Contrôle Qualité Basé Sur Six Sigma: Série Guide D'apprentissage
Contrôle Qualité Basé Sur Six Sigma: Série Guide D'apprentissage
Contrôle qualité
basé sur Six Sigma
Série Guide d'apprentissage
REMERCIEMENTS
DR JAMES O. WESTGARD
Le Dr James O. Westgard est le directeur de Westgard QC, Inc., une petite entreprise proposant
un enseignement et une formation en matière de gestion de la qualité en laboratoire. C'est un
professeur émérite du service de pathologie et de médecine de laboratoire de la Faculté de
médecine de l'Université du Wisconsin. Pendant plusieurs années, il a été directeur de la faculté
des services de gestion de la qualité pour les laboratoires cliniques de l'hôpital et des cliniques de
l'Université du Wisconsin.
Natif du Dakota du Nord, le Dr Westgard a obtenu une licence en chimie à l'Université Concordia
à Moorhead (Minnesota), ainsi qu'une maîtrise et un doctorat en chimie analytique à l'Université
du Wisconsin, à Madison. Il a commencé sa carrière en 1968, à l'Université du Wisconsin, en tant
que chimiste clinique. Son intérêt s'est rapidement porté sur le développement de protocoles
d'évaluation de méthode, et il a exercé la fonction de premier président du Comité régional des
protocoles d'évaluation à l'Institut de normalisation clinique et de laboratoire (CLSI, Clinical
and Laboratory Standards Institute). Son intérêt pour le contrôle qualité a débuté en 1976 et
1977 lorsqu'il était en congé sabbatique à l'Université d'Uppsala en Suède et qu'il travaillait avec
le professeur Carl-Henric deVerdier et les Drs Torgny Groth et Torsten Aronsson. Ce travail
a abouti à une procédure de contrôle à plusieurs règles, connue internationalement comme
« Règles de Westgard ».
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA DIAGNOSTICS
COMMENT UTILISER CE
GUIDE D'APPRENTISSAGE
Ce guide est composé de six chapitres et d'un glossaire. Chaque chapitre contient
un résumé « En bref » et des références permettant d'effectuer des lectures
complémentaires. Le glossaire comprend une liste complète des termes clés rencontrés
dans chaque chapitre, suivie d'une liste d'abréviations fréquentes. Les lecteurs sont
invités à se rendre sur le site Internet de Westgard QC ([Link]) pour plus
d'informations.
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA DIAGNOSTICS
SOMMAIRE
AVANT-PROPOS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
ANNEXE C : ABRÉVIATIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
4
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA DIAGNOSTICS
Avant-propos
Il est courant, dans les laboratoires cliniques, de tester les
échantillons de contrôle qualité (CQ), généralement appelés
« contrôles » au moins une fois par jour et, de préférence, plusieurs
fois par jour. Les contrôles permettent de s'assurer de la qualité
suffisante des systèmes analytiques et de leur adaptation à l'utilisation
prévue. En effet, même les performances des meilleurs tests peuvent
se dégrader avec le temps. Les pratiques de contrôle statistique de la
qualité (CSQ) ont longtemps été établies dans ce but.
Cependant, une fois les pratiques de CQ établies, on observe une tendance des laboratoires à les accepter sans se poser de question et à
continuer à suivre les algorithmes de routine sans réexamen critique régulier de leur pertinence. Une approche uniformisée, comme le test
de deux contrôles par jour, est courante bien qu'il s'agisse d'une pratique minimale. Une règle de CQ aussi simple est facile à suivre, mais
elle ne tient pas compte du fait que tous les tests n'ont pas la même qualité analytique. Un programme de CQ optimal reconnaît la nécessité
de règles de CQ des dosages personnalisées en fonction de leur variabilité propre. Il établit en outre des règles pratiques afin de minimiser
le faux rejet de résultats des tests acceptables et la fausse acceptation de résultats non acceptables.
Le Dr James Westgard a consacré sa carrière à l'élaboration des meilleures pratiques de CQ et à l'évaluation de la qualité analytique
grâce à des outils tels que les mesures Sigma. Ce guide d'apprentissage présente ses concepts basés sur les conditions de travail réelles
des laboratoires cliniques de routine. Les laboratoires cliniques utilisent les Règles de Westgard depuis des années et appliquent
aujourd'hui au quotidien l'approche des mesures Six Sigma. Toutefois, comme le note le Dr Westgard lui-même, chaque laboratoire
doit procéder à une évaluation de ses performances et appliquer les algorithmes de CQ les plus adaptés. Pour ce faire, le laboratoire doit
définir des objectifs de qualité pour chaque analyte, et mesurer chaque imprécision et chaque biais de dosage. Avec ces données de base,
le laboratoire peut calculer les mesures Sigma et sélectionner des règles de CQ adaptées en fonction de la qualité analytique. Ce guide
d'apprentissage fournit aux laboratoires les connaissances de base nécessaires pour créer un plan de CQ exploitable, efficace et adapté à
leur établissement. Il décrit également les approches de CQ actuelles axées sur le risque.
Il est important de souligner que le CSQ est nécessaire, mais pas suffisant en tant que tel, pour garantir des pratiques de laboratoire et des
soins optimaux. Le CSQ résout la variabilité lors de la phase analytique, mais des erreurs peuvent également survenir dans les phases pré-
et post-analytiques. De plus, les programmes d'assurance externe de la qualité/essais d'aptitude (AEQ/PT) sont des moyens essentiels et
indépendants d'évaluer l'efficacité d'un programme de CQ.
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 1 : GESTION DE LA QUALITÉ ANALYTIQUE DIAGNOSTICS
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 1 : GESTION DE LA QUALITÉ ANALYTIQUE DIAGNOSTICS
Grâce à une sélection et une conception adéquates, le CSQ Le CSQ ne peut atteindre ses performances optimales s'il n'est pas
constitue une technique puissante pour le contrôle des correctement mis en œuvre.
performances. Il permet de s'assurer que la qualité des résultats
des tests répond aux besoins cliniques définis. La Figure 1-1 présente les responsabilités du personnel de
laboratoire en matière de CSQ. Il incombe aux responsables ou aux
« Réaliser correctement le bon CSQ » signifie : spécialistes techniques :
• Sélectionner des contrôles à des concentrations appropriées • D'établir la procédure de CSQ en concevant les règles de CSQ
• Déterminer la précision du dosage • De sélectionner les contrôles
• Calculer les bonnes limites du contrôle • De déterminer les moyennes du CQ et les ÉT des mesures de
• Tester les contrôles aux bons moments contrôle
• Prendre les mesures adéquates en fonction des résultats du • De préparer les cartes de contrôle ou de définir les paramètres
contrôle logiciels de CQ utilisés
RÉALISER LE
SÉLECTIONNEZ LES RÈGLES DE CQ, N, LA SÉQUENCE BON CSQ
RÉALISER
ANALYSER DES CONTRÔLES À CHAQUE SÉQUENCE CORRECTEMENT
LE CSQ
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Tous les analystes mettent systématiquement en œuvre le CSQ, • Réaliser des procédures de contrôle assurant des tests de
suivant les procédures d'exploitation normalisées. Cela comprend : qualité équivalente, comme indiqué dans l'Annexe C du State
Operations Manual. À compter de janvier 2016, cette option
• L'analyse des contrôles aux moments et aux intervalles est décrite comme un plan de contrôle qualité individualisé
prescrits (IQCP, Individualized quality control plan) composé de trois
éléments : une évaluation des risques, un plan de CQ et un
• L'interprétation des résultats du contrôle
programme d'évaluation de la qualité.
• L'application de mesures correctives appropriées
• La documentation de toutes les actions et de tous les résultats En comparaison, l'ISO 15189 fournit la norme globale de pratique
du contrôle pour l'accréditation8 en déclarant :
L'objectif de ce guide d'apprentissage est d'aider les laboratoires « Le laboratoire doit créer des procédures de contrôle
à établir, maintenir et appliquer de bonnes pratiques de CSQ, bien qualité vérifiant l'obtention de la qualité prévue des
que le CSQ ne constitue qu'une partie du système de gestion de résultats. »
la qualité (SGQ) d'un laboratoire. Le SGQ d'un laboratoire intègre
toutes les exigences techniques et de gestion du CSQ décrites Cela nécessite de définir la qualité prévue, les objectifs de
dans les directives internationales de gestion de la qualité et les qualité ou les exigences à atteindre. La définition des objectifs de
réglementations nationales concernant les laboratoires. Il comprend qualité constitue le point de départ de la gestion de la qualité en
de nombreux facteurs essentiels qui contribuent à l'obtention de laboratoire.
résultats des tests de qualité. Par conséquent, que les responsabilités
d'un technicien de laboratoire impliquent l'ensemble ou une partie
OBJECTIFS DE QUALITÉ
des étapes susmentionnées, tout le personnel du laboratoire doit
comprendre le processus de CSQ global et, plus largement, le SGQ. La qualité est au minimum la « conformité aux exigences » et au
maximum une « démonstration de compétences. » Le manque
de qualité est mesuré par les défauts (c'est-à-dire des résultats de
EXIGENCES RÉGLEMENTAIRES ET D'ACCRÉDITATION
tests dépassant les limites d'erreur admissible pour l'utilisation
Les pratiques de contrôle qualité doivent respecter les médicale prévue). Les objectifs de qualité sont définis comme
exigences réglementaires et d'accréditation. Aux États-Unis, les l'erreur totale admissible (ATE dans la terminologie privilégiée
amendements relatifs à l'amélioration des laboratoires cliniques par le Secrétariat américain aux produits alimentaires et
(CLIA, Clinical Laboratory Improvement Amendments) pharmaceutiques (FDA) ; ETa dans la terminologie historique),
7 fournissent les exigences réglementaires minimales, qui comme les critères appliqués dans les études d'essais d'aptitude
comprennent trois options : (PT) ou d'assurance externe de la qualité (AEQ). Les CLIA
définissent les critères de performance pour 70 à 80 tests
• Mettre en œuvre des procédures de contrôle permettant « réglementés ».
de surveiller l'exactitude et la précision de tout le processus
analytique, ce qui implique d'établir le nombre, le type et la Exemple :
fréquence des matériaux de contrôle de test, de s'assurer que • Le glucose doit être correct à ± 10 % de la valeur
les procédures de contrôle détectent les erreurs immédiates cible (VC) ou à ± 6 mg/dl à 60 mg/dl et moins.
dues à une défaillance du système de test, à des conditions
environnementales défavorables et aux performances de • Le cholestérol doit être correct à ± 10 % de la VC.
l'opérateur, et de surveiller dans le temps l'exactitude et la
précision des performances de test pouvant être influencées
Les critères applicables à d'autres dosages sont définis par d'autres
par le changement des performances du système de
programmes d'essais d'aptitude (PT) ou d'assurance externe de la
test, les conditions environnementales et la variance des
qualité (AEQ). Le College of American Pathologists (CAP) propose
performances de fonctionnement.
des études de PT pour tous les tests réglementés par les CLIA,
• Au moins une fois par jour, analyser ou examiner les entre autres.
échantillons patients à l'aide des contrôles suivants :
Exemple :
o Pour chaque procédure quantitative, introduire deux
• L'HbA1c doit être exacte à ± 6 % de la VC.
matériaux de contrôle de différentes concentrations.
o Pour chaque procédure qualitative, introduire un
matériau de contrôle négatif et un matériau de contrôle
positif.
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D'autres objectifs de qualité se basent sur les études de résultats Le PDCA est fondamental pour améliorer la qualité dans les
cliniques, la variation biologique prévue, l'opinion des groupes laboratoires car il propose un cycle continu de résolution des
d'experts, les études sur l'utilisation par les médecins et problèmes et d'amélioration de la qualité.
l'interprétation des valeurs de test. Les recommandations les plus
détaillées se trouvent dans la base de données Ricos des objectifs L'ouvrage de Burnett explique en quoi les exigences techniques
de variabilité biologique, initialement publiée en 19999 et mise à et de gestion ISO 15189 sont adaptées au cycle PDCA15. Comme
jour tous les deux ou trois ans sur le site Internet de Westgard10. le montre la Figure 1-2, Burnett organise le processus de gestion
de la qualité autour des thèmes « Organisation et gestion »,
Les modèles de définition d'objectif de variabilité biologique « Gestion des ressources », « Processus d'examen » et « Évaluation
décrits par Fraser et Petersen11 sont utilisés pour définir le CV et amélioration. » Les exigences de gestion sont identifiées par le
analytique admissible (CVa), le biais analytique admissible (Biaisa) chiffre 4 et les exigences techniques par le chiffre 5. L'intérêt de
et l'erreur biologique totale admissible (ETab), comme suit : ce processus est essentiel pour la compréhension du lien entre les
CVa = 0,5 x CVi différentes exigences, qui concourent, ensemble à créer un SGQ
Biaisa = 0,25 x (CVi2 + CVg2)1/2 efficace.
ETab = Biaisa + 1,65CVa,
où CVi est la variation intra-individuelle et CVg la variation inter- ORGANISATION/GESTION GESTION DES RESSOURCES
individuelle.
4.1 Responsabilité d'organisation 5.1 Personnel
et de gestion 5.2 Hébergement et conditions
La valeur CVi est utilisée pour définir la valeur CVa pour surveiller 4.4 Accords de service environnementales
les patients individuels, et les valeurs CVi et CVg sont utilisées 4.15 Évaluation de la direction 5.3 Équipements, réactifs,
4.2 Système de gestion de la consommables
pour définir le Biaisa pour les classifications diagnostiques par qualité 5.9 Gestion de l'information des
rapport aux intervalles de référence. La combinaison de ces deux 4.3 Contrôle de la documentation laboratoires
ensembles est un objectif souhaitable pour les objectifs en matière 4.13 Contrôles des dossiers 4.6 Services et fournitures
externes
d'ETa, et par conséquent de PT/AEQ11 .
Figure 1-2. Modèle du processus PDCA de Burnett pour le SGQ ISO 15189.
SYSTÈME DE GESTION DE LA QUALITÉ (SGQ)
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(1a) Exigences réglementaires (1) Définir les objectifs (1b) Applications cliniques
et d'accréditation d'utilisation prévue (ETa) et médicales
(2a) Traçabilité et harmonisation (2) Sélectionner les procédures (2b) Méthodes et matériaux de
d'analyses analytiques référence du fabricant
(4b) Exigences pré-analytiques (4) Mettre en œuvre un système (4a) Services d’installation/
et post-analytiques analytique de formation du fabricant
(11) Contrôler les défaillances (7) Élaborer le plan (7a) Analyse des risques
[FRACAS] (Indicateurs de qualité) de CQ total
• Planifier (étapes 1–2) : définir les objectifs de qualité comme La procédure de CSQ optimise les règles de contrôle et le
erreur totale admissible (ETa). L'ETa guide le choix de la nombre de contrôles pour détecter les erreurs importantes
procédure de mesure analytique, ou procédure d'examen d'un point de vue médical. Concevoir un plan de CQ total
selon la terminologie ISO. pour intégrer le CSQ aux autres mécanismes de contrôle
nécessaires pour surveiller les modes de défaillance
• Réaliser (étapes 3-4) : valider les caractéristiques de spécifiques pouvant survenir avec une méthode analytique
sécurité (précision, biais, plage mesurable, interférences) ou un système d'instruments en particulier. Le nouveau
à l'aide d'études expérimentales et d'analyses de données raisonnement axé sur le risque et les nouveaux outils
statistiques. À l'aide des données de performance de la d'évaluation des risques sont utiles pour l'identification des
méthode et de la définition de l'ETa, calculer une mesure contrôles supplémentaires, en particulier pour les étapes
Sigma [mesure Sigma = (ETa – |Biais|)/CV]. En partant pré- et post-analytiques du processus de test total (PTT). La
du principe que la mesure Sigma indique la performance mise en œuvre du plan de CQ total requière l'utilisation des
acceptable (à savoir supérieure à 3), de préférence au moins outils de CQ et de la technologie informatique disponibles.
4 et mieux encore, 5 ou 6, procéder à la mise en œuvre de la Le résultat est un processus de CQ efficace permettant de
méthode analytique. La mise en œuvre nécessite d'établir des « vérifier l'obtention de la qualité prévue des résultats des
procédures d'exploitation normalisées (SOP), des calendriers tests », conformément à la norme ISO 15189.
de maintenance, des procédures de CQ, etc. et de former des
analystes capables de comprendre et de suivre ces SOP. • Agir (étapes 10-12) : enfin, contrôler la qualité du processus
de test au fil du temps pour caractériser les performances,
• Vérifier (étapes 5-9) : l'étape de vérification est axée sur identifier les pannes et améliorer le plan de CQ (revenir
la connaissance de la qualité Sigma, en commençant par à l'étape 5) ou réviser l'intégralité du processus d'analyse
la formulation d'une stratégie de CQ total englobant les (revenir à l'étape 1).
mécanismes de contrôle statistiques et non statistiques.
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 1 : GESTION DE LA QUALITÉ ANALYTIQUE DIAGNOSTICS
Références
1. Levey S, Jennings ER. The use of control charts in the clinical
EN BREF laboratory. American Journal of Clinical Pathology 1050;20:1059-
1066.
