors une droite.
• Dans tous les autres cas les trois lignes sont indépendantes, l’intersection des
trois plans est réduite à un point.

14. a. est évidente.


b. On en déduit que f (A1 ) ∪ f (A2 ) ⊂ f (A1 ∪ A2 ).
Réciproquement, si y ∈ f (A1 ∪ A2 ), il existe x ∈ A1 ∪ A2 tel que y = f (x). Donc
y ∈ f (A1 ) ∪ f (A2 ).
 
c. f A1 ∩ A2 ⊂ f (A1 ) ∩ f (A2 ) se déduit de a).
Si y ∈ f (A1 ) ∩ f (A2 ), il existe (x1 , x2 ) ∈ A1 × A2 tel que y = f (x1 ) = f (x2 )
Si f est injective, il s’ensuit que x1 = x2 ∈ A1 ∩ A2 et donc y ∈ f (A1 ∩ A2 ).
d. se prouve de même.

15. a. est évidente.


 
b. On en déduit que f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ) ⊂ f −1 B1 ∪ B2 .
 
Si x ∈ f −1 B1 ∪ B2 alors f (x) ∈ B1 ∪ B2 . Si f (x) ∈ B1 alors x ∈ f −1 (B1 ) et si
f (x) ∈ B2 alors x ∈ f −1 (B2 ). Dans tous les cas, x ∈ f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ).
 
c. f −1 B1 ∩ B2 ⊂ f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 ).
 
Si x ∈ f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 ), alors f (x) ∈ B1 et f (x) ∈ B2 , donc x ∈ f −1 B1 ∩ B2 .
d. se prouve de même.

16. a. Pour tout z ∈ G, il existe x ∈ E tel que z = g ◦ f (x) car g ◦ f est surjective.
 
Comme z = g f (x) et comme f (x) ∈ F , en posant y = f (x), il existe y ∈ F tel
que z = g(y). Donc g est surjective.
 
b. Pour x, x ∈ E, f (x) = f (x ) ⇒ g[f (x)] = g f (x ) ⇐⇒ g ◦ f (x) = g ◦ f (x ).
L’injectivité de g ◦ f implique x = x . Donc f est injective.
Solutions

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