Voilà le contexte dans lequel les laboratoires médicaux doivent
procéder au CSQ. Le CSQ est essentiel mais ne représente 2. Westgard JO, Barry PL, Hunt MR, Groth T. A multirule Shewhart
chart for quality control in clinical chemistry. Clinical Chemistry
qu'une partie du SGQ. L'application du CSQ suppose que
1981;27:493-501.
la méthode a été soigneusement évaluée et qu'elle répond
aux exigences relatives à l'utilisation prévue. La stratégie 3. C24A3. Statistical Quality Control for Quantitative Measurement
de CQ total est adoptée à partir de la qualité Sigma connue Procedures. Wayne, Pennsylvania, Clinical and Laboratory
Standards Institute, 2006.
du processus de test et de l'utilisation des bonnes règles de
contrôle et du bon nombre de contrôles. Des contrôles pré- 4. Westgard JO. Charts of operational process specifications (OPSpecs
et post-analytiques supplémentaires sont mis en œuvre dans Charts) for assessing the precision, accuracy, and quality control
le cadre du plan de CQ total. D'autres contrôles sont utilisés needed to satisfy proficiency testing performance criteria. Clinical
Chemistry 1992;38:1226-1233.
pour surveiller les modes de défaillance critique du processus
d'analyse spécifique. La qualité est contrôlée par des études 5. Westgard JO, Hyltoft Petersen P, Wiebe D. Laboratory process
d'AEQ/PT et d'autres indicateurs de qualité, et les problèmes specifications for assuring quality in the U.S. National Cholesterol
sont identifiés, corrigés et neutralisés. Education Program. Clinical Chemistry 1991;37:656-661.
14. Nillson OJ. The Essential Deming: Leadership principles from the
father of quality, W. Edwards Deming. McGraw-Hill, 2013.
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Les étapes initiales de mise en œuvre d'un système de gestion de La validation des caractéristiques de sécurité est importante
la qualité Six Sigma (SGQ 6Σ) ont pour but de définir l'exigence/ pour la mise en place d'un raisonnement axé sur le risque. Dans
l'objectif de qualité pour l'utilisation prévue, de sélectionner une la terminologie ISO, les caractéristiques de sécurité des appareils
procédure de mesure analytique et de déterminer l'exécution de la médicaux sont la plage mesurable, la précision, la justesse ou
méthode à partir des données du laboratoire. biais, la limite de détection, l'interférence et la récupération.
Elles sont souvent appelées caractéristiques de performances
La Figure 2-1 illustre les étapes initiales de calcul d'une mesure La directive ISO clé pour la gestion du risque des appareils
Sigma à partir de l'objectif de qualité sous la forme d'une erreur médicaux1 met l'accent sur la conception à des fins de sécurité :
totale admissible (ATE ou ETa) et de l'exactitude (biais) et de la
précision (ÉT ou %CV) observées pour la méthode. La mesure Les caractéristiques de performances des appareils
reflète la qualité sur l'échelle Sigma et donne des indications pour médicaux de DIV déterminent l'exactitude des résultats
sélectionner la procédure de CSQ appropriée (à savoir les règles d'examen. Le non-respect des caractéristiques de
de contrôle et le nombre de contrôles nécessaires), facilement performances requises pour une utilisation médicale
identifiable grâce à différents outils de planification du CSQ. spécifique peut engendrer une situation dangereuse pour
Certains de ces outils sont illustrés dans le chapitre suivant. laquelle une évaluation du risque pour les patients est
nécessaire.
Définir les spécifications de qualité pour le test Les fabricants améliorent la sécurité dans le cadre de la
Calculer
conception et de la validation des systèmes de test. Si la
Sigma
Sélectionner les matériaux de contrôle précision et le biais ne sont pas acceptables, les fabricants
%ETA- %BIAIS revoient la conception du système jusqu'à ce qu'ils obtiennent
%CV les performances requises. Les performances sont documentées
Déterminer la moyenne, l'écart type comme une revendication que le FDA examine dans le cadre de
l'approbation 510(k) pour la commercialisation d'un nouveau
Utiliser les outils Calculer les limites, préparer le graphique système de test.
de planification
de CQ, par Les CLIA demandent aux laboratoires de valider les
Analyser des contrôles à chaque séquence
exemple, performances des nouveaux systèmes de test et de vérifier qu'ils
spécifications de respectent les revendications du fabricant2 :
fonctionnement, Interpréter les résultats de contrôle
règles Sigma de §493.1253 Établissement et vérification des spécifications de
Westgard Prendre des mesures appropriées performances.
(a) Applicabilité. Les laboratoires ne sont pas tenus de
vérifier ni d'établir les revendications de performances
Figure 2-1. Procédé de laboratoire pour « réaliser correctement le bon CSQ ».
pour les systèmes de test utilisés avant le 24 avril 2003.
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(b) (1) Vérification des spécifications de performance. qualité requise pour l'utilisation prévue du test.4 Les outils de
Chaque laboratoire présentant un système de test non planification de CSQ Sigma orientent la sélection de procédures
modifié approuvé ou autorisé par le FDA doit procéder de CSQ appropriées. Les données internes sont utilisées pour
comme suit avant de consigner les résultats de test du formater les procédures de CSQ afin que la qualité requise pour
patient. l'utilisation prévue du test soit obtenue.
DONNÉES POUR L'ÉVALUATION DES RISQUES La partie A de la Figure 2-2 applique le modèle Sigma au
Pour ce qui est des programmes de CQ, les CLIA américains laboratoire clinique en remplaçant l'erreur admissible pour
exigent l'utilisation de données internes pour la réalisation d'une l'utilisation clinique prévue (ATE ou ETa) par des limites de
évaluation des risques du processus de test3. tolérance. La précision est représentée par l'ÉT ou le %CV
caractérisant la largeur de la distribution. L'effet du biais est
Pour procéder à une évaluation des risques, le laboratoire indiqué par l'emplacement de la distribution par rapport à la
doit identifier la source des défaillances et des erreurs valeur cible ou réelle. Le biais décale la distribution vers l'une des
potentielles d'un processus de test et évaluer la fréquence spécifications de tolérance, réduisant ainsi le niveau de variation
et l'impact de ces défaillances et sources d'erreurs. admissible.
Les données internes, établies par le laboratoire dans son L'objectif pour une qualité de tout premier ordre est une
propre environnement et par son propre personnel, doivent variation de processus (soit une performance de test) bien
être incluses pour démontrer que la stabilité du système de adaptée aux spécifications de tolérance.
test supporte le nombre et la fréquence de CQ documentés
Exemple :
dans le plan de contrôle qualité (PCQ). Les données issues
ÉT de ± 6 pour un dosage, comme illustré dans la partie B de la
de la vérification ou de l'établissement des spécifications
Figure 2-2.
de performances et les données de CQ historiques
(existantes) peuvent être incluses. Les données publiées
ou les données des fabricants (comme les notices) peuvent La qualité Six Sigma veille essentiellement à ce qu'aucune erreur
être prises en compte mais ne peuvent pas être utilisées ne dépasse l'exigence de qualité définie.
comme unique critère pour la prise de décisions.
Dans la plupart des industries, une qualité acceptable minimum
Les recommandations spécifiques préconisent d'utiliser les est définie comme trois Sigma, comme indiqué dans la partie C
données des études de vérification/validation des performances de la Figure 2-2. Pour trois Sigma, les limites de tolérance sont
et les dossiers de CQ existants. Ces données sont censées complètement absorbées par 3 ÉT de variation, et même dans
montrer que la stabilité du système de test supporte le nombre et la des conditions de fonctionnement optimales, quelques défauts
fréquence de CQ documentés dans le PCQ. sont produits. Toute modification de performances du processus
(réduction de la précision ou augmentation du biais) accroît le
Les données internes permettent de déterminer la qualité du risque de produire des résultats de test de mauvaise qualité. Un
système de test sur l'échelle Sigma (mesure Sigma) et de savoir processus Six Sigma est considéré comme un processus de tout
si le biais et la précision observés conviennent à l'utilisation premier ordre, mais il est possible d'atteindre une valeur Sigma
clinique. L'échelle Sigma, intrinsèquement axée sur le risque, >6, soit moins de 3,4 défauts par million d'opportunités, avec une
prévoit le nombre attendu de résultats de test défectueux précision exceptionnelle et/ou un biais minimal.
pour un système de test en termes de précision et de biais et la
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Figure 2-2 (A) Illustration du calcul de la mesure Sigma à partir de l'erreur totale admissible (ATE ou ETa), de l'inexactitude (biais),
et de l'imprécision (ÉT). (B) Comparaison de l'objectif Six Sigma pour une qualité de tout premier ordre avec (C) une qualité acceptable
minimum de trois Sigma.
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La valeur ETa peut être définie par les critères pour les
performances acceptables dans le cadre des études AEQ/PT. BIAIS
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Les laboratoires effectuent des expériences de reproduction pour pour deux, trois, quatre, cinq et Six Sigma, comme l'illustre le
vérifier la précision et contrôler les performances continues graphique de décision de méthode dans la Figure 2-3. Cet outil
à partir des données de CSQ collectées dans des conditions permet de tracer un point de fonctionnement, où la coordonnée y
normales de fonctionnement. La valeur %CV est calculée comme représente le biais observé et la coordonnée x la précision
l'ÉT observé divisé par la moyenne, puis multiplié par 100. observée. Ce point représente la qualité Sigma de n'importe
quelle méthode.
%CV = (ÉT/Moyenne) x 100
Exemple :
Exemples de calculs de l'HbA1c Le point de fonctionnement dans la Figure 2-3 représente
Étant donné l'importance de l'HbA1c pour le diagnostic et la un biais de 2,0 % et une CV de 1,0 %. Il se trouve sur la ligne
prise en charge du diabète, l'accord mondial sur les exigences représentant la qualité quatre Sigma, ce qui correspond à la
en matière de qualité, la disponibilité des programmes d'AEQ/ mesure Sigma calculée : [(6 –2)/1 = 4].
PT basés sur l'exactitude, l'application généralisée de méthodes
dans les laboratoires centraux, ainsi que le contexte du lieu
d'intervention, l'HbA1c offre un bon exemple pour les calculs
Sigma.
Ces exemples illustrent les performances exigeantes requises Graphique de décision de méthode, ETa = 6,0 %
concernant les méthodes analytiques actuelles en ce qui 6
concerne la qualité de test nécessaire pour l'utilisation clinique t
en
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ef
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oin
Exactitude - %Biais observé
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2. Mettre à l'échelle l'axe des X de 0 % à la moitié de l'ETa, soit 3,0 %. Nommer cet axe « imprécision observée » en unités de %CV.
3. Tracer les lignes de la qualité Sigma en déterminant les coordonnées à l'origine X et Y comme indiqué ci-dessous :
Il est également possible de créer un graphique de décision de méthode normalisé à utiliser pour n'importe quelle valeur ETa
spécifiée. Pour cela, mettre à l'échelle l'axe des Y de 0 à 100 et l'axe des X de 0 à 50, calculer les coordonnées à l'origine X et Y comme
indiqué précédemment, et tracer les lignes de Sigma. Pour appliquer le graphique normalisé, il est nécessaire d'exprimer les valeurs
de biais, d'ÉT ou de CV observées en pourcentages d'ETa. Pour l'exemple HbA1c ci-dessus, la coordonnée Y serait 2/6, soit 33 %,
et la coordonnée X serait 1/6, soit 17 %. Cette méthode est représentée par le point A sur le graphique normalisé présenté dans la
Figure 2-4. La méthode B représente la méthode de détermination du glucose d'un laboratoire central dont l'ETa est de 10 %, et la
méthode C représente une mesure du glucose sur le lieu d'intervention dont l'ETa est de 20 %. L'avantage du graphique normalisé est
que plusieurs méthodes différentes peuvent être représentées sur un même graphique.
60,0
Pour accéder à une analyse plus complète
des concepts, mesures et outils d'application
Six Sigma, voir la référence 5.
50,0
40,0
30,0
20,0
10,0
0,0
0,0 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0
Figure 2-4. Graphique de décision de méthode « normalisé » où l'inexactitude observée est calculée par
100*Biais/ATE et l'imprécision observée est calculée par 100*CV/ATE quand les paramètres d'origine
RETOUR AU SOMMAIRE 17
sont tous exprimés en unités de %. L'exemple A utilise la même méthode HbA1c que celle de la Figure
2-3. L'exemple B est une procédure d'analyse du glucose en laboratoire dans le cadre de laquelle l'ATE
est de 10 % et l'exemple C est une mesure du glucose sur le lieu d’intervention où l'ATE est de 20 %.
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Les résultats de comparaison des méthodes sont présentés par i. Sigma = (6,0 % – 1,4 %)/1,9 % = 4,6/1,9 = 2,4
le traçage des résultats du nouveau système de test sur l'axe des
Y par rapport aux résultats de la méthode comparative sur l'axe
des X. Les données sont soumises à une analyse par équation Exemple concret 2
de régression pour décrire les résultats comme l'équation d'une Ce même rapport6 fournit les informations suivantes pour un
ligne droite : second système de test :
RETOUR AU SOMMAIRE 18
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RETOUR AU SOMMAIRE 19
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b. Faire la moyenne des différences pour estimer le biais. IMPORTANCE DE LA DÉTERMINATION DE LA QUALITÉ SUR
L'ÉCHELLE SIGMA
i. (3,24 % + 4,73 % + 2,59 %)/3 = 3,52 %
4. Calculer Sigma avec et sans biais : Les exemples ci-dessus donnent à penser que la qualité Sigma
pour les méthodes d'HbA1c actuelles n'atteint pas encore
a. Sigma = (%ETa – |%Biais|)/%CV l'objectif de Six Sigma pour une qualité de tout premier
i. Sigma = (6,0 % – 3,52 %)/1,75 % = 1,42 ordre. Gardez à l'esprit que l'HbA1C est l'un des tests les plus
normalisés du monde. Un réseau mondial de laboratoires, l'IFCC,
b. Sigma = %ETa/%CV
soutient les matériaux et les méthodes de référence, et plusieurs
i. Sigma = 6,0/1,75 = 3,43 réseaux nationaux de laboratoires, comme le NGSP, certifient
l'équivalence de presque tous les systèmes commercialisés aux
Exemple concret 5 États-Unis.
Le laboratoire de l'exemple 4 a analysé les échantillons de l'étude du
CAP de 2014 pour l'événement B du GH2, dont les valeurs attribuées Les deux études 6,7 mentionnées ci-dessus ont été publiées
aux échantillons étaient respectivement de 6,58, 8,39 et 5,65 %Hb. en 2014. Les données issues de l'étude des systèmes de test
Les résultats respectifs du laboratoire étaient de 6,7, 8,5 et 5,6 %Hb. de l'HbA1c POC6 signalent des Sigmas allant de 0,44 à 4,23,
avec trois des sept méthodes démontrant que la qualité > trois
1. L'ETa est de +/- 6,0 %. Sigma. Ces résultats sont résumés sur le graphique de décision
de méthode de la Figure 2-5, et la majorité du personnel
2. Les CV sur le long terme étaient encore de 1,9 % et 1,6 % de laboratoire trouvera ce résumé graphique bien plus
à des moyennes de 5,58 et 9,58 %Hb. Si l'on procède à une compréhensible que les tableaux statistiques de cet article. Dans
interpolation entre les contrôles, un CV de 1,75 % est une le deuxième article, les données de l'étude des systèmes de test
bonne estimation. de l'HbA1c du laboratoire central 7 démontre que seulement un
des six systèmes de test assure une qualité > trois Sigma.
3. Le biais est déterminé à partir des différences entre les
résultats du laboratoire et les valeurs attribuées par le CAP :
Graphique de décision de méthode, ETa = 6,0 %
a. Calculer les différences entre les résultats du laboratoire 6
et les valeurs attribuées.
RETOUR AU SOMMAIRE 20
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-6,0
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 4,5 5,0 5,5 6,0
Figure 2-6. Graphique d'évaluation des compétences Sigma pour les résultats de l'étude de
Figure 2-6. Graphique d'évaluation des compétences Sigma pour les résultats de l'étude de
2014 du College of American Pathologists (CAP) pour l’échantillon d'HbA1c GH2-01 avec un
2014 duconcentration
College of American
de 6,49 P%Hb.
athologists
ETa=6,0(CAP) pour l'échantillon
%. Chaque d'HbA1c
point représente la GH2-01 avec
justesse observée (%Bia
une concentration del'incertitude
axe des Y) et 6,49 %Hb. ETa=6,0 %. Chaque
type observée (%CV,point
axereprésente
des X) pourla l'un
justesse observée
des 26 sous-ensembles
(%Biais,d'analyse.
axe des Y)Les résultats représentent
et l'incertitude un (%CV,
type observée total deaxe
3 187
deslaboratoires.
X) pour l'un des 26 sous-
ensembles d 'analyse. Les résultats représentent un total de 3 187 laboratoires.
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Références
1. ISO 14971:2007. Dispositifs médicaux - Application de la gestion des
EN BREF risques aux dispositifs médicaux. ISO, Genève, 2007.
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Sélection de la bonne
procédure de CSQ
Chapitre 3
INTRODUCTION • Outil de sélection du CSQ de la mesure Sigma
La sélection d'une procédure de CSQ commence par la définition • Graphique des spécifications de fonctionnement
de la qualité requise pour l'utilisation prévue, l'évaluation des
performances (précision et biais) du dosage (méthode, procédure • Graphique normalisé des spécifications de fonctionnement
d'analyse) et la détermination de la qualité sur l'échelle Sigma.
• Règles Sigma de Westgard
Le chapitre précédent portait sur ces étapes initiales et sur la
détermination de la mesure Sigma. Ce chapitre décrit la sélection
d'une procédure de CSQ appropriée. Chaque outil présente des avantages et des inconvénients liés à la
facilité d'utilisation et de compréhension, mais tous reposent sur
L'objectif du CSQ est d'atteindre un haut niveau de détection des les caractéristiques de performances du CSQ et garantissent des
erreurs et un faible taux de faux rejets avec les règles de contrôle résultats similaires, si ce n'est identiques.
les plus simples et le moins de contrôles possible. Quatre outils
de planification de CQ différents sont décrits :
RETOUR AU SOMMAIRE 23
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PERFORMANCES DES PROCÉDURES DE CSQ des erreurs (Pde) est déterminée par l'identification de la taille
d'une erreur sur l'axe des X, le traçage d'une ligne verticale, la
Le CSQ est un détecteur des erreurs, et sa réponse dépend de la
localisation de l'intersection avec la courbe de puissance et la
taille de l'erreur. Il s'apparente à un détecteur de fumée. Un petit
lecture de la probabilité sur l'axe des Y.
incendie peut ne pas déclencher l'alarme, mais plus la taille de
l'incendie est importante, plus la probabilité du déclenchement
de l'alarme augmente. Les fausses alarmes entraînent Exemple :
l'évacuation du bâtiment lorsqu'il n'y a pas d'incendie. Les Pour la deuxième courbe de puissance en partant du bas, la
alarmes réelles et les fausses alarmes sont des caractéristiques de Pfr est généralement de 0,0. Si l'erreur systématique à détecter
performances communes à n'importe quel détecteur, y compris est de 2,5 sur l'axe des X, comme l'indique la ligne verticale,
le détecteur d'erreurs CSQ. l'intersection avec la courbe de puissance montre que la Pde est
d'environ 0,53, ce qui signifie qu'il y a 53 % de chances de détecter
La Figure 3-1 décrit la réponse typique du détecteur de fumée. un décalage systématique équivalent à 2,5 fois l'ÉT de la méthode.
Les chances que l'alarme se déclenche sont représentées sur Pour comparaison, la courbe de puissance supérieure indique
l'axe des Y, et la taille de l'incendie sur l'axe des X. Plus l'incendie une Pde de 0,90, ce qui est bien meilleur, mais montre une Pfr
est important, plus la probabilité d'une alarme augmente. Il élevée de presque 0,10 soit 10 %. Un nombre important de faux
existe une faible probabilité d'alarme même lorsqu'il n'y a pas rejets compromet l'utilisation de cette procédure de CSQ car les
d'incendie, comme le montre l'ordonnée à l'origine Y. Il s'agit du analystes ne peuvent pas savoir si un rejet observé est une alarme
risque de fausse alarme. réelle ou non.
1,0
Échelle Sigma
0,9
1,65 2,65 3,65 4,65 5,65
1,0
0,8
0,7 0,9
0,6 0,8
Probabilité ou chances
0,5 de déclencher l'alarme
Probabilité de rejet (P)
0,7
0,4 0,6
0,3 0,5
0,2 0,4
0,1 0,3
Corbeille
0,0 Allumette
Pochette
d'allumettes à déchets Bureau 0,2
0,1
RETOUR AU SOMMAIRE 24
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TAILLE D'UNE ERREUR IMPORTANTE D'UN POINT DE VUE • 22s – rejet si deux mesures de contrôle consécutives dépassent
MÉDICAL la même limite de contrôle définie par la moyenne + 2s ou par
la moyenne – 2s.
L'erreur systématique critique ( EScrit) qui doit être détectée par
le CSQ est calculée comme suit à partir de la qualité requise pour • 2 sur 32s – rejet si deux mesures de contrôle sur trois
l'utilisation prévue, et de la précision et du biais observés : dépassent la même limite de contrôle définie par la moyenne +
2s ou par la moyenne – 2s.
EScrit = [(ETa – Biais)/ÉT] – 1,65,
• R4s – rejet si une mesure de contrôle d'un groupe dépasse la
où l'ETa est l'erreur totale admissible, le biais représente limite de contrôle définie par la moyenne + 2s et qu'une autre
l'inexactitude et l'ÉT l'imprécision. dépasse la limite de contrôle définie par la moyenne – 2s.
(Remarque : cette règle s'applique mieux sur une seule
Notez que l'expression [(ETa – Biais)/ÉT] peut être remplacée analyse.)
par la mesure Sigma :
• 31s – rejet si trois mesures de contrôle consécutives dépassent
EScrit = Sigma – 1,65 la même limite de contrôle définie par la moyenne + 1s ou par
la moyenne – 1s.
La mesure Sigma indique la taille de l'erreur systématique
importante d'un point de vue médical, et l'équation peut être • 41s – rejet si quatre mesures de contrôle consécutives
remaniée : dépassent la même limite de contrôle définie par la moyenne +
1s ou par la moyenne – 1s.
Sigma = EScrit + 1,65
• 6X – rejet si six mesures de contrôle consécutives tombent du
Cela signifie que l'axe des X d'un graphique de fonction même côté de la moyenne.
puissance peut être remis à l'échelle en termes de Sigma en
ajoutant 1,65 à la valeur de l'erreur systématique, comme le • 8X – rejet si huit mesures de contrôle consécutives tombent
montre l'axe des X en haut de la Figure 3-2. du même côté de la moyenne.
La légende à droite de la Figure 3-2 identifie les différentes • 10X – rejet si 10 mesures de contrôle consécutives tombent du
procédures de CSQ (règles de contrôle), le nombre de contrôles même côté de la moyenne.
(N) et le nombre d'analyses (R) auxquels sont appliquées les
règles de contrôle. Les règles de contrôle sont abrégées sous la
Notez que la règle de CSQ de la Figure 3-2 qui présente un taux
forme AL et définies comme suit :
élevé de faux rejets (ligne supérieure, 12s avec N = 2) correspond
aux limites du graphique de Levey-Jennings définies par la
• 1 2s – la règle de contrôle couramment utilisée pour le
moyenne ± 2 ÉT, tandis que l'autre règle de CSQ (deuxième ligne
graphique de Levey-Jennings, avec des limites de contrôle
en partant du bas) qui présente une Pfr très faible mais également
définies comme la moyenne ± 2s (s = ÉT). Cette règle est
une Pde inférieure (13s avec N = 2) correspond aux limites du
parfois utilisée comme une règle de rejet, avec des problèmes
graphique de Levey-Jennings définies par la moyenne ± 3 ÉT. La
dus aux faux rejets (5 % pour N = 1, 10 % pour N = 2). Dans
comparaison des performances montre la difficulté pratique de
le CSQ à plusieurs règles, elle peut être utilisée comme règle
la sélection des règles de CSQ : Il existe un compromis entre la
d'avertissement pour déclencher une inspection minutieuse
détection des erreurs et les faux rejets. Des limites de contrôle
des données de contrôle par les autres règles de rejet.
restreintes entraînent une meilleure détection des erreurs,
• 13s – rejet si une mesure de contrôle dépasse la moyenne ± 3s. mais également un taux de faux rejets plus élevé. Des limites
de contrôle larges garantissent un faible taux de rejets, mais
• 1 2,5s – rejet si une mesure de contrôle dépasse les limites de également une moins bonne détection des erreurs.
contrôle définies par la moyenne ± 2,5s.
Le CSQ à plusieurs règles est un bon compromis puisqu'il
• 13,5s – rejet si une mesure de contrôle dépasse les limites de
augmente la détection des erreurs en appliquant plusieurs règles
contrôle définies par la moyenne ± 3,5s.
de contrôle sélectionnées pour leur faible Pfr.
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étaient encore réalisés à la main. C'est pour cette raison qu'on a 0,7
intégré la règle d'avertissement 12S pour déclencher la réalisation
0,6
d'une inspection par un ensemble complet de règles. La règle
d'avertissement n'est pas nécessaire si la vérification de la règle 0,5
0,3
CQ des 0,2
données
0,1
0,0
0,0 1,0 2,0 3,0 4,0
1 2S Produire des rapports de résultats
Erreur systématique (ES, multiples de s)
PFR PDE N R
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Pour sélectionner une règle de CSQ appropriée, tracer une ligne les performances des deux règles de CSQ sont équivalentes. Le
verticale correspondant à la mesure Sigma du test (axe des X, choix se portera donc sur la règle la plus facile à mettre en œuvre
échelle supérieure). Pour identifier les règles de contrôle et le en fonction du logiciel de CSQ utilisé et de la formation et des
nombre de contrôles adaptés, inspecter le graphique et comparer compétences des analystes. Un Sigma de quatre représente le
la détection des erreurs aux points d'intersection de la ligne niveau de qualité à partir duquel la mise en œuvre d'un CSQ à
verticale et des courbes de puissance. plusieurs règles est essentielle.
De
ssi Échelle Sigma GRAPHIQUE DES SPÉCIFICATIONS DE FONCTIONNEMENT
n
er
1,65 2,65 3,65 4,65 5,65
1,0 un Le graphique des spécifications de fonctionnement, ou graphique
el
ign OPSpecs6, est un autre outil de sélection des procédures de CSQ. La
0,9 ev
ert Figure 3-6 utilise le même format que le graphique de décision
ica
0,8 le de méthode décrit précédemment. Le graphique OPSpecs est
au
0,7 Sig conçu pour des exigences de qualité spécifiées. Dans cet exemple,
ma
Probabilité de rejet (P)
0,2
5,0
Sigma = 4,00
0,1 Exactitude admissible (%Biais)
EScrit = 2,35
0,0 4,0
Pe
0,0 1,0 2,0 3,0 4,0
rfo
rm
Erreur systématique (ES, multiples de s)
an
ce
3,0
s sig
PFR PDE N R
ma
3,0
13S/22S/R4S/41S/8X Figure 3-5. Exemple d'application
0
0,08 ----- 8 1 de l'outil de sélection de CSQ Sigma 2,0
13S/22S/R4S/41S/8X pour un test avec la méthode HbA1c
où ETa=6,0 %, Biais=2,0 %, et
0,03 ----- 4 2 Figure 3-5. Exemple d'application de l’outil de sélection de CS
13S/22S/R4S/41S CV=1,0 %, soit une qualité Sigma de
1,0 ATE = 6,0 %, Biais = 2,0 %, et CV = 1,0 %, soit une qualité Sigm
4,0 [Sigma = (ETa-Biais)/CV]. Les procédures de CSQ seraient une règle multiple 13s/22s/R4s/4
0,03 0,91 4 1
bonnes procédures de CSQ seraient
12,5S
une règle multiple 13s/22s/R4s/41s
0,04 0,87 4 1 0,0
avec N=4 ou une règle unique 12,5s
12,5S
avec N=4. 0,0 1,0 2,0 3,0
0,03 0,70 2 1
13S/22S/R4S Précision admissible (%CV)
0,01 0,59 2 1
PFR N R
13S Figure 3-6. Graphique des
13S/22S/R4S/41S/8X
0,00 0,48 2 1 0,08 8 1 spécifications de fonctionnement
13,5S pour ETa=6,0 % (avec une détection
13S/22S/R4S/41S/8X
0,00 0,24 2 1 0,03 4 2
des erreurs de 90 %) montrant le biais
admissible sur l'axe des Y par rapport
13S/22S/R4S/41S
à la précision admissible sur l'axe des
0,03 4 1
X pour différentes procédures de
La Figure 3-5 représente un test de qualité quatre Sigma. La 12,5S CSQ dont les règles, le nombre de
légende indique les valeurs de Pfr et Pde pour toutes les procédures 0,04 4 1 mesures de contrôle (N) et le nombre
de CSQ. Notez que les procédures présentant une valeur Ns de 12,5S d'analyses (R) sont indiqués dans
4 ou plus offrent une bonne détection des erreurs. Un N de 4 0,03 2 1 la légende sur la droite. Les lignes
désigne le nombre total de contrôles (p. ex. deux mesures sur de haut en bas correspondent aux
12,5S
procédures de CSQ de haut en bas
chacun des deux contrôles à des concentrations différentes, une 0,03 2 1
dans la légende.
mesure sur chacun des quatre contrôles ou même quatre mesures 13S
sur un contrôle). Il n'est pas nécessaire d'aller au-delà des règles 0,00 2 1
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une détection des erreurs systématiques de 90 %. Comme dans Ce n'est pas une simple coïncidence si le graphique OPSpecs
le graphique de décision de méthode, l'axe des Y indique le fournit les mêmes réponses que l'outil de sélection de CSQ
biais admissible et l'axe des X indique la précision admissible. Sigma. Le graphique OPSpecs est créé en remaniant l'équation de
La différence est la suivante : les lignes représentent les limites calcul de l'erreur systématique critique comme suit :
admissibles du biais et de la précision pour les différentes règles
de CSQ. Pour utiliser un graphique OPSpecs, tracer un point de EScrit = [(ETa – Biais)/ÉT] – 1,65
fonctionnement là où la coordonnée Y est égale au biais et où la
coordonnée X est égale à la précision. Les lignes situées au-dessus EScrit + 1,65 = [(ETa – Biais)/ÉT]
du point de fonctionnement identifient les règles de CSQ adaptées
aux performances observées de la méthode. ( EScrit + 1,65)ÉT = ETa – Biais
6,0
L'avantage du graphique OPSpecs est sa similarité par rapport au
graphique de décision de méthode. En fait, le graphique OPSpecs
t» comprend une ligne de trois Sigma indiquant la relation entre
en
5,0 em les performances Sigma et les performances des règles de CSQ.
nn
Exactitude admissible (%Biais)
tio
Pe
fon
rm
t
oin
ce
p économique.
ss
e«
igm
erl
rac
a3
PFR N R Une solution est le graphique normalisé, dans lequel l'axe des
13S/22S/R4S/41S/8X Figure 3-7. Exemple d'application Y représente le rapport %Biais/%ETa, et l'axe des X le rapport
0,08 8 1 de graphique des spécifications de %CV/%ETa. Ce graphique est illustré dans la Figure 3-8,
13S/22S/R4S/41S/8X fonctionnement pour ETa=6,0 % (avec avec une mise à l'échelle de 0 à 100 sur l'axe des X et de 0
une détection des erreurs de 90 %)
0,03 4 2 à 50 sur l'axe des Y. Pour utiliser ce graphique, le point de
13S/22S/R4S/41S pour une méthode HbA1c dont le biais
est de 2,0 % et le CV de 1,0 %. Les fonctionnement est déterminé comme suit :
0,03 4 1
12,5S
bonnesprocédures de CSQ seraient
une règle multiple 13s/22s/R4s/41s coordonnée Y = (%Biais/%ETa) x 100
0,04 4 1
avec N=4 ou une règle unique 12,5s
12,5S
avec N=4.
0,03 2 1 coordonnée X = (%CV/%ETa) x 100
13S/22S/R4S
0,01 2 1
13S
0,00 2 1
13,5S
0,00 2 1
RETOUR AU SOMMAIRE 28
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Par exemple, pour la méthode d'HbA1c illustrée dans la RÈGLES SIGMA DE WESTGARD
Figure 3-7, le point de fonctionnement pour un graphique
Nous avons longtemps prôné la personnalisation du CSQ, comme
OPSpecs normalisé est :
les Règles de Westgard, pour rendre compte de la qualité requise
coordonnée Y = (2,0 %/6,0 %) x 100 = 33,3 % pour l'utilisation prévue d'un test ainsi que du biais et de la
précision d'une méthode7. Au fil du temps, nous avons élaboré
coordonnée X = (1,0 %/6,0 %) x 100 = 16,7 % différents outils de planification de CQ pour sélectionner le CSQ
le mieux adapté à l'utilisation clinique et aux performances de
Comme pour le graphique de décision de méthode normalisé, méthode prévues. Nous continuons à rechercher des outils plus
un seul graphique OPSpecs peut être utilisé pour plusieurs tests simples et plus rapides pour aider les laboratoires à sélectionner
avec des valeurs ETa différentes. Les graphiques normalisés sont le CSQ adapté à leurs propres applications.
pratiques avec un système analytique multi-test pour lequel les
performances de plusieurs tests sont évaluées et des règles de Dans notre dernier ouvrage, Basic Quality Management Systems8,
CSQ appropriées sont sélectionnées. nous présentons un nouvel outil plus rapide et plus facile à
utiliser que les précédents : Les Règles Sigma de Westgard™
(pour distinguer cette approche des Règles de Westgard
originales). La Figure 3-9 présente les Règles Sigma de Westgard
Graphique OPSpecs normalisé, Détection 90 %
pour deux contrôles.
100,0
Règles Sigma de Westgard
Exactitude admissible (%Biais/%ETa)
90,0
2 niveaux de contrôles
80,0 CQ des
données
70,0 Produire des rapports de résultats
Pe
rfo
60,0
rm
50,0
ce
1 3s 2 2s R 4s 4 1s 8X
ss
igm
40,0
a3
R=1 R=1
0
30,0
N=2 N=2 N=2 N=4
20,0 R=1 R=1 R=2 R=2
0,0 6 5 4 3
30,0 40,0 50,0
Échelle Sigma = (%ETa – %Biais)/%CV
Précision admissible (%CV/%ETa)
Figure 3-9. Règles Sigma de Westgard pour 2 niveaux de contrôles. Noter l'échelle Sigma en
Figure 3-9. Règles Sigma de Westgard pour 2 niveaux de contrôles. Noter l'échelle sigma en
PFR N R dessous du diagramme.
dessous du Pour procéder
diagramme. à la mise
Pour procéder à laen application,
mise déterminer
en application, déterminer la
la mesure Sigma,
mesure Sigma, la
localiser sur l'échelle Sigma, identifier les règles au-dessus et sur la gauche, trouver N et R
la localiser sur l'échelle Sigma, identifier les règles au-dessus et sur la gauche, trouver N et R
13S/22S/R4S/41S/8X Figure 3-8. Exemple d'application au-dessus de la valeur Sigma.
au-dessus de la valeur Sigma.
0,08 8 1 de graphique des spécifications de
13S/22S/R4S/41S/8X fonctionnement pour ETa=6,0 % (avec
À première vue, la figure ressemble au diagramme ordinaire des
0,03 4 2 une détection des erreurs de 90 %)
pour une méthode HbA1c dont le biais Règles de Westgard, sauf qu'il n'y a pas de règle d'avertissement
13S/22S/R4S/41S
est de 2,0 % et le CV de 1,0 %. Les 2 ÉT, ce qui constitue une distinction importante. Le changement
0,03 4 1
12,5S bonnesprocédures de CSQ seraient le plus important est l'échelle Sigma en bas du diagramme, qui
une règle multiple 13s/22s/R4s/41s donne des indications sur les règles à appliquer selon la qualité
0,04 4 1
avec N=4 ou une règle unique 12,5s
12,5S Sigma.
avec N=4.
0,03 2 1
13S/22S/R4S
Voici comment ce diagramme fonctionne. Les lignes verticales
0,01 2 1
en pointillés sur l'échelle Sigma montrent les règles à appliquer
13S
selon la qualité Sigma. La Figure 3-10 présente des exemples
0,00 2 1
13,5S pour Six Sigma (A), cinq Sigma (B) et quatre Sigma (C). Localiser
0,00 2 1 la valeur Sigma sur l'échelle en bas, puis rechercher et sélectionner
les règles de contrôle sur la gauche. Identifier le nombre de
contrôles (N) et le nombre d'analyses (R) à partir de la notation
immédiatement à gauche au-dessus de la valeur Sigma.
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 3 : S É L E C T I O N D E L A B O N N E P R O C É D U R E D E C S Q DIAGNOSTICS
R=1 R=1
N=2 N=2 N=2 N=4
R=1 R=1 R=2 R=2
R=1 R=1
N=2 N=2 N=2 N=4
R=1 R=1 R=2 R=2
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Il est possible d'évaluer rapidement le CSQ adapté aux différents • La qualité Six Sigma ne nécessite qu'une seule règle 13s et une
niveaux de qualité Sigma : mesure pour chacun des trois niveaux de contrôles.
• La qualité Six Sigma ne nécessite qu'une seule règle de • La qualité cinq Sigma nécessite l'ajout des 2 règles 32s et R4s
contrôle, 13s, avec deux contrôles de concentrations différentes pour une utilisation avec une mesure sur chacun des trois
pour chaque analyse. La notation N = 2, R = 1 indique que deux niveaux de contrôles.
contrôles sont nécessaires pour une seule analyse.
• La qualité quatre Sigma nécessite l'ajout de la règle 31s
• La qualité cinq Sigma nécessite trois règles, 13s/22s/R4s, avec pour une utilisation avec une mesure sur chacun des trois
deux contrôles pour chaque analyse (N = 2, R = 1). contrôles.
• La qualité quatre Sigma nécessite l'ajout d'une quatrième règle • Une qualité de moins de quatre Sigma nécessite un CSQ à
pour obtenir la règle multiple 13s/22s/R4s/41s, de préférence règles multiples, comprenant la règle 6x, et un doublement des
avec quatre contrôles pour une analyse (N = 4, R = 1) ou, contrôles pour un total de six, ce qui suggère que trois niveaux
sinon, deux contrôles pour chacune des deux analyses (N = 2, de contrôles sont analysés en double en une seule analyse
R = 2), et l'utilisation de la règle 41s pour inspecter les règles (N = 6, R = 1) ou que le travail de la journée est divisé en deux
de contrôle sur les deux analyses. Cette deuxième option analyses avec trois mesures de contrôle par analyse (N = 3,
suggère de diviser le travail d'une journée en deux analyses et R = 2). Si une règle 9x remplace la règle 6x, alors le travail
d'examiner chaque analyse à l'aide de deux contrôles. d'une journée peut être divisé en trois analyses avec trois
• Une qualité de moins de quatre Sigma nécessite une contrôles par analyse (N = 3, R = 3).
procédure à plusieurs règles comprenant la règle 8x, qui peut
être mise en œuvre avec quatre mesures de contrôle pour LE CSQ DANS LA RÉALITÉ
chacune des deux analyses (N = 4, R = 2) ou, sinon, deux
mesures de contrôle pour chacune des quatre analyses (N = 2, Si l'on évalue la qualité sur l'échelle Sigma, de nombreux systèmes
R = 4). La première option suggère de diviser le travail d'une hautement automatisés fournissent une majorité des tests avec
journée en deux analyses avec quatre mesures de contrôle une qualité de cinq à Six Sigma. Pour les systèmes de qualité Six
par analyse, tandis que la seconde option suggère de diviser le Sigma, l'utilisation d'un graphique de CQ de Levey-Jennings,
travail d'une journée en quatre analyses examinées par deux avec des limites de contrôle définies comme la moyenne ± 3 ÉT
contrôles. et une analyse de deux contrôles par analyse, devrait garantir une
détection fiable des erreurs importantes d'un point de vue médical.
Deux contrôles de différentes concentrations ou deux mesures
Un diagramme similaire présenté dans la Figure 3-11 décrit les
sur un seul contrôle peuvent être utilisés. Pour les systèmes de
Règles Sigma de Westgard pour trois niveaux de contrôles.
qualité cinq Sigma, une règle multiple simple telle que 13s/R4s/22s,
Règles Sigma de Westgard
avec une mesure sur chacun des deux contrôles de différentes
3 niveaux de contrôles concentrations, devrait convenir. Ces systèmes comprennent
CQ des
données
généralement quelques tests de qualité inférieure nécessitant un
Produire des rapports de résultats CQ plus important avec l'ajout de la règle 41s, et éventuellement de
la règle 8x ainsi que le doublement du nombre de contrôles pour
NON NON NON NON NON un N total de 4.
1 3s 2 RÈGLES R 4s 3 1s 6X
3 2s Pour les applications sur le lieu d'intervention, de nombreux
OUI OUI OUI OUI OUI N = 6 appareils de test ne disposent pas d'une qualité élevée sur l'échelle
R=1
Sigma ; toutefois, le CSQ requis peut s'avérer très exigeant. Par
N=3 N=3 N=3 N=3
R=1 R=1 R=2 R=2 exemple, les appareils HbA1c évalués par Lenters et Slingerland9
ont démontré une qualité Sigma allant de 0,0 à 4,5. (Voir l'analyse
Prendre des mesures correctives
dans le chapitre précédent.) Les sept appareils étaient certifiés par
6 5 4 3 le NGSP et répertoriés par le FDA comme tests non obligatoires,
ce qui signifie que les opérateurs n'ont pas besoin de suivre une
Échelle Sigma = (%ETa – %Biais)/%CV
formation de laboratoire officielle. (Il leur suffit de suivre les
instructions de CQ du fabricant, et les appareils ne sont pas soumis
Figure 3-11. Règles Sigma de Westgard pour 3 niveaux de contrôles. Noter l'échelle Sigma aux essais d'aptitude.) Beaucoup de ces appareils ont clairement
en dessous du diagramme. Pour procéder à la mise en application, déterminer la mesure
besoin d'un CQ rigoureux. Selon la qualité Sigma, le meilleur
Sigma, la localiser sur l'échelle Sigma, identifier les règles au-dessus et sur la gauche, trouver
N et R au-dessus de la valeur Sigma. CSQ serait la procédure à plusieurs règles 13s/22s/R4s/41s avec
quatre contrôles, mais certains peuvent exiger un CQ encore plus
approfondi.
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 3 : S É L E C T I O N D E L A B O N N E P R O C É D U R E D E C S Q DIAGNOSTICS
Références
1. Westgard JO, Groth T, Aronsson T, Falk H, de Verdier C-H.
Performance characteristics of rules for internal quality control:
Probabilities for false rejection and error detection. Clinical
EN BREF
Chemistry 1977;23:1857-1867.
Les laboratoires ont besoin de déterminer la qualité Sigma 2. Westgard JO, Groth T. Power functions for statistical control rules.
des tests et utilisent le CSQ pour gérer correctement les Clinical Chemistry 1979;27:1536-1545.
processus de test. Il faut optimiser la qualité et l'efficacité
3. Westgard JO, Barry PL, Hunt MR, Groth T. A multirule Shewhart
des règles de CSQ et du nombre de contrôles. Il est très
chart for quality control in clinical chemistry. Clinical Chemistry
facile de déterminer le CSQ approprié grâce aux Règles 1981;27:493-501.
Sigma de Westgard. Le plus difficile est de définir la
qualité de test nécessaire pour son utilisation clinique 4. Koch DD, Oryall JJ, Quam EF, Feldbruegge DH, Dowd DE, Barry
PL, Westgard JO. Selection of medically useful quality control
prévue (ETa), de déterminer la précision (ÉT, CV) à partir procedures for individual tests done in a multitest analytical system.
d'une expérience de reproduction ou des données de CSQ Clinical Chemistry 1990;36:230-233.
de routine, et de déterminer l'exactitude (biais) à partir
d'une expérience de comparaison de méthodes ou des 5. C24A3. Statistical Quality Control for Quantitative Measurement
Procedures. Wayne, Pennsylvania, Clinical and Laboratory
résultats de PT. Si la mesure Sigma est connue, les Règles Standards Institute, 2006.
Sigma de Westgard facilitent la sélection des règles de
contrôle et du nombre de contrôles appropriés. 6. Westgard JO. Charts of operational process specifications (OPSpecs
Charts) for assessing the precision, accuracy, and quality control
needed to satisfy proficiency testing performance criteria. Clinical
Chemistry 1992;38:1226-1233.
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 4 : A P P L I C AT I O N C O R R E C T E D U C S Q DIAGNOSTICS
« Réaliser correctement le bon CSQ » décrit deux stratégies La pratique de CSQ de base est d'analyser un contrôle à plusieurs
importantes pour un CSQ efficace. Le terme « bon » s'applique à reprises pour établir la plage de résultats attendue1. Elle ressemble
la conception de la procédure de CSQ. Elle garantit que les règles à l'expérience de reproduction utilisée pour vérifier ou valider
de contrôle et le nombre de contrôles appropriés se basent sur la précision, et les résultats peuvent être exploités pour calculer
la qualité requise ainsi que sur la précision et le biais observés la moyenne et l'ÉT utilisés pour une carte de contrôle. Une carte
afin que le CSQ détecte les erreurs importantes d'un point de vue de contrôle affiche les résultats de contrôle dans le temps pour
médical. Le terme « correctement » s'applique à la mise en œuvre identifier les écarts et les changements dans les performances de
du CSQ sélectionné, qui comprend l'utilisation des bons matériaux la méthode. Les limites de contrôle sont tracées sur le graphique
de contrôle, la détermination des moyennes et des ÉT, le calcul des pour la plage de variation prévue et permettent d'identifier les
limites de contrôle adaptées, la bonne interprétation des résultats schémas inhabituels et inattendus de résultats.
du contrôle, l'application des mesures correctives nécessaires
et la documentation des activités de CSQ. Ces pratiques sont La Figure 4-1 présente le processus de CSQ et identifie le
essentielles pour s'assurer que le CSQ sélectionné fonctionne responsable de chaque étape. Le CSQ est une responsabilité
comme prévu. partagée entre les analystes et les responsables du laboratoire.
Le personnel de gestion est responsable de la création d'une
Le chapitre précédent décrit comment sélectionner le bon CSQ et stratégie de CSQ dans le cadre du processus de CSQ. Cela
fournit des outils pratiques pour y arriver. Ce chapitre fournit plus implique de spécifier les règles de contrôle (y compris comment
d'informations sur la mise en œuvre et l'application correctes du les limites de contrôle sont calculées), le nombre de niveaux
CSQ, afin d'obtenir dans la pratique les performances prévues. de contrôles, le nombre de mesures pour chaque niveau de
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 4 : A P P L I C AT I O N C O R R E C T E D U C S Q DIAGNOSTICS
RÉALISER
ANALYSER DES CONTRÔLES À CHAQUE SÉQUENCE CORRECTEMENT
LE CSQ
contrôle, l'emplacement des contrôle dans un cycle analytique systèmes analytiques, comme les échantillons utilisés pour
et la fréquence d'analyse des contrôles. Ensuite, il incombe aux l'AEQ/PT pour évaluer les performances du laboratoire. Il existe
analystes ou aux opérateurs individuels de suivre la stratégie de des contrôles de précision, auxquels des valeurs spécifiques du
CSQ spécifiée. Dans les grands laboratoires, les spécialistes de la groupe homologue peuvent être attribuées, ainsi que des contrôles
qualité peuvent exercer des responsabilités de gestion, mais tous d'exactitude, où les valeurs cibles doivent être applicables à toutes
les analystes doivent être impliqués de sorte que le contrôle de la les méthodes.
qualité fasse partie de leurs responsabilités.
La stabilité est un problème important. Dans l'idéal, les contrôles
doivent être stables pendant un an ou plus afin de minimiser la
SÉLECTION DES MATÉRIAUX DE CONTRÔLE variabilité potentielle d'un lot à l'autre. La variabilité d'un flacon
à l'autre doit être minimale pour que les différences observées
Les contrôles doivent fonctionner comme des échantillons
reflètent principalement la variabilité analytique. Les contrôles
patients. À l'origine, les laboratoires préparaient leurs propres
liquides minimisent la variabilité d'un flacon à l'autre mais
groupes de patients pour les contrôles. Aujourd'hui, les
peuvent présenter des problèmes dus à la viscosité. Les contrôles
laboratoires achètent des contrôles à des fabricants spécialisés
atteignent généralement la stabilité souhaitée pour la plupart des
dans cette production. La matrice des contrôles commerciaux
applications de chimie clinique, mais leur stabilité est limitée dans
devrait idéalement être identique à celle des échantillons patients,
d'autres domaines, comme les contrôles d'hématologie pour les
mais il existe des limites pratiques dues aux additifs et au
numérations cellulaires.
traitement nécessaire pour garantir une stabilité sur le long terme.
Par exemple, les contrôles lyophilisés sont certainement différents Les valeurs cibles ou les concentrations moyennes doivent être
des échantillons patients frais liquides. De même, les contrôles proches des niveaux de décision médicale (MDL). Toutefois,
liquides contiennent des additifs, ce qui les rend différents des les contrôles multianalytes ayant 20, 40 ou plus d'analytes
échantillons patients frais. Ces différences peuvent entraîner des n'atteindront pas les niveaux de décision médicale pour tous les
effets de matrice à cause desquels différentes méthodes obtiennent analytes. Pour les tests critiques, comme le test de l'HbA1c, des
différents résultats de test sur le même contrôle. Ce n'est pas contrôles spéciaux spécifiquement conçus pour un test donné
nécessairement un gros problème quand les contrôles sont utilisés peuvent s'avérer nécessaires. La pratique générale en chimie
pour une méthode individuelle et que la moyenne et l'ÉT sont clinique est d'analyser deux contrôles à des concentrations
établis par des tests répétés avec cette même méthode. Toutefois, différentes, tandis que trois contrôles à des concentrations
la commutabilité est un sérieux problème pour les contrôles avec différentes sont souvent analysés pour les mesures des gaz du
des valeurs attribuées pour différentes méthodes et différents sang, les immunoanalyses et les tests d'hématologie.
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 4 : A P P L I C AT I O N C O R R E C T E D U C S Q DIAGNOSTICS
Des matériaux de contrôle dosés et non dosés sont disponibles, et La carte de contrôle qualité classique utilisée dans les
il est généralement recommandé au laboratoire d'établir sa propre laboratoires médicaux est le graphique de Levey-Jennings,
moyenne et son propre ÉT en utilisant au moins 20 valeurs sur introduit en 19502 et modifié en 19523 par Henry et Segalove
une période de 20 jours, chaque valeur provenant d'un flacon de pour une utilisation avec des valeurs de contrôle individuelles.
matériau de contrôle différent. La moyenne est calculée comme Les contrôles individuels sont tracés sur l'axe des Y par
suit : rapport à la durée sur l'axe des X. Les limites de contrôle sont
Moyenne = ∑xi/n, représentées sur le graphique pour interpréter les résultats. Elles
sont normalement calculées comme la moyenne plus ou moins
où les observations de contrôle individuelles sont additionnées, un certain multiple de l'ÉT, en général la moyenne ± 3 ÉT, la
puis divisées par le nombre de mesures pour déterminer la moyenne ± 2 ÉT et parfois la moyenne ± 1 ÉT. 99,7 % des résultats
moyenne. de contrôle (presque tous) devraient être compris dans la
moyenne ± 3 ÉT, tandis qu'environ 95 % devraient être compris
L'ÉT est calculé comme suit : dans la moyenne ± 2 ÉT et 67 % dans la moyenne ± 1 ÉT. Il est
ÉT = [∑(xi-moyenne)2/(n-1)]1/2 très rare qu'un contrôle dépasse une limite de 3 ÉT (seulement
0,03 %) et moins rare qu'un contrôle dépasse une limite de 2 ÉT
Des estimations à plus long terme de la moyenne et de l'ÉT (environ 5,0 %, soit 1 sur 20). Lorsqu'il y a deux contrôles par
reposent sur des données cumulées obtenues sur plusieurs mois séquence, comme le veulent les réglementations des CLIA aux
pour rendre compte de l'effet des changements au niveau des lots États-Unis, les fausses alarmes sont effectivement multipliées par
de réactifs, des calibrations, de la variabilité de l'opérateur et des deux, avec environ 10 % de faux rejets, soit un sur 10 analyses, et
conditions environnementales. Les limites de contrôle cumulées au moins un contrôle dépassant une limite de 2 ÉT.
se basent sur trois à six mois de données de contrôle pour fournir
une estimation fiable de la variation de processus. Avec l'utilisation de limites ± 2 ÉT, il est difficile de distinguer
les vraies des fausses alarmes. En raison des nombreuses fausses
Pour estimer un ÉT cumulé, il convient d'utiliser la forme alarmes, les laboratoires peuvent résoudre une situation hors de
d'équation suivante : contrôle en répétant simplement les contrôles jusqu'à ce qu'ils
ÉT ={[n∑xi2 – (∑xi)2]/[n(n-1)]}1/2 soient conformes. Ainsi, les laboratoires peuvent mal réaliser le
mauvais CQ, ce qui entraîne des problèmes de contrôle constants
qui frustrent les analystes et les opérateurs. Voilà pourquoi il est
CALCUL DES LIMITES DE CONTRÔLE aussi important de sélectionner le bon CSQ dès le début et de le
Les limites de contrôle doivent être calculées à partir de la mettre en œuvre correctement.
moyenne et de l'ÉT déterminés en laboratoire par la méthode
dans des conditions stables. L'utilisation des valeurs du flacon ou Pour construire la carte de contrôle de Levey-Jennings illustré
des valeurs des contrôles non dosés n'est pas recommandée, sauf dans la Figure 4-2 :
comme valeurs provisoires lors de l'introduction d'un nouveau
lot de contrôles qui n'a pas encore été analysé parallèlement à 1. Déterminer la moyenne et l'ÉT pour le matériau de contrôle.
l'ancien lot. De même, il n'est pas conseillé d'utiliser les valeurs
2. Mettre à l'échelle l'axe des Y en unités de concentration de
de moyenne et d'ÉT d'un groupe provenant des programmes de
la moyenne – 4 ÉT à la moyenne + 4 ÉT, puis le nommer
comparaison avec les pairs. De telles pratiques peuvent élargir
« Résultat de contrôle ».
les limites de contrôle et réduire les faux rejets avec des limites
de contrôle de deux ÉT. La pratique à privilégier consiste à 3. Mettre à l'échelle l'axe des X en durée (généralement un
sélectionner les bonnes règles de CSQ et à éviter l'utilisation de mois) ou en numéros d'analyse consécutifs, et le nommer en
limites de contrôle de deux ÉT, puis à utiliser la moyenne et l'ÉT conséquence.
déterminés en laboratoire pour calculer les limites de contrôle.
4. Tracer une ligne pleine à la moyenne.
Le logiciel de CSQ peut permettre l'utilisation de valeurs dosées,
de valeurs attribuées par l'utilisateur, de valeurs mensuelles, 5. Tracer les limites de contrôle à la moyenne ± 3 ÉT, moyenne
de valeurs d'intervalle glissant ou de valeurs cumulées. Le ± 2 ÉT et moyenne ± 1 ÉT.
personnel de gestion est responsable de la définition des limites
de contrôle de façon à ce que les règles de contrôle garantissent
les performances souhaitées. Cela peut exiger une compréhension
détaillée du logiciel de CSQ pour mettre en œuvre les limites de
contrôle reflétant les limites de performances du laboratoire.
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 4 : A P P L I C AT I O N C O R R E C T E D U C S Q DIAGNOSTICS
112
Résultat du contrôle 110 +3ÉT
108 +2ÉT
106 +1ÉT
104 +Moyenne
102 -1ÉT
100 -2ÉT
98 -3ÉT
96 Résultat
94
92
90
88
0 5 10 15 20 25 30
112
110 +3ÉT
Résultat du contrôle
108 +2ÉT
106 +1ÉT
104 +Moyenne
102 -1ÉT
100 -2ÉT
98 -3ÉT
96 Résultat
94
92
90
88
0 5 10 15 20 25 30
La Figure 4-3 présente le graphique avec la représentation Des règles de contrôle bien précises décrivent les modèles
des contrôles. La pratique générale consiste à représenter spécifiques susceptibles d'identifier les changements de
immédiatement chaque contrôle pour examiner les données de performances. Les règles de contrôle courantes ont été définies
contrôle. Dessiner des lignes droites d'un point à l'autre permet de dans le chapitre précédent, mais la Figure 4-4 présente une
visualiser les changements et les schémas au niveau des contrôles. analyse graphique rapide des règles utilisées dans la procédure
La difficulté pratique avec le CSQ est un problème de rapport à plusieurs règles de Westgard4 ou règles Sigma de Westgard5
signal-bruit (c'est-à-dire détecter un changement de performances lorsque deux contrôles sont analysés par séquence. Chaque
au milieu d'une erreur aléatoire à cause de l'imprécision dans violation de règle est représentée par les points à l'extrémité de
des conditions de fonctionnement stables). D'une manière ou chaque graphique de la Figure 4-4, qui illustre les violations de
d'une autre, une instabilité supplémentaire doit être identifiée en règle 13s, 22s, 41s, R4s, 8x et 10x, respectivement.
présence de cette erreur aléatoire ou de ce bruit analytique.
RETOUR AU SOMMAIRE 36
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 4 : A P P L I C AT I O N C O R R E C T E D U C S Q DIAGNOSTICS
Résultat du contrôle
106 106
104 104
102 102
100 100
98 98
96 96
94 94
92 92
90 90
88 88
0 10 20 30 0 10 20 30
Nombre de jours ou d'analyses Nombre de jours ou d'analyses
Résultat du contrôle
106 106
104 104
102 102
100 100
98 98
96 96
94 94
92 92
90 90
88 88
0 10 20 30 0 10 20 30
Nombre de jours ou d'analyses Nombre de jours ou d'analyses
Figure 4-4. Évaluation des règles de contrôle fréquemment utilisées avec la procédure de CSQ
à plusieurs règles avec 2 niveaux de contrôles de Westgard. Cartes de contrôle préparées pour
Figure 4-4. Évaluation des règles
une moyenne de 100de
et contrôle
un ÉT de [Link]équemment utilisées avec la procédure de CSQ à plusieurs règles
avec 2 niveaux de contrôles de Westgard. Cartes de contrôle préparées pour une moyenne de 100 et un ÉT de 3.
RETOUR AU SOMMAIRE 37
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 4 : A P P L I C AT I O N C O R R E C T E D U C S Q DIAGNOSTICS
Résultat du contrôle
7,3 7,3
7,2 7,2
7,1 7,1
7 7
6,9 6,9
6,8 6,8
6,7 6,7
6,6 6,6
6,5 6,5
6,4 6,4
0 10 20 30 0 10 20 30
Nombre de jours ou d'analyses Nombre de jours ou d'analyses
Résultat du contrôle
7,3 7,3
7,2 7,2
7,1 7,1
7 7
6,9 6,9
6,8 6,8
6,7 6,7
6,6 6,6
6,5 6,5
6,4 6,4
0 10 20 30 0 10 20 30
Nombre de jours ou d'analyses Nombre de jours ou d'analyses
Résultat du contrôle
7,3 7,3
7,2 7,2
7,1 7,1
7 7
6,9 6,9
6,8 6,8
6,7 6,7
6,6 6,6
6,5 6,5
6,4 6,4
0 10 20 30 0 10 20 30
Nombre de jours ou d'analyses Nombre de jours ou d'analyses
Figure 4-5. Évaluation des règles de contrôle fréquemment utilisées avec la procédure de CSQ
Figure 4-5.àÉvaluation des règles de contrôle fréquemment utilisées avec la procédure de CSQ à
plusieurs règles avec 3 niveaux de contrôles de Westgard. Cartes de contrôle préparées pour
plusieurs règles avec 3 de
une moyenne niveaux
7,0 et unde
ÉTcontrôles
de 0,15. de Westgard. Cartes de contrôle préparées pour une
moyenne de 7,0 et un ÉT de 0,15.
RETOUR AU SOMMAIRE 38
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 4 : A P P L I C AT I O N C O R R E C T E D U C S Q DIAGNOSTICS
La Figure 4-5 présente une analyse graphique des règles 13s, 2 sur événements attendus, les contrôles peuvent être programmés.
32s, R4s, 31s, 6x et 9x couramment utilisées quand trois contrôles sont Pour les événements inattendus, il convient d'analyser les
testés par séquence. Cette carte de contrôle est préparée pour une contrôles régulièrement pour s'assurer que les changements ne
moyenne de 7,0 et un ÉT de 0,15, adaptés au contrôle de l'HbA1c. causent pas d'erreurs importantes d'un point de vue médical.
Notez que la règle 2 sur 32S nécessite deux des trois contrôles de la
séquence au lieu des mesures consécutives. De même, la règle R4s L'analyse des risques aide les laboratoires à identifier les
s'applique à la valeur la plus élevée et à la valeur la plus basse des événements ou les modes de défaillance9. De même, l'analyse des
trois mesures de la séquence. risques hiérarchise l'importance de ces événements et modes
de défaillance, et détermine comment les détecter. Le plan de
Ces violations de règle sont illustrées pour un seul contrôle, mais CQ doit planifier les contrôles pour la période des événements
gardez à l'esprit que la pratique courante consiste à analyser deux prévus et pour fournir un contrôle périodique des événements
ou trois contrôles par séquence et d'appliquer les règles à tous les inattendus. En tant que stratégie générale de CSQ, les exigences
contrôles (à travers les cartes de contrôle). réglementaires définissent une fréquence minimum de deux
contrôles de différentes concentrations par jour. Le laboratoire
doit ajouter des contrôles pour les événements connus afin
ANALYSE DES CONTRÔLES À CHAQUE SÉQUENCE d'évaluer l'importance des changements, ainsi que des contrôles
Déterminer la fréquence de test des contrôles reste un problème périodiques supplémentaires pour surveiller les événements
nécessitant de l'expérience et du jugement. Le document CLSI inattendus pendant le test.
C24A36 fournit des directives :
« Pour le contrôle qualité, le laboratoire doit tenir INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS DE CONTRÔLE
compte de la stabilité du processus de test analytique, Les SOP du laboratoire doivent définir le CSQ et fournir des
de sa sensibilité aux problèmes pouvant survenir et du instructions pour interpréter les résultats de contrôle. L'affichage
risque associé à une erreur non détectée. graphique des données de contrôle sur les graphiques de
« Une séquence analytique est un intervalle (c'est-à- Levey-Jennings est utile pour l'évaluation visuelle, mais il reste
dire une période de temps ou une série de mesures) nécessaire de définir des règles de contrôle spécifiques pour
au sein duquel l'exactitude et la précision du système garantir une interprétation systématique et uniforme. Un CSQ
de mesure doivent être stables ; pendant lequel des à règle unique est préférable pour les applications manuelles et
événements peuvent survenir et rendre le processus les tests à faible volume, mais la méthodologie employée peut
de mesure plus sensible (risque plus élevé) aux erreurs exiger un plus grand nombre de contrôles et, éventuellement, une
importantes à détecter. » interprétation à plusieurs règles des contrôles. L'utilisation de
limites de contrôle de 2,5s ou d'une règle de contrôle 12,5s offre à
La stabilité, la sensibilité et le risque sont les facteurs essentiels. peu près le même niveau de détection d'erreurs que l'utilisation de
Quels sont l'intervalle, la période de temps et le nombre plusieurs règles avec la même valeur N, mais lorsque N augmente,
d'échantillons patients pour lesquels le système de mesure est le taux de faux rejets est légèrement plus élevé avec la règle de
stable ? Quels sont les événements susceptibles d'entraîner une contrôle 12,5s.
instabilité ? Quelles sont les causes de défaillances du système ?
Quel est le risque de telles défaillances ?
MESURE ADÉQUATE
Les événements sont en réalité la clé de la logique de ces
Les SOP du laboratoire doivent décrire les mesures à prendre
directives. Considérer la fréquence du CQ comme étant basée sur
lorsque les résultats de contrôle sont sous contrôle ou hors
l'événement, comme évoqué par Parvin7,8. Il existe des événements
de contrôle. Le document CLSI C24A3 recommande d'éviter
attendus, comme la configuration quotidienne d'un analyseur,
la pratique courante consistant à répéter les contrôles afin de
un changement de réactif, un nouveau lot de calibrateurs, le
souligner l'importance du choix d'un bon CSQ pour minimiser
remplacement d'un composant de l'instrument, la maintenance
les faux rejets et maximiser la détection des erreurs. Au lieu
préventive, et éventuellement le changement d'analyste ou
de répéter les contrôles, les laboratoires devraient étudier
d'opérateur. Il existe également des événements inattendus, comme
le problème, en identifier la cause et prendre des mesures
la détérioration du réactif, la dérive de l'instrument, la défaillance
correctives. Ils doivent ensuite réévaluer les performances de test,
d'un composant de l'instrument ou le changement des conditions
examiner tout résultat suspect de test du patient et, le cas échéant,
environnementales telles que la température ou l'humidité.
répéter les tests.
Les contrôles évaluent les effets de ces événements. Pour les
RETOUR AU SOMMAIRE 39
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 4 : A P P L I C AT I O N C O R R E C T E D U C S Q DIAGNOSTICS
Une procédure de CSQ n'est pas réalisée comme prévu 9. CLSI EP23A. Laboratory Quality Control Based on Risk
pour le fonctionnement du laboratoire à moins que les Management. Clinical and Laboratory Standards Institute, Wayne,
Pennsylvania, 2011.
bonnes valeurs de moyenne et d'ÉT soient utilisées,
que les bonnes limites de contrôle soient calculées, que
l'interprétation des données de contrôle soit correcte et
que des mesures adaptées soient prises.
« Réaliser correctement le bon CSQ » n'est pas facile, mais
c'est un élément essentiel à n'importe quel plan de CQ
pour créer un filet de sécurité permettant de détecter les
erreurs importantes d'un point de vue médical.
RETOUR AU SOMMAIRE 40
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — CHAPITRE 5 : ÉLABORATION D'UN PLAN DE CQ AVEC ÉVALUATION DES RISQUES DIAGNOSTICS
Depuis janvier 2016, les laboratoires médicaux américains L'introduction initiale de plans de CQ axés sur le risque peut
peuvent mettre en œuvre un plan de CQ axé sur le risque être ciblée dans les laboratoires américains et s'avère d'un intérêt
pour respecter les réglementations des CLIA. Cette nouvelle croissant dans la gestion des risques en raison de la nouvelle
option est appelée plan de contrôle qualité individualisé (IQCP, version de 2015 de la norme ISO 90012, qui met l'accent sur le
Individualized quality control plan). Les Centers for Medicare raisonnement axé sur le risque3.
and Medicaid Services (CMS) ont décrit l'IQCP comme un plan
composé de trois parties :
« L'exigence selon laquelle une gestion minimale des risques
• Une évaluation des risques identifiant les sources d'erreurs doit être intégrée au système de qualité de l'organisation
critiques est explicite dans la nouvelle norme. Les auteurs ont
délibérément créé l'expression « raisonnement axé sur le
• Un plan de CQ réunissant des pratiques, des ressources et des risque » pour englober les différents degrés acceptables
procédures conçues pour contrôler la qualité d'un processus auxquels les organisations choisissent de gérer les risques. »
de test total (PTT) spécifique
• Un programme d'évaluation de la qualité contrôlant l'ICQP1 La norme ISO 9001 est la directive fondamentale pour la gestion
des risques dans tous les types d'activités et d'organisations afin
que le raisonnement axé sur le risque soit largement soutenu et
que divers outils de gestion des risques soient plus couramment
RETOUR AU SOMMAIRE 41
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — CHAPITRE 5 : ÉLABORATION D'UN PLAN DE CQ AVEC ÉVALUATION DES RISQUES DIAGNOSTICS
utilisés. L'adoption d'un raisonnement axé sur le risque est IDÉE DE PLAN DE CQ
évidente dans la récente mise à jour de 2015 sur les pratiques de
L'avantage d'un plan de CQ est qu'il étend la portée du CQ pour
CQ par l'Association des laboratoires médicaux de Hong Kong,
inclure les phases pré-analytique et post-analytique du PTT, et
qui comprend une nouvelle section sur « Les pratiques de CQ et la
qu'il permet d'appliquer une grande variété de contrôles en phase
gestion des risques »4. Dans l'introduction de la nouvelle édition,
analytique. Certains partenaires espèrent que les procédures de
le rédacteur commente : « Cette révision se concentre entièrement
CSQ peuvent être remplacées par d'autres contrôles spécifiques
sur la gestion du CQ axée sur le risque et sur ses applications
des risques, en particulier pour les applications sur le lieu
pratiques au CQI. » Le raisonnement axé sur le risque devrait
d'intervention. Toutefois, l'un des principaux inconvénients est
aider les laboratoires à optimiser la détection des défaillances de
que l'évaluation des risques est un processus complexe dans lequel
processus, à éviter les problèmes et à améliorer la qualité.
peu de laboratoires ont de l'expérience.
1. INFORMATION SAISIE
Exigences médicales du test 6. TROUSSE À OUTILS DE CQ EN
Exigences réglementaires et d'accréditation LABORATOIRE
Information du système de tests du fabricant Contrôles pré-analytiques
Exigences du centre de tests CSQ, AEQ, contrôles de justesse
Contrôles liquides intégrés
Tests de fonction, contrôles procéduraux
Vérifications électroniques, vérification du calibrateur
2. IDENTIFICATION DES MENACES Répétition des tests du patient
Passage en revue du rapport de risque du fabricant Vérification des cellules Delta, valeurs non plausibles
Cartographie/Schématisation du flux de processus Algorithmes de population de patients (MdN)
Identification des modes de défaillance (Fishbone) Algorithmes de corrélation
Identification de la prévention/détection Contrôles post-analytiques
8. AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ
Contrôle des performances
4. ÉVALUATION DES RISQUES
Diminution des erreurs
Matrice d'acceptabilité des risques
Amélioration de la qualité
Figure 5-1. CLSI EP23A Procédure d'élaboration d'un plan de contrôle qualité (PCQ) basé sur la gestion des risques.
Le CLSI fournit des instructions sur l'utilisation de la gestion avec les exigences de CQ des CLIA est respectée via l'analyse des
des risques pour l'élaboration des plans de CQ dans la directive matériaux de contrôle et ne dépend pas d'une évaluation officielle
EP23A5, créée avec le soutien des CMS et des fabricants de DIV. des risques. Néanmoins, un plan de CQ total offre une approche
Le CLSI défend le CQ axé sur le risque comme le bon CQ pouvant pouvant également inclure des contrôles axés sur le risque ; ainsi,
être personnalisé selon les procédures de mesure spécifiques et il fournit une fondation naturelle pour intégrer les idées et les
les conditions du laboratoire (à savoir, le CQ qui convient à un concepts relatifs à la gestion des risques.
laboratoire individuel).
Le processus du CLSI pour l'élaboration d'un plan de CQ axé CONTRÔLE DU PROCESSUS DE TEST TOTAL
sur le risque est présenté dans la Figure 5-1. Généralement, un
La Figure 5-2 représente le PTT, ses trois phases et différentes
laboratoire réunit une équipe pour analyser les informations sur
étapes de chaque phase. La phase pré-analytique commence
un système analytique et de test, identifier les menaces, estimer
par une prescription de test entraînant l'identification et la
les risques, évaluer les risques, identifier les contrôles des risques,
préparation du patient au prélèvement de l'échantillon puis
rassembler ces contrôles dans un plan de CQ et surveiller leurs
l'identification de l'échantillon pour le traitement à venir, qui
performances pour garantir la qualité du plan de CQ en lui-
se termine par l'évaluation de la qualité de l'échantillon et de sa
même. Élaborer un plan de CQ axé sur le risque est un processus
pertinence pour l'analyse. La phase analytique peut également
complexe, et les laboratoires sont confrontés à une courbe
commencer par l'évaluation de la qualité de l'échantillon, la
d'apprentissage abrupte. Par ailleurs, l'estimation et l'évaluation
préparation de l'analyseur (réactifs, calibration, etc.), l'analyse
des risques sont qualitatives et subjectives, ce qui empêche
des échantillons, le contrôle des performances, la révision du
d'affirmer clairement qu'un plan de CQ peut atteindre son objectif
CQ et la communication des résultats de test. La phase post-
consistant à « vérifier la réalisation de la qualité prévue des
analytique peut comprendre la révision des résultats de test,
résultats de test » selon la norme ISO 151896.
la notification immédiate des valeurs critiques, la préparation
C'est pourquoi il est recommandé de commencer par un plan d'un rapport de test (comprenant des informations de sécurité :
de CQ total comprenant une procédure de CSQ sélectionnée plages de référence, conditions de l'échantillon, etc.), le stockage
sur la base de la qualité requise pour l'utilisation prévue et des échantillons pour une utilisation ultérieure, le contrôle des
selon la précision et le biais observés. Comme cette approche temps de traitement et la documentation des performances du
comprend le formatage du CSQ pour assurer la détection des processus.
erreurs importantes d'un point de vue médical, la conformité
Prescrire des tests Évaluer l'échantillon Passer en revue les résultats des tests
Préparer le patient Préparer l'analyseur Annoncer les résultats critiques
Identifier le patient Calibrer l'analyseur Préparer les rapports de test
Prélever l'échantillon Analyser des échantillons Ajouter les informations de sécurité
Identifier l'échantillon Contrôle des performances Surveiller le temps de traitement
Traiter l'échantillon Passer en revue le CQ Stocker les échantillons
Évaluer l'échantillon Publier les résultats des tests Consigner les performances
RETOUR AU SOMMAIRE 43
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — CHAPITRE 5 : ÉLABORATION D'UN PLAN DE CQ AVEC ÉVALUATION DES RISQUES DIAGNOSTICS
Traditionnellement, de nombreux laboratoires ont élaboré des Le fait que cette étape soit appelée évaluation des risques dans
systèmes de qualité séparés pour les phases pré-analytique, les instructions des CMS/CDC est déroutant car l'évaluation
analytique et post-analytique. Les CLIA recommandent également des risques devrait déterminer la probabilité qu'un mode de
cette pratique, particulièrement adaptée dans les laboratoires où défaillance survienne, la gravité du dommage et les capacités de
des personnes différentes sont impliquées dans les différentes détection des contrôles. Il s'agit de la partie complexe du CQ axé
phases du PTT. Le problème du CQ statistique réside dans le fait sur le risque, mais les instructions des CMS/CDC demandent
qu'il ne contrôle que la phase analytique du processus de test, uniquement si le laboratoire peut réagir à la menace identifiée ou
il est donc important d'ajouter des contrôles pré-analytiques et non, sans aucune évaluation réelle des risques ni hiérarchisation
post-analytiques aux procédures de CSQ formatées pour contrôler des modes de défaillance.
le PTT.
Les instructions des CMS/CDC passent ensuite directement au
L'idée d'un plan de CQ total est de fournir une description plan de contrôle qualité, organisé dans un tableau ou une fiche de
complète des mécanismes de contrôle essentiels pour un système travail présentant les en-têtes suivants :
de test spécifique et pour le PTT. Il s'agit d'une bonne pratique,
en particulier dans les petits laboratoires et les tests sur le lieu • Type de contrôle qualité
d'intervention, car toutes les phases du PTT impliquent les mêmes
membres du personnel. En fait, il peut s'avérer utile de limiter les • Fréquence
IQCP à ces applications, pour lesquelles il est difficile de mettre en
• Critères d'acceptabilité
œuvre des procédures de CSQ formatées.
RETOUR AU SOMMAIRE 44
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — CHAPITRE 5 : ÉLABORATION D'UN PLAN DE CQ AVEC ÉVALUATION DES RISQUES DIAGNOSTICS
LISTE DE CONTRÔLE DES RISQUES (BASÉE SUR LA FICHE D'ÉVALUATION DES RISQUES DES CMS/CDC)
Test, système de test
Quelles sont les sources Peut-on réduire les sources Comment peut-on
d'erreur potentielles ? d'erreur identifiées ? les réduire ?
ÉCHANTILLON
Préparation du patient
Prélèvement
Étiquetage
Stockage, conservation, stabilité
Transport
Acceptabilité et rejet
Renvoi (à d'autres laboratoires)
ENVIRONNEMENT
Température
Débit d'air/ventilation
Intensité de la lumière
Bruit et vibrations
Humidité
Altitude
Poussière
Eau
Équipements (stabilité élect)
Espace suffisant
RÉACTIF
Expédition/réception
Exigences de stockage
Date d'expiration
Préparation
SYSTÈME DE TEST
Échantillonnage inadapté
Détection des caillots
Détection des interférences
Hémolyse
Lipémie
Ictère
Turbidité
Calibration
Défaillances mécaniques/
électroniques
Optique
Pipettes, pipeteurs
Lecteurs de codes-barres
Contrôles du système et
vérifications de fonctionnement
Contrôles électroniques et
procéduraux
Contrôles liquides
Contrôles de température
Logiciel/matériel
Transmission des données au LIS
Production de rapports de résultats
PERSONNEL DE TEST
Formation
Compétences
Éducation, qualifications liées à
l'expérience
Personnel suffisant
Figure 5-3. Liste de contrôle des risques pour identifier les sources d'erreur ou les modes de défaillance potentiels.
RETOUR AU SOMMAIRE 45
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — CHAPITRE 5 : ÉLABORATION D'UN PLAN DE CQ AVEC ÉVALUATION DES RISQUES DIAGNOSTICS
SÉLECTION DES MÉCANISMES DE CONTRÔLE • CSQ : les matériaux de contrôle stables doivent être mesurés,
de même que les échantillons patients. L'objectif est
Les mécanismes de base nécessaires au contrôle du PTT doivent
d'évaluer les performances du système de test, les conditions
tenir compte des contrôles pré-analytiques, analytiques et post-
environnementales et les opérateurs du système.
analytiques suivants :
• Analyse du CQ : avant l'obtention des résultats, les mesures et
CONTRÔLES PRÉ-ANALYTIQUES les messages d'erreur du CSQ sont évalués par l'opérateur ou,
dans certaines conditions, par une analyse automatisée.
• Identification du patient : le test de la qualité commence
par la prescription du bon test sur le bon patient. • Analyse du résultat de test : les résultats de test du patient
L'identification d'un patient doit être vérifiée soigneusement doivent être analysés pour identifier tout résultat suspect ou
et régulièrement par chaque fournisseur de services. incohérent. Les mécanismes de contrôle possibles comprennent
les vérifications des limites, les vérifications de valeurs
• Prélèvement et traitement des échantillons : le bon type critiques, les vérifications des cellules Delta, les algorithmes
d'échantillon doit être correctement obtenu à l'aide des bons de comparaison et les algorithmes de population (comme la
appareils de prélèvement des échantillons. moyenne des normales ou la moyenne des patients).
RETOUR AU SOMMAIRE 46
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — CHAPITRE 5 : ÉLABORATION D'UN PLAN DE CQ AVEC ÉVALUATION DES RISQUES DIAGNOSTICS
CONTRÔLES PRÉ-ANALYTIQUES
Prescription de test par le médecin Tous les patients Lisible, correspond à l'échantillon
Identification du patient Tous les patients ID correct, correspond à l'échantillon
ID correct, correspond à la demande
Étiquetage de l'échantillon Tous les échantillons
et à l'échantillon
Traitement de l'échantillon Tous les échantillons Récipient adapté, temps
Inspection de l'échantillon Tous les échantillons Pas d'hémolyse ni de lipémie visible
CONTRÔLES ANALYTIQUES DE L'OPÉRATEUR
Procédure d'exploitation normalisée Révision annuelle des SOP Mise à jour, signée par le directeur
Formation de l'opérateur Tous les opérateurs Compétences prouvées
Listes de contrôle de l'opérateur Tous les jours Révision du superviseur
Maintenance du système Calendrier du fabricant Dans les délais prévus
Compétences de l'opérateur Tous les ans PT, révision du superviseur
CONTRÔLES ANALYTIQUES DU SYSTÈME DE TEST
Vérifications des limites Tous les échantillons Limites définies par test
Valeurs non plausibles Tous les échantillons Limites définies par test
Répétition des tests du patient Tous les jours Limites définies par test
Vérification des cellules Delta. Chaque échantillon Limites définies par test
Algorithmes de corrélation Chaque échantillon Limites définies par test
Algorithmes de population de patients Chaque séquence Limites définies par test
CONTRÔLES POST-ANALYTIQUES
Passer en revue les résultats des tests Toutes les séquences Critères de plage par test
Confirmer/annoncer les valeurs
Chaque résultat de test Critères de valeur critique
critiques
Informations interprétatives et de
Chaque rapport Codes rapportés
sécurité
Calendrier de livraison du rapport Chaque rapport Critères cliniques
Statistiques du temps de traitement,
Temps de traitement Chaque échantillon
routine
Commentaires du client Chaque réclamation Révision du superviseur
Figure 5-4. Mécanismes de contrôle disponibles avec des exemples de spécifications pour l'application.
Les contrôles pré-analytiques, les contrôles de l'opérateur et les Cela signifie que les contrôles à priorité faible peuvent ne pas
contrôles post-analytiques ont tous une priorité élevée, quelle être inclus pour les systèmes de test de qualité Sigma élevée, ce
que soit la qualité Sigma du processus de test. Toutefois, les qui simplifie le plan de CQ total puisque la détection des erreurs
contrôles analytiques peuvent être hiérarchisés selon la qualité importantes d'un point de vue médical par le CSQ est fiable. Les
Sigma lorsque les procédures de CSQ ont été formatées pour systèmes de test de qualité Sigma faible, en revanche, exigent des
optimiser la détection des erreurs importantes d'un point de vue mécanismes de contrôle plus intensifs et plus étendus, ce qui peut
médical, comme le montre la Figure 5-58. être difficile à mettre en œuvre dans certaines configurations de
laboratoire, comme les applications sur le lieu d'intervention. En
La priorité pour l'analyse du contrôle est faible si la valeur Sigma principe, les appareils de test sur le lieu d'intervention doivent
est élevée (> 5,5) et élevée si la valeur Sigma est faible (< 3,5). fonctionner à une qualité Sigma de 5,5 ou plus pour s'assurer que
les mécanismes de contrôle détectent efficacement les erreurs
importantes d'un point de vue médical.
RETOUR AU SOMMAIRE 47
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — CHAPITRE 5 : ÉLABORATION D'UN PLAN DE CQ AVEC ÉVALUATION DES RISQUES DIAGNOSTICS
Mécanismes de contrôle Sigma > 5,5 Sigma 3,5-5,5 Sigma < 3,5
Figure 5-5. Priorité des contrôles analytiques selon la qualité Sigma du système de test.
La fréquence est souvent difficile à préciser, mais des instructions Pour les événements inattendus, il est important de contrôler
sont mises à disposition par les fabricants pour assurer la régulièrement le processus de test pour limiter toute exposition
maintenance du système, la calibration, les vérifications du potentielle aux changements inconnus pouvant affecter la qualité
système de test, le CSQ, etc. Les exigences réglementaires et des résultats de test du patient.
d'accréditation définissent des délais maximum pour d'autres
contrôles tels que les vérifications de calibration, le CSQ et les PT. La conception du CSQ pour les événements attendus doit
La qualité Sigma du système de test peut également être utilisée comprendre les bonnes règles de contrôle et le bon nombre de
pour spécifier les contrôles à fréquence plus élevée pour les contrôles pour détecter les erreurs importantes d'un point de
processus de test de qualité Sigma inférieure. vue médical (règles Sigma de Westgard formatées). Pour les
événements inattendus, il convient d'utiliser une conception
Pour le CSQ, les règles Sigma de Westgard fournissent des de contrôle utilisant une seule règle de contrôle, comme la 13s
instructions initiales en termes de nombre de séquences par jour ou la 12,5s, et espaçant les mesures de contrôle tout au long de
ou par roulement comme point de départ pour établir la fréquence la séquence analytique. Le nombre d'échantillons patients est
du CSQ. D'autres facteurs sont également importants pour une considération pratique à réexaminer si une séquence est
déterminer quand analyser les contrôles. Il est utile d'identifier les considérée comme hors de contrôle. Le coût de répétition du
événements ou les changements survenant pendant le processus test doit être évalué par rapport au coût d'analyse des contrôles
de test, qui doit être qualifié par l'analyse de nouveaux contrôles. périodiques tout au long de la séquence.
Il existe des événements attendus comme des événements
inattendus. Les premiers se réfèrent aux changements connus, Commencer par les exigences réglementaires imposant un
programmés ou observés survenant à des moments bien précis ; minimum de deux niveaux de contrôles par jour comme stratégie
les seconds désignent les changements inattendus pouvant globale. Ajouter des contrôles pour les événements attendus
survenir à n'importe quel moment. Une stratégie importante afin d'évaluer les changements du processus de test. Ajouter des
consiste à programmer les contrôles pour tous les événements contrôles pour les événements inattendus afin de surveiller le
attendus comme le changement des lots de réactifs ou de processus pendant les opérations de routine pour minimiser le
calibrateurs, la maintenance du système, le remplacement des risque et les coûts des changements inattendus. Enfin, ajouter
composants, le changement de conditions environnementales, et des contrôles axés sur le risque pour surveiller les modes de
même le changement éventuel d'analyste ou d'opérateur. défaillance spécifiques du système de test et du test donnés.
RETOUR AU SOMMAIRE 48
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — CHAPITRE 5 : ÉLABORATION D'UN PLAN DE CQ AVEC ÉVALUATION DES RISQUES DIAGNOSTICS
La gestion des événements attendus et inattendus s'inscrit en fait évaluation des risques, mais de garantir néanmoins la qualité
dans le domaine de la gestion des risques. Voici en quoi la gestion du test en incluant les contrôles pré-analytiques, analytiques
des risques peut être utile lors de la création d'un plan de CQ total. et post-analytiques les plus importants. Ces contrôles doivent
Quels sont les changements ou les défaillances susceptibles de se être identifiés sur la base de l'expérience, avec l'aide des autres
produire ? Quelle est la probabilité de telles défaillances ? Quelle contrôles impliqués dans le PTT, des instructions reposant sur la
est la gravité du dommage suite à de telles défaillances ? Quels qualité Sigma du système de test et des informations figurant dans
mécanismes de contrôle mettre en œuvre pour détecter de telles le mode d'emploi du fabricant.
défaillances ? Quelle fréquence de contrôle utiliser pour surveiller
ce mode de défaillance ? Quelles mesures correctives ou, de La Figure 5-6 présente un exemple de plan de CQ total.
préférence, préventives prendre pour minimiser le dommage ? Le contrôle pré-analytique minimum consiste à examiner
l'acceptabilité des échantillons pour l'analyse (type d'échantillon,
volume, interférences potentielles). Les contrôles de l'opérateur,
CONSTITUTION D'UN PLAN DE CQ TOTAL tels qu'une bonne formation, le suivi des SOP, les listes de
Dans l'approche recommandée ici, la procédure de CSQ doit déjà contrôle et les calendriers de maintenance sont essentiels. Le
avoir été formatée par la sélection des bonnes règles Sigma de CSQ est le contrôle analytique essentiel et doit être complété
Westgard, auquel cas le laboratoire est conforme aux exigences par la vérification des limites et des valeurs non plausibles. Les
des CLIA pour analyser au moins deux contrôles et détecter les essais d'aptitude sont importants pour le contrôle à long terme
erreurs importantes d'un point de vue médical. Des contrôles de la qualité analytique du processus de test. Les contrôles
pré-analytiques et post-analytiques pertinents peuvent être post-analytiques doivent comprendre l'identification des valeurs
ajoutés sans évaluation officielle des risques. La stratégie consiste critiques pour notification immédiate et le contrôle du temps de
à respecter les exigences de CQ des CLIA sans procéder à une traitement.
CONTRÔLES PRÉ-ANALYTIQUES
Procédure d'exploitation
Révision annuelle de la SOP Signé par le superviseur technique
normalisée
Formation de l'opérateur Tous les opérateurs Compétence par le superviseur
Listes de contrôle de l'opérateur Tous les jours Révision du superviseur
Maintenance du système Calendrier du fabricant Révision du superviseur
Compétences de l'opérateur Tous les ans Essais d'aptitude
CONTRÔLES ANALYTIQUES DU SYSTÈME DE TEST
Figure 5-6. Mécanismes de contrôle disponibles avec des exemples de spécifications pour l'application.
RETOUR AU SOMMAIRE 49
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — CHAPITRE 5 : ÉLABORATION D'UN PLAN DE CQ AVEC ÉVALUATION DES RISQUES DIAGNOSTICS
Références
1. CMS Memo of August 16, 2013: Individualized Quality Control
EN BREF Plan (IQCP): A New Quality Control (QC) Option. [Link].
gov/Regulations-and-Guidance/Legislation/CLIA/Downloads/
Les laboratoires médicaux peuvent adopter le concept de [Link].
plan de CQ total sans procéder à une évaluation officielle 2. ISO 9001:2015. Systèmes de management de la qualité.
des risques en ajoutant des contrôles pré-analytiques Organisation internationale de normalisation, Genève.
et post-analytiques aux procédures de CSQ formatées
3. Robitaille D. Consider risk. Quality Progress 2015 (September), 24-25.
pour contrôler le PTT. Le CSQ formaté est l'élément
fondamental d'un plan de CQ total auquel on peut se 4. Pang R, ed. A Practical Guide to Internal Quality Control (IQC) for
fier pour détecter de nombreux modes de défaillance Quantitative Tests in Medical Laboratories: Version 2.0. Hong Kong
possibles dans le processus analytique. D'autres contrôles Association of Medical Laboratories Limited, February 2015.
peuvent être ajoutés en fonction des connaissances et 5. CLSI EP23A. Laboratory Quality Control Based on Risk
de l'expérience, mais il n'est pas nécessaire de réaliser Management. Clinical and Laboratory Standards Institute, 940
une évaluation officielle des risques. À la place, la West Valley Road, Suite 1400, Wayne, Pennsylvania, 2011.
détermination de la qualité Sigma offre une évaluation 6. ISO 15189:2012. Laboratoires de biologie médicale - Exigences
générale des risques permettant de guider la sélection concernant la qualité et la compétence Organisation internationale
des procédures de CSQ et l'ajout d'autres contrôles8. de normalisation, Genève.
Un plan de CQ total représente un bon point de départ 7. CDC, CMS, U.S. Department of Health and Human Services.
pour améliorer les pratiques de CQ et une composante Developing an IQCP: A Step-by-Step Guide. [Link]/CLIA/
de base pour élaborer des plans de CQ axés sur le risque. Resources/IQCP/
L'évaluation officielle des risques est décrite dans la 8. Westgard S. Prioritizing Risk Analysis Quality Control Plans
référence 9, et son intégration avec les concepts Six Sigma based on Sigma-Metrics. In Quality Control in the Age of
est décrite en détail dans la référence 10. Risk Management. Eds. JO Westgard, SA Westgard. Clinics in
Laboratory Medicine 2013;33(1):41-53.
10. Westgard JO. Six Sigma Risk Analysis: Designing Analytic QC Plans
for the Medical Laboratory. Madison, Wisconsin, Westgard QC,
2011.
RETOUR AU SOMMAIRE 50
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 6 : C O N T R Ô L E D E L A Q U A L I T É E T D E S P E R F O R M A N C E S DIAGNOSTICS
Rappelant le cycle PDCA de Deming et les étapes finales du SGQ6 Par ailleurs, il convient de ne pas oublier que les plans de CQ
évoqués dans le Chapitre 1 (voir la Figure 1-3), le moment individualisés nécessitent trois composants : une évaluation
d'action de ce cycle implique les étapes suivantes : des risques, un plan de CQ et un programme d'évaluation de la
qualité.1
• Mesurer la qualité et les performances (AEQ, PT, IM)
Les CMS ont approuvé une procédure permettant
• Contrôler les défaillances (indicateurs de qualité) aux laboratoires d'élaborer et de personnaliser des
procédures de contrôle qualité dans leur environnement
• Améliorer la qualité du plan de CQ et/ou du processus de test médical. Cette procédure est appelée plan de contrôle
(amélioration continue de la qualité ou ACQ) qualité individualisé (IQCP, Individualized quality
control plan). Un IQCP se compose de trois parties : une
L'objectif est de s'assurer que le CSQ fonctionne réellement dans évaluation des risques, un plan de contrôle qualité (PCQ)
la durée pour les opérations de routine afin d'identifier les modes et un plan d'évaluation de la qualité. L'évaluation des
de défaillance à corriger ou à éviter et d'améliorer le plan de CQ en risques correspond à l'identification et à l'évaluation
lui-même, ou, si nécessaire, de recommencer et de mettre à jour le des défaillances et des erreurs potentielles dans un
plan de CQ pour garantir la qualité nécessaire grâce à un nouveau processus de test. Le PCQ est la procédure d'exploitation
système analytique et à la mise à jour du CSQ et du plan de CQ normalisée d'un laboratoire qui décrit les pratiques, les
total. ressources et les procédures conçues pour contrôler la
qualité d'un processus de test spécifique. L'évaluation
de la qualité est la politique du laboratoire en ce qui
concerne le contrôle constant de l'efficacité de son IQCP.
RETOUR AU SOMMAIRE 51
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 6 : C O N T R Ô L E D E L A Q U A L I T É E T D E S P E R F O R M A N C E S DIAGNOSTICS
RETOUR AU SOMMAIRE 52
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Figure 6-1. Exemple de programme d'évaluation de la qualité permettant de surveiller la qualité et les performances du processus de test d'un laboratoire.
S'il est préférable d'informatiser la collecte des données d'AEQ/PT. Les mesures correctives des défaillances de contrôle
d'évaluation de la qualité, il peut s'avérer nécessaire de créer doivent être consignées, et le nombre de résultats de test du
un système manuel dans les petits laboratoires. Le système a patient affectés doit être inclus dans cet enregistrement. Les
besoin de journaux pour suivre les échantillons patients au fur commentaires et les réclamations du client doivent être résumés,
et à mesure de leur progression dans le PTT, de l'acquisition du de même que les mesures correctives.
prélèvement à la production du rapport de résultats de test du
patient. Les journaux doivent permettre de surveiller le temps de
TAUX D'ERREURS ET DE DÉFAUTS
traitement pour la phase pré-analytique, la phase analytique et la
durée totale de production de rapports. Les dossiers de CQ doivent N'oubliez pas que l'objectif de la collecte de ces données est de
suivre tous les résultats des mécanismes de contrôle, comme déterminer la fréquence d'occurrence des défaillances, d'où la
les alertes et les indicateurs du système de test, les mesures de nécessité de procéder à la mesure de la charge de travail pour
l'opérateur et la variabilité du système de test d'un contrôle de exprimer le nombre d'opportunités de défaillance. Le nombre réel
répétition de test du patient (RTP), et les évaluations périodiques de défaillances est désigné comme le nombre total d'opportunités
du biais par rapport à une autre méthode et à partir des résultats d'estimer un taux de défauts.
RETOUR AU SOMMAIRE 53
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Références
1. CMS Memo of August 16, 2013: Individualized Quality Control
EN BREF Plan (IQCP): A New Quality Control (QC) Option. [Link].
gov/Regulations-and-Guidance/Legislation/CLIA/Downloads/
La gestion de la qualité est un processus continu et [Link].
permanent, comme l'illustre le cycle Plan-Do-Check-Act 2. CLSI EP23A. Laboratory Quality Control Based on Risk Management.
de Deming. Il est absolument primordial de « réaliser Clinical and Laboratory Standards Institute, 940 West Valley Road,
correctement le bon CSQ ». Cela permet notamment de Suite 1400, Wayne, Pennsylvania, 2011.
s'assurer de l'obtention de la qualité prévue des résultats, 3. Westgard JO, Westgard SA. Basic Quality Management Systems.
conformément aux exigences de la norme ISO 15189 Madison, Wisconsin, Westgard QC, 2014.
sur le contrôle de la qualité. N'importe quel plan de
4. Ehrmeyer SS. The New Poor Lab's Guide to the Regulations – 2015
CQ, y compris les plans de CQ axés sur le risque, doit edition. Madison, Wisconsin, Westgard QC, 2015.
comprendre une procédure de CSQ formatée. Une fois
le plan de CQ mis en œuvre, il est essentiel de surveiller 5. Site Internet du NGSP, [Link], consulté le 1er
décembre 2014.
la qualité et les performances du processus de test afin
d'identifier les défaillances et d'apporter les améliorations 6. Westgard JO, Westgard SA. Assessing quality on the Sigma scale
nécessaires. Les programmes d'AEQ/PT fournissent from proficiency testing and external quality assessment surveys.
Clinical Chemistry and Laboratory Medicine 2015;53:1531-1535.
d'importantes mesures indépendantes de la qualité et des
performances. L'incertitude de mesure, un indicateur de 7. ISO 15189:2012. Laboratoires de biologie médicale – Exigences
qualité requis par la norme ISO 15189, peut être estimée concernant la qualité et la compétence. 3e éd. Organisation
à partir des résultats de CSQ obtenus sur trois à six mois. internationale de normalisation, Genève, Suisse, 2012.
D'autres indicateurs de qualité doivent être spécifiés et 8. CLSI C24A3. Statistical Quality Control for Quantitative
mis en œuvre par le laboratoire pour garantir la qualité et Measurement Procedures: Principles and Definitions. Clinical and
la sécurité du patient. Laboratory Standards Institute, Wayne, Pennsylvania, 2006.
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA DIAGNOSTICS
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA DIAGNOSTICS
ANALYSE DES RISQUES – Utilisation systématique des informations disponibles pour identifier les menaces et estimer le risque
(ISO/CEI guide 51). Remarque : l'analyse des risques comprend l'examen de différentes séquences d'événements pouvant entraîner des
situations dangereuses et des dommages (ISO 15189, CLSI EP23A).
ASSURANCE EXTERNE DE LA QUALITÉ (AEQ) – Activité de surveillance dans le cadre de laquelle les échantillons sont soumis
au laboratoire pour être testés, puis leur exactitude est évaluée par le groupe d'étude. Le programme est facultatif ou requis par les
réglementations, auquel cas il est appelé essais d'aptitude (PT).
BASE DE DONNÉES BIOLOGIQUES RICOS – Se réfère au tableau des objectifs de variabilité biologique et aux objectifs biologiques
calculés fournis par le Dr Carmen Ricos et un groupe de chimistes cliniques espagnols. Initialement publiée dans le Scandinavian
Journal of Clinical and Laboratory Investigation 1999;59:491-500. (Mises à jour disponibles sur [Link].)
BIAIS (DE MESURE) – Différence entre le résultat de test ou de mesure attendu et la valeur réelle (ISO 3534-2). Remarque : le biais est
une estimation de l'erreur de mesure systématique (JCGM 200:2012).
CARTE DE CONTRÔLE – Graphique représentant les résultats de contrôle sur l'axe des Y par rapport au temps ou au numéro de
séquence sur l'axe des X. La carte de contrôle classique utilisée dans les laboratoires médicaux s'appelle graphique de Levey-Jennings,
et des exemples sont illustrés dans le texte de ce guide.
COEFFICIENT DE VARIATION (CV) – Pour un matériau de contrôle, écart type divisé par la moyenne fois 100 pour exprimer la
variation en pourcentage.
CONTRÔLE QUALITÉ (CQ) – Composant de la gestion de la qualité qui se concentre sur le respect des exigences de qualité.
Remarque 1: lors des tests médicaux, ensemble de procédures conçues pour contrôler la méthode de test et les résultats afin de garantir
l'efficacité des performances du système de test. Remarque 2: l'objectif du contrôle qualité est de s'assurer que toutes les exigences sont
respectées en matière de qualité. Remarque 3: l'ensemble des mécanismes, processus et procédures conçus pour contrôler le système
de mesure afin de garantir la fiabilité des résultats pour l'utilisation clinique prévue (ISO/CLSI).
CONTRÔLE STATISTIQUE DE LA (CSQ) – Procédure impliquant l'analyse de matériaux stables et la comparaison des résultats
de mesure avec la distribution attendue des résultats dans des conditions de fonctionnement stables. Les limites de contrôle sont
généralement calculées à partir de la moyenne et de l'écart type observés durant une période initiale de fonctionnement stable. Des
règles de contrôle et un nombre de mesures de contrôle doivent être sélectionnés pour identifier les séquences analytiques présentant
des erreurs importantes d'un point de vue médical. Les résultats de contrôle sont généralement affichés graphiquement via la
représentation séquentielle de la mesure de contrôle par rapport au temps, à la séquence ou à la journée (WQC).
CYCLE PDCA DE DEMING (PDCA) – Application de la méthode scientifique pour prendre des décisions objectives reposant sur
des données via un processus Plan-Do-Check-Act. Planifier une expérience, réaliser l'expérience, vérifier les données, puis agir sur
ces données. Sélectionner une procédure d'analyse pour respecter les exigences de l'utilisation prévue (Plan), mettre en œuvre la
procédure d'analyse et valider ses performances (Do), surveiller la qualité pendant la production de routine (Check) et identifier les
problèmes pour apporter des améliorations (Act) (WQC).
ERREUR ANALYTIQUE TOTALE (EAT) – Définit l'intervalle contenant une proportion spécifiée (généralement 95 % ou 99 %) de
la distribution des différences de mesure analytique entre une procédure de mesure réalisée dans un état de contrôle stable et une
procédure de mesure comparative correspondant à une méthode de référence définitive ou assimilée (CLSI EP21). Souvent, elle est
également abrégée ET.
ERREUR SYSTÉMATIQUE CRITIQUE – Taille de l'erreur systématique pouvant causer une erreur importante d'un point de vue
médical telle que calculée à partir de l'erreur totale admissible (ETa), de la précision observée (ÉT, CV) et de l'exactitude (biais) de la
méthode ou de la procédure de mesure (WQC).
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA DIAGNOSTICS
ERREUR TOTALE – Comprend toutes les erreurs systématiques et aléatoires pouvant survenir durant le processus de test total, ainsi
que l'effet combiné de toutes les erreurs de biais et de précision pouvant affecter l'exactitude d'un résultat analytique. Remarque :
l'erreur totale comprend les sources d'erreur des phases pré-analytiques, analytiques et post-analytiques d'une procédure de mesure
(CLSI EP21).
ERREUR TOTALE ADMISSIBLE (ATE) – Exigence de qualité analytique définissant une limite pour l'imprécision (erreur aléatoire) et
le biais (erreur systématique) tolérable dans le cadre d'une mesure ou d'un résultat de test unique. Remarque : également appelée
erreur totale admissible (ETa) (CLSI EP21).
ESSAIS D'APTITUDE (PT) – Utilisés aux États-Unis pour décrire un programme d'assurance externe de la qualité dans lequel les
échantillons sont soumis au laboratoire pour analyse dans le but de noter les performances du laboratoire à des fins réglementaires.
ESTIMATION DES RISQUES – Processus utilisé pour attribuer des valeurs à la probabilité d'occurrence du dommage et à la gravité de
ce dommage (ISO 14971, CLSI EP23A).
EXACTITUDE – Degré de concordance entre un résultat de test et sa valeur de référence acceptée (ISO 5725-1). Remarque : lorsqu'il
s'applique à un ensemble de résultats de tests, le terme exactitude, implique la combinaison de facteurs aléatoires (imprécision) et d'un
facteur d'erreur systématique courante ou biais (ISO 5725-1).
ÉCART TYPE (ÉT) – Statistique décrivant la dispersion ou la propagation d'un ensemble de mesures par rapport à la valeur moyenne
d'une distribution normale ou de Gauss.
ÉVALUATION DES RISQUES – Processus général constitué d'une analyse des risques et d'une évaluation des risques) (ISO/CEI guide
51, CLSI EP23A).
ÉVALUATION DES RISQUES – Processus de comparaison du risque estimé par rapport aux critères de risque donnés pour déterminer
l'acceptabilité du risque (ISO 14971, CLSI EP23A).
GESTION DES RISQUES – Application systématique des stratégies, procédures et pratiques de gestion aux tâches d'analyse,
d'évaluation, de contrôle et de surveillance des risques (ISO 14971, CLSI EP23A).
GESTION DE LA QUALITÉ – Activités coordonnées pour gérer et contrôler la qualité d'une organisation. Remarque (CLSI GP29) :
la gestion et le contrôle de la qualité impliquent généralement d'établir une stratégie et des objectifs de qualité, un plan de qualité, un
contrôle qualité, une assurance qualité et une amélioration de la qualité (ISO/CLSI).
DÉFAUT – Déviation d'une caractéristique de qualité de l'utilisation ou du niveau prévu, survenant avec une gravité suffisante pour
entraîner le non-respect de l'utilisation prévue ou des exigences du client.
DÉFAUTS PAR MILLION (DPM) ; DÉFAUTS PAR MILLION D'OPPORTUNITÉS (DPMO) – Nombre de défauts par million d'unités
fournies ou par million d'opportunités de service.
GRAPHIQUE DE DÉCISION DE MÉTHODE – Outil graphique représentant le biais admissible sur l'axe des Y par rapport à la
précision admissible (CV) pour une erreur analytique totale admissible (ATE, ETa) donnée. Les lignes définissent les zones de qualité
Sigma, de Six Sigma à deux Sigma. La précision et le biais observés d'une procédure d'analyse peuvent être représentés comme des
points de fonctionnement pour évaluer la qualité Sigma (WQC).
GRAPHIQUE DE FONCTION PUISSANCE – Représentation de la probabilité de rejet par rapport à la taille de l'erreur pour une
procédure de CSQ (à savoir pour les règles de contrôle ou les critères de décision spécifiés et le nombre de mesures de contrôle
indiqué) (WQC).
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA DIAGNOSTICS
GRAPHIQUE D'ÉVALUATION DES COMPÉTENCES SIGMA – Graphique de décision de méthode bilatéral utilisé pour les résultats
d'AEQ ou de PT afin d'évaluer la qualité sur l'échelle Sigma (WQC).
GRAPHIQUE OPSPECS – Outil graphique indiquant le biais (sur l'axe des Y) et la précision (sur l'axe des X) admissibles pour
différentes procédures de CSQ, avec un niveau de détection d'erreur spécifié et une exigence de qualité définie. Le biais et la précision
observés (ÉT, CV) pour une procédure d'analyse peuvent être représentés comme des points de fonctionnement pour sélectionner les
bonnes règles de contrôle et le nombre adapté de mesures de contrôle (WQC).
IMPRÉCISION – Dispersion aléatoire d'un ensemble de mesures et/ou de valeurs répétées exprimées quantitativement par une
statistique, comme un écart type ou un coefficient de variation (CLSI). L'IFCC recommande que la valeur moyenne et le nombre de
reproductions soient également indiqués, et que la conception de l'expérience soit décrite de façon à ce que les autres utilisateurs
puissent la reproduire. C'est particulièrement important quand un terme spécifique est utilisé pour désigner un type d'imprécision en
particulier, comme l'imprécision de l'analyse, de la journée, quotidienne, totale ou inter-laboratoires.
INCERTITUDE DE MESURE – Paramètre non négatif caractérisant la dispersion des valeurs de quantité attribuées à un mesurande,
selon les informations utilisées. Remarque : le paramètre peut être, par exemple, un écart type (ÉT) appelé incertitude de mesure
standard (ou un multiple spécifié de cette dernière) de la demi-largeur d'un intervalle présentant une probabilité de couverture
spécifiée (CLSI C51).
INCERTITUDE DE MESURE (IM) – Paramètre non négatif caractérisant la dispersion des valeurs de quantité attribuées à un
mesurande, selon les informations utilisées. Remarque 1: l'incertitude de mesure comprend des composants résultant des effets
systématiques, comme les composants associés aux corrections et les valeurs de quantité attribuées des étalons de mesure, et
l'incertitude définitionnelle. Parfois, les effets systématiques estimés ne sont pas corrigés, et des composants d'incertitude associés sont
intégrés à la place. Remarque 2: le paramètre peut être, par exemple, un écart type (ÉT) appelé incertitude de mesure standard (ou un
multiple spécifié de cette dernière) de la demi-largeur d'un intervalle présentant une probabilité de couverture spécifiée (CLSI C51A).
INDICATEUR DE QUALITÉ – Mesure (métrique) permettant de contrôler les activités spécifiques dans le cadre du système de gestion
de la qualité (CLSI GP35).
INEXACTITUDE – Différence numérique entre la moyenne d'un ensemble de mesures répétées et la valeur réelle. Cette différence
(positive ou négative) peut être exprimée avec les unités utilisées pour mesurer la quantité ou sous forme de pourcentage de la valeur
réelle (IFCC). Couramment appelée biais, qui correspond à la mesure ISO de la justesse.
INTERCHANGEABLE – Propriétés inter-dosages d'un matériau de référence, de calibration ou de CQ comparables à celles des
échantillons cliniques réels. La commutabilité d'un matériau est définie comme le degré auquel un matériau produit les mêmes
relations numériques entre les résultats de mesure d'un ensemble donné de procédures de mesure, prétendant mesurer la même
quantité que ces dernières entre les attentes des relations obtenues lorsque les mêmes procédures sont appliquées à d'autres types de
matériaux pertinents (CLSI EP31A, ISO 15194).
JUSTESSE (MESURE) – Degré de concordance entre la moyenne d'un nombre infini de reproductions de valeurs de quantité mesurées
et une valeur de quantité de référence (JCGM 200:2012). Remarque : la justesse est exprimée numériquement à l'aide du biais observé
(ISO/CLSI).
MESURE SIGMA – Calculée ici par (ETa – Biais)/ÉT, où toutes les valeurs sont en unités de concentration, ou (%ETa – %Biais)/%CV,
où toutes les valeurs sont en pourcentage. L'ETa est l'erreur analytique totale admissible, le biais est l'erreur systématique observée, et
l'ÉT (ou CV) est la précision ou l'erreur aléatoire observée d'une procédure d'analyse (WQC).
MOYENNE – Moyenne arithmétique d'un ensemble de valeurs. Mesure de la tendance centrale de distribution d'un ensemble de
résultats répétés, souvent abrégée par un x surmonté d'une barre.
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA DIAGNOSTICS
NOMBRE DE MESURES DE CONTRÔLE (N) – Utilisé ici pour indiquer le nombre total de mesures de contrôle disponibles pour
évaluer la qualité d'une séquence analytique. Ces mesures peuvent être des reproductions d'un niveau ou d'un matériau, de mesures
individuelles de deux matériaux ou plus, ou de mesures répétées de deux matériaux ou plus. Par exemple, N = 4 pourrait représenter
quatre mesures d'un seul matériau de contrôle ou deux reproductions de deux matériaux de contrôle différents (WQC).
OBJECTIF DE QUALITÉ – Terme général décrivant une exigence de qualité. Les autres termes utilisés sont les spécifications de qualité
et les exigences de qualité. Pour les processus de mesure analytique, les exigences de qualité sont généralement définies en termes
d'erreur totale admissible, de biais admissible ou d'écart type admissible.
OBJECTIFS BIOLOGIQUES – Spécifications pour la précision, le biais et l'erreur totale basées sur la variation biologique rencontrée
chez le sujet (CVi) et la variation biologique entre sujets (CVg). Le CV maximum admissible est généralement calculé par 0,5 x CVi, le
biais maximum admissible par 0,25 x (CVi2 +CVg2)1/2, et l'erreur biologique totale maximum par 0,25 x (CVi2 +CVg2)1/2 + 1,65 x 0,5 x CVi.
(Voir la base de données biologiques Ricos pour consulter les tableaux des objectifs de variabilité biologique.)
OUTIL DE SÉLECTION DE CSQ SIGMA – Affichage graphique des probabilités de rejet pour différentes règles de contrôle et
différents nombres de mesures de contrôle sur l'axe des Y par rapport à la taille d'une erreur systématique importante d'un point de vue
médical ou à la mesure Sigma d'une procédure d'analyse sur l'axe des X. Une inspection visuelle permet de sélectionner les procédures
de CSQ présentant les caractéristiques de rejet souhaitées (WQC, CLSI C24A3).
PLAN DE CONTRÔLE QUALITÉ INDIVIDUALISÉ (IQCP, INDIVIDUALIZED QUALITY CONTROL PLAN) – Option de conformité
avec les exigences de contrôle qualité des réglementations américaines des CLIA. Un IQCP consiste en une évaluation des risques pour
identifier les sources d'erreur, un plan de contrôle pour identifier les mécanismes et réduire les risques de défaillance, et un programme
d'évaluation de la qualité pour contrôler les performances et identifier les besoins d'amélioration (agences américaines CMS/CDC).
PLAN DE CONTRÔLE QUALITÉ (PLAN DE CQ) – Document décrivant les pratiques, les ressources et les séquences des activités
spécifiées pour vérifier la qualité d'un système ou d'un processus de test en particulier afin de garantir le respect des exigences pour
son utilisation prévue (CLSI EP23A).
PLAN DE CONTRÔLE QUALITÉ TOTAL – Plan de contrôle qualité optimisé pour offrir une procédure de CSQ formatée capable de
détecter les erreurs systématiques importantes d'un point de vue médical puis étendu pour intégrer les contrôle pré-examen et post-
examen afin de contrôler le processus d'examen total (WQC).
POINT DE FONCTIONNEMENT – Utilisé ici pour décrire un point dont la coordonnée Y symbolise le biais d'une méthode et la
coordonnée X symbolise la précision (ÉT, CV) représenté sur un graphique de décision de méthode ou un graphique de spécifications
de fonctionnement (WQC).
PRÉCISION (MESURE) – Degré de concordance entre les indications ou les valeurs de quantité mesurées obtenues par la reproduction
des mesures sur des objets identiques ou similaires dans les conditions spécifiées (JCGM200:2012). Remarque : La précision de
mesure est généralement exprimée numériquement par des mesures d'imprécision, comme l'écart type, la variance ou le coefficient de
variation dans les conditions de mesures spécifiées (JCGM 200:2012).
PROBABILITÉ DE DÉTECTION DES ERREURS (PDE) – Caractéristique de performances d'une procédure de CSQ décrivant la
fréquence de rejet d'une séquence analytique lorsque les résultats de tests contiennent des erreurs en plus des erreurs de précision
inhérentes à la procédure d'analyse. En principe, la Pde devrait être de 1,00 pour les erreurs importantes d'un point de vue médical. En
pratique, une Pde de 0,90, soit une détection de 90 %, est souvent utilisée pour sélectionner et concevoir les procédures de CSQ (WQC).
PROBABILITÉ DE FAUX REJETS (PFR) – Caractéristique de performances d'une procédure de CSQ décrivant la fréquence de rejet
d'une séquence analytique lorsqu'aucune erreur ne se produit, à l'exception des erreurs de précision inhérentes à la procédure
d'analyse. En principe, la Pfr devrait être de 0,00. En pratique, des valeurs inférieures à 0,05 ou 0,01 (faux rejets de 5 % ou 1 %) sont
souvent utilisées pour sélectionner et concevoir les procédures de CSQ (WQC).
RETOUR AU SOMMAIRE 61
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 4 : A P P L I C AT I O N C O R R E C T E D U C S Q DIAGNOSTICS
PROCESSUS DE TEST TOTAL (PTT) ; PROCESSUS D'EXAMEN TOTAL – Comprend les phases pré-analytiques, analytiques ou
post-analytiques du processus de test. Dans le langage ISO, on parle de phases pré-examen, d'examen et post-examen du processus
d'analyse.
QUALITÉ – Degré à partir duquel un ensemble de caractéristiques inhérentes respecte les exigences (ISO/CLSI).
RÈGLE DE CONTRÔLE – Critère de décision permettant d'interpréter les données de contrôle et d'émettre un jugement sur l'état
du contrôle d'une séquence analytique. Elle est symbolisée par AL, où A est l'abréviation d'une statistique spécifique ou le nombre
de mesures de contrôle et L est la limite de contrôle. Par exemple, 13S indique qu'une séquence doit être considérée comme hors de
contrôle si une mesure dépasse la limite de contrôle définie comme la moyenne ± 3 ÉT (WQC).
RÈGLES SIGMA DE WESTGARD – Règles de contrôle et nombre total de mesures de contrôle sélectionnés sur la base d'une mesure
Sigma se rapportant à la qualité définie par une erreur analytique totale admissible (ETa, ATE) avec la précision (ÉT ou CV) et le biais
observés pour une procédure d'analyse (WQC).
RISQUE – Combinaison de la probabilité d'occurrence du dommage et de la gravité de ce dommage (ISO/CEI guide 51, CLSI EP23A).
STRATÉGIE DE CONTRÔLE QUALITÉ TOTAL – Utilisée ici pour décrire l'équilibre entre le CSQ, les autres contrôles et l'amélioration
de la qualité adaptée à la qualité Sigma d'une procédure d'analyse (WQC).
SYSTÈME DE GESTION DE LA QUALITÉ (SGQ) – Système de gestion conçu pour orienter et contrôler la qualité d'une organisation.
Remarque 1: des efforts systématiques et axés sur le processus sont essentiels pour respecter les objectifs de qualité. Remarque 2:
pour la norme ISO 15189, la qualité visée dans cette définition concerne la gestion et la compétence technique. Remarque 3: un
système de gestion de la qualité comprend généralement la structure organisationnelle, les ressources, les processus et les procédures
nécessaires à la mise en œuvre de la gestion de la qualité. Remarque 4: ces principes comprennent les catégories suivantes : documents
et enregistrements, organisation, personnel, équipement, commandes et inventaire, gestion des processus, gestion de l'information,
gestion des événements non conformes, évaluation, amélioration continue, orientation client, installations et sécurité (ISO 15189).
SYSTÈME DE GESTION DE LA QUALITÉ SIX SIGMA (SGQ6 ) – Application des concepts, outils et mesures Six Sigma et du cycle
Plan-Do-Check-Act de Deming pour permettre une gestion quantitative et objective de la qualité analytique d'un processus d'analyse
(WQC).
TRAÇABILITÉ – (Métrologique) propriété des résultats de mesure selon laquelle les résultats peuvent être reliés à une référence via
une chaîne continue documentée de calibrations, chacune contribuant à l'incertitude de mesure (JCGM 200:2012).
VALIDATION – Confirmation par une preuve objective que les exigences pour l'application spécifique prévue ont été respectées
(ISO 15189).
VÉRIFICATION – Confirmation par une preuve objective que les exigences spécifiées ont été respectées (ISO 15189).
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CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA DIAGNOSTICS
12S – S
e réfère à la règle de contrôle la plus couramment utilisée pour le graphique de Levey-Jennings, où les limites de contrôle
sont définies comme la moyenne ± 2s. Cette règle est parfois utilisée comme une règle de rejet, avec des problèmes fréquents
dus aux faux rejets (5 % pour N = 1, 10 % pour N = 2). Dans les procédures de CSQ à plusieurs règles, cette règle est utilisée
comme règle d'avertissement pour déclencher une inspection minutieuse des données de contrôle par les autres règles de
rejet.
12,5S – rejet si une mesure de contrôle dépasse les limites de contrôle définies par la moyenne ± 2,5s.
22S – rejet si deux mesures de contrôle consécutives dépassent la même limite de contrôle définie par la moyenne + 2s ou par la
moyenne – 2s.
2 SUR 32S – rejet si deux mesures de contrôle sur trois dépassent la même limite de contrôle définie par la moyenne + 2s ou par la
moyenne – 2s.
R4S – rejet si une mesure de contrôle d'un groupe dépasse la limite de contrôle définie par la moyenne + 2s et qu'une autre dépasse
la limite de contrôle définie par la moyenne – 2s. (Remarque : cette règle s'applique mieux sur une seule règle.)
31S – rejet si trois mesures de contrôle consécutives dépassent la même limite de contrôle définie par la moyenne + 1s ou par la
moyenne – 1s.
41S – rejet si quatre mesures de contrôle consécutives dépassent la même limite de contrôle définie par la moyenne + 1s ou par la
moyenne – 1s.
RETOUR AU SOMMAIRE 63
CONTRÔLE QUALITÉ BASÉ SUR SIX SIGMA — C H A P I T R E 4 : A P P L I C AT I O N C O R R E C T E D U C S Q DIAGNOSTICS
ANNEXE C : ABRÉVIATIONS
SGQ6 – Système de gestion de la qualité Six Sigma FMEA – Modes de défaillance et analyse des effets
CMS – U.S. Centers for Medicare and Medicaid Services MDN – Moyenne des normales
RETOUR AU SOMMAIRE 64
[Link]